RAPPORT ANNUEL 2015
SOMMAIRE 18 Santé : nutrition et protection
sociale
3 Éditorial
19 Villes pour tous et
4 GRET, PROFESSIONNELS décentralisation
DU DÉVELOPPEMENT
SOLIDAIRE 20 ACTIVITÉS
4 Présentation 20 Panorama des activités en 2015
5 Stratégie 2014-2016 22 Zoom sur une sélection
6 Panorama du Gret en 2015 de projets
8 Gouvernance Approches multi-pays|Brésil|
9 Une équipe internationale Burkina Faso|Cambodge|
10 Budget Congo | France | Guinée | Haïti |
Laos | Madagascar | Mauritanie |
12 SEPT THÉMATIQUES Myanmar | Niger | République
D’EXPERTISE démocratique du Congo|
Sénégal|Vietnam|Autres pays
13 Agriculture : filières et
politiques agricoles 40 DÉBATS
14 Citoyennetés et démocratie 40 Les grands débats du
15 Eau potable, assainissement, développement en 2015
déchets 42 Capitaliser
16 Gestion des ressources 44 Réseaux et alliances
45 Plaidoyer et communication
naturelles et énergie
17 Microfinance et insertion d’influence
professionnelle Annexes :
47 Synthèse des activités 2015
50 Liste des sigles
CULTURE DE PIMENT SUR UNE PARCELLE AMÉNAGÉE PAR LE GRET,
PROJET DRY ZONE AU MYANMAR © Pierre Ferrand
Coordination : Marie Bessières (Gret)
Conception graphique et réalisation : Hélène Gay (Gret)
Photos de couverture : UNE : © Alicia Tsitsikalis et Olivier Bruyeron - DOS : © Gret
Pierre Olivier
Jacquemot Bruyeron
Président du Gret Directeur du Gret
ÉDITORIAL L’élaboration de ces ODD tout comme Enfin, l’année 2015 marque égale-
les échanges qui ont eu lieu lors de ment une nouvelle étape dans le
U ne nouvelle année charnière la Cop21 rappellent que les enjeux renforcement du Groupe initiatives
pour le Gret. Comme chaque sont à la fois globaux et locaux. Ils avec le programme « Synergie GI »
année ! Dans un monde de appellent à réconcilier les réalités des et dans la volonté de rechercher une
turbulences et d’incertitudes, et d’iné- territoires avec celles de la planète. plus grande coopération entre ses dix
galités croissantes. Mais aussi rempli membres.
d’espoirs, d’innovations et d’oppor- Au plan de notre association, l’année
tunités. 2015 fut marquée par la continuation Mais rien n’est acquis. Malgré l’am-
de la montée en puissance des acti- pleur et la qualité du travail fourni, le
Au plan international avec trois vités dans les pays d’intervention et Gret, comme les autres structures du
moments forts : à Addis Abeba en juil- la poursuite du rééquilibrage finan- milieu, reste encore trop en marge des
let sur le financement du développe- cier. Manifestation aussi importante dispositifs de financement du déve-
ment, à New York en septembre sur les de notre volonté à sans cesse mieux loppement. Il y a urgence à ce que les
Objectifs du développement durable faire est la claire volonté de s’engager pouvoirs publics français, européens,
(ODD), à Paris en décembre sur le cli- dans la modernisation de notre outil asiatiques, africains, etc., prennent la
mat. 2015 restera une année particu- au service des plus vulnérables, grâce mesure des capacités opérationnelles
lière dans l’agenda international du à l’apport de la cession des parts dans et de la puissance transformatrice de
développement. À chaque fois, le Gret la société de microfinance Amret. nos organisations de solidarité interna-
a apporté sa voix et ses contributions, tionale engagées dans le développe-
dans divers groupes de travail, notam- Le fonds de dotation Find entre quant ment, afin de s’appuyer sur leur exper-
ment ceux de Coordination Sud, ou à lui dans sa phase de maturité, avec un tise et leur capacité singulière à nouer
par ses publications. portefeuille de partenaires qui s’étoffe au Sud des partenariats efficaces et
grâce à une prospection efficace. durables. Il est temps qu’elles soient
Désormais les 17 ODD donnent la considérées à leur juste place dans les
ligne d’action pour les prochaines C’est aussi le renforcement de la dispositifs de coopération, en particu-
années, avec l’ambition qui anime le déconcentration de notre dispositif lier français, et que soient définis de
Gret depuis son origine : « ne laisser par l’inscription des relations siège- véritables partenariats stratégiques,
personne derrière ». représentations dans un cadre de plus d’une ambition significative en termes
en plus programmatique. C’est enfin la de durée, de moyens et d’objectifs. ❚❚
décision de faire de l’Assemblée géné-
rale d’hiver, un second moment fort Juin 2016
dans le calendrier de l’organisation.
3Gret Rapport d’activités 2015
GRET,
PROFESSIONNELS
DU DÉVELOPPEMENT
SOLIDAIRE
PRÉSENTATION
Le Gret en 2015, c’est 771 professionnels, 150 projets et
expertises impliquant au moins 2,8 millions de personnes
dans 28 pays.
Fondé en 1976, le Gret est une ONG internationale de
développement, de droit français, qui agit du terrain au
politique, pour apporter des réponses durables et inno-
vantes aux défis de la pauvreté et des inégalités. Le Gret
est une ONG professionnelle, dans sa vision du secteur du
développement qu’il souhaite doter de savoirs et de solu-
tions innovantes, dans l’implication des populations du
Sud qu’il considère actrices de développement, et dans
ses pratiques. Considérant qu’agir pour le développement
nécessite une approche globale et pluridisciplinaire, le
Gret intervient :
sur sept thématiques : Agriculture : filières et politiques
agricoles; Citoyennetés et démocratie; Eau potable, assai-
nissement, déchets ; Gestion des ressources naturelles
et énergie ; Microfinance et insertion professionnelle ;
Santé : nutrition et protection sociale ; Villes pour tous
et décentralisation ;
LABELS ET CERTIFICATIONS
Le Gret a depuis 2008 un statut d’entreprise solidaire.
Son caractère non lucratif, l’affectation à 100 % en
réserve de ses résultats et le fait que l’écart entre le
salaire le moins élevé et le plus élevé soit inférieur à
un coefficient de 4 lui ont permis de se voir délivrer
ce statut. Le Gret a également depuis 2010 le statut
d’association d’intérêt général.
4 Rapport d’activités 2015 Gret
GRET, PROFESSIONNELS DU DÉVELOPPEMENT SOLIDAIRE
Find, le fonds de dotation avec une diversité de métiers : actions, la consolidation et la diver-
dédié à l’innovation pour la majorité des actions du Gret sification de ses sources de finance-
le développement concerne des projets de terrain. ment et la préparation des réformes
À travers la conduite d’expertises, structurelles en lien avec son inter-
Depuis 2011, Find soutient, en par- l’animation de réseaux et la pro- nationalisation ;
tenariat avec les entreprises, des pro- duction de références issues de sa
cessus d’innovation sociale, technique pratique, il diffuse des connais- le renforcement de ses valeurs et
et institutionnelle dans les pays du sances et influence les pratiques de sa cohésion, à travers le renfor-
Sud afin de construire des solutions et politiques pour un développe- cement des compétences des res-
innovantes pour le développement. ment plus solidaire ; sources humaines dans les pays
En 2015, Find a soutenu sept nouvelles d’intervention, l’amélioration des
initiatives, dont quatre en partenariat : du local au global et du terrain au pratiques de responsabilité sociale
politique, à l’échelle de villages et environnementale (RSE), l’encou-
- accès aux droits des femmes ouvrières jusqu’aux instances internationales. ragement des débats internes, et le
migrantes au Vietnam ; renouvellement de la politique de
Pour mener ses actions, le Gret éta- qualité des opérations ;
- innovations pour la gestion des blit des alliances et bâtit des parte-
eaux pluviales Sénégal / Mauri- nariats diversifiés et de long terme, l’amélioration de sa production de
tanie (Epur) ; dans tous ses pays d’intervention, références et de sa capacité d’in-
avec des acteurs du monde asso- fluence en renforçant ses capaci-
- inclusion financière dans le Delta ciatif, économique, publics ou de la tés d’adaptation à son environne-
au Myanmar (Fidel) ; recherche. Il est fortement inséré dans ment et d’innovation, en améliorant
les réseaux d’ONG français (Coordina- la gestion de ses connaissances,
- conservation et développement tion Sud, Groupe initiatives, CFSI, F3E, sa communication d’influence et
dans la Réserve de biosphère de AD2M, France Volontaires), sectoriels notamment son plaidoyer.
Mananara Nord, Madagascar, avec (Coalition Eau, PS-Eau, Cerise) et dans
la Cartier Charitable Foundation ; de nombreux pays (Congad au Séné- En 2015, le Gret a poursuivi l’engage-
gal, Ingo Network au Laos, Spong au ment de réformes structurelles pour
- améliorer la résilience des paysans Burkina Faso, etc.). mettre en œuvre ses orientations stra-
birmans au changement clima- tégiques :
tique en zone sèche, avec la Cartier STRATÉGIE 20142016
Charitable Foundation ; initiation d’un chantier sur le sys-
Depuis 1976, le Gret se déploie tout tème d’information interne, visant
- tester un dispositif de gestion des en restant fidèle aux fondamentaux à améliorer sa performance et sa
déchets solides dans la ville de Doli- qui constituent son identité. qualité pour un meilleur pilotage
sie, au Congo, avec le Fonds Suez des activités ;
initiatives ; Sa vision : une organisation interna-
tionale, décentralisée, solide, plurielle un focus sur les ressources humai-
- une filière de foyers améliorés pour et influente où pays d’intervention et nes à travers plusieurs chantiers :
contribuer à l’accès à l’énergie en siège forment durablement une com- sécurité des équipes, référentiel
Mauritanie (Farim) munauté de sens, de valeurs et de de fonctions repères dans les pays
avec Engie. règles. Cette ambition s’inscrit dans d’intervention et charte de bonne
un contexte économique de raréfac- conduite internationale ;
Plus d’information : tion des ressources pour le dévelop-
www.gret.org/find pement. Sa stratégie 2014-2016 vise une meilleure inclusion des pré-
à la fois à répondre aux contraintes occupations transversales du cli-
AIRE MARITIME PROTÉGÉE À MADAGASCAR de son environnement à court terme mat et du genre dans les pro-
© S. Desbureaux et à engager des dynamiques por- jets de développement (revue
teuses d’effets à plus long terme. Elle des méthodes, formation interne,
GESTION DES EAUX PLUVIALES AU SÉNÉGAL, se décline en trois axes stratégiques : groupe de travail pluridisciplinaire) ;
PROJET EPUR © Jean-Marie Ily
l’efficience, qui passe par la sécu- le déploiement et la formation
risation de sa gestion, le renfor- d’un réseau de 20 référents com-
cement de la coordination de ses munication dans 13 pays pour favo-
riser la coordination et la qualité des
activités de communication du Gret,
à l’échelle de projets, de théma-
tiques ou de pays. ❚❚
5Gret Rapport d’activités 2015
GRET, PROFESSIONNELS DU DÉVELOPPEMENT SOLIDAIRE
Panorama du Gret en 2015
771 professionnels 10
de 20 nationalités dans 15 pays AMÉRIQUE LATINE, CARAÏBES
154 Des actions en
partenariat avec :
interventions
dont : 15
74 % institutions scientifiques
113 projets de terrain 210
13 % partenaires opérationnels
19 expertises 120
et missions courtes
partenaires financiers
13 %
2,8 millions
20 études, recherche
et capitalisation de personnes concernées
dans le monde
6 Rapport d’activités 2015 Gret
GRET, PROFESSIONNELS DU DÉVELOPPEMENT SOLIDAIRE
12 7 thématiques d’expertise
28 pays d’intervention
EUROPE
dont DOM/TOM
91 Nombre
AFRIQUE
dont : 52 d’interventions
menées
AFRIQUE DE L’OUEST
dans la région
40
ASIE DU SUDEST
7 nouvelles initiatives
soutenues par Find
8 dont 4 en partenariats
entreprises
publications
DÉBATS
INTERNATIONAUX
202
2015 entreprenariat
retombées
médiatiques social agroécologie
Gacsadérèglement climatique
énergies renouvelables
152 400
ODD biodiversité
visiteurs directives volontaires sur le foncier
sur www.gret.org
RSEcoalitions d’acteurs
territoires
7Gret Rapport d’activités 2015
GRET, PROFESSIONNELS DU DÉVELOPPEMENT SOLIDAIRE
Gouvernance Composition du
Conseil d’administration
GOUVERNANCE réélu administrateur pour un troisième Sous la présidence de Pierre Jacquemot,
DU GRET mandat. Alain Billan, du Cirad, remplace ancien Ambassadeur de France
depuis septembre 2015 Pierre Fabre en dans trois pays africains, les membres
Partie prenante de l’économie sociale tant qu’observateur. du Conseil d’administration sont :
et solidaire, le Gret se donne des exi-
gences de transparence et de démo- Dans certains pays de représenta- Administrateurs externes :
cratie interne. Ses orientations sont tion, le Gret bénéficie de l’appui d’un Thierry Matthieussent (trésorier
définies par l’Assemblée générale, Conseil stratégique. En Haïti par du Gret, retraité, ancien chargé
qui se réunit deux fois par an. Chaque exemple, le conseil stratégique est de mission à l’AFD), Xavier Benoist
année, le Gret compte de plus en plus composé d’anciens représentants (directeur général adjoint de
de membres issus de ses pays d’inter- et responsables du Gret, d’universi- la Fédération Pact-Arim), François
vention ou de représentations perma- taires, de partenaires stratégiques et Doligez (ingénieur agronome à
nentes. En 2015, 165 personnes étaient de conseillers avec lesquels il a tissé l’Iram, professeur associé à
membres du Gret de 12 nationalités : des liens étroits au fil des ans. l’Université de Rennes), Jacques
Burkina Faso, Cambodge, Congo, Lejeune (retraité, ancien dirigeant de
France, Haïti, Madagascar, Mauritanie, PARTICIPATION sociétés de tourisme et d’hôtellerie),
Myanmar, Niger, République démo- À LA GOUVERNANCE Cécile Sportis (directrice de CS
cratique du Congo, Sénégal, Vietnam. DE STRUCTURES Conseil) et Serge Michailof
PARTENAIRES (chercheur associé à l’Iris).
Le Conseil d’administration, dont le (ou
la) président(e) est élu(e) pour trois ans Les équipes du Gret contribuent éga- Administrateurs représentants élus
renouvelables, est composé de repré- lement à la gouvernance de structures du personnel : Damien Lagandré et
sentants des salariés et de personnalités partenaires : Julien Cerqueira.
spécialistes des questions de dévelop-
pement. Le Gret est sous la responsa- Administrateur de collectifs ou Observateurs : Anne Bauer, Alain
bilité opérationnelle d’un(e) direc- réseaux d’ONG, où il exerce des Billan, Benoît de Juvigny, Virginie
teur(rice) élu(e) pour trois ans et pour fonctions d’administrateur : PS-Eau, Rachmuhl, Henri Rouillé d’Orfeuil.
deux mandats au maximum. En 2015, Groupe initiatives, A2DM, Coalition
le directeur général est Olivier Bruyeron. Eau, Cerise, CFSI, Aliss. et solidaire dont il partage les
Pierre Jacquemot a été réélu président valeurs et dont il veut soutenir le
du Gret pour un deuxième mandat de Sociétaire ou actionnaire dans des développement : Altermondes en
trois ans, et Thierry Mathieussent a été entreprises de l’économie sociale France, Nutri’zaza à Madagascar, Isea
au Cambodge, etc. ❚❚
ILS ONT REJOINT je peux voter à l’assemblée générale et participer aux décisions »
L’ASSOCIATION GRET EN 2015 explique Sokharith Touch, chef de projet au Gret au Cambodge.
« Au Gret, nous avons la possibilité de contribuer aux prises de
❯❯ « Au Gret, je me sens comme dans une famille. décisions et aux évolutions de la structure pour laquelle nous tra-
vaillons. C’est pour cela que j’ai voulu devenir membre, cela s’ins-
J’ai voulu aller plus loin dans mon engagement pour le dévelop- crit dans mon investissement au service des populations de mon
pement solidaire en devenant membre de l’association. Ça me per- pays et de l’Afrique en général », témoigne Arries Muthys Dake,
met d’élargir mes connaissances et d’échanger avec mes collègues animateur territorial au Congo. « Il faut continuer à capitaliser
d’autres pays dans une relation de confiance partagée », témoigne tous nos petits bouts de chemins pour constituer un boulevard de
Mansour Ly, coordinateur de l’antenne du Gret à Bakel, au réflexions et d’actions pour un monde meilleur » appelle Rija Ran-
Sénégal. « En tant que salarié du Gret, il m’a semblé important de drianarivony, chef de projet au Gret à Madagascar.
m’impliquer dans cette association de professionnels. Maintenant
8 Rapport d’activités 2015 Gret
GRET, PROFESSIONNELS DU DÉVELOPPEMENT SOLIDAIRE
2U08ne équipe internationaleMYANMAREffectifs par pays73L’année 2015 a été une année compétence en conduite de projet,
de croissance modérée animation et gestion, pour mener à
158MADAGASCAR 64 des effectifs du Gret, que ce bien les activités du Gret.
