Théorème Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et (un) une suite d’élé-
ments de I.
Si lim un = (fini ou infini) et si lim f (x) = L(fini ou infini), alors :
n→+∞ x→
lim f (un ) = L
n→+∞
4411
VII QCM VraiFaux
1 Application 1
Cocher la réponse exacte.
1 Soit (un) la suite définie sur N∗ par : un = n2 + 2 .
n
□ (un) est bornée □ un ≥ n ∀n ∈ N∗ □ (un) majorée par 1.
2 On donne un = n + cos n .
n +1
□ lim un = 0 □ lim un = 1 □ lim un = +∞
n→+∞ n→+∞ n→+∞
3 Soit (un) la suite définie sur N∗ par : un = n sin 1 .
n
□ lim un = 0 □ lim un = 1 □ lim un = +∞
n→+∞ n→+∞ n→+∞
2 Application 2
Répondre par vrai ou faux en justifiant la réponse.
1 Si (un) prend un nombre fini de valeurs alors (un) est convergente.
2 Soit (un) et (vn) deux suites réelles.
a. Si (un) et (vn) sont convergente alors (un + vn) est convergente.
b. Si (un + vn) sont convergente alors (un) et (vn) est convergente.
3 S√i la sui√te (un2) converge vers , alors on peut affirmer que la suite (un) converge vers
ou − .
4 Soit (un) et (vn) deux suites réelles telles que lim un = lim vn alors (un) et (vn) sont
adjacentes. n→+∞ n→+∞
5 Soit (un) une suite réelle telle que (u2n) et (u2n+1) sont convergentes alors (un) est
convergente.
4422
Exercices
01 U0 = 2, ;
Un+1 = 2 +
Soit U la suite réelle définie sur N par 3,
Un
1 Montrer que pour tout n , Un ≥ 2.
2 a. Montrer que pour tout n ∈ N , |Un+1 − 3| ≤ 1 |Un − 3| ;
2
b. Montrer que pour tout n ∈ N , |Un − 3| ≤ 1 n
2 .
c. En déduire la limite de la suite (Un).
3 Soit (Vn) la suite définie par Vn = Un − 3
Un + 1
a. Montrer que (Vn) est une suite géométrique.
b. Exprimer Vn puis Un en fonction de n.
c. Retrouver la limite de la suite U .
02 U0 = 1
Un+1 2
On considère la suite U définie sur N par : 2Un , pour tout n∈N
= 1 + Un2
1 Montrer que pour tout n ∈ N; 1 ≤ Un < 1
2
2 a. Montrer que pour tout n ∈ N : 0 < 1 − Un+1 ≤ 2 (1 − Un) .
5
b. Déduire que pour tout n ∈ N : 0 < 1 − Un ≤ 1 2 n
2
5 .
c. Montrer alors que (Un) est convergente puis déterminer sa limite.
3 On pose Sn = n Vn = Sn et Wn = √Sn ; n ∈ N∗
n n
Uk ;
k=0
a. Montrer que : pour tout n ∈ N∗ ; n − 1 1 − ( 2 )n ≤ Sn < n
3 5
b. Déterminer alors x→lim+∞Vn et x→lim+∞Wn.
4433
03 On considère les suites réelles (un) et (vn) définies par :u0 = 1; v0 = 2 et, pour tout
entier naturel n, un+1 = αun + (1 − α)vn et vn+1 = (1 − α)un + αvn où est un réel donné
1
tel que 2 < α < 1.
1 Soit (tn) la suite définie sur N par tn = vn − un .
a. Calculer t0 et t1 .
b. Montrer que,pour tout entier naturel n, tn = (2α − 1)n.
c. En déduire la limite de tn.
2 a. Montrer que, pour tout entier naturel n, un ≤ vn
b. Montrer que la suite (un) est croissante et que la suite (vn) est décrois-
sante.
c. En déduire que les suites (un) et (vn) convergent vers une même limite
.
d. Montrer que, pour tout entier naturel n, un+vn = 3 et en déduire la valeur
de la limite .
04 Dans la figure donnée, on désigne par (C ) la courbe représentative d’une fonction f
continue sur R et la droite D : y = x coupe la courbe (C ) en deux points d’abscisses
0 et 2 .
1 a. Vérifier que pour tout entier naturel non nul n, on a :1 ≤ 2n ≤2
n+1
b. Montrer que pour tout entier naturel non nul n, l’équation : f (x) = 2n ,
n+1
admet dans [0, 1]une solution unique xn.
c. Etudier la monotonie de la suite (xn) .
d. Déduire que la suite (xn) converge vers 1.
2 On considère la suite (Un) définie sur N par : U0 = 1
Un+1 2
=f (Un), n ∈ N.
a. Montrer que pour tout entier naturel n , on a : 0 ≤ Un ≤ 2.
b. Etudier la monotonie de la suite (Un).
c. En déduire que la suite (Un) est convergente
et déterminer sa limite.
4444
y
C
3
D :y=x
2
1
1 2 3x
4455
Chapitre 4 « La vie n’est bonne qu’à étudier ou à enseigner les maths »
(Blaise Pascal)
Fonctions réciproques
I Introduction
1 Activité 1
On désigne par Cf la courbe représentative de f et par (Γ ) la courbe qui est symétrique de
Cf par rapport à la droite d’équation y = x .
1 Tracer (Γ ).
2 Dresser les tableaux de variations de f et f −1.
4
Cf
3
2
→−1
j
−4 −3 −2 0 →− 1 2 3 4
i
−1 O
−1
−2
−3
−4
−5
4466
4
Cf
3
2
→−j1
−4 −3 −2 0 →− 1 2 3 4
i
−1 O
−1
−2
−3
−4
2
→− 1 Cf
j
0
−3 −2 −1 →− 1 2 3
Oi
−1
−2
4477
5
4
3
2
→−j1
−7 −6 −5 −4 −3 −2 0 →− 1 2 3 4 5 6 7
i
−1 O
−1
Cf −2
−3
−4
2 Activité 2
Soit g la fonction définie sur R par g(x) = x2 + 3.
1 a. Déterminer g ([0; +∞[) .
b. Montrer que pour tout réel y de [0; +∞[ , l’équation g(x) = y admet une unique
solution dans [0; +∞[ que l’on déterminera.
√
2 Soit h la fonction définie sur [3; +∞[ par h(x) = x − 3 .
Montrer que pour tout réel y de [0; +∞[ , l’équation h(x) = y admet une unique solution
dans [3; +∞[ .
3 Déterminer g ◦ h et h ◦ g.
Définition Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
On dit que f réalise une bijection de I sur (ou que f est une bijection de I sur)
f (I) , si pour tout y de f (I), l’équation f (x) = y admet une unique solution dans
I.
Théorème Si f est une fonction strictement monotone sur un intervalle I, alors f réalise
une bijection de I sur f (I).
4488
II Fonction réciproque
Définition Soit f une bijection d’un intervalle I sur f (I). On appelle fonction réciproque
de f et on note f −1 la fonction définie sur f (I) qui à tout y associe l’unique
solution dans I de l’équation f (x) = y.
Conséquence
Soit f une bijection d’un intervalle I sur f (I) et f −1 sa fonction réciproque.
Pour tout x de I et tout y de f (I), f (x) = y , si et seulement si, f −1(y) = x.
f −1 ◦ f (x) = x, pour tout x de I et f ◦ f −1(y) = y , pour tout y de f (I).
1 Activité 3
Dans la figure ci-contre on a représenté dans un repère orthonormé une bijection f de
[−2; +∞[ sur [−1; +∞[.
Déterminer f −1(1) , f −1(2) et f −1(5)
6
5 Cf
4
3
2
→−1
j
−3 −2 −1 0 →−i 1 2
O
−1
2 Activité 4
1 Soit la fonction f :x −→ 1 .
x
a. Montrer que f réalise une bijection de R∗+ sur R∗+ .
b. Expliciter f −1(x) pour tout réel x de R∗+ .
