MODE D’EMPLOI
Les visuels reproduits ici correspondent à la présentation de l’ouvrage imprimé.
Pathologies
Les maladies sont regroupées autour de 17 spécialités médicales
Chaque pathologie fait l’objet d’une présentation détaillée.
Des recommandations sont données et les objectifs thérapeutiques définis.
Si une conférence de consensus existe, elle est signalée et référencée au fil du texte.
Les stratégies thérapeutiques sont détaillées.
Chaque médicament est présenté sous sa DCI et son nom commercial.
Les références précises des consensus sont indiquées.
Médicaments
Chaque tableau de médicament (voir exemple ci-après) comporte:
• La classe des médicaments : ici Tétracyclines et analogues;
• Les dénominations communes internationales (DCI) : Doxycycline, Minocycline, Métacycline et
Lymécycline. L’écriture en rouge de Doxycycline et Minocycline indique que ces DCI sont proposées
sous forme de générique.
• Les noms commerciaux : ici VIBRAMYCINE N, TOLEXINE, DOXYPALU, MYNOCINE, PHYSIOMYCINE,
LYSOCLINE et TETRALYSAL. L’écriture en rouge de TOLEXINE signifie que le médicament est un
générique.
NB : Dans la version numérique de l’ouvrage, l’écriture en rouge est remplacée par la mention « dispo en
générique » (pour les DCI) ou « générique » (pour les noms commerciaux).
Pour chaque médicament, 8 indications sont systématiquement fournies :
1) La prescription : posologie, durée d’administration, modes d’administration si nécessaire.
2) Le nombre d’unités dans le conditionnement (ex. : nombre de comprimés par boîte, nombre de
gouttes dans un flacon).
3) Le conditionnement (ou présentation) : comprimés, gélules, gouttes, ampoules, etc.
4) La quantité de produit actif contenue dans chaque unité. Il est essentiel dans une prescription de
tenir compte de cette valeur (µg, mg, etc.) non seulement pour la posologie mais pour la quantité
d’unités (boîtes, ampoules) nécessaires pour la durée de la prescription.
5) Le prix total du conditionnement qui permet une comparaison rapide des coûts des médicaments (à
présentation égale). Quand le médicament n’est pas remboursé : « NR ». Quand il est délivré
uniquement par les hôpitaux : « HOP ».
6) La liste sur laquelle est inscrit le médicament.
7) Le taux de remboursement.
8) Le coût unitaire est le rapport entre le prix total et le nombre d’unités dans le conditionnement (ex :
nombre de comprimés).
Pour comparer le coût des médicaments entre eux, il faut évidemment tenir compte :
– du coût du traitement par jour qui varie en fonction du nombre d’unités prescrites. Il suffit de
multiplier le coût unitaire par le nombre d’unités ;
– de la quantité de produit contenue dans l’unité.
Attention : le nombre d’unités par jour et la quantité de produit contenue sont encore plus importants à
prendre en compte, lorsque des médicaments de même DCI sont comparés entre eux.
Enfin, chaque fiche Médicaments présente aussi les informations suivantes:
Propriétés et indications.
Contre-indications absolues et relatives (avec commentaire en cas de grossesse ou d’allaitement).
Précautions d’emploi (avec commentaire en cas de grossesse ou d’allaitement).
Effets indésirables et interactions médicamenteuses.
XIV Abréviations
ABRÉVIATIONS
5-FU Fluorouracile AFEF Association française pour l’étude
5-HIAA 5-Hydroxyindoleacetic Acid
6-thiguanines nucléotides du foie www.afef.asso.fr
6TGN
A Afssaps Agence française de sécurité sanitaire
A.
AA Adulte = à partir de 15 ans des produits de santé (devenue
AAA Aplastic Anemia (aplasie médullaire)
AACH Anévrisme de l’aorte abdominale ANSM) ansm.sante.fr
AAD Anticorps antichimérique humain
American Academy of Dermatology AFU Association française d’urologie
AAP www.aad.org www.urofrance.org
American Academy of Pediatrics
AASAL www.aap.org Ag Antigène
Antiarthrosique symptomatique
AASLD d’action lente AG Anesthésie générale
American Association for the Study of
ABC Liver Diseases www.aasld.org AGC Atypical Glandular Cells
Ac Airway, Breathing, Circulation
AC Anticorps AGT Alanine glyoxylate-aminotransférase
Arythmie complète
ACCP American College of Chest Physicians AHA American Heart Association
ACE Antigène carcino-embryonnaire www.heart.org
Arythmie complète par fibrillation
ACFA auriculaire AHAI Anémie hémolytique auto-immune
Activated Clotting Time
ACT Adrenocorticotrophic Hormone AI Angor instable
ACTH Angioplastie coronaire transluminale
ACTP percutanée AIC Accident ischémique constitué
Antidiabétique
AD Alcool-déshydrogénase hépatique AIHUS Association inter-hospitalo-universitaire
ADH Antidiuretic Hormone de sexologie www.aius.fr
ADH Acide désoxyribonucléique
ADN Antidiabétique oral AINS Anti-inflammatoire non stéroïdien
ADO Adénosine diphosphate
ADP Algodystrophie réflexe AIT Accident ischémique transitoire
ADR Assistance éducative en milieu ouvert
AEMO Accident d’exposition au sang ALAT Alanine-aminotransférase
AES
alcool. Alcoolique
ALD Affection longue durée
Alfediam Association de langue française pour
l’étude du diabète et des maladies
métaboliques www.alfediam.org
AME Aide médicale de l’État
AMH Anti-Müllerian Hormone
AMM Autorisation de mise sur le marché
amp. Ampoule
AMPc Adénosine monophosphate cyclique
AMP Aide médicale à la procréation
Anaes Agence nationale d’accréditation et
d’évaluation en santé (devenue HAS)
www.has-sante.fr
ANOCEF Association des neuro-oncologues
d’expression française
www.anocef.org
GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XV
ANRS Agence nationale de recherche sur le ATS Antithyroïdien de synthèse
sida et les hépatites ATS American Thoracic Society
www.anrs.fr www.thoracic.org
ATT Aérateur trans-tympanique
ANSM Agence nationale de sécurité du ATU Autorisation temporaire d’utilisation
médicament et des produits de santé AUC Aera Under the Curve (aire sous
(ex-Afssaps) ansm.sante.fr la courbe de distribution d’un
AUT médicament)
AOC Atteinte des organes cibles Autorisation d’usage à des fins
AVC thérapeutiques
AOD Anticoagulant oral direct AVF Accident vasculaire cérébral
AVK Algie vasculaire de la face
AOMI Artériopathie oblitérante des membres AVT Antivitamine K
inférieurs Événement veineux
BAAR thromboembolique
AP Antipsychotique BAV
BBD B
APA Antipsychotique atypique BBG
BCG Bacille acido-alcoolo-résistant
APAP Antipsychotique d’action prolongée BDA Bloc auriculo-ventriculaire
BEP Bloc de branche droit
APECED Autoimmune Polyendocrinopathy – Bloc de branche gauche
Candidiasis – Ectodermal Dystrophy BFE Bacille de Calmette et Guérin
BGSA Bouffée délirante aiguë
appl. Application Bléomycine, étoposide, cisplatine
BHR (chimiothérapie)
APS Antipaludéen de synthèse BIM Bureau français de l’épilepsie
BK Biopsie des glandes salivaires
aq. Aqueux BLSE accessoires
BMR Bactérie hautement résistante
AR Antirégurgitation BNL Blocage intermaxillaire
BNP Bacille de Koch
ARA II Antagoniste des récepteurs BPC Bêta-lacatamase à spectre étendu
de l’angiotensine II BPCO Bactérie multirésistante
Bilirubine non liée
ARE Antagoniste des récepteurs Bq Peptide natriurétique de type B
de l’endothéline BSA Bonnes pratiques cliniques
BU Bronchopneumopathie chronique
ARF Ablation par radiofréquence BTS obstructive
Becquerel
ARM angiographie par résonance buv. Bloc sino-auriculaire
magnétique BZD Bandelette urinaire
British Thoracic Society
ARN Acide ribonucléique c-mes. www.brit-thoracic.org.uk
CA Buvable
ARS Agence régionale de santé ca Benzodiazépine
ARV Antirétroviral C
ASAT Aspartate-aminotransférase Cuiller-mesure
Cancer Antigen
ASC Aire sous la courbe Conduction aérienne
ASC-H Atypical Squamous Cells evocating
High grade lesions
ASCO American Society of Clinical Oncology
www.asco.org
ASC-US Atypical Squamous Cells of Unknown
Significance
ASE Agent stimulant l’érythropoïèse
ASE Aide sociale à l’enfance
ASG Autosurveillance des glycémies
capillaires
ASI Activité sympathomimétique
intrinsèque
ASLO Antistreptolysine O
ASP Abdomen sans préparation
(radiographie d’)
ATCD Antécédent
ATL Angioplastie transluminale
ATP Adénosine triphosphate
XVI Abréviations
càc Cuiller à café = 5 mL CNGOF Collège national des gynécologues
CAE Conduit auditif externe et obstétriciens français
CAI Conduit auditif interne CNS www.cngof.asso.fr
CAP Conjonctivite allergique perannuelle
caps. Capsule CO Conseil national du sida et des hépatites
càs Cuiller à soupe = 15 mL co
CAS Conjonctivite allergique saisonnière COMT virales www.cns.sante.fr
CAST Cardiac Arrhythmia Suppression Trial COX
CAT Conduite à tenir cp. Monoxyde de carbone
CAT COPD (Chronic Obstructive Pulmonary CP
Disease) Assessment Test CPA Conduction osseuse
CBNPC Cancer bronchique non à petites CPAP
cellules CPK Catéchol-O-méthyltransférase
CBP Cirrhose biliaire primitive CPS
CBPC Cancer bronchique à petites cellules CRCM Cyclo-oxygénase
Concentré de complexes
CCP prothrombiniques CRI Comprimé
Cancer colorectal
CCR Courte durée d’action CRIP Concentré plaquettaire
CDA Crohn Disease Activity Index
CDAI Cancer épidermoïde cutané CRP Concentré plaquettaire d’aphérèse
CEC Circulation extracorporelle CRRMP
CEC Centre d’étude et de conservation Continuous Positive Airway Pressure
CECOS des ovocytes et du sperme CSF
Choc électrique externe CSH Créatine-phosphokinase
CEE Culot globulaire CSHPF
CG Crico-hyoïdo-épiglottopexie Concentré plaquettaire standard
CHEP Chimio-hyperthermique CSI
CHIP intrapéritonéale CSP Centre de ressources et de
Crico-hyoïdopexie CSP compétences de la mucoviscidose
CHP Curie CSP
Ci Classification internationale Club rhumatismes et inflammations
des maladies CT www.cri-net.com
CIM néoplasie intra-épithéliale cervicale CTF
Carcinome in situ Cellule de recueil d’informations
CIN Chromogenic In Situ Hybridization CU préoccupantes
CIS Communication interventriculaire CV
CISH Corset d’immobilisation vertébrale CVF C-Reactive Protein
CIV Coagulation intravasculaire CYP
CIV disséminée Comité régional de reconnaissance
CIVD Clairance de la créatinine DAV des maladies professionnelles
Centres de lutte antituberculeuse DBS
ClCr Concentration minimale inhibitrice DCCT Colony-Stimulating Factor
CLAT Cancer médullaire de la thyroïde
Couverture maladie universelle DCNC Cellules souches hématopoïétiques
CMI Cytomégalovirus DDASS
CMT Conseil supérieur d’hygiène publique
CMU DDB
CMV de France www.sante.gouv.fr
Corticostéroïde inhalé
Canal semi-circulaire postérieur
Cholangite sclérosante primitive
Code de santé publique
Cholestérol total
Capacité totale de fixation
(de la transferrine)
Contraction utérine
Charge virale
Capacité vitale forcée
Cytochrome P450
D
Différence artérioveineuse en oxygène
Deep Brain Stimulation
Diabetes Control and Complications
Trial
Douleurs chroniques non cancéreuses
Direction départementale des affaires
sanitaires et sociales
Dilatation des bronches
GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XVII
DDP-4 Dipeptidyl-peptidase-4 ECMO ExtraCorporeal Membrane
DDT Oxygenation
DE Dichlorodiphényltrichloréthane
DEC
DEP Dysfonction érectile ECOG Eastern Cooperative Oncology Group
ecog.dfci.harvard.edu
DFG Déshydratation extracellulaire
DFSP ECT Électroconvulsivothérapie
Débit expiratoire de pointe
DG (peak-flow) EDSS Expanded Disability Status Scale
DGS
Débit de filtration glomérulaire EDTA Acide éthylène-diamine-tétracétique
DHA
DHT Dermatofibrosarcome protuberans EEC Extraction extracapsulaire
DIU
DLCO Diabète gestationnel EEG Électroencéphalogramme
DMARD Direction générale de la santé EER Épuration extrarénale
DMH www.sante.gouv.fr
DMLA efferv. Effervescent
DMO
DMSA Docosahexaenoic Acid EFG Établissement français des greffes
DMSO Dihydrotestostérone EFR Épreuves fonctionnelles respiratoires
DNP
Dispositif intra-utérin EG Éthylène glycol
DONEF
Diffusion libre du monoxyde de EGFR Epidermal Growth Factor Receptor
DPP-4 carbone
DR EHSG European Helicobacter Study Group
DS Disease Modifying Anti-Rheumatic Drug www.helicobacter.org
DS
DSI Dérivé monohydroxylé EI Endocardite infectieuse
DSM Dégénérescence maculaire liée à l‘âge EMA European Medicines Agency
E. Densité minérale osseuse EME État de mal épileptique
EASL
Dimethyl Mercapto Succinic Acid EMG Électromyogramme
EBO
EBV Diméthylsulfoxyde EP Embolie pulmonaire
ECBC
Douleur neuropathique périphérique EP Épanchement péricardique
ECBU
Disjonction orbito-naso-ethmoïdo- EP Équivalent phénytoïne
ECCO frontale
EPA Eicosapentaenoic Acid
ECG
ECIL Dipeptidyl-peptidase-4 EPH Éphrine
Décollement de rétine EPO Érythropoïétine
Déviation standard EPR Exposition avec prévention
de la réponse
Durie et Salmon (classification)
ERS European Respiratory Society
Dose supposée ingérée www.ersnet.org
Manuel diagnostique et statistique ERSPC European Randomized Study of
des troubles mentaux screening for Prostate Cancer
E ES Envenimation scorpionique
Enfant = 30 mois à 15 ans ESC European Society of Cardiology
www.escardio.org
European Association fort he Study
ESH European Society of Hypertension
of the Liver www.easl.eu www.eshonline.org
Endobrachyœsophage ESHRE European Society of Human
Reproduction and Embryology
Epstein-Barr virus www.eshre.eu
Examen cytobactériologique des ESPGHAN European Society for Pediatric
crachats
Examen cytobactériologique des Gastroenterology, Hepatology and
urines
Nutrition www.espghan.org
European Crohn’s & Colitis Organisation ESST Encéphalite spongiforme subaiguë
www.ecco-ibd.eu transmissible
Électrocardiogramme ESTS European Society of Thoracic Surgeons
www.ests.org
European Conference on Infections in
Leukemia www.ecil.org ESV Extrasystole ventriculaire
XVIII Abréviations
ETF Échographie transfontanellaire GABA Gamma-Aminobutyric Acid
ETO
Eular Échographie transœsophagienne GAFA Glaucome aigu par fermeture de l’angle
European League Against Rheumatism GAJ Glycémie à jeun
www.eular.org
G-CSF Granulocyte-Colony Stimulating Factor
EVT Événement veineux thromboembolique
GC Centre germinatif
F
GCAO Glaucome chronique à angle ouvert
FA Fibrillation auriculaire
FAHA GDS Gaz du sang
Facteur anti-hémophilique A
FAN gél. Gélule
FC Facteur atrial natriurétique
FC GERCOR Groupe coopérateur multidisciplinaire
Fausse couche en oncologie
FCS
FCV Fréquence cardiaque GEU Grossesse extra-utérine
FDR
FEVG Fausse couche spontanée GFGHNP Groupe francophone de
gastroentérologie, hépatologie
FFA Frottis cervicovaginal et nutrition pédiatrique
www.gfhgnp.org
FFCD Facteur de risque
GGT Gamma-glutamyl-transférase