58 soit au siège ou dans ses pays
FRANCE siège53 d’intervention (+ 3,2 %). Ces professionnels se répartissaient
52 ainsi :
MAURITANIE Au 31 décembre 2015, 771 profes-
BURKINA FASO32 sionnels déployaient leurs savoir-faire 73 salariés au siège ;
HAÏTI20 en conjuguant expertise technique 37 salariés expatriés ;
CAMBODGE 19 (agronomie, urbanisme, hydraulique, 7 volontaires de solidarité interna-
SÉNÉGAL économie, anthropologie, nutrition,
LAOS 14 sociologie, communication, etc.) et tionale ;
RDC 654 employés sous contrat de droit
CONGO13
local. ❚❚
NIGER 3
VIETNAM ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
BURUNDI 1
CONSEIL D’ADMINISTRATION
Président : Pierre Jacquemot
Cellule animation DIRECTEUR GÉNÉRAL Cellule
TANZANIE 1 scientifique Olivier Bruyeron communication
François Enten Marie Bessières
Direction administrative Direction des ressources Direction de la Direction des
et financière humaines prospective opérations
Marie-Odile Cardera Jean-Christophe Lallau Marc Lévy Damien Thibault
13 BUREAUX DE REPRÉSENTATION
3 DÉPARTEMENTS coordonnent les équipes et activités
animent et gèrent les activités -Brésil Philippe Sablayrolles -Mauritanie Nalla Samassa
-Burkina Faso Claire Kaboré -Myanmar Phyo Min Swe
-Alimentation et économie rurale -Cambodge Chanty Meas -Niger Moussa Hainikoye Issa
Dominique Violas -Congo Reiye Gandzounou Matombou -RDC Emmanuel Buovolo
-Haïti Ledu Annacacis -Sénégal Guillaume Bastard
-Politiques sociales et citoyennetés -Laos Arnaud Vontobel -Vietnam Ninh Huu Nguyen
Émilie Barrau -Madagascar Luc Arnaud
-Services essentiels et ressources
naturelles Jean-François Kibler
9Gret Rapport d’activités 2015
GRET, PROFESSIONNELS DU DÉVELOPPEMENT SOLIDAIRE
RÉPARTITION DES BUDGETS 2015
14 % HAÏTI PAR PAYS 6%
6%
CAMBODGE
SÉNÉGAL
13% MADAGASCAR
MAURITANIE 12,5 % BURKINA FASO 5% RDC 2% 2% LAOS
2% GUINÉE
8 % MYANMAR 9%
NIGER
CONGO 4% 0,5% VIETNAM
Budget AUTRES PAYS 16%
ET MULTIPAYS
E n 2015, la production du Gret a poursuivi sa crois- BUDGET 2015 28 millions d’euros
sance par rapport à l’année précédente. Elle s’élève
à 28,2 millions d’euros. Outre la réalisation d’un RÉPARTITION DES BUDGETS 2015
nombre important d’études et de missions d’expertise, PAR ACTIVITÉ
on constate la mise en œuvre d’une trentaine de projets
d’un montant supérieur à un million d’euros et le démar- 88 % projets de terrain
rage de 46 nouveaux projets. Au bilan, le volume global
des encours de production augmente significativement. expertises et 6%
missions courtes
La marge brute sur activité, bien qu’en progression, a aug-
menté moins fortement que la production, et rend diffi- 5% études, recherche
cile la couverture de l’intégralité de nos charges ; d’où un et capitalisation
excédent brut d’activité négatif. In fine, le résultat de l’exer-
cice est bénéficiaire ; ce qui est dû au produit perçu par le animation, 1%
Gret dans le cadre de la cession de ses parts dans une ins- communication
titution de microfinance dans le courant de l’année. Cette
même cession contribue aux évolutions positives de tré- et formations
sorerie et de fonds propres au bilan.
La part des projets de terrain dans l’activité du Gret reste
prépondérante, en augmentation entre 2015 et 2014. L’ana-
lyse géographique de l’activité du Gret en 2015 met en évi-
dence une croissance de l’activité dans la majorité des pays
d’intervention, notamment à Madagascar et en Haïti. ❚❚
ORIGINE DES 7 36 ❯❯ Union européenne 36 %
FINANCEMENTS 17 17 ❯❯ Fonds privés 17,5 %
1 ❯❯ AFD
sur le total du portefeuille 7 ❯❯ MAEDI et fonds publics français 15 %
actif en 2015 ❯❯ Coopération décentralisée 7%
7 ❯❯ Financements Sud 7%
10 Rapport d’activités 2015 Gret ❯❯ Autres fonds
15 0,5 %
17 %
GRET, PROFESSIONNELS DU DÉVELOPPEMENT SOLIDAIRE
Compte de résultat Ventes de livres 2015 % 2014 %
Production de biens et de services 27 24
EN MILLIERS Production scientifique 97 % 96 %
D’EUROS Autres produits 27 357 3% 23 370 4%
Total production 713 0% 736 1%
Charges directes sur activités 116 327
Coût personnel direct sur activités 100 % 100 %
Coût personnel de support sur activités 28 214 - 77 % 24 457 - 74 %
Total consommation - 21 807 - 16 % - 18 051 - 15 %
Marge brute sur activité
Coût personnel indirect - 4 615 -3 % - 3 718 -3 %
Frais généraux siège - 709 - 96 % - 733 - 92 %
Total coût de structure
Excédent brut d’exploitation - 27 131 4% - 22 502 8%
Reprise sur risques et charges 1 083 -3 % 1 317 -3 %
Provisions pour risques et charges - 750 -3 % - 785 -3 %
Autres charges - 713 - 5,2 % - 743 - 6,2 %
Résultat d’exploitation - 1 463 - 1,3 % - 1 528 1,7 %
Résultat financier - 380 427
Résultat exceptionnel 349 - 1,9 % 369 1,1 %
Impôt sur bénéfice - 460 - 490
Résultat net avant affectation - 42 11,1 % - 33 0,7 %
Fonds dédiés - 533 273
RÉSULTAT NET 142 11,1 % 30 0,7 %
3 530 - 137
0 0
3 140 166
0
3 140 166
Bilan ACTIF 2015 2014
Immobilisations corporelles et incorporelles 25 35
EN MILLIERS Immobilisations financières 173 227
D’EUROS Total immobilisations
Encours de production 198 262
Clients et autres créances 47 166 41 920
Avances versées sur projets
Actif circulant 4 619 6 033
Disponibilités 1 098 1 379
Charges constatées d’avance 52 884 49 332
Écart de conversion actif 12 334 3 105
TOTAL ACTIF
63 107
PASSIF 0 0
Fonds associatifs et réserves
Résultat 65 478 52 806
Fonds dédiés
Total fonds propres 2015 2014
Provisions 1 457 1 291
Dettes à long terme 3 140
Capitaux permanents 166
Fournisseurs et autres dettes 0 0
Dettes fiscales et sociales 4 597
Passif circulant 1 457
Produits constatés d’avance 552 550
Écart de conversion passif 0 0
TOTAL PASSIF
5 148 2 007
6 780 1 181
2 211
8 991 832
51 338 2 013
48 786
0
65 478 0
52 806
11Gret Rapport d’activités 2015
SEPT THÉMATIQUES
D’EXPERTISE
En 2015 :
AGRICULTURE : FILIÈRES ET POLITIQUES AGRICOLES
48 interventions et projets
dans 24 pays impliquant 400 000 personnes
CITOYENNETÉS ET DÉMOCRATIE
11 projets dans 6 pays
impliquant 2 900 personnes et 16 associations
EAU POTABLE, ASSAINISSEMENT, DÉCHETS
41 projets pluriannuels, études et expertises
dans 11 pays impliquant 475 000 usagers
GESTION DES RESSOURCES NATURELLES ET ÉNERGIE
27 projets et expertises dans 12 pays
impliquant 159 000 personnes
MICROFINANCE ET INSERTION PROFESSIONNELLE
16 projets et expertises dans 8 pays
impliquant 29 000 personnes
SANTÉ : NUTRITION ET PROTECTION SOCIALE
33 projets dans 10 pays
impliquant 989 000 personnes
VILLES POUR TOUS ET DÉCENTRALISATION
11 actions dans 5 pays
impliquant 175 000 habitants
AGRICULTRICE SUR LES MARCHÉS DE SIEM REAP, PROJET APICI AU CAMBODGE
© Germain Priour
SEPT THÉMATIQUES D’EXPERTISE
Agriculture : filières et
politiques agricoles
VENTE DE BOVINS AU MARCHÉ
DE NIASSANTÉ AU SÉNÉGAL
© Franck Boyer - Agence Kamikazz
24 PAYS D´INTERVENTION Bénin|Burkina Faso|Burundi|Cambodge|Cameroun|Côte d’Ivoire|
France|Guinée|Haïti|Kenya|Laos|Madagascar|Malawi|Mali|Mauritanie|Myanmar|Niger|
Ouganda|République démocratique du Congo|Rwanda|Sénégal|Tanzanie|Tchad |Vietnam
EXEMPLES DE PARTENAIRES CTAS à Madagascar|Cird au Cambodge|MGE en Guinée|
Roppa en Afrique de l’Ouest|Worldfish et Network Activity Group (NAG) au Myanmar
48 interventions et projets en 2015 impliquant 400 000 personnes
D epuis sa création en 1976, le coles. Le Gret travaille en particulier sur la création d’opportunités d’emplois
Gret promeut le développe- les pratiques agroécologiques et sur pour les jeunes et les femmes ;
ment économique et social les approches permettant d’améliorer
de l’agriculture familiale et des filières la résilience des populations face aux renforcement des capacités des
agroalimentaires. Cela implique impacts du changement climatique et organisations de producteurs et de
d’améliorer l’accès des agriculteurs la sécurité alimentaire et nutritionnelle; la société civile à offrir de nouveaux
au foncier, aux ressources naturelles et services à leurs membres, à s’insé-
aux moyens de production, la produc- structuration des filières et appro- rer dans les espaces de décision au
tivité et la durabilité écologique des visionnement alimentaire des villes sein des filières et des territoires, et à
systèmes de production. Il s’agit éga- et des marchés nationaux et régio- prendre part aux politiques agricoles
lement de favoriser l’accès des agricul- naux. Le Gret s’intéresse notamment et commerciales, aux niveaux national,
teurs au marché et la valorisation des aux petites entreprises de transfor- régional et international. ❚❚
produits, et de renforcer les capacités mation, à la valorisation des produits
des organisations de producteurs à au travers de signes de qualité, et à www.gret.org/themes/agriculture
peser dans l’organisation des filières
et sur les politiques publiques. FORMALISATION DES DROITS FONCIERS,
RÉGULATION DES INVESTISSEMENTS AGRICOLES
Le Gret intervient à travers des projets
de terrain, l’appui à des partenaires et ❯❯ Au titre du secrétariat technique et scientifique du Comité technique Foncier &
des travaux d’expertise. L’approche du
Gret se fonde sur une intégration des développement, le Gret a finalisé en 2015 deux travaux sur la formalisation des droits
dimensions foncière, productive, com- fonciers et la régulation des investissements agricoles à grande échelle. « Le Gret y défend
merciale et institutionnelle : des réformes et démarches plus inclusives et respectueuses des droits fonciers locaux » explique
Aurore Mansion, experte foncier au Gret. Amel Benkahla, également experte foncier
appui à des politiques foncières au Gret, revient sur le processus : « Ces travaux ont été présentés en France (Groupe inter-
concertées et décentralisées visant ministériel pour la sécurité alimentaire, Conseil des investisseurs en Afrique) et à
la sécurisation foncière des agricul- l’international (Banque mondiale, Union africaine, Cedeao, Uemoa, Pap). Quatre
tures familiales ; recommandations ont été identifiées pour la reconnaissance et la protection des
droits fonciers des agricultures familiales. » En 2016, les conclusions de ces
amélioration des méthodes de pro- travaux collectifs constitueront la base de la position française.
duction agricole et d’élevage et de la
gestion globale des exploitations agri-
13Gret Rapport d’activités 2015
SEPT THÉMATIQUES D’EXPERTISE
Citoyennetés
et démocratie
RÉUNION D’INFORMATION JURIDIQUE D’UN CLUB D’OUVRIÈRES
À VINH PHUC VIETNAM, PROJET PHU NU © Giang Nguyen
6 PAYS D´INTERVENTION Burundi| Congo|Mauritanie|RDC|Rwanda|Vietnam
EXEMPLES DE PARTENAIRES Batik International|CDI|Health Development Initiative (HDI)|Humure
11 projets en cours en 2015, impliquant 2 900 personnes et 16 associations
P ouvoir, au quotidien, décider, (logement, accès à la couverture CONFÉRENCE FINALE RÉGIONALE
faire des choix en connais- santé, services sociaux, droit du DU PROJET PAFPD, KIGALI RWANDA,
sance de cause et en fonction travail) ; NOVEMBRE 2015 © HDI
des opportunités qui sont offertes,
participer aux processus de déci- le renforcement d’acteurs asso- www.gret.org/themes/
sion, ou contribuer au débat public ciatifs, communautaires, sociaux, citoyennetes
sur des choix de société, sont autant institutionnels pour une meilleure
de façons d’exercer une citoyenneté prise en compte des populations
active, individuellement ou collective- vulnérables ;
ment, au-delà de l’exercice du droit de
vote. Agir en tant que citoyen contri- l’accès à l’information et aux
bue à réduire les inégalités dans connaissances par une meilleure
l’accès aux ressources, aux oppor- maîtrise des technologies de l’in-
tunités, aux services essentiels de formation et de la communication ;
base, aux processus de décision. Cela
passe par : la promotion d’un dialogue pluri-
acteurs publics et privés, formels et
la prise de conscience des droits et informels, pour la fourniture de ser-
des responsabilités de chacun et vices publics essentiels et la défense
l’accès à l’information sur les droits des droits pour tous, pour des poli-
tiques sociales plus inclusives. ❚❚
LGBTI*, DROITS HUMAINS cas de discriminations, faire de la prévention en matière de
ET CULTURE AFRICAINE VIH/Sida et assurer une écoute empathique. Ces groupes ont
permis de développer l’assise territoriale et la vie associative
❯❯ C’est autour de ce thème que s’est clôturé à Kigali en des 16 associations concernées. « Ce projet n’était pas comme
les autres, il demandait de l’ingénierie sociale mais aussi de l’enga-
novembre 2015 le projet régional du Gret sur l’appui aux asso- gement » témoigne Aflodis Kagaba, directeur de Health Deve-
ciations œuvrant en faveur des populations discriminées en lopment Initiative (HDI) au Rwanda. « Le réseautage entre
raison de leur orientation sexuelle, dans la région des Grands les organisations a été plus fort. Personne ne nous donnera des
Lacs (Rwanda, RDC, Burundi). Durant le projet, 350 réunions droits. Il faudra se battre pour avoir les mêmes droits pour tous. »
de groupes de paroles ont été organisées pour identifier des
* Lesbiennes, gay, bi, trans et intersexués.
14 Rapport d’activités 2015 Gret
SEPT THÉMATIQUES D’EXPERTISE
Eau potable,
assainissement, déchets
SITE DE CHHEU KHMAO AU
CAMBODGE © Germain Priour
11 PAYS D´INTERVENTION Burkina Faso|Cambodge|Congo|France|Haïti|Laos|Madagascar|
Mauritanie|Myanmar|Sénégal|République démocratique du Congo
EXEMPLES DE PARTENAIRES Aquassistance|Coalition Eau| Eau Vive|Isea|Lereps
41 projets pluriannuels, études et expertises en 2015 impliquant 475 000 usagers
L’ accès à l’eau potable, l’as- GESTION DES EAUX D’INONDATION
sainissement et la gestion DANS LES VILLES SECONDAIRES
des déchets font partie des
grands combats pour le droit de tous ❯❯ Les effets du changement climatique dans les villes secondaires du Sahel exa-
à vivre dignement. Cette question est
au cœur des agendas internationaux cerbent la vulnérabilité des populations : si les précipitations diminuent, les évé-
du développement. L’adoption des nements pluvieux s’intensifient pendant l’hivernage. L’élaboration de réponses
Objectifs de développement durable adaptées se heurte à un déficit de connaissances : quelles pluviométries et fonc-
en 2015, avec un objectif dédié à l’eau tionnement hydrologique des fleuves d’ici 20 ans ? « Pendant la saison des pluies,
et à l’assainissement, témoigne de certains services publics deviennent inaccessibles comme l’école et la gare routière, des
l’importance de ces services pour le routes sont coupées. Notre commune n’a ni le budget ni les outils d’aide à la décision pour
développement des sociétés et la pré- combattre ce problème » explique Killé Sakho, maire de Diawara au Sénégal. Avec le
servation de l’environnement. soutien de Find, le Gret accompagne les villes de Diawara au Sénégal et Boghé en
Mauritanie pour améliorer la gestion des eaux pluviales et adapter les réponses au
Depuis 25 ans, le Gret contribue à amé- changement climatique, en proposant des innovations techniques et des approches
liorer l’accès équitable et durable de nouvelles en termes de planification, de gestion et de financement au niveau local.
tous à ces services dans les pays du
Sud, en accordant une place particu- performance sociale, économique et Le Gret appuie des organisations de
lière à l’innovation et à la durabilité des environnementale des services. Son diverses natures dans l’exercice de
dispositifs. Son positionnement repose approche s’articule autour de trois leurs responsabilités de maîtrise d’ou-
sur la conviction que la fourniture des objectifs interdépendants : renforcer vrage, de gestion, de défense des usa-
services ne peut être uniquement gui- les capacités des acteurs à jouer un gers, de régulation des services, etc. Il
dée par des logiques de marché. L’inter- rôle dans la production, la fourniture a développé des savoir-faire en ingé-
vention des pouvoirs publics et la parti- et l’utilisation des services ; organi- nierie hydraulique, en intermédiation
cipation citoyenne sont indispensables ser des modes de gouvernance inclu- sociale, en animation de processus de
pour garantir l’équité et la durabilité. sifs de ces services ; et développer des contractualisation, en appui aux opé-
dispositifs techniques adaptés aux rateurs de services, en économie des
Les projets menés par le Gret visent demandes et contraintes locales. services publics. ❚❚
à étendre l’accès aux services en pri-
vilégiant les populations et les terri- www.gret.org/themes/eau-assainissement
toires défavorisés ; sécuriser l’accès
aux services en assurant leur acces-
sibilité économique ; et améliorer la
15Gret Rapport d’activités 2015
SEPT THÉMATIQUES D’EXPERTISE
Gestion des ressources
naturelles et énergie
COUPE DU TYPHA, PROJET
TYPHA EN MAURITANIE
© Benjamin Trouilleux
12 PAYS D´INTERVENTION Bénin|Brésil|Burkina Faso|Cambodge|Haïti|Laos|
Madagascar|Mauritanie |Myanmar| République démocratique du Congo|Tanzanie|Vietnam
EXEMPLES DE PARTENAIRES Centre de gestion participative de l’irrigation (CPIM)|État de l’Amapá|
Iset de Rosso|Parc national du Diawling|WCS International
D epuis 20 ans, le Gret travaille gers. Le Gret intervient autour des aires la cuisine. Le Gret agit pour l’accès à
sur des systèmes d’exploi- protégées, de l’eau agricole, des forêts, l’électricité et la production de bio-
tation durables, pérennes, et des instruments de gestion et de énergies alternatives, par le dévelop-
adaptés, contribuant à préserver la financement de l’environnement (paie- pement de solutions innovantes adap-
biodiversité et à lutter contre le chan- ments pour services environnemen- tées (charbon de Typha, plates-formes
gement climatique, à la mise en place taux, Redd+, compensation). multifonctionnelles solaires, mini-
d’une bonne gouvernance des res- réseaux hydroélectriques ruraux), en
sources naturelles et de l’énergie et Énergie favorisant les énergies renouvelables,
au partage d’information via la forma- un service public équilibré et le déve-
tion et l’animation de réseaux. 6 projets, 3 expertises et un réseau animé loppement d’activités économiques. ❚❚
impliquant 141 000 personnes en 2015
Gestion des ressources www.gret.org/themes/
naturelles 1,6 milliard de personnes sont sans ressources-energie
accès à l’électricité et 3 milliards uti-
13 projets de terrain et 4 expertises lisent le charbon et la biomasse pour
impliquant 18 000 usagers en 2015
LE GRET REMPORTE LE PRIX CONVERGENCES
Dans les pays du Sud, l’érosion de la 2015 POUR LE PROJET TYPHA
biodiversité trouve notamment son
origine dans les dysfonctionnements ❯❯ Depuis la construction du barrage de Diama en 1986, le roseau Typha colo-
du droit foncier et l’aliénation des res-
sources naturelles par les populations nise le delta du fleuve Sénégal. Conséquences : une perte d’espace pour l’agriculture
rurales. Un système foncier où l’État vivrière, la recrudescence de maladies liées à l’eau, le déplacement de populations.
