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Published by Association de la Rivière Magog Inc., 2016-12-08 16:10:26

Écho-Riverains Avril 2010

Avril 2010

Le journal des riverains Volume 10 No.5, Avril 2010
de la rivière Magog

Sommaire
Couverture –photos de Louise Drouin
P.2 Mot du président
P.3 Chronique sécurité
P.4 et 5 Chronique environnement
P.6 L’éditorial du riverain
P.7 La parole est à vous
P.8 Chronique du riverain
P.9 L’histoire de notre rivière
P.10 Saviez-vous que ...
P.11 Bénévole de l’année& Fête de la pêche
P.12 Nos directeurs & petites annonces.
P.13 Assemblée générale & Cartes de membres
P.13 Coin détente
P.15 L’ornitho en herbe
P.16 Publicité

www.associationrivieremagog.org


Page 2 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

Chers membres,

Même si l'hiver n'est pas tout à fait notre saison morte à l'Association de la Rivière Magog Inc., il nous
fait toujours plaisir de voir le printemps arriver.

La rivière qui s'active et les bourgeons dans les arbres qui apparaissent, voilà les premiers signes annon-
ciateurs d'un printemps hâtif et je nous le souhaite à tous, d'un bel été. Ce qu'il y a de nouveau, ce sont
les bourgeons des arbres et arbustes qui ont été transplantés dans les aménagements paysagers que les
riverains ont planté pour revégétaliser les berges de la rivière Magog qui nous est si chère.

J'en profite pour dire un gros Merci à tous nos riveraines et riverains qui ont accepté de participer à ce
si beau projet et si bonifiant pour la santé de notre rivière. Sans compter qu'il a été un plus pour redo-
rer et revaloriser nos jardins et cours arrières.

Cette aventure s'est avéré un gros dossier pour plusieurs membres du conseil d'administration et il se
sera étalé sur trois ans. Bien sûr il n'aura pas été de tout repos et il aura demandé beaucoup d'efforts et
de temps de toute une équipe de bénévoles et ceci, pas toujours dans les meilleures conditions. J'en profi-
te donc également pour dire un gros Merci à Richard Cyr, vice-président de l'ARMI et responsable de
ce projet, ainsi qu'à tous ces femmes et hommes dont il s'était entouré, pour mener si énergiquement à
bien et à terme cette opération.

Dans un autre ordre d'idée, nous avons continué de garder les yeux ouverts également sur les actions
qui se sont posées dans notre quartier et plus précisément sur ce qui pouvait avoir une influence négati-
ve à notre cours d'eau. Encore une fois, d'autres membres du Conseil d'administration s'en sont occupés
et ont réagi promptement auprès des instances impliquées. Merci à eux également. Des vrais gardiens
de notre environnement.

Maintenant que la belle saison arrive et que nous nous sommes reposés une semaine ou deux, il faut se
relever les manches et préparer notre "or bleu", pour ne pas dire notre rivière, à accueillir les plaisan-
ciers. Installations des bouées, préparation de la Halte du passant, etc. Sans oublier nos promenades sur
l'eau, effectuées par nos patrouilleurs, pour accompagner et informer ces utilisateurs des règles de pru-
dence et de sécurité en matière nautique et environnementale. Cette sensibilisation porte des fruits. Au
cours de l'été 2009, aucune incidence déplorable à signaler. Merci et félicitations à tous pour votre
grande collaboration habituelle et un gros merci également à nos patrouilleurs. Des vrais gardiens de
notre environnement.

En terminant, si vous voulez en savoir plus sur les actions posées par votre Association, je vous invite à
participer en grand nombre à notre assemblée générale annuelle qui aura lieu au Centre communautai-
re Optimiste du vieux village de Rock Forest le mercredi 12 mai prochain. Nous serions heureux de
vous y rencontrer et d'entendre vos commentaires.

Bonne santé et soyez prudent.

Yvon Thibodeau.

