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Guide De Thérapeutique Perlemuter 2017 - Dermatologie

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Published by drjaafarabdelhafidh, 2018-09-27 07:31:26

Guide De Thérapeutique Perlemuter 2017 - Dermatologie

Guide De Thérapeutique Perlemuter 2017 - Dermatologie

MODE D’EMPLOI

Les visuels reproduits ici correspondent à la présentation de l’ouvrage imprimé.

Pathologies

 Les maladies sont regroupées autour de 17 spécialités médicales
 Chaque pathologie fait l’objet d’une présentation détaillée.
 Des recommandations sont données et les objectifs thérapeutiques définis.
 Si une conférence de consensus existe, elle est signalée et référencée au fil du texte.
 Les stratégies thérapeutiques sont détaillées.
 Chaque médicament est présenté sous sa DCI et son nom commercial.
 Les références précises des consensus sont indiquées.

Médicaments

Chaque tableau de médicament (voir exemple ci-après) comporte:
• La classe des médicaments : ici Tétracyclines et analogues;
• Les dénominations communes internationales (DCI) : Doxycycline, Minocycline, Métacycline et
Lymécycline. L’écriture en rouge de Doxycycline et Minocycline indique que ces DCI sont proposées
sous forme de générique.
• Les noms commerciaux : ici VIBRAMYCINE N, TOLEXINE, DOXYPALU, MYNOCINE, PHYSIOMYCINE,
LYSOCLINE et TETRALYSAL. L’écriture en rouge de TOLEXINE signifie que le médicament est un
générique.
NB : Dans la version numérique de l’ouvrage, l’écriture en rouge est remplacée par la mention « dispo en
générique » (pour les DCI) ou « générique » (pour les noms commerciaux).

Pour chaque médicament, 8 indications sont systématiquement fournies :
1) La prescription : posologie, durée d’administration, modes d’administration si nécessaire.
2) Le nombre d’unités dans le conditionnement (ex. : nombre de comprimés par boîte, nombre de
gouttes dans un flacon).
3) Le conditionnement (ou présentation) : comprimés, gélules, gouttes, ampoules, etc.
4) La quantité de produit actif contenue dans chaque unité. Il est essentiel dans une prescription de
tenir compte de cette valeur (µg, mg, etc.) non seulement pour la posologie mais pour la quantité
d’unités (boîtes, ampoules) nécessaires pour la durée de la prescription.
5) Le prix total du conditionnement qui permet une comparaison rapide des coûts des médicaments (à
présentation égale). Quand le médicament n’est pas remboursé : « NR ». Quand il est délivré
uniquement par les hôpitaux : « HOP ».
6) La liste sur laquelle est inscrit le médicament.
7) Le taux de remboursement.
8) Le coût unitaire est le rapport entre le prix total et le nombre d’unités dans le conditionnement (ex :
nombre de comprimés).

Pour comparer le coût des médicaments entre eux, il faut évidemment tenir compte :
– du coût du traitement par jour qui varie en fonction du nombre d’unités prescrites. Il suffit de
multiplier le coût unitaire par le nombre d’unités ;
– de la quantité de produit contenue dans l’unité.

Attention : le nombre d’unités par jour et la quantité de produit contenue sont encore plus importants à
prendre en compte, lorsque des médicaments de même DCI sont comparés entre eux.

Enfin, chaque fiche Médicaments présente aussi les informations suivantes:

 Propriétés et indications.
 Contre-indications absolues et relatives (avec commentaire en cas de grossesse ou d’allaitement).
 Précautions d’emploi (avec commentaire en cas de grossesse ou d’allaitement).
 Effets indésirables et interactions médicamenteuses.

XIV Abréviations

ABRÉVIATIONS

5-FU Fluorouracile AFEF Association française pour l’étude
5-HIAA 5-Hydroxyindoleacetic Acid
6-thiguanines nucléotides du foie www.afef.asso.fr
6TGN
A Afssaps Agence française de sécurité sanitaire
A.
AA Adulte = à partir de 15 ans des produits de santé (devenue
AAA Aplastic Anemia (aplasie médullaire)
AACH Anévrisme de l’aorte abdominale ANSM) ansm.sante.fr
AAD Anticorps antichimérique humain
American Academy of Dermatology AFU Association française d’urologie
AAP www.aad.org www.urofrance.org
American Academy of Pediatrics
AASAL www.aap.org Ag Antigène
Antiarthrosique symptomatique
AASLD d’action lente AG Anesthésie générale
American Association for the Study of
ABC Liver Diseases www.aasld.org AGC Atypical Glandular Cells
Ac Airway, Breathing, Circulation
AC Anticorps AGT Alanine glyoxylate-aminotransférase
Arythmie complète
ACCP American College of Chest Physicians AHA American Heart Association
ACE Antigène carcino-embryonnaire www.heart.org
Arythmie complète par fibrillation
ACFA auriculaire AHAI Anémie hémolytique auto-immune
Activated Clotting Time
ACT Adrenocorticotrophic Hormone AI Angor instable
ACTH Angioplastie coronaire transluminale
ACTP percutanée AIC Accident ischémique constitué
Antidiabétique
AD Alcool-déshydrogénase hépatique AIHUS Association inter-hospitalo-universitaire
ADH Antidiuretic Hormone de sexologie www.aius.fr
ADH Acide désoxyribonucléique
ADN Antidiabétique oral AINS Anti-inflammatoire non stéroïdien
ADO Adénosine diphosphate
ADP Algodystrophie réflexe AIT Accident ischémique transitoire
ADR Assistance éducative en milieu ouvert
AEMO Accident d’exposition au sang ALAT Alanine-aminotransférase
AES
alcool. Alcoolique

ALD Affection longue durée

Alfediam Association de langue française pour
l’étude du diabète et des maladies
métaboliques www.alfediam.org

AME Aide médicale de l’État

AMH Anti-Müllerian Hormone

AMM Autorisation de mise sur le marché

amp. Ampoule

AMPc Adénosine monophosphate cyclique

AMP Aide médicale à la procréation

Anaes Agence nationale d’accréditation et
d’évaluation en santé (devenue HAS)
www.has-sante.fr

ANOCEF Association des neuro-oncologues
d’expression française
www.anocef.org

GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XV

ANRS Agence nationale de recherche sur le ATS Antithyroïdien de synthèse
sida et les hépatites ATS American Thoracic Society
www.anrs.fr www.thoracic.org
ATT Aérateur trans-tympanique
ANSM Agence nationale de sécurité du ATU Autorisation temporaire d’utilisation
médicament et des produits de santé AUC Aera Under the Curve (aire sous
(ex-Afssaps) ansm.sante.fr la courbe de distribution d’un
AUT médicament)
AOC Atteinte des organes cibles Autorisation d’usage à des fins
AVC thérapeutiques
AOD Anticoagulant oral direct AVF Accident vasculaire cérébral
AVK Algie vasculaire de la face
AOMI Artériopathie oblitérante des membres AVT Antivitamine K
inférieurs Événement veineux
BAAR thromboembolique
AP Antipsychotique BAV
BBD B
APA Antipsychotique atypique BBG
BCG Bacille acido-alcoolo-résistant
APAP Antipsychotique d’action prolongée BDA Bloc auriculo-ventriculaire
BEP Bloc de branche droit
APECED Autoimmune Polyendocrinopathy – Bloc de branche gauche
Candidiasis – Ectodermal Dystrophy BFE Bacille de Calmette et Guérin
BGSA Bouffée délirante aiguë
appl. Application Bléomycine, étoposide, cisplatine
BHR (chimiothérapie)
APS Antipaludéen de synthèse BIM Bureau français de l’épilepsie
BK Biopsie des glandes salivaires
aq. Aqueux BLSE accessoires
BMR Bactérie hautement résistante
AR Antirégurgitation BNL Blocage intermaxillaire
BNP Bacille de Koch
ARA II Antagoniste des récepteurs BPC Bêta-lacatamase à spectre étendu
de l’angiotensine II BPCO Bactérie multirésistante
Bilirubine non liée
ARE Antagoniste des récepteurs Bq Peptide natriurétique de type B
de l’endothéline BSA Bonnes pratiques cliniques
BU Bronchopneumopathie chronique
ARF Ablation par radiofréquence BTS obstructive
Becquerel
ARM angiographie par résonance buv. Bloc sino-auriculaire
magnétique BZD Bandelette urinaire
British Thoracic Society
ARN Acide ribonucléique c-mes. www.brit-thoracic.org.uk
CA Buvable
ARS Agence régionale de santé ca Benzodiazépine

ARV Antirétroviral C

ASAT Aspartate-aminotransférase Cuiller-mesure
Cancer Antigen
ASC Aire sous la courbe Conduction aérienne

ASC-H Atypical Squamous Cells evocating
High grade lesions

ASCO American Society of Clinical Oncology
www.asco.org

ASC-US Atypical Squamous Cells of Unknown
Significance

ASE Agent stimulant l’érythropoïèse

ASE Aide sociale à l’enfance

ASG Autosurveillance des glycémies
capillaires

ASI Activité sympathomimétique
intrinsèque

ASLO Antistreptolysine O

ASP Abdomen sans préparation
(radiographie d’)

ATCD Antécédent

ATL Angioplastie transluminale

ATP Adénosine triphosphate

XVI Abréviations

càc Cuiller à café = 5 mL CNGOF Collège national des gynécologues
CAE Conduit auditif externe et obstétriciens français
CAI Conduit auditif interne CNS www.cngof.asso.fr
CAP Conjonctivite allergique perannuelle
caps. Capsule CO Conseil national du sida et des hépatites
càs Cuiller à soupe = 15 mL co
CAS Conjonctivite allergique saisonnière COMT virales www.cns.sante.fr
CAST Cardiac Arrhythmia Suppression Trial COX
CAT Conduite à tenir cp. Monoxyde de carbone
CAT COPD (Chronic Obstructive Pulmonary CP
Disease) Assessment Test CPA Conduction osseuse
CBNPC Cancer bronchique non à petites CPAP
cellules CPK Catéchol-O-méthyltransférase
CBP Cirrhose biliaire primitive CPS
CBPC Cancer bronchique à petites cellules CRCM Cyclo-oxygénase
Concentré de complexes
CCP prothrombiniques CRI Comprimé
Cancer colorectal
CCR Courte durée d’action CRIP Concentré plaquettaire
CDA Crohn Disease Activity Index
CDAI Cancer épidermoïde cutané CRP Concentré plaquettaire d’aphérèse
CEC Circulation extracorporelle CRRMP
CEC Centre d’étude et de conservation Continuous Positive Airway Pressure
CECOS des ovocytes et du sperme CSF
Choc électrique externe CSH Créatine-phosphokinase
CEE Culot globulaire CSHPF
CG Crico-hyoïdo-épiglottopexie Concentré plaquettaire standard
CHEP Chimio-hyperthermique CSI
CHIP intrapéritonéale CSP Centre de ressources et de
Crico-hyoïdopexie CSP compétences de la mucoviscidose
CHP Curie CSP
Ci Classification internationale Club rhumatismes et inflammations
des maladies CT www.cri-net.com
CIM néoplasie intra-épithéliale cervicale CTF
Carcinome in situ Cellule de recueil d’informations
CIN Chromogenic In Situ Hybridization CU préoccupantes
CIS Communication interventriculaire CV
CISH Corset d’immobilisation vertébrale CVF C-Reactive Protein
CIV Coagulation intravasculaire CYP
CIV disséminée Comité régional de reconnaissance
CIVD Clairance de la créatinine DAV des maladies professionnelles
Centres de lutte antituberculeuse DBS
ClCr Concentration minimale inhibitrice DCCT Colony-Stimulating Factor
CLAT Cancer médullaire de la thyroïde
Couverture maladie universelle DCNC Cellules souches hématopoïétiques
CMI Cytomégalovirus DDASS
CMT Conseil supérieur d’hygiène publique
CMU DDB
CMV de France www.sante.gouv.fr

Corticostéroïde inhalé

Canal semi-circulaire postérieur

Cholangite sclérosante primitive

Code de santé publique

Cholestérol total

Capacité totale de fixation
(de la transferrine)

Contraction utérine

Charge virale

Capacité vitale forcée

Cytochrome P450

D

Différence artérioveineuse en oxygène

Deep Brain Stimulation

Diabetes Control and Complications
Trial

Douleurs chroniques non cancéreuses

Direction départementale des affaires
sanitaires et sociales

Dilatation des bronches

GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XVII

DDP-4 Dipeptidyl-peptidase-4 ECMO ExtraCorporeal Membrane
DDT Oxygenation
DE Dichlorodiphényltrichloréthane
DEC
DEP Dysfonction érectile ECOG Eastern Cooperative Oncology Group
ecog.dfci.harvard.edu
DFG Déshydratation extracellulaire
DFSP ECT Électroconvulsivothérapie
Débit expiratoire de pointe
DG (peak-flow) EDSS Expanded Disability Status Scale
DGS
Débit de filtration glomérulaire EDTA Acide éthylène-diamine-tétracétique
DHA
DHT Dermatofibrosarcome protuberans EEC Extraction extracapsulaire
DIU
DLCO Diabète gestationnel EEG Électroencéphalogramme

DMARD Direction générale de la santé EER Épuration extrarénale
DMH www.sante.gouv.fr
DMLA efferv. Effervescent
DMO
DMSA Docosahexaenoic Acid EFG Établissement français des greffes

DMSO Dihydrotestostérone EFR Épreuves fonctionnelles respiratoires
DNP
Dispositif intra-utérin EG Éthylène glycol
DONEF
Diffusion libre du monoxyde de EGFR Epidermal Growth Factor Receptor
DPP-4 carbone
DR EHSG European Helicobacter Study Group
DS Disease Modifying Anti-Rheumatic Drug www.helicobacter.org
DS
DSI Dérivé monohydroxylé EI Endocardite infectieuse

DSM Dégénérescence maculaire liée à l‘âge EMA European Medicines Agency

E. Densité minérale osseuse EME État de mal épileptique
EASL
Dimethyl Mercapto Succinic Acid EMG Électromyogramme
EBO
EBV Diméthylsulfoxyde EP Embolie pulmonaire
ECBC
Douleur neuropathique périphérique EP Épanchement péricardique
ECBU
Disjonction orbito-naso-ethmoïdo- EP Équivalent phénytoïne
ECCO frontale
EPA Eicosapentaenoic Acid
ECG
ECIL Dipeptidyl-peptidase-4 EPH Éphrine

Décollement de rétine EPO Érythropoïétine

Déviation standard EPR Exposition avec prévention
de la réponse
Durie et Salmon (classification)
ERS European Respiratory Society
Dose supposée ingérée www.ersnet.org

Manuel diagnostique et statistique ERSPC European Randomized Study of
des troubles mentaux screening for Prostate Cancer