est l’unique propriétaire de la terre et Constatant que les Mauritaniens consomment du charbon de bois en grande quan-
de la faune sauvage, sans outil régle- tité, une idée émerge : transformer l’envahisseur en énergie verte, en alternative à
mentaire, encourage un libre accès aux la destruction des forêts. En 2011, le Gret, avec l’Iset de Rosso et le Parc national du
ressources qui déresponsabilise les Diawling, développe un projet de valorisation du typha en charbon. Cette innova-
usagers, et conduit à leur appauvris- tion a été récompensée en 2015 par le Prix Convergences international. « Ce projet
sement voire à leur disparition. Le Gret pilote illustre la pertinence de l’approche ‘coalition d’acteurs’ appuyée par des subventions
agit pour une gouvernance locale des publiques, pour la recherche de solutions innovantes de développement », indique Nalla
ressources, assurant leur durabilité et Samassa, représentant du Gret en Mauritanie. « Il démontre qu’il est possible d’agir
une plus grande équité entre les usa- pour le développement tout en contribuant à lutter contre le dérèglement climatique. »
16 Rapport d’activités 2015 Gret
SEPT THÉMATIQUES D’EXPERTISE
Microfinance et
insertion professionnelle
ARTISANS MENUISIERS À POINTENOIRE AU CONGO, PROJET PARTAG © S. Pambou
8 PAYS D´INTERVENTION Bénin|Cambodge|Congo|France|Mauritanie|Myanmar|Sénégal|Tanzanie
EXEMPLES DE PARTENAIRES ADG|Bureau d’appui aux artisans au Bénin|Cerise|CGAP|
Enda Graf Sahel au Sénégal|Giac au Congo|Inap-FTP en Mauritanie|Mviwata|Resopp-Coopec
Microfinance 20 ANS DE COLLABORATION
ENTRE LA CHIN MFI ET LE GRET
7 projets de finance inclusive en 2015
impliquant 20 000 personnes ❯❯ Lai Uk Nawl, directeur de la Chin MFI, revient sur 20 ans de partenariat avec le
La microfinance s’attache à fournir des Gret : « Le Gret et l’équipe locale Chin ont démarré de zéro pour développer un programme de
services financiers aux populations microfinance en 1995, dans un contexte de faible développement économique. Nous étions des
exclues du système bancaire tradition- pionniers de la microfinance au Myanmar ! En 1998, le Gret a appuyé la création de la Chin MFI
nel. À l’origine étroitement lié au micro- et 20 après, 150 caisses de crédit fournissent des services à 10 000 emprunteurs, avec un taux de
crédit, le concept de microfinance a remboursement de 100 %. Notre force a été de développer des systèmes financiers s’appuyant sur
évolué devant la diversification crois- la forte cohésion sociale des communautés Chin. L’appui du Gret nous a permis de construire pro-
sante des produits et l’évolution des gressivement nos systèmes de gestion et notre gouvernance. La nouvelle loi microfinance en 2011
formes de fournisseurs de services de offre une plus grande visibilité sur la pérennité institutionnelle de l’IMF : nous travaillons à sa trans-
microfinance pour répondre à l’enjeu formation en société, avec le Gret comme actionnaire et membre des instances de gouvernance. »
plus global d’inclusion financière.
Appui aux entreprises, formation professionnelle, le Gret met
Le Gret œuvre en faveur de l’inclusion formation et insertion en place des dispositifs de formation
financière depuis 25 ans, par la création professionnelles par apprentissage, adaptés au mar-
et le développement d’institutions ché du travail local et en particulier
de microfinance (société commerciale En 2015, 5 projets de terrain touchant au secteur informel, et articulés avec
et mutuelle d’épargne crédit). Il inter- plus de 9 000 personnes, 4 expertises et l’enseignement formel existant. Depuis
vient sur la diversification de l’offre de animation de groupes de réflexion 2008, il travaille sur l’insertion socio-
services financiers et la commercialisa- professionnelle et teste un dispositif
tion des produits. Il soutient le dévelop- Depuis 30 ans, le Gret fournit des ser- d’accompagnement des jeunes dans
pement de plates-formes d’échanges vices d’appui aux petits opérateurs leur parcours d’insertion. Il anime le
et de réflexion sur les pratiques res- économiques du secteur informel, portail de diffusion de connaissances
ponsables et transparentes de micro- de l’artisanat et de l’agroalimentaire. www.entreprendreausud.org. ❚❚
finance. Il capitalise sur l’expérience Il intervient sur des aspects techniques
acquise et diffuse des connaissances et stratégiques (gestion, appui-conseil, www.gret.org/themes/
à travers la gestion du Portail franco- information, formation), sur l’organisa- microfinance-insertion
phone de la Microfinance et la partici- tion de filières et d’organisations pro-
pation à des ateliers et conférences. En fessionnelles. Dans le domaine de la
2015, le Gret a cédé les parts qu’il déte-
nait dans l’IMF cambodgienne Amret.
17Gret Rapport d’activités 2015
SEPT THÉMATIQUES D’EXPERTISE
Santé : nutrition et
protection sociale
SENSIBILISATION EN NUTRITION ET SANTÉ
MATERNOINFANTILE À MADAGASCAR © Gret
10 PAYS D´INTERVENTION Burkina Faso|Cambodge|France|
Guinée|Haïti |Madagascar|Mauritanie |Myanmar| Niger| Sénégal
EXEMPLES DE PARTENAIRES Cambodian National Social Security Le Gret intervient depuis 20 ans dans
Fund|IRD|Médecins du monde|Nutri’zaza|Réseau international le domaine de la santé, particuliè-
des Instituts Pasteur rement en santé materno-infantile.
33 projets concernés en 2015 impliquant 989 000 personnes Avec le programme Nutridev, déve-
loppé avec l’IRD depuis 1994, il agit
100 millions de personnes bas- améliorer la santé des populations pour prévenir durablement la mal-
culent chaque année sous le vulnérables sur quatre piliers : la mise nutrition en améliorant les pratiques
seuil de pauvreté pour cause à disposition d’aliments fortifiés adap- d’alimentation, d’hygiène et de soins,
de maladie. La malnutrition est respon- tés produits localement avec le secteur principalement chez les femmes en
sable de la moitié de la mortalité infan- privé local, la sensibilisation aux pra- âge de procréer et les enfants de
tile et laisse des séquelles à l’âge adulte tiques adaptées en termes d’alimenta- moins de deux ans.
pour un enfant sur deux. Elle est à la tion, de soins materno-infantiles et de
fois cause et conséquence de la pau- planning familial, l’amélioration de la Depuis 1997, il déploie également des
vreté et du sous-développement. Afin qualité des services de santé et le déve- dispositifs de protection sociale santé
de briser ce cercle vicieux malnutrition- loppement de dispositifs de protec- pour protéger les personnes à faibles
maladie-pauvreté, le Gret agit pour tion sociale santé et filets nutritionnels. revenus contre le risque de dépenses
de santé, véritable trappe à pauvreté.
LA PRÉVENTION PASSE En s’insérant dans les politiques de
PAR LE RENFORCEMENT DE L’OFFRE couverture universelle santé, l’objec-
tif est de favoriser et d’étendre la pro-
DE SOINS DE SANTÉ tection sociale santé aux populations
non couvertes par les dispositifs clas-
❯❯ Une offre de soins défaillante limite l’impact des actions de prévention de la siques et aux populations vulnérables
du secteur formel.
malnutrition comme des actions de protection sociale santé. « La prévention de
la malnutrition auprès des femmes enceintes et des jeunes enfants suppose d’amélio- Le Gret contribue aux politiques
rer l’alimentation et de limiter les maladies. Cela implique de renforcer l’offre de soins publiques et aux outils des institu-
et l’accès financier aux soins, notamment en matière de santé materno-infantile et de tions nationales et partenaires locaux,
la reproduction » explique Mirrdyn Denizeau, responsable du programme Nutri- aux niveaux national et décentralisé.
tion au Gret. « C’est pourquoi le Gret s’est progressivement engagé dans le renforce- Il mène des actions de terrain favori-
ment de l’offre de soins au niveau communautaire. Il a développé des partenariats avec sant notamment le lien entre la com-
des ONG médicales pour compléter son action au niveau hospitalier », ajoute Pascale munauté et les structures de santé
Le Roy, responsable du programme Protection sociale au Gret. de base. ❚❚
www.gret.org/themes/
sante-nutrition
18 Rapport d’activités 2015 Gret
SEPT THÉMATIQUES D’EXPERTISE
Villes pour tous
et décentralisation
CONCERTATION AVEC LES HABITANTS DANS
LE CADRE D’UNE OPÉRATION DE RELOGEMENT
EN GUYANE © Bérangère Deluc
5 PAYS D´INTERVENTION Congo|France (DOM)|Haïti |Madagascar |Pérou
EXEMPLES DE PARTENAIRES ID |I Care & Consult et Artelia LES VILLES FACE
en France|Ville de Dolisie au Congo|Unité de construction de AU DÉRÈGLEMENT
logements et de bâtiments publics (UCLBP) en Haïti
CLIMATIQUE
11 actions en 2015 : 5 projets de terrain, 6 études et
capitalisations impliquant 175 000 habitants
T rois milliards de person- une meilleure reconnaissance de la ❯❯ En parallèle des négo-
nes vivent dans les villes place des habitants pauvres dans la
aujourd’hui. 80 % de la crois- ville, des dynamiques et initiatives ciations internationales,
sance urbaine provient des pays en populaires dans les quartiers défavo- la prise en compte du
développement. En 2015, plus de risés, et une redistribution des inves- dérèglement clima-
880 millions de personnes habitent tissements publics. tique avance dans
dans des « bidonvilles » d’après les villes et les ter-
Onu-Habitat ; elles seront deux Dans les pays les moins avancés, ritoires. « Les enjeux
milliards en 2030. notamment en Afrique subsaha-
rienne, la priorité est la maîtrise de la climatiques renforcent les vul-
Convaincu du rôle majeur des villes croissance urbaine, de l’exode rural nérabilités existantes, en particulier
dans le développement et des besoins et l’accès aux services pour tous. Le dans les quartiers précaires des villes des
d’appui liés à l’urbanisation, le Gret Gret agit pour la mise en place de pays en développement. L’adaptation
agit depuis sa création dans la coo- démarches de planification urbaine, au dérèglement climatique est un axe
pération au développement urbain l’amélioration de l’habitat, l’accès aux majeur de toute politique de développe-
(150 projets, 100 études et 50 publi- services et le développement de l’em- ment viable et inclusif. Le Gret accom-
cations). Il soutient les mécanismes de ploi. Il combine solutions techniques pagne les autorités et acteurs locaux
décentralisation qui redessinent les adaptées, mécanismes de finance- dans l’élaboration de stratégies d’at-
équilibres territoriaux au plus près des ment originaux et dispositifs institu- ténuation et d’adaptation : processus
réalités socio-spatiales et des acteurs tionnels de gestion pluri-acteurs afin participatifs permettant la reconnais-
de terrain. Il travaille dans les quartiers d’inscrire les biens et services créés sance du dérèglement climatique comme
populaires centraux ou périurbains, dans la durée. enjeu commun, démarches de prospec-
dans des villes capitales moyennes (un tive et de planification urbaine et terri-
million d’habitants) ou dans des villes Ses experts interviennent en Mas- toriale, actions démonstratives. À Port-
secondaires aux côtés des acteurs ter pour former les professionnels de au-Prince, en Haïti, le Gret travaille sur
locaux et nationaux. demain (Bordeaux 3, Institut français la gestion des risques à travers l’aména-
d’urbanisme, École des mines). ❚❚ gement des ravines, par le relogement
Le Gret est guidé par une finalité : des habitants situés en zones de péril
lutter contre la relégation urbaine www.gret.org/themes/villes ou la protection des espaces boisés pour
et assurer un droit à la ville pour le limiter les glissements de terrain provo-
plus grand nombre. Cela passe par qués par des précipitations extrêmes »,
explique Renaud Colombier, expert
développement urbain au Gret.
19Gret Rapport d’activités 2015
ACTIVITÉS
Panorama
des activités
en 2015
❯❯ Les données statistiques concernent
uniquement les pays dans lesquels le Gret
a des équipes en 2015. Une activité peut
concerner plusieurs pays.
AMÉRIQUE LATINE, CARAÏBES
BRÉSIL depuis 1988
1 projet en cours en 2015,
impliquant 500 personnes
HAÏTI depuis 1995
53 salariés
9 projets en 2015,
impliquant 200 000 personnes
PROTECTION SOCIALE AU CAMBODGE, PROVINCE DE TAKEO
© Ensad
EUROPE ASIE DU SUDEST
FRANCE depuis 2012 CAMBODGE depuis 1988
73 salariés, 10 projets en 2015, 52 salariés, 16 projets en 2015,
impliquant 50 000 personnes impliquant 300 000 personnes
LAOS depuis 2004
20 salariés, 9 projets en 2015,
impliquant 103 000 personnes
et 50 organisations
MYANMAR depuis 1995
208 salariés, 19 projets en 2015,
impliquant 41 700 personnes
VIETNAM depuis 1988
5 salariés,
5 projets et 1 étude en 2015,
impliquant 5 ONG locales et 900 ouvrières migrantes
AFRIQUE, OCÉAN INDIEN MADAGASCAR depuis 1988
158 salariés, 19 projets en 2015,
BURKINA FASO depuis 2003 impliquant 970 000 personnes
60 salariés, 13 projets en 2015,
impliquant 160 000 personnes MAURITANIE depuis 1991
64 salariés, 18 projets
BURUNDI depuis 2009 et 1 étude en 2015,
1 salarié, 1 projet en 2015, impliquant 355 000 personnes
impliquant 900 personnes
NIGER depuis 2006
CONGO depuis 2002 13 salariés, 2 projets en 2015,
14 salariés, 9 projets en 2015, impliquant 40 000 habitants,
525 000 habitants, 1 000 artisans et 180 apprentis 396 agents de santé et acteurs communautaires
GUINÉE depuis 1995 RDC depuis 1998
5 projets en 2015, 19 salariés, 3 projets en 2015,
impliquant 20 400 personnes impliquant 1 700 actifs agricoles et 150 familles
SÉNÉGAL depuis 1989
32 salariés, 6 projets,
1 étude et 3 recherches-actions en 2015,
impliquant 45 000 familles
TANZANIE depuis 2002
1 salarié, 2 projets en 2015,
impliquant 72 000 personnes, 16 900 exploitations
agricoles et 150 organisations de paysans de base
ACTIVITÉS
Zoom sur une
sélection de projets
APPROCHES le cadre du projet Actae du Cirad, qui générale du travail - CGT en France
MULTIPAYS permet de renforcer le partage d’ex- et la Vietnam General Confederation
périences et de connaissances entre of Labour - VGCL au Vietnam) dans la
les acteurs de l’agroécologie du Laos, mise en œuvre d’un projet sur le droit
Vietnam, Cambodge, Myanmar. En de travail. Pendant deux ans, il s’agira
2015, une revue des acteurs par pays de contribuer à l’appropriation par les
a été réalisée et les correspondants femmes migrantes de leurs droits au
nationaux ont été identifiés. En 2016, Vietnam et en France.
le site internet de l’alliance sera lancé,
un atelier national sera organisé dans Indications géographiques
chaque pays et les réseaux nationaux en Afrique
seront constitués.
Asie du Sud-Est : Alliance France-Vietnam : le droit, 2015 | Budget : 77 k€ | Financement :
pour l’apprentissage de vecteur de solidarités pour les AFD | Partenaire : Cible.
l’agroécologie (Alisea) femmes migrantes
Les indications géographiques (IG)
2015-2018 | Budget : 1,2 M€ | Finance- 2015-2017 | Budget : 102 k€ | Finance- sont un droit de propriété intellec-
ment : AFD | Partenaire : Cirad. ment : CFSI | Partenaires : CGT, VGCL. tuelle reconnu par l’Organisation
mondiale du commerce (OMC) et
« Dans la région du Mékong, l’agricul- Des problèmes similaires se posent visant à protéger les produits dont les
ture fait face à de nombreux défis (crise au Vietnam et en France pour les qualités spécifiques sont liées à leur
de fertilité des sols, migrations, dérè- femmes migrantes travaillant dans territoire de production. L’Oapi (Orga-
glements climatiques) auxquels l’agro- des emplois formels ou informels : nisation africaine de la propriété intel-
écologie peut apporter des solutions », accès à l’information sur les droits, lectuelle) est le seul organisme régio-
explique Pierre Ferrand, expert agri- les centres d’aide juridique, et le rôle nal (17 pays africains) de gestion de
culture du Gret au Laos. « Les initiatives de l’acteur syndical pour faire respec- la propriété intellectuelle disposant
agroécologiques existent ! Elles gagne- ter leurs droits. L’enjeu principal est d’un cadre juridique de protection
raient à être connues et reconnues d’identifier les problèmes communs spécialement conçu pour les IG. Les
auprès des organisations paysannes, en France et au Vietnam, et de réflé- IG permettent aux petits producteurs
des consommateurs et des pouvoirs chir ensemble à des outils de syndica- de protéger leurs savoir-faire pour les
publics. » C’est l’objectif de l’Alliance lisation et à une campagne pour faire productions traditionnelles, elles par-
pour l’apprentissage de l’agroécolo- mieux connaître l’aide juridique syn- ticipent donc à la promotion et à la
gie (Alisea), pilotée par le Gret dans dicale dans les deux pays. Il s’agit du valorisation de l’agriculture familiale.
premier partenariat du Gret avec des
acteurs syndicaux (la Confédération L’Oapi a conduit un programme d’ap-
pui à la mise en place d’indications
géographiques en Afrique (Pampi).