Président


Page 3 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

Bonjour à tous les riverains,
Bien que *Dame nature* nous a donné un petit avant goût du printemps il y a quelques semaines , nous ne
débuterons nos activités de patrouille et d’installation des bouées qu’entre le 15 mai et le 1 juin.

D’ici là , si le goût vous prend de faire un petit tour sur la Rivière, nous vous prions d’être très prudent.

Nous nous permettons aussi de vous rappeler :

1. Que le respect des normes de sécurité a encore meilleur goût lorsqu’il se fait dans le respect de
tous les types d’usagers de la rivière, dans le respect de la flore et de la faune environnante et
qu’elle ne brime pas la quiétude des riverains.

2. Depuis le 15 septembre 2009, tous les plaisanciers au Canada devront avoir leur carte de
conducteur d'embarcation de plaisance pour naviguer sur un cours d’eau.

A cet effet nous vous redonnons ci-après quelques références pouvant peut-être vous être utiles :

— Transport Canada : http://www.tc.gc.ca/securitemaritime/desn/bsn/documents/
documents_conducteur.htm

Note : Le Bureau de la sécurité nautique ne fournit pas de cours ou d’examen au grand public,
mais il est chargé de surveiller le programme d’examen pour l’obtention de la carte de conduc-
teur d’embarcation de plaisance.

Un certain nombre d’organisations ont mis des programmes sur pied pour enseigner aux nou-
veaux adeptes de la navigation de plaisance les compétences et connaissances de base néces-
saires pour que l’activité se déroule dans la joie et la sécurité.

— Fournisseurs de services recensés par l’ARMI :

• Normand Lacelle 819 6822111
• Laurent Cloutier 819 3468755
• École nautique Laurent Cloutier – (819)-346-8755
• -CLNT Maritime – Normand Lacelle (819)-682-2111
• Institut National de sécurité nautique – Daniel Cousineau 1-866-681-3535 http://

www.coursnautique.com/cours.htm

• Conduipro estrie - (819) 569-7531 http://www.conduipro.com
• -http://www.examenbateau.com/Canada/faq-fr.aspx

Merci de nous aider à bien faire notre travail !

Richard Cyr, chef patrouilleur


Page 4 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

En ce début de saison 2010 permettez-nous de vous faire un petit rappel !

Qu'est-ce qu'une bande riveraine?
La bande riveraine est une zone végétalisée de quelques mètres servant de tampon entre le milieu aquatique et le mi-
lieu terrestre. Sur un terrain en pente faible à nulle, il faut garder 10 m de végétation à l'état naturel. Sur un terrain en
forte pente, la distance à respecter est plutôt de 15 m. C'est pourquoi toute construction de bâtiments et toute inter-
vention sont interdites dans une bande riveraine et dans le littoral, et ce, quelle que soit l'importance du cours d'eau.
De même, lors de tous travaux tels que la réparation d'un mur de soutènement, la stabilisation de la rive ou l'abattage
d'arbres, il est préférable de contacter un inspecteur en bâtiment au préalable.

Pourquoi revégétaliser?
La végétation stabilise les berges et diminue l'érosion;
La végétation représente un habitat pour la faune aquatique;
L'ombre créée par la végétation assure la fraîcheur. De plus, une eau à température trop élevée entraînera la proliféra-

tion des algues et des bactéries (notamment les cyanobactéries) indésirables;
En absence de végétation, les engrais chimiques et les fertilisants utilisés pour les aménagements

paysagers et les pelouses non absorbés se déversent directement dans les cours d'eau. Ainsi, la revégétalisation redon-
nera aux berges leur rôle de filtre pour les contaminants.