FFI Fraction d’éjection du ventricule
gauche GH Growth Hormone (hormone de
FFP croissance ou somathormone)
Fédération française d’addictologie
FIGO www.addictologie.org GINA Global Initiative for Asthma
www.ginasthma.org
FiO2 Fédération francophone de
FISH cancérologie digestive www.ffcd.fr GIST Gastrointestinal Stromal Tumor
FIV Fédération française d’infectiologie glé. Granulés
fl. www.infectiologie.com/site/ffi.php
GLP-1 Glucagon-like peptide-1
FLIPI Fédération française de psychiatrie
FLR psydoc-fr.broca.inserm.fr GM-CSF Granulocyte-Macrophage Colony-
Stimulating Factor
FLT3 Fédération internationale de
FNCLCC gynécologie et d’obstétrique GMHT Goitre multihétéronodulaire toxique
www.figo.org
FOGD GMP Guanosine monophosphate
FPI Fraction inspirée d’oxygène
GN Granulocyte neutrophile
FQAP Fluorescent In Situ Hybridization
Fécondation in vitro GnRH Gonadotropin Releasing Hormone
FR Flacon
FR GNRP Glomérulonéphrite rapidement
FSH Follicular International Prognostic Index progressive
FV Fiessinger-Leroy-Reiter
GOLD Global initiative for chronic Obstructive
g Fms-like tyrosine-kinase-3 Lung Disease www.goldcopd.org
G6PD
Fédération nationale des centres de lutte gom. Gomme
contre le cancer www.unicancer.fr
GPIIbIIIa Glycoprotéine IIb IIIa
Fibroscopie œso-gastro-duodénale
GPIP Groupe de pathologie infectieuse
Fibrose pulmonaire idiopathique pédiatrique gpip.sfpediatrie.com
Fluoroquinolone GRAPP Groupe de recherche sur les avancées
anti-pneumococcique en pneumopédiatrie
Facteur rhumatoïde gttes Gouttes
Fréquence respiratoire GVH Greffon versus hôte
Folliculo-Stimulating Hormone Gy Gray
Fibrillation ventriculaire
H
G
HAART Highly Active Antiretroviral Therapy
Gramme
HACCEK Haemophilus, Actinobacillus,
Glucose-6-phosphate-déshydrogénase Cardiobacterium, Capnocytophaga,
Eikenella, Kingella
HAQ Health Assessment Questionnaire
GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XIX
HAS Haute autorité de santé HTLV Human T-Lymphotropic Virus
www.has-sante.fr HTP Hypertension pulmonaire
Hb
HbA1c Hémoglobine IA I
HBAG IAG
HbCO Hémoglobine glyquée IAH Insuffisance aortique
HBPG IAH Inhibiteur des a-glucosidases
HBPM Hémi-bloc antérieur gauche IAS Index d’apnées et d’hypopnées
Insuffisance antéhyophysaire
HCAI Carboxyhémoglobine IC Infection associée aux soins
HCG IcPTM Index cardiaque
Hémi-bloc postérieur gauche Infection compliquée de la peau et
HCSP ICT des tissus mous
Héparine de bas poids moléculaire IDF Irradiation corporelle totale
HDD International Diabetes Federation
HDJ Hépatite chronique auto-immune IDM www.idf.org
HDL IDSA Infarctus du myocarde
HDT Hormone chorionique Infectious Diseases Society of America
gonadotrophique IDPP-4 www.idsociety.org
HELLP IDR Inhibiteur de la dipeptidyl-peptidase-4
Haut conseil de la santé publique IEC Intradermoréaction
HER2 www.hcsp.fr IF Inhibiteur de l’enzyme de conversion
IFN Inhibiteur de fusion
HES Hémorragie de la délivrance IFRT Interféron
HFM Ig Involved Field Radiotherapy
HGPO Hôpital de jour IGF1 Immunoglobuline
HGPRT Insulin-Like Growth Factor 1
High Density Lipoprotein IGRA Interferon Gamma Release Assay
HHV IHC Immunohistochimie
HLA Hospitalisation à la demande d’un IIC Injection intracaverneuse
tiers IIU Insémination intra-utérine
HNF IL Interleukine
HMG Hemolysis, Elevated Liver enzyme IM Insuffisance mitrale
HNPCC levels and Low Platelet (hémolyse, IM Intramusculaire
augmentation des transaminases, Inhibiteur de la monoamine-oxydase
HO thrombopénie) IMAO Indice de masse corporelle
HOC IMC Interruption médicale de grossesse
HOP Human Epidermal Growth Factor IMG Intensity-Modulated Radiotherapy
HPV Receptor 2 International Menopause Society
HSIL IMRT www.imsociety.org
Hyperéosinophilie sanguine IMS Institut national du cancer
HSV www.e-cancer.fr
Ht Hémorragie fœto-maternelle INCa Isoniazide
Inhibiteur de l’intégrase
HTA Hyperglycémie provoquée par voie orale INH Injection
HTAP INI Inhibiteur non nucléosidique
HTIC Hypoxanthine guanine-phosphoribosyl inj. de la transcriptase inverse
transférase INNTI Institut national de prévention et
d’éducation pour la santé
Human Herpes Virus INPES www.inpes.sante.fr
Human Leucocyte Antigen (systèmes
antigéniques portés
par les leucocytes)
Héparine non fractionnée
Human Menopausal Gonadotropin
Hereditary Non Polyposis Colorectal
Cancer
Hospitalisation d’office
Hyperstimulation ovarienne contrôlée
Réservé à l’usage hospitalier
Human Papillomavirus
High-grade Squamous Intraepithelial
Lesions
Herpes Simplex Virus
Hématocrite
Hypertension artérielle
Hypertension artérielle pulmonaire
Hypertension intracrânienne
XX Abréviations
INR International Normalized Ratio L
INRS
Institut national de recherche et LAL Leucémie aiguë lymphoblastique
INRT LAM
INTI sécurité www.inrs.fr LAP Leucémie aiguë myéloblastique
LCE
INVS Involved Node Radiotherapy LCR Leucémie à promyélocytes
LDA
IP Inhibiteur nucléosidique de la LDH Leucémie chronique à éosinophiles
IP/r transcriptase inverse LDL
IPD LEC Liquide céphalorachidien
IPDE5 Institut national de veille sanitaire LEMP
www.invs.sante.fr Longue durée d’action
IPI LEPI
IPP Inhibiteur de protéase Lactate-déshydrogénase
IPS LES
IRA Inhibiteur de protéase + ritonavir LFB Low Density Lipoprotein
IRA Lithotripsie extracorporelle
IRC Interphalangienne distale (articulation) LFCE
IRC LH Leuco-encéphalite multifocale
IRM Inhibiteur des phosphodiestérases de progressive
IRSNA type 5 LH-RH
Laboratoire d’étude des particules
ISL Index pronostique international LKM inhalées
ISRS LLC
Incapacité partielle permanente LMC Lupus érythémateux systémique
IST LNG
ISUP Index de pression systolique LNH Laboratoire français de
LP biofractionnement
ITG Insuffisance rénale aiguë LPG
Ligue française contre l’épilepsie
ITK Iode radioactif LPPR
ITL Luteinizing Hormone
ITT Insuffisance rénale chronique LRPO Luteinizing Hormone-Releasing
IUE Hormone
IV Insuffisance respiratoire chronique LSH Liver Kidney Microsomal
IVD LSIL Leucémie lymphoïde chronique
IVDL Imagerie par résonance magnétique
IVG LT3 Leucémie myéloïde chronique
IVSE Inhibiteur de la recapture de la
IVT sérotonine et de la noradrénaline LT4 Lévonorgestrel
j Insuffisance surrénale lente lyoph. Lymphome non hodgkinien
KGC Inhibiteur sélectif de recapture M Libération prolongée
KPC de la sérotonine MA
MAC Lymphadénopathie persistante
Infection sexuellement transmissible MAG généralisée
MALT
International Society of Urological Liste des produits et prestations
Pathology remboursables
Interruption thérapeutique de Lentilles rigides perméables
grossesse à l’oxygène
Inhibiteur de tyrosine-kinase Lentilles souples hydrophiles
Infection tuberculeuse latente Low-grade Squamous Intraepithelial
Lesions
Incapacité temporaire totale Tri-iodothyronine (ou liothyronine)
libre
Incontinence urinaire d’effort
Tétra-iodothyronine (ou lévothyroxine)
Intraveineux libre
Intraveineux direct Lyophylisat
Intraveineux direct lent M
Interruption volontaire de grossesse Million
Intraveineux à la seringue électrique Monoarthrite
Intravitréen Mycobacterium avium complex
Myelin-Associated Glycoprotein
J Mucosa Associated Lymphoid Tissue
Jour
K
Kératoconjonctivite gigantopapillaire
kératite ponctuée superficielle
GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XXI
MAMA Méthode de l’allaitement maternel NIHSS National Institute of Health Stroke Score
et de l’aménorrhée NISH
MAP NK1 Non-radioisotopic In Situ Hybridization
MAPA Menace d’accouchement prématuré NL
Neurokine 1
MAT Mesure ambulatoire de la pression NMDA
MCJ artérielle NN Neuroleptique
MDO NO
MDRD Microagiopathies thrombotique N-méthyl-D-aspartate
NOIAN
MELD Maladie de Creutzfeldt-Jakob Nouveau-né = 0 à 1 mois
mes. NPH
MFIU Maladie à déclaration obligatoire NR Monoxyde d’azote
MGUS Modification of the Diet in Renal NYHA Neuropathie optique ischémique
Disease antérieure non artéritique
MH Model for End-stage Liver Disease OACR
MIBG Mesure Neutral Protamine Hagedorn
MIBI OAP
MICI Mort fœtale in utero OBVR Non remboursé
Monoclonal Gammopathy of
MIN Undetermined Significance OCT New York Heart Association
MLA Môle hydatiforme OFT
MM O
MMS Métaiodobenzylguanidine OHD
MMT OLD Oblitération de l’artère centrale de la
MNI Méthoxy-isobutyl isonitrile OMA rétine
MSKCC OMS
Maladie inflammatoire chronique de Œdème aigu du poumon
MSN l’intestin OP
MTP OPP Occlusion de la branche veineuse
MTX Mort inattendue du nourrisson OSM rétinienne
OVCR
N. Maculopathie liée à l’âge Optical Coherence Tomography
NAC OVR
NACO Myélome multiple Office français de prévention du
NAMS P. a.
Mini-Mental State PA tabagisme www.ofta-asso.fr
NAP Ménométrorragies
NAPQI PAC Oxygénothérapie hyperbare
NASCET Mononucléose infectieuse PAC
PaCO2 Oxygénothérapie de longue durée
NASH Memorial Sloan-Kettering Cancer
NASSA Center PAD Otite moyenne aiguë
Mort subite du nourrisson PAF
NCB PAI Organisation mondiale de la santé
NEM Métatarsophalangienne (articulation) PAL www.who.int
NFS PAN
NIH Méthotrexate pANCA Œstroprogestatif
N PaO2 Ordonnance de placement provisoire
Nourrisson = 1 à 30 mois Otite séromuqueuse
N-acétylcystéine Oblitération de la veine centrale de la
rétine
Nouvel anticoagulant
Oblitération veineuse rétinienne
North American Menopause Society
www.menopause.org P
Neuroleptique à action prolongée Propionibacterium acnes
N-acétyl-p-benzoquinone imine Pression artérielle
North American Symptomatic Carotid Pontage aorto-coronaire
Endarteriectomy Trial
Non Alcoholic Steato-Hepatitis Pneumopathie aiguë communautaire
Antidépresseur sérotoninergique
spécifique et noradrénergique Pression partielle en dioxyde de
carbone du sang artériel
Névralgie cervico-brachiale
Pression artérielle diastolique
Néoplasie endocrinienne multiple
Polypose adénomateuse familiale
Numération formule sanguine
Projet d’accueil individualisé
National Institutes of Health
www.nih.gov Phosphatases alcalines
Périartérite noueuse
Anticorps anticytoplasme des
neutrophiles
Pression partielle en oxygène du sang
artériel
XXII Abréviations
PAPm Pression artérielle pulmonaire moyenne PPC Pression positive continue
PAPO Pression artérielle pulmonaire PPD Paraphénylènediamine
d’occlusion
PAS Pression artérielle systolique ppi Pour préparation injectable
PASH Périarthrite scapulo-humérale ppm Partie par million
Patient Controlled Analgesia PPR Pseudo-polyarthrite rhyzomélique
PCA Ponction de chambre antérieure
PCA Patch PR Polyarthrite rhumatoïde
pch. Pharmacie centrale des hôpitaux PR Prévention de la réponse
PCH Pression partielle en dioxyde de PRE Période réfractaire effective
PCO2 carbone prép. Préparation
Phencyclidine prér. Préremplie
PCP Polymerase Chain Reaction PRL Prolactine
PCR Phosphodiestérase PS Performance Status
PDE Platelet-Derived Growth Factor PSA Prostate Specific Antigen
PDGFR Receptor PSDP Pneumocoque de sensibilité diminuée
Poudre
pdre Pendant à la pénicilline
pdt Photodynamic Therapy PSN Produit de substitution nicotinique
PDT Pression expiratoire
PE Potentiels évoqués auditifs PT Potentiel tardif
PEA Positive End-Expiratory Pressure PTG Prothèse totale du genou
Polyéthylène-glycol PTH Parathormone
PEEP Pelliculé PTH Prothèse totale de hanche
PEG Perfusion PTI Purpura thrombopénique
pell. Positron Emission Tomography auto-immun
perf. Glycoprotéine P PTU Propylthiouracile
PET Prostaglandine de type E1 pulv. Pulvérisation
P-gp Phénylalanine PVR Prolifération vitréo-rétinienne
PGE1 Polyhexaméthylènebiguanide PVVIH Personne vivant avec le VIH
Phe Pneumopathie d’hypersensibilité
PHMB Pression inspiratoire Q
PHS Pneumopathie interstitielle commune
Pneumopathie interstitielle diffuse QI Quotient intellectuel
PI Pression intraoculaire qsp Quantité suffisante pour
PIC Primo-infection tuberculeuse quadriséc. Quadrisécable
PID Ponction lombaire
PIO Prostate, Lung, Colorectal and Ovarian R
PIT (cancer screening trial)
PL Protéine de liaison aux pénicillines RA Rétrécissement aortique
PLCO Protéine de lait de vache RAA Rhumatisme articulaire aigu
Pacemaker RAC Rétrécissement aortique calcifié
PLP Poids moléculaire RAI Recherche d’agglutinines irrégulières
PLV Protection maternelle et infantile RAR Récepteur à l’acide rétinoïque
PM Polynucléaire neutrophile RAST Radioallergosorbent Test (dosage
PM Per os
PMI Pommade des IgE sériques spécifiques)
PNN RCF Rythme cardiaque fœtal
PO RCH Rectocolite hémorragique
pomm. RCIU Retard de croissance intra-utérin
RCP Réunion de concertation
pluridisciplinaire
RCUH Rectocolite ulcéro-hémorragique
RD Rétinopathie diabétique
RGO Reflux gastro-œsophagien
Rh Rhésus
GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XXIII
RHD Règles hygiéno-diététiques SF2H Société française d’hygiène
RIVA Rythme idio-ventriculaire accéléré hospitalière www.sf2h.net
Rétrécissement mitral SFC
RM Récepteur œstrogénique Société française de cardiologie
RO Réflexe oculocardiaque SFCD www.cardio.fr
ROC Rougeole – oreillons – rubéole
ROR Réflexe ostéotendineux SFD Société française de chirurgie
ROT Radiographie pulmonaire digestive
RP Récepteur à la progestérone SFD www.chirurgie-viscerale.org
RP Récepteur à tyrosine-kinase
RTK repetitive Transcranial Magnetic SFE Société française de dermatologie
rTMS Stimulation www.sfdermato.com
Recommandation temporaire SFED
RTU d’utilisation Société française de diabétologie
Reflux vésico-urétéral SFH www.sfdiabete.org
RVU
S SFHTA Société française d’endocrinologie
s www.sfendocrino.org
SA seconde SFMU
SAAR Semaine d’aménorrhée Société française d’endoscopie
Sténose athéromateuse d’une artère SFMV
sach. rénale digestive www.sfed.org
SAMU Sachet SFORL
SaO2 Service d’aide médicale d’urgence Société française d’hématologie
Saturation artérielle en oxygène SFP www.hematologie.net
SAP Seringue auto-pousseuse
SAU Service d’accueil des urgences SFP Société française d’hypertension
SAV Sérum antivenimeux
Sous-cutané SFR artérielle www.sfhta.eu
SC Syndrome coronarien aigu
SCA Schizophrénie SFRO Société française de médecine
SCZ Sans domicile fixe
SDF Syndrome douloureux régional SFSPM d’urgence www.sfmu.org
SDRC complexe
Sphinctérotomie endoscopique SFTG Société française des maladies
SE Sécable vasculaires www.sfmv.fr
séc. Sonde d’entraînement SGA
SEES électrosystolique temporaire SGB Société française d’oto-rhino-
Semaine
sem. Sclérose en plaques SH laryngologie et de chirurgie de la face
SEP Sclérose en plaques progressive shamp.