22 Rapport d’activités 2015 Gret
ACTIVITÉS
Le Gret a évalué ce programme et réa- l’Ouémé-Plateau ont bénéficié d’une BRÉSIL
lisé l’étude de faisabilité pour la mise phase de remise à niveau pour favo-
en place d’un nouveau projet d’appui riser leur obtention du Certificat de Gestion durable de la forêt et
à l’Oapi pour le développement des qualification professionnelle. de la biodiversité dans l’État de
Indications géographiques en Afrique. l’Amapá (Geflo)
En Mauritanie, un dispositif de for-
Bénin et Mauritanie : mation par alternance a été expéri- 2012-2016 | Budget : 4,7 M€ | Finance-
Développement de la formation menté pour préparer les jeunes au ment : FFEM | Partenaires : Conserva-
par apprentissage (Pafpa) Certificat de compétences, diplôme tion International (CI), État de l’Amapá.
d’État menant à l’exercice d’un
2011-2015 | Budget : 1,9 M€ | Finance- métier semi-spécialisé. 900 jeunes En 2006, une forêt d’État appelée Flota
ment : UE, AFD, Inap-FTP | Partenaires : de Nouakchott, Atar, Boghé et Rosso a été créée dans l’Amapá sur 2,4 mil-
BAA, Inap-FTP. ont été accompagnés vers 15 métiers, lions d’hectares. L’État souhaite faire
en partenariat avec six centres de for- de cette forêt un exemple de ges-
En Afrique subsaharienne, l’appren- mation, quatre organisations profes- tion durable, alliant production et
tissage traditionnel constitue souvent sionnelles et une centaine d’artisans. conservation de la biodiversité. Le
l’unique voie de professionnalisation Gret accompagne le gouvernement
pour les jeunes peu ou non scolari- Mauritanie et Sénégal : de l’État d’Amapá dans la consolida-
sés. « Dans le cadre du projet Pafpa, Acteurs locaux de l’assainis- tion de sa politique de conservation
le Gret soutient les États mauritanien sement et des déchets (Aladin) et de gestion de la biodiversité et dans
et béninois pour structurer ce mode l’aménagement de sa Flota. « L’État de
d’apprentissage par la mise en place 2013-2016 | Budget : 725 k€ | Finance- l’Amapá est spécifique en raison de son
de formations de type dual », indique ment : AFD, UE, Eau vive | Partenaire : important couvert forestier et de sa jeu-
Christine Uhder, experte en forma- Eau vive. nesse institutionnelle. Le défi consiste à
tion professionnelle au Gret. Au Bénin, maintenir l’intégrité de ses services éco-
820 jeunes dans 14 communes de Dans les bourgs de 5 000 à 30 000 systémiques avec la participation des
habitants au Sénégal et en Maurita- communautés, tout en dégageant des
MYANMAR / BRÉSIL / MADAGASCAR © Gret nie, l’absence ou le dysfonctionne- revenus pour les communautés et l’État »
REMISE DU CERTIFICAT DE COMPÉTENCES ment des services d’assainissement explique Elektra Rocha, experte forêt
sont fréquents et engendrent des au Gret. En 2015, le nouveau gouver-
À UNE APPRENTIE EN MAURITANIE, risques sanitaires. Dans le cadre du nement a mis en place son équipe,
PROJET PAFPA © Christine Uhder projet Aladin, le Gret renforce les com- le fonds fiduciaire pour la gestion du
munes dans leur rôle de maîtrise d’ou- corridor de biodiversité a été créé, et
vrage pour offrir des services durables le dialogue avec la société civile s’est
et performants. poursuivi. L’appel d’offres des conces-
sions forestières a été republié et une
« Nous collaborons avec les com- étude a permis d’identifier les straté-
munes d’Ourossogui et de Diawara gies d’attractivité de la filière bois. ❚❚
sur toute la filière de l’assainissement
pour améliorer et pérenniser l’accès aux www.gret.org/les-pays/
infrastructures et services des habitants. representations/bresil
Aujourd’hui, à Ourossogui, un plan
directeur d’assainissement a été validé
par la commune et est en cours d’appli-
cation. À Diawara, le service de gestion
des déchets est fonctionnel et la gestion
des eaux pluviales au niveau de la gare
routière est en cours de mise en œuvre »
explique Babacar Gueye du Gret au
Sénégal. Les décharges sauvages et
le manque de capacités des collecti-
vités pour gérer sur le long terme les
services développés restent les défis
de demain. ❚❚
23Gret Rapport d’activités 2015
ACTIVITÉS
BURKINA FASO Résilience des populations
pauvres et sécurité alimentaire
dans le Mouhoun (Repam)
2013-2017 | Budget : 2,1 M€ | Finance-
ment : UE | Partenaire : Fepab.
Marketing social en La région de la Boucle du Mouhoun
assainissement familial total est caractérisée par un taux de malnu-
(Sanya Kagni) trition chronique élevé (27,8 %) bien
que la production agricole soit abon-
2014-2017 | Budget : 3,3 M€ | Finance- dante. Le Gret, en partenariat avec
ment : UE, Ville de Paris | Partenaires : une organisation de producteurs, la
Eau vive, iDE. Fepab, appuie les paysans les plus vul-
nérables afin de renforcer leur rési-
La situation de l’assainissement en lience, tout en les sensibilisant aux
milieu rural reste préoccupante (défé- bonnes pratiques alimentaires.
cation en plein air et méconnaissance
des règles d’hygiène et d’assainisse- « Il s’agit d’un projet innovant inté-
ment). Le Gret travaille pour un accès grant sécurité alimentaire et nutrition,
durable à l’hygiène et à l’assainisse- qui repose sur une approche ciblant en
ment dans dix communes de l’Ouest priorité les ménages les plus pauvres »
du Burkina Faso. Il a mis au point explique Ousmane Ouédraogo, chef
des latrines solides et hygiéniques du projet au Gret. En 2015, le Gret
sensiblement moins chères que les a renforcé les capacités de produc-
latrines classiques et met en place une tion de 1 422 agriculteurs (forma-
démarche marketing social de l’as- tions techniques, intrants agricoles),
sainissement dans le cadre du pro- a mis en place 51 champs écoles et
jet Sanya Kagni. Quatre opérateurs a appuyé 147 élevages, 8 unités de
économiques locaux sont formés et transformation de produits forestiers
appuyés dans une activité de produc- non ligneux et deux unités de produc-
tion et de vente de latrines Yilemdé. tion de farines infantiles. Les sensibili-
« Je m’investis totalement dans cette sations à la nutrition ont touché plus
activité car elle est rentable et crée de 8 000 personnes.
une dynamique économique dans
ma commune » témoigne Barri Ibra- La téléphonie mobile au
hima, gérant de la boutique Yilemd- service de la santé maternelle et
raaga de la ville de Fara. Une fois l’ac- infantile dans l’Est (Mobisan)
tivité de vente de latrines établie, les
Yilemd-raaga envisageront d’élargir 2015-2017 | Budget : 1,1 M€ | Finance-
leur gamme de produit d’assainisse- ment : AFD | Partenaires : Djantoli, ABF,
ment avec l’appui du Gret. Apac Fandima.
SANIMARCHÉ DE POURA AU BURKINA FASO 72 % des Burkinabé sont abonnés à la
PROJET SANYA KAGNI © Gret téléphonie mobile : une opportunité
pour améliorer la santé des commu-
nautés. Le Gret expérimente trois ser-
vices de santé par téléphonie mobile
dans la province du Gourma : un ser-
vice de suivi sanitaire continu à domi-
cile des enfants de moins de cinq ans,
un service de sensibilisation aux pra-
tiques sanitaires et nutritionnelles,
24 Rapport d’activités 2015 Gret
ACTIVITÉS
et un suivi du parcours de soins des nisation dont il a appuyé l’émergence.
enfants malnutris aigus. En 2015, 200 L’activité d’Amret s’est considérable-
familles se sont abonnées au premier ment développée jusqu’à atteindre
service de suivi à domicile. 250 SMS et 300 000 clients dans 5 900 villages pour
messages voix ont été conçus pour la un encours de crédits de 300 millions
sensibilisation et leur diffusion a été de dollars fin 2014. En 2015, 25 ans plus
testée auprès de 100 familles via une tard, le Gret a cédé ses parts (20 %) à
application logicielle d’envoi en masse un consortium de partenaires et à l’as-
de messages, développée localement. sociation de salariés Botta. « Le Gret a
« Le Gret contribue à promouvoir l’uti- joué un rôle important dans le dévelop-
lisation des Technologies de l’informa- pement d’Amret, en tant qu’assistant
tion et de la communication (Tic) appli- technique, actionnaire et en contribuant
quées à la santé au Burkina Faso. Un à la stratégie d’Amret » témoigne Pha-
cadre de concertation des acteurs Tic larin Chea, directeur d’Amret. « Cette
et santé chapeauté par le ministère de expérience démontre l’utilité de l’aide
la Santé a vu le jour » témoigne Estelle publique au développement pour
Juré, cheffe du projet au Gret. ❚❚ expérimenter des modèles dont la fina-
lité sociale ne peut survivre par la seule
www.gret.org/les-pays/ logique du marché », remarque Olivier
representations/burkina-faso Bruyeron, directeur général du Gret.
CAMBODGE Santé pour tous : soutenir
les opérateurs de la protection
sociale santé (I-Hop)
2014-2016 | Budget : 303 k€ | Finan-
cement : Find, Fondation Sanofi Espoir |
Partenaires : SHPA, FHD.
Désengagement de Malgré des progrès en termes d’indica-
l’Institution de microfinance teurs de santé, 60 % des dépenses de
Amret, 25 ans après santé reposent encore sur les épaules
des Cambodgiens, avec des consé-
En 1991, le Gret a démarré au Cam- quences sur les économies familiales.
bodge un projet de microfinance pour Les dispositifs de protection sociale
favoriser le développement d’activi- santé (PSS) sont clés pour lutter contre
tés génératrices de revenus pour les la pauvreté. Le projet I-Hop s’inscrit
populations vulnérables. En 2000, le dans la continuité du travail du Gret
projet s’est institutionnalisé sous la depuis 10 ans dans le domaine de la
forme d’une institution de microfi- PSS au Cambodge. Il s’agit d’appuyer
nance, Amret. Le Gret est devenu pour la professionnalisation des opérateurs
la première fois actionnaire d’une orga- locaux de PSS à qui le Gret a transféré
des activités de micro-assurance du
secteur informel et de conduire des
actions d’éducation à la santé auprès
des usagers d’un fonds d’équité pour
renforcer leur accès aux soins.
En 2015, neuf opérateurs de la Social
Health Protection Association (SPHA)
ont été renforcés en matière de ges-
tion comptable et l’opérateur Family
Health Development (FHD) a été
25Gret Rapport d’activités 2015
ACTIVITÉS
appuyé dans la promotion d’un ser- de nouveaux services (formation in situ,
vice de micro-assurance santé pour gestion accompagnée, etc.), pour garan-
le secteur informel. 2 000 familles ont tir un accès à une eau potable, de qua-
bénéficié d’actions de sensibilisation lité, en quantité et à un prix abordable
en santé materno-infantile. pour tous les Cambodgiens » témoigne
Yi Sokkol, directeur d’Isea. ❚❚
Innovations pour des services www.gret.org/les-pays/
d’eau et d’assainissement representations/cambodge
améliorés (Isea)
2012-2015 | Budget : 787 k€ | Finance- CONGO
ment : Fonds Suez initiatives, Find, Unicef,
Région Nord-Pas-de-Calais | Partenaires : Gestion des services de base
Aquassistance, Isea. à Dolisie (Promaiss)
Près de 400 petites entreprises ont 2011-2015 | Budget : 634 k€ | Finance-
investi dans l’approvisionnement en ment : UE, Mairie de Dolisie, Fonds Suez
eau potable dans les petits bourgs initiatives, Find.
urbains du Cambodge. Le Gret accom-
pagne depuis 15 ans la structuration À Dolisie, troisième ville du Congo
du secteur et la professionnalisation avec plus de 100 000 habitants, la
de ces entreprises. Dans le cadre du question des déchets était préoccu-
projet Pisea, l’entreprise sociale Isea pante : 40 dépotoirs anarchiques, obs-
(Innovative Services Engeneering and truction des canaux d’eaux, incinéra-
Advisory) a vu le jour et s’est institu- tions, accroissement du paludisme
tionnalisée pour offrir des services et de la typhoïde. En 2011, après plu-
à ces petits entrepreneurs : travaux sieurs expérimentations infructueuses
d’ingénierie, de construction, conseil, de délégation du service de collecte,
formation, intermédiation bancaire. la Commune de Dolisie s’est tournée
Depuis 2012, 20 entrepreneurs ont fait vers le Gret pour tester un dispositif en
confiance à Isea. En 2015, Isea compte régie. Le projet s’est terminé fin 2015
un chiffre d’affaires de près de 110 000 avec un service de pré-collecte des
euros et une équipe de 15 personnes.
« Nous souhaitons conforter notre posi-
tionnement d’entreprise innovante par
SUIVI DE TRAVAUX POUR L’IMPLANTATION
D’UNE STATION DE TRAITEMENT AU
CAMBODGE, PROJET ISEA © Gret
PRÉCOLLECTE DES DÉCHETS À DOLISIE AU
CONGO, PROJET PROMAISS © Renaud Colombier
26 Rapport d’activités 2015 Gret
ACTIVITÉS
déchets pour 15 000 habitants dans PS-Eau, le Gret et l’Ircod ont réalisé une
cinq quartiers. « Le Gret a réalisé un dia- étude sur le potentiel de l’assainisse-
gnostic sur les déchets et un plan d’ac- ment non collectif sur l’île. L’enjeu était
tion concerté à quatre ans. Ce projet a de voir si leurs méthodes dans des pays
permis de mettre en place une instance en développement et en particulier à
de concertation, une aire de transit, le Madagascar pouvaient répondre au
matériel de pré-collecte et un site tem- défi de Mayotte à des coûts plus faibles,
poraire de mise en décharge. Les ser- en s’appuyant sur des artisans locaux et
vices municipaux ont été réorganisés, les sur une part d’autoconstruction par les
agents municipaux formés et les habi- habitants. « L’étude a confirmé ce poten-
tants sensibilisés », résume Florian Mar- tiel et relevé une histoire d’auto-construc-
chadour, chef du projet au Gret. Un tion réussie (la case Sim). Un projet pilote
nouveau projet démarre en 2016 pour visant à explorer ces pistes a été monté
étendre et consolider le dispositif. ❚❚ et reste en attente de financement »
indique Mathieu Le Corre, expert eau
www.gret.org/les-pays/ et assainissement du Gret.
representations/congo
Urbanisme durable dans les
territoires d’outre-mer
FRANCE 2015-2016 | Budget : 108 k€ | Finan-
cement : Ademe | Partenaires : I Care &
Consult, H3C Caraïbes, Atelier Villes et
Paysages.
PROJET JANG JUB TEKKI AU SÉNÉGAL Étude sur l’assainissement Le Gret s’est associé à trois cabinets
© Pape Cheikh Fall non collectif à Mayotte de conseils pour élaborer un guide
sur l’approche environnementale de
2015 | Budget : 5 k€ | Financement : l’urbanisme en outre-mer (AEU2),
PS-Eau et ARS-OI | Partenaire : Ircod. en réponse à une commande de
l’Ademe. L’AEU est un dispositif métho-
Le département français de Mayotte dologique et opérationnel phare de
souffre d’un accès à l’assainissement l’Ademe, visant à atteindre les objec-
insuffisant. En 2012, un peu moins tifs de développement durable (ODD)
de deux tiers des résidences prin- dans la planification et l’aménagement
cipales n’avaient pas de toilettes. urbains. Le guide vise à adapter cette
Les solutions proposées, basées en démarche aux spécificités des terri-
grande partie sur le tout-à-l’égout, toires ultra-marins, pour les décideurs
sont chères et pas complètement et porteurs de projets. Le Gret apporte
financées. À la demande de l’Agence sa connaissance de la Guyane et des
régionale santé de l’océan Indien et du problématiques d’urbanisation infor-
melle dans les territoires d’outre-mer.
« Le guide propose six leviers et huit
thématiques d’actions. Il comprend de
nombreuses fiches outils et retours d’ex-
périences pour valoriser ce qui se fait
déjà dans ces territoires et en diffuser
les enseignements » explique Renaud
Colombier, expert urbain au Gret. ❚❚
www.gret.org/les-pays/
representations/france
27Gret Rapport d’activités 2015
ACTIVITÉS
GUINÉE locaux, pour améliorer les revenus
des ménages ruraux et l’approvision-
nement des centres urbains. Kerfalla
Camara, directeur exécutif de la MGE,
partenaire du Gret, explique : « Grâce
à des ateliers régionaux et nationaux,
nous avons accompagné l’élaboration
concertée de guides des bonnes pra-
tiques pour les deux filières. Pour le riz, ce
travail a abouti à la validation intermi-
nistérielle d’une charte nationale. Dans
le cadre de la réponse à l’épidémie Ebola,
des groupements ont pu approvisionner
le Programme alimentaire mondial des
Nations unies en riz de qualité. »
Soutien des organisations Assistance technique à la
des filières riz et huile de palme Direction nationale du Génie
en Guinée forestière (Acorh) rural (Riz Basse Guinée)
2013-2015 | Budget : 873 k€ | Finance- 2015-2016 | Budget : 170 k€ | Finance-
ment : UE, AFD, CFSI - FdF | Partenaires : ment : AFD | Partenaire : DNGR.
