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Guide De Thérapeutique Perlemuter 2017 - Gastro-Entérologie – Hépatologie

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Published by drjaafarabdelhafidh, 2018-10-03 06:19:37

Guide De Thérapeutique Perlemuter 2017 - Gastro-Entérologie – Hépatologie

Guide De Thérapeutique Perlemuter 2017 - Gastro-Entérologie – Hépatologie

MODE D’EMPLOI

Les visuels reproduits ici correspondent à la présentation de l’ouvrage imprimé.

Pathologies

 Les maladies sont regroupées autour de 17 spécialités médicales
 Chaque pathologie fait l’objet d’une présentation détaillée.
 Des recommandations sont données et les objectifs thérapeutiques définis.
 Si une conférence de consensus existe, elle est signalée et référencée au fil du texte.
 Les stratégies thérapeutiques sont détaillées.
 Chaque médicament est présenté sous sa DCI et son nom commercial.
 Les références précises des consensus sont indiquées.

Médicaments

Chaque tableau de médicament (voir exemple ci-après) comporte:
• La classe des médicaments : ici Tétracyclines et analogues;
• Les dénominations communes internationales (DCI) : Doxycycline, Minocycline, Métacycline et
Lymécycline. L’écriture en rouge de Doxycycline et Minocycline indique que ces DCI sont proposées
sous forme de générique.
• Les noms commerciaux : ici VIBRAMYCINE N, TOLEXINE, DOXYPALU, MYNOCINE, PHYSIOMYCINE,
LYSOCLINE et TETRALYSAL. L’écriture en rouge de TOLEXINE signifie que le médicament est un
générique.
NB : Dans la version numérique de l’ouvrage, l’écriture en rouge est remplacée par la mention « dispo en
générique » (pour les DCI) ou « générique » (pour les noms commerciaux).

Pour chaque médicament, 8 indications sont systématiquement fournies :
1) La prescription : posologie, durée d’administration, modes d’administration si nécessaire.
2) Le nombre d’unités dans le conditionnement (ex. : nombre de comprimés par boîte, nombre de
gouttes dans un flacon).
3) Le conditionnement (ou présentation) : comprimés, gélules, gouttes, ampoules, etc.
4) La quantité de produit actif contenue dans chaque unité. Il est essentiel dans une prescription de
tenir compte de cette valeur (µg, mg, etc.) non seulement pour la posologie mais pour la quantité
d’unités (boîtes, ampoules) nécessaires pour la durée de la prescription.
5) Le prix total du conditionnement qui permet une comparaison rapide des coûts des médicaments (à
présentation égale). Quand le médicament n’est pas remboursé : « NR ». Quand il est délivré
uniquement par les hôpitaux : « HOP ».
6) La liste sur laquelle est inscrit le médicament.
7) Le taux de remboursement.
8) Le coût unitaire est le rapport entre le prix total et le nombre d’unités dans le conditionnement (ex :
nombre de comprimés).

Pour comparer le coût des médicaments entre eux, il faut évidemment tenir compte :
– du coût du traitement par jour qui varie en fonction du nombre d’unités prescrites. Il suffit de
multiplier le coût unitaire par le nombre d’unités ;
– de la quantité de produit contenue dans l’unité.

Attention : le nombre d’unités par jour et la quantité de produit contenue sont encore plus importants à
prendre en compte, lorsque des médicaments de même DCI sont comparés entre eux.

Enfin, chaque fiche Médicaments présente aussi les informations suivantes:

 Propriétés et indications.
 Contre-indications absolues et relatives (avec commentaire en cas de grossesse ou d’allaitement).
 Précautions d’emploi (avec commentaire en cas de grossesse ou d’allaitement).
 Effets indésirables et interactions médicamenteuses.

XIV Abréviations

ABRÉVIATIONS

5-FU Fluorouracile AFEF Association française pour l’étude
5-HIAA 5-Hydroxyindoleacetic Acid
6-thiguanines nucléotides du foie www.afef.asso.fr
6TGN
A Afssaps Agence française de sécurité sanitaire
A.
AA Adulte = à partir de 15 ans des produits de santé (devenue
AAA Aplastic Anemia (aplasie médullaire)
AACH Anévrisme de l’aorte abdominale ANSM) ansm.sante.fr
AAD Anticorps antichimérique humain
American Academy of Dermatology AFU Association française d’urologie
AAP www.aad.org www.urofrance.org
American Academy of Pediatrics
AASAL www.aap.org Ag Antigène
Antiarthrosique symptomatique
AASLD d’action lente AG Anesthésie générale
American Association for the Study of
ABC Liver Diseases www.aasld.org AGC Atypical Glandular Cells
Ac Airway, Breathing, Circulation
AC Anticorps AGT Alanine glyoxylate-aminotransférase
Arythmie complète
ACCP American College of Chest Physicians AHA American Heart Association
ACE Antigène carcino-embryonnaire www.heart.org
Arythmie complète par fibrillation
ACFA auriculaire AHAI Anémie hémolytique auto-immune
Activated Clotting Time
ACT Adrenocorticotrophic Hormone AI Angor instable
ACTH Angioplastie coronaire transluminale
ACTP percutanée AIC Accident ischémique constitué
Antidiabétique
AD Alcool-déshydrogénase hépatique AIHUS Association inter-hospitalo-universitaire
ADH Antidiuretic Hormone de sexologie www.aius.fr
ADH Acide désoxyribonucléique
ADN Antidiabétique oral AINS Anti-inflammatoire non stéroïdien
ADO Adénosine diphosphate
ADP Algodystrophie réflexe AIT Accident ischémique transitoire
ADR Assistance éducative en milieu ouvert
AEMO Accident d’exposition au sang ALAT Alanine-aminotransférase
AES
alcool. Alcoolique

ALD Affection longue durée

Alfediam Association de langue française pour
l’étude du diabète et des maladies
métaboliques www.alfediam.org

AME Aide médicale de l’État

AMH Anti-Müllerian Hormone

AMM Autorisation de mise sur le marché

amp. Ampoule

AMPc Adénosine monophosphate cyclique

AMP Aide médicale à la procréation

Anaes Agence nationale d’accréditation et
d’évaluation en santé (devenue HAS)
www.has-sante.fr

ANOCEF Association des neuro-oncologues
d’expression française
www.anocef.org

GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XV

ANRS Agence nationale de recherche sur le ATS Antithyroïdien de synthèse
sida et les hépatites ATS American Thoracic Society
www.anrs.fr www.thoracic.org
ATT Aérateur trans-tympanique
ANSM Agence nationale de sécurité du ATU Autorisation temporaire d’utilisation
médicament et des produits de santé AUC Aera Under the Curve (aire sous
(ex-Afssaps) ansm.sante.fr la courbe de distribution d’un
AUT médicament)
AOC Atteinte des organes cibles Autorisation d’usage à des fins
AVC thérapeutiques
AOD Anticoagulant oral direct AVF Accident vasculaire cérébral
AVK Algie vasculaire de la face
AOMI Artériopathie oblitérante des membres AVT Antivitamine K
inférieurs Événement veineux
BAAR thromboembolique
AP Antipsychotique BAV
BBD B
APA Antipsychotique atypique BBG
BCG Bacille acido-alcoolo-résistant
APAP Antipsychotique d’action prolongée BDA Bloc auriculo-ventriculaire
BEP Bloc de branche droit
APECED Autoimmune Polyendocrinopathy – Bloc de branche gauche
Candidiasis – Ectodermal Dystrophy BFE Bacille de Calmette et Guérin
BGSA Bouffée délirante aiguë
appl. Application Bléomycine, étoposide, cisplatine
BHR (chimiothérapie)
APS Antipaludéen de synthèse BIM Bureau français de l’épilepsie
BK Biopsie des glandes salivaires
aq. Aqueux BLSE accessoires
BMR Bactérie hautement résistante
AR Antirégurgitation BNL Blocage intermaxillaire
BNP Bacille de Koch
ARA II Antagoniste des récepteurs BPC Bêta-lacatamase à spectre étendu
de l’angiotensine II BPCO Bactérie multirésistante
Bilirubine non liée
ARE Antagoniste des récepteurs Bq Peptide natriurétique de type B
de l’endothéline BSA Bonnes pratiques cliniques
BU Bronchopneumopathie chronique
ARF Ablation par radiofréquence BTS obstructive
Becquerel
ARM angiographie par résonance buv. Bloc sino-auriculaire
magnétique BZD Bandelette urinaire
British Thoracic Society
ARN Acide ribonucléique c-mes. www.brit-thoracic.org.uk
CA Buvable
ARS Agence régionale de santé ca Benzodiazépine

ARV Antirétroviral C

ASAT Aspartate-aminotransférase Cuiller-mesure
Cancer Antigen
ASC Aire sous la courbe Conduction aérienne

ASC-H Atypical Squamous Cells evocating
High grade lesions

ASCO American Society of Clinical Oncology
www.asco.org

ASC-US Atypical Squamous Cells of Unknown
Significance

ASE Agent stimulant l’érythropoïèse

ASE Aide sociale à l’enfance

ASG Autosurveillance des glycémies
capillaires

ASI Activité sympathomimétique
intrinsèque

ASLO Antistreptolysine O

ASP Abdomen sans préparation
(radiographie d’)

ATCD Antécédent

ATL Angioplastie transluminale

ATP Adénosine triphosphate

XVI Abréviations

càc Cuiller à café = 5 mL CNGOF Collège national des gynécologues
CAE Conduit auditif externe et obstétriciens français
CAI Conduit auditif interne CNS www.cngof.asso.fr
CAP Conjonctivite allergique perannuelle
caps. Capsule CO Conseil national du sida et des hépatites
càs Cuiller à soupe = 15 mL co
CAS Conjonctivite allergique saisonnière COMT virales www.cns.sante.fr
CAST Cardiac Arrhythmia Suppression Trial COX
CAT Conduite à tenir cp. Monoxyde de carbone
CAT COPD (Chronic Obstructive Pulmonary CP
Disease) Assessment Test CPA Conduction osseuse
CBNPC Cancer bronchique non à petites CPAP
cellules CPK Catéchol-O-méthyltransférase
CBP Cirrhose biliaire primitive CPS
CBPC Cancer bronchique à petites cellules CRCM Cyclo-oxygénase
Concentré de complexes
CCP prothrombiniques CRI Comprimé
Cancer colorectal
CCR Courte durée d’action CRIP Concentré plaquettaire
CDA Crohn Disease Activity Index
CDAI Cancer épidermoïde cutané CRP Concentré plaquettaire d’aphérèse
CEC Circulation extracorporelle CRRMP
CEC Centre d’étude et de conservation Continuous Positive Airway Pressure
CECOS des ovocytes et du sperme CSF
Choc électrique externe CSH Créatine-phosphokinase
CEE Culot globulaire CSHPF
CG Crico-hyoïdo-épiglottopexie Concentré plaquettaire standard
CHEP Chimio-hyperthermique CSI
CHIP intrapéritonéale CSP Centre de ressources et de
Crico-hyoïdopexie CSP compétences de la mucoviscidose
CHP Curie CSP
Ci Classification internationale Club rhumatismes et inflammations
des maladies CT www.cri-net.com
CIM néoplasie intra-épithéliale cervicale CTF
Carcinome in situ Cellule de recueil d’informations
CIN Chromogenic In Situ Hybridization CU préoccupantes
CIS Communication interventriculaire CV
CISH Corset d’immobilisation vertébrale CVF C-Reactive Protein
CIV Coagulation intravasculaire CYP
CIV disséminée Comité régional de reconnaissance
CIVD Clairance de la créatinine DAV des maladies professionnelles
Centres de lutte antituberculeuse DBS
ClCr Concentration minimale inhibitrice DCCT Colony-Stimulating Factor
CLAT Cancer médullaire de la thyroïde
Couverture maladie universelle DCNC Cellules souches hématopoïétiques
CMI Cytomégalovirus DDASS
CMT Conseil supérieur d’hygiène publique
CMU DDB
CMV de France www.sante.gouv.fr

Corticostéroïde inhalé

Canal semi-circulaire postérieur

Cholangite sclérosante primitive

Code de santé publique

Cholestérol total

Capacité totale de fixation
(de la transferrine)

Contraction utérine

Charge virale

Capacité vitale forcée

Cytochrome P450

D

Différence artérioveineuse en oxygène

Deep Brain Stimulation

Diabetes Control and Complications
Trial

Douleurs chroniques non cancéreuses

Direction départementale des affaires
sanitaires et sociales

Dilatation des bronches

GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XVII

DDP-4 Dipeptidyl-peptidase-4 ECMO ExtraCorporeal Membrane
DDT Oxygenation
DE Dichlorodiphényltrichloréthane
DEC
DEP Dysfonction érectile ECOG Eastern Cooperative Oncology Group
ecog.dfci.harvard.edu
DFG Déshydratation extracellulaire
DFSP ECT Électroconvulsivothérapie
Débit expiratoire de pointe
DG (peak-flow) EDSS Expanded Disability Status Scale
DGS
Débit de filtration glomérulaire EDTA Acide éthylène-diamine-tétracétique
DHA
DHT Dermatofibrosarcome protuberans EEC Extraction extracapsulaire
DIU
DLCO Diabète gestationnel EEG Électroencéphalogramme

DMARD Direction générale de la santé EER Épuration extrarénale
DMH www.sante.gouv.fr
DMLA efferv. Effervescent
DMO
DMSA Docosahexaenoic Acid EFG Établissement français des greffes

DMSO Dihydrotestostérone EFR Épreuves fonctionnelles respiratoires
DNP
Dispositif intra-utérin EG Éthylène glycol
DONEF
Diffusion libre du monoxyde de EGFR Epidermal Growth Factor Receptor
DPP-4 carbone
DR EHSG European Helicobacter Study Group
DS Disease Modifying Anti-Rheumatic Drug www.helicobacter.org
DS
DSI Dérivé monohydroxylé EI Endocardite infectieuse

DSM Dégénérescence maculaire liée à l‘âge EMA European Medicines Agency

E. Densité minérale osseuse EME État de mal épileptique
EASL
Dimethyl Mercapto Succinic Acid EMG Électromyogramme
EBO
EBV Diméthylsulfoxyde EP Embolie pulmonaire
ECBC
Douleur neuropathique périphérique EP Épanchement péricardique
ECBU
Disjonction orbito-naso-ethmoïdo- EP Équivalent phénytoïne
ECCO frontale
EPA Eicosapentaenoic Acid
ECG
ECIL Dipeptidyl-peptidase-4 EPH Éphrine

Décollement de rétine EPO Érythropoïétine

Déviation standard EPR Exposition avec prévention
de la réponse
Durie et Salmon (classification)
ERS European Respiratory Society
Dose supposée ingérée www.ersnet.org

Manuel diagnostique et statistique ERSPC European Randomized Study of
des troubles mentaux screening for Prostate Cancer

E ES Envenimation scorpionique

Enfant = 30 mois à 15 ans ESC European Society of Cardiology
www.escardio.org
European Association fort he Study
ESH European Society of Hypertension
of the Liver www.easl.eu www.eshonline.org

Endobrachyœsophage ESHRE European Society of Human
Reproduction and Embryology
Epstein-Barr virus www.eshre.eu

Examen cytobactériologique des ESPGHAN European Society for Pediatric
crachats

Examen cytobactériologique des Gastroenterology, Hepatology and
urines
Nutrition www.espghan.org