E ES Envenimation scorpionique

Enfant = 30 mois à 15 ans ESC European Society of Cardiology
www.escardio.org
European Association fort he Study
ESH European Society of Hypertension
of the Liver www.easl.eu www.eshonline.org

Endobrachyœsophage ESHRE European Society of Human
Reproduction and Embryology
Epstein-Barr virus www.eshre.eu

Examen cytobactériologique des ESPGHAN European Society for Pediatric
crachats

Examen cytobactériologique des Gastroenterology, Hepatology and
urines
Nutrition www.espghan.org

European Crohn’s & Colitis Organisation ESST Encéphalite spongiforme subaiguë
www.ecco-ibd.eu transmissible

Électrocardiogramme ESTS European Society of Thoracic Surgeons
www.ests.org
European Conference on Infections in

Leukemia www.ecil.org ESV Extrasystole ventriculaire

XVIII Abréviations

ETF Échographie transfontanellaire GABA Gamma-Aminobutyric Acid
ETO
Eular Échographie transœsophagienne GAFA Glaucome aigu par fermeture de l’angle

European League Against Rheumatism GAJ Glycémie à jeun
www.eular.org
G-CSF Granulocyte-Colony Stimulating Factor
EVT Événement veineux thromboembolique
GC Centre germinatif
F
GCAO Glaucome chronique à angle ouvert
FA Fibrillation auriculaire
FAHA GDS Gaz du sang
Facteur anti-hémophilique A
FAN gél. Gélule
FC Facteur atrial natriurétique
FC GERCOR Groupe coopérateur multidisciplinaire
Fausse couche en oncologie
FCS
FCV Fréquence cardiaque GEU Grossesse extra-utérine
FDR
FEVG Fausse couche spontanée GFGHNP Groupe francophone de
gastroentérologie, hépatologie
FFA Frottis cervicovaginal et nutrition pédiatrique
www.gfhgnp.org
FFCD Facteur de risque
GGT Gamma-glutamyl-transférase
FFI Fraction d’éjection du ventricule
gauche GH Growth Hormone (hormone de
FFP croissance ou somathormone)
Fédération française d’addictologie
FIGO www.addictologie.org GINA Global Initiative for Asthma
www.ginasthma.org
FiO2 Fédération francophone de
FISH cancérologie digestive www.ffcd.fr GIST Gastrointestinal Stromal Tumor

FIV Fédération française d’infectiologie glé. Granulés
fl. www.infectiologie.com/site/ffi.php
GLP-1 Glucagon-like peptide-1
FLIPI Fédération française de psychiatrie
FLR psydoc-fr.broca.inserm.fr GM-CSF Granulocyte-Macrophage Colony-
Stimulating Factor
FLT3 Fédération internationale de
FNCLCC gynécologie et d’obstétrique GMHT Goitre multihétéronodulaire toxique
www.figo.org
FOGD GMP Guanosine monophosphate
FPI Fraction inspirée d’oxygène
GN Granulocyte neutrophile
FQAP Fluorescent In Situ Hybridization
Fécondation in vitro GnRH Gonadotropin Releasing Hormone
FR Flacon
FR GNRP Glomérulonéphrite rapidement
FSH Follicular International Prognostic Index progressive
FV Fiessinger-Leroy-Reiter
GOLD Global initiative for chronic Obstructive
g Fms-like tyrosine-kinase-3 Lung Disease www.goldcopd.org
G6PD
Fédération nationale des centres de lutte gom. Gomme
contre le cancer www.unicancer.fr
GPIIbIIIa Glycoprotéine IIb IIIa
Fibroscopie œso-gastro-duodénale
GPIP Groupe de pathologie infectieuse
Fibrose pulmonaire idiopathique pédiatrique gpip.sfpediatrie.com

Fluoroquinolone GRAPP Groupe de recherche sur les avancées
anti-pneumococcique en pneumopédiatrie

Facteur rhumatoïde gttes Gouttes

Fréquence respiratoire GVH Greffon versus hôte

Folliculo-Stimulating Hormone Gy Gray
Fibrillation ventriculaire
H
G
HAART Highly Active Antiretroviral Therapy
Gramme
HACCEK Haemophilus, Actinobacillus,
Glucose-6-phosphate-déshydrogénase Cardiobacterium, Capnocytophaga,
Eikenella, Kingella

HAQ Health Assessment Questionnaire

GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XIX

HAS Haute autorité de santé HTLV Human T-Lymphotropic Virus
www.has-sante.fr HTP Hypertension pulmonaire
Hb
HbA1c Hémoglobine IA I
HBAG IAG
HbCO Hémoglobine glyquée IAH Insuffisance aortique
HBPG IAH Inhibiteur des a-glucosidases
HBPM Hémi-bloc antérieur gauche IAS Index d’apnées et d’hypopnées
Insuffisance antéhyophysaire
HCAI Carboxyhémoglobine IC Infection associée aux soins
HCG IcPTM Index cardiaque
Hémi-bloc postérieur gauche Infection compliquée de la peau et
HCSP ICT des tissus mous
Héparine de bas poids moléculaire IDF Irradiation corporelle totale
HDD International Diabetes Federation
HDJ Hépatite chronique auto-immune IDM www.idf.org
HDL IDSA Infarctus du myocarde
HDT Hormone chorionique Infectious Diseases Society of America
gonadotrophique IDPP-4 www.idsociety.org
HELLP IDR Inhibiteur de la dipeptidyl-peptidase-4
Haut conseil de la santé publique IEC Intradermoréaction
HER2 www.hcsp.fr IF Inhibiteur de l’enzyme de conversion
IFN Inhibiteur de fusion
HES Hémorragie de la délivrance IFRT Interféron
HFM Ig Involved Field Radiotherapy
HGPO Hôpital de jour IGF1 Immunoglobuline
HGPRT Insulin-Like Growth Factor 1
High Density Lipoprotein IGRA Interferon Gamma Release Assay
HHV IHC Immunohistochimie
HLA Hospitalisation à la demande d’un IIC Injection intracaverneuse
tiers IIU Insémination intra-utérine
HNF IL Interleukine
HMG Hemolysis, Elevated Liver enzyme IM Insuffisance mitrale
HNPCC levels and Low Platelet (hémolyse, IM Intramusculaire
augmentation des transaminases, Inhibiteur de la monoamine-oxydase
HO thrombopénie) IMAO Indice de masse corporelle
HOC IMC Interruption médicale de grossesse
HOP Human Epidermal Growth Factor IMG Intensity-Modulated Radiotherapy
HPV Receptor 2 International Menopause Society
HSIL IMRT www.imsociety.org
Hyperéosinophilie sanguine IMS Institut national du cancer
HSV www.e-cancer.fr
Ht Hémorragie fœto-maternelle INCa Isoniazide
Inhibiteur de l’intégrase
HTA Hyperglycémie provoquée par voie orale INH Injection
HTAP INI Inhibiteur non nucléosidique
HTIC Hypoxanthine guanine-phosphoribosyl inj. de la transcriptase inverse
transférase INNTI Institut national de prévention et
d’éducation pour la santé
Human Herpes Virus INPES www.inpes.sante.fr

Human Leucocyte Antigen (systèmes
antigéniques portés
par les leucocytes)

Héparine non fractionnée

Human Menopausal Gonadotropin

Hereditary Non Polyposis Colorectal
Cancer

Hospitalisation d’office

Hyperstimulation ovarienne contrôlée

Réservé à l’usage hospitalier

Human Papillomavirus

High-grade Squamous Intraepithelial
Lesions

Herpes Simplex Virus

Hématocrite

Hypertension artérielle

Hypertension artérielle pulmonaire

Hypertension intracrânienne

XX Abréviations

INR International Normalized Ratio L
INRS
Institut national de recherche et LAL Leucémie aiguë lymphoblastique
INRT LAM
INTI sécurité www.inrs.fr LAP Leucémie aiguë myéloblastique
LCE
INVS Involved Node Radiotherapy LCR Leucémie à promyélocytes
LDA
IP Inhibiteur nucléosidique de la LDH Leucémie chronique à éosinophiles
IP/r transcriptase inverse LDL
IPD LEC Liquide céphalorachidien
IPDE5 Institut national de veille sanitaire LEMP
www.invs.sante.fr Longue durée d’action
IPI LEPI
IPP Inhibiteur de protéase Lactate-déshydrogénase
IPS LES
IRA Inhibiteur de protéase + ritonavir LFB Low Density Lipoprotein
IRA Lithotripsie extracorporelle
IRC Interphalangienne distale (articulation) LFCE
IRC LH Leuco-encéphalite multifocale
IRM Inhibiteur des phosphodiestérases de progressive
IRSNA type 5 LH-RH
Laboratoire d’étude des particules
ISL Index pronostique international LKM inhalées
ISRS LLC
Incapacité partielle permanente LMC Lupus érythémateux systémique
IST LNG
ISUP Index de pression systolique LNH Laboratoire français de
LP biofractionnement
ITG Insuffisance rénale aiguë LPG
Ligue française contre l’épilepsie
ITK Iode radioactif LPPR
ITL Luteinizing Hormone
ITT Insuffisance rénale chronique LRPO Luteinizing Hormone-Releasing
IUE Hormone
IV Insuffisance respiratoire chronique LSH Liver Kidney Microsomal
IVD LSIL Leucémie lymphoïde chronique
IVDL Imagerie par résonance magnétique
IVG LT3 Leucémie myéloïde chronique
IVSE Inhibiteur de la recapture de la
IVT sérotonine et de la noradrénaline LT4 Lévonorgestrel

j Insuffisance surrénale lente lyoph. Lymphome non hodgkinien

KGC Inhibiteur sélectif de recapture M Libération prolongée
KPC de la sérotonine MA
MAC Lymphadénopathie persistante
Infection sexuellement transmissible MAG généralisée
MALT
International Society of Urological Liste des produits et prestations
Pathology remboursables

Interruption thérapeutique de Lentilles rigides perméables
grossesse à l’oxygène

Inhibiteur de tyrosine-kinase Lentilles souples hydrophiles

Infection tuberculeuse latente Low-grade Squamous Intraepithelial
Lesions
Incapacité temporaire totale Tri-iodothyronine (ou liothyronine)
libre
Incontinence urinaire d’effort
Tétra-iodothyronine (ou lévothyroxine)
Intraveineux libre

Intraveineux direct Lyophylisat

Intraveineux direct lent M

Interruption volontaire de grossesse Million

Intraveineux à la seringue électrique Monoarthrite

Intravitréen Mycobacterium avium complex
Myelin-Associated Glycoprotein
J Mucosa Associated Lymphoid Tissue

Jour

K

Kératoconjonctivite gigantopapillaire

kératite ponctuée superficielle

GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XXI

MAMA Méthode de l’allaitement maternel NIHSS National Institute of Health Stroke Score
et de l’aménorrhée NISH
MAP NK1 Non-radioisotopic In Situ Hybridization
MAPA Menace d’accouchement prématuré NL
Neurokine 1
MAT Mesure ambulatoire de la pression NMDA
MCJ artérielle NN Neuroleptique
MDO NO
MDRD Microagiopathies thrombotique N-méthyl-D-aspartate
NOIAN
MELD Maladie de Creutzfeldt-Jakob Nouveau-né = 0 à 1 mois
mes. NPH
MFIU Maladie à déclaration obligatoire NR Monoxyde d’azote

MGUS Modification of the Diet in Renal NYHA Neuropathie optique ischémique
Disease antérieure non artéritique
MH Model for End-stage Liver Disease OACR
MIBG Mesure Neutral Protamine Hagedorn
MIBI OAP
MICI Mort fœtale in utero OBVR Non remboursé
Monoclonal Gammopathy of
MIN Undetermined Significance OCT New York Heart Association
MLA Môle hydatiforme OFT
MM O
MMS Métaiodobenzylguanidine OHD
MMT OLD Oblitération de l’artère centrale de la
MNI Méthoxy-isobutyl isonitrile OMA rétine
MSKCC OMS
Maladie inflammatoire chronique de Œdème aigu du poumon
MSN l’intestin OP
MTP OPP Occlusion de la branche veineuse
MTX Mort inattendue du nourrisson OSM rétinienne
OVCR
N. Maculopathie liée à l’âge Optical Coherence Tomography
NAC OVR
NACO Myélome multiple Office français de prévention du
NAMS P. a.
Mini-Mental State PA tabagisme www.ofta-asso.fr
NAP Ménométrorragies
NAPQI PAC Oxygénothérapie hyperbare
NASCET Mononucléose infectieuse PAC
PaCO2 Oxygénothérapie de longue durée
NASH Memorial Sloan-Kettering Cancer
NASSA Center PAD Otite moyenne aiguë
Mort subite du nourrisson PAF
NCB PAI Organisation mondiale de la santé
NEM Métatarsophalangienne (articulation) PAL www.who.int
NFS PAN
NIH Méthotrexate pANCA Œstroprogestatif

N PaO2 Ordonnance de placement provisoire

Nourrisson = 1 à 30 mois Otite séromuqueuse

N-acétylcystéine Oblitération de la veine centrale de la
rétine
Nouvel anticoagulant
Oblitération veineuse rétinienne
North American Menopause Society
www.menopause.org P

Neuroleptique à action prolongée Propionibacterium acnes

N-acétyl-p-benzoquinone imine Pression artérielle

North American Symptomatic Carotid Pontage aorto-coronaire
Endarteriectomy Trial
Non Alcoholic Steato-Hepatitis Pneumopathie aiguë communautaire
Antidépresseur sérotoninergique
spécifique et noradrénergique Pression partielle en dioxyde de
carbone du sang artériel
Névralgie cervico-brachiale
Pression artérielle diastolique
Néoplasie endocrinienne multiple
Polypose adénomateuse familiale
Numération formule sanguine
Projet d’accueil individualisé
National Institutes of Health
www.nih.gov Phosphatases alcalines

