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Published by Association de la Rivière Magog Inc., 2017-08-18 19:58:12

Éco-Riverains Aout 2017

Aout 2017

Août 2017 Page 1

L Éco Riverains

2017 No 2 Août 2017

Bon ÉTÉ !
Vraiment ?

Suivez nous sur FB

Le quai de la
Halte Routière
Turgeon Gaudreau
est une gracieuseté de
Marc Gervais
Quais Mobiles 4 Saisons

MERCI


Août 2017 Page 2

Richard Cyr Bonjour Riverains, Riveraines et Amis de la rivière. L'été est finalement

Dans ce numéro arrivé avec un peu de retard mais, malgré toutes les nouvelles pas nécessaire-

Mot du Président 2 ment encourageantes côté météo, j’espère que vous profitez au maximum de
Tirages ARMI 3 cette trop courte période de chaleur. Ceux d’entre vous qui demeurez en aval
Loi Fédérale 4 de notre rivière, vous constatez sûrement que notre belle rivière se détériore
Environnement 5
Fête de la Pêche
6

Environnement 7 d’année en année (voir la photo en couverture). Comme nous sommes le dé-

Carte de membre 8

Administration 9 versoir des lacs Magog et Memphrémagog, nous recevons inévitablement
Sécurité 10

Les Poissons 11 notre lot de polluants et d’algues provenant de ces derniers, sans oublier les

milles et quelques débordements d’égouts provenant des points de surverse de la ville de Sher-

brooke et aussi les tonnes de sédiments provenant des ruisseaux dont les rives ne sont pas adé-

quatement protégées. Mais la ville de Sherbrooke a décidé de s’impliquer pour tenter de régler

ce problème en passant une nouvelle règlementation pour protéger les berges de la rivière et en

obligeant les résidents riverains à laisser 5 mètres en friche au bord de l’eau. Plusieurs pensent

que le fait de ne pas couper le gazon à 5 mètres de la rive va améliorer la qualité de l’eau!

Peut-être… Mais les riverains ne sont pas les principaux pollueurs. Par contre, une chose est cer-

taine, plus il y a d’arbres et d’arbustes, moins il y a d’érosion et plus il y a d’ombrage pour em-

pêcher le réchauffement de l’eau et la prolifération des plantes indésirables.

Vous pourrez aussi lire dans le journal que certain secteurs de la rivière sont aux prises avec le

myriophylle en épis, une plante qui se multiplie rapidement. Fait à remarquer, les secteurs les

plus touchés sont ceux où une vitesse maximale de plus de 10 km/h est permise… coïncidence ?

Toute l’équipe de direction de l’ARMI se pose des questions sur les règles de conduite qui doi-

vent être prises pour contrer ces problèmes, mais je me répète encore, TOUS les riverains doi-

vent s’impliquer activement. Ce ne sont sûrement pas 8 personnes sur plus de 300 riverains qui

peuvent tout régler. Sur ce, je vous souhaite de passer une belle fin d’été.

Richard Cyr


Août 2017 Page 3

Et le ou la Gagnante est ,,...

Comme nous l’avions annoncé, le samedi 3 juin en après midi nous avons procédé au ti-
rage du moteur électrique parmi tous les
membres qui avait acheté leur carte de
membre 2017 AVANT le 31 Mai. À ce jour, il
y avait dans le chapeau les noms des 121
personnes éligibles au tirage et c’est l’agent
de la Conservation de la Faune présent à la
Halte Turgeon Gaudreau pour la Fête de la
Pêche qui a procédé au tirage devant les
nombreuses personnes présentes. Étaient
aussi présents, notre président : Richard Cyr
et notre Vice-Président : Jacques Blais.
Le gagnant du moteur électrique de Quais mobiles 4 saisons est Réal Gosselin de la rue

Bellavance.

En plus , un cadeau de dernière minute,
offert par Batteries Nationales soit un bon
d’achat de $50.00 fut aussi tiré. La ga-
gnante du bon d’achat de 50$ de Batteries
Nationales est Maryse Gervais.


Août 2017 Page 4

La loi Fédérale sur la navigation

Un petit rappel pour les plaisanciers et les utilisateurs de bateau à moteur :

Il existe une loi fédérale importante concernant les plans d'eau. Il s'agit de l'interdiction relative à la

conduite imprudente selon l'article 43 du Règlement sur les petits bâtiments. En vertu de cet article :

« il est interdit d'utiliser un petit bâtiment de manière imprudente, sans y mettre le soin et l'attention

nécessaires ou sans faire preuve de considération pour autrui ».