SEP-PP primaire et du cou www.sforl.org
Sclérose en plaques récurrente SHE
SEP-RR rémittente SHU Société française de parasitologie
Sclérose en plaques secondairement www.sfparasitologie.u-psud.fr
SEP-SP progressive SI
Seringue SIADH Société française de pédiatrie
ser. Selective Estrogen Receptor Modulator www.sfpediatrie.com
SERM Société française d’anesthésie SIO
SFAR réanimation www.sfar.org SJSR Société française de rhumatologie
SLA sfr.larhumatologie.fr
Société française de radiothérapie
oncologique www.sfro.org
Société française de sénologie et de
pathologie mammaire
www.senologie.com
Société de formation thérapeutique du
généraliste www.sftg.net
Streptocoque du groupe A
Streptocoque du groupe B
Sulfamides hypoglycémiant
Shampooing
Syndrome hyperéosinophilique
Syndrome hémolytique et urémique
Système international
Sécrétion inappropriée d’hormone
antidiurétique
Sphincter inférieur de l’œsophage
Syndrome des jambes sans repos
Sclérose latérale amyotrophique
XXIV Abréviations
SMD Syndrome myélodysplasique TAU Trou anionique urinaire
TAVI T ranscatheter Aortic Valve Implantation
SMP Syndrome myéloprolifératif TCA Temps de céphaline activée
TCC Thérapie cognitivo-comportementale
SMUR S ervice mobile d’urgence et de TCK Temps de céphaline kaolin
réanimation TCM Triglycérides à chaîne moyenne
TDAH Trouble déficit de l’attention avec
SMV S ociété de médecine des voyages hyperactivité
www.medecine-voyages.fr TDM Tomodensitométrie
TDR Test de détection rapide
SMZ Sulfaméthoxazole TEP Tomographie par émission de positons
TG Thyroglobuline
SNA Syndrome néphritique aigu TG Triglycérides
THM T raitement hormonal substitutif de la
SNC Système nerveux central
ménopause
SNFCP S ociété nationale française de TIAC Toxi-infection alimentaire collective
colo-proctologie www.snfcp.org TIH Thrombopénie induite par l’héparine
TIMI Thrombolysis In Myocardial Infarction
SNFGE Société nationale française de TIPS Transjugular Intrahepatic Portosystemic
gastro-entérologie www.snfge.org
Shunt
SOFCOT Société française de chirurgie TMP Triméthoprime
orthopédique et traumatologique TMPT Thiopurine methyl-transférase
www.sofcot.fr TNF Tumor Necrosis Factor
TNI Total Nodal Irradiation
sol. Solution TNM T umeur, nœuds lymphatiques,
SOPK Syndrome des ovaires polykystiques métastases
TO Tension oculaire
SOR Standards, options et TOC Trouble obsessionnel compulsif
recommandations TOGD Transit œso-gastro-duodénal
TOM Tenue outre-mer
SP2A Société pédiatrique de pneumologie TOT Trans-Obturator Tape
et allergologie www.sp2a.fr TP Taux de prothrombine
TP Toxine pertussis
SPDRE S oins psychiatriques à la demande du TPHA T reponema Pallidum
représentant de l’État
Hemagglutinations Assay
SPDT Soins psychiatriques à la demande TPO Test de provocation orale
d’un tiers TPO Thrombopoïétine
TPO Thyroperoxydase
SPID Syndrome polyalgique idiopathique TR Toucher rectal
diffus TRALI Transfusion Related Acute Lung Injury
TRALI Transfusion Related Lung Injury
SPILF Société de pathologie infectieuse de TRH Thyrotrophin Releasing Hormone
langue française www.infectiologie.com TS Temps de saignement
TS Tentative de suicide
SPLF S ociété de pneumologie de langue TSH Thyroid Stimulating Hormone
TV Tachycardie ventriculaire
française www.splf.org TVNS Tachycardie ventriculaire non
SpO2 S aturation en oxygène par oxymètre soutenue
de pouls
SRAA Systèmes rénine-angiotensine-
aldostérone
SRLF S ociété de réanimation de langue
française www.srlf.org
STNI Subtotal Nodal Irradiation
subling. Sublingual
sup. Suppositoire
susp. Suspension
susp. buv. Suspension buvable
SVP Stimulation ventriculaire programmée
T
T3 Tri-iodothyronine (ou liothyronine)
T4 Tétra-iodothyronine (ou lévothyroxine)
TA Trou anionique
TAG Trouble anxiété généralisée
XXV Abréviations
TVO Trouble ventilatoire obstructif VDRL Veneral Disease Reaserch Laboratory
TVP Thrombose veineuse profonde VEGF Vascular Endothelial Growth Factor
TVS Tachycardie ventriculaire soutenue VEMS Volume expiré maximal en une
TVS Thrombose veineuse superficielle seconde
TVT Tension-Free Vaginal Tape VG Ventricule gauche
VGM Volume globulaire moyen
UAH U VHA Virus de l’hépatite A
UHCD VHB Virus de l’hépatite B
Unité antihéparine VHC Virus de l’hépatite C
UI Unité d’hospitalisation de courte durée Virus de l’immunodéficience humaine
UICC Unité internationale VIH Vasoactive Intestinal Peptide
Union internationale contre le cancer VIP Étoposide, ifosfamide, cisplatine,
UIV Urographie intraveineuse VIP mesna (chimiothérapie)
UPDRS Unifed Parkinson Disease Rating Scale Vitamine
Unité de soins intensifs en cardiologie vit. Very Low Density Lipoprotein
USIC Unité de soins intensifs VLDL Ventilation mécanique
USINV neurovasculaires Ventilation non invasive
Unified Parkinson’s Disease Rating VM Vague Nerve Stimulation
UPDRS Scale VNI Vertige paroxystique positionnel bénin
VNS Virus respiratoire syncytial
VADS V VPPB Vitesse de sédimentation
VAT VRS Virus zona-varicelle
VCA Voies aérodigestives supérieures VS
Vaccin antitétanique VZV
VCAM Virus Capsid Antigen
Vascular Cell Adhesion Molecule
8 Cardiologie MALADIE CORONAIRE STABLE
MALADIE CORONAIRE STABLE (1)
Définition de la maladie coronaire • Expliquer au patient la nécessité d’un
stable traitement prophylactique avec prise de
dérivés nitrés d’action immédiate avant
• Elle est la conséquence de lésions d’effectuer un effort qu’il sait « angino-
stables athéromateuses, anatomiques ou gène ».
fonctionnelles des artères coronaires • Un dérivé nitré d’action immédiate doit
et/ou de la microcirculation coronaire. être prescrit sur l’ordonnance de tout coro-
• Elle peut se manifester par des douleurs narien.
d’angor à l’effort comme au repos. Elle
peut même être asymptomatique (isché- Traitement de fond [1]
mie silencieuse).
• Elle peut se destabiliser sous forme de Le contrôle de la fréquence cardiaque est
syndrome coronaire aigu (angor insta- la première et la plus importante des
ble/IDM ST- ou d’IDM ST+). étapes pour contrôler les symptômes de la
maladie coronaire stable.
Objectifs du traitement [1]
Bêtabloquants
Il s’agit d’assurer le contrôle des symp-
tômes et d’améliorer le pronostic. L’opti- • En première intention en l’absence de
misation du traitement médical est fonda- contre-indication.
mentale et doit s’accompagner de conseils • Ils sont particulièrement efficaces en cas
et d’un suivi appropriés, afin d’assurer la de tachycardie sinusale, d’HTA ou d’hyper-
meilleure qualité de vie possible et d’obte- excitabilité ventriculaire.
nir la meilleure observance possible sur le • Ils diminuent la fréquence cardiaque, la
long terme. pression artérielle et la contractilité, les
3 paramètres essentiels régulant les
Traitement de la crise [1] besoins en O2 du cœur.
• La posologie doit être suffisante pour
• Éducation indispensable du patient. permettre un blocage efficace des récep-
• Arrêt immédiat de l’effort déclenchant. teurs β-adrénergiques, c’est-à-dire :
• Le patient doit s’asseoir ou s’allonger à
cause de l’effet hypotenseur des dérivés Obtenir une bradycardie sinusale de repos
nitrés. à 50-60/min et une fréquence cardiaque
• Administration sublinguale d’un dérivé maximale à l’effort ne dépassant pas 100-
nitré d’action immédiate, NATISPRAY 110/min.
0,3 mg : 1 à 2 pulv. franches sous la
langue sans inhaler. • Ne jamais interrompre le traitement β-
• La crise doit céder en 2 à 5 min. bloquant brutalement : risque d’angor ins-
• La prise sublinguale peut être répétée table, d’infarctus du myocarde, de troubles
après 5 min en cas d’inefficacité. du rythme et de mort subite.
• Exemples de posologie journalière :
• En cas d’augmentation de la fréquence – TÉNORMINE 100 mg : 1/2 à 2 cp./j ;
des crises d’angor ou de douleur angi- – SECTRAL 200 mg : 1 cp. 1 à 2 fois/j ;
neuse prolongée > 15 min : consultation – SELOKEN LP 200 mg : 1 cp. le matin.
cardiologique urgente.
DÉRIVÉS NITRÉS Cardiologie 9
DÉRIVÉS NITRÉS D’ACTION IMMÉDIATE ET COURTE :
FORMES PERLINGUALES
Trinitrine sublinguale 200 doses 0,15 mg 3,62 II 65 % 0,02
(fl. 13,5 mL) 5,35 II 65 % 0,02
NATISPRAY
300 doses 0,30 mg
NATISPRAY 0,15 mg (fl. 18 mL)
1 à 2 pulv. sous la langue en cas de crise
A` répéter 1 à 2 fois si besoin
NATISPRAY 0,30 mg
1 à 2 pulv. sous la langue en cas de crise
A` répéter 1 à 2 fois si besoin
Isosorbide dinitrate 150 doses 1,25 mg 3,62 II 65 % 0,02
ISOCARD (fl. 20 mL)
1 à 2 pulv. sous la langue en cas de crise
A` répéter 1 à 2 fois si besoin
PROPRIÉTÉS CONTRE-INDICATIONS
Pas de contre-indication absolue.
Vasodilatateurs veineux (et artériels à fortes
doses) entraînant une réduction des besoins en PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
O2 du cœur. Vasodilatateur coronaire avec effet Grossesse et allaitement : innocuité non
antispastique et redistribution du flux coronaire établie.
vers les zones ischémiques sous- Débuter à la plus faible posologie pour éviter
endocardiques. des céphalées et recommander la position
Résorption très rapide par voie perlinguale. assise lors des pulvérisations pour éviter une
Trinitrine sublinguale : action en 1 à 2 min hypotension orthostatique, notamment chez
pendant 10 à 30 min. les personnes âgées.
Isosorbide dinitrate sublingual : action en 3 à En cas de cyanose inexpliquée, faire doser la
15 min pendant 1 h. méthémoglobinémie.
INDICATIONS EFFETS INDÉSIRABLES
Céphalées en début de traitement mais dispa-
Traitement curatif de la crise d’angor. raissant progressivement.
Traitement préventif précritique de la crise Hypotension notamment chez le sujet âgé.
d’angor. Nausées, troubles digestifs.
NATISPRAY 0,30 : œdème aigu pulmonaire en Vasodilatation cutanée avec érythème.
complément des autres traitements usuels.
INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
Vasodilatateurs, diurétiques et antihyperten-
seurs peuvent majorer l’hypotension artérielle.
10 Cardiologie MALADIE CORONAIRE STABLE
MALADIE CORONAIRE STABLE (2)
Inhibiteurs calciques L’association -bloquant + inhibiteur cal-
cique bradycardisant n’est pas recom-
Leurs effets anti-ischémiques sont corrélés mandée (risque de dysfonction sinusale).
aux mécanismes d’action spécifiques de Attention à l’hypotension artérielle en cas
chaque sous-classe thérapeutique. d’association dihydropyridine + dérivé
nitré (privilégier une prise décalée des
᭤ Dihydropyridines (ADALATE, AMLOR, 2 médicaments).
LOXEN)
• Effets coronarodilatateur permettant Autre antiangineux : ivadrabine
d’augmenter les apports en O2 au myo- (PROCORALAN)
carde.