Que dois-je faire?
Cesser l'entretien (tonte et émondage) de la bande riveraine à l'exception d'un sentier d'une largeur maximale de 5 m
pour garder un accès au plan d'eau;
Laisser les espèces indigènes reprendre leurs droits;
Reboiser à l'aide d'espèces appropriées;
Proscrire les berges abruptes ou lisses (béton, pneus, gazon, etc.);
Cesser de fertiliser un terrain en bordure d'un plan d'eau.
Si on y tient absolument, la fertilisation devrait être faite avec des engrais de source naturelle comme du compost, en-
grais à formulation « lente » et surtout, ne pas en mettre plus que la capacité d'absorption des végétaux. Chacun des
chiffres sur le contenant de fertilisant ne devrait pas dépasser 10 (Ex. : 4-7-5). L'idée est de reproduire le plus possible
le cycle de la nature, par exemple en laissant les résidus de tonte ou les feuilles mortes déchiquetées sur place. Semer
du trèfle est également une excellente façon de diminuer les besoins en engrais azoté.

Exemples d'espèces végétales appropriées à la revégétalisation des berges
Le myrique baumier, plusieurs espèces de saules, la comptonie voyageuse, la vigne vierge, le mélèze,
le thuya (cèdre), le raisin d'ours sont de bonnes espèces. Pour une liste plus complète, visitez le site Internet de la Fé-
dération interdisciplinaire d'horticulture ornementale du Québec. Le site du ministère du Développement durable,
de l'Environnement et des Parcs est aussi une source d'information à ce sujet.

Tiré à part du site internet de la Ville de Sherbrooke

http://www.ville.sherbrooke.qc.ca/webconcepteur/web/VilledeSherbrooke/fr/ext/nav/Environnement/Amenagementdesberges.html?iddoc=137872

Merci pour votre implication !

Liette St-Martin


Page 5 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

Suivi !

Vous vous souvenez peut-être que le comité Environnement de l'Association de la Rivière Magog (ARMI) avait appris

en décembre 2009 :

- Que le ministre des Ressources naturelles avait attribué à la Ville de Sherbrooke une subvention de 323 650 $ pro-
venant du Fonds municipal vert (FMV).
- Que cette somme, en plus de servir à l’élaboration d'un plan directeur de l'eau pour le bassin versant de la rivière
Magog devrait être utilisée à la réalisation de trois actions de la 1ère phase du Plan d'action de développement du-
rable de la ville de Sherbrooke dont la revégétalisation de 30 km de berges de la rivière Magog. Cette dernière ac-
tion devait contribuer à réduire l’érosion, à diminuer la vitesse du ruissellement, à améliorer la qualité des eaux de
surface ainsi qu’à réaménager le paysage naturel.

réf. : http://www.ville.sherbrooke.qc.ca/webconcepteur/web/VilledeSherbrooke/fr/service.prt?
svcid=VS_COMMUNIQUES2&page=details.jsp&iddoc=138076

Eh bien ...! Il semble, selon un courriel reçu de la directrice de l’environnement, Ville de Sherbrooke, que ce pro-
jet s’avérait principalement une analyse des berges et que la revégalisation s’appliquerait uniquement aux terrains
municipaux riverains des 2 rivières. ……... Dommage.. Bien dommage !

Suite à l’information qui nous a été communiquée, nous avons quand même tenu à rappeler aux autorités municipa-

les que notre tronçon de rivière avait de grands besoins et qu’ils pouvaient compter sur notre entière collaboration

si jamais ils décidaient de prendre action . Nous nous sommes aussi permis de joindre quelques photos à notre cor-

respondance. À suivre !

Naturalisation en bordure du Boul. Université ???

Obtenez 15% de rabais à l’achat de plants auprès des pépinières

commanditaires Eden & Lambert. Sur présentation de votre carte de
membre 2010.


Page 6 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

L'éditorial du riverain

Retour vers le futur ‘Back to the future’

Maintenant que l’hiver exceptionnellement doux est terminé et que le Printemps se pointe déjà généreuse-
ment le bout du nez avec des airs d’été...On peut commencer à philosopher sur notre avenir comme rive-
rains, mais surtout sur l’avenir de la rivière Magog.