√
2 Soit la fonction g : x −→ 1 + x2.
a. Montrer que g réalise une bijection de R+ sur [1; +∞[ .
b. Déterminer g−1.
4499
Remarque
♣ Montrer que tout élément y de J, admet un unique antécédent x dans I par f ,c’est ré-
soudre l’équation f (x) = y d’inconnue x (on doit trouver une unique solution).
L’expression de x en fonction de y donne alors l’expression de la fonction réciproque.
♣ (Corollaire du TVI) : si f est continue et strictement monotone sur un intervalle I, alors
f est une bijection de I sur l’intervalle f (I). Par exemple :
⊛ Si f : [a, b] −→ R est continue et strictement décroissante, alors f est une bijection
de sur [f (b), f (a)].
⊛ Si f : [a, b[−→ R est continue et strictement croissante, alors f est une bijection de
sur [f (a), lim f (x)[.
x→b−
♣ Attention cette méthode donne l’existence de la fonction réciproque mais ne permet pas
d’obtenir son expression.
III Représentation graphique de f −1
Conséquence
Les courbes représentatives Cf et Cf −1 , dans un repère orthonormé du plan, sont symé-
triques par rapport à la première bissectrice ∆ : y = x du repère.
1 Activité 5
On a représenté ci-dessous, dans un repère orthonormé O, →−i , →−j les courbes C1 et C2 re-
présentatives de la fonction réciproque g−1 et la fonction dérivée g d’une fonction g définie
et dérivable sur un intervalle I .
1 Reconnaître la courbe de g−1 et celle de g .
2 Déterminer g(1) et g (1).
3 Déterminer l’ensemble de définition de la fonction g.
5500
C1 5
4
3
2
→−1
j
−3 −2 0 →−i 1 23 4 5 6 7 8
−1 O C2
−1
−2
−3
−4
IV Fonction réciproque d’une fonction strictement mo-
notone
Théorème Si f est une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I alors
sa réciproque f −1 est continue et strictement monotone sur l’intervalle f (I) et
varie dans le même sens que f .
1 Activité 6
Soit f la fonction définie sur π , π par : f (x) = sin x.
2 2
1 Montrer que f admet une fonction réciproque f −1 continue sur un intervalle J que l’on
précisera.
√√
2 Donner les valeurs de f −1 1 , f −1 − 3 , f −1 2 et f −1 (1).
2 22
V Dérivée d’une fonction réciproque
Théorème Soit f une bijection d’un intervalle ouvert I sur f (I), a un réel de I et b = f (a).
Si f est dérivable en a et si f (a) 0, alors f −1 est dérivable en b et :
f −1 (b) = f 1
(a)
5511
1 Activité 7
Dans la figure ci-dessous on a présenté dans un repère orthonormé une bijection f de [−1, 8]
sur [−3 , 5] ainsi que les tangentes aux points d’abscisses 2 , 4 et 5.
Étudier la dérivabilité de la fonction f −1 aux point d’abscisses 2 , 1 et -1 .
5
4 Cf
3
2
1
0 12345678
−2 −1
−1
−2
−3
2 Activité 8
Soit la fonction h : x −→ tan x .
1 Montrer que h réalise une bijection de π , π sur R.
2 2
2 Déterminer h−1(1) et h−1(√3).
3 Montrer que h−1 est dérivable en 1 et en √ et calculer h−1 (1) et h−1 √
3 ( 3).
Théorème Soit f une bijection d’un intervalle I de R sur J = f (I).
Si f est dérivable sur I et ne s’annule pas sur I alors la fonction réciproque de
f est dérivable sur J et on a :
f −1 (x) = 1
f (f −1(x))
3 Activité 9
Soit f la fonction définie sur [0, +∞[ par f (x) = x2 + 1 .
1 Montrer que f admet une fonction réciproque dont on précisera l’ensemble de défini-
tion J.
5522
2 Calculer f −1(1) , f −1(2) et f −1(3).
3 Donner le sens de variation de f −1 et préciser sur quel ensemble elle est dérivable.
4 Expliciter f −1(x) pour x élément de J.
5 Construire dans un repère orthonormé les courbes représentatives de Cf et Cf −1 .
√
VI Fonction x −→ n x, n ≥ 2
1 Activité 10
Soit f la fonction définie sur l’intervalle [0, +∞[ par f (x) = xn où n désigne un entier naturel
supérieur ou égal à 1.
1 Déterminer le sens de variation de f sur ]0, +∞[ .
2 En déduire que f est une bijection de ]0, +∞[ sur ]0, +∞[ .
3 Montrer que pour tout x > 0 on a f ◦ f −1(x) = x.
Remarque
♠ On a f (0) = 0. On pourra ainsi, poser f −1(0) = 0 et par la suite le domaine de définition
de sera [0, +∞[.
Pour tous réels x et y appartenant à [0, +∞[ on a f −1(x) = y ⇐⇒ x = f (y) = yn .
♠ On note y = √ C’est à dire f −1(x) = √n x.
n x.
♠ L’image d’un réel positif x par la fonction racine nème est noté √n x et se lit racine nème de x.
♠ Lorsque n = 2 et pour tout x positif √2 x = √
x
Théorème Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 1.
L(SOaanffoonnnoccttteiiooénngarfélec:mixpe−rn→otq,uxfen−f1e(s−xt1)ue=nstexdn1béiejfietncptioeiousnrudnr e[=0[,02+,,+∞f∞−[1p[(xasur) r=: f[x0−,211+(=∞x)√[=.x)√.n x.
2 Activité 11
→− →−
Le plan est muni d’un repère orthonormé O, i , j .
Soit f la fonction définie sur l’intervalle [0, +∞[ par f (x) = xn où n dpéasrig: nf e−1u(nx)e=nt√niexr naturel
supérieur à 1 et soit sa fonction réciproque f −1 définie sur [0, +∞[ .
1 Étudier la continuité et le sens de variation de f −1 .
5533
2 a. Que peut-on dire des courbes de f et de f −1 ?
√
b. En déduire que lim √ lim n x.
x→+∞ n x et x→+∞ x
3 Tracer, dans le repère O, →−i , →−j , les courbes représentatives des fonctions suivantes :
√√√
g : x −→ x , h : x −→ 3 x , k : x −→ 4 x
Propriétés Soit n un entier naturel supérieur à 1.
Soit la fonction f : x −→ xn
f −1 définie sur [0, +∞[ par f −d1é=fin√niex.sOurn [0, +∞[ et soit sa fonction réciproque
a:
♦ La fonction f −1 est continue et strictement croissante sur [0, +∞[ .
♦ Dans un repère orthonormé O, →−i , →−j du plan, les courbe de f et f −1 sont
symétriques par rapport à la première bissectrice ∆ : y = x du repère.
Propriétés Soit n un entier naturel supérieur à 1. 5 C4
C3
♥ Pour tout x ≥ 0, √ n = x.
nx 4
♥ lim √ = 0, lim √ = √n , > 0. 3
nx nx
x→0+ x→ 2 C3
lim √
lim √ n x = +∞ 1 C4
x→+∞ n x = +∞ et x→+∞ x
0
C3 : courbe de f (x) = x3 12345
C4 : courbe de g(x) = x4
√ −1
C3 : courbe de f −1(x) = 3x
C4 : courbe de g −1 (x) = √
4x
Conséquence
Soit deux entiers n et p tels que n ≥ 2 et p ≤ 2 et deux réels positifs a et b. Alors :
1 √n an 3 √n a.b = √ √n b 5 √ √
n a. na= np ap
2 √ n = a 4 n a = √√nn ba , b 0 6 √ n = √n ap
na b na
3 Activité 12
(Les questions 1 et 2 sont indépendantes)
1 Écrire plus simplement les réels √6 64, √6 2−12, √3 729, √3 26 × 33, √ 3 √
√8 16 , 2 2.
