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Published by fannielot, 2019-06-03 13:42:35

Portfolio IMAC

Portfolio Fannie Lothaire


Sommaire
Dessins en vrac 2 Les Outsiders 4 Nevrisia 5 Animation 6 Élyranthe 7
Projets scolaires 14
Storystoire 14 GalagaLike 15


Dessins en vrac


Dessins en vrac


Les Outsiders
"Racontez-moi une histoire de héros. Une histoire de vrais héros.
De gens ni bons ni mauvais, avec leurs forces et leurs faiblesses.
De gens qui, seuls, sont démunis, mais une fois ensemble peuvent changer le cours du
Destin lui-même.
Pourquoi pas une histoire de mercenaires? Une histoire de mercenaires un peu particuliers.
Une histoire de mercenaires plus proches de Robin des Bois que de Bonnie et Clyde. L'histoire de ceux qui doutent, qui encaissent et dont les exploits doivent être contés. L'histoire des Outsiders. C'est la meilleure de toutes."
Les Outsiders est une histoire écrite à plusieurs mains, en collaboration avec plusieurs amis de l'université. Nous nous mettons en scène en tant que personnages principaux dans un univers Fantasy. J'écris sous le pseudo @Phyzia, mon alter ego est bien évidemment Fannie et vous pouvez retrouver le début de nos aventures
rocambolesques sur Wattpad : https://www.wattpad.com/story/123580945-les-outsiders
-Xhantia
Mathilde


Nevrisia
Nevrisia est une histoire écrite par mon petit frère qui a grandi avec les Légendaires. Je me suis alors essayée à la bande dessinée pour lui faire plaisir.


Animation
Après avoir dessiné ce fond marin, je me suis mise à imaginer une sirène cheminant à travers les profondeur de l'océan. J'ai utilisé le logiciel Krita pour le dessin et l'animation.


Élyranthe
Élyranthe est un appel à texte auquel j'ai participé et pour
lequel je suis toujours en lice. Vous pouvez retrouvez le
cadre de ce concours à ce lien : appels-a-textes.fr/at/elyranthe.htm


Élyranthe
Une jeune femme souriait devant son miroir d’argent, posé sur sa petite commode beige, qu’elle caressa du bout de ses doigts délicats. Ils glissèrent sur le métal glacé, découvrant quotidiennement les renflements et les cavités qui entouraient son reflet. La pulpe de son index se coupa sur le même éclat que la veille et la goutte de sang qui s’en échappa teinta le miroir comme tant d’autres avant elle.
Ce geste constituait une routine pour la jeune femme, depuis maintenant presque deux années. À sa majorité, sa génitrice lui avait confié ce miroir qu’on disait bénie par une déesse si vieille que son nom fut oubliée. On la nommait alors Mère-d’entre-toutes.
Selon la légende, celle ci observerait la lignée royale grâce au miroir, dans l’espoir de découvrir l’Élue, une jeune femme à l’âme pure à qui elle accorderait la jeunesse éternelle. Cette histoire datait de plusieurs siècles déjà.
La jeune demoiselle laissa échapper un soupire d’aise à cette idée... La jeunesse éternelle. Voilà une promesse qui méritait bien qu’elle verse un peu de son sang en sacrifice.
Elle continua de dompter ses boucles rousses en rêvassant aux milles et une espérances que lui inspirait cette pensée, ce dessein, qu’elle nourrissait dans le secret de son coeur.
Son regard émeraude dans le reflet se voila un instant, la jeune femme pensait à son père, dont elle ne connaissait que le nom : le duc Ely Ranthe. Elle désirait la jeunesse éternelle dans le but de le retrouver, cette bénédiction lui permettrait ainsi de dispenser de son temps comme elle le voudrait.
C’est ainsi qu’elle nomma le miroir de la déesse sans nom Élyranthe, en hommage à ce mystérieux inconnu qui avait pourtant mille visages.
La jeune femme prit rapidement l’habitude de se confier à l’objet, racontant à haute voix sa journée, ses joies et ses peines. Il lui sembla même qu’il l’aidait à prendre certaines décisions, s’illuminant subtilement lorsqu’elle évoquait une solution ou ternissait son reflet quand elle se plaignait un peu trop de son statut royal.
La princesse approcha son visage de la glace enchantée, se penchant pour se maquiller avec plus de précision, offrant la naissance de sa poitrine à la vue de l’objet d’argent.