• Traitement de l’angor stable chronique
• Effet tachycardisant modéré. chez l’adulte en rythme sinusal.
• PROCORALAN 5 mg x 2/j à augmenter si
• Effet vasodilatateur périphérique contri- besoin à 7,5 mg x 2/j.
buant à diminuer la post-charge et donc à
réduire les besoins en O2 du myocarde. Dérivés nitrés d’action prolongée
᭤ Non dihydropyridines : diltiazem • Ils doivent être administrés à fortes
(TILDIEM) et vérapamil (ISOPTINE) doses pour surmonter l’effet de premier
• Inhibiteurs calciques bradycardisants. passage hépatique.
• Ils doivent couvrir la période doulou-
• Réduisent la consommation en O2 du reuse mais des fenêtres thérapeutiques
myocarde. sont nécessaires pour éliminer l’effet d’ac-
Les inhibiteurs calciques sont indiqués coutumance.
quand : • Les formes à libération prolongée sont
• les -bloquants sont contre-indiqués : particulièrement adaptées dans cette indi-
cation.
– en cas de contre-indication extracar- • Exemples de posologie journalière :
diaque (BPCO, asthme), prescrire de préfé- – LANGORAN LP 40 mg : 1 cp. matin et soir
rence un inhibiteur calcique bradycardi- en respectant un intervalle de 12 h ;
sant : BI-TILDIEM 90 ou 120 mg : 1 cp. – MONICOR LP 40 ou 60 mg : 1 gél./j ;
x 2/j, – NITRIDERM TTS 5, 10 ou 15 mg : coller
le patch sur peau propre à faible pilosité
– en cas de contre-indication cardiaque comme la paroi latérale du thorax ; à lais-
(bradycardie), les dihydropyridines sont ser en place pendant 12 h diurnes (8 h à
utilisables : AMLOR 5 mg : 1 à 2 cp./j ; 20 h) ou nocturnes (20 h à 8 h).
• l’angor est à forte composante spas- Molsidomine : molécule apparentée
tique : aux dérivés nitrés
– les -bloquants sont à éviter ;
– privilégier vérapamil ou diltiazem (240 à • Mécanisme d’action voisin de celui des
360 mg/j) ou nifédipine (40 à 60 mg/j). Un dérivés nitrés.
dérivé nitré à longue durée d’action peut • Pas d’effet d’accoutumance significatif.
être ajouté. • Pas d’effet dépresseur sur la contractilité,
la conduction et la fréquence cardiaques.
En cas d’angor d’effort sévère, l’associa- • Effet antiagrégant plaquettaire in vitro.
tion d’une dihydropyridine à longue • CORVASAL 2 ou 4 mg : 1 cp. x 3/j.
durée d’action et d’un -bloquant peut
être envisagée : CHRONADALATE LP 30 mg :
1 cp./j + n’importe quel -bloquant.
DÉRIVÉS NITRÉS Cardiologie 11
DÉRIVÉS NITRÉS D’ACTION PROLONGÉE : FORMES ORALES
Isosorbide dinitrate 60 cp. séc. 20 mg 4,26 II 65 % 0,07
RISORDAN
10 à 80 mg/j en 2 à 3 prises à avaler 60 gél. 20 mg 2,49 II 65 % 0,04
sans croquer ni sucer 60 gél. 40 mg 4,33 II 65 % 0,07
LANGORAN LP
20 à 40 mg x 2 à 3 /j
Isosorbide mononitrate 30 gél. 20 mg 2,87 II 65 % 0,10
MONICOR LP 60 gél. 20 mg 5,64 II 65 % 0,09
1 gél. x 2/j (toutes les 12 h) 30 gél. 40 mg 5,22 II 65 % 0,17
30 gél. 60 mg 7,11 II 65 % 0,24
1 gél./j
1 gél./j
PROPRIÉTÉS sion artérielle et de céphalées intenses chez
Vasodilatateurs veineux (et artériels à fortes certains sujets.
doses) entraînant une réduction des besoins en La posologie quotidienne doit être adaptée à
O2 du cœur. Vasodilatateur coronaire avec effet l’efficacité et à la tolérance du patient.
antispastique et redistribution du flux coronaire Ne pas arrêter brutalement en cas de traite-
vers les zones ischémiques sous-endocar- ment prolongé et à fortes doses.
diques. Utiliser avec prudence en cas de cardiomyopa-
Action en 15 à 60 min mais prolongée de 4 à thie obstructive (majoration du gradient intra-
24 h selon les produits et les formes galé- ventriculaire).
niques. En cas de cyanose inexpliquée, faire doser la
méthémoglobinémie.
INDICATIONS Grossesse et allaitement : innocuité non
Traitement de fond préventif des crises établie.
d’angor.
Traitement de l’insuffisance cardiaque gauche EFFETS INDÉSIRABLES
ou globale (en association aux autres thérapeu- Céphalées en début de traitement mais dispa-
tiques usuelles) raissant progressivement.
Hypotension notamment chez le sujet âgé.
CONTRE-INDICATIONS Nausées, troubles digestifs.
Pas de contre-indication absolue. Vasodilatation cutanée avec érythème.
Possibilité d’épuisement thérapeutique.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
La posologie efficace devra être atteinte pro- INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
gressivement en raison des risques d’hypoten- Vasodilatateurs, diurétiques et antihyperten-
seurs peuvent majorer l’hypotension artérielle.
12 Cardiologie MALADIE CORONAIRE STABLE
MALADIE CORONAIRE STABLE (3)
Nicorandil : molécule apparentée efficacité dans la réduction du risque
aux dérivés nitrés d’événements cardiaques chez les
patients ayant un antécédent d’IDM et/ou
• Propriétés voisines de celles des dérivés de revascularisation.
nitrés. Activateur des canaux potassiques. • COVERSYL 10 mg : 1 cp.le matin.
• Effet antispastique, diminution de la pré • TRIATEC 10 mg : 1 cp. le matin.
et de la post-charge, effet coronarodila-
tateur. Correction des facteurs de risque
• Peut être prescrit en monothérapie ou cardiovasculaires
en association avec un -bloquant ou un
inhibiteur calcique bradycardisant. • Arrêt du tabagisme, perte de poids si
• Ne pas associer aux dérivés nitrés et nécessaire.
apparentés. • Traiter une hypercholestérolémie par
ADANCOR 10 ou 20 mg ou IKOREL 10 ou une statine (ou ézétimibe ou bézafibrate
20 mg : 5 mg x 2/j pendant 7 j puis 10 à en cas d’intolérance vraie aux statines).
20 mg x 2/j. • Normaliser la pression artérielle, équili-
brer un diabète.
Autres traitements dans la maladie • Activité physique régulière et adaptée
coronaire stable [1] comme la marche, la natation et le vélo ;
éviter le stress.
Pour améliorer le pronostic, les thérapeu-
tiques suivantes ont montré un bénéfice Surveillance
dans tous les cas de maladie coronaire
stable : aspirine ou clopidogrel, inhibiteur Réévaluation initiale indispensable du
de l’enzyme de conversion, statine. patient et de son traitement, de façon pré-
coce entre le 4e et le 6e mois pour une
Antiagrégants plaquettaires éventuelle adaptation thérapeutique, puis
réévaluation annuelle.
• Leur prescription est INDISPENSABLE à Tolérance : pression artérielle couché/de-
chaque coronarien. bout, fréquence cardiaque, signes d’insuf-
• Ils préviennent les accidents thrombo- fisance cardiaque, espace PR à l’ECG.
tiques (notamment coronaires mais aussi Efficacité : fréquence des crises angi-
cérébraux). neuses, intensité de l’effort déclenchant,
ASPÉGIC 100 ou 250 mg : 1 sach./j. consommation de trinitrine.
PLAVIX 75 mg : 1 cp./j en cas de contre- Faire pratiquer un ECG de repos annuel et
indication vraie à l’aspirine ou en cas de un ECG supplémentaire en cas de nou-
patient polyartériel. veau symptôme ou en cas de médication
nouvelle pouvant agir sur la conduction.
Inhibiteur de l’enzyme de conversion Un test d’effort ou une imagerie de stress
est recommandé devant la récidive ou
• Dans la maladie coronaire stable, le l’apparition de nouveaux symptômes.
périndopril et le ramipril ont montré leur
DÉRIVÉS NITRÉS Cardiologie 13
DÉRIVÉS NITRÉS D’ACTION PROLONGÉE :
DISPOSITIFS TRANSDERMIQUES
Trinitrine percutanée 30 pch. 5 mg 13,53 II 65 % 0,45
NITRIDERM TTS 30 pch. 10 mg 14,74 II 65 % 0,49
1 patch à coller sur la paroi latérale du 30 pch. 15 mg 15,97 II 65 % 0,53
thorax de 8 h à 20 h pour couvrir la
journée ou de 20 h à 8 h pour couvrir la 30 pch. 5 mg 13,53 II 65 % 0,45
nuit 30 pch. 10 mg 14,74 II 65 % 0,49
DISCOTRINE 30 pch. 15 mg 15,97 II 65 % 0,53
Idem NITRIDERM TTS
30 pch. 5 mg 13,53 II 65 % 0,45
DIAFUSOR 30 pch. 10 mg 14,74 II 65 % 0,49
Idem NITRIDERM TTS 30 pch. 15 mg 15,97 II 65 % 0,53
TRINIPATCH 30 pch. 5 mg 13,53 II 65 % 0,45
Idem NITRIDERM TTS 30 pch. 10 mg 14,74 II 65 % 0,49
30 pch. 15 mg 15,97 II 65 % 0,53
EPINITRIL
Idem NITRIDERM TTS 30 pch. 5 mg 13,53 II 65 % 0,45
30 pch. 10 mg 14,74 II 65 % 0,49
30 pch. 15 mg 15,97 II 65 % 0,53
PROPRIÉTÉS La posologie efficace devra être atteinte pro-
Vasodilatateurs veineux (et artériels à fortes gressivement en raison des risques d’hypoten-
doses) entraînant une réduction des besoins en sion artérielle et de céphalées intenses chez
O2 du cœur. Vasodilatateur coronaire avec effet certains sujets.
antispastique et redistribution du flux coronaire Ne pas arrêter brutalement en cas de traite-
vers les zones ischémiques sous-endocar- ment prolongé et à fortes doses.
diques. Résorption percutanée avec passage Enlever le système adhésif avant de réaliser un
transdermique à vitesse constante. choc électrique externe.
En cas de cyanose inexpliquée, faire doser la
INDICATIONS méthémoglobinémie.
Traitement de fond préventif des crises Grossesse et allaitement : innocuité non
d’angor. établie.
CONTRE-INDICATIONS EFFETS INDÉSIRABLES
Hypersensibilité aux dérivés nitrés. Cardio- Réactions cutanées allergiques très rares.
myopathie obstructive. Hypertension intracrâ- Céphalées en début de traitement mais dispa-
nienne. raissant progressivement.
Hypotension notamment chez le sujet âgé.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI Nausées, troubles digestifs.
Devant la possibilité d’atténuation de l’effet Vasodilatation cutanée avec érythème.
thérapeutique en cas d’administration continue Possibilité d’épuisement thérapeutique.
de trinitrine transdermique, il est recommandé
de retirer le système pendant 12 h si un traite- INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
ment antiangineux est associé. Vasodilatateurs, diurétiques et antihyperten-
seurs peuvent majorer l’hypotension artérielle.
14 Cardiologie MALADIE CORONAIRE STABLE
MALADIE CORONAIRE STABLE (4)
En pratique
Stratégie médicamenteuse de la maladie coronaire stable
Angor (soulager la douleur) Prévention des événements
cardiovasculaires
1re ligne
Nitrés d’action courte • Hygiène de vie
• Contrôle des facteurs de risque
• Bêtabloquants
• Envisager inhibiteurs calciques dihydropyridines Éducation du patient
si FC lente, intolérance ou contre-indication • Aspirine
• Envisager bêtabloquants + inhibiteurs calciques • Statines
• Envisager IEC ou ARA II
dihydropyridines si angor sévère
Possibilité 2e ligne +
d’ajouter ou
switcher (1re ligne
dans certains cas)
• Ivabradine
• Nitrés de longue durée d’action
• Nicorandil Envisager coronarographie
avec angioplastie + stent
ou pontage
MOLÉCULES APPARENTÉES AUX DÉRIVÉS NITRÉS Cardiologie 15
MOLÉCULES APPARENTÉES AUX DÉRIVÉS NITRÉS (1)
Molsidomine 30 cp. séc. 2 mg 4,03 I 65 % 0,13
90 cp. séc. 2 mg 11,26 I 65 % 0,13
CORVASAL 100 cp. séc. 2 mg HOP I
30 cp. 4 mg 6,68 I 65 % 0,22
Angor d’effort stable : 1/2 à 1 cp. à 2 mg 100 cp. 4 mg HOP I
x 3/j pendant les repas
Angor d’effort sévère ou angor spontané
ou angor sévère rebelle : 1 cp. à 4 mg
x 3/j
PROPRIÉTÉS Débuter le traitement à faibles doses puis aug-
Propriétés voisines de celles des dérivés nitrés menter progressivement surtout chez les sujets
d’action prolongée. Dénués d’effet dépresseur âgés, insuffisants hépatiques, hypotendus,
sur la contractilité, la conduction et la fré- hypovolémiques ou traités par autres vasodila-
quence cardiaques. Dénués d’effet d’accoutu- tateurs.
mance significatif. Effet antiagrégant plaquet-
taire in vitro. EFFETS INDÉSIRABLES
INDICATIONS Céphalées et baisse tensionnelle modérées en
Traitement de fond préventif des crises d’angor début de traitement mais rapidement régres-
de tout type. sives. Exceptionnellement : hypotension
orthostatique, troubles digestifs, vertiges, prurit.
CONTRE-INDICATIONS
Hypotension artérielle sévère avec état de INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
choc.
Majoration de l’hypotension avec les autres
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI traitements vasodilatateurs.
Grossesse et allaitement : innocuité non La substitution aux dérivés nitrés est plus
établie. logique que leur association en raison des pro-
priétés voisines de ces 2 classes.
16 Cardiologie MALADIE CORONAIRE STABLE
MALADIE CORONAIRE STABLE (5)
Conduite à tenir devant une maladie coronaire stable en fonction du risque du patient
Maladie coronaire stable confirmée
Stratification du risque en fonction de la clinique, de la fonction ventriculaire
gauche et des tests d’ischémie
(test d’effort ± scintigraphie myocardique ou échographie de stress)
Risque faible Risque intermédiaire Risque élevé
(mortalité < 1 %/an) (mortalité 1-3 %/an) (mortalité ≥ 3 %/an)
Traitement médical optimal Coronarographie
(considérer coronographie en fonction + revascularisation si indiquée
+ traitement médical optimal
des comorbidités
et des préférences du patient)
Traitement médical optimal
Amélioration Non Augmentation
des symptômes ? du traitement médical
Oui
Poursuite du traitement Oui Amélioration Non
médical optimal
des symptômes ?