MGE, Bureau Stratégie et développement
du ministère de l’Agriculture. En tant que plus grande contribution
à la réduction de la pauvreté, la rizicul-
Les filières riz et huile de palme contri- ture fait l’objet d’une stratégie natio-
buent fortement à l’alimentation des nale d’appui par le gouvernement. Le
Guinéens, à la création de valeur ajou- Gret fournit une assistance technique à
tée et d’emploi. Pourtant, la demande la Direction nationale du Génie rural du
est encore insatisfaite : 25 % du riz et ministère de l’Agriculture (DNGR) pour
18 % de l’huile de palme sont impor- la finalisation des travaux d’aménage-
tés. Les objectifs du projet dans les ments collectifs pour la culture du riz
préfectures de N’Zérékoré, Lola et de mangrove (formations, contrôle et
Beyla sont d’accroître la production suivi des travaux), la gestion, entretien
et la compétitivité de ces produits et maintenance des aménagements
(formations, système d’information
géographique, atelier national sur les
rôles des parties prenantes et la mise
en place d’un fonds d’entretien). Il a réa-
lisé un diagnostic et des formations sur
la planification et gestion financière.
« Les investissements de la DNGR ne
seront pérennes qu’à la condition que
les organisations en charge de la ges-
tion aient les moyens et les compé-
tences nécessaires pour l’entretien des
infrastructures », avertit Patricia Toe-
len, expert en gestion des ressources
naturelles au Gret. ❚❚
www.gret.org/les-pays/
representations/guinee
28 Rapport d’activités 2015 Gret
ACTIVITÉS
HAÏTI Services innovants
d’assainissement en milieu
urbain (Siamu/Jefakaf)
2014-2016 | Budget : 1,1 M€ | Finan-
cement : AFD, UE | Partenaire : Snelak.
VISITE, PAR UNE ANIMATRICE DU PROJET Aménagement et Le Gret développe un modèle inno-
COLIBRI, DES RÉALISATIONS DU GROUPEMENT reconstruction du quartier de vant de service de collecte des déchets
PRÉSIDÉ PAR L’ASSOCIATION COTEPREH À Baillergeau à Port-au-Prince adapté aux contraintes physiques et
SAVANN PISTACH À PORTAUPRINCE HAÏTI (Areba) socio-économiques des quartiers de
© Virginie Rachmuhl Port-au-Prince. La concertation entre
2012-2016 | Budget : 4 M€ | Finance- acteurs a permis en 2014 la création
EXTRACTION TRADITIONNELLE DE L’HUILE ment : UE, AFD, FdF | Partenaire : UCLBP. du Sèvis Jesyon Fatra (SJF), une entre-
DE PALME EN BASSE GUINÉE, PROJET ACORH prise sociale communautaire qui
© Pierre Ferrand Baillergeau est un quartier précaire de assure la collecte des déchets ména-
Port-au-Prince, dont les habitations gers dans la zone de Carrefour Feuilles
ont été détruites à 58 % lors du séisme grâce à un modèle économique basé
de 2010. Depuis 2013, un Centre d’ap- sur la prévente de sachets plastiques.
pui à la reconstruction assiste les habi- Les stratégies d’animation et de com-
tants pour la reconstruction ou le ren- munication, ainsi que le financement
forcement de leur maison. de microprojets d’élimination de
dépôts sauvages, ont permis au ser-
En 2015, 60 nouveaux chantiers ont vice d’émerger et d’améliorer le cadre
été lancés et 65 terminés, portant à de vie des habitants.
85 le nombre total de chantiers ter-
minés. 90 maçons, 20 ingénieurs et « La gestion des déchets suppose aussi
30 producteurs de parpaings ont un processus de changement de com-
été formés. Le Gret a fait connaître le portements auquel la communauté
schéma d’aménagement aux habi- n’était pas habituée, cela a demandé
tants. Huit nouveaux espaces publics beaucoup d’efforts, de conviction et
ont été aménagés par des associations d’outils que le Gret et les acteurs du pro-
ou entreprises locales afin d’amélio- jet ont développé ensemble pour susci-
rer l’accessibilité et l’image du quar- ter l’intérêt de la population » témoigne
tier. Au total, 16 aménagements ont Jean Bony Luxamma, le gestionnaire
été réalisés. de l’entreprise SJF.
« L’Unité de construction de logements Concertations locales pour
et de bâtiments publics (UCLBP) a tiré des initiatives de base
une première application concrète de renforcées et intégrées (Colibri)
sa nouvelle politique nationale du loge-
ment et de l’habitat, et publié une direc- 2014-2016 | Budget : 1,33 M€ | Finan-
tive invitant les bailleurs de fonds à s’ap- cement : UE, FdF, AFD | Partenaires :
puyer sur la méthodologie du Gret », Adema, ID.
témoigne Antoine Ciguene, chef du
projet au Gret. Depuis 20 ans, les organisations de la
société civile (OSC) se sont multipliées
en Haïti, en particulier dans les zones
défavorisées, en l’absence de poli-
tiques adaptées et d’actions des pou-
voirs publics. Le projet Colibri a pour
objectifs d’encourager la concertation
entre OSC et autorités locales autour
29Gret Rapport d’activités 2015
ACTIVITÉS
des enjeux prioritaires des territoires une ville en forte croissance qui compte
(sécurité alimentaire, désenclavement, près de 100 000 abonnés. Les pro-
aménagement urbain, électricité) et grès sur la gestion patrimoniale n’ont
de mettre en place un fonds d’appui pas été accompagnés d’un renforce-
à leurs initiatives. Le Gret, Adema et ment de ses pratiques commerciales
ID travaillent chacun sur un territoire : et financières et ses performances se
la zone métropolitaine de Port-au- détériorent. Un travail de mise à plat
Prince, le Bas Nord-Ouest et le Haut des procédures internes de gestion
Nord-Ouest. En 2015, 48 projets ont comptable et financière a été réalisé
été sélectionnés. « Le point fort du pro- par le Gret en 2015, en associant tous
jet, c’est la réalisation des activités par les services de la Régie. Il s’agit d’initier
les organisations de base », explique le changement de l’intérieur en s’adap-
Fanatis Saint Sauveur, chef de projet tant aux besoins et pratiques.
au Gret, « la maîtrise d’ouvrage com-
munautaire permet de travailler dans « La modernisation de nos pratiques de
les quartiers où il est le plus difficile d’en- gestion est importante pour répondre à
trer. On arrive à faire d’énormes choses la demande en eau croissante dans la
avec de faibles moyens. » ❚❚ capitale. La mobilisation d’une expertise
extérieure nous permettra d’atteindre nos
www.gret.org/les-pays/ objectifs de couverture du réseau tout en
representations/haiti maintenant la qualité de notre service »,
précise Khampheuy Vongsakham-
phoui, directeur de la Nampapa.
LAOS Développement du secteur
du bambou dans la province
de Houaphanh
2010-2016 | Budget : 1,8 M€ | Finan-
cement : AFD, UE, Fondation Ensemble,
Oxfam, SDC | Partenaires : SNV, NUoL,
FSRC/Nafri, départements techniques de
la Province.
Approvisionnement en eau 63 % de la population dépendent
potable à Vientiane (Madevie II) de produits forestiers pour vivre et
se nourrir. Pourtant, les forêts ne
2015-2016 | Budget : 81 k€ | Finance- couvrent plus que 40 % du territoire
ment : AFD | Maître d’ouvrage : Nam- lao contre 70 % en 1940, à cause du
papa de Vientiane. développement des concessions et
des plantations agro-industrielles.
Depuis 2009, le Gret appuie la Régie des Le Gret appuie le développement de
eaux de Vientiane (Nampapa Nakang cinq filières de bambou dans trois dis-
Luang) dans l’amélioration de sa ges- tricts de la Province de Houaphanh.
tion comptable et financière. La Nam- Il accompagne la planification terri-
papa approvisionne en eau potable toriale villageoise, la gestion et sécu-
risation des forêts naturelles et des
plantations de bambous, la structu-
ration des filières et les politiques
publiques. 4 400 hectares de forêts ont
RÉPARATION D’UNE FUITE D’EAU
PAR LA SOCIÉTÉ DES EAUX DE VIENTIANE,
PROJET MADEVIE AU LAOS © Fanny Buffandeau
30 Rapport d’activités 2015 Gret
ACTIVITÉS
été alloués aux communautés pour sonnes d’avoir un assainissement adé-
une gestion axée sur la commerciali- quat. 300 familles à très bas revenus
sation et 29 techniciens villageois ont ont été accompagnées. 24 vidangeurs
été formés. En 2015, 2 860 familles de ont été formés pour assurer le fonc-
70 villages ont généré un revenu de tionnement de quatre services de
537 000 dollars. « La Stratégie provin- vidange dans trois communes. Quatre
ciale 2016-2020 permet l’appui au sec- stations de traitement des boues de
teur bambou. La création d’un centre vidange ont été construites avec des
de service et une stratégie bambou au communes partenaires qui assurent
niveau national seront nécessaires pour la maîtrise d’ouvrage.
consolider le secteur » explique Sara
Melki, cheffe de projet au Gret. ❚❚ « Si les résultats sur l’accès aux toilettes
ont été atteints, des défis restent à rele-
www.gret.org/les-pays/ ver sur la pérennisation des services de
representations/laos vidange et de traitement », explique
Michel Andriamifidy, chef de projet
au Gret. « En 2016, nous allons appuyer
les maîtres d’ouvrages dans la gestion, le
suivi et le contrôle des services. »
MADAGASCAR Appui à la santé maternelle
et infantile (Pasmi)
2014-2017 | Budget : 640 k€ | Finance-
ment : AFD | Partenaires : Consortium
mené par MdM, avec Santé Sud, ACF, HI,
Mouvement français pour la planification
familiale, ministère malgache de la Santé.
Services d’assainissement Ces 15 dernières années, les indica-
adaptés à l’agglomération teurs sanitaires de Madagascar se sont
d’Antananarivo (Miasa) dégradés, avec des taux de mortalité
maternelle et infantile loin des objec-
2012-2016 | Budget : 770 k€ | Finance- tifs fixés par les OMD. Pour contribuer
ment : UE, AFD, Grand Lyon, Veolia Eau | à réduire la mortalité maternelle et
Partenaires : Enda Océan Indien, communes. infantile, le Gret mène en consortium
avec cinq autres ONG le projet Pasmi
À Antananarivo, 30 % des familles dans les régions d’Itasy et Bongolava.
utilisent des latrines hygiéniques et
des vidangeurs manuels informels Le Gret est chargé de la formation du
déversent les boues fécales sans traite- personnel soignant en prévention de
ment dans la nature. Le Gret et Enda OI la malnutrition, du renforcement du
expérimentent depuis 2012 des solu- système de santé communautaire, de
tions innovantes sur l’ensemble de la la sensibilisation en santé maternelle
filière. Cinq sanimarchés Diotontolo et infantile dans 15 communes rurales
ont été créés pour vendre des toilettes touchant plus de 250 agents commu-
hygiéniques et ont permis à 7 500 per- nautaires. En 2015, les actions de mobi-
lisation communautaire menées par
ces agents avec les animateurs du
Gret ont permis de toucher 20 000
femmes. Le Gret teste des caisses de
solidarité pour la prise en charge des
frais de transport en cas de référence
en urgence pour les femmes enceintes.
31Gret Rapport d’activités 2015
ACTIVITÉS
Amélioration de la sécurité MAURITANIE
alimentaire et des revenus
agricoles (Asara)
2014-2017 | Budget : 1,66 M€ | Finan-
cement : UE, CRS | Partenaire : CTAS.
Le Gret renforce la capacité des agro- Appui aux initiatives des
éleveurs du district d’Ambovombe, au communes en hydraulique et
sud de Madagascar, à mettre en œuvre assainissement (Aicha II)
des techniques d’agriculture inno-
vantes dans cette zone semi-aride. 2011-2015 | Budget : 2,7 M€ | Finance-
ment : UE, Sedif, AESN, Apaus, PS-Eau,
En 2015, le Gret et le CTAS ont amé- Vert-Saint-Denis, OMVS, Évry-Gregy |
nagé 250 hectares en 14 sites agro- Partenaires : Tenmiya, communes.
écologiques comprenant des dispo-
sitifs de lutte anti-érosive éolienne La phase 2 du projet Aicha s’est ter-
(brise-vent) et hydriques (barrières minée en 2015, après cinq ans d’acti-
végétales fourragères et pérennes) vités visant à améliorer l’accès à l’eau
avec des cultures résistantes à la potable et à l’assainissement dans les
sécheresse qui présentent des inté- communes de Rosso, Dar El Barka, Keur
rêts alimentaires pour les humains Macène, Tekane et Ndiago. Il s’agis-
(mil, pois d’Angole, konoke, moringa) sait de responsabiliser les communes
ou pour les animaux (brachiaria, dans le développement de leur terri-
mucuna). 491 personnes cultivent toire. 25 000 personnes ont nouvelle-
ces sites. ment accès à un service d’eau potable,
12 000 personnes et 30 écoles un accès
Un appui organisationnel est apporté à un assainissement amélioré.
au Centre de service agricole d’Am-
bovombe pour l’aider à développer
ses compétences et améliorer ses
résultats. ❚❚
www.gret.org/les-pays/
representations/madagascar
LA PLATEFORME MULTIFONCTIONNELLE SOLAIRE DE DAR EL BARKA,
PROJET ERUDI EN MAURITANIE © En haut !
SENSIBILISATION SUR CHAMP ÉCOLE, PROJET ASARA À MADAGASCAR © Fabrice Lhériteau
32 Rapport d’activités 2015 Gret
ACTIVITÉS
Le Gret a développé plusieurs appro- MYANMAR
ches en matière de planification com-
munale sectorielle (PCHA), de marke-
ting de l’assainissement et des stations
de potabilisation. Des cahiers de capi-
talisation tirant les enseignements de
ces expériences ont été produits et
sont disponibles sur www.gret.org.
Une troisième phase permettra de
poursuivre le renforcement des
acteurs (directions de l’Eau et de l’As-
sainissement, Autorité de régulation,
gestionnaires des services, communes
et représentants des usagers).
Électrification rurale décen- Développement agricole
tralisée interrégionale (Erudi) dans le Delta
2011-2016 | Budget : 3,5 M€ | Finan- Delta RISE : 2015-2018|Budget : 3,9 M US$|
cement : UE, Apaus | Partenaires : Financement : Lift|Partenaire : WHH.
Tenmiya, Ecodev.
MyCulture : 2015-2018 | Budget :
3 000 villages mauritaniens n’ont pas 1,3 M US$ | Financement : Lift | Parte-
accès à l’électricité. Le Gret a installé naires : Worldfish, Pact, Nag, Département
des plates-formes multifonctionnelles de la Pêche.
à partir de l’énergie solaire, permet-
tant de fournir l’électricité à 56 000 usa- Promouvoir des techniques d’irriga-
gers dans 79 villages de 21 communes tion innovantes au Myanmar et au
rurales du Brakna, de l’Assaba, du Gor- Cambodge : 2014-2016 | Budget :
gol et du Tagant. Ces plates-formes 450 k€ | Financement : Fondation Louis
permettent le développement d’activi- Dreyfus, Find.
tés économiques à travers la transfor-
mation de produits locaux, l’artisanat, Présent dans le Delta de l’Ayeyarwaddy
le froid, l’éclairage, l’audiovisuel et la depuis 2008, l’action du Gret a évolué
téléphonie mobile. Après la construc- d’une logique de post-urgence à la
tion des 70 bâtiments et la mise en suite du cyclone Nargis qui a sévè-
place des comités d’usagers assurant rement affecté les systèmes écono-
le suivi des services, deux déléga- miques et productifs de la zone, à
taires de services ont mis en exploita- l’appui au développement durable.
tion 56 plates-formes et 336 micro- En 2015, à travers trois projets, il
entrepreneurs ont été formés à la ges- appuie 2 000 familles par des ser-
tion technique et financière en 2015. vices de conseil technique (en agri-
culture, élevage et aquaculture) et des
Les activités se poursuivront en 2016, organisations de producteurs qui dis-
pour un accès à l’énergie de 77 000 pensent des services sur l’ensemble
personnes. Les enseignements seront de la filière riz, culture principale de la
transmis à l’État mauritanien qui pro- région (semences et intrants de qua-
jette d’étendre le dispositif dans le lité, commercialisation collective).
cadre d’un programme national de
plates-formes. ❚❚ « Nous avons développé une approche
complémentaire, intégrée et participa-
www.gret.org/les-pays/ tive pour couvrir les besoins diversifiés
representations/mauritanie des familles du Delta (agriculteurs et
sans-terre) » précise Prémila Masse,
cheffe de projet au Gret.
33Gret Rapport d’activités 2015
ACTIVITÉS
Approches durables pour une de Sagaing. Ce projet s’appuie sur l’ex-
nutrition améliorée (Sustain) périence de Chin MFI (État du Chin)
et la connaissance de cette zone du
2012-2015 | Budget : 336 k€ | Finan- fait de l’intervention du Gret depuis
cement : UE | Partenaires : ACF, WHH, 2011 sur des projets de développe-
Gold Power. ment agricole. Fin 2015, le projet sou-
tenait 4 200 emprunteurs à Monywa
L’apport nutritionnel limité de l’ali- et Yinmabin et travaillait sur l’ouver-
mentation « faite maison », l’accès ture d’une troisième agence à Budalin.
limité à une alimentation de com- D’ici fin 2016, le Gret espère accompa-
plément de qualité, et le manque de gner plus de 7 000 emprunteurs dans
connaissances contribuent à la mal- ces trois localités. ❚❚
nutrition des enfants de moins de
deux ans. Le Gret travaille en par- www.gret.org/les-pays/
tenariat avec le secteur privé local representations/myanmar
pour développer et commercialiser
une offre d’alimentation de complé- NIGER
ment abordable, correspondant aux
normes internationales de qualité, et
adaptée aux besoins des enfants de 6
à 23 mois : la farine infantile May May
Mitta a été lancée sur le marché en
2015. Le Gret sensibilise également
les mères et les soignants aux bonnes
pratiques de soins et d’alimentation.