Élyranthe
Elle déposa alors ses lèvres roses sur le métal froid qui ornait son reflet avant de quitter sa chambre sobre, mais décorée avec goût. Seules les ombres se succédant sur lui sortaient le miroir de son ennui.
Lorsque la prétendante au titre d’Élue regagna sa chambre en bonne compagnie, il se mit à briller de nouveau, comme si la simple présence de la jeune femme illuminait son existence. Le reflet renvoyait l’image d’un jeune homme d’une vingtaine d’année, bien bâti, les yeux rieurs et les lèvres se pressant contre la peau blanche de la jeune femme qu’il déshabillait sous l’oeil unique, mais appréciateur, du miroir.
L’objet s’inclina légèrement, se tournant pour mieux apercevoir la peau laiteuse de la princesse, mise en valeur par les rayons de la lune avant de disparaître sous ses draps de soie qui ondulaient sous les assauts de l’amant.
Il fut témoin de toute la scène. Puis, dans la pénombre de la nuit, le miroir tenta de refléter un rayon de lumière sur la belle endormie pour l’avertir de la discrète fuite de l’homme qui fut son amant. En vain.
Le lendemain, la belle ne souriait plus.
Son regard était vague, ses pensées vagabondantes et ses gestes mécaniques... Elle fit sa toilette machinalement, sans même voir son reflet qui s’agitait sous ses yeux.
Son esprit était bloqué sur l'événement de la nuit précédente, son corps frissonnait encore à la pensée des lèvres qui marquèrent sa peau. Par habitude, ses doigts se baladèrent sur son miroir et glissèrent sur son contour avant de saigner sur la même épine. Prise dans ses pensées, la jeune femme aux cheveux de feu ne se rendit pas compte que le liquide rouge imbibait le métal avant de disparaître, comme absorbé par le miroir désormais immaculé.
Le mois suivant, la princesse se contenta d’une routine insipide, attendant que le temps passe et suive son cours. Elle ne sourcillait même plus lorsque son miroir l’égratignait, encore et encore, aspirant son sang royal avec urgence, tel un besoin vital.
Alors que le reflet observait un oiseau se baladant de branches en branches à travers la fenêtre, une silhouette entra en trombe, laissant la porte claquer contre le mur, entaillant à peine le marbre blanc. Sans s’en soucier, l’ombre continua sa course, se précipitant dans la pièce attenante avant de vider son estomac dans un bruit de fin du monde.


Élyranthe
À sa suite, une autre silhouette fit son entrée, majestueuse et impétueuse. Son reflet envahit le miroir s’illuminant de cette nouvelle venue, disparue de son champ de visions depuis plusieurs années maintenant.
La reine. Éblouissante.
Furieuse.
La souveraine fouilla la pièce de son regard perçant. Elle souffla longuement avant de se focaliser sur sa respiration, beaucoup trop puissante et irrégulière pour quelqu’un de son statut.
En entendant sa fille revenir, elle cacha avec difficulté sa colère et le ton grimpa rapidement entre la reine et son héritière, furieuse de l’intonation condescendante que sa mère employait.
Le miroir d’argent suivait l’échange avec intérêt.
Il vit sans comprendre la main gantée de la souveraine se redresser avec rudesse, mue par une impulsion propre, et terminer sa course sur le visage de la plus jeune, imprimant sa paume sur sa joue déjà rougie par les larmes et la colère.
Le reflet se voila immédiatement, surpris par l’intensité du choc et reprit sa teinte habituelle au fur et à mesure que les pas de la reine, et sa colère, quittèrent la pièce, désormais calme.
Le silence fut brisé par les sanglots entrecoupés des reniflements de la jeune femme, prostrée à même le sol.
Elle pleura un long moment, agrippée au col de sa robe comme si sa vie en dépendait. Seul la cadence des rayons lumineux sur son reflet lui indiquait le temps qui passait.
Désormais appuyée contre le marbre froid de sa chambre, elle fixait son propre regard dans le miroir d’argent. Focalisée dessus, sa main droite serrant violemment son bras opposé, elle se calma. Sa poitrine se soulevait à un rythme plus régulier, ses joues n’étaient plus inondées.
Elle n’était plus triste. Elle était en colère.