Place de la revascularisation mal bien suivi (bénéfice sur les symp-
myocardique dans la maladie tômes) ;
coronaire stable – quand une ou plusieurs artères coro-
naires présentent des sténoses > 50 % ou
• La revascularisation va dépendre des une large zone d’ischémie (> 10 % du
symptômes, des tests fonctionnels et de myocarde) sur un test fonctionnel (béné-
l’anatomie des coronaires à la coronaro- fice sur le pronostic).
graphie. • Elle peut se faire par angioplastie coro-
• Elle se justifie : naire percutanée ou par pontage aorto-
– chez les patients qui restent symptoma- coronaire (cf. Techniques de revascularisa-
tiques malgré un traitement médical opti- tion myocardique).
CONSENSUS
[1] Guidelines on the management of stable coronary artery disease, ESC, 2013.
MOLÉCULES APPARENTÉES AUX DÉRIVÉS NITRÉS Cardiologie 17
MOLÉCULES APPARENTÉES AUX DÉRIVÉS NITRÉS (2)
Nicorandil 30 cp. séc. 10 mg 5,14 I 65 % 0,17
30 cp. 20 mg 9,91 I 65 % 0,33
ADANCOR
A` augmenter progressivement : 30 cp. séc. 10 mg 5,14 I 65 % 0,17
5 mg x 2/j pendant 1 sem. puis 30 cp. 20 mg 9,91 I 65 % 0,33
10 à 20 mg x 2 /j
IKOREL
Idem ADANCOR
PROPRIÉTÉS Éviter ou utiliser avec prudence chez les sujets
Propriétés voisines de celles des dérivés nitrés hypovolémiques ou avec une pression arté-
d’action prolongée. Activateur des canaux rielle systolique < 100 mmHg.
potassiques. Effet coronarodilatateur et antis- Débuter toujours à doses progressives à cause
pastique sans phénomène de vol coronaire ni des céphalées fréquentes.
de dépression de la contractilité ni d’échappe-
ment thérapeutique. EFFETS INDÉSIRABLES
Céphalées fréquentes mais transitoires. Rare-
INDICATIONS ment vertiges, troubles digestifs, palpitations,
Traitement préventif des crises d’angor d’effort. flush facial, hypotension et/ou tachycardie,
aphtoses ou ulcérations buccales.
CONTRE-INDICATIONS
Hypersensibilité au produit, hypotension arté- INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
rielle, état de choc cardiogénique. Potentialisation de l’effet hypotenseur des
bêtabloquants, des inhibiteurs calciques et
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI des antidépresseurs tricycliques.
Grossesse et allaitement : innocuité non Ne pas associer aux dérivés nitrés et appa-
établie. rentés.
18 Cardiologie AUTRES ANTIANGINEUX
AUTRES ANTIANGINEUX
Ivabradine 56 cp. 5 mg 43,33 I 65 % 0,77
100 cp. 5 mg HOP I 65 % 0,77
PROCORALAN 43,33 I
56 cp. 7,5 mg HOP I
Traitement de la maladie coronaire : 5 mg 100 cp. 7,5 mg
x 2/j à augmenter si besoin après 1 mois
à 7,5 mg x 2/j
Traitement de l’insuffisance cardiaque
chronique : 5 mg x 2/j à augmenter si
besoin après 15 j à 7,5 mg x 2/j
PROPRIÉTÉS CONTRE-INDICATIONS
Hypersensibilité à l’ivabradine.
Diminue la fréquence cardiaque par inhibition Bradycardie < 50/min, choc cardiogénique,
sélective du courant pacemaker au niveau du hypotension artérielle < 90/50 mmHg.
nœud sinusal. IDM aigu, angor instable, BAV 3, IC instable.
Grossesse, allaitement.
INDICATIONS Déficit en lactase, malabsorbtion glucose ou
galactose.
Traitement symptomatique de l’angor stable
chronique chez les patients en rythme sinusal : PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
– avec une contre-indication ou intolérance Utilisation déconseillée en cas d’arythmie, de
aux bêtabloquants ; BAV 2 de bradycardie < 60/min, d’AVC récent.
– ou en association aux bêtabloquants chez
des patients insuffisamment contrôlés par un EFFETS INDÉSIRABLES
bêtabloquant à dose optimale et dont la FC Bradycardie, élévation uricémie et éosinophilie.
reste > 60/min. BAV 1, extrasystoles ventriculaires et supraven-
Traitement de l’insuffisance cardiaque chro- triculaires, palpitations.
nique de classe II à IV NYHA avec dysfonction Diarrhée, céphalées, vertiges, dyspnée.
systolique chez des patients en rythme sinusal Phosphènes.
dont la FC est Ն 75/min en association au trai-
tement standard avec bêtabloquant ou en cas INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
de contre-indication à un bêtabloquant. Association fortement déconseillée avec inhi-
biteurs calciques bradycardisants tels que
vérapamil et diltiazem.
Éviter l’association avec des molécules allon-
geant l’intervalle QT.
Trimétazidine
VASTAREL
1 cp. x 3/j 60 cp. 20 mg II NR
60 gttes buv./j en 3 prises aux repas 1200 gttes fl. 60 mL II NR
1 cp. matin et soir 20 mg/mL II NR
60 cp. 35 mg à libération
modifiée
PROPRIÉTÉS CONTRE-INDICATIONS
Effet anti-ischémique cellulaire. Aucune.
INDICATIONS PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Traitement prophylactique d’appoint des crises Aucune.
d’angine de poitrine.
Traitement d’appoint des atteintes vasculaires EFFETS INDÉSIRABLES
chorio-rétiniennes. Pas d’effets indésirables connus.
Traitement d’appoint des vertiges d’origine
vasculaire, vertiges de Ménière, acouphènes. INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
Aucune.
BEˆ TABLOQUANTS Cardiologie 19
BEˆ TABLOQUANTS CARDIOSÉLECTIFS
AVEC ACTIVITÉ SYMPATHIQUE INTRINSÈQUE (ASI)
Acébutolol 30 cp. séc. 200 mg 5,24 I 65 % 0,17
90 cp. séc. 200 mg 14,73 I 65 % 0,16
SECTRAL 30 cp. séc. 400 mg 10,41 I 65 % 0,35
90 cp. séc. 400 mg 29,39 I 65 % 0,33
Angor et troubles du rythme : 400 à 18,06 I 65 % 18,06
800 mg/j en 3 prises/j de préférence 1 mL sol. buv.
Infarctus : 200 mg matin et soir 40 mg/mL 18,11 I 65 % 0,65
HTA : 400 mg/j en 1 prise le matin ou
200 mg matin et soir 28 cp. LP 500 mg
SECTRAL LP
Angor : 1 cp./j le matin
Ne pas croquer ni broyer
Céliprolol 28 cp. séc. 200 mg 9,27 I 65 % 0,33
84 cp. séc. 200 mg 26,19 I 65 % 0,31
CÉLECTOL
HTA et angor : 1 cp. le matin à jeun/j.
Max 3 cp./j
Les bêtabloquants utilisés dans l’insuffisance cardiaque sont traités dans le chapitre Insuffisance
cardiaque.
20 Cardiologie BEˆ TABLOQUANTS
BEˆ TABLOQUANTS CARDIOSÉLECTIFS SANS ASI (1)
Métoprolol 30 cp. séc. 100 mg 2,09 I 65 % 0,07
90 cp. séc. 100 mg 5,36 I 65 % 0,06
LOPRESSOR 30 cp. séc. LP 200 mg 6,95 I 65 % 0,23
90 cp. séc. LP 200 mg 19,64 I 65 % 0,22
HTA : 1 cp. 200 mg le matin ou 1 cp.
100 mg matin et soir/j. Ne pas croquer 30 cp. séc. 100 mg 3,62 I 65 % 0,12
Infarctus : dès J1, 50 mg/6 h pendant 30 cp. LP 200 mg 6,95 I 65 % 0,23
48 h puis 200 mg/j en 2 ou 3 prises en 90 cp. LP 200 mg 19,64 I 65 % 0,22
dose d’entretien
Angor : 50 à 100 mg/j en 1 ou 2 prises/j
Troubles du rythme : 100 à 200 mg/j en
2 à 3 prises/j
Migraine : 100 à 200 mg/j
Éréthisme cardiaque : 100 mg/j
SELOKEN
Idem LOPRESSOR
Bisoprolol 30 cp. 10 mg 5,55 I 65 % 0,19
90 cp. 10 mg 15,63 I 65 % 0,17
DETENSIEL
HTA : 10 mg/j le matin voire 20 mg si
HTA sévère
Angor : 10 mg/j en 1 prise voire 20 mg si
angor sévère
Bétaxolol 28 cp. séc. 20 mg 8,17 I 65 % 0,29
KERLONE 84 cp. séc. 20 mg 23,07 I 65 % 0,27
HTA et angor : 20 mg/j en 1 prise
BEˆ TABLOQUANTS Cardiologie 21
BEˆ TABLOQUANTS CARDIOSÉLECTIFS SANS ASI (2)
Aténolol 30 cp. séc. 50 mg 3,68 I 65 % 0,12
90 cp. séc. 50 mg 10,08 I 65 % 0,11
TÉNORMINE 30 cp. séc. 100 mg 6,71 I 65 % 0,22
90 cp. séc. 100 mg 18,95 I 65 % 0,21
HTA : 100 mg/j le matin
Angor et troubles du rythme : 5 amp. 5 mg/10 mL HOP I 0,10
100 à 200 mg/j 0,18
Infarctus phase aiguë : en relais de la 28 cp. 50 mg 2,88 I 65 %
forme IV, 50 mg per os 15 min après l’inj. 28 cp. 100 mg 5,00 I 65 %
renouvelés 12 h après
A` partir de H24 : 100 mg/j per os
en 1 prise/j
Réduire la posologie de 50 % environ si
insuffisance rénale sévère
TÉNORMINE injectable
inj. IV lente sous contrôle tensionnel et
ECG
Infarctus phase aiguë : 5 à 10 mg
(1 mg/min)
à injecter très précocement avant H12
puis relais per os
BETATOP
Idem TÉNORMINE
Nébivolol 30 cp. quadriséc. 5 mg 9,96 I 65 % 0,33
90 cp. quadriséc. 5 mg 28,14 I 65 % 0,31
NÉBILOX
30 cp. quadriséc. 5 mg 9,96 I 65 % 0,33
HTA : 5 mg/j 90 cp. quadriséc. 5 mg 28,14 I 65 % 0,31
Insuffisance cardiaque chronique :
posologie initiale progressive 1,25 mg/j
1re sem., puis 2,5 et 5 mg/j les 2 et
3e sem. (max 10 mg/j en une prise)
TEMERIT
Idem NÉBILOX
22 Cardiologie BEˆ TABLOQUANTS
BEˆ TABLOQUANTS CARDIOSÉLECTIFS SANS ASI (3)
Esmolol 1 inj. 10 mg/mL HOP I
5 inj. 100 mg/10 mL HOP I
BREVIBLOC
Tachycardie sinusale, ventriculaire et
supraventriculaire
En péri-opératoire en cas d’HTA, de
tachycardie auriculaire, ventriculaire, de
flutter ou de fibrillation auriculaire
Voie parentérale, uniquement chez l’A. :
− posologie d’attaque : 500 μg/kg/min en
1 min
− posologie d’entretien : 12,5
à 200 μg/kg/min x 1
Durée de traitement max : 24 h
En peropératoire :
− posologie d’attaque : 80 000 μg/adm.
en 15 à 30 s
− posologie d’entretien : 150 à
300 μg/kg/min
Lors du réveil anesthésique :
− posologie d’attaque : 500 μg/kg/min en
4 min max
− posologie d’entretien : 300 μg/kg/min
En postopératoire :
− posologie d’attaque : 500 μg/kg/min en
1 min
− posologie d’entretien : 50 à
300 μg/kg/min
BEˆ TABLOQUANTS Cardiologie 23
BEˆ TABLOQUANTS NON CARDIOSÉLECTIFS SANS ASI (1)
Propranolol 50 cp. séc. 40 mg 2,80 I 65 % 0,06
AVLOCARDYL
HTA, angor, cardiomyopathie obstructive :
2 cp. x 2/j en moyenne
Infarctus : 1 cp. x 4/j pendant 2 à 3 j à
instituer entre J5 et J21 après l’épisode
aigu, puis 2 cp. x 2/j
Troubles du rythme, hyperthyroïdie :
1 à 2 cp./j
Migraines, algie de la face,
tremblements :
1 à 3 cp./j
Tachycardie, palpitations émotionnelles :
1 cp. 60 min avant la situation stressante
Nadolol 28 cp. séc. 80 mg 4,90 I 65 % 0,18
CORGARD
HTA, angor : 1 cp./j le matin
Troubles du rythme, hyperthyroïdie : 1/2
à 1 cp./j le matin
Cardiomyopathie obstructive :
1 à 4 cp./j en 1 ou plusieurs prises
Réduire la posologie en cas d’insuffisance
rénale en espaçant les prises
Timolol 30 cp. séc. 10 mg 4,21 I 65 % 0,14
TIMACOR
HTA : 10 à 30 mg/j en 1 à 3 prises
Angor : 15 à 45 mg/j
Traitement au long cours après infarctus :
10 mg x 2/j
24 Cardiologie BEˆ TABLOQUANTS
BEˆ TABLOQUANTS NON CARDIOSÉLECTIFS SANS ASI (2)
Tertatolol 30 cp. séc. 5 mg 11,28 I 65 % 0,38
ARTEX
HTA : 1 cp./j le matin
Si insuffisance hépatique : 1/2 cp./j
Sotalol 30 cp. séc. 80 mg 2,51 I 65 % 0,08
30 cp. séc. 160 mg 4,63 I 65 % 0,15
SOTALEX
Prévention des récidives des tachycardies
supraventriculaires et ventriculaires :
initialement 80 mg/j, puis 160 à
320 mg/j en moyenne en 2 prises
Posologie à diminuer en cas d’insuffisance
rénale
Labétalol 30 cp. séc. 200 mg 5,51 I 65 % 0,18
180 cp. séc. 200 mg 32,11 I 65 % 0,18
TRANDATE HOP I
5 amp. 100 mg/20 mL
HTA : 400 à 800 mg/j en 2 prises
TRANDATE injectable
Urgence hypertensive : 1 mg/kg en IV en
1 min à répéter si besoin après 10 min
puis relais per os : 200 à 400 mg/6 h, ou
par perfusion IV : 0,1 à 0,3 mg/kg/h selon
sévérité de l’HTA
BEˆ TABLOQUANTS Cardiologie 25
BEˆ TABLOQUANTS NON CARDIOSÉLECTIFS AVEC ASI
Pindolol 90 cp. séc. 5 mg 7,45 I 65 % 0,08
VISKEN 30 cp. séc. 15 mg 10,06 I 65 % 0,34
90 cp. séc. 15 mg 28,40 I 65 % 0,32
HTA : 15 mg/j en moyenne en 1 à
3 prises/j
Dose maximale par prise : 30 mg
Dose maximale par jour : 60 mg
Angor : 15 mg/j en moyenne en 1 à
3 prises/j
Troubles du rythme : 5 à 15 mg/j
Hyperthyroïdie, cardiomyopathie
obstructive : 5 à 15 mg/j en 1 à 3 prises/j
VISKEN-QUINZE
HTA et angor : 1 cp./j le matin
26 Cardiologie BEˆ TABLOQUANTS
BEˆ TABLOQUANTS – PHARMACOLOGIE (1)
PROPRIÉTÉS – leur effet stabilisant de membrane ou non :
Antagonistes compétitifs et spécifiques des pas de traduction clinique.