8 81
2 Soient les fonctions u, v et f définies par : u(x) = x2, √ =v◦u (u ≥ 0).
v(x) = 3 x et f
5544
a. Étudier la continuité de f sur [0, +∞[.
b. Calculer lim f (x).
x→+∞
c. Calculer les images de 0 et 1 par f .
√ √
d. Déterminer lim 3x − 32 .
x→2 x−2
√
Théorèmes Pour tout entier n ≥ 2, la fonction f : x −→ n x est continue sur [0; +∞[ et
dérivable sur ]0; +∞[. De plus :
f (x) = √n 1xn−1 , pour tout x > 0
n
5555
Chapitre 5 « La vie n’est bonne qu’à étudier ou à enseigner les maths »
(Blaise Pascal)
Étude des fonctions
I Rappel
1 Activité 1
Soit la fonction f : x −→ x3 − 3x2 + 2. Cf sa courbe représentative dans un repère orthonormé
→− →−
O; i ; j .
1 Dresser le tableau de variation de f .
2 Montrer que Cf admet un point dinflexion I que lon précisera.
3 Montrer que I est un centre de symétrie pour Cf .
4 Ecrire une équation de la tangente T à Cf au point I.
5 Tracer T et Cf .
Rappel
Soit f une fonction définie sur un ensemble D ⊂ R et soit Cf sa courbe représentative dans
→− →−
un repère orthonormé O, i , j .
♠ Le point Ω(a, b) est un centre de symétrie de Cf : si ∀x ∈ D on a :
2a − x ∈ D
f (2a − x) = 2b − f (x)
♠ La droite ∆ : x = a est un axe de symétrie pour Cf : si ∀x ∈ D on a :
2a − x ∈ D
f (2a − x) = f (x)
5566
2 Activité 2
Soit f : x −→ x2 + 4x − 1.
Montrer que la droite ∆ : x = −2 est un axe de symétrie de Cf .
II Asymptotes et branches infinis
Rappel
✓ Si lim f (x) = ±∞ ou xl→ima− f (x) = ±∞ alors la droite D : x = a est une droite
x→a+
asymptote verticale à Cf .
✓ Si lim f (x) = b ou lim f (x) = b alors la droite D : y = b est une droite
x→+∞ x→−∞
asymptote horizontale à Cf .
✓ lim [f (x) − (ax + b)] = 0 ou lim [f (x) − (ax + b)] = 0 alors la droite D : y = ax + b est une
x→+∞ x→−∞
droite asymptote oblique à Cf .
1 Activité 3
Soit f la fonction définie par f :x → x2 + 2x − 1 et Cf sa courbe représentative dans un
→− →− x+1
repère orthonormé O, i , j du plan.
1 a. Déterminer les réels a, b et c tels que f (x) = ax + b + x c 1.
+
b. En déduire les équations des asymptotes à Cf .
2 Étudier les variations de f et tracer Cf .
2 Activité 4
√
Soit f une fonction définie sur R par f (x) = x2 + x + 1. On désigne par Cf sa courbe repré-
→− →−
sentative dans un repère orthonormé O, i , j .
1 Montrer que la droite déquation D : y = −x − 1 est une droite asymptote à Cf au
2
voisinage de −∞
2 a. Déterminer lim f (x).
x→+∞
b. Calculer lim f (x) et lim (f (x) − x).
x
x→+∞ x→+∞
Interpréter le résultat graphiquement.
5577
Propriétés Soit f une fonction définie sur un intervalle de type [a, +∞[.
Si lim f (x) = +∞ ou (−∞) et lim f (x) = a (a ∈ R∗) et lim (f (x) − ax) = b
x
x→+∞ x→+∞ x→+∞
(b ∈ R∗)
alors la droite D : y = ax + b est une droite asymptote oblique à Cf au voisinage
de +∞
Le résultat est vrai pour une fonction f sur un intervalle de type ] − ∞, a] et x
tendent vers −∞.
3 Activité 5
La courbe Cf est la représentation graphique de la fonction f définie par :
f (x) =√x2 si x ≤ 0
f (x) = x si x ≥ 0
Déterminer lim f (x) et lim f (x)
x x
x→−∞ x→+∞
4 Activité 6
Soit f la fonction définie sur R par :
f (x) = 1x3 − x + 2 si x ∈] − ∞, 2[
f (x) = 3 3 si x ∈ [2, +∞]
x2
x+1
→− →−
et soit sa courbe représentative dans un repère orthonormé O, i , j du plan.
1 a. Préciser le domaine de définition de f et étudier la continuité de f en 2.
b. Étudier la dérivabilité à gauche et à droite de f en 2. La fonction f est-elle déri-
vable en 2 ?
Interpréter graphiquement le résultat obtenu.
2 a. Déterminer les réels a, b et c tels que ∀x ∈ [2, +∞[ , f (x) = ax + b + x c 1.
+
b. En déduire que Cf admet une asymptote oblique D au voisinage de +∞ et étudier
la position relative de Cf et D.
c. Préciser la branche infinie de Cf au voisinage de +∞ puis tracer Cf et D.
5588
Chapitre 6 « La vie n’est bonne qu’à étudier ou à enseigner les maths »
(Blaise Pascal)
Fonctions primitives
I Fonction primitive d’une fonction continue
1 Activité 1
Soit f et F deux fonctions définies sur ]0 , +∞[ par :
f (x) = 3x2 − 1 et F(x) = x3 − 1 + 3
x2 x
1 Vérifier que F est dérivable sur ]0 , +∞[ et montrer que pour tout x ∈]0 , +∞[ on a :
F (x) = f (x).
2 Donner autre fonction G dérivable sur ]0 , +∞[ et tel que pour tout x ∈]0 , +∞[ on a :
G (x) = f (x).
Définition Soit f et F deux fonctions définies sur un intervalle I . On dit que F est une
primitive de f sur I, si F est dérivable sur I et pour tout x ∈ I : on a :
F (x) = f (x)
2 Activité 2
Donner une primitive F de f sur lintervalle I dans chacune des cas suivantes.
1 f : x −→ x2 avec I = R. 4 f : x −→ cos x avec I = R.
2 f : x −→ x4 + 2 avec I = R.
3 f : x −→ √1 avec I =]0, +∞[. 5 f : x −→ sin(2x + π ) avec I = R.
3
2x
Théorèmes Toute fonction continue sur un intervalle I admet des primitives sur I.
5599
Théorèmes Soit f une fonction continue sur un intervalle I.
♣ Si F est une primitive de f sur I alors les primitives de f sur I sont de la
forme : G(x) = F(x) + λ .
♣ Si F et G sont deux primitives de f sur I alors la fonction F − G est une
constante.
Corollaire
Soit f une fonction continue sur un intervalle I.
Alors il existe une unique primitive F de f sur I qui prend une valeur donnée y0 en un point
donné x0 c’est-à-dire :
F(x0) = y0
3 Activité 3
Soit f : x −→ √ 1 avec x ∈] − 1, +∞[.
2x + 2
1 Montrer que f admet une primitive sur ] − 1, +∞[.
2 Déterminer la primitive g de f sur ] − 1, +∞[ qui s’annule en 1.
II Calcul des primitives :
Dans ce tableau,F désigne une primitive de la fonction f sur lintervalle I.
Fonctionf Intervalle I FonctionF
x −→ αα ∈ R) R
x −→ xnn ∈ N∗) R x −→ αxc
R∗ =] − ∞, 0[∪]0, +∞[ x −→ 1 xn+1c
n+1
]0, +∞[ 1
x −→ xnn ∈ Z−\{−1}) x −→ n + 1 xn+1c
√
x −→ √1 x −→ x + c
x
R x −→ osinx + cx −→
x −→ ocosxx −→ R
x −→ osinxx −→ x −→ ocosx + cx −→
x −→ ocos(ax + b) (a 0)x −→ R x −→ 1 osi n(ax + b) + cx −→ 1
a a
x −→ osin(ax + b)x −→ R x −→ 1 cos(ax + b) + c
a
1 1 π π
x −→ cos2 x otan2xx −→ cos2 x − 2 + kπ, 2 + kπ x −→ otanx + cx −→
x −→ 1 ocot2xx −→ 1 x ]kπ, (k + 1)π[ x −→ ocotx + cx −→
sin2 x sin2
6600
Dans ce tableau U et V désignent deux fonctions dérivables sur l’intervalle I.