European Crohn’s & Colitis Organisation ESST Encéphalite spongiforme subaiguë
www.ecco-ibd.eu transmissible

Électrocardiogramme ESTS European Society of Thoracic Surgeons
www.ests.org
European Conference on Infections in

Leukemia www.ecil.org ESV Extrasystole ventriculaire

XVIII Abréviations

ETF Échographie transfontanellaire GABA Gamma-Aminobutyric Acid
ETO
Eular Échographie transœsophagienne GAFA Glaucome aigu par fermeture de l’angle

European League Against Rheumatism GAJ Glycémie à jeun
www.eular.org
G-CSF Granulocyte-Colony Stimulating Factor
EVT Événement veineux thromboembolique
GC Centre germinatif
F
GCAO Glaucome chronique à angle ouvert
FA Fibrillation auriculaire
FAHA GDS Gaz du sang
Facteur anti-hémophilique A
FAN gél. Gélule
FC Facteur atrial natriurétique
FC GERCOR Groupe coopérateur multidisciplinaire
Fausse couche en oncologie
FCS
FCV Fréquence cardiaque GEU Grossesse extra-utérine
FDR
FEVG Fausse couche spontanée GFGHNP Groupe francophone de
gastroentérologie, hépatologie
FFA Frottis cervicovaginal et nutrition pédiatrique
www.gfhgnp.org
FFCD Facteur de risque
GGT Gamma-glutamyl-transférase
FFI Fraction d’éjection du ventricule
gauche GH Growth Hormone (hormone de
FFP croissance ou somathormone)
Fédération française d’addictologie
FIGO www.addictologie.org GINA Global Initiative for Asthma
www.ginasthma.org
FiO2 Fédération francophone de
FISH cancérologie digestive www.ffcd.fr GIST Gastrointestinal Stromal Tumor

FIV Fédération française d’infectiologie glé. Granulés
fl. www.infectiologie.com/site/ffi.php
GLP-1 Glucagon-like peptide-1
FLIPI Fédération française de psychiatrie
FLR psydoc-fr.broca.inserm.fr GM-CSF Granulocyte-Macrophage Colony-
Stimulating Factor
FLT3 Fédération internationale de
FNCLCC gynécologie et d’obstétrique GMHT Goitre multihétéronodulaire toxique
www.figo.org
FOGD GMP Guanosine monophosphate
FPI Fraction inspirée d’oxygène
GN Granulocyte neutrophile
FQAP Fluorescent In Situ Hybridization
Fécondation in vitro GnRH Gonadotropin Releasing Hormone
FR Flacon
FR GNRP Glomérulonéphrite rapidement
FSH Follicular International Prognostic Index progressive
FV Fiessinger-Leroy-Reiter
GOLD Global initiative for chronic Obstructive
g Fms-like tyrosine-kinase-3 Lung Disease www.goldcopd.org
G6PD
Fédération nationale des centres de lutte gom. Gomme
contre le cancer www.unicancer.fr
GPIIbIIIa Glycoprotéine IIb IIIa
Fibroscopie œso-gastro-duodénale
GPIP Groupe de pathologie infectieuse
Fibrose pulmonaire idiopathique pédiatrique gpip.sfpediatrie.com

Fluoroquinolone GRAPP Groupe de recherche sur les avancées
anti-pneumococcique en pneumopédiatrie

Facteur rhumatoïde gttes Gouttes

Fréquence respiratoire GVH Greffon versus hôte

Folliculo-Stimulating Hormone Gy Gray
Fibrillation ventriculaire
H
G
HAART Highly Active Antiretroviral Therapy
Gramme
HACCEK Haemophilus, Actinobacillus,
Glucose-6-phosphate-déshydrogénase Cardiobacterium, Capnocytophaga,
Eikenella, Kingella

HAQ Health Assessment Questionnaire

GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XIX

HAS Haute autorité de santé HTLV Human T-Lymphotropic Virus
www.has-sante.fr HTP Hypertension pulmonaire
Hb
HbA1c Hémoglobine IA I
HBAG IAG
HbCO Hémoglobine glyquée IAH Insuffisance aortique
HBPG IAH Inhibiteur des a-glucosidases
HBPM Hémi-bloc antérieur gauche IAS Index d’apnées et d’hypopnées
Insuffisance antéhyophysaire
HCAI Carboxyhémoglobine IC Infection associée aux soins
HCG IcPTM Index cardiaque
Hémi-bloc postérieur gauche Infection compliquée de la peau et
HCSP ICT des tissus mous
Héparine de bas poids moléculaire IDF Irradiation corporelle totale
HDD International Diabetes Federation
HDJ Hépatite chronique auto-immune IDM www.idf.org
HDL IDSA Infarctus du myocarde
HDT Hormone chorionique Infectious Diseases Society of America
gonadotrophique IDPP-4 www.idsociety.org
HELLP IDR Inhibiteur de la dipeptidyl-peptidase-4
Haut conseil de la santé publique IEC Intradermoréaction
HER2 www.hcsp.fr IF Inhibiteur de l’enzyme de conversion
IFN Inhibiteur de fusion
HES Hémorragie de la délivrance IFRT Interféron
HFM Ig Involved Field Radiotherapy
HGPO Hôpital de jour IGF1 Immunoglobuline
HGPRT Insulin-Like Growth Factor 1
High Density Lipoprotein IGRA Interferon Gamma Release Assay
HHV IHC Immunohistochimie
HLA Hospitalisation à la demande d’un IIC Injection intracaverneuse
tiers IIU Insémination intra-utérine
HNF IL Interleukine
HMG Hemolysis, Elevated Liver enzyme IM Insuffisance mitrale
HNPCC levels and Low Platelet (hémolyse, IM Intramusculaire
augmentation des transaminases, Inhibiteur de la monoamine-oxydase
HO thrombopénie) IMAO Indice de masse corporelle
HOC IMC Interruption médicale de grossesse
HOP Human Epidermal Growth Factor IMG Intensity-Modulated Radiotherapy
HPV Receptor 2 International Menopause Society
HSIL IMRT www.imsociety.org
Hyperéosinophilie sanguine IMS Institut national du cancer
HSV www.e-cancer.fr
Ht Hémorragie fœto-maternelle INCa Isoniazide
Inhibiteur de l’intégrase
HTA Hyperglycémie provoquée par voie orale INH Injection
HTAP INI Inhibiteur non nucléosidique
HTIC Hypoxanthine guanine-phosphoribosyl inj. de la transcriptase inverse
transférase INNTI Institut national de prévention et
d’éducation pour la santé
Human Herpes Virus INPES www.inpes.sante.fr

Human Leucocyte Antigen (systèmes
antigéniques portés
par les leucocytes)

Héparine non fractionnée

Human Menopausal Gonadotropin

Hereditary Non Polyposis Colorectal
Cancer

Hospitalisation d’office

Hyperstimulation ovarienne contrôlée

Réservé à l’usage hospitalier

Human Papillomavirus

High-grade Squamous Intraepithelial
Lesions

Herpes Simplex Virus

Hématocrite

Hypertension artérielle

Hypertension artérielle pulmonaire

Hypertension intracrânienne

XX Abréviations

INR International Normalized Ratio L
INRS
Institut national de recherche et LAL Leucémie aiguë lymphoblastique
INRT LAM
INTI sécurité www.inrs.fr LAP Leucémie aiguë myéloblastique
LCE
INVS Involved Node Radiotherapy LCR Leucémie à promyélocytes
LDA
IP Inhibiteur nucléosidique de la LDH Leucémie chronique à éosinophiles
IP/r transcriptase inverse LDL
IPD LEC Liquide céphalorachidien
IPDE5 Institut national de veille sanitaire LEMP
www.invs.sante.fr Longue durée d’action
IPI LEPI
IPP Inhibiteur de protéase Lactate-déshydrogénase
IPS LES
IRA Inhibiteur de protéase + ritonavir LFB Low Density Lipoprotein
IRA Lithotripsie extracorporelle
IRC Interphalangienne distale (articulation) LFCE
IRC LH Leuco-encéphalite multifocale
IRM Inhibiteur des phosphodiestérases de progressive
IRSNA type 5 LH-RH
Laboratoire d’étude des particules
ISL Index pronostique international LKM inhalées
ISRS LLC
Incapacité partielle permanente LMC Lupus érythémateux systémique
IST LNG
ISUP Index de pression systolique LNH Laboratoire français de
LP biofractionnement
ITG Insuffisance rénale aiguë LPG
Ligue française contre l’épilepsie
ITK Iode radioactif LPPR
ITL Luteinizing Hormone
ITT Insuffisance rénale chronique LRPO Luteinizing Hormone-Releasing
IUE Hormone
IV Insuffisance respiratoire chronique LSH Liver Kidney Microsomal
IVD LSIL Leucémie lymphoïde chronique
IVDL Imagerie par résonance magnétique
IVG LT3 Leucémie myéloïde chronique
IVSE Inhibiteur de la recapture de la
IVT sérotonine et de la noradrénaline LT4 Lévonorgestrel

j Insuffisance surrénale lente lyoph. Lymphome non hodgkinien

KGC Inhibiteur sélectif de recapture M Libération prolongée
KPC de la sérotonine MA
MAC Lymphadénopathie persistante
Infection sexuellement transmissible MAG généralisée
MALT
International Society of Urological Liste des produits et prestations
Pathology remboursables

Interruption thérapeutique de Lentilles rigides perméables
grossesse à l’oxygène

Inhibiteur de tyrosine-kinase Lentilles souples hydrophiles

Infection tuberculeuse latente Low-grade Squamous Intraepithelial
Lesions
Incapacité temporaire totale Tri-iodothyronine (ou liothyronine)
libre
Incontinence urinaire d’effort
Tétra-iodothyronine (ou lévothyroxine)
Intraveineux libre

Intraveineux direct Lyophylisat

Intraveineux direct lent M

Interruption volontaire de grossesse Million

Intraveineux à la seringue électrique Monoarthrite

Intravitréen Mycobacterium avium complex
Myelin-Associated Glycoprotein
J Mucosa Associated Lymphoid Tissue

Jour

K

Kératoconjonctivite gigantopapillaire

kératite ponctuée superficielle

GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XXI

MAMA Méthode de l’allaitement maternel NIHSS National Institute of Health Stroke Score
et de l’aménorrhée NISH
MAP NK1 Non-radioisotopic In Situ Hybridization
MAPA Menace d’accouchement prématuré NL
Neurokine 1
MAT Mesure ambulatoire de la pression NMDA
MCJ artérielle NN Neuroleptique
MDO NO
MDRD Microagiopathies thrombotique N-méthyl-D-aspartate
NOIAN
MELD Maladie de Creutzfeldt-Jakob Nouveau-né = 0 à 1 mois
mes. NPH
MFIU Maladie à déclaration obligatoire NR Monoxyde d’azote

MGUS Modification of the Diet in Renal NYHA Neuropathie optique ischémique
Disease antérieure non artéritique
MH Model for End-stage Liver Disease OACR
MIBG Mesure Neutral Protamine Hagedorn
MIBI OAP
MICI Mort fœtale in utero OBVR Non remboursé
Monoclonal Gammopathy of
MIN Undetermined Significance OCT New York Heart Association
MLA Môle hydatiforme OFT
MM O
MMS Métaiodobenzylguanidine OHD
MMT OLD Oblitération de l’artère centrale de la
MNI Méthoxy-isobutyl isonitrile OMA rétine
MSKCC OMS
Maladie inflammatoire chronique de Œdème aigu du poumon
MSN l’intestin OP
MTP OPP Occlusion de la branche veineuse
MTX Mort inattendue du nourrisson OSM rétinienne
OVCR
N. Maculopathie liée à l’âge Optical Coherence Tomography
NAC OVR
NACO Myélome multiple Office français de prévention du
NAMS P. a.
Mini-Mental State PA tabagisme www.ofta-asso.fr
NAP Ménométrorragies
NAPQI PAC Oxygénothérapie hyperbare
NASCET Mononucléose infectieuse PAC
PaCO2 Oxygénothérapie de longue durée
NASH Memorial Sloan-Kettering Cancer
NASSA Center PAD Otite moyenne aiguë
Mort subite du nourrisson PAF
NCB PAI Organisation mondiale de la santé
NEM Métatarsophalangienne (articulation) PAL www.who.int
NFS PAN
NIH Méthotrexate pANCA Œstroprogestatif

N PaO2 Ordonnance de placement provisoire

Nourrisson = 1 à 30 mois Otite séromuqueuse

N-acétylcystéine Oblitération de la veine centrale de la
rétine
Nouvel anticoagulant
Oblitération veineuse rétinienne
North American Menopause Society
www.menopause.org P

Neuroleptique à action prolongée Propionibacterium acnes

N-acétyl-p-benzoquinone imine Pression artérielle

North American Symptomatic Carotid Pontage aorto-coronaire
Endarteriectomy Trial
Non Alcoholic Steato-Hepatitis Pneumopathie aiguë communautaire
Antidépresseur sérotoninergique
spécifique et noradrénergique Pression partielle en dioxyde de
carbone du sang artériel
Névralgie cervico-brachiale
Pression artérielle diastolique
Néoplasie endocrinienne multiple
Polypose adénomateuse familiale
Numération formule sanguine
Projet d’accueil individualisé
National Institutes of Health
www.nih.gov Phosphatases alcalines