Élyranthe
Son regard se chargea de détermination, elle se redressa en prenant appuie sur le mur, sans cesser de se fixer. La jeune femme se déplaça sans bruit, traversant sa chambre avec une grâce qu’elle se devait de garder en toute circonstance et se dirigea vers sa commode.
Elle tendit son bras violacé vers l’objet argenté et le caressa du bout des doigts avant de raffermir sa prise et de le lancer sans hésitation à l’autre bout de la pièce.
Le miroir se brisa en une multitude de morceaux qui s’évaporèrent dans une brume argentée qui s’éleva doucement dans la pièce. Contre toute attente, la fumée s'épaissit avant de former une silhouette qui se redressa sous un rire hystérique dont l’écho se fracassait contre les murs avant de rebondir vers les oreilles de la princesse.
Son organe vital se mit à pulser de plus en plus fort, tambourinant contre sa poitrine comme s’il voulait s’enfuir, comme s’il savait...
Agrippée à sa commode, dos à elle, pour ne pas chanceler, les phalanges blanchies par la pression de ses mains sur le meuble, la jeune femme bégaya un semblant de question.
L’hilarité de la nouvelle venue cessa à mesure qu’un sourire de haine défigurait son visage. Elle tendit tout son corps naissant vers la petite chose qui tremblait de peur, prête à fusionner avec la commode si elle en avait l’opportunité.
« Une âme pure contre la vie éternelle... Une âme PURE, s’exclama-t-elle, répétant l’adjectif en hurlant de rire. Ah, les bonnes fées, elles sont aussi douées en sortilèges qu’en mystère. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? »
Elle regarda la princesse, presque comme si sa question n’était pas rhétorique, puis enchaîna :
« Pourquoi prendre le temps de dire à des gamines innocentes et naïves qu’il ne faut en aucun cas me libérer, et donc ne pas me fournir du plasma de femme enceinte... Elle souffla, désabusée, avant d’enchaîner : Leur goût pour la mystification les perdra. »
Tandis qu’elle débitait ses premiers mots depuis plusieurs siècles, de la chair s’agglomérait autour de son corps de fumée.


Élyranthe
« La pureté ! Reprit-elle, toujours frénétiquement. Le nombre de vie qu’elles ont gâché, ces bonnes fées ! Enfin, ce n’est pas comme si cela m’avait desservi. »
Elle termina son monologue en tournant sur elle-même, pour admirer le résultat.
Presque satisfaite, elle s’avança une dernière fois vers celle qui lui avait redonné la vie, avant de poser avec violence ses lèvres sur les siennes. Elle profita de sa panique pour la mordre, et se délecter de la dernière goutte de sang qu’il lui fallait.
« Au moins, j'apprécie le nom que tu m’as donné... Élyranthe... murmura-t-elle pour elle seule, en s’éloignant. »
Elle agita sa main délicate vers le miroir brisé, qui se mit à léviter avant de se reposer tout doucement sur la commode, comme s’il ne l’avait jamais quitté. La princesse suivit le déplacement avec attention, fascinée devant la glace qui se reformait sous ses yeux.
Puis elle leva son regard de biche apeurée, mais déterminée, avant de le planter dans celui de la déesse renommée.
Ce fut une erreur.
« Je vois que tu attends quelque chose de moi, souffla la toute puissante dans un sourire contrit. Et bien soit ! Tu veux ta jeunesse éternelle ? Te voilà servie ! Je ne suis pas si méchante que j’en ai l’air, petite. »
Et en un claquement de doigts, elle changea la vie de la jeune femme. « Ou peut-être que si, railla-t-elle avec un sourire satisfait. »
La princesse rousse se trouvait désormais dans le miroir, à la place de celle qu’elle venait de libérer, et pendant une fraction de seconde, le monde aurait put apercevoir l’expression de panique qui se figea sur son visage, avant de s’éteindre complètement.
Mais personne ne l'aperçu, ni ne le saura, jamais.
Elle était prisonnière à son tour. Elle ne vieillirait jamais, comme elle l’avait souhaité. Elle serait désormais spectatrice du monde, du désespoir de sa mère, ne pouvant que s’imaginer ce que son père ressentirait s’il la savait dans cette situation.


Élyranthe
Quelque chose se brisa en elle, et les fins observateurs remarqueront une fêlure, sur le bas du miroir.
Elle ne put qu’observer Élyranthe fouiller dans sa garde robe sans pouvoir émettre la moindre objection, ouvrir la porte de sa chambre comme si l’univers lui appartenait et s’enfuir au loin, si loin de celle qu’elle venait de condamner.


Projets scolaires Storystoire
Storystoire est une plateforme de lecture et d'écriture d'histoires à choix multiples que vous pouvez retrouver à cette adresse : https://pedagovic.uf-mi.u-bordeaux.fr/~mdevreese/cswd/projet2018/index.php
Il s'agit d'un projet en trinôme que nous avons du effectué pour la matière Conception de site web dynamique pour lequel nous avons eu la note maximale.
Il a été écrit en PHP, en utilisant une base de données MySQL. Les histoires sont enregistrées dans la base de données sous forme d'arbre. Je me suis principalement concentrée sur la partie visuelle et donc le CSS.


Projets scolaires GalagaLike
GalagaLike est un jeu 2D conçu en binôme pour la matière Imagerie Numérique et pour lequel nous avons eu la note maximale.
Il a été codé en HTML avec utilisation de JavaScript pour la programmation événementielle.


Contact
Fannie Lothaire
[email protected] 06.37.63.34.31
107 cours de la somme 33800 Bordeaux


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