(Transport Canada, 2009)

Il est obligatoire d’être muni de feux de signalisation conformes.

Il faut éviter autant que possible de circuler à proximité des autres embarcations, et plus particulière-

ment : les planches à voile et les voiliers, les kayaks, les pédalos, les canots, les chaloupes à rames et

les embarcations de pêcheurs sans réduire considérablement la vitesse de l’embarcation.

Il est interdit d’utiliser le sillage d’un autre bateau dans le but d’effectuer des acrobaties.

Rappelez-vous qu’à l’arrière d’un bateau de pêche, il y a habituellement une ligne.

Les priorités de passage sont comme suit :

1) les planches à voile et les voiliers,

2) les kayaks, les pédalos, les canots, les chaloupes à rames, etc.

3) les bateaux à moteur s’approchant par la droite,

4) les bateaux à moteur avec skieur ou pneumatique en traction.

*Les embarcations non motorisées ont priorité absolue*

Toute personne sur une embarcation (planche à voile, bateau, etc.) doit être munie d’un gilet de sauve-

tage approuvé et de tout autre équipement exigé par le ministère des Transports.

Les usagers de bateaux motorisés doivent respecter une vitesse de 10 km/h et une distance d’au moins

30 mètres d’un nageur ou d’une embarcation non motorisée à moins d’y être invité.

Les usagers de bateaux motorisés doivent respecter une vitesse de 10km/h à moins de 30 mètres d’une

autre embarcation à moteur.

En vertu du Règlement sur les restrictions à la conduite des bateaux, toutes les voies navigables de la

province en cause sont assujetties à une vitesse limite de 10 kilomètres à l’heure en deçà de

30 mètres de la rive.

SOYEZ COURTOIS…


Août 2017 Page 5

Environnement

Le myriophylle à épi, une plante très nuisible de nos lacs et rivières

Le myriophylle à épis (Myriophyllum spicatum L.), surnommée plante zombie, est une plante aquatique qui provient de l'Asie.
Contrairement à la croyance populaire, le myriophylle à épi n’est pas une algue mais une plante vivace à système racinaire qui
vit submergée dans les étangs, les lacs et les rivières. Il y a plusieurs hypothèses sur son apparition et son implantation durant les
années 40 en Amérique du Nord. Depuis, cette plante exotique se propage à vue d’œil et est devenue l'une des plantes aqua-
tiques envahissantes les plus répandues en Amérique du Nord, et malheureusement les cours d’eau de l’Estrie ne sont pas épar-
gnés !!! Or, aucune solution durable n’existe à ce jour en ce qui concerne le contrôle et l’éradication complète de cette plante exo-
tique très vigoureuse. Il y a bien quelques solutions pour la prévenir et la contrôler, mais parfois les coûts sont énormes.

Pourquoi cette plante est devenue une si grande menace?

D’abord, une de ses caractéristiques particulières est son système de reproduction asexué. En effet, chaque plant a la capacité de
se multiplier par bouturage, c’est-à-dire que si le plant est coupé, par une hélice de bateau par exemple, et qu’il n’est pas ramas-
sé, des racines se forment et permettent à chacun des fragments de s’implanter ailleurs. Un simple petit fragment d’un centimètre
suffit à produire un nouveau plant quand il se dépose au fond. Une tige de myriophylle peut produire jusqu’à 20 plants de cette
manière et chaque tige pousse de façon exponentielle soit d’environ 15 cm par semaine! En très peu de temps, la superficie in-
festée par le myriophylle peut quadruplée et former des colonies sous forme de tapis à la surface de l’eau. Ces colonies de myrio-
phylles affaiblissent puis finissent par supplanter les autres espèces végétales présentes dans les cours d’eau en les privant de lu-
mière et en absorbant une grande quantité d’oxygène. Les habitats naturels s’en trouvent modifiés et la qualité de l’eau se dété-
riore. Et comme le myriophylle à épis n’a aucun prédateur ici, qu’il pousse dans des températures aussi basses que 10 à 15 degrés
Celsius (donc tôt au printemps avant les plantes indigènes), que son système racinaire survit intact sous la glace, imaginez les im-
pacts négatifs à court et à moyen terme sur la faune et la flore locale! De plus, ces tapis appelés aussi canopées créent une zone
de stagnation qui fait augmenter la température de l’eau et le décompte de coliformes et autres bactéries (odeurs nauséa-
bondes). Le brassage naturel des eaux est pratiquement inexistant dans une talle de myriophylles et cela entraîne la sédimenta-
tion de toutes les matières en suspension ce qui fait que le fond de l’eau de même que les frayères se retrouvent enterrés sous
des dépôts organiques. D’ailleurs, une des espèces de poissons les plus affectées est le touladi aussi appelée truite grise qu’on
retrouve dans notre belle rivière Magog. De plus, la présence de myriophylles favorise certaines populations de prédateurs (par
ex. l’achigan et la perchaude) en leur fournissant un abri tout en limitant l’accès des truites aux sites de fraie.