Périartérite noueuse

Anticorps anticytoplasme des
neutrophiles

Pression partielle en oxygène du sang
artériel

XXII Abréviations

PAPm Pression artérielle pulmonaire moyenne PPC Pression positive continue
PAPO Pression artérielle pulmonaire PPD Paraphénylènediamine
d’occlusion
PAS Pression artérielle systolique ppi Pour préparation injectable
PASH Périarthrite scapulo-humérale ppm Partie par million
Patient Controlled Analgesia PPR Pseudo-polyarthrite rhyzomélique
PCA Ponction de chambre antérieure
PCA Patch PR Polyarthrite rhumatoïde
pch. Pharmacie centrale des hôpitaux PR Prévention de la réponse
PCH Pression partielle en dioxyde de PRE Période réfractaire effective
PCO2 carbone prép. Préparation
Phencyclidine prér. Préremplie
PCP Polymerase Chain Reaction PRL Prolactine
PCR Phosphodiestérase PS Performance Status
PDE Platelet-Derived Growth Factor PSA Prostate Specific Antigen
PDGFR Receptor PSDP Pneumocoque de sensibilité diminuée
Poudre
pdre Pendant à la pénicilline
pdt Photodynamic Therapy PSN Produit de substitution nicotinique
PDT Pression expiratoire
PE Potentiels évoqués auditifs PT Potentiel tardif
PEA Positive End-Expiratory Pressure PTG Prothèse totale du genou
Polyéthylène-glycol PTH Parathormone
PEEP Pelliculé PTH Prothèse totale de hanche
PEG Perfusion PTI Purpura thrombopénique
pell. Positron Emission Tomography auto-immun
perf. Glycoprotéine P PTU Propylthiouracile
PET Prostaglandine de type E1 pulv. Pulvérisation
P-gp Phénylalanine PVR Prolifération vitréo-rétinienne
PGE1 Polyhexaméthylènebiguanide PVVIH Personne vivant avec le VIH
Phe Pneumopathie d’hypersensibilité
PHMB Pression inspiratoire Q
PHS Pneumopathie interstitielle commune
Pneumopathie interstitielle diffuse QI Quotient intellectuel
PI Pression intraoculaire qsp Quantité suffisante pour
PIC Primo-infection tuberculeuse quadriséc. Quadrisécable
PID Ponction lombaire
PIO Prostate, Lung, Colorectal and Ovarian R
PIT (cancer screening trial)
PL Protéine de liaison aux pénicillines RA Rétrécissement aortique
PLCO Protéine de lait de vache RAA Rhumatisme articulaire aigu
Pacemaker RAC Rétrécissement aortique calcifié
PLP Poids moléculaire RAI Recherche d’agglutinines irrégulières
PLV Protection maternelle et infantile RAR Récepteur à l’acide rétinoïque
PM Polynucléaire neutrophile RAST Radioallergosorbent Test (dosage
PM Per os
PMI Pommade des IgE sériques spécifiques)
PNN RCF Rythme cardiaque fœtal
PO RCH Rectocolite hémorragique
pomm. RCIU Retard de croissance intra-utérin
RCP Réunion de concertation

pluridisciplinaire
RCUH Rectocolite ulcéro-hémorragique

RD Rétinopathie diabétique
RGO Reflux gastro-œsophagien

Rh Rhésus

GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XXIII

RHD Règles hygiéno-diététiques SF2H Société française d’hygiène
RIVA Rythme idio-ventriculaire accéléré hospitalière www.sf2h.net
Rétrécissement mitral SFC
RM Récepteur œstrogénique Société française de cardiologie
RO Réflexe oculocardiaque SFCD www.cardio.fr
ROC Rougeole – oreillons – rubéole
ROR Réflexe ostéotendineux SFD Société française de chirurgie
ROT Radiographie pulmonaire digestive
RP Récepteur à la progestérone SFD www.chirurgie-viscerale.org
RP Récepteur à tyrosine-kinase
RTK repetitive Transcranial Magnetic SFE Société française de dermatologie
rTMS Stimulation www.sfdermato.com
Recommandation temporaire SFED
RTU d’utilisation Société française de diabétologie
Reflux vésico-urétéral SFH www.sfdiabete.org
RVU
S SFHTA Société française d’endocrinologie
s www.sfendocrino.org
SA seconde SFMU
SAAR Semaine d’aménorrhée Société française d’endoscopie
Sténose athéromateuse d’une artère SFMV
sach. rénale digestive www.sfed.org
SAMU Sachet SFORL
SaO2 Service d’aide médicale d’urgence Société française d’hématologie
Saturation artérielle en oxygène SFP www.hematologie.net
SAP Seringue auto-pousseuse
SAU Service d’accueil des urgences SFP Société française d’hypertension
SAV Sérum antivenimeux
Sous-cutané SFR artérielle www.sfhta.eu
SC Syndrome coronarien aigu
SCA Schizophrénie SFRO Société française de médecine
SCZ Sans domicile fixe
SDF Syndrome douloureux régional SFSPM d’urgence www.sfmu.org
SDRC complexe
Sphinctérotomie endoscopique SFTG Société française des maladies
SE Sécable vasculaires www.sfmv.fr
séc. Sonde d’entraînement SGA
SEES électrosystolique temporaire SGB Société française d’oto-rhino-
Semaine
sem. Sclérose en plaques SH laryngologie et de chirurgie de la face
SEP Sclérose en plaques progressive shamp.
SEP-PP primaire et du cou www.sforl.org
Sclérose en plaques récurrente SHE
SEP-RR rémittente SHU Société française de parasitologie
Sclérose en plaques secondairement www.sfparasitologie.u-psud.fr
SEP-SP progressive SI
Seringue SIADH Société française de pédiatrie
ser. Selective Estrogen Receptor Modulator www.sfpediatrie.com
SERM Société française d’anesthésie SIO
SFAR réanimation www.sfar.org SJSR Société française de rhumatologie
SLA sfr.larhumatologie.fr

Société française de radiothérapie
oncologique www.sfro.org

Société française de sénologie et de
pathologie mammaire
www.senologie.com

Société de formation thérapeutique du
généraliste www.sftg.net

Streptocoque du groupe A

Streptocoque du groupe B

Sulfamides hypoglycémiant

Shampooing

Syndrome hyperéosinophilique

Syndrome hémolytique et urémique

Système international

Sécrétion inappropriée d’hormone
antidiurétique

Sphincter inférieur de l’œsophage

Syndrome des jambes sans repos

Sclérose latérale amyotrophique

XXIV Abréviations

SMD Syndrome myélodysplasique TAU Trou anionique urinaire
TAVI T ranscatheter Aortic Valve Implantation
SMP Syndrome myéloprolifératif TCA Temps de céphaline activée
TCC Thérapie cognitivo-comportementale
SMUR S ervice mobile d’urgence et de TCK Temps de céphaline kaolin
réanimation TCM Triglycérides à chaîne moyenne
TDAH Trouble déficit de l’attention avec
SMV S ociété de médecine des voyages hyperactivité
www.medecine-voyages.fr TDM Tomodensitométrie
TDR Test de détection rapide
SMZ Sulfaméthoxazole TEP Tomographie par émission de positons
TG Thyroglobuline
SNA Syndrome néphritique aigu TG Triglycérides
THM T raitement hormonal substitutif de la
SNC Système nerveux central
ménopause
SNFCP S ociété nationale française de TIAC Toxi-infection alimentaire collective
colo-proctologie www.snfcp.org TIH Thrombopénie induite par l’héparine
TIMI Thrombolysis In Myocardial Infarction
SNFGE Société nationale française de TIPS Transjugular Intrahepatic Portosystemic
gastro-entérologie www.snfge.org
Shunt
SOFCOT Société française de chirurgie TMP Triméthoprime
orthopédique et traumatologique TMPT Thiopurine methyl-transférase
www.sofcot.fr TNF Tumor Necrosis Factor
TNI Total Nodal Irradiation
sol. Solution TNM T umeur, nœuds lymphatiques,

SOPK Syndrome des ovaires polykystiques métastases
TO Tension oculaire
SOR Standards, options et TOC Trouble obsessionnel compulsif
recommandations TOGD Transit œso-gastro-duodénal
TOM Tenue outre-mer
SP2A Société pédiatrique de pneumologie TOT Trans-Obturator Tape
et allergologie www.sp2a.fr TP Taux de prothrombine
TP Toxine pertussis
SPDRE S oins psychiatriques à la demande du TPHA T reponema Pallidum
représentant de l’État
Hemagglutinations Assay
SPDT Soins psychiatriques à la demande TPO Test de provocation orale
d’un tiers TPO Thrombopoïétine
TPO Thyroperoxydase
SPID Syndrome polyalgique idiopathique TR Toucher rectal
diffus TRALI Transfusion Related Acute Lung Injury
TRALI Transfusion Related Lung Injury
SPILF Société de pathologie infectieuse de TRH Thyrotrophin Releasing Hormone
langue française www.infectiologie.com TS Temps de saignement
TS Tentative de suicide
SPLF S ociété de pneumologie de langue TSH Thyroid Stimulating Hormone
TV Tachycardie ventriculaire
française www.splf.org TVNS Tachycardie ventriculaire non

SpO2 S aturation en oxygène par oxymètre soutenue
de pouls

SRAA Systèmes rénine-angiotensine-
aldostérone

SRLF S ociété de réanimation de langue

française www.srlf.org

STNI Subtotal Nodal Irradiation

subling. Sublingual

sup. Suppositoire

susp. Suspension

susp. buv. Suspension buvable

SVP Stimulation ventriculaire programmée

T

T3 Tri-iodothyronine (ou liothyronine)

T4 Tétra-iodothyronine (ou lévothyroxine)

TA Trou anionique

TAG Trouble anxiété généralisée

XXV Abréviations

TVO Trouble ventilatoire obstructif VDRL Veneral Disease Reaserch Laboratory
TVP Thrombose veineuse profonde VEGF Vascular Endothelial Growth Factor
TVS Tachycardie ventriculaire soutenue VEMS Volume expiré maximal en une
TVS Thrombose veineuse superficielle seconde
TVT Tension-Free Vaginal Tape VG Ventricule gauche
VGM Volume globulaire moyen
UAH U VHA Virus de l’hépatite A
UHCD VHB Virus de l’hépatite B
Unité antihéparine VHC Virus de l’hépatite C
UI Unité d’hospitalisation de courte durée Virus de l’immunodéficience humaine
UICC Unité internationale VIH Vasoactive Intestinal Peptide
Union internationale contre le cancer VIP Étoposide, ifosfamide, cisplatine,
UIV Urographie intraveineuse VIP mesna (chimiothérapie)
UPDRS Unifed Parkinson Disease Rating Scale Vitamine
Unité de soins intensifs en cardiologie vit. Very Low Density Lipoprotein
USIC Unité de soins intensifs VLDL Ventilation mécanique
USINV neurovasculaires Ventilation non invasive
Unified Parkinson’s Disease Rating VM Vague Nerve Stimulation
UPDRS Scale VNI Vertige paroxystique positionnel bénin
VNS Virus respiratoire syncytial
VADS V VPPB Vitesse de sédimentation
VAT VRS Virus zona-varicelle
VCA Voies aérodigestives supérieures VS
Vaccin antitétanique VZV
VCAM Virus Capsid Antigen
Vascular Cell Adhesion Molecule

532 Gastro-entérologie – Hépatologie ACHALASIE DU SPHINCTER INFÉRIEUR DE L’ŒSOPHAGE

ACHALASIE DU SPHINCTER INFÉRIEUR DE L’ŒSOPHAGE
(MÉGAŒSOPHAGE IDIOPATHIQUE)

L’achalasie du sphincter inférieur de l’œso- lique au cours d’une endoscopie. Les
phage (SIO), anciennement appelée résultats à court terme sont favorables
mégaœsophage idiopathique, peut être mais sont encore inconnus à long terme.
considérée schématiquement comme l’op-
posé du reflux gastro-œsophagien. Il s’agit Myotomie endoscopique (POEM : PerOral
d’une absence de péristaltisme du corps de Endoscopic Myotomy)
l’œsophage. Cet apéristaltisme est associé à
une hypertonie de base du SIO et à une Cette nouvelle méthode consiste à sec-
absence de relaxation ou une relaxation tionner la circulaire interne au-dessus
incomplète du SIO à la déglutition. (7 cm) et en-dessous (2 cm) de la jonction
œso-gastrique, après dissection endosco-
Traitement médical pique de la muqueuse. Les études sont
encore peu nombreuses mais la morbidité
Il n’est efficace qu’au début de la maladie serait faible et l’efficacité importante.
et devient rapidement insuffisant. On uti-
lise des médicaments qui réduisent le Traitement chirurgical
tonus du SIO :
– dérivés nitrés, isosorbide dinitrate (RISOR- C’est l’intervention de Heller. On pra-
DAN 5 mg ou spray) : 1 à 2 cp. ou bouffées tique une œso-cardio-myotomie extra-
sublinguales avant chaque repas ; muqueuse sur les 8 derniers centimètres
– inhibiteurs calciques, nifédipine (ADA- de l’œsophage. Cette intervention peut
LATE, 10 mg) : 1 à 2 caps. avant chaque être réalisée par voie cœlioscopique ; elle
repas. doit être associée à la confection d’un dis-
positif antireflux (fundoplicature). Elle
Traitement endoscopique donne 85 % de résultats favorables à long
Dilatation pneumatique au ballonnet terme. Le risque est le reflux et l’œsopha-
gite peptique (3 à 5 %).
Cette méthode donne 75 % de bons résul-
tats à long terme. Le risque est la perfora- Dans tous les cas, la surveillance doit être
tion (3 à 5 %). régulière, rythmée par la clinique. Le
risque est la survenue dans 4 % des cas
Infiltration du SIO par de la toxine botulique d’un carcinome épidermoïde de l’œso-
phage, même après traitement.
Certaines équipes évaluent l’efficacité de
l’infiltration du SIO avec de la toxine botu-

ANOMALIES ANATOMIQUES DE L’ŒSOPHAGE Gastro-entérologie – Hépatologie 533

ANOMALIES ANATOMIQUES DE L’ŒSOPHAGE

Diverticule de Zenker Anneau de Schatzki

C’est un diverticule par pulsion développé C’est un diaphragme muqueux œsogas-
aux dépens de la paroi pharyngée posté- trique, circulaire, toujours associé à une
rieure ; les symptômes sont dus à la stase hernie hiatale. Il est responsable d’une
alimentaire dans le diverticule : dysphagie dysphagie intermittente.
intermittente, fétidité de l’haleine, pneu- Si la dysphagie est sévère, on peut propo-
mopathies d’inhalation, etc. ser une rupture endoscopique de l’an-
neau, des dilatations endoscopiques, un
Il faut être très prudent lors de la gastros- traitement laser, voire, si besoin, une inter-
copie car il existe un risque de perforation vention chirurgicale (intervention antire-
du diverticule à l’introduction de l’en- flux associée à un effondrement au doigt
doscope. de l’anneau).

Le traitement est chirurgical ou endosco- Syndrome de Mallory-Weiss
pique.
– Le traitement endoscopique peut être C’est une déchirure longitudinale de la
proposé en cas de diverticule de petite jonction œsogastrique. Elle apparaît lors
taille : le geste consiste à sectionner le d’effort de vomissements et est respon-
muscle cricopharyngien qui apparaît sable de 5 à 10 % des hématémèses. Le
comme un septum entre la lumière œso- diagnostic est endoscopique.
phagienne et le diverticule. Le traitement est le plus souvent sympto-
– Le traitement chirugical consiste en une matique (cf. Hématémèse) : repos du tube
diverticulectomie associée à une myoto- digestif, antiémétiques, antisécrétoires.
mie en dessous du diverticule (crico-pha- Dans les formes avec hémorragie active,
ryngien) pour éviter les récidives. le traitement est endoscopique : sclérose,
mise en place d’un clip ou ligature.

534 Gastro-entérologie – Hépatologie CANCER DE L’ŒSOPHAGE

CANCER DE L’ŒSOPHAGE (1)

La stratégie thérapeutique doit être déci- Cancers invasifs opérables (non in situ)
dée en RCP. Les facteurs influençant le
choix du traitement sont [1] : Il est chirurgical. C’est le traitement à pro-
– le niveau de la lésion (1/3 inférieur dont poser en première intention en l’absence
l’abord chirurgical est abdominal et de métastase à distance si le terrain le
2/3 supérieurs dont l’abord nécessite une permet.
thoracotomie) ; Les critères d’inopérabilité sont les sui-
– le type histologique : 90 % de carci- vants :
nomes épidermoïdes ; les adénocarci- • contre-indications relatives :
nomes sont situés sur l’extrémité infé- – OMS 2,
rieure et compliquent surtout un – perte de poids > 15 % du poids de base
endobrachyœsophage ; non récupérée après renutrition,
– l’extension de la tumeur ; – artériopathie sévère,
– le terrain. – cirrhose non décompensée.
• contre-indications absolues :
Traitement curatif (cancer opérable) – OMS 3, 4,
Cancers superficiels (in situ) – insuffisance respiratoire (PaO2
= 60 mmHg, PaCO2 > 45 mmHg, VEMS
Traitement endoscopique par mucosecto- = 1 000 mL/s),
mie, si la lésion a un diamètre < 2 cm – cirrhose décompensée (ascite, ictère,
(après coloration vitale), n’est pas ulcérée, présence de varices œsophagiennes),
et si son caractère superficiel peut être – insuffisance rénale (créatininémie
affirmé par une échoendoscopie utilisant > 1,25 x N),
une sonde de haute fréquence. Lorsque la – infarctus du myocarde datant de moins
pièce de mucosectomie montre que la de 6 mois ou cardiopathie évolutive,
lésion est invasive, le risque d’extension – perte de poids > 20 % non récupérée
ganglionnaire nécessite une oesophagec- après renutrition.
tomie chez les patients opérables et une Il faut toutefois noter que statistiquement,
radio-chimiothérapie chez les patients ino- en traitement curatif, la chirurgie n’est pas
pérables. supérieure à l’association radio-chimiothé-
Si la mucosectomie est impossible : radio- rapie pour l’amélioration de la survie.
chimiothérapie ou destruction tumorale
parphotothérapie ou laser).