Est-ce qu’il y aura des changements concrets dans le sens environnemental à la rivière Magog à court et
moyen terme? Est-ce que comme riverains nous vivrons des changements marqués dans les prochaines an-
nées? Comme par exemple, l’interdiction des bateaux à moteurs qui a été annoncée pour le Lac des Nations,
s’étendra-t-elle sur d’autres secteurs de la rivière? Si oui, pourquoi, comment, tous les bateaux à moteur?
Quelles sont les interventions qui se font AUJOURD’HUI pour qu’il ait moins d’algues et surtout moins de sé-
diments dans la rivière à court terme ? Voilà quelques unes des questions qu’ont doit se poser aujourd’hui
car nous ne savons pas exactement ce que nous réserve demain. À ce que je sache, il n’y a aucun plan d’ac-
tion clairement défini par qui que ce soit pour une rivière plus belle, plus en santé, plus en harmonie avec la
nature et ses usagers. Beaucoup de bla-bla mais pas grand-chose de concret à se mettre sous la dent. Il se
passe tellement rien que personnellement j’ai l’impression comme riverain de vivre une histoire comme dans
le film ‘Retour vers le futur’ (Back to the future). Un retour vers le passé qui pourrait nous montrer quel sera
le futur de la rivière…J’espère que je me trompe…

Heureusement grâce aux bénévoles de votre association il y des choses concrètes qui se font MAINTENANT
comme l’aménagement des berges des riverains. Mais malgré cela il est difficile de voir un plan d’action
GLOBAL de ceux qui ont les moyens et le pouvoir de faire changer les choses comme les ministères de l’envi-
ronnement et de la faune, la ville de Sherbrooke, CHARMES ou tous autres groupes ou intervenants concer-
nés. On entend bien parler de certaines actions qui pourraient être initiés comme par exemple par CHARMES
qui veut faire un certain travail pour contrer l’apport des sédiments dans la rivière, mais il y a peu d’infor-
mations qui circulent et je crois que pour plusieurs de ces groupes, travailler en silo sans véritable vision et
sans collaboration avec votre association ou autres intervenants intéressés est la règle. Je dirais même que
pour plusieurs d’entre eux ne rien faire pour la rivière est la règle! A t’on une vision à long terme de ce que
pourrait être la rivière Magog dans 5-10 ou même 20 ans…Certainement pas ! On n’en ait pas là…

Mais nous devons aussi faire notre part car même l’avenir de votre association de riverains est fragile et
pourrait facilement basculer dans l’inertie et l’inaction car elle repose sur une poignée de bénévoles qui ont
un budget ridicule. Ces bénévoles devrons passer le flambeau un jour ou l’autre. Ou est la relève ? Ou sont
les jeunes ? Ou sont les riverains…Il faut y voir et c’est la raison pour laquelle il faut tous s’impliquer selon
nos capacités et nos disponibilités et surtout ne pas cesser de faire pression sur les décideurs pour que ça
bouge maintenant. ‘Retour vers le futur’…pas pour moi.

Marc Bergeron / riverain


Page 7 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

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Questions de réglementation; questions pour qui?

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Riveraine de la Magog depuis bientôt six ans, je croyais que ce serait facile d’obtenir des réponses aux ques-
tions sur la réglementation. Au contraire, c’est plutôt compliqué.
Le site Internet de la Ville de Sherbrooke nous donne un certain point de départ avant d’entreprendre quoi
que ce soit qui affecte la bande riveraine :

La bande riveraine est une zone végétalisée de quelques mètres servant de tampon entre le milieu
aquatique et le milieu terrestre. Sur un terrain en pente faible à nulle, il faut garder 10 m de végéta-
tion à l'état naturel. Sur un terrain en forte pente, la distance à respecter est plutôt de 15 m. C'est
pourquoi toute construction de bâtiments et toute intervention sont interdites dans une bande riverai-
ne et dans le littoral, et ce, quelle que soit l'importance du cours d'eau.
Algues marines
À notre première année, nous pensions que nous étions utiles à la rivière en enlevant les nombreuses algues
marines… Oups! On a appris par hasard, quelques années plus tard, qu’il ne fallait pas enlever ces algues.

Vitesse sur l’eau
Les canots-moteurs ont semblé aller plus vite l’été dernier, et donc, par leurs vagues plus fortes, venir gruger
la terre des rives pour envaser graduellement notre rivière.
Est-ce qu’on devrait faire des pressions pour limiter la vitesse à 10 km/h et accroître les bouées qui inci-
tent à ralentir?