catécholamines au niveau des récepteurs β- • On distingue aussi les -bloquants :
adrénergiques. – liposolubles : métabolisme hépatique,
contre-indiqués en cas d’insuffisance hépato-
Différents bêtabloquants cellulaire sévère. Effets secondaires centraux :
cauchemars, insomnies, syndrome dépressif ;
• On distingue les -bloquants : – hydrosolubles : élimination rénale, posologie
– cardiosélectifs : blocage préférentiel des à adapter, voire contre-indication en cas d’insuffi-
récepteurs β1-cardiaques et respect relatif des sance rénale sévère. Pas d’effet central ;
récepteurs β2-extracardiaques (muscles lisses – mixtes : métabolisme hépatique et élimina-
bronchiques et vasculaires). Toutefois, la car- tion rénale.
diosélectivité n’est pas absolue et ces -blo- • Propriétés supplémentaires propres à certains
quants peuvent provoquer des crises d’asthme -bloquants :
à fortes doses ; – CÉLECTOL : activité β2-agoniste, effet α2-blo-
– non cardiosélectifs : blocage des récepteurs quant faible ;
β1-cardiaques et des récepteurs β2-extra- – TRANDATE : effet α1-bloquant postsynap-
cardiaques responsables d’une broncho- tique modéré au niveau des vaisseaux ;
constriction, d’une vasoconstriction, d’une aug- – SOTALEX : effet antiarythmique supplémen-
mentation des sécrétions et du péristaltisme taire de classe III ;
digestifs et de perturbations métaboliques. – NÉBILOX, TEMERIT : antagonistes sélectifs et
• On distingue aussi les -bloquants par : compétitifs des récepteurs β1 cardiaques et
– leur activité sympathomimétique intrinsèque propriétés vasodilatatrices modérées ;
(ASI) ou non. La présence d’une ASI entraîne une – esmolol : effet antiarythmique de classe II.
bradycardie moindre au repos, moins d’effets Court délai/durée d’action : utilisation sur de
broncho- ou vasoconstricteurs, moins de pertur- courtes périodes uniquement notamment en
bations métaboliques. Les -bloquants avec ASI périopératoire.
sont inefficaces dans la migraine ;
Propriétés des -bloquants
DCI CARDIO- ASI TYPE PROPRIÉTÉS
SÉLECTIVITÉ D’ÉLIMINATION PARTICULIÈRES
SUPPLÉMENTAIRES
Acébutolol Oui Oui, Hép/Rén Activité β2-agoniste. Effet
Céliprolol modérée α2-bloquant faible
Métoprolol Oui Oui, Hép/Rén
Aténolol modérée Propriété vasodilatatrice
Nébivolol Oui Non Hép
Bisoprolol Oui, bonne Non Rén Antiarythmique de classe III
Bétaxolol Oui, très bonne Non Rén α1-bloquant post-
Pindolol Oui, très bonne Non Rén synaptique
Propranolol Oui, bonne Non Rén Activité α-bloquante
Nadolol Non Oui, Hép/Rén supplémentaire
Timolol importante Antiarythmique de classe II
Tertatolol Non Oui, assez Hép
Sotalol importante
Labétalol Non Non Rén
Carvédilol Non Non Rén
Esmolol Non Non Rén
Non Non Rén
Non Non Hép/Rén
Oui Non Rén
Oui Non Rén
BEˆ TABLOQUANTS Cardiologie 27
BEˆ TABLOQUANTS – PHARMACOLOGIE (2)
Effets cliniques Blocs auriculoventriculaires (BAV) des 2e et
3e degrés non appareillés.
Effets cardiovasculaires : réduction de la fré- Maladie du sinus (y compris bloc sino-auricu-
quence cardiaque, ralentissement de la laire).
conduction auriculo-ventriculaire, réduction de Bradycardies importantes (FC < 45-50/min).
la contractilité myocardique, réduction du débit Syndrome de Raynaud et troubles artériels
cardiaque, réduction de la consommation périphériques dans leurs formes sévères.
d’oxygène du myocarde au repos et à l’effort, Phéochromocytome non traité.
effet antihypertenseur. Hypotension artérielle ou orthostatique.
Effets extracardiaques provoqués surtout par
les -bloquants non cardiosélectifs : broncho- PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
constriction, vasoconstriction, hypoglycémie,
freinage de la sécrétion de rénine, diminution Ne jamais interrompre brutalement le traite-
de la production d’humeur aqueuse, augmen- ment chez les angineux : risques de troubles
tation des sécrétions et du péristaltisme diges- du rythme graves, d’infarctus du myocarde et
tifs, perturbations métaboliques avec augmen- de mort subite. Idem dans l’HTA.
tation des triglycérides et diminution du Utiliser avec prudence en cas d’asthme ou de
rapport HDL cholestérol/cholestérol total. BPCO modérés : préférer un cardiosélectif.
Utiliser avec prudence en cas de BAV de
INDICATIONS 1er degré. Surveillance de l’ECG.
– Hypertension artérielle (HTA). En cas de troubles artériels périphériques, privi-
– Prophylaxie des crises d’angor d’effort. légier un cardiosélectif avec ASI pour ne pas
– Angor instable/IDM ST-. aggraver les troubles.
– Infarctus du myocarde ST+ à la phase aiguë. En cas de phéochromocytome, associer tou-
– Traitement au long cours après infarctus jours un ␣-bloquant pour éviter une crise
(réduction des récidives ischémiques et de la hypertensive.
mortalité essentiellement par mort subite). Chez le sujet âgé : respect absolu des contre-
– Insuffisance cardiaque chronique (carvédilol, indications et surveillance étroite.
métoprolol, bisoprolol, nébivolol). Cf. Insuffi- Chez le sujet diabétique : les signes annonçant
sance cardiaque. une hypoglycémie, comme les palpitations et
– Traitement et prévention des tachycardies les sueurs, peuvent être masqués ; préférer un
sinusales ou jonctionnelles, d’une cadence cardiosélectif et renforcer les contrôles glycé-
ventriculaire élevée dans les fibrillations et les miques au début.
flutters auriculaires. Traitement et prévention Utiliser avec prudence en cas d’antécédent de
de certains troubles du rythme ventriculaires choc anaphylactique.
(extrasystolie ventriculaire, tachycardies ventri- En cas d’insuffisance rénale ou hépatique : pri-
culaires). vilégier un -bloquant non éliminé par l’or-
– Signes fonctionnels des cardiomyopathies gane insuffisant ou réduire la posologie.
hypertrophiques et obstructives. En cas d’anesthésie générale : une prémédica-
– Manifestations cardiovasculaires des hyper- tion d’atropine peut être utile. On ne doit plus
thyroïdies. systématiquement arrêter un -bloquant avant
– Traitement de fond des migraines, algies une anesthésie. Il a été montré une réduction
faciales et tremblements essentiels. de la mortalité périopératoire quand on main-
– Prévention primaire (grades II et III) et secon- tient un traitement béta-bloquant.
daire (tous grades) de l’hémorragie digestive Grossesse : les -bloquants peuvent être pres-
par rupture de varices œsophagiennes (non crits si besoin. Pas d’effet tératogène connu.
cardiosélectifs : propranolol et nadolol). Surveiller le nouveau-né les 5 premiers jours
– Algodystrophies, trac (propranolol). (glycémie, fréquence cardiaque, état respira-
toire).
CONTRE-INDICATIONS Allaitement : passage dans le lait maternel. A`
éviter sauf le propranolol (passage très faible).
Asthme et bronchopneumopathies chroniques Esmolol : utiliser sous surveillance tensionnelle
obstructives (BPCO) sévères. et ECG.
Insuffisance cardiaque décompensée, choc car-
diogénique.
Angor de Prinzmetal pur.
28 Cardiologie BEˆ TABLOQUANTS
BEˆ TABLOQUANTS – PHARMACOLOGIE (3)
EFFETS INDÉSIRABLES – inhibiteurs calciques à tropisme cardiaque
(diltiazem, vérapamil) en cas d’altération de la
Fréquents : asthénie, refroidissement des extré- fonction ventriculaire gauche pour esmolol.
mités, bradycardie modérée asymptomatique, Associations nécessitant des précautions
troubles digestifs, impuissance dose-dépen- d’emploi :
dante. – anesthésiques volatils halogénés ;
Rares mais imposant l’arrêt du traitement : bra- – inhibiteurs calciques : diltiazem, vérapa-
dycardie sévère symptomatique, chute tension- mil ; risque de bradycardie excessive. Avec les
nelle, ralentissement de la conduction auriculo- dihydropyridines, le risque est l’addition des
ventriculaire ou aggravation d’un bloc auriculo- effets inotropes négatifs des produits ;
ventriculaire existant, insuffisance cardiaque, – antiarythmique de classe Ia : surveillance
crise d’asthme, hypoglycémie, syndrome de clinique et ECG nécessaire ;
Raynaud, aggravation d’une claudication inter- – baclofène (LIORÉSAL) : surveillance de la
mittente existente, éruptions cutanées parfois pression artérielle ;
psoriasiformes. – insuline et sulfamides hypoglycémiants :
Divers : cauchemars (1 %), sécheresse lacry- masquage des symptômes de l’hypoglycémie
male, aggravation du pronostic des chocs ana- surtout au début de l’association ; prévenir le
phylactiques, apparition d’anticorps antinu- malade et renforcer la surveillance glycé-
cléaires mais exceptionnellement accom- mique ;
pagnés d’un syndrome lupique cédant à l’arrêt – lidocaïne (XYLOCARD, XYLOCAI¨NE) : décrit
du traitement, pneumopathies immunoaller- pour le propranolol, métoprolol et nadolol ;
giques exceptionnelles. – produits de contraste iodés : réduction sous
bêtabloquants des réactions cardiovasculaires
INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES de compensation en cas de choc allergique aux
produits iodés ;
Association contre-indiquée : floctafénine – AINS, antidépresseurs tricycliques, neuro-
(IDARAC). leptiques, corticoïdes, méfloquine (LARIAM) ;
Associations déconseillées : – cimétidine et inducteurs enzymatiques : à
– amiodarone (CORDARONE) ; utiliser prudemment avec les -bloquants lipo-
– naftidrofuryl injectable (PRAXILÈNE) ; solubles.
ANTIAGRÉGANTS PLAQUETTAIRES Cardiologie 29
ANTIAGRÉGANTS PLAQUETTAIRES (1)
Acide acétylsalicylique 20 sach. N. 100 mg 1,44 65 % 0,07
20 sach. E. 250 mg 1,52 65 % 0,08
ASPÉGIC
30 sach. 75 mg 2,18 65 % 0,07
Voir posologie quotidienne recommandée 30 sach. 160 mg 2,18 65 % 0,07
dans « INDICATIONS » 30 sach. 300 mg 2,18 65 % 0,07
20 fl. 500 mg/5 mL HOP
KARDÉGIC 65 %
30 cp. 100 mg 1,86
Voir posologie quotidienne recommandée 50 cp. 100 mg HOP
dans « INDICATIONS »
Phase aiguë des syndromes coronaires
aigus : 1 inj. unique de 250 ou 500 mg
en IVD le plus rapidement possible, en
dose de charge
ASPIRINE PROTECT
A. > 16 ans et sujet âgé : 100 à 300 mg/j
de préférence avant le repas Voir
posologie quotidienne recommandée
dans « INDICATIONS »
Clopidogrel 30 cp. 75 mg 24,46 I 65 % 0,82
50 cp. 75 mg HOP I
PLAVIX 30 cp. 300 mg HOP I
Initiation : dose de charge de 1 cp. à 300
mg dans le cadre d’un évènement aigu
comme un infarctus du myocarde
Entretien : 1 cp./j à 75 mg
Ticlopidine 30 cp. 250 mg 25,24 I 65 % 0,84
TICLID
1 cp. x 2/j pendant les repas
Acide acétysalicylique + clopidogrel 30 cp. 75 mg/75 mg 19,87 I 65 % 0,66
DUOPLAVIN
1 cp./j
30 Cardiologie ANTIAGRÉGANTS PLAQUETTAIRES
ANTIAGRÉGANTS PLAQUETTAIRES (2)
Flurbiprofène 30 cp. 50 mg 2,83 II 65 % 0,09
CEBUTID
1 cp. x 2/j pendant les repas
Dipyridamole 30 cp. 75 mg II NR
10 amp. 2 mL = 10 mg HOP I
PERSANTINE
60 cp. séc. 150 mg II NR
300 mg/j en moyenne à répartir dans la
journée
Explorations fonctionnelles
cardiovasculaires : 0,5 mg/kg en perf. IV
CLERIDIUM
300 mg/j en moyenne à répartir dans la
journée
Acide acétylsalicylique + dipyridamole 60 gél. 200 mg/ 25 mg 13,74 II 65 % 0,23
ASASANTINE LP
1 gél. x 2/j
ANTIAGRÉGANTS PLAQUETTAIRES Cardiologie 31
ANTIAGRÉGANTS PLAQUETTAIRES (3) – PHARMACOLOGIE (1)
PROPRIÉTÉS bénéficiant d’une angioplastie coronaire avec
– Aspirine : inhibition irréversible de la cyclo- pose de stent,éligibles à un traitement throm-
oxygénase plaquettaire entraînant une bolytique ;
absence de synthèse de thromboxane A2, acti- – dans la prévention des événements athé-
vateur plaquettaire et vasoconstricteur. rothrombotiques et thromboemboliques chez
– Ticlopidine et clopidogrel : inhibition irréver- les patients adultes souffrant de fibrillation
sible de l’agrégation plaquettaire induite par auriculaire, qui présentent au moins un facteur
l’ADP qui est un activateur plaquettaire. de risque d’événements vasculaires, qui ne
– Flurbiprofène : inhibition réversible (24 h) peuvent être traités par un antivitamine K et
de la cyclo-oxygénase plaquettaire entraînant qui présentent un faible risque de saignements.
un défaut de synthèse de thromboxane A2. Ticlopidine
– Dipyridamole : inhibition de la phosphodies- – Prévention des complications thrombotiques
térase plaquettaire entraînant une augmenta- artérielles après un premier accident vasculaire
tion du taux d’AMPc intraplaquettaire. cérébral lié à l’athérosclérose.
– Prévention des accidents ischémiques
INDICATIONS majeurs (ex : coronariens) chez les patients
souffrant d’une artérite des membres infé-
Aspirine rieurs.
– Traitement de l’IDM à la phase aiguë, throm- – Contre-indication vraie à l’aspirine.
bolysé ou non (160 à 325 mg/j). – Thromboembolies récurrentes sous aspirine.
– Prévention secondaire post-IDM (160 à Flurbiprofène
325 mg/j). Prévention secondaire après IDM et après
– Angor stable et angor instable (160 à désobstruction coronaire au cas où l’aspirine
325 mg/j). est temporairement contre-indiquée (ex : chi-
– Prévention des occlusions coronaires après rurgie programmée).
pontage (325 mg/j ou plus), angioplasties ou Dipyridamole
stents (160 à 325 mg/j). Prévention des accidents thromboemboliques
– Prévention des récidives d’accident isché- systémiques sur valves cardiaques ou après pon-
mique cérébral (75 à 1 300 mg/j). tage en association avec les antivitamines K ou
– Prothèse valvulaire mécanique en associa- l’aspirine.
tion avec un traitement par AVK (100 mg/j).