CANCER DE L’ŒSOPHAGE Gastro-entérologie – Hépatologie 535

CANCER DE L’ŒSOPHAGE (2)

᭤ Préparation du malade • Œsophagectomie totale ou subtotale,
débordant sur l’estomac si lésion infé-
Bilan préanesthésique rieure.
– État nutritionnel (pourcentage d’amai- • Cellulectomie péritumorale et curage
grissement, protidémie, albuminémie) : lymphatique médiastinal et abdominal.
renutrition si possible orale, sinon entérale Au moins 23 ganglions (abdomen et tho-
ou parentérale en milieu spécialisé. rax) doivent être examinés.
– Examen respiratoire (EFR, gazométrie). • Anastomose œsogastrique la plus haute
– Examen cardiovasculaire (palpation des possible en tubulisant la grande courbure
pouls et recherche de souffles, ECG). gastrique (continuité rétablie avec le côlon
– Créatininémie et calcul de la clairance. si antécédent de gastrectomie).
– Recherche de signes de cirrhose et bilan • Fermeture plan par plan et examen de
biologique hépatique. la pièce opératoire.
– Recherche de signes de neuropathie.
– État général (classification OMS). Complications : fistule anastomotique
• Consultation d’aide au sevrage taba- avec médiastinite, insuffisance respiratoire
gique et alcoolique en préopératoire pour après thoracotomie, complications liées au
arrêt de l’alcool et du tabac. terrain.
• Éradication des foyers infectieux ORL et Mortalité : 15 à 30 %. Séquelles : reflux
stomatologiques. gastro-œsophagien, sténose de l’anas-
• Antibiothérapie périopératoire. tomose.

Chimiothérapie néoadjuvante Radiothérapie
et radiothérapie Associée à la chimiothérapie préopéra-
L’utilité de la radio-chimiothérapie néoad- toire (cf. supra).
juvante est de plus en plus établie : elle • Secondaire à la chirurgie si des adéno-
associe le 5-FU et le cisplatine. pathies sont envahies.
Une radiothérapie externe sur la lésion est • Exclusive mais ses résultats sont
parfois associée à la chimiothérapie, en modestes
particulier en cas de localisation haute.
Cancers non opérables, non résécables
Intervention chirurgicale mais non métastatiques
Elle a pour but d’enlever la lésion néopla-
sique en passant à distance (5 cm). Ils sont traités par radio-chimiothérapie
• Voie d’abord abdominale (et thoracique concomitante.
si lésion des 2/3 supérieurs). La chimiothérapie repose sur le protocole
FOLFOX4 (oxaliplatine, 5-fluorouracile et
acide folinique).

536 Gastro-entérologie – Hépatologie CANCER DE L’ŒSOPHAGE

CANCER DE L’ŒSOPHAGE (3)

Traitement palliatif (cancer inopérable) On utilise le schéma FOLFOX4 (oxaliplatine,
Traitement de la dysphagie 5-fluorouracile, et acide folinique).

Il existe plusieurs possibilités : Surveillance
– association radio-chimiothérapie pallia- Après traitement curatif
tive ;
– dilatation endoscopique de l’œsophage • Examen clinique tous les 3 à 6 mois pen-
souvent suivie de la mise en place d’une dant 3 ans.
endoprothèse ; • Examens paracliniques : en fonction des
– photocoagulation de la tumeur par symptômes (transit œsophagien, gastro-
laser ; scopie, radiographie thoracique, échogra-
– gastrostomie d’alimentation mise en phie et/ou scanner abdominal). Pour le
place par voie endoscopique ou chirurgi- diagnostic précoce de nouvelles localisa-
cale ; tions ORL ou bronchiques : examen ORL
– en dernier recours, une sonde nasogas- annuel, à la recherche d’un cancer
trique à demeure. métachrone, en cas de cancer épider-
moïde. Fibroscopie bronchique non systé-
Mesures aspécifiques matique.
• Surveillance du maintien du sevrage
• Arrêt de l’alcool et du tabac. d’alcool et de tabac.
• Éradication des foyers infectieux.
• Alimentation hypercalorique avec sup- Après traitement palliatif
plémentation vitaminique.
• Traitement des douleurs : recours aux Examen clinique et examens complémen-
morphiniques si besoin, radiothérapie taires orientés par les symptômes.
antalgique.
• Soutien psychologique. Cancer superficiel

Chimiothérapie palliative Il s’agit des cancers n’envahissant pas la
muscularis mucosae. Une mucosectomie
Elle est recommandée chez les patients en endoscopique peut être proposée. La pho-
bon état général. tothérapie dynamique est en cours d’éva-
luation.

CONSENSUS
[1] Thésaurus national de cancérologie digestive – Cancer de l’œsophage, FFCD, FNCLCC,
GERCOR, SFCD, SFRO et SNFGE, 2013.

ŒSOPHAGITE CAUSTIQUE Gastro-entérologie – Hépatologie 537

ŒSOPHAGITE CAUSTIQUE

Circonstances de survenue Une alimentation parentérale exclusive
est débutée.
Elles sont de deux types : Une antibiothérapie à large spectre est
– accidentelles : lésions peu sévères, débutée, ex : amoxicilline + acide clavula-
essentiellement buccales car le produit est nique (AUGMENTIN) IV : 1 g x 3/j ou en cas
recraché ; d’allergie : ofloxacine (OFLOCET) IV : 200 mg
– volontaires (tentative de suicide) : x 2/j.
lésions graves. Des complications peuvent survenir pen-
dant cette phase : hémorragies, perfora-
Produits en cause tion tardive, surinfection.
Après 3 sem., un bilan endoscopique doit
Les acides provoquent des lésions éten- être pratiqué :
dues en surface mais peu profondes ; ils – si les lésions sont cicatrisées, on
lèsent surtout l’estomac (Harpic). reprend l’alimentation orale ;
Les bases provoquent des lésions pro- – si les lésions sont toujours évolutives,
fondes mais peu étendues en surface ; on poursuit la mise au repos du tube
elles lèsent surtout l’œsophage car elles digestif et on refait un bilan après 3 mois
sont tamponnées par l’estomac (Destop, de traitement.
ammoniac).
Les oxydants dont seule la forme concen- Les séquelles et leur traitement :
trée est toxique (eau de Javel). – sténose œsophagienne : abstention,
dilatation endoscopique, œsophago-
Traitement plastie ;
– sténose antrale : gastrectomie ;
Le patient doit être rapidement transporté – troubles digestifs ;
en milieu hospitalier spécialisé pour prati- – dégénérescence néoplasique.
quer le bilan lésionnel et la prise en
charge. Classification endoscopique des lésions
caustiques de l’œsophage
En cas de lésions superficielles
Stade Lésions muqueuses
Une surveillance de quelques jours en I Érythème ou pétéchies
milieu hospitalier est souvent suffisante. IIa Ulcérations linéaires ou rondes
La réalimentation orale peut être rapide- IIb Ulcérations circulaires ou
ment reprise. Le risque de sténose secon- circonférentielles
daire après quelques semaines impose la IIIa Nécrose localisée
pratique régulière d’une endoscopie. IIIb Nécrose étendue
IV Perforation
En cas de lésions profondes

En cas de perforation, l’intervention chirur-
gicale est indispensable : la suture est
impossible et on est donc conduit à prati-
quer une œsogastrectomie en urgence.

Gestes à faire et à ne pas faire devant une œsophagite caustique

Certains gestes doivent impérativement être Les gestes à faire sont :
évités : – mettre en place une voie veineuse péri-
– faire boire, phérique,
– faire vomir, – prélever un bilan préopératoire,
– faire absorber un antidote, – faire des soins buccaux avec des
– tenter de neutraliser un acide par une compresses sèches.
base ou inversement, Dans tous les cas, un bilan endoscopique
– mettre une sonde nasogastrique avant le s’impose, après avoir éliminé une perforation
bilan endoscopique. (radiographie).

538 Gastro-entérologie – Hépatologie REFLUX GASTRO-ŒSOPHAGIEN

REFLUX GASTRO-ŒSOPHAGIEN (1)

Indications des explorations du RGO de l’adulte

CLASSIFICATION SYMPTOˆ MES EXPLORATIONS
Symptômes typiques Non indiquées
Pyrosis
Symptômes typiques Régurgitations acides Endoscopie œsogastro-
+ symptômes d’alarme ou duodénale
autres éléments décisionnels Amaigrissement
Dysphagie
Hémorragie
Anémie
Aˆ ge > 50 ans
Résistance au traitement
Récidive précoce à l’arrêt du
traitement

Symptômes atypiques Douleurs épigastriques Endoscopie œsogastro-
Toux nocturne duodénale
Asthme pH-métrie œsophagienne si
Douleurs pseudo- absence d’œsophagite
angineuses
Enrouement
Brûlures pharyngées
Otalgies

Ainsi, il n’y a pas lieu de pratiquer une – pas de décubitus post-prandial ;
endoscopie chez le sujet jeune pour un – surélévation nocturne de la tête du lit
reflux gastro-œsophagien à symptomato-
logie typique, modérée, non compliquée de 15° environ (cette mesure est la seule
sauf en cas d’échec du traitement sympto-
matique et de récidives fréquentes. qui ait véritablement démontré son effica-

Règles hygiéno-diététiques cité) ;
Repas – pas d’antéflexion brutale et prolongée ;
– éviter gaines, corsets, lombostats, cein-
Ils doivent être pris : au calme, à heures
fixes, en mâchant bien. tures, vêtements serrés, chaussures à
Il faut éviter les aliments qui diminuent la
pression du sphincter inférieur de l’œso- lacets.
phage : repas gras, épices, café, thé, cho-
colat, boissons gazeuses, menthe, alcool Médicaments à éviter
et tabac.
• Les médicaments diminuant la pression
Mesures posturales du sphincter inférieur de l’œsophage :
inhibiteurs calciques, dérivés nitrés (sou-
Elles ont pour but de diminuer la pression
intra-abdominale : vent au cours de l’angine de poitrine),
théophylline, ␤-stimulants (souvent au
cours de l’asthme), anticholinergiques,
benzodiazépines, barbituriques, morphi-
niques, estroprogestatifs, progestérone.
• Les médicaments pouvant léser la
muqueuse digestive : AINS, aspirine.

ANTIREFLUX Gastro-entérologie – Hépatologie 539

ANTIREFLUX (1) – ANTIÉMÉTIQUES

Dompéridone 40 cp. 10 mg 2,89 II 30 % 0,07
MOTILIUM 80 c-mes. (2,5 mL 2,21 II 30 % 0,03
Reflux gastro-œsophagien et œsophagite,
nausées, vomissements : = 2,5 mg) susp. buv.
1 à 2 cp. (ou c-mes.) x 3/j 200 mL

PÉRIDYS 40 cp. 10 mg 2,89 II 30 % 0,07
Idem MOTILIUM
OROPÉRIDYS 30 cp. orodisp. 10 mg 2,42 II 30 % 0,08
Idem MOTILIUM

PROPRIÉTÉS ragie gastro-intestinale, obstruction mécanique,
perforation digestive.
Antiémétique neuroleptique sans effet anticho- Dyskinésies tardives iatrogènes (antipsycho-
linergique passant très faiblement la barrière tiques).
hémato-encéphalique. Il augmente la vitesse
de vidange de l’estomac et s’oppose au reflux PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
duodéno-œsophagien. Il renforce le péristal- Insuffisance rénale : diminuer les doses de 30
tisme du tube digestif supérieur : à 50 % en cas d’utilisation prolongée.
– augmentation du tonus du sphincter infé- Grossesse : aucune malformation rapportée.
rieur de l’œsophage ; Allaitement : passage dans le lait.
– inhibition de la relaxation du fundus gas-
trique et stimulation de l’activité motrice ; EFFETS INDÉSIRABLES
– élargissement du pylore au moment de son Syndrome extrapyramidal exceptionnel
ouverture ; (1,4 cas par million) presque toujours en rap-
– augmentation de la fréquence, de l’ampli- port avec un surdosage ou une perméabilité
tude et de la durée des contractions duodé- anormale de la barrière hémato-encéphalique
nales. (immaturité, lésion).
La dompéridone normalise les contractions Rarement, à posologie élevée et prolongée :
anarchiques de la maladie des spasmes étagés gynécomastie, troubles des règles.
de l’œsophage. Elle ne modifie pas les fonc-
tions sécrétoires. INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
L’association d’anticholinergiques est illogique
CONTRE-INDICATIONS car ils ont des effets opposés à la dompé-
ridone.
Ne pas utiliser si la stimulation de la motricité
gastro-intestinale présente un danger : hémor- Cf. aussi métoclopramide.