Périartérite noueuse

Anticorps anticytoplasme des
neutrophiles

Pression partielle en oxygène du sang
artériel

XXII Abréviations

PAPm Pression artérielle pulmonaire moyenne PPC Pression positive continue
PAPO Pression artérielle pulmonaire PPD Paraphénylènediamine
d’occlusion
PAS Pression artérielle systolique ppi Pour préparation injectable
PASH Périarthrite scapulo-humérale ppm Partie par million
Patient Controlled Analgesia PPR Pseudo-polyarthrite rhyzomélique
PCA Ponction de chambre antérieure
PCA Patch PR Polyarthrite rhumatoïde
pch. Pharmacie centrale des hôpitaux PR Prévention de la réponse
PCH Pression partielle en dioxyde de PRE Période réfractaire effective
PCO2 carbone prép. Préparation
Phencyclidine prér. Préremplie
PCP Polymerase Chain Reaction PRL Prolactine
PCR Phosphodiestérase PS Performance Status
PDE Platelet-Derived Growth Factor PSA Prostate Specific Antigen
PDGFR Receptor PSDP Pneumocoque de sensibilité diminuée
Poudre
pdre Pendant à la pénicilline
pdt Photodynamic Therapy PSN Produit de substitution nicotinique
PDT Pression expiratoire
PE Potentiels évoqués auditifs PT Potentiel tardif
PEA Positive End-Expiratory Pressure PTG Prothèse totale du genou
Polyéthylène-glycol PTH Parathormone
PEEP Pelliculé PTH Prothèse totale de hanche
PEG Perfusion PTI Purpura thrombopénique
pell. Positron Emission Tomography auto-immun
perf. Glycoprotéine P PTU Propylthiouracile
PET Prostaglandine de type E1 pulv. Pulvérisation
P-gp Phénylalanine PVR Prolifération vitréo-rétinienne
PGE1 Polyhexaméthylènebiguanide PVVIH Personne vivant avec le VIH
Phe Pneumopathie d’hypersensibilité
PHMB Pression inspiratoire Q
PHS Pneumopathie interstitielle commune
Pneumopathie interstitielle diffuse QI Quotient intellectuel
PI Pression intraoculaire qsp Quantité suffisante pour
PIC Primo-infection tuberculeuse quadriséc. Quadrisécable
PID Ponction lombaire
PIO Prostate, Lung, Colorectal and Ovarian R
PIT (cancer screening trial)
PL Protéine de liaison aux pénicillines RA Rétrécissement aortique
PLCO Protéine de lait de vache RAA Rhumatisme articulaire aigu
Pacemaker RAC Rétrécissement aortique calcifié
PLP Poids moléculaire RAI Recherche d’agglutinines irrégulières
PLV Protection maternelle et infantile RAR Récepteur à l’acide rétinoïque
PM Polynucléaire neutrophile RAST Radioallergosorbent Test (dosage
PM Per os
PMI Pommade des IgE sériques spécifiques)
PNN RCF Rythme cardiaque fœtal
PO RCH Rectocolite hémorragique
pomm. RCIU Retard de croissance intra-utérin
RCP Réunion de concertation

pluridisciplinaire
RCUH Rectocolite ulcéro-hémorragique

RD Rétinopathie diabétique
RGO Reflux gastro-œsophagien

Rh Rhésus

GUIDE DE THÉRAPEUTIQUE XXIII

RHD Règles hygiéno-diététiques SF2H Société française d’hygiène
RIVA Rythme idio-ventriculaire accéléré hospitalière www.sf2h.net
Rétrécissement mitral SFC
RM Récepteur œstrogénique Société française de cardiologie
RO Réflexe oculocardiaque SFCD www.cardio.fr
ROC Rougeole – oreillons – rubéole
ROR Réflexe ostéotendineux SFD Société française de chirurgie
ROT Radiographie pulmonaire digestive
RP Récepteur à la progestérone SFD www.chirurgie-viscerale.org
RP Récepteur à tyrosine-kinase
RTK repetitive Transcranial Magnetic SFE Société française de dermatologie
rTMS Stimulation www.sfdermato.com
Recommandation temporaire SFED
RTU d’utilisation Société française de diabétologie
Reflux vésico-urétéral SFH www.sfdiabete.org
RVU
S SFHTA Société française d’endocrinologie
s www.sfendocrino.org
SA seconde SFMU
SAAR Semaine d’aménorrhée Société française d’endoscopie
Sténose athéromateuse d’une artère SFMV
sach. rénale digestive www.sfed.org
SAMU Sachet SFORL
SaO2 Service d’aide médicale d’urgence Société française d’hématologie
Saturation artérielle en oxygène SFP www.hematologie.net
SAP Seringue auto-pousseuse
SAU Service d’accueil des urgences SFP Société française d’hypertension
SAV Sérum antivenimeux
Sous-cutané SFR artérielle www.sfhta.eu
SC Syndrome coronarien aigu
SCA Schizophrénie SFRO Société française de médecine
SCZ Sans domicile fixe
SDF Syndrome douloureux régional SFSPM d’urgence www.sfmu.org
SDRC complexe
Sphinctérotomie endoscopique SFTG Société française des maladies
SE Sécable vasculaires www.sfmv.fr
séc. Sonde d’entraînement SGA
SEES électrosystolique temporaire SGB Société française d’oto-rhino-
Semaine
sem. Sclérose en plaques SH laryngologie et de chirurgie de la face
SEP Sclérose en plaques progressive shamp.
SEP-PP primaire et du cou www.sforl.org
Sclérose en plaques récurrente SHE
SEP-RR rémittente SHU Société française de parasitologie
Sclérose en plaques secondairement www.sfparasitologie.u-psud.fr
SEP-SP progressive SI
Seringue SIADH Société française de pédiatrie
ser. Selective Estrogen Receptor Modulator www.sfpediatrie.com
SERM Société française d’anesthésie SIO
SFAR réanimation www.sfar.org SJSR Société française de rhumatologie
SLA sfr.larhumatologie.fr

Société française de radiothérapie
oncologique www.sfro.org

Société française de sénologie et de
pathologie mammaire
www.senologie.com

Société de formation thérapeutique du
généraliste www.sftg.net

Streptocoque du groupe A

Streptocoque du groupe B

Sulfamides hypoglycémiant

Shampooing

Syndrome hyperéosinophilique

Syndrome hémolytique et urémique

Système international

Sécrétion inappropriée d’hormone
antidiurétique

Sphincter inférieur de l’œsophage

Syndrome des jambes sans repos

Sclérose latérale amyotrophique

XXIV Abréviations

SMD Syndrome myélodysplasique TAU Trou anionique urinaire
TAVI T ranscatheter Aortic Valve Implantation
SMP Syndrome myéloprolifératif TCA Temps de céphaline activée
TCC Thérapie cognitivo-comportementale
SMUR S ervice mobile d’urgence et de TCK Temps de céphaline kaolin
réanimation TCM Triglycérides à chaîne moyenne
TDAH Trouble déficit de l’attention avec
SMV S ociété de médecine des voyages hyperactivité
www.medecine-voyages.fr TDM Tomodensitométrie
TDR Test de détection rapide
SMZ Sulfaméthoxazole TEP Tomographie par émission de positons
TG Thyroglobuline
SNA Syndrome néphritique aigu TG Triglycérides
THM T raitement hormonal substitutif de la
SNC Système nerveux central
ménopause
SNFCP S ociété nationale française de TIAC Toxi-infection alimentaire collective
colo-proctologie www.snfcp.org TIH Thrombopénie induite par l’héparine
TIMI Thrombolysis In Myocardial Infarction
SNFGE Société nationale française de TIPS Transjugular Intrahepatic Portosystemic
gastro-entérologie www.snfge.org
Shunt
SOFCOT Société française de chirurgie TMP Triméthoprime
orthopédique et traumatologique TMPT Thiopurine methyl-transférase
www.sofcot.fr TNF Tumor Necrosis Factor
TNI Total Nodal Irradiation
sol. Solution TNM T umeur, nœuds lymphatiques,

SOPK Syndrome des ovaires polykystiques métastases
TO Tension oculaire
SOR Standards, options et TOC Trouble obsessionnel compulsif
recommandations TOGD Transit œso-gastro-duodénal
TOM Tenue outre-mer
SP2A Société pédiatrique de pneumologie TOT Trans-Obturator Tape
et allergologie www.sp2a.fr TP Taux de prothrombine
TP Toxine pertussis
SPDRE S oins psychiatriques à la demande du TPHA T reponema Pallidum
représentant de l’État
Hemagglutinations Assay
SPDT Soins psychiatriques à la demande TPO Test de provocation orale
d’un tiers TPO Thrombopoïétine
TPO Thyroperoxydase
SPID Syndrome polyalgique idiopathique TR Toucher rectal
diffus TRALI Transfusion Related Acute Lung Injury
TRALI Transfusion Related Lung Injury
SPILF Société de pathologie infectieuse de TRH Thyrotrophin Releasing Hormone
langue française www.infectiologie.com TS Temps de saignement
TS Tentative de suicide
SPLF S ociété de pneumologie de langue TSH Thyroid Stimulating Hormone
TV Tachycardie ventriculaire
française www.splf.org TVNS Tachycardie ventriculaire non

SpO2 S aturation en oxygène par oxymètre soutenue
de pouls

SRAA Systèmes rénine-angiotensine-
aldostérone

SRLF S ociété de réanimation de langue

française www.srlf.org

STNI Subtotal Nodal Irradiation

subling. Sublingual

sup. Suppositoire

susp. Suspension

susp. buv. Suspension buvable

SVP Stimulation ventriculaire programmée

T

T3 Tri-iodothyronine (ou liothyronine)

T4 Tétra-iodothyronine (ou lévothyroxine)

TA Trou anionique

TAG Trouble anxiété généralisée

XXV Abréviations

TVO Trouble ventilatoire obstructif VDRL Veneral Disease Reaserch Laboratory
TVP Thrombose veineuse profonde VEGF Vascular Endothelial Growth Factor
TVS Tachycardie ventriculaire soutenue VEMS Volume expiré maximal en une
TVS Thrombose veineuse superficielle seconde
TVT Tension-Free Vaginal Tape VG Ventricule gauche
VGM Volume globulaire moyen
UAH U VHA Virus de l’hépatite A
UHCD VHB Virus de l’hépatite B
Unité antihéparine VHC Virus de l’hépatite C
UI Unité d’hospitalisation de courte durée Virus de l’immunodéficience humaine
UICC Unité internationale VIH Vasoactive Intestinal Peptide
Union internationale contre le cancer VIP Étoposide, ifosfamide, cisplatine,
UIV Urographie intraveineuse VIP mesna (chimiothérapie)
UPDRS Unifed Parkinson Disease Rating Scale Vitamine
Unité de soins intensifs en cardiologie vit. Very Low Density Lipoprotein
USIC Unité de soins intensifs VLDL Ventilation mécanique
USINV neurovasculaires Ventilation non invasive
Unified Parkinson’s Disease Rating VM Vague Nerve Stimulation
UPDRS Scale VNI Vertige paroxystique positionnel bénin
VNS Virus respiratoire syncytial
VADS V VPPB Vitesse de sédimentation
VAT VRS Virus zona-varicelle
VCA Voies aérodigestives supérieures VS
Vaccin antitétanique VZV
VCAM Virus Capsid Antigen
Vascular Cell Adhesion Molecule

254 Dermatologie ACNÉ

ACNÉ (1)

L’acné est une affection d’une extrême fré- modification de la composition du sébum.
quence (80 à 100 % de la population est La substance P (neuromédiateur) aurait
atteinte à l’adolescence), localisée aux aussi un rôle dans l’hyperséborrhée, ce
régions séborrhéiques du visage et du qui explique le lien entre acné et stress.
tronc. Enfin, l’activité du récepteur des andro-
Il existe 2 types d’acné et donc 2 types de gènes sur les glandes sébacées est généti-
traitements : quement programmée, d’où l’importance
– l’acné rétentionnelle qui se caractérise des antécédents familiaux.
par des comédons ouverts (ou « points
noirs ») et/ou des microkystes (ou comé- Dosages des androgènes plasmatiques
dons fermés ou « points blancs ») ; dans l’acné féminine
– l’acné inflammatoire qui se caractérise
par des papules (voire des nodules) et /ou Testostérone totale, Δ-4-androstènedione,
des pustules. sulfate de DHA, 17-OH-progestérone.
La forme typique est appelée acné poly- Indications :
morphe juvénile et associe à des degrés – signes d’hyperandrogénie associés à
divers ces différentes lésions ainsi que des l’acné (hirsutisme, spanioménhorrée, alo-
lésions cicatricielles (cicatrices pigmentées, pécie androgénique);
atrophiques ou hypertrophiques). Sa sévé- – acné rechutant rapidement après un
rité et sa durée sont variables. traitement par isotretinoïne bien conduit.
Diagnostics différentiels = autres derma-
toses papuleuses ou folliculaires faciales : Rétention sébacée
dermite péri-orale, rosacée, Pyoderma
faciale, Pili incarnati des sujets à peau Il existe des anomalies de la kératinisation
noire, angiofibromes de l’épiloïa, syphilis du canal excréteur des glandes sébacées
secondaire. (anomalies de la prolifération, de l’adhé-
Le traitement de l’acné a fait l’objet d’une sion et de la différenciation des kératino-
conférence de consensus en 2007. cytes). Cette hyperkératose est attribuée à
la modification de la composition du
Physiopathologie sébum, aux androgènes intrakératinocy-
taires et à des cytokines. Elle conduit à
L’acné procède de 3 mécanismes une obstruction du follicule pilosébacé, sa
intriqués. dilatation et la formation de kystes.

Hyperséborrhée Inflammation

La sécrétion de sébum par les glandes Elle est due à une bactérie anaérobie
sébacées est sous la dépendance des Gram+, saprophyte des glandes séba-
androgènes ; la dihydrotestostérone issue cées : Propionibacterium acnes (P.a.), qui
de la transformation de la testostérone prolifère dans les lésions rétentionnelles,
par la 5α-réductase entraîne une augmen- favorise la production d’acides gras et
tation de la sécrétion de sébum et une d’enzymes inflammatoires agressant la
paroi du follicule sébacé et favorisant le
chimiotactisme des neutrophiles, cataly-
sant ainsi l’inflammation.

ANTIACNÉIQUES Dermatologie 255

ANTIACNÉIQUES LOCAUX (1) – DÉRIVÉS DE LA VITAMINE A (1)

Trétinoïne (ou vitamine A acide) 30 g (crème 0,05 %) 2,45 I 30 % 0,08
EFFEDERM 50 mL (lotion 0,05 %) 4,03 I 30 % 0,08
Acné : 1 appl. le soir après la toilette sur
une peau bien sèche pendant plusieurs 30 g (crème 0,05 %) 2,23 I 30 % 0,07
sem. en attaque puis x 2 à 3/sem. en
entretien 30 g (crème 0,025 %) I NR
30 g (crème 0,05 %) I NR
LOCACID 30 g (crème 0,05 %) I NR
Idem EFFEDERM
Réservé aux acnés du tronc

RETACNYL
Idem EFFEDERM

KETREL
Idem EFFEDERM

Adapalène 30 g (gel ou crème 4,59 I 30 % 0,15
0,1 %)
DIFFERINE

Acné : 1 appl. le soir après la toilette sur
une peau bien sèche pendant plusieurs
sem. en attaque puis x 2 à 3/sem. en
entretien

PROPRIÉTÉS Appliquer avec prudence autour des yeux, des
La trétinoïne favorise l’élimination des kystes narines et de la bouche.
ouverts et fermés et prévient leur formation. Ne pas s’exposer au soleil (photosensibili-
L’adapalène possède de plus une activité anti- sation).
inflammatoire. Grossesse : ne pas utiliser pendant la gros-
sesse. Donner une contraception aux femmes
INDICATIONS en âge de procréer.
– Acné à prédominance rétentionnelle.
– Troubles de la kératinisation. EFFETS INDÉSIRABLES
– Prévention et traitement de l’héliodermie Des signes d’irritation à type d’érythème, de
(trétinoïne seulement). cuisson et de desquamation peuvent survenir
en début de traitement, ils doivent faire espa-
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI cer les applications (1 soir sur 2 ou 3) ; ces
Tester la sensibilité individuelle en début de signes sont transitoires.
traitement par une touche d’essai sur une Une poussée d’acné est possible en début de
petite partie du visage, espacer les applications traitement.
en cas d’irritation. Les effets secondaires de l’adapalène sont
Commencer par des faibles concentrations moins intenses pour une efficacité qui semble
chez les sujets à peau fragile (roux, blonds, identique.
peau fine) et en cas d’association avec d’autres
topiques irritants (peroxyde de benzoyle, INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
érythromycine). Inactivation par le peroxyde de benzoyle. Ne
pas associer avec isotrétinoïne (risque d’irri-
tation +++).