Ce ne sont pas les questions qui manquent. Les réponses sont à trouver et à partager, et ce, pour guider
nos actions dans le but de mieux prendre soin de notre rivière…

Marlaine Bisson

.


Page 8 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

En ce mois d’avril, étant donné que l’hiver ne veut pas définitivement partir, et que la pratique du sport
nautique est encore loin dans mon esprit, je profite de cette première chronique du riverain de l’année
2010 pour vous présenter la relation que j’ai développé avec la rivière Magog. En effet, quand je regarde
les diverses étapes de ma vie, je me rends compte que la rivière Magog fait intégralement partie de ma
vie.

Ayant grandi dans le secteur du Triolet, dès l’enfance, je passais une partie de mon temps de p’tit gars à
pêcher et à jouer sur les rives de la rivière. On dirait que, déjà, j’étais attiré par ce cours d’eau qui se
situait en bas de la rue Lisieux. Ainsi, à ce moment, la pêche était la principale raison pour laquelle je fré-
quentais les berges de la rivière mais cette activité a rapidement perdu de l’intérêt le jour où j’ai essayé
un kayak de vitesse.

Le kayak, et par ricochet la rivière Magog, était devenu le catalyseur de mon adolescence. Je passais donc
la majorité de mes étés d’adolescent à m’entraîner sur l’eau de la rivière Magog, connaissant ainsi tous les
racoins, du fond du Lac des Nations jusqu’au pont Gingue, de l’autoroute 410. La fonde des glaces d’avril,
les partys de la St-Jean au Parc Jacques-Cartier, les orages de juillet, la Fête du Lac des nations, l’été in-
dien, tous ces évènements meublaient les étés de mon adolescence.

À la fin de mon adolescence, où pensez-vous que j’ai invité mon premier amour à accepter mes avances?
Sur les rives de la rivière Magog bien sûr! La vue sur les chutes près de la Place Paton avait été l’endroit
stratégiquement choisi pour faire le « move ».

Devenu jeune adulte, j’ai quitté la région pour quelques années mais à mon retour, c’est naturellement
que je me suis installé sur les rives de la rivière Magog pour y bâtir ma maison et élevé ma famille. Bon,
on peut dire bâtir ma maison pour le romantisme mais en réalité, c’est pour la rénovation d’une maison
existante que je me suis installé à l’endroit où j’habite présentement.

Et c’est avec mes filles que je parcours la rivière Magog en canot ou en pédalo (merci Monsieur Blais pour
le pédalo en cadeau!) et qui, je l’espère, développeront une relation avec la rivière Magog qui leur appor-
tera autant de beaux moments que celle que j’ai développé.

Merci donc rivière Magog pour avoir façonné ma vie!

Lors de la prochaine chronique, je vous parlerai de l’évolution de la rivière Magog que j’ai observé depuis
le jour où je pêchais sur ses berges.

Pierre-Luc Choquette / riverain

L’Éco-
riverains


Page 9 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

La Magog : voie de communication pour les Amérindiens

L’histoire de notre rivière doit se concevoir dans un cadre beaucoup plus vaste que celui des Cantons-de-l’Est, et, de plus, comme fai-
sant partie d’un réseau navigable que lacs et rivières offraient aux Amérindiens à une époque où les chemins se faisaient rares. En fait,
étant un des affluents de la St-François qui débouche sur le fleuve St-Laurent, la Magog favorisait la liaison des Cantons-de-l’Est avec le
cœur du Québec. Constituant aussi un lien direct entre la rivière Saint-François et le lac Memphrémagog, dont la tête est alimentée au
Vermont par les rivières Clyde et Barton, la rivière Magog faisait également partie de la voie d’eau utilisée par les Amérindiens pour
accéder à leurs terres ancestrales en Nouvelle-Angleterre.