540 Gastro-entérologie – Hépatologie REFLUX GASTRO-ŒSOPHAGIEN

REFLUX GASTRO-ŒSOPHAGIEN (2)

Traitement médicamenteux [1] fonction de l’existence d’une œsophagite
peptique et/ou d’une complication.
Reflux gastro-œsophagien typique, S’il n’y a pas d’œsophagite ou si l’œsopha-
sans œsophagite gite n’est pas sévère (perte de substance
non circonférentielle), on propose un trai-
S’il n’existe pas de signes d’alarme (amai- tement antisécrétoire, de préférence par
grissement, dysphagie, hémorragie, ané- IPP à pleine dose (par exemple MOPRAL
mie) et si l’âge du sujet est < 50 ans, on (oméprazole) 20 mg : 1 cp./j) pendant
peut pratiquer un traitement d’épreuve 4 sem.En fin de traitement, un contrôle
sans fibroscopie. endoscopique de cicatrisation n’est pas
utile sauf en cas de persistance des symp-
᭤ Si les symptômes sont espacés (moins tômes.
d’une fois par sem.) S’il existe une œsophagite, cf. Œsophagite
• Traitement à la demande par alginates par reflux.
Ex : alginate de sodium + bicarbonate de
sodium (GAVISCON) : 1 càc 30 min après Récidive
chaque repas et au coucher.
• Renforcement de la pression du sphinc- La récidive est fréquente (> 75 %) à l’arrêt
ter inférieur de l’œsophage du traitement. On peut proposer un traite-
Il est souvent utilisé mais n’a jamais ment d’entretien par un gel antireflux
prouvé son efficacité. et/ou un stimulant de la motricité diges-
Ex : dompéridone (MOTILIUM) : 1 cp. 15 min tive. En cas d’échec, les inhibiteurs de la
avant chaque repas et au coucher. pompe à protons à faible dose peuvent
Durée du traitement : 6 sem. être efficaces : MOPRAL (oméprazole), 1 gél.
Attention, le MOTILIUM fait l’objet d’une à 10 mg/j, ou LANZOR (lanzoprazole), 1 gél.
surveillance rapprochée du fait d’un risque à 15 mg/j.
potentiel de troubles du rythme cardiaque
(torsades de pointes). Complications
Œsophagite peptique et ses complications
᭤ Si les symptômes sont rapprochés
(une fois/sem. ou plus) • Dysphagie.
On peut proposer un traitement antisécré- • Hémorragies : anémie ferriprive, héma-
toire à faible dose. témèse, méléna.
Inhibiteur de la pompe à protons : • Amaigrissement.
MOPRAL (oméprazole), 1 gél. à 10 mg/j ou • Métaplasie (endobrachyœsophage), dys-
LANZOR (lanzoprazole), 1 gél. à 15 mg/j. plasie, cancérisation.
La durée du traitement est de 4 sem. Au • Ulcère, perforation, sténose.
terme de ces 4 sem., si les symptômes dis-
paraissent, il faut arrêter le traitement ; Complications respiratoires
s’ils persistent ou récidivent de façon pré-
coce, on doit pratique une endoscopie. • Asthme.
• Toux quinteuse nocturne.
Reflux gastro-œsophagien avec signes • Infections broncho-pulmonaires à répé-
d’alarme et/ou âge du sujet > 50 ans et/ou tition.
résistance au traitement symptomatique
Complications ORL
L’endoscopie est indispensable pour fixer
l’attitude thérapeutique ultérieure, qui est • Pharyngite, paresthésies laryngées, dys-
phonie.
• Otalgies.

ANTIREFLUX Gastro-entérologie – Hépatologie 541

ANTIREFLUX (2) – GELS ANTIREFLUX

Alginate de sodium + bicarbonate de sodium

GAVISCON

1 à 2 sach. x 3/j après les repas 24 sach. 500 mg 2,05 15 % 0,09
et éventuellement au coucher
2 à 3 càc. x 3/j après les repas 50 càc (250 mg/càc ; 1,63 15 % 0,03
et éventuellement au coucher fl. 250 mL)

PROPRIÉTÉS EFFETS INDÉSIRABLES
Formation d’un gel visqueux surnageant au- Exceptionnels et liés à la présence d’alumi-
dessus du contenu gastrique. En cas de reflux, nium : constipation, déplétion phosphorée.
le gel régurgite en premier et forme une bar-
rière évitant le contact entre la muqueuse œso- INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
phagienne et le liquide gastrique acide. Rares et liées à la présence d’aluminium :
retard et/ou diminution de l’absorption des
INDICATIONS médicaments suivants : furosémide, indométa-
Pyrosis, reflux gastro-œsophagien, œsophagite cine, tétracyclines, digoxine, isoniazide, anti-
par reflux. cholinergiques.

542 Gastro-entérologie – Hépatologie REFLUX GASTRO-ŒSOPHAGIEN

REFLUX GASTRO-ŒSOPHAGIEN (3) –
ŒSOPHAGITE PAR REFLUX (1)

Classification des œsophagites CON) : 1 càs après chaque repas ou anti-
peptiques Savary-Miller H2 faiblement dosé.
• Si symptômes rapprochés (> 1/sem.) :
Stade 1. Lésions érythémateuses ou éro- inhibiteur de la pompe à protons, omépra-
sives superficielles non confluentes. zole (MOPRAL) à demi-dose : 10 mg/j pen-
Stade 2. Lésions érosives et exsudatives dant 4 sem.
sans atteinte circonférentielle.
Stade 3. Lésions érosives et exsudatives Présence de signe d’alarme et/ou âge
d’extension circulaire sans sténose. > 50 ans et/ou résistance au traitement
Stade 4. Lésions chroniques : ulcère, sté-
nose fibreuse, endobrachyœsophage. • Réalisation d’une gastroscopie.
• Si absence d’œsophagite ou œsophagite
Classifications des œsophagites peu sévère :
peptiques de Los Angeles – inhibiteur de la pompe à protons, omé-
prazole (MOPRAL) à pleine dose : 20 mg/j
Grade A. Une ou plusieurs pertes de sub- pendant 4 sem. ;
stance, étendue(s) sur moins de 5 mm et – pas de contrôle endoscopique de la
limitée(s) à la crête des plis muqueux. cicatrisation [1].
Grade B. Au moins une perte de substance • Si œsophagite sévère :
étendue sur plus de 5 mm mais limitée à – inhibiteur de la pompe à protons, omé-
la crête des plis muqueux, sans extension prazole (MOPRAL) à pleine dose : 20 mg/j
entre eux. pendant 8 sem. ;
Grade C. Au moins une perte de substance, – contrôle endoscopique de la cicatri-
s’étendant dans la surface muqueuse entre sation [1] ;
deux plis, mais non circonférentielle – en fonction des lésions, augmentation
(< 75 % de la circonférence). éventuelle de la dose.
Grade D. Perte de substance circonféren-
tielle (> 75 % de la circonférence). RGO atypique

Traitement d’attaque [1] Traitement à discuter en fonction des
RGO typique avec pyrosis et/ou lésions endoscopiques.
régurgitations acides
• Si symptômes espacés (< 1/sem.) : traite-
ment à la demande par alginates (GAVIS-

REFLUX GASTRO-ŒSOPHAGIEN Gastro-entérologie – Hépatologie 543

REFLUX GASTRO-ŒSOPHAGIEN (4) –
ŒSOPHAGITE PAR REFLUX (2)

Traitement chirurgical manchonnage sur 360° de l’œsophage
abdominal avec la grosse tubérosité gas-
Il doit être proposé aux sujets avec un trique. C’est l’intervention la plus efficace.
risque opératoire faible, ayant un RGO Elle expose à certaines complications :
typique, invalidant et qui ne peuvent être dysphagie, difficulté ou impossibilité
sevrés d’un traitement d’entretien. Dans d’éructation (gas bloat syndrome) ;
les formes rebelles au traitement médical, – l’hémifundoplicature ou intervention de
l’indication du traitement chirurgical ne Toupet : c’est un manchonnage postérieur
doit être posée que dans les cas de RGO incomplet de l’œsophage réalisé sur 180
dûment prouvés. Le choix éclairé du ou 270°.
patient et le terrain sont les éléments qui Le traitement est efficace dans 90 % des
doivent intervenir dans la décision. cas pour l’intervention de Nissen, un peu
• Les principes de l’intervention sont : moins pour l’intervention de Toupet et se
– le replacement du cardia dans l’ab- dégrade un peu avec le temps.
domen ;
– la confection d’une valve antireflux ; Traitement endoscopique
– la fixation du montage dans l’ab-
domen ; Ces traitements sont en cours d’évalua-
– le rapprochement des piliers du tion. Sans être exhaustif, plusieurs
diaphragme ; approches sont testées :
– la réfection de l’angle de His. – une injection de produit sclérosant au
Cette intervention peut se pratiquer par niveau de la musculeuse au niveau du
voie cœlioscopique. SIO ;
• Les deux techniques opératoires les plus – une cardioplicature endoscopique à
fréquemment utilisées sont : l’aide d’un système de suture placé à l’ex-
– la fundoplicature complète ou interven- trémité de l’endoscope ;
tion de Nissen. Elle consiste à pratiquer un – une hyperthermie par radiofréquence
au niveau du SIO.

CONSENSUS
[1] Reflux gastro-œsophagien de l’adulte : diagnostic et traitement, SNFGE, 1999.

544 Gastro-entérologie – Hépatologie ENDOBRACHYŒSOPHAGE – ŒSOPHAGE DE BARRETT

ENDOBRACHYŒSOPHAGE – ŒSOPHAGE DE BARRETT (1)

Définition, physiopathologie Surveillance [1]
et diagnostic
Elle a pour but de diagnostiquer précoce-
L’endobrachyœsophage (EBO) ou œso- ment une dysplasie de haut grade, voire
phage de Barrett est une métaplasie glan- un cancer de l’œsophage. Le rythme
dulaire : la muqueuse malpighienne de dépend du degré de dysplasie.
l’œsophage est remplacée par une
muqueuse de type glandulaire. Par défini- Traitement curatif
tion, il s’agit d’une muqueuse spécialisée
en métaplasie intestinale. Cette métapla- Aucun traitement médical ne permet de
sie est favorisée par le reflux gastro-œso- faire régresser les lésions d’endobrachy-
phagie, le tabac et le surpoids. Le risque œsophage une fois qu’elles sont ins-
est l’apparition d’une dysplasie, d’abord tallées.
de bas grade, puis de haut grade, qui elle- Le but du traitement est donc de prévenir
même peut se transformer en adénocar- l’apparition d’un adénocarcinome.
cinome. Le traitement est double :
– celui du reflux gastro-œsophagien :
Fréquence de l’endobrachyœsophage : inhibiteurs de la pompe à protons au long
10 % des patients ayant un reflux gastro- cours, p. ex. oméprazole 20 à 40 mg/j ;
œsophagien. – celui de la dysplasie (la métaplasie doit
Risque de cancer sur endobrachyœso- être surveillée mais pas traitée).
phage : 1 % par an (risque x 30 à 125 par Le traitement de référence est l’œsopha-
rapport à la population générale). Il s’agit gectomie. Néanmoins, du fait de sa morbi-
d’un adénocarcinome. dité, des alternatives endoscopiques se
sont développées : mucosectomie, radio-
Traitement préventif fréquence, photothérapie dynamique.
Chez les sujets âgés avec un risque opéra-
C’est le traitement au long cours du reflux toire, on peut proposer une surveillance
gastro-œsophagien. endoscopique trimestrielle ou bien une
mucosectomie endoscopique.
Le traitement doit donc être discuté au cas
par cas.

ENDOBRACHYŒSOPHAGE – ŒSOPHAGE DE BARRETT Gastro-entérologie – Hépatologie 545

ENDOBRACHYŒSOPHAGE – ŒSOPHAGE DE BARRETT (2)

EBO non dysplasique • EBO court < 3 cm : endoscopie
+ biopsies tous les 5 ans
• EBO long 3-6 cm : endoscopie
+ biopsies tous les 3 ans
• EBO long > 6 cm : endoscopie
+ biopsies tous les 2 ans

Dysplasie de bas grade douteuse IPP double dose pendant
ou probable 2 à 3 mois avant nouvelle
endoscopie + biopsies

Dysplasie de bas grade certaine Endoscopie + biopsies tous
les 6 mois (double lecture
anatomopathologique)
la 1re année puis tous les ans

Dysplasie de haut grade IPP double dose pendant
1 à 2 mois avant nouvelle
endoscopie + protocole
planimétrique

Dysplasie de haut grade confirmée • Bilan préthérapeutique sous
(double lecture anatomopathologique) anesthésie (endoscopie grossissante
+ ac. acétique ou bleu de méthylène
et/ou NBI ou FICE)
• Protocole planimétrique + biopsies
ciblées
• Échoendoscopie si adénocarcinome
associé

NBI : Narrow Band Imaging ; FICE : Flexible spectral Imaging Color Enhancement

CONSENSUS
[1] Surveillance des endobrachyœsophages, SFED, 1999.

546 Gastro-entérologie – Hépatologie ULCÈRE GASTRIQUE

ULCÈRE GASTRIQUE

Le traitement est le même que celui de – le traitement antisécrétoire doit être
l’ulcère duodénal. Les seules différences prolongé jusqu’à l’endoscopie de contrôle
sont les suivantes : pratiquée après 4 à 6 sem. de traitement ;
– un contrôle endoscopique avec bio-
– Helicobacter pylori est moins souvent en psies doit systématiquement être pratiqué
cause dans l’ulcère gastrique (70 % des au décours du traitement d’un ulcère gas-
cas) que dans l’ulcère duodénal (95 %). trique afin d’éliminer un cancer de l’es-
Helicobacter pylori doit néanmoins être tomac.
recherché et éradiqué si la recherche est
positive ;

CANCER DE L’ESTOMAC Gastro-entérologie – Hépatologie 547

CANCER DE L’ESTOMAC (1)

La stratégie thérapeutique doit être déci- étendre l’intervention à des organes de voisi-
dée en RCP [1]. nage : splénectomie, pancréatectomie cau-
dale, colectomie segmentaire ;
Si le terrain le permet et en l’absence de – les cancers de l’antre (tiers distal) ne
métastases viscérales, le traitement chirur- nécessitent pas une gastrectomie totale
gical, c’est-à-dire curatif, doit être proposé mais une gastrectomie distale passant à
en première intention. distance du pôle supérieur de la tumeur (4
à 8 cm). L’anastomose est gastrojéjunale,
Bilan préthérapeutique utilisant la première anse jéjunale placée
Extension tumorale en pré- ou en transmésocolique (anasto-
mose type Finsterer ou Billroth II) ;
• Endoscopie œso-gastroenduodénale. – les structures de voisinage envahies
• TDM thoraco-abdomino-pelvienne. doivent être réséquées en monobloc,
• Échoendoscopie (infiltration pariétale de c’est-à-dire sans dissection ni rupture de la
la tumeur). pièce (les biopsies sont prohibées).
• PET-scan à discuter au cas par cas.
᭤ Curage ganglionnaire
Opérabilité Chez les sujets jeunes et/ou sans défaillance
viscérale, le premier relais juxta-gastrique et
État général (échelle OMS ou Karnosky), coronaire, cœliaque, hépatique commun,
bilan nutririonnel (amaigrissement, proti- pédicule hépatique, tronc de l’artère splé-
démie, albuminémie), pumonaire (EFR), nique doit être réséqué. Au moins 25 gan-
fonction rénale. glions doivent être analysés (15 ganglions
pours les cancers de stade I). La splénectomie
Traitement curatif [1] est indiquée en cas d’adénopathies de l’ar-
tère splénique ou de cancer de la grosse
Il est chirurgical. L’intervention doit être tubérosité atteignant la séreuse.
très soigneuse pour ne laisser en place En cas de carcinose péritonéale résécable
aucun résidu microscopique. La résection chez un patient en bon état général, on
doit donc emporter à la fois l’estomac et propose une péritonectomie avec chimio-
les chaînes ganglionnaires de drainage. hyperthermique intrapéritonéale (CHIP).

Préparation du malade Chimiothérapie

• Arrêt de l’alcool et du tabac. La chimiothérapie périopératoire des
• Éradication des foyers infectieux ORL et formes résécables est systématique ; elle
stomatologiques. associe épirubicine, cisplatine et 5-FU :
• Bilan d’opérabilité cardiorespiratoire ; – elle est probablement utile en néoadju-
kinésithérapie respiratoire. vant pour augmenter les possibilités de
• Antibiothérapie périopératoire. résection ;
• Renutrition hyperprotidique systéma- – la chimiothérapie adjuvante en cas de
tique Oral Impact 3 briquettes/j à débuter risque métastatique important peut être
1 sem. avant la chirurgie. proposée.