Fonctionf Primitive de f
UV U +V
λU λ ∈ R) λU
U U (x) 0 ∀x ∈ I) −1
U2 V (x) 0 ∀x ∈ I) U
U V −UV U
V2 − V
U n · U n ∈ N∗) 1 U n+1
+
n 1
1
U n · U n ∈ Z\{−1}etU (x) 0 ∀x ∈ I) +√1 U n+1
U√ U x) > 0 ∀x ∈ I n
2U
U
V U)·U V ◦U
U U (x) 0 ∀x ∈ I) 1 U 1−n
Un −
1 n
1 Activité 4
Pour chacune des fonctions f suivantes, déterminer une fonction primitive F sur un inter-
valle que l’on précisera :
1 f :x → x5 − 5x2 + 2 − 3 5 f :x→ √ x √
x2 x2 − 1 cos x2 − 1
2 f :x −→ x4 − 1 6 f : x → cos(x) sin3(x)
x2 7 f :x→ √ x
3 f : x → x2 − 1 x3 − 3x + 5 1 + x3
4 f : x → cos 2x + π 8 f :x → x+1
6 (x2 + 2x + 5)2
2 Activité 5
Soit la fonction f (x) = x3 − 3x2 + 3x
(x − 1)2
1 Déterminer les réels a, b et c tels que pour tout x appartenant à l’ensemble de définition
de f on ait : c
− 1)2
f (x) = ax + b + (x
2 En déduire une fonction primitive de f sur l’intervalle ]1, +∞[ .
6611
Chapitre 7 « La vie n’est bonne qu’à étudier ou à enseigner les maths »
(Blaise Pascal)
Fonctions logarithmes
I Définition et propriété :
1 Activité 1 :
Soit la fonction f définie sur ]0, +∞[ par f (x) = 1 .
x
1 Montrer que f admet au moins une primitive sur ]0, +∞[.
2 Soit F la primitive de f qui sannule en 1. Montrer que F est strictement croissante sur
]0, +∞[, et calculer F (1).
Définition On appelle fonction logarithme népérien la primitive sur ]0, +∞[ , qui sannule
en 1 de la fonction : x −→ 1 . On note :
x
ln :]0, +∞[−→ R
x −→ ln(x)
Conséquence
ln(1) = 0.
ln (x) = 1 .
x
La fonction ln est strictement croissante sur ]0, +∞[.
Propriété Pour tout réel strictement positif a et b on a :
ln(a × b) = ln a + ln b
2 Exemple :
• ln(10) = ln(2 × 5) = ln 2 + ln 5.
• ln(4) = ln(2 × 2) = ln 2 + ln 2 = 2 ln 2.
6622
3 Activité 2
Soient x et y deux réels de ]0, +∞[. Montrer les égalités suivantes :
1 ln 1 = − ln x.
x
2 ln x = ln x − ln y.
y
3 ln x3 = 3 ln x.
Propriétés Pour tout réels x et y strictement positifs et pour tout r ∈ Q on a :
ln 1 = − ln x
x
ln x = ln x − ln y
y
ln xr = r ln x
4 Activité 3
Soit x un réel strictement positif, simplifier les expressions suivantes :
1 ln(x4) − ln(x3).
2 ln(x−3) + ln 1 √
x2 + 8 ln( x)
3 ln(3x) + ln x2 − 2 ln x.
3
II Etude de la fonction logarithme «ln x » :
1 Activité 4
1 On suppose que la fonction ln x est majorée sur ]0, +∞[ et que lim ln x = (finie)
x→+∞
a. Calculer lim 2 ln x en fonction de . Conclure.
x→+∞
b. Déterminer alors lim ln x.
x→+∞
2 Calculer lim ln 1 , en déduire lim ln(x).
x→0+ x x→0+
6633
Propriétés lim ln x = +∞
x→+∞
lim ln x = −∞
x→0+
2 Activité 5
1 Dresser le tableau de variation de la fonction ln x.
2 Vérifier que la fonction ln x est une bijection de ]0, +∞[ sur un J intervalle que lon
déterminera.
3 Quel est le signe de ln x ?
4 a. Montrer que l’équation ln x = 1 admet dans ]0, +∞[ une solution unique qu’on
notera e.
b. Vérifier que e ∈]2, 71 ; 2, 72[.
Propriétés x ∈]0, 1[⇐⇒ ln x < 0
x ∈]1, +∞[⇐⇒ ln x > 0
ln x = 0 ⇐⇒ x = 1
ln x = 1 ⇐⇒ x = e
ln x < ln y ⇐⇒ x < y
ln x = ln y ⇐⇒ x = y
3 Activité 6 3 ln(x − 2) − ln(x − 3) = 1
4 (ln x)2 − ln x2 = 0
Résoudre les équations suivantes :
1 ln x = 2
2 ln x = −1
6644
Propriétés ln x
lim = 0
Conséquence x→+∞ x
lim x ln x = 0
x→0+
lim ln x = +∞
x→+∞
lim ln x = −∞
x→0+
lim ln x = 0 ;r ∈ Q
xr ;r ∈ Q
x→+∞
lim xr ln x = 0
x→0+
4 Activité 7 3 lim l√n x 5 lim ln(x + 1)
x→+∞ x x→+∞ x
Calculer les limites suivantes : x3 ln(x + 1)
√
4 lim 6 lim
1 lim ( x − ln x) x→0+ ln x x→0+ x ln x
x→+∞
√
2 lim ( x ln x)
x→0+
5 Activité 8
Tracer dans un repère orthonormé (O,→−i ,→−j ) la courbe représentative C de la fonction ln :
x −→ ln x.
6 Activité 9
1 Déterminer ln 1 et on détermine lim ln x .
x−1
x→1
2 Déduire alors lim ln(x + 1) .
x
x→0
Propriétés ln x
x−1
lim = 1
x→1
ln(x + 1)
lim = 1
x→0 x
6655
7 Activité 10
Soient f et g les fonctions définies sur ]0, +∞[ par :
√ , f (x) = 3√ln x + x − 1
g(x) = 2x x − 3 ln x + 6 x
1 Étudier le sens de variation de g et déduire le signe de g(x).
2 Étudier les limites de f en 0+ et en +∞.
3 Déterminer le sens de variation de f .
4 Montrer que la droite D : y = x − 1 est une asymptote à la courbe Cf .
5 Étudier la position relative de D et Cf .
6 Tracer D et Cf dans un repère orthonormé O, →−i , →−j du plan.
III Fonction de type : x −→ ln(u(x)) :
1 Activité 11
√√
Soit la fonction u : x −→ x − 1 et la fonction f définie par :f (x) = ln( x − 1).
1 Déterminer D le domaine de définition de f .
2 Montrer que f est dérivable sur D et que f (x) = u (x) .
u(x)
Théorèmes Si une fonction u est dérivable sur un intervalle I et si pour tout x ∈ I, u(x) 0,
alors la fonction f : x −→ ln |u(x)| est dérivable sur I et on a :
f (x) = u (x)
u(x)
2 Activité 12
Pour chacune des cas suivantes montrer que f est dérivable sur I et calculer f (x).
1 f (x) = ln(x2 + √ avec I =]0, +∞[.
x)
2 f (x) = ln(ln x) avec I =]1, +∞[
6666
Conséquence
Soit u une fonction dérivable sur I et qui ne s’annule pas sur I, alors une primitive sur de la
fonction x −→ u (x) est la fonction x −→ ln |u(x)|.
u(x)
3 Activité 13
Déterminer une primitive de f sur I.