« Le Gret contribue à améliorer les deux
piliers de la sécurité alimentaire : la dis-
ponibilité de l’alimentation et sa bonne
utilisation, en augmentant l’accès à des
aliments de complément de qualité et
en menant des activités d’éducation
nutritionnelle » explique le chef de
projet du Gret, Thura Kyaw.
Création d’une institution de Prévention de la malnutrition
microfinance dans la Dry Zone des femmes et des enfants
(Nutriniger)
2013-2016 | Budget : 2,5 M US$ | Finan-
cement : Lift. 2013-2015 | Budget : 410 k€ | Finance-
ment : Fida, Usaid, Pam | Partenaires :
D’après l’étude Finscope publiée en Misola, CRS, municipalités, directions
2014, 20 % de la population au Myan- départementales du Génie rural et de l’Édu-
mar ont accès aux services finan- cation, Gage, Care, Icrisat, groupements
ciers formels. L’offre formelle de ser- féminins, communes.
vices financiers adaptés en faveur
de ménages pauvres a pour objectif Les prévalences de malnutrition
de diversifier et sécuriser différentes continuent d’augmenter au Niger.
sources de revenus, leur permettant Pour contribuer à prévenir la malnu-
ainsi de lutter contre la pauvreté et trition dans le pays, le Gret a appuyé
l’insécurité alimentaire. Depuis fin le développement de trois unités de
2013, le Gret intervient en micro- production de farine infantile forti-
finance en zone rurale dans la région fiée répondant aux normes de qua-
34 Rapport d’activités 2015 Gret
ACTIVITÉS
lité internationales et accessible à limitant la déforestation des forêts
moindre coût. Il a sensibilisé 36 000 impactées par la croissance urbaine
personnes sur l’alimentation et la nutri- et le charbonnage. « Un périmètre
tion du jeune enfant et a formé 396 agroforestier de 2 000 hectares a vu
agents de santé et acteurs communau- le jour et la valorisation des savanes
taires, ainsi que 80 femmes de groupe- arborées dégradées devient une réalité
ments en charge des unités de produc- à Kipushi avec 250 hectares déjà plan-
tion. Suite à des actions dédiées aux tés. Cet aménagement vise à sédenta-
adolescent(e)s, la prévalence de l’ané- riser 150 familles dans des lots indivi-
mie baisse chez les élèves de Mirriah duels convertis en agroforêts avec la
(61,7 % à 59,9 % chez les garçons et plantation d’arbres à croissance rapide
de 63 % à 57,9 % chez les filles). Huit en lignes alternées avec les cultures
tonnes de farines infantiles ont été vivrières, et destinées au bout de 10 ans
commercialisées et consommées en à la production de charbon de bois »
2015. Hainikoye Issa Moussa, repré- explique Emmanuel Buovolo, repré-
sentant du Gret au Niger témoigne : sentant du Gret en RDC.
« L’approche du Gret permet de contri-
buer à lutter contre la malnutrition et En 2015, 10 dépôts de stockage et 35
aussi de mettre en lien les producteurs nouvelles maisons ont été construits
de céréales et de farines. » ❚❚ par les exploitants selon une tech-
nique d’écoconstruction limitant
www.gret.org/les-pays/ l’empreinte écologique. Les familles
representations/niger ont réalisé 140 nouveaux hectares
de plantations agroforestières et se
sont engagées dans une organisation
paysanne via des comités de gestion
des sites agroforestiers.
RÉPUBLIQUE Définition du mécanisme
DÉMOCRATIQUE de partage des bénéfices issus
DU CONGO de la Redd+
2015-2016 | Budget : 73 k€ | Finance-
ment : Banque mondiale.
SENSIBILISATION AUX BONNES PRATIQUES Agroforêts pour le En 2014, le Fonds carbone du Fonds
DE NUTRITION AU NIGER © Gret développement de Kipushi de partenariat pour le carbone fores-
(Afodek) tier (FCPF) de la Banque mondiale a
approuvé la note indicative du pro-
2012-2017|Budget : 3,05 M€|Finance- gramme de réductions d’émissions de
ment : UE, CPP|Partenaires : CPP, Nature+. Maï-Ndombe. Cela a ouvert une nou-
velle phase pour le développement
Le Gret contribue à améliorer la sécu- de ce programme et pour la Redd+
rité alimentaire et les revenus des en RDC (réduction des émissions liées
habitants du Haut Katanga, tout en à la déforestation et à la dégradation
des forêts). Le Gret a réalisé une étude
sur la question du partage des béné-
fices pour le ministère de l’Environne-
ment et du Développement durable
congolais. Il a réalisé une revue d’expé-
riences nationales et internationales,
consulté les parties prenantes sur les
principes de partage des bénéfices
35Gret Rapport d’activités 2015
ACTIVITÉS
acceptables, et accompagné la cel-
lule nationale Redd dans la rédaction
du document de programme. Judi-
caël Fétiveau, expert en gestion des
ressources naturelles au Gret, fait le
point sur l’avancement de cette étude
en 2015 : « Le Gret a produit les lignes
directrices, un plan de partage des béné-
fices indicatif, une revue du cadre juri-
dique et un appui à la rédaction des sec-
tions juridiques. »
Filières agricoles vivrières
et forestières de Mayanda
(Défiv-Dafoma)
2010-2015 | Budget : 3,13 M€ | Finan-
cement : UE, AFD, Unicef, FSD (Ambas-
sade de France).
Le Gret a contribué pendant cinq ans à
améliorer la sécurité alimentaire dans
le Bas-Congo et l’approvisionnement
en bois de feu de la ville de Boma.
Le désenclavement de la zone péri-
urbaine de Mayanda dès 2011 via
les infrastructures routières a permis
l’essor de l’élevage et de l’agriculture.
Des innovations en matière d’agro-
écologie et de foncier ont été déve-
loppées pour maintenir la fertilité des
sols, sédentariser les paysans, produire
du bois énergie, et contenir la pres-
sion sur les terres et sur les espaces
boisés résiduels.
En 2015, le Gret a renforcé la faitière
regroupant les paysans du Mayanda,
l’association en charge de l’entretien
des routes et celle en charge de la ges-
tion des marchés. « Le marché construit
à l’entrée de Boma a drainé des quan-
tités importantes de vivres et offert des
services de propreté et de sécurisation
des biens très appréciés des usagers »,
explique Cédrick Luyeye, chef du pro-
jet au Gret. Le Gret a édité un guide
des pratiques agroécologiques et
agroforestières pour les opérateurs
et associations paysannes. ❚❚
www.gret.org/les-pays/
representations/rdc
36 Rapport d’activités 2015 Gret
ACTIVITÉS
SÉNÉGAL Agriculture familiale et
accès à l’information (Afai)
2014-2016 | Budget : 483 k€ | Finance-
ment : DFID | Partenaires : Fongs, Ifpri.
Apprentissage pour le L’agriculture familiale fournit 70 % des
développement des territoires aliments du Sénégal et emploie 60 % de
ruraux (Adeter) la population active. Le manque d’infor-
mation, de planification et de moyens
2014-2017 | Budget : 730 k€ | Finance- financiers limitent les performances des
ment : AFD | Partenaire : Enda Graf Sahel. exploitations familiales. Dans le cadre
du projet Afai, le Gret, la Fongs et l’Ifpri
Au Sénégal, l’offre de formation for- étudient l’impact du Conseil à l’exploita-
melle pour les publics déscolari- tion familiale (CEF) sur 600 familles, avec
sés répondant aux besoins des ter- 107 animateurs. Grâce à l’appui du Gret
ritoires ruraux reste faible. Le Gret et et de la Fongs, chaque famille a bénéfi-
Enda Graf Sahel ont initié le projet cié de trois bilans simplifiés et de visites
Adeter afin de développer une offre mensuelles, 400 exploitations familiales
de formation par apprentissage dans ont réalisé deux plans de campagne et
des métiers para-agricoles, qui per- 200 ont bénéficié d’un transfert de 150
mette de valoriser le fort potentiel de euros pour l’achat d’intrants agricoles.
l’agriculture dans la vallée du fleuve D’après Kébé Cissé, chef d’exploitation à
Sénégal. Barkédji : « Les inventions du projet nous
ont permis d’éviter le gaspillage de notre
En 2015, 94 jeunes débutent leur production et de connaître nos besoins. »
formation dans la fabrication de
matériels agricoles, la maintenance L’Ifpri a réalisé une étude auprès de
d’engins agricoles et de moteurs hors- 240 exploitations familiales pour
bords, et l’installation et la mainte- mesurer l’impact du projet. Une capi-
nance de systèmes d’irrigation. Ces talisation est en cours sur les disposi-
formations devraient permettre aux tifs de CEF pour alimenter la réflexion
jeunes d’obtenir le Certificat d’apti- nationale. ❚❚
tude professionnelle (CAP) ou un Cer-
tificat de compétences profession- www.gret.org/les-pays/
nelles (CCP). Les programmes sont representations/senegal
mis en œuvre en alternance entre 55
entreprises artisanales et trois centres
de formation.
PLATEFORME D’ÉCHANGE DES PRODUITS
AGRICOLES DE BOMA, PROJET DEFIV EN RDC
© Dominique Violas
PROJET ADETER AU SÉNÉGAL
© Gret / Enda Graf Sahel
37Gret Rapport d’activités 2015
ACTIVITÉS
VIETNAM locales. Douze logements où vivent
480 habitantes ont été améliorés (ins-
tallations sanitaires, etc.).
Énergie solaire : réplication
du modèle Barefoot College
2015-2017 | Budget : 86 k€ | Finance-
ment : Find, Cartier Charitable Founda-
tion | Partenaire : Barefoot College.
Conditions de vie des Cinq millions de Vietnamiens n’ont pas
femmes migrantes dans les accès au réseau électrique, en parti-
zones industrielles (Phu Nu) culier dans les zones montagneuses
au Nord et au Centre du pays. Le Gret
2014-2017 | Budget : 439 k€ | Finan- et Barefoot College testent la capacité
cement : AFD, Oxfam Solidarité, CCFD- de réplication d’un modèle d’accès
Terre solidaire, CG93, Juristes Solida- durable d’énergie solaire développé
rités, Find | Partenaires : Batik Interna- par Barefoot. Il s’agit de former des
tional (chef de file), CDI. femmes d’une quarantaine d’années
au métier de technicienne solaire pour
La stratégie de développement éco- qu’elles installent et assurent la main-
nomique du Vietnam, basée sur la tenance de kits solaires individuels au
production pour l’exportation, s’est sein de leur village.
accompagnée par le développement
rapide de zones industrielles et un fort Cette approche repose sur « la convic-
exode rural. Le faible développement tion que le savoir, la compétence et la
des services dans ces zones affecte les sagesse disponibles dans les villages
conditions de vie des migrants dont doivent être utilisés pour leur dévelop-
54 % sont des femmes. Le projet vise à pement avant de faire venir des com-
améliorer les conditions de vie et l’in- pétences de l’extérieur » selon Bunker
sertion sociale des femmes migrantes Roy, fondateur de Barefoot College.
à Hai Duong et Vinh Phuc.
En 2015, six villages de deux districts
En 2015, 600 femmes ont participé de la province de Thanh Hoa comp-
à une trentaine de clubs de femmes. tant 1 000 d’habitants ont été identi-
« C’est un début, créer de la sociabi- fiés, quatre femmes ont été formées
lité. Mais derrière, l’enjeu est de leur en Inde pendant six mois, des comi-
permettre de s’organiser pour pou- tés solaires ont été créés dans les vil-
voir prendre une vraie place dans la lages et les équipements ont été pré-
société auprès des différentes parties parés. ❚❚
prenantes » explique Ninh Nguyen
Huu, représentant du Gret au Vietnam. www.gret.org/les-pays/
representations/vietnam
Trente-deux ouvrières et deux
ouvriers leaders ont bénéficié de CHEZ UNE OUVRIÈRE À VINH PHUC AU
formations aux droits sociaux. Des VIETNAM, PROJET PHU NU © Batik International
groupes de travail ont rassemblé pro-
priétaires, entreprises et autorités MAISON TRADITIONNELLE ÉQUIPÉE D’UN KIT
D’ÉCLAIRAGE SOLAIRE DANS LA PROVINCE DE
THANH HOA AU VIETNAM © Ninh Huu Nguyen
38 Rapport d’activités 2015 Gret
ACTIVITÉS
AUTRES PAYS
Développement local et
municipal dans les Territoires
palestiniens : Cisjordanie et
Gaza
2015 | Budget : 58 k€ | Financement :
AFD | Partenaire : BOI.
Le Gret a contribué à l’évaluation de
la première phase d’un programme
multi-bailleurs de développement
municipal (MDP) en Cisjordanie et
à Gaza, mis en œuvre entre 2009 et
2013 par le Municipal Development
and Lending Fund (MDLF), institution
palestinienne semi-gouvernementale
qui agit auprès des municipalités.
L’évaluation s’est inscrite dans une
démarche multi-bailleurs. L’AFD a sou-
haité évaluer le programme en pre-
nant en compte le contexte, les poli-
tiques publiques et ses procédures
spécifiques.
L’équipe d’évaluation a examiné les
résultats du programme à la lumière
des objectifs fixés d’amélioration des
conditions de vie des populations, via
le financement de services urbains
et le renforcement des institutions
palestiniennes et des municipalités
en termes de gestion financière et de
planification. ❚❚
39Gret Rapport d’activités 2015
DÉBATS
Le Gret contribue aux débats sur les politiques et pratiques de
développement de différentes manières : expertises pour les États,
capitalisations dans une optique de recherche-action pour le
développement, animation et contribution à des réseaux d’acteurs,
plaidoyer et communication d’influence, renforcement des sociétés
civiles dans leur contribution aux politiques.
Les grands débats Prospective
du développement
en 2015 UNE ARTICULATION
STRATÉGIQUE
Communication, Animation
plaidoyer scientifique,
capitalisation
SUR LE RÔLE DES ENTREPRISES
DANS LE DÉVELOPPEMENT
En 2015, le Gret a étudié dans une visée prospective l’im- JOURNÉE D’ÉTUDE DU GROUPE INITIATIVES ENJEUX ET PRATIQUES
plication croissante des entreprises, petites, grandes ou DES NOUVELLES COALITIONS D’ACTEURS , JANVIER 2015 © Johnson Sabin
très grandes, dans les problématiques sociales et envi-
ronnementales. Il a co-organisé une journée d’étude du largement les nouvelles formes de philanthropie dans
Groupe initiatives sur les coalitions d’acteurs entre pou- le monde des fondations et de la finance.
voirs publics, entreprises et association. Il a réalisé une
expertise sur le renforcement des capacités des acteurs
privés à la demande de l’AFD, afin de contribuer à la posi-
tion française pour la Conférence des Nations Unies à
Addis-Abeba sur le financement du développement. Il
a conduit une étude pour contribuer à la stratégie du
Maedi en faveur d’une économie sociale et inclusive. Le
Gret a démarré un séminaire pluriannuel, avec la Fonda-
tion Maison des sciences de l’Homme, l’IRD et le Cirad,
pour questionner l’implication des entreprises et plus
LES GRANDS ÉVÉNEMENTS
JUILLET JUILLET
Conférence des Nations Sommet climat et
unies sur le financement territoires à Lyon
du développement à
Addis Abeba
© Uneca
40 Rapport d’activités 2015 Gret
DÉBATS
PARC NATIONAL ET AIRE MARINE PROTÉGÉE, PROJET FIAVOTANA © A. Vogel
SUR LA PRÉSERVATION DE LA
BIODIVERSITÉ : DU LOCAL AU GLOBAL
À Madagascar, le Gret a réalisé une étude sur la gou-
vernance et l’implication des communautés dans la
gestion des Nouvelles aires protégées (Nap) marines
et côtières. Le 15 septembre 2015, à Antananarivo, la
Direction générale de la Mer, le Gret et WCS ont orga-
nisé une consultation sur ce sujet, durant laquelle le
besoin d’accompagnement dans la durée des commu-
nautés locales a été souligné. Le directeur général de sité ont réalisé une étude sur les mécanismes de finan-
la Mer s’est engagé à s’appuyer sur les recommanda- cement innovants de la biodiversité pour le Maedi, afin
tions issues de cette rencontre dans le décret d’applica- de contribuer au Groupe pilote sur les financements
tion du Code des aires protégées. Le Gret a également innovants qui réunit une soixantaine d’États.
participé aux échanges autour du cadre stratégique de
l’Union européenne en matière de préservation de la PROSPECTIVE COORDINATION SUD
biodiversité en Afrique qui oriente les dix prochaines À HORIZON 2030
années d’actions : la question de la gouvernance et de
la gestion des ressources naturelles par les communau-
tés locales y est une problématique clé. Le Gret a été associé au groupe de travail de
Coordination Sud sur la prospective pour
Dans la perspective de financer les objectifs de la se projeter à l’horizon 2030. « Grâce à un
Convention sur la diversité biologique à l’horizon 2020, travail d’exploration de scénarios autour des ten-
le Gret, le Cirad et la Caisse des dépôts-Climat Biodiver-
dances et des ruptures mondiales appliqués à nos secteurs et
conjugués au paradigme de l’aide, nous avons pu cerner les
défis pour le monde de la solidarité internationale et Coor-
entreprenariat dination Sud en particulier, explique Marc Levy, direc-
teur de la prospective au Gret. Citons par exemple le
social agroécologie passage du “Nord qui aide le Sud” à une solidarité de
Gacsadérèglement climatique territoire à territoire autour d’enjeux communs, ou
les alliances face aux nouvelles configurations de
énergies renouvelables mobilisation et d’intervention. Un travail d’équipe
fructueux d’intelligence collective dont la trans-
ODD biodiversité cription en plan de travail est en cours ».
directives volontaires sur le foncier
RSEcoalitions d’acteurs LES PRINCIPAUX SUJETS
territoires
EN 2015
SEPTEMBRE DÉCEMBRE
Cop 21
Sommet des Nations à Paris
unies sur les ODD
à New York
41Gret Rapport d’activités 2015
DÉBATS
Capitaliser de recherche-action Agora et Appi sur les dynamiques
socio-politiques des politiques publiques en Afrique de
L e Gret agit en « laboratoire de développement » avec l’Ouest, en partenariat avec des chercheurs en sciences
des projets mettant en synergie recherche et déve- sociales européens et africains.
loppement. De façon réflexive, ses experts capita-
lisent sur leurs pratiques pour faire le point sur leurs expé- Le Gret accompagne deux thèses menées par ses experts
riences et acquis. Ces enseignements sont valorisés à travers en 2015, sur les entrepreneurs de l’eau au Cambodge et le
la publication d’ouvrages spécialisés, d’articles de revues, et dialogue entre experts, chercheurs et décideurs au sein du
lors de colloques et séminaires à caractère scientifique. Le Comité technique « Foncier & développement ».