Intervention chirurgicale Radiothérapie

᭤ Gastrectomie Son efficacité n’a pas été observée dans le
L’étendue de la résection dépend du siège traitement curatif.
de la tumeur :
– les cancers du corps de l’estomac (tiers Traitement endoscopique
proximal et moyen) sont traités par gastrec-
tomie totale ou des 4/5 emportant 2 cm de La mucosectomie endoscopique est possible
duodénum en aval du pylore. Le rétablisse- pour les cancers superficiels respectant la
ment de la continuité se fait par anastomose sous muqueuse. Après mucosectomie, l’éra-
sur anse en Y : la 2e anse jéjunale est ascen- dication d’Helicobacter pylori diminue signifi-
sionnée et remontée jusqu’à l’extrémité infé- cativement le risque de récidive.
rieure de l’œsophage à laquelle elle est anas-
tomosée. En fonction de l’extension, on peut

548 Gastro-entérologie – Hépatologie CANCER DE L’ESTOMAC

CANCER DE L’ESTOMAC (2)

Traitement palliatif • Soutien psychologique.
Traitement de l’obstruction gastrique
(syndrome orificiel) Chimiothérapie palliative

On réalise un court-circuit alimentaire en Plusieurs protocoles peuvent être pro-
pratiquant une gastrectomie partielle ou posés associant : 5-FU – cisplatine – trastu-
une gastrojéjunostomie. zumab ou capécitabine – cisplatine – trastu-
La jéjunostomie d’alimentation ne doit zumab. Le trastuzumab ne peut être utilisé
être utilisée qu’en dernier recours. que chez les patients ayant une surexpres-
sion tumorale de HER2. Le protocole FOL-
Mesures aspécifiques. FOX associant 5-FU, oxaliplatine et acide
folinique est également parfois utilisé.
• Arrêt de l’alcool et du tabac.
• Éradication des foyers infectieux. Facteurs de mauvais pronostic
• Alimentation hypercalorique avec sup-
plémentation vitaminique. Extension tumorale importante (en sur-
• Traitement des douleurs : recours aux face, en profondeur et à distance). Faible
morphiniques si besoin, radiothérapie degré de différenciation. Aneuploïdie
antalgique. (cytométrie en flux). Survie globale à
5 ans : 10 %. Mortalité opératoire : 10 %.

Schéma thérapeutique du cancer de l’estomac

Tumeur non métastasée Tumeur métastasée Contre-indication
(ganglions à distance inclus) opératoire (terrain)

Gastrectomie + curage Gastrectomie si syndrome orificiel, Chimiothérapie
± splénectomie sans curage ± chimiothérapie

Complications de la gastrectomie
Complications fonctionnelles

Complications fonctionnelles d’une résection gastrique

SYNDROME DUMPING HYPOGLYCÉMIE SYNDROME DE
DU PETIT SYNDROME POST- L’ANSE
ESTOMAC PRANDIALE AFFÉRENTE

Mécanisme Exérèse Passage brutal dans le grêle Hyperinsulinisme Stase alimentaire
gastrique d’aliments hyperosmolaires par arrivée et biliaire dans
large provoquant une massive l’anse afférente
hypersecrétion de d’aliments entraînant une
sérotonine et des kinines hyperosmolaires pullulation
circulantes dans le grêle microbienne

Clinique Satiété Signes précoces : Signes tardifs Douleur de
précoce, asthénie, troubles cliniques l’hypochondre
ballon- vasomoteurs, sueurs, semblables au droit calmée
nement pâleur, tachycardie, flush dumping par des
amai- syndrome vomissements
grissement

Traitement Fraction- Fractionnement des repas Cf. Dumping Régulateurs de
nement Décubitus post-prandial syndrome la motricité
des repas Régime riche en protides (MOTILIUM,
et en fibres, pauvre en PRIMPÉRAN)
sucres rapides Antibiothérapie
(FLAGYL)

CANCER DE L’ESTOMAC Gastro-entérologie – Hépatologie 549

CANCER DE L’ESTOMAC (3)

Complications mécaniques • Cancer sur moignon.

• Ulcère anastomotique, duodénite, Complications carentielles
stomite.
• Invagination jéjunogastrique. • Carence martiale par saignement
• Gastrite biliaire elle-même pouvant se occulte.
compliquer d’un cancer gastrique. • Carence en vitamine B12 par malab-
• Bézoard. sorption (carence en facteur intrinsèque),
• Occlusion sur bride. à prévenir par vitamine B12 : 1 000 μg en
• Récidive néoplasique. IM tous les 3 à 12 mois.

Indications de l’éradication mandé de rechercher et d’éradiquer cette
d’Helicobacter pylori
bactérie en cas :
Helicobacter pylori favorise la survenue de – d’antécédent de résection gastrique
certains cancers gastriques (adénocarci-
nome). Par conséquent, il est recom- pour cancer ;
– d’antécédent familial au 1er degré de

cancer gastrique.

CONSENSUS
[1] Thésaurus national de cancérologie digestive (FFCD, FNCLCC, GERCOR, SFCD, SFRO,
SNFGE) – Cancer de l’estomac, SNFGE, 2014.

550 Gastro-entérologie – Hépatologie ULCÈRE DUODÉNAL

ULCÈRE DUODÉNAL (1)

La prise en charge de l’ulcère hémorragique carbone 13 (qui n’est pas radioactif) ; si
est traitée dans le chapitre Hémorragie Helicobacter pylori est présent dans l’esto-
digestive. mac, le patient va expirer de l’air enrichi
en 13CO2 dont la quantité est mesurée. Il
Diagnostic de l’infection à Helicobacter existe des kits qui permettent de pratiquer
pylori en ville cette technique (HELI-KIT). Ce test
est le plus simple et le plus performant.
Caractéristiques • Test à l’uréase : un prélèvement antral
est pratiqué au cours d’une fibroscopie ; la
Bacille Gram négatif, spiralé, uréase positif biopsie est mise dans un réactif qui
(transforme l’urée en ammoniac). change de couleur en moins de 3 h si Heli-
Helicobacter pylori est retrouvé élective- cobacter pylori est présent.
ment dans l’estomac, principalement dans • Sérologie : elle ne permet pas de faire la
l’antre. différence entre une infection évolutive ou
Il est à l’origine de plusieurs pathologies ancienne.
gastroduodénales, la principale étant l’ul-
cère duodénal. ᭤ Quand rechercher (et éradiquer)
Helicobacter pylori [1] ?
Pathologies favorisées par Helicobacter A` chaque fois que son éradication peut
pylori être bénéfique, c’est-à-dire en cas :
– d’ulcère gastrique et duodénal ;
• Ulcère duodénal (95 % des cas). – de lymphome MALT ;
• Ulcère gastrique (70 % des cas). – d’antécédent de résection gastrique
• Gastrite chronique. pour cancer ;
• Adénocarcinome gastrique. – d’antécédent familial au 1er degré de
• Lymphome gastrique de faible malignité cancer gastrique ;
(type MALT). – de gastrite à gros plis, gastrite érosive,
• Dyspepsie non ulcéreuse. gastrite atrophique ;
• Carence en fer et en vitamine B12. – de traitement au long cours par anti-
• Suspecté dans les syndromes corona- inflammatoires non stéroïdiens ;
riens aigus et les AVC ischémiques. – de troubles dyspeptiques (gastroscopie
• Maladie de Parkinson (absorption L-dopa) non obligatoire ; une recherche par test
et démences. respiratoire est suffisante).
• Pourrait protéger de certaines allergies. Rq : Donc en pratique, à chaque fois
qu’une gastroscopie est pratiquée !
Méthodes diagnostiques
᭤ Niveau de résistance
᭤ Diagnostic direct Le niveau de résistance d’Helicobacter
• Analyse histologique d’une biopsie gas- pylori a atteint 20 % pour la clarithromycine
trique. et 15 % pour les quinolones. Ainsi, les
• Mise en culture d’une biopsie antrale. conférences de consensus sont devenues
• Recherche d’antigènes dans les selles. obsolètes. L’association de la clarithromy-
• Recherche par biologie moléculaire : cine à de l’amoxicilline permet de rétablir
PCR (Polymerase Chain Reaction) dans une une certaine sensibilité car l’amoxicil-
biopsie ; cette technique reste du domaine line fragilise la paroi bactérienne.
de la recherche.

᭤ Diagnostic indirect
• Breath-test ou test respiratoire à l’urée :
le patient absorbe de l’urée marquée au

INHIBITEURS DE LA POMPE A` PROTONS Gastro-entérologie – Hépatologie 551

INHIBITEURS DE LA POMPE A` PROTONS (1)

Oméprazole 14 gél. 10 mg 5,50 II 65 % 0,39
28 gél. 10 mg 11,16 II 65 % 0,40
MOPRAL 3,13 II 65 % 0,45
7 gél. 20 mg 6,17 II 65 % 0,44
Œsophagite évolutive, ulcère 14 gél. 20 mg 12,54 II 65 % 0,45
gastroduodénal évolutif : 1 gél. (20 mg)/j 28 gél. 20 mg
Éradication d’Helicobacter pylori : 1 gél. 11,16 II NR 0,40
(20 mg) x 2/j pendant 7 j, en association 7 cp. 20 mg 12,54 II NR 0,45
avec des antibiotiques 14 cp. 20 mg
Traitement symptomatique du RGO (si 28 gél. 10 mg 65 %
échec des autres traitements) : 10 mg/j 28 gél. 20 mg 65 %
Traitement d’entretien des œsophagites
grade III et IV : 1 gél. (10 ou 20 mg)/j
Traitement préventif et curatif des lésions
induites par les AINS : 1 gél. (20 mg)/j
Syndrome de Zollinger-Ellison : jusqu’à
80 mg/j

MOPRALPRO
Idem MOPRAL

ZOLTUM
Idem MOPRAL

Lansoprazole 15 gél. 15 mg 5,90 II 65 % 0,39
LANZOR 30 gél. 15 mg 12,00 II 65 % 0,40
Idem MOPRAL 14 gél. 30 mg 6,17 II 65 % 0,44
Pleine dose : 30 mg 28 gél. 30 mg 12,54 II 65 % 0,45
Demi-dose : 15 mg
30 gél. 15 mg 12,00 II 65 % 0,40
OGAST 28 gél. 30 mg 12,54 II 65 % 0,45
Idem MOPRAL
14 cp. orodisp. 15 mg 5,04 II 65 % 0,36
OGASTORO 28 cp. orodisp. 15 mg 10,23 II 65 % 0,37
Idem MOPRAL 14 cp. orodisp. 30 mg 6,17 II 65 % 0,44
28 cp. orodisp. 30 mg 12,54 II 65 % 0,45

552 Gastro-entérologie – Hépatologie ULCÈRE DUODÉNAL

ULCÈRE DUODÉNAL (2)

Traitement d’attaque • Inhibiteur de la pompe à protons à
Règles hygiéno-diététiques double dose : oméprazole 20 mg matin et
Seul l’arrêt du tabac a montré son utilité.
On peut toutefois conseiller d’autres soir.
règles hygiéno-diététiques de base bien • Amoxicilline : 1 g matin et soir.
qu’elles n’aient jamais montré leur effica- • Clarithromycine : 500 mg matin et soir.
cité au cours de l’ulcère duodénal :
– repas au calme, à heures fixes, en • En cas d’allergie à l’amoxicilline, on peut
mâchant bien ; la remplacer par la lévofloxacine (TAVANIC)
– arrêt de l’alcool, du café, des boissons
gazeuses ; 500 mg x 2/j ou préférer un traitement à
– arrêt des anticoagulants (sauf indication base de bismuth.
vitale).
• L’alternative à ce traitement repose sur
Éviter les médicaments gastro-toxiques (cf. une association à base de bismuth qui peut
Œsophagite par reflux) : anti-inflamma- également être proposée en 1re intention :
toires non stéroïdiens, aspirine. Les corti- PYLERA (bismuth 140 mg/gél. + métronida-
coïdes ont longtemps été réputés gastro- zole 125 mg/gél. + tétracycline 125 mg/
toxiques ; en pratique, cette toxicité n’a
jamais pu être démontrée ; ainsi, on ne gél.), 3 gél. après chaque repas et au cou-
doit plus considérer que les corticoïdes
sont à l’origine d’ulcères gastroduodé- cher soit 12 gél./j. On associe systémati-
naux ; il n’y a donc plus de contre-indica- quement de l’oméprazole, 20 mg matin et
tion absolue à introduire des corticoïdes
chez un patient ayant un antécédent soir. La durée du traiement est de 10 j. En
d’ulcère.
cas, d’oubli, il faut prendre la totalité du
Traitement médicamenteux
traitement.
᭤ Éradication d’Helicobacter pylori
La tendance actuelle est de remplacer le • En cas d’échec, une mise en culture avec
classique traitement séquentiel par une
quadrithérapie de 14 j pour garantir une réalisation d’un antibiogramme ou une
efficacité > 90 %.
recherche par PCR de mutations entraî-

nant des résistances est justifiée.
La vérification de l’éradication par un test
respiratoire devrait être systématique [1] ;

les tests en vente sont : Helikit et Helicobac-

ter Test INFAI. 15 j d’arrêt d’un traitement

antisécrétoire et 4 sem. après l’arrêt des

antibiotiques sont recommandés avant de

pratiquer un test respiratoire.

INHIBITEURS DE LA POMPE A` PROTONS Gastro-entérologie – Hépatologie 553

INHIBITEURS DE LA POMPE A` PROTONS (2)

Pantoprazole 14 cp. 20 mg 5,50 II 65 % 0,39
INIPOMP 28 cp. 20 mg 11,16 II 65 % 0,40
Idem MOPRAL 50 cp. 20 mg HOP II
Pleine dose : 40 mg 3,13 II 65 % 0,45
Demi-dose : 20 mg 7 cp. 40 mg 6,17 II 65 % 0,44
Voie IV si voie orale impossible : 40 à 14 cp. 40 mg 12,54 II 65 % 0,45
80 mg/j en IV lente (5 min) 28 cp. 40 mg HOP II
Hémorragie digestive : 8 mg/h pendant 50 cp. 40 mg 7,88 II 65 % 7,88
72 h en IVSE
1 fl. 40 mg (IV) 11,16 II 65 % 0,40
EUPANTOL HOP II
Idem MOPRAL 28 cp. 20 mg 12,54 II 65 % 0,45
50 cp. 20 mg HOP II
PANTOLOC CONTROL 28 cp. 40 mg 7,88 II 65 % 7,88
Idem MOPRAL 50 cp. 40 mg
II NR
IPRAALOX 1 fl. 40 mg (IV) II NR
Idem MOPRAL
7 cp. 20 mg NR
14 cp. 20 mg NR

7 cp. 20 mg
14 cp. 20 mg

Rabéprazole 14 cp. 10 mg 5,50 II 65 % 0,39
28 cp. 10 mg 11,16 II 65 % 0,40
PARIET 50 cp. 10 mg HOP II
Idem MOPRAL 14 cp. 20 mg 6,17 II 65 % 0,44
28 cp. 20 mg 12,54 II 65 % 0,45
50 cp. 20 mg HOP II

554 Gastro-entérologie – Hépatologie ULCÈRE DUODÉNAL

ULCÈRE DUODÉNAL (3)

᭤ Traitement de l’ulcère lui-même Indications d’un contrôle
par gastroscopie en fin de traitement
Après le traitement antibiotique pour éra- – Tout ulcère gastrique.
diquer Helicobacter pylori, il n’est pas obli- – Avant un traitement chirurgical.
gatoire de poursuivre un traitement anti- – En cas de nécessité de prescrire des
sécrétoire. Ce traitement reste médicaments gastrotoxiques (aspirine) ou
recommandé chez les patients ayant un des anticoagulants.
ulcère compliqué ou une affection sévère – Si les symptômes persistent malgré un
concomitante, chez ceux prenant un trai- traitement bien conduit.
tement par anticoagulants, AINS ou aspi- Lorsque la gastroscopie est réalisée, on
rine ou chez ceux qui conservent des dou- contrôle l’éradication d’Helicobacter pylori
leurs à la fin de la trithérapie : inhibiteurs (biopsie).
de la pompe à protons, oméprazole
(MOPRAL) : 1 gél. (20 mg)/j (matin ou soir) Indications d’un contrôle
pendant 3 sem. de l’éradication d’Helicobacter pylori
Du fait de l’augmentation de la prévalence
᭤ Dans les cas où Helicobacter pylori est de la résistance aux antibiotiques (30 %
absent d’échec de l’éradication en 1re intention),
le contrôle de l’éradiction d’Helicobacter
On traite l’ulcère par traitement antisécré- pylori doit être systématique. Elle se fait
toire : inhibiteurs de la pompe à protons, par la gastroscopie si celle-ci est réalisée.
oméprazole (MOPRAL) : 1 gél. (20 mg)/j En l’absence de gastroscopie, on pratique
(matin ou soir) pendant 4 sem. un test respiratoire (HELI-KIT et Helicobac-
ter Test INFAI).