1 f (x) = x2 1 avec I =]0, 1[.
x3 +
2 f (x) = − tan x avec I = − π , π
2 2
IV Logarithme décimale
Définition La fonction logarithme décimale ou appelé la fonction logarithme à base 10 est
notée par «log », elle est définie sur ]0, +∞[ par : log x = ln x .
ln 10
Remarque
* Si on pose M = 1 , on obtient ∀x ∈]0, +∞[, log x = M ln x (M 0, 434)
ln 10
* ∀m ∈ Z on a : log 10m = m
1 Activité 14
1 Calculer log 10000 et log 0, 01.
2 Résoudre dans R l’équation : log(x − 1) + log(x + 3) = 2
6677
Chapitre 8 « La vie n’est bonne qu’à étudier ou à enseigner les maths »
(Blaise Pascal)
Fonction Exponentielle
I Définition et propriétés :
1 Activité 1
Soit la fonction définie sur ]0, +∞[ par f (x) = ln x.
1 Montrer que f est une bijection de ]0, +∞[ sur R.
2 Montrer que f −1 est continue sur R.
Définition On appelle fonction exponentielle la fonction réciproque de la fonction loga-
rithme népérien et on note :
exp :]0, +∞[−→ R
x −→ exp(x)
Et pour tout (x, y) ∈]0, +∞[×R on a : y = exp(x) = ex ⇐⇒ ln y = x.
2 Activité 2
1 Déterminer exp(0), exp(1) et exp(−1).
2 Soit x ∈ R et y > 0, simplifier : ln(ex) , elnx , ln(e−3) , e−ln3
3 Activité 3
Soient a et b deux réels :
1 Comparer ln ea+b et ln ea × eb . Conclure
2 Montrer que e−b = 1 et ea−b = ea .
eb eb
6688
Propriétés Pour tout réels a et b on a :
ea+b = ea × eb
e−b = 1
eb
ea−b = ea
eb
(ea)n = ena ; n ∈ Z
√n ea = e a ; n ∈ N∗
n
4 Activité 4
Résoudre dans R les équations suivantes :
1 ex = −3 4 e.e3x−1 = 1 7 ex2 = 1
9
2 ex = e 5 e2x − 3ex + 2 = 0
3 3ex = e−x 6 e2x − 5ex + 6 = 0 8 e−x2−12x−35 = 1
9 ex2 − 5x = e−6
5 Activité 5
Simplifier chacune des expressions suivantes : 4 d = eln2−ln5
5 A = (ex + e−x)2 − (ex − e−x)2
√ 6 B = e2x + e−2x − (ex − e−x)2
1 a = ln e3
√
2 b = ln e 3
3 c = e−ln3
II Etude de la fonction exponentielle :
1 Activité 6
La fonction f : x −→ ln x est une bijection de ]0, +∞[ sur R.
Montrer alors que la fonction g : x −→ ex est dérivable sur R et que :
∀x ∈ R , g (x) = g(x).
6699
Théorèmes ♣ la fonction f : x −→ ex est dérivable sur R et sa fonction dérivée est elle-
même : (ex) = ex pour tout x ∈ R.
♣ la fonction f : x −→ ex est strictement croissante sur R.
2 Activité 7
1 Tracer les courbes Cf et Cg des fonctions f : x −→ ln x et g : x −→ ex dans le même
repère.
2 En déduire lim ex , lim ex et lim ex
.
x→−∞ x→+∞ x→−∞ x
3 Déterminer lim xex
x→−∞
Retenons
lim ex = 0
x→−∞
lim ex = +∞
x→+∞
lim ex = +∞
x→+∞ x
lim xex = 0
x→−∞
lim ex − 1 = 1
x
x→0
Conséquence
lim ex = +∞ ;r ∈ Q
xr ;n ∈ N
x→+∞
lim xn.ex = 0
x→−∞
3 Activité 8 2 lim e3x − 2ex
Calculer les limites suivantes : x→+∞
1 lim (ex − x)
x→+∞
7700
3 lim 2xe−x 5 lim (e−x + 2x)
x→+∞ x→+∞
4 lim x3e−x 6 lim x e 1 −1
x
x→+∞
x→+∞
III Fonction de type : x −→ eu(x) :
1 Activité 9
Soit u une fonction dérivable sur un intervalle I.
Montrer que pour tout s ∈ I la fonction f : x −→ eu(x) est dérivable sur I et que :
f (x) = u (x)eu(x).
Théorèmes Si u une fonction dérivable sur un intervalle I, alors la fonction f : x −→ eu(x)
est dérivable sur I et :
f (x) = u (x)eu(x)
2 Activité 10
Montrer que f est dérivable sur I puis calculer f (x)
1 f (x) = ex3−x I =R
I =]0; +∞[
√
2 f (x) = e x
Conséquence
Si u une fonction dérivable sur un intervalle I, une primitive de la fonction f : x −→ u (x)eu(x)
est :
f (x) = eu(x)
3 Activité 11
Déterminer une primitive sur R de chacune des fonctions suivantes :
1 f (x) = xex2
2 g (x) = e3x + 2
ex
7711
4 Activité 12
Soit f (x) = 2e2x − ex
1 Préciser l’ensemble D de définition de f et calculer les limites de f aux bornes de D.
2 Étudier le sens de variation de f .
3 Résoudre l’équation f (x) = 0
4 Construire la courbe représentative Cf de f dans un repère orthonormé O, →−i , →−j du
plan.
5 Soit g la restriction de f à l’intervalle I = ln 1 , + ∞.
4
a. Montrer que g admet une fonction réciproque g−1 dont on précisera l’ensemble J
de définition.
b. Tracer la courbe représentative Cg−1 dans le même repère .
c. Calculer g−1(x) pour x appartenant à J.
6 Déterminer la primitive F de f sur qui s’annule en ln(0, 5).
IV Fonction de type : x −→ ax; a > 0 :
1 Activité 13
Soit a > 0 et r ∈ Q.
1 Simplifier : ln(ar) et ln er lna
2 En déduire que : ar = er lna
Définition Soit a un réel strictement positif. On appelle fonction exponentielle de base a :
la fonction x −→ ax
2 Activité 14
Étudier la fonction f (x) = ax et tracer sa courbe représentative dans un repère orthonormé
→− →−
O, i , j .
7722
Chapitre 9 « La vie n’est bonne qu’à étudier ou à enseigner les maths »
(Blaise Pascal)
Calcul intégral
I Définition et propriétés
1 Activité 1
Soit la fonction f définie sur R par f (x) = x2 − x .
1 Donner deux primitives F et G de f sur R.
2 Comparer F(3) − F(1) et G(3) − G(1) .
Définitions Soit f une fonction continue sur un intervalle I et a et b deux réels de I . On
b
appelle intégrale de f entre a et b et on note : f (x)dx le réel défini par :
a
b
f (x)dx = F(b) − F(a)
a
où F est une primitive de f sur I . On note :
b
f (x)dx = [F(x)]ba = F(b) − F(a)
a
2 Activité 2
Calculer les intégrales suivantes :
1 3 1 2x + 1 dx 5 2 x2 +x + 1 dx
0 (x2 + x + 1)2 1 x
1 (2x + 1)dx
2
2 √ 3 3
2
2 (x2 − 2x + 3)dx 4 √ x dx 6 1 dx
3x +
1 0 x2 + 1 2
7733
3 Activité 3
Soit f une fonction définie et continue sur un intervalle I .
F est une primitive de f sur I. a, b, c des réel de I. Déterminer :
a a
1 f (x)dx 3 f (x)dx =
a b
b cb
2 f (x)dx = 4 f (x)dx + f (x)dx =
a ac
Retenons
a
f (x)dx = 0
a
ab
f (x)dx = − f (x)dx (Inversion de bornes)
ba
cb b
f (x)dx + f (x)dx = f (x)dx (Relation de Chasles)
ac a
4 Activité 4
3
Calculer l’intégrale : I = |t − 2|dt .
1
5 Activité 5
Soit f et g deux fonctions continues sur un intervalle I. F et G deux primitives respectives
de f et g sur I .