Gret a accumulé un catalogue de 250 références, vendues
par la librairie Lavoisier ou consultable sur www.gret.org. ÉVOLUTIONS DES CONNAISSANCES
COLLABORATIONS ET DES PRATIQUES POUR LE DÉVELOPPEMENT
AVEC LA RECHERCHE
En 2015, le Gret a publié huit ouvrages et participé à des
colloques et séminaires pour contribuer à la connaissance
sur le développement et à l’évolution des pratiques. Zoom
sur une sélection de références et interventions autour de
trois thématiques émergentes en 2015.
Le Gret participe à des projets de recherche et à la réflexion La valorisation des savoir-faire en
sur la recherche pour le développement, à différents niveaux : agroécologie et agroforesterie
la recherche-action : dans le cadre du projet d’électrifi- Pour répondre aux enjeux de lutte contre le changement
cation hydraulique Rhyvière à Madagascar, le Gret colla- climatique et la dégradation environnementale, le Gret
bore avec l’Institut de recherche pour le développement contribue, sur la base des expériences de terrain, à mettre
(IRD) dans l’élaboration d’une modélisation participative en valeur les pratiques et initiatives en agroécologie et
des bassins versants ; agroforesterie pour faciliter leur appropriation, tant par les
paysans que par les praticiens de l’aide. Le Gret est inter-
la prospective en matière de recherche pour le déve- venu à des séminaires régionaux organisés par l’Organisa-
loppement : le Gret est associé au groupe de travail inter- tion des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture
ministériel des ministères français des Affaires étran- (FAO) sur l’agroécologie en Afrique subsaharienne (Dakar)
gères et du Développement international (Maedi) et de et en Asie et dans le Pacifique (Bangkok).
l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MENESR)
pour élaborer un document prospectif sur la politique QUELQUES PUBLICATIONS EN 2015 :
scientifique en matière de coopération internationale ;
Towards an agroecological transition in Southeast Asia :
l’élaboration de recommandations sur les politiques Cultivating diversity and developing synergies
publiques : le Gret a valorisé les résultats des programmes Castella J.-C., Kibler J.-F., Ferrand P., Gret
QUELQUES PUBLICATIONS EN 2015 : Guide technique. Pratiques
agroécologiques et agroforestières
Appui à la gouvernance concertée des en zone tropicale humide
services publics locaux : les apports Scholle J. (dir.), Gret
du projet de recherche-action Agora
(Bénin, Burkina Faso, Mali) Keeping Composting Simple
Débats & Controverses no 11, Barrau E., Farming Matters, no 31.1,
Hochet P., Quentin A., Vaumourin S., Gret Allaverdian C., Fayon S.
Actes du colloque Appi. Une action publique éclatée ? Évaluation des paiements pour services
Production et institutionnalisation de l’action publique environnementaux
dans les secteurs de l’eau potable et du foncier (Appi) : Fétiveau J., in Mille G. et Louppe D., « Mémento du forestier
Burkina Faso, Niger, Bénin tropical », Quae
IRD Gred, Lereps, Lam, Lasdel, Laboratoire Citoyennetés, Gret
42 Rapport d’activités 2015 Gret
DÉBATS
La formalisation des droits fonciers et recherches et actions futures », organisé par les universi-
la sécurisation foncière paysanne tés de Bâle, Genève et Toulouse, et au colloque « Repen-
ser les quartiers précaires » organisé par l’AFD et le CNRS.
Avec le Comité technique « Foncier & développement »
dont le Gret assure le secrétariat technique et scientifique, Intégration du changement climatique
le Gret anime les réflexions sur les politiques foncières dans dans les projets
les pays du Sud, notamment sur les conditions de formali-
sation et de réforme des droits fonciers. Le Gret est inter- De façon à préparer la traduction opérationnelle de l’après
venu à Washington lors de la conférence organisée par la Cop21, plusieurs chantiers de capitalisation ont été lan-
Banque mondiale sur les droits fonciers, ainsi qu’à Bern, à cés sur les enjeux climatiques de politiques agricoles, sur
la conférence sur les terres communautaires et droits sur les mesures d’adaptation au changement climatique en
les ressources. Le Gret a participé à des conférences sur milieu urbain et sur la gestion des ressources naturelles.
les questions foncières dans le Mékong, sur les conflits Une revue des méthodes et outils existants des projets
fonciers en Asie du Sud-Est à Chiang Mai et lors du Forum d’adaptation au changement climatique a été conduite.
sur les investissements directs à l’étranger à Hong Kong.
PUBLICATION EN 2015 : AUTRES PUBLICATIONS EN 2015 :
La formalisation des droits sur Journalisme radio.
la terre dans les pays du Sud : Conseils pour la pratique en
dépasser les controverses et Afrique subsaharienne
alimenter les stratégies Guide pratique, F.-P. Mbumba
AFD, Maedi, Gret Mpanzu, Gret
La gouvernance des services essentiels Apprécier l’impact en cours
dans les territoires urbains de projet : retour sur une méthode
expérimentale au Cambodge
Coopérer aujourd’hui, no 77, Renard O. et Castellanet C., Gret
Les projets de mise en place de services essentiels à l’échelle FORMER LES PROFESSIONNELS
de territoires urbains conduisent le Gret à explorer les DU DÉVELOPPEMENT DE DEMAIN
interactions entre gouvernance urbaine et gestion de ces
services. Les experts du Gret sont intervenus à la conférence
« Les innovations financières pour les services basiques :
QUELQUES PUBLICATIONS EN 2015 : Les experts du Gret interviennent pour former les profes-
sionnels de demain.
Financer les services essentiels Développement urbain : EUP, Ifu, Upem.
des villes du Sud : quelle équation Sécurité alimentaire et Nutrition : Agroparitech, Iedes,
socio-politique ?
Leménager M., Naulet F., Études & SupAgro.
Travaux en ligne, no 44, Gret Services essentiels, Eau potable et assainissement : Iedes,
Mettre en place des services urbains Engref, Ifu.
d’évacuation et de traitement Plaidoyer et communication des associations et des col-
décentralisé des boues de vidange
Gabert J., Gret lectivités : UVSQ, Upec.
Foncier : Bordeaux III.
Filières, acteurs et territoires : une Évaluations et diagnostics : Istom.
équation impossible ? Création d’une Agriculture, politiques et filières agricoles : Iedes, Ifaid,
filière « sociale » de recyclage des
déchets plastiques à Nouakchott IRC Montpellier SupAgro, Iris Sup, Paris Sud, SupAgro.
Tsitiskalis A., in Durand M., Djellouli Y., Gestion de projets : Université de Rennes.
Naorine C. (ed), « Gestion des déchets : Économie politique de l’Afrique : Sciences Po Paris. ❚❚
innovations sociales et territoriales »,
Presses universitaires de Rennes 43Gret Rapport d’activités 2015
Réseaux et alliance
Dans ses pays d’intervention, le Gret agit au sein de collectifs
d’organisations de la société civile (OSC), contribue à des
réseaux sectoriels et à des espaces de concertation animés
par les pouvoirs publics.
Collectifs d’ONG Espaces Réseaux sectoriels
ou d’OSC de concertation multi-acteurs
France : Aliss, Coalition Eau, France : CNDSI, Comité technique France : GTD Désertification,
Coordination SUD, CFSI, « Foncier & développement », Cicle, Riaed, Cerise. Pepa en
Groupe initiatives. Abong au Costea, Gisa, Groupe national Haïti, Land Issue Working
Brésil, Comité de liaison inter- sur les forêts tropicales, PFVT. Group au Laos, Nerad au
ONG en Haïti, Groupe des ONG Groupe des partenaires tech- Vietnam, etc.
Santé à Madagascar, Congad niques et financiers sur la nutri-
au Sénégal, Repaoc, Spong au tion au Burkina Faso, Groupe de
Burkina Faso, etc. concertation sur les violences
faites aux femmes en Haïti, etc.
EXEMPLES D’ACTION EN RÉSEAU dans la définition des feuilles de route et que le dialogue sur les
DU NATIONAL À L’INTERNATIONAL politiques est restreint à certains secteurs. Le Gret a participé
pour Coordination Sud à une réunion organisée par Concord à
PFVT : le Gret, réélu au collège ONG, Bruxelles rassemblant ONG, représentants de la Commission
contribue à la position française pour Habitat III européenne et du Parlement européen. Après s’être félicité des
efforts en cours, le Gret a relevé le manque de transparence sur
Le Partenariat français pour la ville et les territoires (PFVT) les conditions de mise en œuvre de la stratégie 2014-2020, la
est la plate-forme d’échanges et de valorisation de l’expertise lourdeur des contraintes administratives au détriment d’une
des acteurs français du développement urbain à l’internatio- intervention adaptée aux contextes locaux, et la nécessité d’un
nal. En 2015, le Gret a été réélu représentant au sein du col- dialogue pluri-acteurs sur des questions politiques.
lège des organisations de la société civile. Il a contribué aux
positions françaises en vue de la Cop 21 (voir page 45) et du L’appel international « Climate Smart
sommet Habitat III. Il a présenté son expérience en matière de Agriculture Concerns »
concertation pour l’accès aux services urbains dans les quar-
tiers informels de Port-au-Prince en Haïti, dans le cadre d’un Un an après le lancement de l’alliance globale pour l’agricul-
atelier sur le droit à la ville. ture intelligente face au climat, le Gret fait partie des 355 orga-
nisations internationales signataires de l’appel aux décideurs
Europe : améliorer les relations DUE-OSC pour que l’agroécologie soit intégrée à l’ensemble des proces-
avec Concord sus relatifs à l’agriculture et au changement climatique. Cet
appel dénonce le caractère trop vague et large de la définition
Concord, la confédération des ONG européennes, a réalisé un d’agriculture intelligente face au climat (Acsa), qui permet
rapport sur les relations entre délégations de l’Union européenne d’inclure des pratiques dommageables pour la souveraineté
(DUE) et organisations de la société civile (OSC) qui révèle alimentaire et le climat. La signature de cet appel par le Gret
notamment que les ONG restent insuffisamment consultées s’inscrit dans une série d’actions de promotion de l’agroécolo-
gie pour répondre aux défis de l’agriculture et du dérèglement
climatique, dans des sphères politiques ou scientifiques (voir
pages 42 et 46). www.climatesmartagconcerns.info
44 Rapport d’activités 2015 Gret
DÉBATS
Plaidoyer et communication
d’influence
27 prises de position 5 600 abonnés à la newsletter En lien
202 retombées médiatiques
152 400 visites sur www.gret.org 5 690 vues sur la chaîne
Dailymotion.com/Gret-videos
Le Gret s’est investi dans plusieurs campagnes Les besoins de financement de ces ODD sont colossaux,
de plaidoyer et de communication de l’ordre de deux à trois trillions de dollars par an sur 15
d’influence pour faire évoluer les politiques ans, au regard de l’aide publique au développement. Le 30
en France et dans ses pays d’intervention. mars 2015, le Gret et le Groupe initiatives ont participé au
Focus sur deux campagnes dans une année groupe de travail du CNDSI, sur le financement du déve-
clé pour les orientations internationales loppement grâce aux coalitions d’acteurs privés et publics.
sur le développement. Le Gret a plus généralement soutenu l’importance de sou-
tenir les États dans la recherche de ressources nationales
Financement du développement et au-delà des diverses options internationales.
Objectifs de développement durable (ODD)
Le Gret a participé à une rencontre entre le Maedi et la
Le Gret a contribué aux positions françaises pour deux société civile à la dernière session sur les ODD à New York
rendez-vous majeurs : la conférence d’Addis Abeba sur le pour rappeler le besoin d’implication de la société civile
financement du développement en juillet, et l’Assemblée pour définir les modalités de suivi-évaluation des ODD et
générale des Nations unies de septembre où ont été défi- l’intérêt du recours aux méthodes qualitatives versus trop
nis les ODD 2015-2030. Il a contribué à la position collec- exclusivement quantitatives.
tive de Coordination Sud.
Cop 21 : le dérèglement climatique
Pierre Jacquemot, Président du Gret, a été auditionné le accélérateur de pauvreté, créateur d’inégalités
1er avril 2015 par la Commission Développement durable
et Aménagement du Territoire de l’Assemblée nationale, La 21e Conférence des Nations unies sur le changement
sur les futurs ODD. Après avoir salué l’effort des Nations climatique (Cop 21) qui s’est tenu fin 2015 à Paris, a mobi-
unies d’avoir engagé une concertation très large, il s’est lisé de nombreux acteurs tout au long de l’année.
félicité de l’option choisie de faire des ODD un enjeu uni-
versel et de mettre l’accent sur la conquête de la dignité Le Gret a contribué à cette mobilisation pour promouvoir
et des droits humains. des engagements climat compatibles avec les enjeux de
développement. Il a dispensé des recommandations issues
« L’ambition est transformatrice, réduire les de son expérience de terrain dans cinq secteurs : la sécu-
inégalités pour atténuer les facteurs de ten- rité alimentaire, les financements innovants pour la pro-
sions. Mais il faut le noter, la transforma- tection des forêts, les énergies renouvelables, les villes
et la gestion des eaux pluviales. Son action s’est inscrite
tion espérée n’est pas appuyée par une dans les dynamiques collectives de ses réseaux d’appar-
claire analyse des raisons profondes qui tenance (Coordination Sud, Groupe initiatives, Coalition
sont à l’origine des inégalités : le commerce inégal, Eau, PS-Eau) et dans le cadre d’espaces de concertation
la financiarisation échevelée, les pertes en biodiversité… » pluri-acteurs (PFVT, PFE, CNDSI).
précise Pierre Jacquemot. « Les objectifs sont au nombre
de 17. C’est beaucoup mais tout retranchement risquerait Le Gret a participé à plusieurs réunions avec les pouvoirs
d’ouvrir la porte à la remise en cause de certains acquis, sur publics et les parlementaires pour préparer la position
la question du genre en particulier. » française. Auditionné par le Sénat français en mars 2015, le
Gret a rappelé que les financements climat devraient être
45Gret Rapport d’activités 2015
DÉBATS
dédiés en priorité à l’adaptation dans les pays les moins Sensibiliser décideurs et
avancés (PMA) à travers des mécanismes de subventions. Il professionnels par la vidéo
a alerté l’AFD sur les solutions à financer en priorité (risque
des fausses solutions, nécessité de planification partagée Qu’il s’agisse de sensibiliser décideurs poli-
au niveau territorial) et le besoin de soutenir la recherche- tiques, bailleurs de fonds ou professionnels
action. Lors d’une rencontre avec les maires africains orga- du développement, l’outil vidéo permet de
nisée par la Maire de Paris le 17 avril autour de l’Initiative mettre en images recommandations poli-
pour l’électrification de l’Afrique, le Gret a salué les initia- tiques et bonnes pratiques de développe-
tives en faveur des énergies renouvelables mais rappelé ment. En 2015, le Gret a publié 31 nou-
qu’associer les collectivités locales est indispensable. velles vidéos sur sa chaine Dailymotion :
interviews « 3 questions » d’un-e expert-e
Le Gret a participé à plusieurs rendez-vous préparatoires ou d’un-e partenaire du Gret, vidéos d’ani-
à la Cop 21. Il s’est rendu en juin 2015, aux négociations mation en « motion design », films sur les
intermédiaires de la Cop 21 à Bonn en Allemagne, pour projets, diaporamas sonores, etc. Afin de
échanger avec les négociateurs des pays où il travaille valoriser ces nouveaux outils, le Gret a
sur les contributions nationales (CNDP). Quatre experts ajouté une nouvelle rubrique dans sa news-
du Gret français, birman, malgache et mauritanien ont letter mensuelle : « La vidéo du mois ».
présenté leur expérience sur l’agriculture en zone sèche
lors de la rencontre Désertif’actions à Montpellier en juin Retrouvez toutes les vidéos du Gret sur :
2015. Le Gret est intervenu au sommet Climat et territoires www.dailymotion.com/Gret-videos
à Lyon en juillet, avec le PFVT, pour défendre notamment
la nécessité pour les autorités locales de conduire des pro- COP 21 : INTERVENTION DU GRET À LA CONFÉRENCE DE PRESSE
cessus participatifs ambitieux pour la construction de l’ac- ORGANISÉE PAR COORDINATION SUD © Marie Bessières
tion publique locale, et de se doter d’outils d’aide à la pla-
nification et à la décision, tenant compte des incertitudes
des scénarios climatiques.
Une délégation du Gret de France, Mauritanie et Mada-
gascar a participé à la Cop 21 à Paris, aux côtés de parte-
naires de France, de Mauritanie et du Sénégal.
Lors de la conférence de presse organisée par Coordination
Sud pour le lancement de la Cop 21, Samassa Nalla, repré-
sentant du Gret en Mauritanie, a lancé un appel aux négo-
ciateurs « pour une sortie des énergies fossiles d’ici à 2050 ».
Le Gret est intervenu ou a co-organisé une quinzaine d’évè-
nements parallèle, au sein de l’espace des négociations ou
au sein des espaces dédiés à la société civile, pour présen-
ter des solutions pour le développement compatibles avec
les enjeux climatiques, porter les positions collectives, et
poursuivre le dialogue avec les délégations de ses pays
de représentations sur leurs plans de mise en œuvre des
engagements de Paris.