Les Abénaquis ont joué un rôle prédominant dans l’histoire contemporaine des Cantons-de-l’Est. Toutefois, ils n’auraient pas occupé la
région en permanence. Les Cantons-de-l’Est étaient un territoire où ils pouvaient chasser, pêcher, faire du piégeage, et, parfois, se réfu-
gier. Laterrière écrit que cette route navigable qu’est la Magog est fort fréquentée par les Abénaquis et qu’aux différentes étapes, sur les
rives de la rivière et du lac, les Amérindiens avaient élevé des abris qui servaient au premier venu. Le confluent des rivières Magog et
Saint-François, appelé Grandes Fourches, et le confluent des rivières Saint-François et Massawipi, appelé Petites Fourches, servaient en
outre de lieux de rencontres entre les nations. Pour se déplacer, les Abénaquis empruntaient de grands lacs, comme les lacs Memphré-
magog, Champlain et Massawippi, et des rivières, comme la Saint-François et la Missisquoi. En Nouvelle-Angleterre, ils voyageaient
par la rivière Penobscot dans le Maine et par la rivière Connecticut dans les États du New Hampshire, du Massachussetts et de New
York. […] Entre les voies d’eau, ils ouvraient des chemins pour le portage.

Aujourd’hui la présence des Abénaquis est encore visible dans les Cantons-de-l’Est. Les noms de lieux d’origine abénaquise reflètent
les particularités du paysage et des cours d’eau qui étaient essentiels pour ces premiers habitants : Abénaquis signifie « terre de l’auro-
re » ou « pays qui est à l’est »; Coaticook (Koatikeku) « rivière de la terre du pin »; Magog (Namagok) « lac où il y a de la truite sau-
monée »; […] Memphrémagog (Mamhlawbagak), « grande étendue d’eau »; Missisquoi, « multitudes d’oiseaux aquatiques » […].

En regardant passer kayaks et autre embarcations légères sur notre rivière, il est agréable de laisser aller notre imagination vers les ca-
nots des Amérindiens et les bruits de leurs pagaies dans l’eau… en pensant que dans les années 1780 Laterrière aurait mis quatre jours
en canot du portage des Grandes-Fourches (Sherbrooke) jusqu’à l’extrémité sud du lac Memphrémagog, à la rivière Noire.

Marlaine Bisson

Auclair, M-J, Laramée, P. Les cantons-de-l’Est. Paysages. Histoire. Attraits. Les Éditions de l’homme. 2007 p. 83
Kesterman, J.-P. Tout le long de la rivière Magog. Se promener du lac Memphrémagog à la Cité des rivières. Éditions Collection Patrimoine. 2004. p.14
Auclair, M-J, Laramée, P. Les cantons-de-l’Est. Paysages. Histoire. Attraits. Les Éditions de l’homme. 2007 pp. 83-84
Idem p. 83
Kesterman, J.-P. Tout le long de la rivière Magog. Se promener du lac Memphrémagog à la Cité des rivières. Éditions Collection Patrimoine. 2004.. p.
14


Page 10 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

Saviez-vous que ….

L’Association de la Rivière Magog s’étend donné comme mandat en 2010 de favoriser le transfert d’information à
ses membres, nous commençons ce printemps par quelques notions sommaires sur la réglementation municipale
pouvant intéresser les riverains.

• Saviez-vous … qu’il existe un règlement à la Ville de Sherbrooke concernant les quais ? …

Eh oui! Il s’agit du Règlement 522, entré en vigueur le 11 août 2009 dont nous vous présentons ci-après les
extraits applicables aux riverains.
À la lecture de son contenu nous avons certainement appris des choses toutefois nous avons été étonnés par
son manque de précisions.
Entre autre, nous aurions souhaité y retrouver des précisions sur les matériaux prohibés autre que le béton
coulé. Est-ce à dire que le Tuyau galvanisé, l’aluminium, l’acier inoxydable, l’acier rouillé, les roues d’auto-
mobile ou de machinerie agricole toutes graisseuses sont toutes des matières acceptables ?
Certainement pas !
Et qu’en est-il des matériaux à utiliser pour l’entretien de ces quais? Peinture? Teinture ?
Rien dans le règlement!