Montrer que pour tous réels a et b de I on a : pour α et β on obtient :
b bb
[αf (x) + βg(x)] dx = α f (x)dx + β g(x)dx
a aa
Théorèmes Soit f et g deux fonctions continues sur un intervalle I. a et b de I on a pour
tout réel α et β
b bb
[αf (x) + βg(x)] dx = α f (x)dx + β g(x)dx
a aa
7744
6 Activité 6
Calculer l’intégrale suivant : I = π √3 − 6e3x dx.
1x
Propriétés Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle [a, b].
b
∗ Si pour tout x ∈ [a, b] on a : f (x) ≥ 0 alors f (x)dx ≥ 0.
a
bb
∗ Si pour tout x ∈ [a, b] on a : f (x) ≤ g(x) alors f (x)dx ≤ g(x)dx.
aa
7 Activité 6
1 Vérifier que pour tout x ∈ π , π on a : 1 ≥ tan x.
6 3 cos x
2 En déduire π dx √
3 ≥ ln 3.
π cos x
6
8 Activité 7
Calculer les intégrales suivantes :
2 3 2 x d x 5 e ln2 x dx
1 + 2 x
1 (1 − |x − 1|)dx x 1
0 4 e ln x d x π
1 x 2
1
6 sin 2xdx
2 e2xdx
0
0
II Intégration par parties :
1 Activité 8
Soit U et V deux fonctions définies sur R par U (x) = sin x et V (x) = 2x.
π
2
1 Calculer (U (x)V (x) + V (x)U (x)) dx.
0
π
2
2 Calculer (V (x)U (x)) dx.
0
π
2
3 En déduire (2x cos x) dx.
0
7755
Théorèmes Si U et V deux fonctions dérivables sur un intervalle [a, b] dont les dérivées
sont U et V alors :
bb
U (x).V (x)dx = [U (x).V (x)]ba − U (x).V (x)dx
aa
2 Activité 9
1 En utilisant la méthode d’intégration par parties, calculer les intégrales :
I= e 1 2
x ln xdx ; J = 2 (x + 1)e−xdx et K = x2 ln xdx
10 1
2 En intégrant par parties deux fois successives, calculer chacune des intégrales sui-
vantes : ln 2 π e2
x2exdx ; 2 t2 sin tdt ; x(ln x)2dx
00 1
III Inégalité de la moyenne, Théorème de la moyenne :
1 Activité 10
Soit f une fonction continue sur un intervalle I et a et b deux réels de I tel que a < b.
Montrer que s’il existe deux réels m et M tel que pour tout réels x ∈ [a, b] , m ≤ f (x) ≤ M
alors on a : b
m(b − a) ≤ f (x)dx ≤ M(b − a)
a
Théorèmes Soit f une fonctions continue sur un intervalle [a, b] , (a < b) . m et M sont deux
réels.
b
Si ∀x ∈ [a, b] ; m ≤ f (x) ≤ M alors m(b − a) ≤ f (x)dx ≤ M(b − a)
a
2 Activité 11
Soit f une fonction continue sur un intervalle I. Soient a et b deux réels de I tels que a < b.
On rappelle que l’image de l’intervalle fermé [a, b] par f est un intervalle fermé et on pose
[m, M] = f([a, b]).
1 Montrer que : m ≤ b 1 a b
−
f (x)dx ≤ M.
a
7766
2 En déduire qu’il existe un réel c appartenant à [a, b] tel que f (c) = b 1 a b
−
f (x)dx.
a
Théorèmes Soit f une fonctions continue sur un intervalle [a, b] , (a < b) alors il existe au
moins un réel c ∈ [a, b] tel que :
f (c) = b 1 a b
−
f (x)dx
a
1b
Le réel b − a f (x)dx s’appelle la valeur moyenne de f sur [a, b].
a
3 Activité 12
.
1 a. Calculer la valeur moyenne de la fonction f : x −→ ex sur [0, 1]. On note µ cette
valeur.
b. Résoudre, dans [0, 1], l’équation f (x) = µ.
2 Soit la fonction g : x −→ x2. Résoudre dans [−2, 2], l’équation g(x) = λ où λ désigne la
valeur moyenne de g sur [−2, 2].
IV Calcul d’aire planes, calcul des volumes de révolu-
tion :
1 Activité 13
→− →− →− →−
Le plan est muni d’un repère othogonal O, i , j tel que i = 2cm et j = 1cm .
Soit f : x −→ 2x + 2 et Cf sa courbe dans O,→−i ,→−j .
1 Tracer Cf .
2 Soit P la partie du plan limitée par la courbe Cf , l’axe des abscisses et les droites
d’équations x = −1 et x = 1.
a. Calculer A l’aire de P .
1
b. Vérifier que A = f (x)dx
−1
c. Calculer l’aire A en cm2.
7777
Théorèmes →− →−
Le plan est muni d’un repère othogonal O, i , j . Soit f une fonctions conti-
nue et positive sur un intervalle [a, b].
L’aire en (u.a) unité d’aire de la partie du plan limitée par la courbe de f , l’axe
des abscisses et les droites d’équation est x = a et x = b est :
b
A = f (x)dx
a
2 Activité 14
Soit f (x) = −x2 + 2 et C sa courbe dans un repère orthonormé.
1 Déterminer les points d’intersection de C avec l’axe des abscisses.
2 Tracer C .
3 Calculer l’aire A de la partie du plan limité par la courbe C et l’axe des abscisses.
Théorèmes Soit f une fonctions continue sur un intervalle [a, b].
L’aire en (u.a) unité daire de la partie du plan limitée par la courbe de f , l’axe
des abscisses et les droites d’équation est x = a et x = b est :
b
A = |f (x)| dx
a
3 Activité 15
Calculer l’aire A de la partie du plan limitée par laxe des abscisses, la courbe C de la fonc-
tion :
f : x −→ cos x et les droites d’équation x = 0 et x = π.
Théorèmes Le plan est muni d’un repère orthogonal. Soit f et g deux fonctions continue
sur un intervalle [a, b].
L’aire en (u.a) unité d’aire de la partie du plan limitée par la courbe de f , la
courbe de g et les droites d’équation est x = a et x = b est :
b
A = |f (x) − g(x)| dx
a
7788
4 Activité 16
Soient f et g les fonctions définies sur R par f (x) = x2 − 2 et g(x) = x. On désigne par Cf et
Cg les courbes représentatives de f et g dans un repère orthonormé O, →−i , →−j .
1 Construire ces courbes et étudier leur position relative.
2 Calculer l’aire de la région du plan limitée par les courbes Cf et Cg et les droites
d’équations respectives : x = −2 et x = 2.
5 Activité 17
Théorèmes Etant donné une fonction f continue sur lintervalle [a; b] , le volume du solide
de révolution engendré par la rotation, autour de laxe des abscisses, du do-
maine délimité par laxe des abscisses, la représentation graphique de f et les
droites déquation x = a et x = b est, en unités de volume (u.v), égale à :
b
V = π (f (x))2 dx
a
6 Activité 18
√
Le solide de révolution obtenu en faisant tourner la partie de la parabole déquation y = x
avec (1 ≤ x ≤ 4) autour de laxe des abscisses Déterminer le volume V .
7 Activité 19
On considère les intégrales suivantes :
ππ
I = 2 (ex cos x)2 dx , J = 2 (ex sin x)2 dx
00
1 Calculer I + J.
2 Calculer I − J en utilisant une intégration par parties.
3 En déduire les valeurs de I et J.
7799
Chapitre 10 « La vie n’est bonne qu’à étudier ou à enseigner les maths »
(Blaise Pascal)
Nombres Complexes
I Rappels et compléments :
1 Activité 1 :
√
1 On considère l’équation, d’inconnue z, (E) : z2 − 7z + 2 = 0.
√ √ 2 1
Verifier que (E) : z2 − 7z + 2 = 7 4
a. z− 2 + .
b. L’équation (E) admet-elle des solutions réelles ?
c. Sachant qu’il existe un nombre imaginaire, noté i qui vérifie i2 = −1 , déterminer
les solutions z1 et z2 de l’équation (E) .
d. À quel ensemble appartient les solutions z1 et z2 .