Comment identifier le myriophylle à épis?

C’est une plante aquatique, submergée, à système radiculaire avec des
feuilles étroites de 35 mm de long (foliole) à aspect plumeux avec 12 à 21 fo-
lioles par feuille mature. La floraison avec des bourgeons rouges aux extrémi-
tés a lieu vers la mi-juillet/fin juillet.
Cette vivace pousse en eaux propres ou contaminées, à différentes tempéra-
tures, en eaux stagnantes ou courantes, claires ou turbides et à des pH de 5,4 à
11. On la retrouve à des profondeurs moyennes de 0,5 à 4 m (1,6 à 13 pieds) et
maximales de 10 m (33 pieds).

En conclusion, on comprend vite que la forte présence de cette plante a un

lien direct avec le niveau d’achalandage sur un cours d’eau. Plus la navigation
est importante, plus les risques de propagation sont élevés, surtout lorsque les
embarcations de toutes tailles (planches, kayaks, pédalos, canots, chaloupes, pontons, bateaux), qu’elles soient motorisées ou
non, se déplacent d’un cours d’eau à l’autre et qu’elles ne sont pas lavées adéquatement. Dans le prochain numéro de votre Éco-
Riverains, il sera question des moyens pour prévenir et contrôler cette plante envahissante très vigoureuse.


Août 2017 Page 6

Fête de la Pêche 2017

Encore une autre Fête de la Pêche qui s’est terminée avec succès et ce, malgré la mauvaise
température du samedi 3 juin. Plus de 90 jeunes ont profité d’une formation et ont reçu une
canne à pêche tout à fait gratuitement à la halte Turgeon Gaudreau.
Beaucoup de pêcheurs initiés étaient aussi au rendez vous. Nous avons servi 24 douzaines de
hot-dog! En fait, il s’est mangé plus de hot-dog que de poissons à la halte pendant ces 3
jours de festivités et ce au grand plaisir des nouveaux pêcheurs.

Pendant ces 3 jours de festivités, 7 truites étiquetées furent capturées lors de la grande Fête

de la Pêche du secteur de Sherbrooke. Malheureusement, aucune d’entre elles n’avait le nu-

méro 220 qui selon les modalités du tirage valait 10 000$. Cela qui veut donc dire que LA

TRUITE portant ce numéro nage encore dans la rivière et vaut présentement et ce jusqu'au

1er septembre la somme de 1 000$ à celui ou celle qui la capturera.

Malgré le peu de truites capturées dans notre section, il y a de l’espoir… L’organisation de la

Fête de la Pêche nous a fait parvenir le compte-rendu des ensemencements:

Barrage Paré : 1700 brunes et 1750 arc-en-ciel

Halte Turgeon : 1000 brunes et 2150 arc-en-ciel

Howard : 300 arc-en-Ciel

St-François : 400 arc-en-Ciel

Blanchard : 400 arc-en-Ciel

Un grand total de 20 000$ en poissons ensemencés en juin et de 10 000$ en août!

Les sirènes

GRANDE NOUVELLE !!!

Au début du mois d'août, des riverains ont fait l'incroyable découverte
d'un oeuf gigantesque (+ ou - 30 cm ).

Après certaines vérifications il s'agirait, aussi invraisemblable que cela
puisse paraître, d'un oeuf de sirène.

Bien sûr, nos chercheurs et spécialistes de la faune observent et atten-
dent avec impatience l'éclosion de cet oeuf exceptionnel.