256 Dermatologie ACNÉ

ACNÉ (2)

Buts du traitement acné 3 mois après l’injection), vitamine B12,
iode, brome (antitussifs, expectorants, séda-
Diminuer la séborrhée, supprimer la réten- tifs), androgènes (anabolisants, contracep-
tion sébacée et limiter la composante tifs oraux), isoniazide, ciclosporine, azathio-
inflammatoire. prine.
• Rechercher des facteurs aggravants
Mesures générales
locaux : cosmétiques gras et occlusifs qui
• Rechercher des signes d’hyperandrogé-
nie chez la femme : hirsutisme, acné sont comédogènes, professions avec
importante de topographie thoracique,
anomalies des règles persistant 2 ans manipulation d’huiles (travailleurs de la res-
après les premières règles.
• Rechercher un médicament inducteur : tauration, garagistes), excoriations (« acné
antiépileptiques (phénobarbital, phény-
toïne), antidépresseurs (lithium), corticoïdes excoriée des jeunes filles »).
locaux et généraux (notamment la triamci- On ne négligera pas le retentissement psy-
nolone injectable qui peut déclencher une
chologique de l’acné chez un adolescent,

ni le risque cicatriciel ultérieur.
Une relation de confiance est nécessaire

avec le patient pour l’observance du trai-

tement souvent long et difficile.

Ce qu’il faut dire au patient
• L’acné est le résultat d’une plus grande sensibilité des glandes sébacées aux androgènes.
• Les traitements dont nous disposons ne sont pas efficaces dans les 15 j mais après plusieurs
sem.
• Le début du traitement est parfois difficile en raison d’une possible exacerbation des lésions
et des effets irritatifs imposant d’espacer les applications.
• Un traitement d’entretien local est souvent nécessaire au long cours pour éviter les réci-
dives.
• Les kystes ne doivent pas être manipulés.
• Le soleil est un faux ami de l’acné : après une amélioration initiale, on observe une pous-
sée en automne (effet rebond dû à l’épaississement de la couche cornée).
• Les aliments gras, notamment le chocolat, la charcuterie ou le gluten ne donnent pas
d’acné.
• Les laitages en revanche pourraient favoriser l’acné selon certaines études récentes.
• L’acné n’est pas due à un défaut d’hygiène.
• L’acné peut être favorisée par le stress.

ANTIACNÉIQUES Dermatologie 257

ANTIACNÉIQUES LOCAUX (2) – DÉRIVÉS DE LA VITAMINE A (2)

Isotrétinoïne locale 30 g (gel 0,05 %) I NR

ROACCUTANE

Acné : 1 appl. le soir après la toilette
sur une peau bien sèche en traitement
d’attaque pendant plusieurs sem.,
puis 2 à 3 appl./sem. en entretien

PROPRIÉTÉS en cas d’irritation. Appliquer avec prudence
L’isotrétinoïne locale a la même action que la autour des yeux, des narines et de la bouche.
trétinoïne dont elle est dérivée. Son efficacité Ne pas s’exposer au soleil (photosensibili-
semble identique à celle de la trétinoïne pour sation).
un prix nettement supérieur. Grossesse : ne pas utiliser pendant la gros-
sesse. Donner une contraception aux femmes
INDICATIONS en âge de procréer.
Acné rétentionnelle.
EFFETS INDÉSIRABLES
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI Une irritation et une poussée de l’acné peuvent
Tester la sensibilité individuelle en début de se voir en début de traitement ; ces effets sont
traitement par une touche d’essai sur une transitoires et doivent faire espacer les applica-
petite partie du visage, espacer les applications tions.

258 Dermatologie ACNÉ

ACNÉ (3)

Traitements locaux [1] Peroxyde de benzoyle

Antibiotiques locaux Il est surtout efficace sur les lésions inflam-
matoires mais a aussi une composante
On utilise 2 antibiotiques locaux dans kératolytique. Il présente plusieurs effets
l’acné : l’érythromycine (ex : ERYFLUID, secondaires :
ERYTHROGEL) et la clindamycine (ex : DALA- – irritation cutanée dans 5 à 25 % des cas
CINE T TOPIC). qui s’évite en espaçant les applications et
Ils sont utiles en cas d’acné inflammatoire en appliquant de petites quantités de pro-
duit ;
légère à modérée. Ils s’appliquent matin et – photosensibilisation qui s’évite en appli-
soir sur les lésions inflammatoires. quant le peroxyde le soir et en appliquant
Ils doivent être associés à du péroxyde de une photoprotection le lendemain matin
benzoyle ou à un rétinoïde topique pour en cas de soleil « intense » ;
augmenter l’efficacité et diminuer les résis- – allergie ou eczéma de contact dans 2,5
tances bactériennes (de P. acnes et de la à 5 % des cas, nécessitant un arrêt immé-
diat et définitif ;
flore cutanée). – décoloration des phanères et des tex-
Ils ne doivent pas être associés à un anti- tiles (comme l’eau de javel) : bien prévenir
biotique oral +++. le patient ++.
Il existe 3 dosages : 2,5, 5 et 10 %. On
Dérivés de la vitamine A topiques préfèrera le dosage à 5 %. Ex : gel CUTAC-
NYL 5 % ou ECLARAN 5 % : 1 application
Les dérivés de la vitamine A topiques (ou le soir, sur les lésions du visage, tous les
rétinoïdes locaux) sont efficaces sur les jours jusqu’à dispariton des lésions (entre
lésions rétentionnelles et à un moindre 8 et 24 sem.).
degré sur les cicatrices. Son efficacité est augmentée en cas d’as-
On utilise 2 molécules : la trétinoïne à sociation à un rétinoïde topique ou un
0,05 % crème (EFFEDERM ou LOCACID) ou antibiotique local.
l’adapalène (DIFFERINE). On les applique le
soir, en couche fine, sur les lésions du Association adapalène
visage tous les jours jusqu’à disparition + peroxyde de benzoyle
des lésions.
L’effet secondaire principal des rétinoïdes Il existe une association d’adapalène et de
locaux est l’irritation : érythème, picote- peroxyde de benzoyle : EPIDUO gel.
ments, brûlures. Pour lutter contre l’irrita- Il s’utilise dans les acnés lègères à modé-
tion, on conseillera au patient d’espacer rées. Il est efficace sur les lésions inflam-
les applications (à 1 j/2 ou 1 j/3) et d’appli- matoires et rétentionnelles. Il est irritant et
quer un émollient non comédogène le décolore les textiles. On l’applique le soir,
matin. en toute petite quantité sur les lésions,
L’adapalène est mieux toléré que la tréti- 1 j/2 pendant 15 j puis tous les jours en
noïne. cas de bonne tolérance. Il n’est pas rem-
Il existe des associations trétinoïne + anti- boursé.
biotique local (ERYLIK, ZANEA) qui sont très
efficaces sur les 2 types de lésions réten-
tionnelles et inflammatoires. Elles sont
aussi très irritantes.

ANTIACNÉIQUES Dermatologie 259

ANTIACNÉIQUES LOCAUX (3) – PEROXYDE DE BENZOYLE

Peroxyde de benzoyle 40 g (gel aqueux 2,5 %) 2,10 II 30 % 0,05
CUTACNYL 40 g (gel aqueux 5 %) 2,18 II 30 % 0,05
Acné mixte : 1 appl. le soir après la 40 g (gel aqueux 10 %) 2,18 II 30 % 0,05
toilette sur peau sèche, plusieurs sem. en
attaque, puis x 2 à 3/sem. en entretien 40 g (gel aqueux 5 %) NR
EFFACNÉ
Idem CUTACNYL 40 g (gel aqueux 5 %) II NR 0,05
PANNOGEL 40 g (gel aqueux 10 %) 1,99 II 30 %
Idem CUTACNYL
45 g (gel 5 %) 2,31 II 30 % 0,05
ECLARAN 45 g (gel 10 %) 2,31 II 30 % 0,05
Idem CUTACNYL
100 g (gel 5 %) NR
CURASPOT
Idem CUTACNYL

PROPRIÉTÉS (cf. trétinoïne). Espacer les applications en cas
d’irritation. Appliquer avec prudence autour
Anti-inflammatoire, antibactérien et un peu des yeux, des narines et de la bouche.
kératolytique. Pas d’exposition solaire (photosensibilisation).
Décoloration des textiles (literie, vêtements).
INDICATIONS Pas de contre-indication pendant la grossesse.

Acné polymorphe avec prédominance inflam- EFFETS INDÉSIRABLES
matoire. Irritation imposant un espacement des applica-
tions. Photosensibilisation.
CONTRE-INDICATIONS peroxydes (eau
INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
Hypersensibilité aux Le peroxyde de benzoyle inactive la trétinoïne
oxygénée). et l’érythromycine.

PRÉCAUTIONS D’EMPLOI

Commencer par des faibles concentrations
pour les peaux fragiles avec une touche d’essai

260 Dermatologie ACNÉ

ACNÉ (4)

Traitements oraux Isotrétinoïne

Gluconate de zinc Elle est réservée aux formes d’acné
sévères ayant résisté à un traitement clas-
Il a une efficacité modérée sur la compo- sique (antibiotiques oraux + topiques)
sante inflammatoire de l’acné. On le pres- pendant au moins 3 mois. Les dermato-
crit dans les acnés mineures et moyennes logues la prescrive plus rapidement dans
en cas de contre-indications, d’intolérance les acnés à évolution cicatricielle.
ou de refus des autres traitements oraux. Elle est prescrite à une dose de 0,5 à
Il n’est pas photosensibilisant donc on 1 mg/kg/j, en 1 prise, jusqu’à une dose
peut le prendre en période estivale. cumulée totale de 120 à 150 mg/kg. Son
Ex : RUBOZINC : 2 gél. le soir au coucher, efficacité est supérieure à tous les autres
pendant 2 à 6 mois. traitements.
Elle ne doit pas être associée aux cyclines :
Antibiotiques oraux risque d’hypertension intracrânienne.
Ses effets secondaires sont :
On utilise 2 classes d’antibiotiques dans – la tératogénicité : on la prescrit chez la
l’acné : les cyclines et l’érythromycine. femme en en âge de procréer uniquement
Les antibiotiques oraux sont efficaces si les conditions du programme de pré-
dans les acnés inflammatoires modérées vention de la grossesse sont remplies ;
à sévères ou sur la composante inflamma- – les troubles psychiatriques ;
toire des acnés mixtes. – la sécheresse cutanéomuqueuse : on
Il existe 3 types de cyclines : la doxycycline associe une hydratation du visage (CLEA-
qu’on utilise à 100 mg/j (ex : TOLEXINE), la NANCE HYDRA, EFFACLAR H, etc.), des
lymécycline qu’on utilise à 300 lèvres (CÉRACUTA, VASELINE OFFICINALE,
mg/j (ex : TÉTRALYSAL) ou la minocycline CICAPLAST B5 lèvres) et éventuellement
qui peut avoir de très graves effets secon- des yeux (ILAST et NUTRIVISC) ;
daires et n’est plus que sous prescription – les troubles biologiques : surveillance
hospitalière. biologique des transaminases, des trigly-
Les cyclines sont photosensibilisantes et cérides et du cholestérol total.
doivent être arrêtées en été ou aux sports
d’hiver ; la lymécycline est moins photo- • Un accord de soins et de contraception
sensibilisante que la doxycycline. doit être remis à la patiente et signé avant
Pour éviter l’apparition de résistance aux d’entreprendre le traitement par isotréti-
antibiotiques de P. acnes et des germes de noïne.
la flore cutanée, on fait des cures antibio- • A` chaque consultation mensuelle, le
tiques de 3 mois maximum ++. médecin doit s’assurer que le test qualitatif
Le traitement optimal est l’association plasmatique de grossesse a bien été réalisé
cycline + peroxyde de benzoyle pendant dans les 7 j précédant la délivrance du
3 mois puis relais par peroxyde de ben- médicament et les 3 j précédant la consul-
zoyle + retinoïde topique. tation, qu’il est négatif, que la contracep-
L’érythromycine est réservée aux contre- tion efficace est bien suivie et que la
indications aux cyclines. Ex : ERYTHRO- patiente a bien compris les risques d’une
CINE 1 g/j pendant 3 mois. grossesse sous isotrétinoïne.
• Le médecin doit encore noter tous ces
On ne doit pas associer les antibiotiques éléments sur un carnet de suivi et le tam-
oraux et locaux. ponner et le signer. Le carnet doit être pré-
senté à la pharmacie ; dans le cas contraire
le médicament ne sera pas délivré par le
pharmacien.

ANTIACNÉIQUES Dermatologie 261

ANTIACNÉIQUES LOCAUX (4) – DÉRIVÉ DE LA VITAMINE A
+ PEROXYDE DE BENZOYLE

Adapalène + peroxyde de benzoyle 1 fl. 30 g I NR
EPIDUO
1 appl. x 1/j le soir sur peau sèche

PROPRIÉTÉS plus montré des propriétés exfoliantes, kérato-
lytiques et sébostatiques.
Association de deux susbstances actives, de
mécanisme d’action différent mais complé- INDICATIONS
mentaire. Acné avec comédons, papules et pustules.
L’adapalène (dérivé de la vitamine A) est un
modulateur puissant de la différenciation cellu- CONTRE-INDICATIONS
laire et de la kératinisation. Il possède en plus Hypersensibilité, grossesse, allaitement.
des propriétés antiinflammatoires.
Le peroxyde de benzoyle a une activité antimi- EFFETS INDÉSIRABLES
crobienne en particulier sur P. acnes. Il a en Irritation cutanée, cédant en général avec la
poursuite du traitement.