– Fibrillation auriculaire (325 mg/j). CONTRE-INDICATIONS
– Chirurgie carotidienne (80 à 650 mg/j).
Clopidogrel Générales
Indiqué dans la prévention des événements Ulcère gastroduodénal évolutif.
athérothrombotiques (liés à l’athérothrombose) Maladies hémorragiques, risque hémorragique.
chez les patients adultes souffrant d’un infarc- Allergie connue à la molécule.
tus du myocarde (datant de quelques jours à Particulières
moins de 35 jours), d’un accident vasculaire Ticlopidine : antécédents hématologiques.
cérébral ischémique (datant de plus de 7 jours Flurbiprofène : insuffisance hépatocellulaire
et de moins de 6 mois) ou d’une artériopathie sévère, insuffisance rénale sévère.
oblitérante des membres inférieurs établie. Dipyridamole : à la phase aiguë d’un IDM.
En association à l’aspirine : Grossesse : aspirine contre-indiquée au 3e tri-
– dans la prévention des événements athé- mestre, ticlopidine et dipyridamole contre-
rothrombotiques chez les patients adultes souf- indiqués pendant toute la grossesse, flurbipro-
frant d’un syndrome coronaire aigu (angor ins- fène contre-indiqué aux 1er et 3e trimestres.
table, infarctus du myocarde) avec ou sans sus- Allaitement : contre-indiqué.
décalage du segment ST y compris les patients
32 Cardiologie ANTIAGRÉGANTS PLAQUETTAIRES
ANTIAGRÉGANTS PLAQUETTAIRES (4) – PHARMACOLOGIE (2)
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI L’utilisation de plusieurs antiagrégants pla-
quettaires majore le risque de saignement, de
Aspirine : à utiliser avec précaution en cas même que leur association à l’héparine ou
d’antécédents d’hémorragie digestive. A` arrêter analogues de l’héparine (hirudines), aux anti-
8 j avant une chirurgie lourde programmée et coagulants oraux et aux thrombolytiques, et
à remplacer par le flurbiprofène jusqu’à la doit être prise en compte en maintenant une
veille de la chirurgie. surveillance régulière, clinique et biologique.
Ticlopidine : surveillance hématologique (NFS • Aspirine :
+ plaquettes avant traitement puis tous les 15 j – Associations contre-indiquées
pendant les 3 premiers mois puis 15 j après Méthotrexate utilisé à des doses supérieures à
l’arrêt). Arrêter 8 j avant une chirurgie lourde 15 mg/sem.
programmée. – Associations déconseillées
Clopidogrel : pas de surveillance hématolo- Anticoagulants oraux.
gique.
Flurbiprofène : utiliser avec précaution si anté- Uricosuriques (benzbromarone, probénécide).
cédents d’hémorragie digestive ou d’ulcère. – Associations faisant l’objet de précautions
Dipyridamole : augmentation progressive de la d’emploi
posologie. Glucocorticoïdes (voie générale), sauf hydro-
cortisone employée comme traitement substi-
EFFETS INDÉSIRABLES tutif dans la maladie d’Addison.
Aspirine : cf. Aspirine (rhumatologie). Méthotrexate utilisé à des doses inférieures à
Ticlopidine : troubles hématologiques graves 15 mg/sem.
mais exceptionnels (neutropénie, pancytopé- – Associations à prendre en compte
nie, aplasie médullaire, thrombopénie). Acci- Héparines aux doses curatives et préventives.
dents hémorragiques, diarrhées, nausées, érup-
tions cutanées, hépatite, ictère cholestatique. Topiques gastro-intestinaux (sels, oxydes et
Clopidogrel : a l’avantage de ne pas donner les hydroxydes de magnésium, d’aluminium et de
effets indésirables hématologiques de la ticlo- calcium).
pidine. • Flurbiprofène : cf. AINS (rhumatologie).
Flurbiprofène : cf. AINS (rhumatologie). • Clopidogrel
Dipyridamole : céphalées, bouffées de chaleur, – Anticoagulants oraux : l’administration
hypotension, nausées, vomissements, diar- simultanée n’est pas recommandée.
rhées, éruptions cutanées. Possibilité de crises – Interactions avec d’autres médicaments
d’angor avec la forme IV. Le clopidogrel étant transformé par le
CYP2C19, l’association de médicaments inhi-
INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES bant le CYP2C19 doit être déconseillée : omé-
prazole et ésoméprazole, fluvoxamine,
Interactions communes à tous les antiagré- fluoxétine, moclobémide, voriconazole, fluco-
gants plaquettaires : substances ayant des nazole, ticlopidine, ciprofloxacine, cimétidine,
propriétés antiagrégantes plaquettaires : aspi- carbamazépine, oxcarbazépine.
rine et AINS, ticlopidine et clopidogrel, tirofi-
ban, eptifibatide et abciximab, iloprost.
ANTIAGRÉGANTS PLAQUETTAIRES Cardiologie 33
ANTIAGRÉGANTS PLAQUETTAIRES (5)
Prasugrel 30 cp. 10 mg 49,30 I 65 % 1,64
90 cp. 10 mg HOP I
EFIENT
Posologie initiale : 60 mg en 1 prise
unique
Posologie d’entretien : 5 à 10 mg/j
Ticagrélor 60 cp. 90 mg 74,32 I 65 % 1,24
100 cp. 90 mg HOP
BRILIQUE
Posologie initiale : 180 mg en 1 prise
unique
Posologie d’entretien : 90 mg x 2/j
PROPRIÉTÉS avec prudence chez les patients ayant subi une
intervention chirurgicale, un traumatisme, un
Prasugrel : inhibiteur de l’activation et de ulcère ou une hémorragie digestives récents.
l’agrégation plaquettaires par l’intermédiaire
de la liaison irréversible de son métabolite actif En cas d’intervention chirurgicale programmée,
aux récepteurs à l’ADP de type P2Y12 sur les le traitement doit être interrompu au moins 7 j
plaquettes. avant l’intervention.
Ticagrélor : antagoniste sélectif du P2Y12,
récepteur plaquettaire de l’adénosine diphos- EFFETS INDÉSIRABLES
phate (ADP) qui empêche l’activation et l’agré-
gation plaquettaires déclenchées par l’ADP. Épistaxis, hématome, hémorragie gastro-intes-
tinale.
INDICATIONS Prasugrel : éruption cutanée, anémie et
troubles gastro-intestinaux.
En association avec l’acide acétylsalicylique : Ticagrélor : dyspnée.
prévention des événements athéro-thrombo-
tiques chez les patients adultes ayant un syn- INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
drome coronaire aigu (angor instable, infarctus
du myocarde avec ou sans sus-décalage du Prasugrel : pas d’interaction médicamenteuse
segment ST), incluant les patients traités médi- significative recensée. Par le manque d’étude
calement et ceux traités par une intervention avec la warfarine et les AINS, il doit être utilisé
coronaire percutanée primaire ou retardée ou avec prudence en cas d’association.
un pontage aorto-coronaire. Le ticagrélor est essentiellement un substrat du
cytochrome CYP3A4 et un inhibiteur faible du
CONTRE-INDICATIONS CYP3A4. C’est aussi un substrat et un inhibiteur
faible de la P-gp. Il peut ainsi augmenter l’expo-
– Hypersensibilité à la substance active ou à sition aux substrats de la P-gp. Il est contre-
l’un des excipients. iniqué en association avec les inhibiteurs puis-
– Saignement pathologique avéré. sants du CYP3A4 tels que les antifongiques
– Antécédent d’hémorragie intracrânienne, azolés, la clarithromycine, le ritonavir et l’ata-
d’accident vasculaire cérébral ou d’accident zanavir. Son utilisation avec les inducteurs
ischémique transitoire. puissants du CYP3A4 est déconseillée en rai-
– Insuffisance hépatique (modérée à son du risque de diminution de son efficacité.
sévère pour ticagrélor et sévère – classe C de Il peut être utilisé avec prudence en association
Child-Pugh pour prasugrel). avec les autres antiagrégants plaquettaires ou
les anticoagulants. En raison de ses propriétés
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI inhibitrices du CYP3A4 et de la P-gp, le ticagré-
lor peut modifier les concentrations plasma-
Une surveillance cardiologique, rénale et respi- tiques de leurs substrats tels que les statines
ratoire est recommandée pour le ticagrélor en par exemple.
particulier chez les patients à risque.
En raison du risque de saignement, à utiliser
34 Cardiologie SYNDROME CORONAIRE AIGU SANS ÉLÉVATION DU SEGMENT ST
SYNDROME CORONAIRE AIGU
SANS ÉLÉVATION DU SEGMENT ST (1)
Devant une douleur thoracique aiguë • LOVENOX : 2 inj. SC de 100 UI/kg cha-
prolongée > 20 min, on distingue 3 pré- cune, toutes les 12 h. Trois HBPM ont
sentations d’un syndrome coronaire aigu
(SCA) : l’AMM dans l’insuffisance coronaire aiguë
• sur l’ECG, il existe une élévation persis- (LOVENOX, FRAGMINE, FRAXIPARINE).
tente du segment ST (> 20 min) : c’est l’in-
farctus du myocarde avec élévation du OU
segment ST (IDM ST+) ; • Prescription d’héparine standard non
• sur l’ECG, il n’y a pas d’anomalie du seg- fractionnée si les HBPM ou le fondaparinux
ment ST ni de l’onde T mais la troponine
augmente : c’est l’infarctus du myocarde ne sont pas disponibles. Bolus de 60-70 UI/
sans élévation du segment ST (IDM ST-) ;
• sur l’ECG, il n’y a pas de modification kg puis perfusion de 12-15 UI/kg/h pour
franche et la troponine reste normale :
c’est l’angor instable (AI). avoir un TCA entre 1,5 et 2,5 fois le témoin.
Ce chapitre concerne l’angor instable (AI) OU
et l’IDM ST-. • Bivalirudine : ANGIOX bolus initial IV 0,1
Risques mg/kg puis perfusion de 0,25 mg/kg/h
• Infarctus du myocarde avec élévation du pendant 72 h en cas de traitement conser-
segment ST.
• Défaillance cardiaque vateur médical. La posologie est à aug-
• Mort subite par troubles du rythme.
menter à 1,75 mg/kg/h en cas d’interven-
Conduite thérapeutique [1]
tion percutanée puis est à ramener à 0,25
• Hospitalisation en urgence en unité de
soins intensifs cardiologiques après trans- mg/kg/h pendant 4 à 12 h si besoin. Cet
port médicalisé type Samu. inhibiteur direct de la thrombine a
• Repos au lit strict 48-72 h. Scope car-
diaque et tensionnel. montré son intérêt en cas d’intervention
• Voie veineuse périphérique G5 ou G2,5 :
500 mL + 2 g KCl + 3 g MgSO4 /24 h. percutanée faite en urgence ou très préco-
Traitement antithrombotique systématique cement.
Il repose à la fois sur une anticoagulation ᭤ Antiagrégation plaquettaire
efficace et sur une antiagrégation plaquet- • Aspirine : dose de charge initiale de 150
taire.
᭤ Anticoagulation efficace à 300 mg/j puis 75 à 100 mg/j au long
• Fondaparinux : ARIXTRA 2,5 mg 1 inj. SC/j.
Cet inhibiteur sélectif du facteur X activé cours.
a l’AMM avec un profil efficacité/tolérance • Clopidogrel (PLAVIX 75 mg) : dose de
actuellement le plus favorable.
OU charge initiale unique de 300 mg puis
75 mg/j en association avec l’aspirine pen-
dant 12 mois (bénéfice maximal à 3 mois).
• Prasugrel (EFIENT) 10 mg : dose de charge
initiale unique de 60 mg puis 10 mg/j en
association avec l’aspirine pendant
12 mois maximum (à arrêter en cas d’indi-
cation clinique : cf. Précautions d’emploi).
• Ticagrélor (BRILIQUE) 90 mg : dose de
charge initiale unique de 180 mg puis
90 mg x 2 /j en association avec l’aspirine
pendant 12 mois maximum (à arrêter en
cas d’indication clinique : cf. Précautions
d’emploi).
INHIBITEUR DIRECT DU FACTEUR XA (MALADIE CORONAIRE) Cardiologie 35
INHIBITEUR DIRECT DU FACTEUR XA (MALADIE CORONAIRE)
Fondaparinux sodique 2 ser. 2,5 mg/0,5 mL 11,22 I 65 % 5,61
7 ser. 2,5 mg/0,5 mL 38,64 I 65 % 5,52
ARIXTRA 10 ser. 2,5 mg/0,5 mL HOP I
Traitement syndrome coronarien aigu
avec ou sans décalage du segment ST :
2,5 mg en 1 inj. SC/j pendant 7 à 8 j
maximum
Les autres indications de ce médicament sont proposées dans le chapitre Inhibiteurs directs du
facteur Xa (maladie veineuse).
PROPRIÉTÉS Déconseillé chez les moins de 17 ans et pen-
Pentasaccharide inhibiteur synthétique et dant la grossesse et l’allaitement.
sélectif du facteur X activé (Xa) ; en se liant à
l’antithrombine III (ATIII), il potentialise l’inhibi- PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
tion naturelle du facteur Xa par l’ATIII, ce qui Insuffisance rénale : contre-indiqué si clairance
interrompt la cascade de la coagulation. de la créatinine < 20 mL/min. Adaptation de la
dose à 1,5 mg/j si clairance entre 20 et
INDICATIONS 30 mL/min.
A` la dose de 2,5 mg/j, ce médicament est
indiqué dans le traitement du syndrome coro- EFFETS INDÉSIRABLES
naire aigu : Anémie.
– angor instable ou infarctus du myocarde Épistaxis, hémoptysie, hématurie, saignement
sans sus décalage du segment ST chez les intracrânien.
adultes pour lesquels une prise en charge par Purpura, troubles de la coagulation.
une stratégie invasive (intervention coronaire Céphalée, confusion, anxiété, vertige.
percutanée) en urgence (< 120 min) n’est pas Dyspnée, toux.
indiquée ; Nausées, vomissements, gastrite, élévation des
– infarctus du myocarde avec sus-décalage du transaminases.
segment ST chez les adultes soit pris en charge Rash, prurit.
par un traitement thrombolytique soit ne rele-
vant initialement d’aucune technique de reper- INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
fusion. Précaution si association avec des médica-
ments susceptibles d’augmenter le risque
CONTRE-INDICATIONS hémorragique (fibrinolytiques, anti-GPIIbIIIa,
Hypersensibilité au fondaparinux. HNF, HBPM, AINS, antiagrégants plaquet-
Saignement actif. taires).
Endocardite bactérienne aiguë. Relais avec un autre anticoagulant :
Insuffisance rénale sévère (clairance de la créa- – avec HNF ou HBPM : 1re injection 24 h
tinine < 20 mL/min). après l’arrêt du fondaparinux ;
– avec AVK : poursuivre le fondaparinux jus-
qu’à obtention de l’INR cible.