Extrait du Règlement 522:

Sur le littoral, tous les ouvrages, travaux ou constructions sont interdits à l’exception de :

1) les quais, abris ou débarcadères sur pilotis, sur pieux ou fabriqués de plates-formes flottantes;

1. Accessoires à un usage résidentiel privé

Les quais, abris pour embarcations (bateaux) ou débarcadères, accessoires à un usage résidentiel privé doivent respec-
ter les conditions suivantes :

a) un seul quai, abri pour embarcations (bateaux) ou débarcadère est autorisé par terrain;

b)une longueur maximale, mesurée à partir de la rive, de 15,0 mètres sur le littoral d’un lac et de 8,0 mètres sur les
autres cours d’eau, et une superficie maximale de 20,0 mètres carrés;

c) une distance minimale de 1,0 mètre doit être conservée entre la ligne latérale du terrain contigu à la rive et le
quai, l’abri pour embarcations (bateaux) ou le débarcadère;

d) le quai, l’abri pour embarcations (bateaux) ou le débarcadère dans toutes ses dimensions doit être à l’intérieur du
prolongement des limites du terrain dans le littoral du cours d’eau.

L’utilisation du béton coulé sur place est en tout temps prohibée. Les pieux ou pilotis peuvent toutefois être ancrés à
des blocs de béton reposant au fond du cours d’eau. Les travaux d’excavation sont prohibés.

Les quais, abris pour embarcations (bateaux) ou débarcadères ne sont autorisés que durant la période comprise entre
le 1er avril et le 1er décembre de chaque année.

À suivre …….. Richard Cyr , Liette St-Martin


Page 11 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

A notre bénévole de l’année –

Constance Clowery

Le 25 avril prochain, dans le cadre du brunch des bénévoles donné
par la ville de Sherbrooke- Arrondissement Rock Forest-Saint-Élie-
Deauville , notre amie Constance sera reconnue pour l’excellent
travail fait au sein d’ARMI .

Un gros bravo Constance !

pour ton implication et pour tes nombreuses participations aux
activités de toute sorte organisées par l’Association ces 4
dernières années!

FÊTE DE LA PÊCHE les 11,12,13 juin 2010

* Un permis n’est pas requis durant cette fin de semaine cependant l’ensemble des autres règlements sur la pêche sportive
s’appliquent

- Truite à 11 000$

Venez participer à cette 11ième édition et courez la chance de capturer la charmante truite à 11 000$
Où est l’étiquette de la truite? Sous la mâchoire dorsale. Elle est transparente et on y trouve un numéro unique

ainsi qu’un numéro de téléphone.

Pêche en herbe (12 et 13 juin) : Ce programme est destiné aux jeunes de 6 à 17

ans désireux de s’initier à la pêche.

Pour y participer vous devez inscrire vos enfants . Faites vite, les places sont limitées et

c’est gratuit !

Pour la Halte du passant (boul. Université) - Tél. Richard Cyr:819-823-9308

Pour le Parc Lucien Blanchard … Tél. Corp. CHARMES ( 819-821-5893)


Page 12 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

Vous avez des questions concernant notre mandat, nos activités,l’état de la rivière, la carte de membre, les
activités ou autres, n’hésitez pas à communiquer avec un directeur de l’association .

Yvon Thibodeau, président ; 819-829-0009 Réal Bilodeau, directeur ; 819-822-1826
Richard Cyr, 1er vice-président ; 819-823-9308 Benoît Charland, directeur ; 819-864-4020
Denis Gosselin, 2ième vice-président ; 819-564-1997 Constance Clowery, directeur ; 819-565-4536
Claude Stébenne, trésorier ; 819-864-6084 Claude F. Gosselin, directeur ; 819-573-0488
Liette St-Martin, secrétaire ; 819-791-2624 Claude M.Gosselin, directeur ; 819-346-4724

Votre journal l’Eco-Riverains

Notre objectif étant de faire de notre petit journal un outil de communication tout en donnant la parole
aux riverains .