262 Dermatologie ACNÉ

ACNÉ (5)

Autres traitements TOYANT, SEBIUM H2O, etc.) : un nettoyage
2 fois/j avec un savon doux permet de
Traitements hormonaux [1] diminuer le nombre des lésions.
• Hydrater quotidiennement la peau avec
• L’acétate de cyprotérone est indiqué chez des émollients non comédogènes respec-
la femme ayant une acné associée à une tant le film hydrolipidique naturel de la
hyperandrogénie d’origine ovarienne ou peau et qui aide à lutter contre l’effet des-
périphérique. séchant des traitements locaux ou per os.
Ex : ANDROCUR, 1/2 à 1 cp. du 5e au 25e j • Utiliser une photoprotection externe.
du cycle + OESTROGEL : 1 à 2 pressions • Un nettoyage de peau peut être effectué
du 5e au 25e j du cycle. par le dermatologue à la demande du
• La pilule ethinyloestradiol + acétate de patient, après quelques mois de traite-
cyprotérone peut être utile dans les acnés ment local ; il consiste à extraire les kystes
mineures à moyennes. Son efficacité est ouverts et fermés manuellement à l’aide
lente à apparaître, environ 6 mois. d’une lame de bistouri no 11 et d’un tire-
Ex : DIANE 35 : 1 cp./j pendant 21 j. comédons. Il peut laisser des cicatrices.
• Le traitement des cicatrices résiduelles
Traitements adjuvants [1] ne s’envisage qu’après guérison complète
de l’acné, on aura recours à différentes
• Ne pas solliciter la séborrhée avec des techniques toutes efficaces : peeling chi-
nettoyages agressifs (gommages, etc.) et mique, dermabrasion, laser resurfacing,
répétés de la peau ; utiliser des pains sur- relèvement chirurgical.
gras sans savon ou des eaux micellaires
ou des laits doux (CLEANANCE GEL NET-

Traitement de l’acné par voie générale [1] [2]
• 1. Il n’y a pas lieu de prescrire de l’isotrétinoïne en dehors des acnés sévères nodulo-
kystiques et conglobata et des acnés résistantes à un traitement classique *.
• 2. Il n’y a pas lieu, du fait du risque tératogène, de débuter un traitement de l’acné par
isotrétinoïne, sans avoir vérifié qu’il n’y a pas de grossesse en cours par un test qualitatif de
grossesse et sans qu’un moyen efficace de contraception ait été instauré un mois avant le
début du traitement.
• 3. Il n’y a pas lieu, du fait du risque tératogène, de poursuivre un traitement de l’acné par
isotrétinoïne, sans avoir vérifié qu’il n’y a pas de grossesse en cours par un test qualitatif de
grossesse répété tous les mois, et sans qu’un moyen efficace de contraception soit poursuivi.
• 4. Il n’y a pas lieu, du fait du risque tératogène, d’arrêter le moyen efficace de contraception
avant la fin du premier mois suivant l’arrêt du traitement par isotrétinoïne **.
• 5. Il n’y a pas lieu, dans le traitement de l’acné par isotrétinoïne, de pratiquer d’autres
examens *** que le dosage des transaminases, du cholestérol total et des triglycérides.
• 6. Il n’y a pas lieu, dans le traitement de l’acné, d’associer les cyclines à l’isotrétinoïne du
fait du risque d’hypertension intracrânienne.
• 7. Il n’y a pas lieu, dans le traitement de l’acné, de prescrire l’isotrétinoïne à une dose
< 0,5 mg/kg/j – dose initiale optimale – ou > 1 mg/kg/j.
• Il n’y a pas lieu, dans le traitement de l’acné, d’administrer une dose cumulée de plus de
150 mg/kg d’isotrétinoïne par cure.

CONSENSUS
[1] Guidelines of care for acne vulgaris management, AAD, 2007.
[2] Traitement de l’acné par voie générale, Afssaps, 2007.

* L’AMM précise que l’acné est résistante après un traitement classique (traitement antibiotique en
association avec des traitements locaux) d’au moins 3 mois.
** Au terme de cette période, il conviendra de vérifier qu’il n’y a pas de grossesse en cours par un
test qualitatif de grossesse pratiqué une semaine après la fin de la contraception, c’est-à-dire 5 sem.
après l’arrêt du traitement par isotrétinoïne.
*** Sauf les examens nécessaires pour répondre aux conditions des références 3, 4, 5 et sauf comor-
bidité.

ANTIACNÉIQUES Dermatologie 263

ANTIACNÉIQUES LOCAUX (5) – ANTIBIOTIQUES

Érythromycine percutanée 30 mL (sol. alcool. 4 %) 1,76 I 15 % 0,06
100 mL (sol. alcool. 4 %) 4,53 I 15 % 0,05
ERYFLUID
30 g (gel alcool. 4 %) 2,28 I 15 % 0,08
Acné inflammatoire : à tamponner 0,04
sur toutes les lésions inflammatoires 100 mL (sol. alcool. 4 %) 4,28 I 15 %
x 1 à 2/j pendant plusieurs sem.

ÉRYTHROGEL
Idem ERYFLUID

ÉRYTHROMYCINE BAILLEUL
Idem ERYFLUID

Érythromycine en association 30 g (gel alcool. 4 %) 3,94 I 30 % 0,13

ERYLIK
Idem ERYFLUID

Clindamycine percutanée 30 mL (sol. alcool. 1 %) I NR
DALACINE T TOPIC 30 g (gel 1 %) I NR
Idem ERYFLUID

ZINDACLINE
Idem ERYFLUID

Acide azélaïque 30 g (tube 15 %) I NR

FINACEA
Idem ERYFLUID

PROPRIÉTÉS Utiliser la clindamycine avec prudence en cas
Antibiotiques locaux de la famille des macro- d’antécédent de colite pseudo-membraneuse.
lides et des lincosanides agissant sur Propioni- Grossesse : innocuité de la clindamycine non
bacterium acnes et ayant une action anti- démontrée.
inflammatoire dans l’acné. Allaitement : innocuité de la clindamycine non
démontrée.
INDICATIONS
Acné inflammatoire. EFFETS INDÉSIRABLES
Signes d’irritation transitoires.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI Risque non exclu de colite pseudo-membra-
Éviter l’application à proximité des yeux et de neuse avec la clindamycine.
la bouche.
INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
Inactivation par le peroxyde de benzoyle.

264 Dermatologie ANTIACNÉIQUES

ANTIACNÉIQUES LOCAUX (6) – DÉRIVÉ DE LA VITAMINE A
+ ANTIBIOTIQUE

Trétinoïne + clindamycine 1 tube 30 g (10 I NR
mg/0,25 mg par g)
ZANEA

Gel percutané
Traitement topique de l’acné vulgaire en
présence de comédons, de papules et de
pustules chez des patients de 12 ans et
plus
1 appl./j pendant 12 sem. max

PROPRIÉTÉS La trétinoïne topique a des effets comédoly-
tiques et anti-inflammatoires.
La clindamycine a une activité in vitro contre Il a été mis en évidence que, lorsque les deux
Propionibacterium acnes, un des facteurs phy- substances sont appliquées ensemble, la tréti-
siopathologiques qui influencent le développe- noïne augmente la pénétration de la clindamy-
ment de l’acné vulgaire. Elle a également un cine. Ainsi, cette association cible plusieurs fac-
effet anti-inflammatoire sur les lésions de teurs pathogènes : la kératinisation folliculaire
l’acné vulgaire. anormale, la prolifération de P. acnes, l’inflam-
mation et la production excessive de sébum.

ANTIACNÉIQUES Dermatologie 265

ANTIACNÉIQUES LOCAUX (7) – IVERMECTINE

Ivermectine 1 tube 15 g 10 mg/g II NR

SOOLANTRA

A. 1 appl./j pendant 4 mois à répéter si
besoin
Interrompre le traitement si pas
d’amélioration après 3 mois

PROPRIÉTÉS EFFETS INDÉSIRABLES
Activité anti-inflammatoire par voie cutanée. Troubles dermatologiques : irritations de la
peau, sensation de brûlure, prurit, sécheresse
INDICATIONS cutanée.
Traitement topique des lésions inflammatoires
de la rosacée chez l’adulte. INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
L’ivermectine étant principalement métaboli-
CONTRE-INDICATIONS sée par le CYP3A4, la prudence est recomman-
Allaitement. dée en cas d’administration concomittante
avec de puissants inhibiteurs de ce CYP (antivi-
raux ou antifongiques azolés) car l’exposition
plasmatique à l’ivermectine peut être significa-
tivement augmentée.

266 Dermatologie ANTIACNÉIQUES

ANTIACNÉIQUES GÉNÉRAUX (1) – DÉRIVÉS DE LA VITAMINE A (1)

Isotrétinoïne 30 caps. 5 mg 7,34 I 65 % 0,24
CONTRACNÉ GÉ 30 caps. 10 mg 12,57 I 65 % 0,42
Réservé aux acnés sévères ou résistantes 30 caps. 20 mg 40,75 I 65 % 1,36
aux traitements bien conduits :
0,5 à 1 mg/kg/j en 1 à 2 prises/j 30 caps. 40 mg 40,75 I 65 % 1,36
aux repas jusqu’à une dose cumulée
de 100 à 150 mg/kg 30 caps. 5 mg 7,34 I 65 % 0,24
30 caps. 10 mg 12,57 I 65 % 0,42
CONTRACNÉ 30 caps. 20 mg 21,95 I 65 % 0,73
Idem CONTRACNÉ GÉ
PROCUTA GÉ 30 caps. 40 mg 40,75 I 65 % 1,36
Idem CONTRACNÉ GÉ

PROCUTA
Idem CONTRACNÉ GÉ

CURACNÉ GÉ 30 caps. 5 mg 7,34 I 65 % 0,24
Idem CONTRACNÉ GÉ 30 caps. 10 mg 12,57 I 65 % 0,42
30 caps. 20 mg 21,95 I 65 % 0,73
CURACNÉ
Idem CONTRACNÉ GÉ 30 caps. 40 mg 40,75 I 65 % 1,36

ANTIACNÉIQUES Dermatologie 267

ANTIACNÉIQUES GÉNÉRAUX (2) – DÉRIVÉS DE LA VITAMINE A (2)
– PHARMACOLOGIE

PROPRIÉTÉS avant et pendant le traitement (à 1 mois puis
Dérivé de la vitamine A, l’isotrétinoïne est anti- tous les 2 mois) des transaminases, des trigly-
séborrhéique, kératolytique et dans une cérides et du cholestérol total.
moindre mesure anti-inflammatoire. Pas de port de lentilles de contact.

INDICATIONS EFFETS INDÉSIRABLES
Tératogénicité +++.
D’emblée dans les acnés sévères (nodulo-kys-
tique, conglobata) ; en seconde intention dans La contraception et la réalisation d’un test
les acnés résistantes ou récidivantes après des qualitatif plasmatique de grossesse sont
traitements majeurs bien conduits. obligatoires pour toutes les femmes trai-
Hidrosadénite suppurée à un stade peu tées par isotrétinoïne.
avancé, folliculite disséquante du cuir chevelu.
Cutanéo-muqueux : chéilite, xérose, séche-
CONTRE-INDICATIONS resse buccale, desquamation palmo-plantaire,
érythème facial, chute de cheveux, fragilité des
Grossesse et allaitement. ongles, poussée transitoire de l’acné dans le
Femmes en âge de procréer sans contraception 1er mois.
efficace. Osseux : douleurs osseuses, arthralgies, hyper-
Dyslipidémie, hypervitaminose A, insuffisances ostoses, soudure prématurée des cartilages de
hépatique ou rénale. conjugaison chez l’enfant.
Ophtalmologiques : sécheresse oculaire, intolé-
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI rance au port des lentilles cornéennes, conjonc-
tivite, opacités cornéennes, myopie.
Contraception efficace chez la femme en Divers : myalgies, céphalées par hypertension
période d’activité génitale, débutée 1 mois intracrânienne, élévation des phosphatases
avant le début du traitement et poursuivie alcalines et des transaminases, hépatites, élé-
1 mois après la fin du traitement. vation du cholestérol total et des triglycérides.
Accord de soins et de contraception signé par
la patiente ; évaluation mensuelle de l’obser- INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
vance de la contraception et de la compréhen- Les tétracyclines sont contre-indiquées en rai-
sion par la patiente des risques d’une grossesse son du risque d’hypertension intracrânienne.
sous isotrétinoïne. Réalisation avant le traite- Association avec la phénytoïne à surveiller.
ment puis de façon mensuelle d’un test qualita-
tif plasmatique de grossesse. Surveillance

268 Dermatologie ANTIACNÉIQUES

ANTIACNÉIQUES GÉNÉRAUX (3) – DÉRIVÉS DU ZINC

Zinc (ou gluconate de zinc) 30 amp. buv. 15 mg 3,76 I 30 % 0,13
GRANIONS DE ZINC
Acné inflammatoire : 30 mg/j à distance 30 gél. 15 mg 4,77 I 30 % 0,16
des repas, pendant 3 mois puis 15 mg/j 60 gél. 15 mg 7,51 I 30 % 0,13
en entretien
30 gél. 15 mg 4,07 I 30 % 0,14
RUBOZINC 60 gél. 15 mg 7,51 I 30 % 0,13
Idem GRANIONS DE ZINC

EFFIZINC
Idem GRANIONS DE ZINC

PROPRIÉTÉS PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Agit sur la composante inflammatoire de l’acné Prendre à distance des repas et d’autres médi-
par un mécanisme mal connu. caments éventuellement associés.
Anémie sidéroblastique par carence en cuivre
INDICATIONS si traitement prolongé à forte dose.
Acné inflammatoire.
Acrodermatite entéropathique. INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
Possibilité de chélation intestinale du zinc par
EFFETS INDÉSIRABLES les aliments riches en acide phytique (pain
Gastralgies spontanément résolutives, surtout complet, maïs, soja, etc.).
avec le sulfate de zinc. Associations déconseillées : cyclines, anti-
acides, calcium, fer (chélation).

ANTIACNÉIQUES Dermatologie 269

ANTIACNÉIQUES GÉNÉRAUX (4) – ANTIANDROGÈNES

Cyprotérone acétate 20 cp. séc. 50 mg 11,28 I 65 % 0,56

ANDROCUR

Acné sévère et/ou hyperandrogénie
d’origine ovarienne ou périphérique :
1 cp. du 5e au 25e j du cycle associé à un
œstrogène du 16e au 25e j (schéma de
Kutten)

PROPRIÉTÉS PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Progestatif de synthèse ayant une action
antiandrogénique, une action antigonadotrope Arrêt du traitement si : troubles oculaires,
et une action anti-œstrogénique. signes d’hépatite, accident thromboembolique,
céphalées importantes.
INDICATIONS Surveillance clinique : examen gynécologique
Hirsutismes féminins majeurs d’origine non avec palpation des seins, poids, pression arté-
tumorale. rielle.
Manifestations d’hyperandrogénie chez la Surveillance biologique : lipides sanguins, gly-
femme jeune désirant une contraception orale. cémie, bilan hépatique.
Certaines pubertés précoces, contraception
orale chez les femmes ayant un lupus érythé- EFFETS INDÉSIRABLES
mateux systémique, cancer de la prostate.
Chez la femme : troubles des règles (possible
CONTRE-INDICATIONS aménorrhée), prise de poids.
Affections hépatiques graves, diabète sévère, Chez l’homme : inhibition de la spermatoge-
antécédents ou maladie thromboemboliques, nèse, gynécomastie, variation du poids, impuis-
dépression chronique grave, tuberculose. sance.
Celles des œstrogènes lorsqu’ils sont associés. Dans les 2 sexes : dyspnée, troubles visuels,
Grossesse et allaitement. aggravation d’une insuffisance veineuse exis-
tante, migraines et céphalées, accidents hépa-
tiques dose-dépendants.