2 Résoudre, dans C , chacune des équations suivantes :
a. z2 − 2z + 2 = 0
b. z2 − 2iz − 1 − 2i = 0
Définition :
✓ On appelle ensemble des nombres complexes l’ensemble noté C, contenant R définie
par :
C = z = a + ib tel que a, b ∈ R et i2 = −1
✓ C est munie de l’addition et la multiplication.
✓ La forme a + ib ; a et b ∈ R est appelé forme algébrique de z.
✓ La forme algébrique est unique.
a + ib = a + ib ⇐⇒ a=a
b=b
8800
Définition :
♠ Un nombre complexe dont l’écriture algébrique est ib, (a = 0 et b ∈ R) est appelé
nombre imaginaire pur.
♠ Dans l’écriture algébrique de z sous la forme a + ib,
✓ le nombre réel a est appelé partie réelle de z et noté a =Re(z).
✓ le nombre réel b est appelé partie réelle de z et noté b = Im(z).
2 Activité 2
1 Calculer i0 , i1 , i2 , i3 , i4 , i5 , in (n ∈ N).
2 Calculer (1 + i)2 , (1 − i)2 , (1 − i)3 , (1 − i)4 , (1 − i)4n (n ∈ N).
3 Mettre sous forme algébrique :
(5 − 7i) + (−15 + 23i) , (5 + 3i)(8 − 7i) , (−1 + 12i)(13 − 2i) , (3 + 4i)2
3 Activité 3
Résoudre dans C, les équations suivantes :
1 2z + 7 + 2i = 5z + 1 − 4i
2 iz + 2z − 5 + i = (4 − i)z + 7 − 3i
3 2z + 1 = − 1 + 5 i
z−2 2 2
II Affixe d’un point, affixe d’un vecteur
1 Activité 4
1 Placer, dans le repère orthonormé direct O, →−u , →−v , les points A, B, C d’affixes res-
pectifs 3 − 2i ,4 + i et 1 + 2i.
Quelle est la nature exacte du triangle ABC ?
2 Déterminer l’affixes des points : E milieu du segment [AB] , F milieu du segment [AC]
et K milieu du segment [BC] .
3 Déterminer l’affixe du point H barycentre des points pondérés {(A, 1) , (B, −2)}.
4 Déterminer l’affixe du point :
a. G centre de gravité du triangle ABC.
b. D telle que le quadrilatère ABCD est un parallélogramme.
5 Déterminer l’affixe du vecteur :
8811
a. →−u = −−→ + 2 −−−→ − 3 −−→
AB CD CB
b. →−v = 4 −A−−→D − −B−→D + 5 −B−→C
Rappel :
Le plan P est rapporté à un repère orthonormé direct O, →−u , →−v .
♣ Soit un point de P. On appelle affixe de M, le nombre complexe noté aff(M) ou zM
tel que : aff(M) = zM = x + iy .
♣ M(x; y) est le point image du nombre complexe zM = x + iy.
M(x + iy)
y
→−v x
→−u
♣ Soit →w− a ∈ V alors on a : l’affixe du vecteur →w− est aff(w) = a + ib.
b
♣ Pour tous points A et B appartenant au plan, on appelle affixe du vecteur −A−→B , le
−−→
complexe aff( AB ) = zB − zA.
♣ Pour tous vecteurs →−u et →−v et tous réels α et β on a :
aff α→−u + β→−v = αaff(→−u ) + βaff(→−v )
♣ Soit I le milieu du segment [AB] alors ona : zI = zA + zB .
2
♣ Soit G le barycentre des points pondérés {(A, α) , (B, β)} alors on a : zG = α .zA + β .zB .
α + β
Retenons :
O, →−u , →−v est un repère orthonormé du plan. Soit z ∈ C, on a :
♦ z est un réel si et seulement si Im(z) = 0 si et seulement si M(z) ∈ O, →−u .
♦ z est un imaginaire pur si et seulement si Re(z) = 0 si et seulement si M(z) ∈ O, →−v .
8822
Propriété :
Le plan complexe est munie d’un repère orthonormé direct O,→−u ,→−v .
Soient →−w a −→ a deux vecteurs non nuls, on a :
b et w b
* →−w et −→ − ba = 0 si et seulement si Z→w− réel.
w sont colinéaires si et seulement si ab Z −→
w
* →w− et −→ + bb = 0 si et seulement si
w sont orthogonaux si et seulement si aa
Z→w− imaginaire.
Z −→
w
2 Activité 5
Le plan est muni d’un repère orthonormé O, →−u , →−v .
On donne les points A(−2 + i) ; B(−3i) et C(i).
À tout point M(z) tel que z −3i, on associe le point M daffixe z tel que z = z+2− i .
3 − iz
1 Déterminer l’ensemble des points M(z) tels que z soit réel.
2 Déterminer l’ensemble des points M(z) tels que z soit imaginaire pur.
III Conjugué dun nombre complexe
1 Activité 6
Soit le nombre complexe z = 3 − 2i.
1 Placer dans le plan complexe l’image M de z.
2 Construire le symétrique M du point M par rapport à l’axe des réels.
3 Déterminer l’affixe z du point M .
4 Comparer les parties réelles et imaginaires des nombres complexes z et z .
Définition :
Soit z = a + ib un nombre complexe donné sous forme algébrique.
On appelle conjugué de z et on note z, le nombre complexe défini par : z = a − ib.
8833
Propriété :
Soient les nombres complexes z = x + iy et z = x + iy où x, y, x et y sont des réels
✓ z=z ✓ z+z =z+z ✓ z×z =z×z ✓ z =z z 0
✓ z − z = 2iy z z
✓ zn = (z)n (n ∈ N) ✓ z + z = 2x
Propriété :
♥ z est réel si et eulement si z = z.
♥ z est imaginaire pur si et seulement si z = −z.
Retenons :
Soit z un nombre complexe tel que z = x + iy avec x et y ∈ R, on a :
z.z ∈ R+ et z.z = x2 + y2
2 Activité 7
On donne, dans le plan complexe muni d’un repère orthonormé direct O, →−u , →−v . les
points A(−2 − i) ,B(1 + 3i) et le point I milieu du segment [AB].
1 a. Placer les points A , B et I.
b. Déterminer et construire l’ensemble D des points M(z) du plan tel que
4(z + z) + 3i(z − z) + 10 = 0.
c. Vérifier que les points A et B appartiennent à D.
2 Soit l’ensemble C des points M(z) du plan tel que 4zz + 2(z + z) + 4i(z − z) − 20 = 0.
a. Caractériser C par une équation cartésienne.
b. Montrer que C est le cercle de diamètre [AB].
3 Activité 8
Soit z = x + iy un nombre complexe distinct de −1, ( x et y sont deux réels). On note M le
point du plan d’affixe z. On pose : z = z iz .
+1
1 Exprimer la partie réelle et la partie imaginaire de z en fonction de x et y.
2 En déduire l’ensemble (E) des points M tel que Re(z ) = 0 et l’ensemble (F) des points
M tels que Im(z ) = 0.
8844
4 Activité 9
OSonitpzo1seetZz2=dezu1 x+nzo2 mebtrZes complexes de modules 1 et tel que z1 .z2 −1.
= z1 − z2
1 + z1z2 1 + z1z2
1 Montrer que Z est réel.
2 Montrer que Z est imaginaire.
5 Activité 10
Résoudre dan C
1 z2 − 3z + 2 = 0
2 z2 − z + 1 = 0
IV Module d’un nombre complexe
Définition :
Soit z = a + ib un nombre complexe donné sous forme algébrique. √ √
On appelle module de z et on note |z|, le réel positif défini par : |z| = a2 + b2 = zz
Retenons :
|z|2 = z.z
Rappel :
Le module de l’affixe z = a + ib d’un point du plan√ complexe muni d’un repère ortho-
normé O, →−u , →−v , est la distance OM. On a |z| = a2 + b2 = OM Pour tous points M et
N du plan complexe, on a :
MN = |ZN − ZM|
1 Activité 11
Dans le plan est muni d’un repère orthonormé O, →−u , →−v . on a placé le point M d’affixe z .