36 Cardiologie SYNDROME CORONAIRE AIGU SANS ÉLÉVATION DU SEGMENT ST
SYNDROME CORONAIRE AIGU
SANS ÉLÉVATION DU SEGMENT ST (2)
Traitement anti-ischémique Traitement préventif
Un dérivé nitré sera très souvent instauré • Un inhibiteur de l’enzyme de conver-
en perfusion continue IV à la seringue sion ou un antagoniste des récepteurs de
électrique. l’angiotensine II :
– peut être prescrit en prévention secon-
• RISORDAN amp. à 10 mg/10 mL : débuter daire ;
à 1 mg/h et augmenter par paliers pro- – est particulièrement indiqué en cas de
gressifs de 1 mg toutes les heures en cas dysfonction ventriculaire gauche.
de persistance des phénomènes d’instabi- TRIATEC 5 mg : 1 cp./j en surveillant la
lité. Posologie optimale de 2 à 5 mg/h. pression artérielle.
En cas d’intolérance aux IEC : MICARDIS
La prescription de dérivés nitrés en IV 40 mg : 1 cp./j en surveillant la pression
implique une surveillance rapprochée de artérielle.
la fréquence cardiaque (< 120/min) et de • Lutte contre les facteurs de risque car-
la pression artérielle systolique diovasculaires :
(> 100 mmHg). – arrêt du tabagisme ;
– traitement d’une hypercholestérolémie
• Le relais par un dérivé nitré d’action par une statine ;
prolongée ou apparenté en cp. sera entre- – normalisation de la pression artérielle,
pris après 24-48 h de traitement IV : COR- équilibration d’un diabète ;
VASAL 4 mg : 1 cp. x 3/j. – éducation du patient dans un second
temps pour favoriser une réduction pon-
Il est d’usage d’initier rapidement un trai- dérale et une activité physique régulière et
tement -bloquant en particulier en cas adaptée.
de tachycardie ou d’HTA.
Ce -bloquant est contre-indiqué en cas Correction d’un éventuel facteur aggravant
de signes aigus d’insuffisance cardiaque.
Il sera à maintenir à la sortie du patient, en • Insuffisance cardiaque, troubles du
particulier en cas de fonction ventriculaire rythme, anémie.
gauche abaissée. • Arrêt de tout médicament vasospas-
tique.
• La posologie instaurée doit permettre
une fréquence cardiaque de repos à 50- Prescription d’un inhibiteur de la pompe à
60/min : protons
– TÉNORMINE 100 mg : 1/2 cp. x 2/j ;
– SELOKEN 100 mg : 1/2 cp. x 3/j ; • Dans le cadre de la bithérapie antiagré-
• Un inhibiteur calcique dihydropyridine gante plaquettaire.
peut être prescrit en cas de symptômes • L’oméprazole et l’ésoméprazole pourraient
persistants sous bêtabloquant + dérivé diminuer l’efficacité du clopidogrel en inhi-
nitré : AMLOR 5 : 1 cp. le matin. bant le CYP2C19. Préférer un autre inhibi-
• Un inhibteur calcique non dihydropyri- teur de la pompe à protons.
dine peut être prescrit en cas de contre- • En cas de risque d’hémorragie gastro-
indication à un bêtabloquant : BI-TILDIEM intestinale.
90 : 1 cp. matin et soir.
INHIBITEUR DIRECT DE LA THROMBINE (ANTI-IIA) (MALADIE CORONAIRE) Cardiologie 37
INHIBITEUR DIRECT DE LA THROMBINE (ANTI-IIA)
(MALADIE CORONAIRE)
Bivalirudine 10 fl. à usage unique HOP I
250 mg
ANGIOX
Anticoagulant utilisé pendant une
coronarographie :
bolus IV de 0,75 mg/kg puis perfusion IV
de 1,75 mg/kg pendant la durée de
l’examen et jusqu’à 4 h après si besoin
PROPRIÉTÉS Endocardite bactérienne aiguë.
Inhibiteur direct et spécifique de la thrombine HTA sévère non contrôlée.
qui joue un rôle majeur dans la formation du Insuffisance rénale sévère (clairance de la créa-
thrombus. tinine < 20 mL/min), dialyse.
Déconseillé pendant la grossesse et l’allai-
INDICATIONS tement.
Ce médicament est indiqué :
– en tant qu’anticoagulant chez les patients EFFETS INDÉSIRABLES
subissant une intervention coronaire percuta- Anémie, hémorragie.
née notamment chez les patients atteints d’un Hypotension artérielle, tachycardie ventricu-
infarctus du myocarde avec sus-décalage du laire.
segment ST ; Dyspnée.
– pour le traitement des patients atteints d’un Rash cutané, urticaire.
angor instable/infarctus du myocarde sans sus- Choc anaphylactique.
décalage du segment ST devant bénéficier
d’une intervention urgente ou précoce. Ce INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
médicament doit être administré avec de l’as- Augmentation du risque de saignement si
pirine et du clopidogrel. association à d’autres anticoagulants (HNF,
warfarine, thrombolytiques, antiagrégants
CONTRE-INDICATIONS plaquettaires).
Hypersensibilité à labivalirudine.
Trouble de la coagulation.
38 Cardiologie SYNDROME CORONAIRE AIGU SANS ÉLÉVATION DU SEGMENT ST
SYNDROME CORONAIRE AIGU
SANS ÉLÉVATION DU SEGMENT ST (3)
Surveillance mie ventriculaire menaçante, instabilité
hémodynamique). Les anti-GPIIbIIIa peu-
• Clinique : douleur, hémodynamique.
• ECG : pluriquotidien les 3 premiers jours vent être utiles.
et en cas de nouvelle douleur avant et • La coronarographie est recommandée
après dérivé nitré sublingual. de façon précoce (dans les premières
• Biologique : enzymes cardiaques (tropo- 24 h) chez les patients ayant une élévation
nine, CPK, CPKMB) x 2/j les 3 premiers j.
NFS, plaquettes. importante de la troponine et/ou des
Place du traitement invasif dans l’angor modifications du segment ST et de l’onde
instable/IDM ST-
T sur l’ECG (symptomatiques ou non).
• Il dépend étroitement de l’évaluation cli- • La coronarographie sera faite dans les
nique, de la réponse au traitement médi- 3 j chez des patients avec un risque aigu
cal, de l’ECG, de la troponine, de l’échogra-
phie cardiaque et du risque de plus faible et sans symptôme récurrent.
complications. • La revascularisation coronaire se fera
• Les critères estimés à haut risque sont
essentiellement une élévation importante soit par angioplastie coronaire percutanée
de la troponine, des modifications du seg-
ment ST et de l’onde T sur l’ECG (sympto- soit par pontage aorto-coronaire, en fonc-
matiques ou non), un diabète, une insuffi-
sance rénale, une FEVG abaissée et des tion des symptômes, du terrain, de la fonc-
antécédents coronariens.
• La coronarographie est recommandée tion VG et des lésions coronaires (cf. Tech-
en urgence (dans les 2 premières h) chez
les patients à très haut risque (angor niques de revascularisation myocardique).
réfractaire, insuffisance cardiaque, aryth- • Un traitement conservateur médical
sans traitement invasif est indiqué chez
les patients à faible risque qui relèvent de
l’ensemble des critères suivants : pas de
récidive angineuse, pas de signe d’insuffi-
sance cardiaque, pas d’anomalies ECG à
l’admission et 6-9 h après, pas d’augmen-
tation de la troponine à l’admission et 6-9 h
après, et pas d’ischémie sur un test d’effort
réalisé en fin d’hopitalisation.
CONSENSUS
[1] Guidelines for the management of acute coronary syndromes in patients presenting
without persistent ST-segment elevation, ESC, 2011.
INHIBITEURS DES RÉCEPTEURS GPIIBIIIA PLAQUETTAIRES Cardiologie 39
INHIBITEURS DES RÉCEPTEURS GPIIBIIIa PLAQUETTAIRES (1)
Abciximab 1 fl. 5 mL 2 mg/mL HOP I
RÉOPRO
Voie IV en cure unique : 0,25 mg/kg en
bolus IV 10 min avant l’angioplastie, suivi
d’une perfusion IV continue de
10 mg/min pendant 12 h
– Bolus d’héparine avant angioplastie :
50 à 70 UI/kg sans dépasser 7 000 UI
– Administration d’héparine en cours
d’angioplastie : bolus répétés de 20 UI/kg
puis perfusion de 7 UI/kg/h pour atteindre
puis maintenir un ratio TCA entre 1,5 et 2
– Perfusion d’héparine après
angioplastie : au mieux arrêt de
l’héparine après l’angioplastie et retrait du
désilet dans les 6 h, sinon perfusion de
7 UI/kg/h
Eptifibatide 1 fl. 10 mL pour inj. HOP I
2 mg/mL HOP I
INTÉGRILIN
1 fl. 100 mL pour perf.
180 mg/kg en bolus IV suivi d’une perf. 0,75 mg/mL
continue de 2 mg/kg/min pendant 72 h
max sans intervention coronarienne
percutanée et 96 h max si intervention
coronarienne percutanée
Tirofiban 1 fl. 50 mL (250 μg/mL) HOP I
AGRASTAT
Débuter une perf. IV de 0,4 μg/kg/min
pendant 30 min, puis vitesse d’entretien à
0,1 μg/kg/min
Administration simultanée d’héparine
non fractionnée : bolus IV de 5 000 UI
au début du traitement puis 1 000 UI/h
pour avoir un ratio TCA à 2
Durée min du traitement : 48 h, durée
max : 108 h
40 Cardiologie INHIBITEURS DES RÉCEPTEURS GPIIBIIIA PLAQUETTAIRES
INHIBITEURS DES RÉCEPTEURS GPIIBIIIa PLAQUETTAIRES (2) –
PHARMACOLOGIE (1)
PROPRIÉTÉS cularite, rétinopathie florissante, insuffisance
hépatique ou rénale sévère.
RÉOPRO est un fragment d’anticorps monoclo- Grossesse, allaitement : aucune étude.
nal dirigé contre les récepteurs GPIIbIIIa pla-
quettaires responsables de l’agrégation pla- PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
quettaire. INTÉGRILIN est un peptide cyclique
synthétique mimant le fibrinogène (ligand de Accroissement du risque hémorragique néces-
GPIIbIIIa). AGRASAT est un antagoniste non sitant une administration en milieu spécialisé
peptidique du récepteur GPIIbIIIa et empêche la (soins intensifs).
liaison du fibrinogène au récepteur. Ces médi- • Administration simultanée d’héparine et
caments vont donc inhiber l’agrégation pla- d’aspirine :
quettaire en empêchant la liaison des récep- – aspirine : 300 mg/j per os ;
teurs GPIIbIIIa à leurs ligands (fibrinogène, – héparine : la posologie doit être adaptée au
facteur Willebrand). poids du patient et au TCA.
La posologie retenue permet : • Prévention du risque hémorragique :
– un blocage prolongé et important de plus de – surveillance stricte du point de ponction de
80 % des récepteurs GPIIbIIIa ; l’artère fémorale où est positionné le désilet ;
– une inhibition de l’agrégation plaquettaire in surveillance régulière des pouls distaux ;
vitro en réponse à l’ADP ; – arrêt de l’héparine au moins 4 h avant le
– un temps de saignement > 30 min. retrait de désilet puis compression soigneuse
du point de ponction jusqu’à obtention d’une
INDICATIONS hémostase stable puis mise en place d’un pan-
sement compressif ;
RÉOPRO : – surveillance des sites potentiellement
– prévention des complications cardiaques hémorragiques : points de ponction, espace
ischémiques chez les patients qui font l’objet rétropéritonéal, tube digestif ;
d’une angioplastie coronaire ; – NFS, TCA, TP avant traitement ;
– angor instable réfractaire au traitement – hémoglobine, hématocrite à 12 h puis 24 h
médical classique avec geste d’angioplastie après injection du bolus.
coronaire programmé. • Surveillance régulière ECG et paramètres
INTÉGRILIN : prévention d’un IDM précoce vitaux.
après angor instable ou IDM sans onde Q de • Rétablissement de la fonction plaquettaire :
moins de 24 h. – en cas d’hémorragie non contrôlée ou de
AGRASAT : prévention d’un IDM précoce après chirurgie en urgence, il faut pratiquer un temps
angor instable ou IDM sans onde Q dont le der- de saignement (méthode d’Ivy). Si TS > 12 min,
nier épisode de douleurs thoraciques est sur- nécessité de transfusion de 10 U plaquettaires
venu au cours des 12 h précédentes et s’ac- permettant de rétablir une fonction plaquet-
compagne de modifications ECG et/ou d’une taire pratiquement normale ;
élévation des enzymes cardiaques. – en cas de thrombopénie : numération pla-
quettaire avant traitement puis 2 à 4 h après
CONTRE-INDICATIONS bolus puis 24 h après.
• Si thrombopénie vraie et vérifiée
Hypersensibilité connue au produit ou à l’un de < 100 000/mm3 : arrêt des traitements et
ses composants ou à la papaïne. dosage quotidien jusqu’au retour à la normale.
Hémorragie interne. • Si plaquettes < 60 000/mm3 : arrêt héparine
Antécédent d’accident vasculaire cérébral dans et aspirine en plus de l’arrêt du traitement.
les 2 ans précédents. • Si plaquettes < 50 000/mm3 : transfusion de
Chirurgie ou traumatisme intracrâniens ou plaquettes.
intrarachidiens dans les 2 derniers mois. • Réadministration apparemment possible avec
Chirurgie majeure < 2 mois. une même efficacité et une bonne tolérance.
Tumeur, malformation ou anévrisme artério- • Néphropathies et maladies vasculaires péri-
veineux intracrânien. phériques : bénéfice diminué.
Anomalie de la coagulation, thrombopénie
préexistante, hypertension non contrôlée, vas-
INHIBITEURS DES RÉCEPTEURS GPIIBIIIA PLAQUETTAIRES Cardiologie 41
INHIBITEURS DES RÉCEPTEURS GPIIBIIIa PLAQUETTAIRES (3) –
PHARMACOLOGIE (2)
EFFETS INDÉSIRABLES Anticorps humains antichimériques à un titre
très faible (6,5 % après 2-4 sem.) sous
Saignements, thrombopénie : cf. ci-dessus. RÉOPRO.
Réactions allergiques encore jamais observées INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
en traitement unique mais possibles, pouvant Héparine, anticoagulants oraux, thromboly-
aller jusqu’au choc anaphylactique. Prurit, rash, tiques, autres agents antiplaquettaires, dex-
œdème de Quincke. trans de faible poids moléculaire majorent le
risque de saignement.
Hypotension, troubles digestifs, bradycardie,
fièvre. AGRASAT : incompatible avec le diazépam.
Cibles plaquettes des différents antiagrégants
Plaquette
activée
Récepteur
P2Y12
Clopidogrel Récepteur
Prasugrel GPIIbIIIa
Ticagrélor
Abciximab
ADP Tx A2 Eptifibatide
Tirofiban
Aspirine Fibrinogène
COX Plaquette
activée
– L’abciximab, l’eptifibatide et le tirofiban bloquent la liaison GPIIbIIIa/fibrinogène.
– L’aspirine inhibe la synthèse de ltaictahgrroémlobroixnahnibeeAn2t (Tx A2) par la cyclo-oxygénase (COX).
– Le clopidogrel, le pasugrel et le la fixation de l’ADP à son récepteur
plaquettaire P2Y12.