Cyprotérone acétate + éthinylestradiol

DIANE 35

1 pilule/j pendant 21 j puis pause 21 cp. I NR
thérapeutique de 7 j et reprise 63 cp. I NR

PROPRIÉTÉS Il convient donc de l’utiliser avec précaution en
Effets synergiques antiandrogénique (cyproté- particulier en cas de facteur de risque associé
rone) et antigonadotrope (éthinylestradiol). tel que l’âge, le tabagisme, l’obésité, l’immobili-
sation prolongée ou en cas d’intervention chi-
INDICATIONS rurgicale.
Traitement de l’acné modérée à sévère liée à
une sensibilité aux androgènes (associée ou EFFETS INDÉSIRABLES
non à une séborrhée) et/ou de l’hirsutisme, Des effets indésirables nerveux tel que cépha-
chez les femmes en âge de procréer. lées, accident vasculaire cérébral, migraines,
céphalées, vertiges, exacerbation d’une comi-
CONTRE-INDICATIONS tialité ont été rapportés mais restent rares ou
Maladie thromboembolique, pathologie car- exceptionnels.
diaque ou hépatique, troubles de la coagula-
tion ou cardiovasculaires, diabète, cancer gyné- INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES
cologique (ovaire, sein, utérus). Contre-indiqués : millepertuis, contraceptif
oral.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI Déconseillés : lamotrigine, topiramate, inhibi-
L’utilisation de ce médicament est associé à un teurs de protéase, nelfinavir.
risque thromboembolique veineux et artériel.

270 Dermatologie DERMATITE SÉBORRHÉIQUE

DERMATITE SÉBORRHÉIQUE (1)

Dermatose très fréquente, d’étiologie Traitement
inconnue, touchant l’enfant, l’adolescent
et surtout l’adulte, avec une prédomi- Il faut expliquer au patient le caractère
nance masculine. Elle réalise des plaques
érythémato-squameuses, plus ou moins chronique et récidivant de cette affection,
prurigineuses, caractérisées par leur distri-
bution symétrique sur les régions sébor- dont l’évolution est émaillée de rémis-
rhéiques de la face (zone T), parfois du
tronc (sternum) et du cuir chevelu (nuque, sions, spontanées ou sous traitement et
rétro-auriculaire, lisière frontale du cuir
chevelu). de poussées (du fait du caractère sapro-

Facteurs déclenchants phyte de Malassezia furfur).
le traitement a deux volets :
Le dermite séborrhéique est une infection – détruire le Malassezia furfur patholo-
due à un champignon saprophyte : Malas-
sezia furfur qui devient pathologique et gique (mais il redeviendra saprophyte) ;
crée une inflammation cutanée avec – traiter l’inflammation qu’il a
apparition d’un érythème et de
squammes. déclenchée.
Divers facteurs sont connus pour déclen-
cher des poussées de dermatite séborr- Traitement d’attaque
héique :
– facteurs environnementaux (climat ᭤ Pour le cuir chevelu
froid et sec) ; Trois traitements moussants ont une AMM
– stress, surmenage professionnel,
fatigue ; et un remboursement dans cette indica-
– pathologie sous-jacente (VIH, maladie tion : kétoconazole local (KÉTODERM gel
de Parkinson) ; sachet à 2 %), le shampooing SEBIPROX et
– cosmétiques agressifs (produits trop récemment le shampoing MYCOSTER (ciclo-
détersifs). piroxolamine). Ils sont à appliquer sur le

Cette affection peut être difficile à distin- visage et/ou le cuir chevelu mouillés, à
guer d’un psoriasis localisé au visage et au faire mousser, à laisser agir 5 min et bien
cuir chevelu en l’absence d’autres localisa- rincer x 2/sem. jusqu’à disparition des
tions classiques qui seront toujours cher-
chées ; il existe des similitudes cliniques lésions.
importantes entre ces 2 affections cuta- D’autres shampooings sont efficaces mais
nées chroniques et certains préfèrent par-
ler de « sébopsoriasis » plutôt que de tran- non remboursés rendant la concurrence
cher en faveur de l’un ou l’autre difficile (ex : KELUAL DS, NODE DS, KERIUM,
diagnostic.
etc.).
Pour traiter l’inflammation, on peut utiliser
des dermocorticoïdes qui soulagent le

prurit et diminue les pellicules :
– des dermocorticoïdes de classe III en
lotion (DIPROSONE lotion, LOCOI¨D lotion,
etc.) parfois un dermocorticoïde associé à
de l’acide salicylique si les squammes sont
épais (DIPROSALIC lotion p. ex.) ;
– des dermocorticoïdes de classe IV dans
les cas très inflammatoires (DERMOVAL gel,
CLARELUX mousse).
Des lotions cosmétiques non remboursées

sont aussi disponibles pour apaiser l’in-
flammation (SQUAPHANE lotion, SQUA-
NORM lotion, etc.).

DERMATITE SÉBORRHÉIQUE Dermatologie 271

DERMATITE SÉBORRHÉIQUE (2)

᭤ Pour le visage Traitement d’entretien

Deux crèmes ont l’AMM et sont rembour- Il est utile chez les patients pour qui les
sées dans la dermite séborrhéique : poussées sont fréquentes et a pour but
MYCOSTER crème à appliquer 1 à 2 fois/j d’éviter les poussées évolutives de cette
sur les lésions du visage jusqu’à dispari- affection chronique.
tion des lésions, ou LITHIODERM gel, à Ex : KÉTODERM gel sachet à 2 % x 1/sem.
appliquer 1 fois /j seulement (sinon il est à une fois toutes les 3 sem. au long cours,
irritant) sur les lésions du visage, jusqu’à en interrompant le traitement lors des
disparition des lésions également. vacances et des beaux jours et en l’accen-
tuant en période d’hiver et de stress.
Elles peuvent être appliquées en associa- On peut aussi utiliser des shampoings non
tion avec KÉTODERM gel sachet à 2 % ou remboursés à la pyrithione-zinc (ITEM,
en monothérapie. PROVÉGOL, DUCRAY) x 2/sem. max, en
alternance avec des shampooings doux.
Dans les dermatites séborrhéiques inflam-
matoires et affichantes, on peut recom- Mesures d’accompagnement
mander l’application rapidement dégres-
sive d’un dermocorticoïde de classe II, Éviter les cosmétiques et les nettoyants
TRIDÉSONIT crème ou LOCAPRED crème sur agressifs du visage. Utiliser un pain sans
les lésions du visage tous les jours jusqu’à savon ou un nettoyant doux pour la toi-
disparition des lésions puis 1 j/2 pendant lette du visage. Hydrater le visage le matin
10 j puis arrêt et relais par la crème hydra- avec une crème hydratante habituelle ou
tante habituelle ou une crème spéciale une crème spéciale pour la dermite sébor-
pour la dermite séborrhéique (DS EMUL- rhéique.
SION d’URIAGE, KELUAL DS, CREALINE DS, On associera une prise en charge du
etc.) « stress », si possible.

᭤ Traitement oral Dermatite séborrhéique du nouveau-né

En cas de dermite séborrhéique très éten- Il s’agit soit d’une forme localisée (cf.
due et/ou résistante aux traitements Adulte), soit d’une forme généralisée :
locaux, on peut avoir recours à un traite- c’est l’érythrodermie de Leiner-Moussous.
ment oral : kétoconazole 2 cp. à 200 mg/j L’évolution se fait vers la guérison sponta-
pendant 15 à 30 j, prescrit par des endo- née avant l’âge de 4 mois : émollients
crinologues ou des internistes. seuls non gras.
Il peut être remplacé par la seule molécule Une éruption érythémato-squameuse
antifongique efficace sur Malassezia fur- localisée chez un nourrisson avant l’âge
fur dont la prescription initiale est hospita- de 3 mois est une dermite séborrhéique et
lière (ce qui limite son utilisation) : l’itraco- non un eczéma : l’eczéma commence à se
nazole (SPORANOX) : 1 cp. à 100 mg/j développer quand la dermite séborr-
pendant 2 à 4 sem. héique guérit.

272 Dermatologie ALOPÉCIES

ALOPÉCIES (1)

Alopécie androgéno-génétique total de cycles est lui aussi génétiquement
programmé. Les androgènes raccourcis-
C’est une alopécie déterminée génétique- sent la durée de cycle et donc la durée de
ment, et due à une hypersensibilité des vie totale des cheveux.
récepteurs hormonaux des follicules Les traitements permettent un arrêt de la
pileux du cuir chevelu, aux androgènes. chute et une repousse des cheveux
La calvitie précoce (la chute des cheveux tombés depuis moins de 2 ans. Ils ne sont
commence dès 16 ans) en est la consé- pas efficaces sur les cheveux tombés
quence. depuis plus de 5 ans.
La chute de cheveux prédomine dans les Le traitement doit être poursuivi au long
régions fronto-temporales et le vertex cours jusqu’à ce que le patient ou la
chez l’homme, et au niveau du vertex patiente atteigne un âge où la calvitie ne
chez la femme. Les follicules pileux des la dérange plus. La chute reprend alors
autres zones du cuir chevelu ne sont pas progressivement.
sensibles aux androgènes. Aucun traitement n’est remboursé.

Traitement médical L’efficacité d’un traitement antichute, quel
qu’il soit, ne peut s’apprécier avant 3 mois.
᭤ Éducation
Il faut expliquer au patient que le cheveu Il existe une chute physiologique de 25 à
subit un cycle, dont la durée est généti- 50 cheveux/j, avec des pics saisonniers en
quement déterminée, comprenant août-septembre et au printemps.
3 phases :
– une phase anagène de pousse de 0,35 ᭤ Shampooings
à 0,45 mm/j ; Réaliser des shampoings doux (PROVÉ-
– une phase catagène qui est un arrêt de GOL, DUCRAY EXTRA-DOUX, KLORANE) ou
la pousse ; des shampoings « stimulants » (ANAPHASE)
– une phase télogène qui correspond à éventuellement en alternance avec des
une involution et à une chute physiolo- shampoings antiséborrhéiques (ARGÉAL,
gique du cheveu en 2 à 4 mois. ALPHACEDRE).
Les cheveux subissent plusieurs cycles au Les cheveux mouillés tombent plus facile-
cours d’une vie et sont de plus en plus fins ment, il faut donc espacer les shampoings
après chaque nouveau cycle. Le nombre au maximum (x 2/sem. si possible).

ANTIALOPÉCIQUES Dermatologie 273

ANTIALOPÉCIQUES

Minoxidil 180 mL (3 fl. de sol. 2 %) NR
180 mL (3 fl. de sol. 5 %) NR
ALOPEXY
180 mL (3 fl. de sol. 2 %) NR
Alopécie androgéno-génétique : 2 appl./j 180 mL (3 fl. de sol. 5 %) NR
sur les zones alopéciques du cuir chevelu
sec en massant légèrement

ALOSTIL
Idem ALOPEXY

PROPRIÉTÉS Ne pas appliquer sur les muqueuses ni sur les
Vasodilatateur périphérique. yeux.
Surveiller l’apparition d’effets systémiques.
INDICATIONS Ne pas utiliser chez la femme les formes à 5 %.
Alopécie androgéno-génétique.
Autres alopécies, non cicatricielles (pelade). EFFETS INDÉSIRABLES
Irritation locale (7,5 %).
CONTRE-INDICATIONS Sensibilité au propylène glycol (excipient).
Hypersensibilité à l’un des composants. Rares : vertiges, céphalées, hypertrichose tem-
porale, alopécie paradoxale.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI Exceptionnels : effets systémiques hypoten-
Appliquer sur le cuir chevelu sec, ne pas utiliser seurs avec tachycardie et rétention hydroso-
de sèche-cheveux après application (diminu- dée, polymyalgies, élévation des transami-
tion de l’efficacité) et se laver les mains. nases.

Finastéride

PROPÉCIA

Alopécie androgéno-génétique 28 cp. 1 mg I NR
1 cp./j, minimum 3 à 6 mois 84 cp. 1 mg I NR

FINHAIR 28 cp. 1 mg I NR
Idem PROPÉCIA 84 cp. 1 mg I NR

PROPRIÉTÉS PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Inhibiteur de la 5α-réductase de type 2. Ne doit pas être prescrit chez la femme.
Ne pas utiliser avant l’âge de 18 ans.
INDICATIONS
Stades peu évolués de l’alopécie androgéno- EFFETS INDÉSIRABLES
génétique chez l’homme. Rares (1/100 à 1/1 000) et transitoires, réver-
sibles en cours ou à l’arrêt du traitement :
CONTRE-INDICATIONS – Troubles de l’érection.
Femme et sujet < 18 ans. – Diminution de la libido et du volume de
Hypersensibilité connue au produit. l’éjaculat.

274 Dermatologie ALOPÉCIES

ALOPÉCIES (2)

᭤ Traitement vitaminique 4 mois ; ce traitement est efficace chez les
Vitamines B5 et H (BÉPANTHÈNE et BIO- sujets répondeurs tant qu’il est utilisé.
TINE) ont moins d’intérêt dans cette alopé- On utilise en général les lotions à 2 %
cie, que dans l’effluvium télogène surve- chez la femme et à 5 % chez l’homme.
nant après un choc psychologique, une
intervention chirurgicale, une forte fièvre ᭤ Finasteride
ou un accouchement. Le finastéride est un inhibiteur de la 5α-
Elles ont pour avantage d’aider la réductase de type 2 (utilisé dans le traite-
repousse en association avec un traite- ment de l’adénome de prostate sous le
ment antiandrogène. On les prescrit per nom de CHIBRO-PROSCAR) : 1 cp./j au long
os (3 cp./j de chaque vitamine, pendant cours.
6 sem.) ou IM (1 à 2 amp. de chaque vita- Il est actif spécifiquement sur les récep-
mine, x 3/sem., pendant 6 sem.). teurs aux androgènes du follicule pileux
(et non génitaux).
᭤ Acides aminés soufrés
Ils diminuent la fixation des androgènes ᭤ Traitement antiandrogène chez la femme
sur les follicules pileux : LOBAMINE CYS- (acétate de cyprotérone + œstrogène)
TEINE ou CYSTIPHANE 4 à 6 cp./j pen- La réponse à l’acétate de cyprotérone est
dant 3 mois. très variable d’une patiente à l’autre.