En savoir plus sur la mobilisation du Gret pour la Cop 21 :
www.gret.org/Cop21
46 Rapport d’activités 2015 Gret
Synthèse des activités 2015
PAYS ANNÉES NOM DU PROJET THÈMES FINANCEMENT PARTENAIRES BUDGET EN K€
ALGÉRIE
BRÉSIL 2013-16 Appui au programme concerté pluri-acteurs ⓔ CFSI CI, Gouvernement de l’Amapá 27
BURKINA FASO 2012-16 Gestion des forêts de l’Amapá (Geflo) Ⓟ FFEM 4 655
2013-15 Karité Ⓟ Yves Rocher Laboratoire Citoyennetés
CAMBODGE 2014-15 Capitalisation du processus d’attribution des terres sur le périmètre irrigué de Di ⓔ E-sud Inter-réseaux, CPF, Roppa 40
2011-16 Capitalisation d’expériences de valorisation des produits locaux pour les consommateurs urbains ⓔ CFSI - FdF Fepab 15
CONGO 2013-17 Résilience et sécurité alimentaire dans le Mouhoun (Repam) Ⓟ CFSI - FdF, UE IDE, Eau Vive 13
2014-17 Sanya Kagni Ⓟ UE, Ville de Paris Région des Hauts Bassins 2 100
CÔTE D’IVOIRE 2013-15 Gestion durable des terres et adaptation au changement climatique (Paci/GDT) ⓔ Cilss, FFEM Afaudeb, Région Est 3 300
FRANCE 2013-16 Gouvernance et valorisation des ressources naturelles dans deux parcs nationaux (Pape) Ⓟ UE, Afaudeb Afaudeb, Naturama 14
2014-17 Gestion intégrée et gouvernance partagée du complexe écologique Pô-Nazinga-Sissili (Ponasi) Ⓟ UE Région Est, ACF, CRS, APAC, Fandima, 1 160
GUINÉE 2010-17 Lutte contre la malnutrition infantile (Nutrifaso) Ⓟ UE, ministère français de l’Intérieur, Aseff, TDH, SOS Sahel, GVC, AB Misola, IRD 202
HAÏTI Cedeao, Pam, Unicef, USAID, Cartier 7 486
Charitable Foundation, Find, Ofda, Sida
2015 Promotion de la santé communautaire Ⓟ PADS (programme national Burkina) Icodev, Fiimba, ABF, Apac Fandima 69
2015-17 La téléphonie mobile au service de la santé maternelle et infantile dans l’Est (Mobisan) Ⓟ AFD
2014-17 Développement agricole à Siem Reap (Apici) Ⓟ CG 92, Find, Fondation Louis Dreyfus Djantoli, ABF, Apac Fandima 1 100
2013-15 Appui et financement des opérateurs d’eau potable au Cambodge Ⓔ Banque mondiale
2013-15 Étude WSP Access to finance (A2F) Ⓔ Banque mondiale Cird, Département de l’Agriculture de Siem Reap 800
2013-15 Formations aux opérateurs privés Ⓔ Banque mondiale
2013-16 Maîtrise et développement de l’accès à l’eau à Kampot (Madeau) Ⓟ AESN, Aquassistance, Ville de Paris, Isea, EMC 15
Régie des eaux de Kampot
DFAT, Unicef Isea, EMC 323
Unicef
AFD, UE Isea 530
AFD
Régie des eaux de Kampot 194
Fondation Sanofi Espoir, Find
2013-16 Eau, assainissement, hygiène - Aide basée sur les résultats Ⓟ AFD EMW, Isea 435
2015 Norme minimale pour le système d’approvisionnement en eau en milieu urbain Ⓔ
2014-19 Accès aux financements pour les petites entreprises de l’eau potable et de l’électricité Ⓟ Isea 23
2014-18 Renforcer les acteurs locaux de l’eau agricole (WASP) Ⓔ
Artelia, Isea, See Saw, ministères, CWA, REA 2 000
Ministères cambodgiens et services provinciaux 649
des Ressources en Eau et de l’Agriculture,
Egis Eau, ISC, FWUC, FWN, Cirad
2014-16 Santé pour tous : soutenir les opérateurs de la protection sociale santé (I-Hop) Ⓟ FHD, Social Health Protection Association (SHPA) 303
2015-16
Assistance technique au National Social Security Fund (NSSF) pour détailler les procédures clés NSSF 54
2013-16 de l’assurance santé du secteur formel Ⓟ
2014-17 Appui à la maîtrise d’ouvrage du programme concerté pluri-acteurs ⓔ CFSI Mairie de Brazzaville et des arrondissements 56
2015-16 Appui aux filières associatives et privées de pré-collecte des déchets à Brazzaville (Filipa) Ⓟ MAT, DGGT (C2D) 650
2015-17 Appui à la gestion des mini-réseaux d’alimentation en eau potable dans les districts d’Ignié Ⓟ Croix rouge française 46
2015-18 Sensibilisation à la gestion et caractérisation des déchets ménagers à Brazzaville Ⓟ Ville de Paris 25
2011-15 Gestion inclusive et concertée des déchets à Dolisie (Gicod) Ⓟ UE 1 100
Gestion des services de base à Dolisie (Promaiss) Ⓟ Mairie de Dolisie, UE, Find, 634
Fonds Suez initiatives
2014-18 Appui à la maîtrise de la gestion des déchets à Brazzaville Ⓟ DGGT, AFD Nodalis (chef de file), IGIP 97
2012-15 Microprojets communaux et associatifs à Brazzaville (Micab II) Ⓟ AFD, UE
2015-18 Appui au secteur artisanal par le renforcement du Giac (Partag) Ⓟ UE AAISC, Mairie de Brazzaville et arrondissements 1 300
2015 Séminaire sur le financement de la formation professionnelle Ⓔ AFD
2012-15 Circuits courts en Europe (Codia) ⓔ Région Ile-de-France, MAAF Giac 1 415
AFD, AESN, Fonds Suez initiatives, Adea 10
SIAAP
PS-Eau, ARS-OI ESA INC Civam 49, Afipar, Bergerie nationale, 349
Adea Crara, Supagro, Inra
AFD
2014-15 Mémento de l’assainissement ⓔ AFD 148
Mairie de Saint-Laurent-du-Maroni
2015 Étude de formulation de projet d’assainissement à Mayotte ⓔ Ademe Ircood 5
2014-15 Étude « Fonds de financement de la formation professionnelle » ⓔ Adea, Iram 13
2014-15 Portail Entreprendre au Sud ⓔ Fédération des Pact des DOM 30
2015-16 Groupe d’échange ONG « Formation - insertion professionnelle » ⓔ IECD 7
2014-15 Appui phase pré-opérationnelle d’une opération de RHI pour Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane) Ⓔ 7
2014-16 Urbanisme durable dans les territoires d’outre-mer Ⓔ I Care & Consult, H3C Caraïbes, 108
Atelier Villes et Paysages
29
2015 Renforcer la connaissance de la filière « Amélioration de l’habitat »
Guyane, Réunion, Martinique et Guadeloupe Ⓔ ANRU Artelia 6
2015-16 Analyse candidatures de l’AMI du programme d’investissement d’avenir Villes et territoires durables ⓔ Find MGE, BSD/MA, FOPBG 50
2013-15 Valorisation du riz de mangrove de qualité en Basse Guinée (Bora Malé) Ⓟ AFD, CFSI, FdF, UE MGE, BSD du ministère de l’Agriculture 873
2013-15 Soutien des organisations des filières riz et huile de palme (Acorh GF) Ⓟ CFSI - FdF FPFD 43
2014-15 Améliorer l’approvisionnement de la ville de TimbiMadina en productions maraîchères locales Ⓟ AFD DNGR 170
2015-16 Assistance technique à la Direction nationale du Génie rural (Riz Basse Guinée) Ⓟ UE CCFD -TS, FPFD 2 016
2013-16 Renforcement de la sécurité alimentaire au Nord de la Guinée (Resa Nord II) Ⓟ AFD SOS Enfants sans frontières 665
2013-16 Aménagements innovants des bassins versants Ⓟ AFD, UE Snelak 1 105
2014-16 Services innovants d’assainissement en milieu urbain (Siamu / Jefakaf) Ⓟ Kellogg Fondation 764
2014-16 Développement local Saint-Louis du Sud Ⓟ FdF, UE UCLBP (maîtrise d’ouvrage) 1 005
2012-16 Fonds d’initiatives locales urbaines en Haïti (Filu II) Ⓟ FdF, AFD, UE Solidarités International, Entrepreneurs 4 000
2012-16 Aménagement et reconstruction du quartier de Baillergeau à Port-au-Prince (Areba) Ⓟ UE du Monde, Build Change 46
2014-15 Reconstruction, aménagement urbain et développement économique de Christ Roi Ⓟ Oxfam GB
UE, Oxfam GB ID, Adema 6 200
2014-16 Appui à la reconstruction et à l’aménagement de Desprez (Parad) Ⓟ UE, FdF, AFD 1 333
2014-16 Concertations locales pour des initiatives de base renforcées et intégrées (Colibri) Ⓟ
Ⓟ Projet de terrain Ⓔ Expertises et missions courtes ⓔ Études, recherche et capitalisation
Agriculture : filières et politiques agricoles Citoyennetés et démocratie Eau potable, assainissement, déchets Gestion des ressources naturelles et énergie
Microfinance et insertion professionnelle Santé : nutrition et protection sociale Villes pour tous et décentralisation
47Gret Rapport d’activités 2015
SYNTHÈSE DES ACTIVITÉS 2015
PAYS ANNÉES NOM DU PROJET THÈMES FINANCEMENT PARTENAIRES BUDGET EN K€
LAOS
MADAGASCAR 2005-16 Accès à l’eau potable et à l’assainissement dans les petites villes laotiennes (Mirep) Ⓟ AFD, AESN, Aquassistance, Sedif, 4 300
Ville de Paris, UN-Habitat,
MALAWI gouvernement lao, entrepreneurs
MAROC
MAURITANIE 2014-17 Eau, assainissement et hygiène - Aide basée sur les résultats (Washoba) ⓔ AusAid, gouvernement lao, entrepreneurs East Meets West, Autorités publiques laotiennes 832
2014-18 Gestion des boues de vidange à Vientiane Ⓟ
MYANMAR 2015-16 Approvisionnement en eau potable à Vientiane (Madevie) Ⓟ Siaap, AESN, AIMF WTA, Commune de Vientiane 620
2010-16 Développement du secteur bambou dans la Province de Houaphanh Ⓟ
AFD 81
AFD, SNV, Fondation Ensemble, UE, SNV, départements techniques, 1 800
Oxfam, SDC NUOL FSRC/Nafri
2015 Étude de faisabilité des options agroforestières dans la zone de protection de la forêt Nam Gnouang Ⓔ WCS 44
2016 Création d’un centre de services au service des acteurs de la filière bambou Ⓟ
2012-15 Structuration des orientations agricoles (Soa) Ⓟ Oxfam, SDC 160
2014-17 Sécurité alimentaire et augmentation des revenus agricoles (Asara) Ⓟ
2014-17 Actions intégrées en nutrition et en alimentation (Aina) Ⓟ UE, ministère de l’Agriculture FAO 1 018
2012-16 Services d’assainissement adaptés à l’agglomération d’Antananarivo (Miasa) Ⓟ
2013-16 Accès à l’eau sur le plateau Mahafaly (Eau Mahafaly) Ⓟ UE, CRS CTAS 1 666
2013-16
Mécanismes durables de développement de l’accès à l’eau et à l’assainissement en zones UE CTAS 1 518
2014-16 rurales (Meddea II) Ⓟ
2008-15 Services d’eau et d’assainissement d’Ambodifotatra (Sainte-Marie II) Ⓟ Grand Lyon, Veolia, UE, AFD Communes, Enda Océan Indien 770
2013-16 Réseaux hydroélectriques villageois, énergie et respect de l’environnement (Rhyviere) Ⓟ
Biodiversité, développement et gouvernance locale (Hafafi) Ⓟ CRDI WWF 83
Fonds Suez initiatives, UE, Sedif, 3 500
Find, communes
Sedif, Jirama Jirama 200
Délégataires, Energy Assistance, UE Ader, Energy Assistance 2 302
AFD, Fanamby, CG 29, WCS, Wiomsa, WCS, Fanamby 1 129
Fondation Albert II de Monaco,
Fondation Mac Arthur
2014-18 Hydroélectricité et environnement à Madagascar (Rhyviere II) Ⓟ UE, FFEM Cite, Enea Consulting, IRD 7 195
2015-18
Améliorer les conditions de vie et appuyer la gestion concertée des ressources naturelles AFD, Cartier Charitable Foundation, WCS, Plate-forme de concertation pour le 1 010
marines et terrestres (Fihavotana) Ⓟ Darwin Initiative, Find, The Leona M. and développement durable de la baie d’Antongil
Harry B. Helmsley Charitable Trust
2013-15 Éducation nutritionnelle dans les écoles du district de Bekily (Educnut) Ⓟ Pam Pam, Office national de nutrition, 30
ministère malgache de l’Éducation
2014-16 Étude d’accompagnement du projet d’appui à la lutte contre la malnutrition chronique (Miaro) ⓔ Pam 465
2014-17 Appui à la santé maternelle et infantile (Pasmi) Ⓟ
AFD MDM, ACF, Santé Sud, MFPF, HI, 640
ministère malgache de la Santé
2015-17 Action intégrée en alimentation et nutrition (Aina II) Ⓟ Pam, UE 1 077
2013-18 Nutri’zaza Assistance technique Ⓟ
2014-15 Programme de coopération décentralisée (Havelontika) Ⓟ AFD, Nutri’zaza Nutri’zaza, TAF, ministère malgache de la Santé 530
2015 COI Sainte-Marie Ⓔ
2013-15 Conseil à l’exploitation familiale Ⓔ CG 27 Association Havelontika 77
2013-15 Assistance technique auprès de l’Agence de développement social Ⓟ
2014-15 GIZC 100
Appui à la conception du programme « Jeunesse et société civile » de l’ambassade de France
2015-16 en Mauritanie Ⓔ Concern Worldwide 65
2015-16 Appui à la société civile en Adrar (Asca) Ⓟ
2011-15 Appui au développement des organisations de la société civile en Mauritanie (Padosc) Ⓟ Agence de développement urbain 300
Appui aux initiatives des collectivités locales pour l’hydraulique et l’assainissement (Aicha II) Ⓟ
SCAC Mauritanie 14
2014-16 Eau, assainissement de gestion des déchets dans les gros bourgs du Trarza (Pirog - Rap - Deb) Ⓟ UE RPC 359
UE RPC 21
2014-17 Assistance technique au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (5 Wilayas) Ⓟ AESN, Apaus, PS-Eau, Sedif, UE, Tenmiya, communes 2 747
2015-16 Étude de marché de l’assainissement rural ⓔ Vert-Saint-Denis, OMVS, Évry-Gregy
2015-16 Secteur informel de recyclage des déchets à Nouakchott Ⓟ UE, SAN Sénart, communes de Rosso, SAN Sénart, Association des maires des 133
2011-16 Électrification rurale décentralisée interrégionale (Erudi) Ⓟ Keur Macène, Dar El Barka, Tiguent communes jumelées au SAN Sénart,
2011-16 Promotion de l’utilisation du charbon de Typha (Typha) Ⓟ et Merderdra communes 515
2015-19 Conseil et biodiversité au Parc national du Diawling Ⓟ UE, AFD Burgeap, Hydroconseil 61
2015-16 Foyer aélioré Ⓟ Unicef 20
2013-16 Centre d’appui à l’insertion des jeunes de Nouakchott (Cap Insertion) Ⓟ Banque mondiale Hydroconseil 3 500
2014-16 Apaus, UE Écodev, Tenmiya 1 500
Renforcement de la CUN et des communes de Nouakchott au service de l’insertion des jeunes Apaus, UE Iset, PND 549
2014-16 (ReCUNij) Ⓟ Mava, Fondation Ensemble, UE, PND PND 100
2013-16 La téléphonie mobile en appui à l’insertion professionnelle (Mobim) Ⓟ Engie, Find Iset 337
2014-17 Lutte contre la malnutrition infantile dans le Brakna (Nutririm) Ⓟ C2D MEFPTIC 177
UE Communauté urbaine de Nouakchott
2010-15 Améliorer la résilience des populations vulnérables en matière de sécurité alimentaire et
2011-15 nutritionnelle (Resanut) Ⓟ Find IRD 50
2012-16 Amélioration des conditions de vie et de gestion des ressources naturelles dans le Nord du Chin Ⓟ UE, Unicef Agir ; Communes d’Ajar, d’Arr et 1 300
2013-15 Value chain development for inclusive economic growth in Delta Ⓟ UE d’Ould M’Bonny 1 666
2013-16 Poverty & hunger alleviation through support, empowerment and increased networking (Phase In)Ⓟ Corad
2013-16 Amélioration des services locaux d’appui au monde rural (Paslam) Ⓟ Lift WHH 3 471
2015-18 Understanding rural land issues to engage comprehensive policy dialogue in Myanmar Ⓔ Lift Care, ACF 1 647
2015-18 Farmers innovating for rural development and environment restoration (MyFire) Ⓟ UE Corad, MSN, WHH
2015-18 Intensification rurale pour le développement économique durable dans le Delta (Delta Rise) Ⓟ AFD, Danida, Lift, UE 412
2013-16 Promotion de la croissance durable de l’aquaculture (MyCulture) Ⓟ Lift WHH 1 647
2015 Adaptation au changement climatique et innovation agricole dans la Dry Zone Ⓟ Danida WorldFish, DoF, Pact, NAG
2012-14 Creation of microfinance institution in Dry Zone Ⓟ Life 581
2015-18 Définition d’un programme de coopération décentralisée entre Eau 47 et Monywa ⓔ Lift Chin MFI 1 145
2012-15 Sustainable Microfinance (Chin MFI) Ⓟ Cartier Charitable Foundation, Find Chin MFI 1 964
2015 Expansion des marchés financiers ruraux par l’institutionnalisation de la Chin MFI Ⓟ Lift Gold Power, ACF, WHH 1 300 US$
Approches durables pour une nutrition améliorée (Sustain) Ⓟ Eau 47 1 277
Évaluation du système de micro-assurance santé Emergency Health Care Fund Ⓔ Lift, Pnud 2 582 US$
Lift
UE 12
WHH 209
1 320
336
7,6
Ⓟ Projet de terrain Ⓔ Expertises et missions courtes ⓔ Études, recherche et capitalisation
Agriculture : filières et politiques agricoles Citoyennetés et démocratie Eau potable, assainissement, déchets Gestion des ressources naturelles et énergie
Microfinance et insertion professionnelle Santé : nutrition et protection sociale Villes pour tous et décentralisation
48 Rapport d’activités 2015 Gret