INHIBITEURS DE LA POMPE A` PROTONS Gastro-entérologie – Hépatologie 555

INHIBITEURS DE LA POMPE A` PROTONS (3)

Ésoméprazole 28 sach. 10 mg 18,57 II 65 % 0,66
7 cp. 20 mg 2,81 II 65 % 0,40
INEXIUM 5,50 II 65 % 0,39
Idem MOPRAL 14 cp. 20 mg 11,16 II 65 % 0,40
Pleine dose : 40 mg 28 cp. 20 mg HOP II
Demi-dose : 20 mg 50 cp. 20 mg 6,17 II 65 % 0,44
14 cp. 40 mg 12,54 II 65 % 0,45
28 cp. 40 mg HOP II
50 cp. 40 mg HOP II
10 fl. 5 mL 40 mg

PROPRIÉTÉS Ulcère gastrique : vérifier l’absence de mali-
gnité par biopsie avant de traiter.
Inhibiteur extrêmement puissant de la sécré- Insuffisance hépatique : ne pas dépasser
tion acide gastrique par inhibition de la pompe 20 mg/j d’oméprazole, 30 mg/j de lansopra-
à protons H+K+ATPase de la cellule pariétale zole et 40 mg/j de pantoprazole.
gastrique. Efficacité supérieure aux autres
antiulcéreux. EFFETS INDÉSIRABLES
Rares (plus fréquents avec l’oméprazole) et
INDICATIONS réversibles à l’arrêt du traitement.
Digestifs : diarrhée, constipation, nausées,
œsophagite par reflux gastro-œsophagien vomissements.
(prouvée par endoscopie) : traitement d’atta- Cutanés : éruption, prurit, urticaire.
que ; traitement d’entretien si stade III ou IV. Neuropsychiques : céphalées, vertiges, confu-
Traitement symptomatique du reflux gastro- sion, agitation, hallucinations (sujets âgés).
œsophagien avec ou sans œsophagite, après Hématologiques : leucopénie, neutropénie,
échec du traitement de première intention thrombopénie ; exceptionnellement anémie
(règles hygiéno-diététiques, alginates). hémolytique et pancytopénie.
Ulcère gastrique et duodénal évolutif. Hépatiques : élévation des transaminases.
Éradication d’Helicobacter pylori en association Oculaires : quelques rares cas de cécité ont été
avec des antibiotiques. rapportés avec l’oméprazole IV mais l’imputa-
Traitement préventif et curatif des lésions gas- bilité du produit reste douteuse.
troduodénales induites par les anti-inflamma-
toires non stéroïdiens. INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
Syndrome de Zollinger-Ellison. Ces produits sont des inducteurs enzyma-
tiques : ils peuvent en théorie diminuer l’effica-
CONTRE-INDICATIONS cité de la théophylline et des contraceptifs
oraux (mais en pratique courante, l’effet sur la
Allaitement. contraception est négligeable).
Diminution de l’efficacité du clopidogrel en cas
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI d’association aux inhibiteurs de la pompe à
Grossesse : l’utilisation de l’oméprazole au protons, en particulier avec l’oméprazole.
cours de la grossesse est autorisée. Toutefois L’oméprazole est en vente libre.
la prescription de ce produit ne doit être envi-
sagée que si nécessaire.

556 Gastro-entérologie – Hépatologie ULCÈRE DUODÉNAL

ULCÈRE DUODÉNAL (4)

En cas d’échec du traitement (MOPRAL) : 1 gél. (10 mg)/j ou lansoprazole
(LANZOR) : 1 gél. (15 mg)/j.
• Vérifier l’observance médicamenteuse.
• Vérifier la cicatrisation de l’ulcère et Ulcère de stress (réanimation)
l’éradication d’H. pylori en cas de persis-
tance des symptômes, d’antécédents de Les topiques antiulcéreux sont utilisés
complications d’ulcère, de facteurs de pour prévenir en réanimation les ulcères
risque du fait d’une maladie concomi- de stress : sucralfate (ULCAR) 1 sach. à 1 g
tante, d’un traitement anticoagulant ou x 2/j.
par AINS. On peut également utiliser les inhibiteurs
• Si l’infection à Helicobacter pylori persiste, de la pompe à protons par voie IV.
une nouvelle gastroscopie pour mise en
culture avec réalisation d’un antibio- Prévention et traitement des lésions
gramme ou recherche par PCR de muta- engendrées par les anti-inflammatoires
tions entraînant des résistances est jus- non stéroïdiens
tifiée.
Il faut éliminer : Les inhibiteurs de la pompe à protons
• une résistance d’Helicobacter pylori aux peuvent être utilisés. P. ex. oméprazole
antibiotiques ; (MOPRAL) : 1 gél. (20 mg)/j. Le traitement
• un ulcère secondaire à : préventif est surtout indiqué chez les
– syndrome myéloprolifératif : examen patients à risque (âge > 65 ans, antécé-
clinique, NFS, dent d’ulcère).
– insuffisance rénale : urémie, créatini-
némie, Helicobacter pylori et AINS
– hypersécrétion acide : syndrome de Zol-
linger-Ellison : gastrinémie, mesure du L’éradication d’Helicobacter pylori est indi-
débit acide basal, test de stimulation par quée et prévient, de façon incomplète, le
pentagastrine, risque hémorragique. Le traitement par
– hyperparathyroïdie : bilan phosphocal- inhibiteur de la pompe à protons au long
cique. cours est toutefois également indiqué, car
plus efficace que l’éradication, chez les
Traitement d’entretien patients traités au long cours par un gas-
Indications trotoxique.

L’indication majeure est la nécessité de Traitement symptomatique : antiacides
poursuivre un traitement gastrotoxique Les antiacides tamponnent l’acidité gas-
(aspirine). trique et réduisent ainsi les douleurs mais
ne permettent pas à un ulcère de cicatri-
Indications préférentielles des différents ser. De plus, leur effet est suivi d’un
types d’antiulcéreux rebond de la sécrétion acide.
On utilise un inhibiteur de la pompe à Ils peuvent être utilisés les tout premiers
protons à demi-dose : oméprazole jours d’un traitement antiulcéreux antisé-
crétoire pour réduire l’intensité des dou-
leurs ; toutefois, celles-ci cessent déjà très
rapidement avec les antisécrétoires.
On peut également utiliser les antiacides
pour les troubles dyspeptiques.

SELS DE BISMUTH Gastro-entérologie – Hépatologie 557

SELS DE BISMUTH

Bismuth (subcitrate) 120 gél. 140 mg/ 58,74 I 65 % 0,49
125 mg/125 mg
PYLERA

(+ métronidazole + tétracycline)
3 gél./prise x 4/j, après le repas pendant
10 j

PROPRIÉTÉS de troubles du système nerveux central, de
Bismuth : toxicité directe et indirecte sur Helico- myathénie ou d’anomalie sanguine.
bacter pylori. Effet exact inconnu. Lactose + 96 mg de potassium par prise.
Métronidazole : antibiotique bactéricide et anti-
parasitaire de la classe des nitro-imidazolés. EFFETS INDÉSIRABLES
Tétracycline : antibiotique bactériostatique de
la classe des tétracyclines. Troubles digestifs : dysgueusie, diarrhées, nau-
sées, selles noires, anorexie, perte d’appétit,
INDICATIONS vomissements, douleurs abdominales, consti-
En association avec l’oméprazole (20 mg pation, sécheresse buccale, flatulences.
x 2/j) : Troubles neurologiques : céphalées, sensations
– éradication d’Helicobacter pylori ; vertigineuses, somnolence.
– prévention des récidives d’ulcères gastro- Autres : asthénie, infection vaginale, éruption
duodénaux chez les patients ayant un ulcère cutanée, élévation des ASAT et ALAT, chroma-
actif ou un antécédent d’ulcère associés à Heli- turie.
cobacter pylori.
INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
CONTRE-INDICATIONS Avec le bismuth : ranitidine (absorption du
Grossesse et allaitement. bismuth augmentée)
Enfant < 12 ans. Avec le métronidazole : alcool, disulfirame,
Insuffisance rénale chronique. antivitamine K (surdosage), phénobarbital,
Insuffisance hépatique. phénytoïne, 5-fluorouracile, ciclosporine,
Hypersensibilité à l’un des composants. busulfan, lithium.
Avec la tétracycline : méthoxyflurane (néphro-
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI toxicité), antivitamine K (allongement du TP et
Effet antabuse ( métronidazole) pendant et au du TCA), antiacides /supplémentation en Fe,
moins 24 h après arrêt du traitement. Zn, Al, Ca/produits laitiers (absorption de la
Photosensibilité (tétracycline). tétracycline diminuée), rétinoïdes, atova-
Prudence chez le sujet âgé et le patient atteint quone.

558 Gastro-entérologie – Hépatologie ULCÈRE DUODÉNAL

ULCÈRE DUODÉNAL (5)

Traitement chirurgical par le traitement endoscopique, perfora-
tion, sténose).
La chirurgie n’est indiquée qu’en cas de
complication (hémorragie non contrôlée

Indication à l’éradication d’Helicobacter pylori :
consensus européen (Maastricht) 2012 [1]

• Ulcère gastrique • Chez les patients au long cours sous AINS
• Ulcère duodénal avec un antécédent d’ulcère, un traitement
• Gastrite atrophique préventif par inhibiteurs de la pompe à pro-
• Après résection d’un cancer gastrique tons au long cours est supérieur à l’éradica-
• Apparentés au 1er degré d’un patient ayant tion mais l’éradication peut prévenir la surve-
un cancer gastrique nue d’un ulcère et/ou d’une hémorragie
• Dyspepsie non ulcéreuse, la recherche peut • Rq : Donc en pratique, presque à chaque
se faire par un test respiratoire ; la gastrosco- fois que la bactérie est trouvée !
pie est indispensable

Prescription des anticulcéreux

Deux antiulcéreux ne doivent pas être pres- Il n’y a pas actuellement de données suffi-
crits simultanément. santes permettant de valider l’intérêt des
Une endoscopie est indispensable pour affir- antiulcéreux dans les différentes situations
mer le diagnostic d’ulcère duodénal ou gas- recouvrant l’appellation dyspepsie.
trique évolutif et d’œsophagite. Il n’y a aucune étude permettant de préciser
Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), la conduite thérapeutique dans la gastrite
les inhibiteurs des récepteurs H2 de l’hista- chronique. Le traitement de première inten-
mine (anti-H2), le sucralfate, le misoprostol tion de l’ulcère duodénal et de l’ulcère gas-
sont des traitements efficaces de l’ulcère trique associés à la présence d’Helicobacter
duodénal et de l’ulcère gastrique évolutif. pylori est le traitement d’éradication d’Helico-
Les anti-H2 et les IPP sont efficaces dans bacter pylori d’une durée d’une semaine
le traitement initial de l’œsophagite modérée poursuivi par un traitement par un antiulcé-
(grades I-II). reux pendant 3 à 5 sem.
Une œsophagite sévère (grades III-IV) doit En cas d’éradication d’Helicobacter pylori, il
être traitée en première intention par les IPP. n’y a pas lieu de prescrire un traitement d’en-
Le sucralfate est une bonne alternative aux tretien par antiulcéreux à demi-dose dans
anti-H2 , dans la prévention des ulcères et l’ulcère duodénal. En cas d’absence d’éradi-
des hémorragies de stress, chez des patients cation d’Helicobacter pylori ou dans les
ayant un ou plusieurs facteurs de risque. ulcères duodénaux sans présence d’Helico-
Les formes injectables des antiulcéreux ne bacter pylori, on doit discuter la prescription
sont utiles que lorsque la voie orale est d’un traitement d’entretien au long cours par
impossible. antiulcéreux à demi-dose.

CONSENSUS
[1] Management of Helicobacter pylori infection – the Maastricht IV/Florence Consensus
Report, EHSG, 2012.

560 Gastro-entérologie – Hépatologie PROSTAGLANDINES ANTIULCÉREUSES

PROSTAGLANDINES ANTIULCÉREUSES

Misoprostol 60 cp. séc. 200 μg 17,80 I 15 % 0,30
CYTOTEC
Prévention des lésions induites par les
AINS : 1 cp. x 2/j ou 1/2 cp. x 4/j
Ulcère gastrique ou duodénal :
1 cp. x 4/j

PROPRIÉTÉS CONTRE-INDICATIONS
Allergie aux prostaglandines.
Antiulcéreux antisécrétoire (moins efficace que Grossesse : contre-indiquée (contraception
les inhibiteurs de la pompe à protons) et cyto- nécessaire).
protecteur, analogue des prostaglandines natu- Allaitement : absence d’études.
relles. Protège la muqueuse gastrique contre
les lésions induites par des facteurs agressifs PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
(aspirine, AINS, alcool, tabac).
Vérifier la bénignité d’un ulcère gastrique
INDICATIONS avant de débuter le traitement.

Traitement préventif et curatif des lésions gas- EFFETS INDÉSIRABLES
troduodénales induites par les AINS chez les Diarrhée modérée et transitoire cédant à la
sujets à risque (âge > 65 ans, antécédent d’ul- poursuite du traitement. Moins de 1 % des
cère, intolérance) pour lesquels la poursuite des malades doivent arrêter le traitement du fait de
AINS est indispensable. cette diarrhée.
Traitement d’attaque et d’entretien de l’ulcère Rarement : nausées, vertiges, céphalées, gêne
gastrique et duodénal. abdominale.