᭤ Minoxidil Traitement chirurgical
Le traitement local actuellement le plus
efficace est le minoxidil (ALOPEXY, ALOSTIL) Il fait essentiellement appel aux micro-
lotion à 2 ou à 5 %, à raison de l’applica- greffes de cheveux, réalisées sous anes-
tion x 1/j de l’équivalent de 1 mL (7 pulvé- thésie locale à partir de follicules pileux
risations). occipitaux (non sensibles aux androgènes)
L’action se voit dès le 2e mois chez les réimplantés un par un sur la zone alopé-
sujets répondeurs et est maximum en 3 à cique.
La chirurgie s’accompagne de la prise au
long cours de minoxidil ou de finasteride.

ALOPÉCIES Dermatologie 275

ALOPÉCIES (3)

Pelade • Injection SC de corticoïdes, triamcinolone
(KENACORT RETARD) ou bétaméthasone
Maladie auto-immune caractérisée par sa injectable (DIPROSTÈNE) au niveau des
survenue brutale, parfois après un choc plaques, en cas d’échec des dermocorti-
psychologique (en fait rarement noté en coïdes.
pratique).
Formes majeures (en plaques > 50 % du cuir
Formes mineures et moyennes chevelu, ophiasique étendue, décalvante
totale, universalis)
• Corticothérapie locale plutôt de classe
IV : DERMOVAL gel capillaire ou CLOBEX • Traitement hospitalier : corticothérapie
mousse sur les plaques x 1/j pendant générale en cas de chute importante dif-
2 mois. fuse à 1 mg/kg/j ou en corticothérapie en
• Parfois abstention thérapeutique en cas bolus intraveineux de prednisone, rapide-
de tendance à la repousse spontanée (ce ment dégressive, voire méthotrexate.
qui est la règle dans les formes en petites • Dans tous les cas l’abstention thérapeu-
plaques).
• Application d’azote liquide sur les tique se discute (50 % de repousse sponta-
plaques si peu nombreuses (relance la née dans les 6 mois).
repousse). • Une psychothérapie de soutien est
indispensable dans ces formes diffuses.

Étiologies et traitements des alopécies
Circonscrite non cicatricielle
• Pelade.
• Teigne : griséofulvine.
• Trichotillomanie : suppression du tic.
• Syphilis secondaire : doxycyline.
Diffuse non cicatricielle
• Androgéno-génétique.
• Effluvium télogène : vitamines B5 et H en IM, 1 à 2 amp. de chaque x 3/sem. pendant
6 sem. ou per os 3 cp. de chaque x 1/j pendant 6 sem.
• Pathologie générale (dysthyroïdie, insuffisance antéhypophysaire, médicaments, carence
en fer, etc.) : traitement de la cause.
Circonscrite cicatricielle
• Pseudo-pelade (idiopathique, lupus érythémateux, lichen plan, sclérodermie) : dermocorti-
coïde de classe IV.
• Cancer cutané primitif (basocellulaire) ou secondaire (métastase d’un adénocarcinome
mammaire) : traitement de la cause.
• Traumatisme : traitement esthétique.
• Infection chronique (folliculites, kérion, favus) : antibiothérapie, antifongiques.
• Maladies bulleuses : traitement de la cause.
• Surcharge métabolique (mucinose, amylose) : traitement de la cause.

276 Dermatologie ECZÉMAS

ECZÉMAS (1) – ECZÉMA DE CONTACT

L’eczéma est une dermatose inflamma- Ex : hydroxyzine (ATARAX) : 1 cp. à 25 mg
toire, prurigineuse, érythémateuse, micro- au coucher (le plus sédatif des antihista-
vésiculeuse et squameuse en placards, miniques).
volontiers diffuse. On distingue l’eczéma Si impétiginisation :
de contact et l’eczéma atopique principa- • Toilette avec un savon antiseptique :
lement. ex : chlorexidine (CYTÉAL) pour la toilette
L’eczéma de contact est dû à une sensibili- des lésions, x 1/j, pendant 5 à 7 j.
sation à un allergène par contact avec • Antibiothérapie :
l’épiderme. – locale, ex : FUCIDINE crème 1 appl./j,
pendant 5 à 7 j ;
Principaux allergènes de contact – orale, ex : pénicilline M, cloxacilline,
environnementaux ORBÉNINE 500 : 2 cp. matin et soir pendant
5 à 7 j.
• Nickel (bijoux +++, médaillon de ceintu-
ron, boutons de jeans, etc.). Traitement de la cause
• Chrome (ciment ++, cuirs ++, métaux,
etc.). Il n’existe pas de désensibilisation possible
• Cobalt (bijoux +++, etc.). à un allergène de contact. L’exclusion
• Colophane (sparadraps, etc.). définitive est nécessaire.
• Baume du Pérou (stick labial +++, tulle Après enquête allergologique, on doit
gras +++, propolis, etc.). remettre au patient une liste des produits
• Formaldéhyde (= conservateur). à éviter contenant l’allergène responsable
• Caoutchouc. et lui proposer d’éventuels substituts ne
Autres : lanoline, PPD, sulfate de néomy- contenant pas cet allergène.
cine, résine formaldéhyde paratertiaire Exemple : pour l’eczéma de contact au
butylphénol, plantes (frullania). caoutchouc naturel (latex), éviter les
contacts avec les objets suivants :
Traitement local de l’eczéma de contact – gants ménagers ;
– ballons ;
Il repose essentiellement sur les dermo- – raquettes de tennis et de squash ;
corticoïdes de classe III ; on utilise les – biberon et sucette ;
crèmes dans les plis ou sur les lésions – chambre à air ;
suintantes et les pommades sur les lésions – bonnet de bain, lunettes de piscine,
sèches et /ou squameuses. tubas ;
Ex : DIPROSONE pommade ou LOCOID – ruban adhésif ;
crème : 1 appl. matin et soir pendant 3 j – préservatifs ;
puis 1 appl. le soir seulement jusqu’à dis- – semelles de crêpe de chaussure.
parition des lésions. Port de gants sans latex (DERMAPRÈNE
Ultra Ansell, en caoutchouc synthétique) ou
Traitement général port de sous-gants en coton ou en vinyle
ou en latex doublés de polyuréthane.
Les antihistaminiques H1 sont efficaces
par sédation, si le patient a du mal à dor-
mir du fait du prurit sinon inutiles dans
l’eczéma.

SHAMPOOINGS A` BASE DE GOUDRON Dermatologie 277

SHAMPOOINGS A` BASE DE GOUDRON

SHAMPOOINGS AU GOUDRON *

Shampooings à base d’huile de cade Les shampooings au goudron sont indiqués
ITEM ALPHACADE dans tous les états squameux du cuir
chevelu, pityriasis capitis, dermatite
séborrhéique, psoriasis : en attaque au début
à raison de 3 shampooings par semaine puis
espacés régulièrement en alternance avec
un shampooing doux au long cours.

PAINS SANS SAVON

PAINS DERMATOLOGIQUES

A-DERMA pain surgras (sans conservateur) Pains de toilette garantis sans savon,
et gel surgras utilisables en remplacement des savons pour
PROVÉGOL pain (sans conservateur) et gel la toilette des peaux sensibles : traitement
surgras asséchant antiacnéique, dermatite
TOPIALYSE SENSITIVE gel surgras (sans séborrhéique, dermatite atopique, xérose
conservateur) cutanée, etc.
LIPIKAR syndet, surgras et pain surgras
AVÈNE COLD CREAM gel surgras ou pain
surgras

* Liste non exhaustive ; ne sont citées que les spécialités les plus fréquemment utilisées par le derma-
tologue.

278 Dermatologie ECZÉMAS

ECZÉMAS (2) – DERMATITE ATOPIQUE (1)

Encore appelée eczéma constitutionnel ou • On évitera l’exposition solaire et/ou la
photothérapie lors de son utilisation.
dermatite atopique, cette dermatose s’in- • Il peut être utilisé en traitement au long
cours par intermittence (ex : x 2/sem. sur
tègre dans un tableau déterminé généti- les zones habituellement touchées) en pré-
quement : l’atopie, qui regroupe 3 types ventif, pour espacer les poussées.
de manifestations allergiques : eczéma,
asthme et rhinoconjonctivite qui peuvent ᭤ Émollients
• Les émollients sont indispensables en
être simultanées ou successives. association avec les dermocorticoïdes.
Ex : DEXERYL crème : remboursé à 15 %,
Traitement de la poussée [1] 1 appl. le matin sur tout le corps.
• Les laboratoires commercialisent désormais
Le traitement de la dermatite atopique a des émollients qui ont aussi une action anti-
fait l’objet d’une conférence de consensus inflammatoire, antiprurit, qui restaure le micro-
en 2005. biome cutané pour accélérer la guérison et en
Il repose principalement sur les dermocor- relais des dermocorticoïdes pour éviter les
ticoïdes. poussées d’eczéma : LIPIKAR AP baume (La
Roche Posay), baume ATODERM Intensive
Traitement local (Bioderma), crème XERACALM (Avène), EXO-
MEGA baume, etc.
᭤ Dermocorticoïdes
Chez l’enfant on utilise des dermocorticoïdes Traitement général
de classe II et chez l’adulte de classe III.
Ici encore, on utilise les crèmes dans les plis ou ᭤ Antihistaminiques H1
sur les lésions suintantes et les pommades sur Ils n’ont pas leur place dans le traitement
de la dermatite atopique, sauf en cas de
les lésions sèches et /ou squameuses. troubles du sommeil, pour leur action
Ex chez l’adulte : bétaméthasone (BETNEVAL sédative. On les utilise en cures courtes,
crème), fluticasone (FLIXOVATE crème) : pendant les poussées de prurit.

1 appl. le soir tous les jours jusqu’à dispari- ᭤ Antibiothérapie
• Utiles en cas de surinfection patente uni-
tion des lésions. quement : PAS d’anti-infectieux en systé-
Ex chez l’enfant : désonide, TRIDÉSONIT : matique ++.
• On utilisera un macrolide (ex : RULID
1 appl. le soir tous les jours jusqu’à dispari- 150 : 1 cp. matin et soir pendant 7 j chez
l’adulte et 6 mg/kg/j chez l’enfant) ou
tion des lésions. l’acide fusidique (ex : FUCIDINE 250 mg :
Les dermocorticoïdes ne doivent pas être 2 cp. matin et soir pendant 7 j.

utilisés entre les poussées. ᭤ Photothérapies
On utilise les UVB seuls en première inten-
᭤ Tacrolimus tion (notamment UVB TL01), ou la PUVA-
• En cas de corticodépendance (rechute dès thérapie ou les photothérapies UVB
l’arrêt des dermocorticoïdes) ou de corticoré- + UVA qui sont très efficaces dans la der-
sistance (réponse inadéquate aux dermocor- matite atopique, en cas de corticorésis-
ticoïdes), on utilise depuis une quinzaine d’an- tance ou pour passer un cap ou pour épar-
nées le tacrolimus (PROTOPIC) dans les gner les dermocorticoïdes.

dermatites atopiques modérées à sévères. ᭤ Ciclosporine
• Il s’applique 2 fois/j sur les lésions, tous Elle s’utilise dans les formes sévères résistantes
aux autres traitements : elle a l’AMM chez
les jours, jusqu’à disparition des lésions, l’adulte mais est hors AMM chez l’enfant. La
prescription initiale est hospitalière.
en cures courtes. Les premières applica-

tions peuvent s’accompagner de sensa-

tions de brûlures ou de prurit qui dispa-

raissent en 8 à 10 j.
• Chez l’enfant de 2 à 16 ans, on utilise
PROTOPIC à 0,03 %.
• A` partir de 16 ans et chez l’adulte, le
PROTOPIC à 0,1 %.
• La prescription se fait sur une ordon-

nance de médicament d’exception et est

réservée aux dermatologues et pédiatres.

Il est remboursé à 15 %.

DERMOCORTICO¨IDES Dermatologie 279

DERMOCORTICOI¨DES (1) – DERMOCORTICOI¨DES DE CLASSE IV

Clobétasol propionate 10 g (crème 0,05 %) 1,49 I 65 % 0,15
20 mL (gel 0,05 %) 2,53 I 65 % 0,13
DERMOVAL
100 g (crème 500 μg/g) 1,31 I 65 % 0,01
Indications préférentielles : eczémas, 100 g (mousse 500 μg/g) 13,85 I 65 % 0,14
lichen, psoriasis et lupus érythémateux
chronique ; 1 à 2 appl./j 1 fl. 500 μg/g 18,01 I 65 % 18,01
A` renouveler en cas de dermatose
suintante
Décroissance toujours progressive

CLARELUX

A. et E. > 12 ans : 1 à 2 appl./j
A. : 1 à 2 appl./j
Dose max : 1/2 fl./sem. (50 g)

CLOBEX

Shampooing (125 mL)
Traitement topique du psoriasis modéré
du cuir chevelu chez l’adulte
A. 1 appl./j pendant 4 sem. max

Bétaméthasone dipropionate + propylène glycol

DIPROLÈNE

Idem DERMOVAL 15 g (pomm. 0,05 %) 1,76 I 65 % 0,12

280 Dermatologie ECZÉMAS

ECZÉMAS (3) – DERMATITE ATOPIQUE (2)

Mesures associées gner les animaux domestiques du lit des
enfants atopiques.
Lutte contre la sécheresse cutanée (xérose) • Vêtements : préférer le coton, la soie et
les polyesters à fibres fines. Éviter le
Elle est impérative. La peau de l’atopique contact de la peau avec la laine.
doit être hydratée quotidiennement : • Les assouplissants et détergents peu-
– application d’émollients tous les jours vent être utilisés.
après la toilette (LIPIKAR AP, ATODERM • Éviter le contact avec le virus herpès et
Intensive, COLD CREAM, XERACALM, prépa- traiter rapidement tout herpès déclaré.
rations magistrales de glycérolé d’ami- • Il n’y a pas de régime d’exclusion à
don). En cas d’apparition d’une sensibilisa- suivre et les désensibilisations sont inu-
tion ou d’une tolérance, changer de tiles. Il ne faut pas méconnaître une sensi-
produit ; bilisation de contact fréquente chez l’ato-
– éviter les facteurs qui peuvent agresser pique et savoir demander des tests
la peau (savons à pH alcalin, gels douche épicutanés.
parfumés, colorés, etc.) et utiliser pour la • Les vaccinations peuvent être faites
toilette un pain sans savon (A-DERMA pain selon le calendrier recommandé : elles
surgras) ou un surgras liquide (TOPIALYSE seront évitées en poussée d’eczéma.
gel, ATODERM gel, etc.), ou plus récem- • Allaitement maternel exclusif recom-
ment des huiles de douche (LIPIKAR huile mandé 6 mois (OMS 2003).
lavante, EXOMEGA huile lavante, XEMOSE • Enquête allergologique souhaitée si évo-
huile lavante, etc.) ; lution défavorable sous traitement bien
– bains courts, pas d’additifs dans le bain. conduit, si suspicion d’eczéma de contact,
si autres signes associés (respiratoires,
Autres mesures digestifs, urticaire), si cassure de la courbe
de poids ou retard staturo-pondéral.
• Éviter les tapis et les moquettes, la
fumée du tabac ; aérer le domicile. Éloi-