8855
M
→−v
→−u
1 Placer les points M1(z), M2(−z) et M1(−z).
2 Completer
a. Les affixes des points M et N sont conjuguées ⇐⇒ ..........................
b. Les affixes des points M et N sont opposées ⇐⇒ ..........................
3 Comparez |z|, | − z| et | − z| avec |z|.
Propriétés :
Soit deux nombres complexes z et z
♣ |z| = 0 ⇐⇒ z = 0 ♣ |z + z | ≤ |z| + |z | ♣ |kz| = |k|.|z|, (k ∈ R)
♣ |z.z | = |z|.|z | ♣ |z| = |z| ♣ |zn| = |z|n, (n ∈ N∗)
♣ 1 = 1 , z 0 ♣ z = |z | , z 0 ♣ 1 = 1 , z 0
z |z| z |z| zn |z|n
2 Activité 12
Déterminer et construire l’ensemble des points M(z) tel que :
√ 3 |(1 + i)z − 2i| = 2 5 |iz + 2 − i| = |2z + 6 − 2i|
1 |z − 3 + 2i| = 5 4 |z − 1 + i| = |z + 3 − 2i| 6 z + z = |z|2
√
2 |z − 3 + 2i| = 5
V Argument d’un nombre complexes non nul
1 Activité 13
1 Construire, dans le plan complexe muni d’un repère orthonormé direct O, →−u , →−v les
points A, B et C d’affixes respectives z1 = 1 + i, z2 = i et z3 = 2 .
2 Déterminer une mesure de chacun des angles : →−u , −−−→ , →−u , −−→ , →−u , −−−→ .
OA OB OC
8866
Définition :
Soit z = a+ib un nombre complexe non nul et M son image dans le plan complexe muni
d’un repère orthonormé O, →−u , →−v .
On appelle argument de z et on note arg(z), toute mesure en radian de l’angle orienté
→−u , O−−−M→ . On a donc : arg(z) = →−u , O−−−M→ + 2kπ (k ∈ Z)
M
2
→−v1 θ 2
−1 →−u 1
Rappel :
♣ Si z est un nombre réel strictement positif alors arg(z) = 0 + 2kπ, k ∈ Z.
♣ Si z est un nombre réel strictement négatif alors arg(z) = π + 2kπ, k ∈ Z.
♣ Si z = ib avec b réel strictement positif alors arg(z) = π + 2kπ, k ∈ Z.
2
♣ Si z = ib avec b réel strictement négatif alors arg(z) = −π + 2kπ, k ∈ Z.
2
2 Activité 14
Déterminer en fonction de arg(z), les arguments de −z, z et −z
3 Activité 15
Déterminer et construire chacun des ensembles suivants :
1 E= M(z) ∈ P tel que arg(z − 1) = π + 2kπ .
3
2 f= M(z) ∈ P tel que arg z+i = π + 2kπ
z−1 2
8877
Retenons :
O, →−u , →−v est un repère orthonormé du plan. Soit A, B, C et D quatres points du plan
tel que A B et C D, on a :
♠ →−u , −−→ = arg(ZA−−→B ) + 2kπ = arg(zB − zA) + 2kπ, k∈Z
AB
♠ A−−→B , −C−−→D = −A−→B ,→−u + →−u , −C−−→D + 2kπ = →−u , C−−−→D − →−u , −A−→B + 2kπ
= arg(zD − zC) − arg(zB − zA) + 2kπ = arg zD − zC + 2kπ, k ∈ Z.
zB − zA
Retenons :
Pour tout nombres complexes non nul z et z on a :
♣ arg(zz ) = arg(z) + arg(z ) + 2kπ; k ∈ Z.
♣ arg 1 = −arg(z) + 2kπ = arg(z) + 2kπ; k ∈ Z.
z
♣ arg z = arg(z) − arg(z ) + 2kπ; k ∈ Z.
z
♣ arg(zn) = n.arg(z) + 2kπ; k ∈ Z, n ∈ Z∗.
♣ arg(λz) = arg(z) + 2kπ si λ > 0 k ∈ Z , λ ∈ R∗
arg(z) + π + 2kπ si λ < 0
Retenons :
♦ z ∈ R si et seulement si arg(z) = kπ, k ∈ Z ou z = 0.
♦ z ∈ iR si et seulement si arg(z) = π + kπ, k ∈ Z ou z = 0.
2
8888
VI Écriture trigonométrique
Définition :
Le plan est muni d’un repère orthonormé direct O, →−u , →−v .
Soit z = a + ib un complexe non nul et M son image dans le plan. On a :
♥ z s’écrθrit==s|oazu|rg=s(lz√a)a+f2o2+rmkbπe2 z = r(cos θ +i sin θ) avec
= + 2kπ, k∈Z
OM
= →−u , −O−−M→
♥ L’écriture de z sous la forme r(cos θ + i sin θ) avec r > 0 et θ ∈ R, est appelée forme
trigonométrique de z.
♥ On a z = a + ib = r(cos θ + i sin θ) et par suitecos θ = a et sin θ = b
r r
bM
r = |z|
→−v a
θ
→−u
1 Activité 16
Écrire, sous forme trigonométrique, les complexes suivants :
√
1 , −1 , i , −i , −1 − i , −1 + i , 1 − i , 1 + i , 1 + i 3
2 Activité 17
Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormé O, →−u , →−v . on considère les points
A, B , C et D daffixes respectives
√√
3+i −1 +i 3,
a= 2 , b = 2 c=a+b ; d =b−a
1 Écrire a, b et b sous forme trigonométrique. En déduire la nature exacte du triangle
a
ABO.
2 Placer les points A, B , C et D dans le plan et montrer que OACB est un carré.
3 En déduire la forme trigonométrique de c et d.
4 Déterminer alors les valeurs de cos 5π , sin 5π et cos 11π .
12 12 12
8899
VII Écriture exponentielle d’un nombre complexes
1 Activité 18
Le plan complexe est rapporté au repère orthonorm√é O, →−u , →−v . Soit les points A, B et C
d’affixes respectives zA = i , zB = (1 − i).
1 √ i et zC = 2
2 3+ 2
1 Donner les écritures trigonométriques de zA, zB et zC .
2 En déduire que les points A, B et C appartiennent au cercle trigonométrique.
Notation : Pour tout réel θ, on note eiθ = cos θ + i sin θ.
Conséquence :
✓ ei0 = 1 , ei π = i , e−i π = −i , eiπ = −1
2 2
✓ Pour tout réel θ et pour tout entier k on a : eiθ = eiθ+2kπ
✓ Pour tout réel θ,|eiθ| = 1 , eiθ = e−iθ , −eiθ = ei(θ+π) , ieiθ = ei (θ+ π ) , −ieiθ = ei(θ− π )
2 2
2 Activité 19
Le plan complexe est rapporté au repère orthonormé O, →−u , →−v . On donne les nombres
complexes suivants z = e−i π et z = e−i 3π
3 2
1 Donner le module et un argument de chacun des nombre complexes :
−z , z , zz , 1 , z ; zn (n ∈ Z)
zz
2 Écrire sous forme eiθ les nombres : zz , 1 , z ; zn (n ∈ Z)
z z
Propriété :
Soit deux réels θ et θ
eiθ .eiθ = ei(θ+θ ) , 1 = e−iθ , eiθ = ei(θ−θ ) eiθ n = ei.nθ (n ∈ Z)
eiθ eiθ
3 Activité 20
Écrire sous la forme r.eiθ avec r > 0 et θ ∈ R les complexes suivants :
9900