ANTIHISTAMINIQUES H2 Gastro-entérologie – Hépatologie 561

ANTIHISTAMINIQUES H2 (1)

Ranitidine 30 cp. 150 mg 10,50 II 15 % 0,35
30 cp. efferv. 150 mg 9,96 II 15 % 0,33
AZANTAC 14 cp. 300 mg 9,62 II 15 % 0,69
14 cp. efferv. 300 mg 9,14 II 15 % 0,65
300 mg au coucher (posologie 4,48 II 15 % 0,90
à augmenter en cas de gastrinome) 5 amp. 50 mg
Traitement d’entretien : 150 mg au 8,03 II 15 % 0,27
coucher 30 cp. efferv. 150 mg 7,36 II 15 % 0,53
1 à 4 amp./j en IV lente ou en perf. 14 cp. efferv. 300 mg

RANIPLEX

300 mg au coucher (posologie
à augmenter en cas de gastrinome)
Traitement d’entretien : 150 mg au
coucher

Nizatidine 30 gél. 150 mg 19,95 II 15 % 0,67

NIZAXID

300 mg au coucher (posologie
à augmenter en cas de gastrinome)
Traitement d’entretien : 150 mg
au coucher

PROPRIÉTÉS Ranitidine, diminuer la posologie en cas d’in-
Antiulcéreux majeurs réduisant la sécrétion suffisance rénale ou hépatique sévère :
acide gastrique par blocage des récepteurs H2 – clairance créatinine > 50 mL/min : posolo-
à l’histamine de la cellule pariétale. Absence gie normale ;
d’effet anti-androgénique et d’inhibition du – clairance créatinine < 50 mL/min :
métabolisme hépatique des autres médica- 150 mg/24 h ;
ments (contrairement à la cimétidine). Efficacité – clairance créatinine < 20 mL/min :
inférieure aux inhibiteurs de la pompe à pro- 150 mg/48 h.
tons et équivalente à la cimétidine.
EFFETS INDÉSIRABLES
INDICATIONS
Ulcère duodénal, ulcère gastrique. Rares : myalgies, céphalées, rashs cutanés, ver-
Syndrome de Zollinger-Ellison. tiges, diarrhées, constipation, asthénie, excita-
œsophagite par reflux. tion, nausées, réactions anaphylactoïdes (par-
Éradication d’Helicobacter pylori (associé aux fois à la 1re administration), élévation
antibiotiques). transitoire et réversible des transaminases.
Exceptionnels et réversibles : hépatite cytoly-
CONTRE-INDICATIONS tique, confusion (sujet âgé, insuffisance rénale
Hypersensibilité à la ranitidine. sévère), bradycardie sinusale, tension mam-
maire. Leucopénie, thrombopénie, agranulocy-
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI tose, pancytopénie avec ou sans hypoplasie
Grossesse : pas d’effet néfaste démontré. médullaire.
Allaitement : déconseillé (passage dans le lait).
Ulcère gastrique : vérifier l’absence de mali- INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
gnité avant de traiter. Prescrire les antiacides à distance (2 h) de la
ranitidine.

562 Gastro-entérologie – Hépatologie ANTIHISTAMINIQUES H2

ANTIHISTAMINIQUES H2 (2)

Cimétidine 10 cp. efferv. 200 mg NR
STOMEDINE
800 mg au coucher (posologie 30 cp. 200 mg 3,82 II 15 % 0,13
à augmenter en cas de gastrinome) 60 cp efferv. 200 mg 8,02 II 30 % 0,13
30 cp. 400 mg 8,53 II 15 %
CIMÉTIDINE 15 cp. 800 mg 8,53 II 15 %
Idem STOMEDINE

PROPRIÉTÉS – clairance créatinine < 15 mL/min :
Antiulcéreux majeur réduisant la sécrétion 200 mg/12 h.
acide gastrique par blocage des récepteurs H2
à l’histamine de la cellule pariétale. Efficacité EFFETS INDÉSIRABLES
inférieure aux inhibiteurs de la pompe à pro- Diarrhée, myalgies, étourdissements, éruption
tons mais équivalente à la ranitidine. Inhibition cutanée, fièvre, élévation transitoire et réver-
du métabolisme hépatique des autres médica- sible des transaminases, augmentation légère
ments (inhibition du cytochrome P450). de la créatininémie.
Rares et réversibles : gynécomastie, galactorr-
INDICATIONS hée, confusion (sujet âgé, insuffisance rénale),
Ulcère duodénal, ulcère gastrique. bradycardie sinusale, tachycardie, bloc auri-
Syndrome de Zollinger-Ellison. culo-ventriculaire, hépatite, néphrite intersti-
tielle, pancréatite, leucopénies, agranulocytose
CONTRE-INDICATIONS (3 cas/million), thrombopénie, anémie apla-
Hypersensibilié à la cimétidine. sique.

PRÉCAUTIONS D’EMPLOI INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
Grossesse : pas d’effet néfaste démontré. Mécanisme : inhibition du cytochrome P450
Allaitement : déconseillé (passage dans le lait). hépatique. Risques de surdosage des produits
Ulcère gastrique : vérifier l’absence de mali- suivants : phénytoïne, antivitamines K, benzo-
gnité par biopsie avant de traiter. diazépines (chlordiazépoxide, diazépam), ␤-
Insuffisance rénale : diminuer la posologie : bloquants (labétalol, métoprolol, propranolol),
– clairance créatinine > 5 mL/min : posologie lidocaïne (parentérale), théophylline et dérivés,
normale ; ciclosporine, carmustine, lidocaïne (paren-
– clairance créatinine < 50 mL/min : térale).
200 mg/6 h ; Incompatibilité physico-chimique avec le phé-
– clairance créatinine < 30 mL/min : nobarbital.
200 mg/8 h ; Antiacides à prescrire à distance (2 h) de la
ranitidine.
La cimétidine est en vente libre.

TOPIQUES ANTIACIDES Gastro-entérologie – Hépatologie 563

TOPIQUES ANTIACIDES

Hydroxydes d’aluminium et de magnésium

MAALOX HYDROXYDE D’ALUMINIUM/HYDROXYDE DE MAGNESIUM

1 à 2 cp. après chaque repas, avec ou 40 cp. à croquer NR
sans sucre 60 cp. à croquer NR
1 sach. après chaque repas 20 sach. 15 mL NR

GELOX 15 % 0,15

1 sach. après chaque repas 30 sach. 2,5 g 4,55 15 % 0,15
3,62
ROCGEL NR
1,72
(sans magnésium) 24 sach. 3,28
1 sach. après chaque repas 3,46

POLYSILANE DELALANDE 32 cp. 1,86
Idem MAALOX HYDROXYDE 1,28
D’ALUMINIUM/HYDROXYDE DE
MAGNESIUM

POLYSILANE UPSA 12 sach. 15 g NR
Idem MAALOX HYDROXYDE
D’ALUMINUM/HYDROXYDE DE
SODIUM

PHOSPHALUGEL

(phosphate d’aluminium) 12 càs (250 g) 15 % 0,14
1 à 2 càs après chaque repas 26 sach. 12,38 g 15 % 0,13
1 à 2 sach. après chaque repas

GASTROPULGITE

(+ attapulgite [silicate]) 30 sach. 15 % 0,12
1 sach. x 3/j

RIOPAN

1 à 2 cp. après chaque repas 20 cp. 800 mg NR
1 à 2 sach.-dose après chaque repas 10 sach.-dose NR

800 mg/10 mL

XOLAAM

1 à 2 cp. après chaque repas 40 cp. 400 mg 15 % 0,05
16 càs (250 mL) 15 % 0,08

PROPRIÉTÉS Vérifier l’absence de lésion organique et de
Antiacide : diminution de l’acidité gastrique par malignité avant de prescrire un traitement
le pouvoir tampon et neutralisant. symptomatique.
Efficacité brève et suivie d’un rebond d’acidité ;
absence d’action antisécrétoire. EFFETS INDÉSIRABLES
Traitement uniquement symptomatique ne Aluminium : risque d’encéphalopathie à l’alu-
permettant pas aux ulcères de cicatriser. minium en cas d’insuffisance rénale (à posolo-
Transparent aux rayons X. gie élevée et prolongée) ; possibilité de déplé-
tion phosphorée par captation des phosphates
INDICATIONS alimentaires (hydroxyde d’aluminium) ; effet
Traitement symptomatique des douleurs liées constipant (phosphate d’aluminium).
aux affections œsogastroduodénales. Magnésium : effet laxatif.

CONTRE-INDICATIONS INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
Grossesse et allaitement autorisés. Prendre les autres médicaments à distance
(2 h) des antiacides.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Du fait de l’effet tampon propre des aliments,
ne pas prendre les antiacides à proximité
immédiate d’un repas.

564 Gastro-entérologie – Hépatologie TUMEUR ENDOCRINE DIGESTIVE

TUMEUR ENDOCRINE DIGESTIVE (1)

Types de tumeur Examens morphologiques

Les tumeurs endocrines digestives sont • TDM thoraco-abdominopelvienne avec
encore appelées neuro-endocrines ou temps artériel précoce à la recherche
APUDome. Elles peuvent être localisées d’une hypervascularisation.
dans tout le tube digestif, le pancréas et le • Échoendoscopie (tumeur gastrique, duo-
foie. dénale, pancréatique, rectale) ; IRM hépa-
Elles peuvent être fonctionnelle en sécré- tique si suspicion de métastase résécable.
tant des hormones : gastrine/gastrinome • Octréoscan (scitigraphie des récepteurs
(ou syndrome de Zolliger-Ellison), insuli- à la somatostatine).
ne/insulinome, sérotonine/carcinoïde, • PET-scan si octréoscan négatif.
glucagon/glucagonome, VIP/vipome. Ces • Échographie cardiaque si syndrome car-
tumeurs peuvent s’intégrer dans une néo- cinoïde.
plasie endocrinienne multiple de type 1
(NEM1) qui doit être recherchée systémati- Anatomopathologie
quement en cas de tumeur duodéno-pan-
créatique. Indispensable avant tout traitement médi-
cal, l’examen anatomopathologique per-
Bilan préthérapeutique met d’affirmer le diagnostic et d’établir le
pronostic.
Examens biologiques Facteurs de mauvais pronostic : faible
niveau de différenciation, grade élevé
Chromogranine A, après (si possible) 7 j (indice de prolifération, indice mitotique),
d’arrêt d’un traitement par inhibiteur de la métastases.
pompe à protons (faux positifs : causes
d’hypergastrinémie telles qu’insuffisance Recherche d’une prédisposition génétique
rénale, prise d’inhibiteurs de la pompe à
protons, maladie de Biermer, infection à Indiquée si tumeur duodénale ou pancréa-
Helicobacter pylori). tique.
• Si tumeur duodéno-pancréatique : Interrogatoire à la recherche d’antécé-
recherche de l’hormone sécrétée : insu- dents familiaux.
line, glucagon, somatostatine, VIP. Recherche d’une hyperparathyroïdie : cal-
• Si tumeur de l’intestin grêle ou du côlon cémie, calcium ionisé, parathormone.
droit : recherche d’un syndrome carci- Recherche d’une tumeur hypophysaire,
noïde, 5-HIAA urinaires. surrénalienne, endocrine bronchique ou
thymique.
Recherche de mutations constitutionnelles
du gène de la ménine.

TUMEUR ENDOCRINE DIGESTIVE Gastro-entérologie – Hépatologie 565

TUMEUR ENDOCRINE DIGESTIVE (2)

Traitement [1] Tumeur rectale : résection endoscopique
ou chirurgicale.
Traitement de l’hypersécrétion hormonale
᭤ Présence de métastases hépatiques
Il dépend du type de tumeur. A` discuter au cas par cas en milieu spécia-
• Gastrinome (syndrome de Zolliger-Elli- lisé en RCP ; décision prise en fonction du
son) : inhibiteur de la pompe à protons à type de tumeur, de son degré de différen-
forte dose. ciation, de son indice de prolifération, de
• Syndrome carcinoïde, VIPome, glucago- la résécabilité : chirurgie, chimioembolisa-
nome : analogue de la somatostatine type tion, chimiothérapie voire surveillance.
octréotide ou lanréotide. Pour information, le produit de chimiothé-
• Insulinome : sucre, analogue de la rapie utilisés en fonction des protocoles et
somatostatine, diazoxide. des études sont : 5-FU, streptozotocine,
oxaliplatine, dacarbazine, sunitinib, évéro-
Traitement de la tumeur limus.

᭤ Absence de métastase hépatique Surveillance
Tumeur gastrique : si tumeur bénigne, sur-
veillance ; si maligne : chirurgie. Clinique : état général, syndrome hor-
Tumeur duodénale, pancréatique : traite- monal.
ment chirurgical en l’absence de NEM1 : Imagerie : TDM ou IRM ; octréoscan si
résection de la tumeur. Si NEM1, chirurgie l’examen initial était positif.
à discuter au cas par cas. Biologie : marqueurs initiaux.
Tumeur du grêle, appendiculaire : chi-
rurgie.

CONSENSUS
[1] Thésaurus national de cancérologie digestive (FFCD, FNCLCC, GERCOR, SFCD, SFRO,
SNFGE) – Tumeurs endocrines digestives, SNFGE, 2014.

566 Gastro-entérologie – Hépatologie DIARRHÉE AIGUE¨

DIARRHÉE AIGUE¨ (1)

Intervention médicale Examens à demander
devant une diarrhée aiguë
La première intervention médicale a habi- • Diarrhée hydroélectrolytique < 3 j :
tuellement lieu pendant les 3 premiers aucun.
jours d’évolution. A` ce stade, il est souvent • Diarrhée Ն 3 j et/ou syndrome dysenté-
difficile de rattacher la diarrhée à une étio- rique :
logie. – coproculture ; la recherche des toxines
Il faut noter qu’une diarrhée aiguë peut de Clostridium difficile dépend du contexte
être révélatrice d’une diarrhée chronique (post-antibiotiques ou post-chimiothé-
(maladie cœliaque, colite inflammatoire, rapie) ;
etc.). – examen parasitologique des selles ;
Avant de débuter un traitement étiolo- – NFS, ionogramme sanguin, hémocul-
gique, il est indispensable : tures ;
– de rechercher une cause médicamen- – les sérologies des salmonelloses et shi-
teuse ; gelloses sont inutiles pour le diagnostic
– de rechercher une toxi-infection alimen- initial.
taire collective pour éviter de nouveaux
cas de contamination ; Indications des examens des selles
– de savoir quels examens complémen- chez l’adulte [1]
taires demander.
Le plus souvent, un traitement symptoma- Quand demander une coproculture ?
tique suffit et le transit se normalise en 1 • Diarrhée hémorragique ou syndrome
à 3 j. dysentérique
• Signes cliniques de gravité
Types de diarrhée • Terrain fragile (grand âge, insuffisance
rénale, valve cardiaque, immunodé-
On reconnaît deux types de diarrhée qui pression)
dépendent des germes responsables : • Diarrhée Ն 3 j
– la diarrhée hydroélectrolytique faite de • Forte probabilité d’avoir une diarrhée
selles abondantes, sans glaire ni sang et aiguë bactérienne
sans fièvre ; • Toxi-infection alimentaire collective
– la diarrhée invasive faite d’évacuations
glairo-sanglantes, parfois en dehors des Quand demander un examen
selles et associée à une fièvre souvent éle- parasitologique des selles ?
vée. Toutefois, dans 25 % des cas, les
germes invasifs ne donnent que des diar- • Diarrhée Ն 3 j
rhées hydroélectrolytiques. • Douleurs abdominales
• Troubles digestifs divers : anorexie, bou-
limie, nausées, dyspepsie, ténesme, prurit
anal
• Hyperéosinophilie


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