DERMOCORTICO¨IDES Dermatologie 281

DERMOCORTICOI¨DES (2) – DERMOCORTICOI¨DES DE CLASSE III (1)

Bétaméthasone valérate 10 g (crème 0,1 %) 1,26 I 65 % 0,13
30 g (crème 0,1 %) 2,18 I 65 % 0,07
BETNEVAL 100 g (crème 0,1 %) HOP I
10 g (pomm. 0,1 %) 1,26 I 65 % 0,13
Indications préférentielles : eczémas, 30 g (pomm. 0,1 %) 2,16 I 65 % 0,07
lichen, psoriasis et lupus érythémateux 100 g (pomm. 0,1 %) HOP I
chronique ; 1 à 2 appl./j 15 g (lotion 0,1 %) 1,62 I 65 % 0,11
A` renouveler en cas de dermatose
suintante
Décroissance toujours progressive

Bétaméthasone dipropionate 30 g (crème 0,05 %) 3,03 I 65 % 0,10
30 g (pomm. 0,05 %) 3,03 I 65 % 0,10
DIPROSONE 30 mL (lotion 0,05 %) 3,03 I 65 % 0,10
Idem BETNEVAL

Diflucortolone valérate 30 g (crème 0,1 %) 2,67 I 65 % 0,09
NÉRISONE 30 g (pomm. 0,1 %) 2,67 I 65 % 0,09
Idem BETNEVAL
30 g (pomm. 0,1 %) 2,67 I 65 % 0,09
NÉRISONE GRAS
Idem BETNEVAL

Fluticasone 30 g (pomm. 0,05 %) 3,32 I 65 % 0,11
FLIXOVATE 30 g (crème 0,05 %) 3,32 I 65 % 0,11
AMM chez l’enfant dès 1 an : 1 à 2 appl./j

282 Dermatologie ECZÉMAS

ECZÉMAS (4) – DERMATITE ATOPIQUE (3)

Conseils à donner aux parents Lutte contre la sécheresse cutanée
d’enfants atopiques [1]
• La lutte contre la xérose cutanée est fon-
• La dermatite atopique, ou eczéma ato- damentale, elle est un moyen de prévenir
pique, est une dermatose chronique qui les poussées d’eczéma, elle doit être per-
évolue par poussées entrecoupées de manente, quotidienne ; en effet une des
rémissions. caractéristiques de la peau de l’atopique
• La maladie s’améliore classiquement est d’être sèche.
avec l’âge, mais il existe des formes allant • Les émollients sont à appliquer tous les
jusqu’à l’âge adulte. jours sur la peau encore un peu humide,
x 1 à 2/j, après la toilette.
Recommandations générales Traitement des poussées
• Il fait appel aux dermocorticoïdes.
• Éviter tout contact avec les sujets ayant • Les corticoïdes locaux, prescrits par le
un herpès en raison du risque de survenue dermatologue, suivant des règles précises,
d’une pustulose de Kaposi-Juliusberg ne sont pas dommageables pour l’enfant.
(herpès généralisé à traiter par aciclovir • Il faut respecter la prescription qui doit
[ZOVIRAX] IV). être expliquée.
• Éviter le contact avec la laine ; mettre • Un traitement dermocorticoïde (classe II
des sous-vêtements en coton à manches sur le visage, III sur le corps) est appliqué
longues. en couche mince, sans faire pénétrer, sur
• Éviter les poussières (aérer régulière- les zones atteintes uniquement, x 1/j
ment le logement). (voire x 2/j en cas de suintement unique-
• Éloigner les animaux domestiques de la ment) ; arrêt quand disparition des lésions
chambre (poils de chats ++). et/ou relais par un émollient.
• Il n’y a pas de régime alimentaire parti- • Le traitement des poussées par les der-
culier en dehors des très rares cas où un mocorticoïdes permet de lutter contre le
aliment (lait, œufs, poissons, arachide, blé, prurit.
légumineuses, fruits exotiques) est mani- • En cas d’échec d’un traitement bien
festement responsable de la survenue des conduit, l’enfant peut être suivi à l’hôpital
poussées d’eczéma. dans le cadre de « l’éducation thérapeuti-
que ».

DERMOCORTICO¨IDES Dermatologie 283

DERMOCORTICOI¨DES (3) – DERMOCORTICOI¨DES DE CLASSE III (2)

Hydrocortisone acéponate 30 g (crème 0,127 %) 2,55 I 65 % 0,08

EFFICORT LIPOPHILE 30 g (crème 0,127 %) 2,55 I 65 % 0,08

Traitement des lésions sèches
Indications préférentielles : eczémas,
lichen, psoriasis et lupus érythémateux
chronique
1 à 2 appl./j
Arrêt progressif du traitement

EFFICORT HYDROPHILE

Traitement des lésions suintantes
Indications préférentielles : eczémas de
contact, lichénification, dermatite
atopique, dysidrose et dermite
séborrhéique
1 à 2 appl./j
Arrêt progressif du traitement

Hydrocortisone butyrate 30 g (crème 0,1 %) 2,72 I 65 % 0,09
30 g (pomm. 0,1 %) 2,72 I 65 % 0,09
LOCOI¨D 30 mL (lotion 0,1 %) 2,72 I 65 % 0,09
30 g (émuls. fluide 2,72 I 65 % 0,09
Indications préférentielles : eczémas,
lichen, psoriasis et lupus érythémateux sans alcool 0,1 %) 2,72 65 % 0,09
chronique 1 à 2 appl./j 30 g (crème épaisse
A` renouveler en cas de dermatose
suintante 0,1 %)
Décroissance toujours progressive

284 Dermatologie ECZÉMAS

ECZÉMAS (5) – PITYRIASIS ROSÉ DE GIBERT

Définition nelles. Il y a 2 pics épidémiques, à l’au-
tomne et au printemps.
• Le pityriasis rosé de Gibert ou PRG est
une dermatose fréquente, bénigne, proba- Traitement
blement virale qui, au début, évoque un
eczéma ou une mycose. • Pour accélérer la disparition des
• Il débute par le macaron initial : une plaques, on peut proposer au patient une
plaque annulaire à centre plus clair et à cure d’antibiotiques per os (mettant en
bordure erythématosquameuse. doute l’origine virale) par un macrolide,
• Quelques jours plus tard apparaissent l’érythromycine. Ex : ERYTHROCINE 1 g/j
sur le tronc et la racine des membres des pendant 10 j. Le traitement local repose
plaques erythématosquameuses de dia- sur les émollients.
mètre et nombre variables. • En cas de prurit invalidant, on prescrira
• Ces signes cutanés peuvent s’accompa- des antihistaminiques, lévocétirizine,
gner d’un prurit modéré à majeur et /ou XYZALL : 1 cp. le soir pendant 2 mois. Les
d’une grande asthénie. dermocorticoïdes de classe III ont une
• Il atteint préférentiellement l’enfant et petite efficacité sur le prurit et peuvent
l’adulte jeune et n’est pas très contagieux. être aussi prescrits. Ex : DIPROSONE crème :
L’évolution est spontanément favorable 1 appl. le soir sur les lésions, tous les jours,
mais longue car les plaques peuvent per- jusqu’à disparition des lésions, pendant
sister 6 à 9 sem. Le PRG ne laisse aucune 1 mois.
cicatrice. Les récidives sont exception- • La photothérapie UVB peut aussi accélé-
rer la disparition des plaques mais au prix
d’une hyperpigmentation séquellaire qui
mettra quelques semaines à disparaître.

DERMOCORTICO¨IDES Dermatologie 285

DERMOCORTICOI¨DES (4) – DERMOCORTICOI¨DES DE CLASSE II

Désonide 15 g (crème 0,1 %) 1,87 I 65 % 0,12

LOCAPRED 30 g (crème 0,1 %) 2,31 I 65 % 0,08
30 g (crème 0,05 %) 2,31 I 65 % 0,08
Indications préférentielles : eczémas,
lichen, psoriasis et lupus érythémateux
chronique
1 à 2 appl./j
A` renouveler en cas de dermatose
suintante
Décroissance toujours progressive

LOCATOP
Idem LOCAPRED

TRIDÉSONIT
Idem LOCAPRED

DERMOCORTICOI¨DES (5) – DERMOCORTICOI¨DES DE CLASSE I

Hydrocortisone 15 g (crème) I NR
DERMOFENAC DEMANGEAISONS
Dermocorticoïde d’activité faible 15 g (crème) I NR
2 appl./j pdt 3 j 15 g (crème) I NR
15 g (crème 0,5 %)
HYDROCORTISONE KERAPHARM 15 g (crème 0,5 %) NR
Idem DERMOFENAC DEMANGEAISONS NR

CORTISEDERMYL
Idem DERMOFENAC DEMANGEAISONS

APHILAN DEMANGEAISONS
Idem DERMOFENAC DEMANGEAISONS

CORTAPAISYL
Idem DERMOFENAC DEMANGEAISONS

Inutiles au dermatologue

286 Dermatologie ECZÉMAS

ECZÉMAS (6) – DYSIDROSE

Définition Parfois, aucune cause n’est mise en évi-
dence.
La dysidrose est une dermatose vésicu-
leuse, proche de l’eczéma affectant les Traitement
pieds et les mains et ayant tendance à
récidiver. Elle apparaît brutalement, dure De la cause
plusieurs années en évoluant par pous-
sées entrecoupées de rémissions et dispa- Éviction des chaussures, antifongiques si
raît brutalement. mycose, antibiotiques si infection bacté-
Elle apparaît plutôt chez le sujet jeune (20- rienne, prise en charge du terrain anxieux.
40 ans).
On distingue plusieurs facteurs favorisants De la poussée
qui déclenchent la maladie et les
poussées : Si le prurit est féroce voire s’il existe des
– une mycose locale : intertrigo interorteil douleurs, les vésicules seront percées avec
ou kératodermie palmoplantaire à tou- une aiguille sous-cutanée stérile.
jours rechercher ; • Antisepsie locale par toilette avec un gel
– une infection bactérienne ; antiseptique, ex : chlorhexidine (CYTÉAL) 1
– un eczéma de contact aux chaussures ; à 2 x/j.
– un stress, l’anxiété, etc. ; • Dermocorticoïdes de classe IV, ex : béta-
– la transpiration : nette recrudescence méthasone dipropionate (DIPROLÈNE pom-
saisonnière (printemps, été). made) matin et soir au début, puis le soir
seulement jusqu’à disparition des lésions.
Pour être plus efficaces, les dermocorti-
coïdes peuvent être appliqués sous occlu-
sion. ils soulagent rapidement le prurit.

CONSENSUS
[1] Prise en charge de la dermatite atopique de l’enfant, SFD, 2005.

DERMOCORTICO¨IDES Dermatologie 287

DERMOCORTICOI¨DES (6) – PHARMACOLOGIE

PROPRIÉTÉS – lichénifications, lichen plan ;
– lupus érythémateux chronique ;
Anti-inflammatoire, immunosuppressive et – psoriasis ;
antimitotique. – toxidermies ;
Les dermocorticoïdes possèdent une structure – pelade ;
de base commune et diffèrent par certains – dysidrose ;
radicaux. – chéloïdes ;
Il existe 4 classes de dermocorticoïdes défi- – prurigos non parasitaires.
nies en fonction de l’intensité de leur activité.
– Classe IV : la plus puissante comprenant uni- CONTRE-INDICATIONS
quement le DERMOVAL et le DIPROLÈNE.
– Classe III : la plus utilisée. Dermatoses infectieuses : bactériennes (impé-
– Classe II : utilisée principalement sur le tigo), virales (herpès, zona), parasitaires (gale),
visage et chez le nouveau-né, le nourrisson et mycosiques (dermatophyties, candidoses).
l’enfant. Acné.
– Classe I : très peu utile en pratique. Rosacée.
Après application d’un dermocorticoïde, la Érythème fessier du nourrisson.
couche cornée sert de réservoir et assure un
passage continu et prolongé de la molécule PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
dans le derme. Les facteurs influençant le pas-
sage de la barrière cutanée sont : Choisir la classe du dermocorticoïde en fonc-
– la puissance du dermocorticoïde (de IV tion de la pathologie, de la quantité de surface
classe la plus puissante à I classe la moins puis- à traiter, de la localisation (peau très fine des
sante) ; paupières ou peau très épaisse de la plante des
– l’excipient (pommade plus grasse que pieds), de l’âge du patient (peau fine des
crème, réalise une occlusion qui favorise la enfants), de l’excipient (pommade, crème, gel
pénétration du principe actif) ; ou lotion).
– la surface et l’état de la peau traitée (une Décroître le nombre des applications lentement
peau lésée par un eczéma par exemple laisse pour éviter l’effet rebond.
plus facilement pénétrer un topique) ; Le nombre de tubes doit être précisé sur l’or-
– l’épaisseur de la peau (paupières et scrotum donnance afin qu’il ne puisse pas y avoir d’au-
sont les régions du tégument les moins toprescription.
épaisses et laissent facilement pénétrer les Informer le patient des risques de la corticothé-
topiques, paumes et plantes sont au contraire rapie en cas de non-respect de l’ordonnance.
les régions les plus épaisses du tégument et Associer un antiseptique à appliquer avant le
laissent moins bien pénétrer les principes dermocorticoïde en cas de dermatose surin-
actifs) ; fectée.
– une occlusion naturelle, par exemple au Proscrire les associations dermocorticoïde –
niveau des plis, ou volontaire par un panse- antibiotique et dermocorticoïde – antifon-
ment, favorise la pénétration cutanée du gique.
topique appliqué.
Le phénomène de tachyphylaxie est à EFFETS INDÉSIRABLES
connaître : la répétition des applications
entraîne une diminution de l’efficacité du der- Locaux : atrophie cutanée avec fragilité cuta-
mocorticoïde sans en diminuer les effets née et visualisation des vaisseaux du derme,
secondaires ; il est inutile, sauf cas particulier retard de cicatrisation, anomalies de la pigmen-
(peau suintante par exemple dans un eczéma tation, hypertrichose, lésions acnéiformes, der-
aigu), d’appliquer un dermocorticoïde plus de mite péri-orale, granulome glutéal sur le siège
2 fois par jour. des nourrissons, possible allergie de contact à
l’excipient, effet rebond à l’arrêt, souvent
INDICATIONS intempestif, du traitement.
Généraux : ils sont rares et se rencontrent lors
Elles sont multiples : d’applications répétées, sur de grandes sur-
– eczémas de contact et atopiques ; faces, de dermocorticoïdes puissants. Ce sont
ceux de la corticothérapie générale.


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