Nous vous tiendrons informés dans notre prochain journal des suites
de cette histoire fantastique


Août 2017 Page 7

Environnement

Projet avec la clinique d’environnement de l’Université de Sherbrooke
Votre association a confié au Centre universitaire de formation en environnement de l’Uni-
versité de Sherbrooke le mandat de procéder à :
L’évaluation des impacts et des effets de la création d’un Delta (amas de dépôts qui se

forme à l’embouchure du ruisseau Nick),
D’évaluer les causes de l’accumulation des sédiments,
D’identifier les solutions,
D’élaborer un plan de travail pour régler la problématique.
La première étape a été réalisée au printemps dernier. La principale conclusion concernant
les effets d’un delta sur notre rivière est :
« En somme, l’apport en sédiments engendre :

Une diminution de l’oxygène et une augmentation de la température de l’eau, provo-
quant ainsi l’apparition d’espèces indésirables comme les cyanobactéries ou les es-
pèces envahissantes résistantes à de telles conditions ;

Une détérioration générale de l’écosystème par une diminution de la biodiversité et des
conditions initiales ;

Un envasement du milieu contribuant à l’asphyxie des alevins (très jeunes poissons) et
la destruction des habitats ;

Une accumulation de contaminants dans les sédiments, pouvant être relâchés dans le
milieu naturel. »

Durant la période estivale, un autre groupe d’étudiants vont procéder à la 2ième étape du
projet.
Les conclusions de ce rapport vous seront présentées dans notre prochain journal.

Pour toute information, veuillez contacter Sylvain Bazinet, administrateur de l’ARMI.


Août 2017 Page 8

Carte de membre 2017

Il est encore temps de penses, comme l’essence pour la Votre participation, ne serait-
renouveler votre soutien à patrouille, l’entretien de la ce que monétaire, va
votre association au coût halte, l’impression de votre Éco- contribuer à la surveillance, la
Riverains (et Calendrier 2017), protection et l’ensemencement
minime de 20.00$ de notre belle rivière.

Complétez dès maintenant le notre contribution au CO- VOTRE SOUTIEN
formulaire de demande de GESAF, l’ensemencement de EST PRIMORDIAL
carte de membre ou communi- truites et notre participation à
quez avec un administrateur. la Fête de la Pêche, ainsi que À LA SURVIE
Votre participation à notre bien d’autres dépenses. DE
association étant notre princi- Complétez le formulaire ici-bas
pale source de revenus, cet et faites-le nous parvenir à L’ARMI
argent sert à défrayer les dé- l’adresse indiquée et nous vous
ferons parvenir votre carte de Vous désirez nous aider
quelques heures par mois tout
membre. au plus…
Vous trouvez que votre journal
Envoi Postal Sherbrooke QC, J1N 3B6 ne contient pas assez de su-
Nous vous retournerons jets ? Prenez quelques minutes
Si vous optez pour l’envoi et faites-nous parvenir un cour-
postal, faites parvenir votre carte de membre dû- riel, et nous communiquerons
votre paiement et le cou- ment remplie. avec vous pour en discuter.
pon
ci-bas à notre trésorière : Nous sommes toujours à la Merci de nous encourager
Sylvie Lemieux recherche de membres actifs.
5128 Rue Mills
Joignez notre équipe!


Août 2017 Page 9

Richard Cyr, Administration
Président
819-823-9308 Jacques Blais, Sylvie Lemieux,
(patrouille) Vice-Président Trésorière
819-564-2120 819-564-2120
Sylvie Allaire , (patrouille)
Secrétaire
819-575-0934 Benoit Charland, Claude M Gosselin,
(patrouille) Conseiller Administrateur
Administrateur 819-346-4724
Sylvain Bazinet, 819-864-4020
Administrateur
819-791-2530 VOUS ? ! Pierre Legault,
(patrouille) Administrateur
819-822-2647
(Web )

Vous pouvez aussi nous joindre par Courriel :
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Ou en laissant un commentaire sur notre page Web :
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Août 2017 Page 10

Sécurité sur la rivière

LA VITESSE EXCESSIVE SUR LA RIVIÈRE MAGOG ÉGALE :
Augmentation du myriophylle à épis et des autres plantes aquatiques nuisibles,
Perte de terrain,
Destruction de l’habitat des poissons.
La Vitesse !!! Et oui, ENCORE !
Malheureusement, encore cet été, il arrive à l’occasion que des plaisanciers d’embarcations motori-
sées dépassent considérablement la vitesse maximale de 10 KM/H indiquée à plusieurs endroits sur
notre rivière.
Outre les dangers pour les autres plaisanciers (kayak, canot, pédalo, nageurs, etc.), les consé-
quences de la vitesse sur notre rivière sont très néfastes sur notre environnement.
La circulation nautique motorisée à une vitesse excessive accélère dramatiquement l’érosion de nos
berges.
L’érosion de nos rives entraîne systématiquement un surplus de sédiments dans notre rivière. Ces
sédiments en suspension et ceux qui se déposent au fond de la rivière sont très dommageables.
L’apport de sédiments réduit la transparence de l’eau, favorise la prolifération des plantes aqua-
tiques et des algues et détruit l’habitat des poissons (ensablement des sites de fraie et mort de pois-
sons).
MAIS QUOI FAIRE POUR ENDIGUER CE PROBLÈME ?
Malgré la présence des patrouilles nautiques qui interpellent les « marins fautifs », il semble que la
seule présence des patrouilleurs n’a pas pour effet de contenir tous les « irréductibles de la vi-
tesse ».
Votre comité croit que la très grande majorité des riverains respecte la limite de vitesse prévue. Par
contre, les patrouilleurs ont remarqué que les amateurs de vitesse sont souvent des visiteurs de
notre plan d’eau.
Faut-il alors envisager d’empêcher l’accès à la descente du ruisseau Nick aux motos marines et
autres embarcations avec un puissant moteur ?
Votre comité est à la recherche de solutions et vos idées et suggestions sont les bienvenues.
C’est bien dommage que ce soit seulement quelques personnes qui ne respectent pas notre envi-
ronnement et que la majorité en assume les conséquences. Il serait important que chaque riverain
qui a connaissance d’excès de vitesse se donne le droit d’interpeller ces « marins fautifs ». Il suffit
de lever les bras et de montrer les 10 doigts pour indiquer la limite de 10 km/h.
Il ne faudrait surtout pas que notre silence et notre tolérance soient interprétés comme une
« permission » de détruire notre environnement si précieux et si fragile.
Votre comité environnement de l’ARMI
Vos idées sont les bienvenues …sur notre Facebook ou contactez-nous.


Août 2017 Page 11

Les Poissons de la Rivière

Le meunier
Noir

Non celui-là n’est pas celui
qui moud le grain, mais bien
une espèce indigène du Ca-
nada mieux connu par plu-
sieurs comme la carpe.
sistante qui possède une ca- Ce poisson se nourrit sur le
C’est en fait un poisson de la pacité d'adaptation lui per- fond comme les autres meu-
même famille que le cheva- mettant de survivre dans des niers grâce à son museau
lier. Ceux qui naviguent sur la conditions d'eau de mauvaise courbé vers le bas. Sa
rivière ont sûrement vu un qualité que d'autres poissons bouche ronde est entourée
meunier noir mort flotter à la ne pourraient tolérer. de lèvres charnues. Le corps
surface. Nous sommes pré- est fuselé et doté d'une seule
sentement à la recherche Cette capacité, associée à nageoire dorsale à rayons
d’indices afin de trouver la son abondance élevée et sa mous et d'une nageoire cau-
raison du nombre élevé de présence généralisée, fait du dale profondément fourchue.
carcasses cette année. meunier noir un excellent Le dos est généralement de
Bref, le meunier noir est un contrôleur environnemental couleur olive et le ventre, de
poisson d'eau douce indigène des produits chimiques couleur
de l'Amérique du Nord. Il est toxiques et des effets des ef- crème. La
largement répandu au Cana- fluents des fabriques de fraie a lieu au
da, de Terre Neuve et Labra- pâtes, ainsi que de diverses printemps au
dor à la Colombie Britan- maladies, notamment les pa- moment où la
nique, de même qu'au Yukon, pillomes et les tumeurs du température
dans les Territoires du Nord foie. Il n'est habituellement de l'eau at-
Ouest et les Grands Lacs. Ce pas pêché, sauf comme ap- teint 10 degré
poisson fréquente lacs et ri- pât. Le meunier noir est la C. Le meu-
vières, habituellement les proie du grand brochet, du nier noir peut
eaux peu profondes, où il se maskinongé, de l'achigan, du remonter par
nourrit sur le fond de vers, de doré jaune, de la lotte, du milliers un
larves d'insecte et d'œufs de saumon atlantique, de l'omble petit cours
poisson à l'occasion. Le meu- de fontaine et d'une gamme d'eau, où la
nier noir est une espèce ré- d'oiseaux et de mammifères.


Août 2017 Page 12


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