Alors... n’hésitez pas à nous faire parvenir vos commentaires et articles à l’adresse temporaire suivante :
[email protected]

Un gros merci à nos présents collaborateurs… sans vous notre journal ne serait pas ce qu’il est !

Notre site internet

Notre site est présentement en révision
Sous peu, vous pourrez consulter notre site renouvelé à l’adresse suivante: www.associationrivieremagog.org

Notre nouvelle adresse courriel

AssociationDeLaRiviereMagog @gmail.com

Au plaisir de vous lire!


Page 13 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

Note : Avis à tous les riverains

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE

L’ASSOCIATION DE LA RIVIÈRE MAGOG INC.

Mercredi le 12 mai 2010
19 heures

Au Centre Communautaire Optimiste de Rock Forest
6670, rue Fontaine Local 201-203

Les choses courantes de votre association seront discutées.
Il y aura des élections. ( S eul les membres ont le droit de voter.)

- 1 poste vacant et 4 autres postes sont à combler suite à des démissions +
+ 3 mandats de directeurs arrivent à terme soit celui de Messieurs Yvon Thibodeau,

Claude M. Gosselin et Réal Bilodeau

RENOUVELLEMENT DES CARTES DE MEMBRES

1er juin 2010-= Date de renouvellement des cartes de membres

Prix:: 20$ ou 25$ pour la carte familiale

Pour voir à ses intérêts – Pour protéger ses rives – Pour y garder l'ordre pour le mieux être de ses riverains
De plus, obtenez 15% de rabais sur vos achats de plants auprès des pépinières commanditaires

S.V.P. remplir le formulaire ci-dessous et la faire parvenir à :

Claude Stébenne, trésorier, 200, rue Aiguillon, Sherbrooke, QC. J1N 2S6

Nouveau membre : ______ Ancien membre: ______

Nom:
_______________________________________________________________________

Adresse: _____________________________________________________________________

Code postal:______________Téléphone :_______________________Courriel:_______________

Je désire m’inscrire pour l’année 2010-2011 comme membre de l’Association de la Rivière Magog

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Page 14 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

Les animeaux de la forêt

C C H E EQ J EPR SM

OOI R HT T A O O O M

R E R V AÊ T T S U I D

P B O È TT S O F R BE

SENI EA O F M A UI
DO
RC D L CQ E N X R AU

E U E U QT M U S E

X G L K TY E U X V SM

I ML E LI U E R U C É

A Z E P AX WS R K MS

E N O H YC C X J E C M

G M U U CQ I F VQ DT

BEC CASTOR CORPS
GEAI HIRONDELLE LIÈVRE
MARMOTTE MOUFFETTE MUSEAU
OIE OURS PATTE
QUEUE RATON TÊTE
YEUX ÉCUREUIL

Dis 5 fois «pourquoi». Comment faire abboyer une vache ?
- Pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi. - On la trempe dans l'essence, on allume une allumette et
- T'as perdu !
- Pourquoi ? la vache va faire «woooof !»

- Parce que tu viens de le dire 6 fois !

Je vais vous expliquer comment attraper un crocodile. Il vous faut :
1 boîte d'allumettes vide, 1 paire de pinces à épiler, 1 paire de jumelles.
Voilà comment on s'y prend: Vous regardez le crocodile avec la paire de jumelles mais en regardant du côté des
gros oculaires... Vous voyez alors le crocodile tout petit, petit, petit...Vous le prenez avec la pince à épiler et vous

le mettez dans la boîte d'allumettes.


Page 15 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010

La Bernache du Canada est facilement re-
connaissable grâce à sa tête noire, aux ta-
ches blanches de ses joues et à son long cou
noir. La forme et la taille des bernaches du
Canada sont très variables selon les sous-
espèces (jusqu’à 11 selon les spécialistes).
La plus petite a une envergure d’environ 90
centimètres et la plus grande a une enver-
gure de 2 mètres.

La Bernache du Canada commence générale-
ment à migrer vers le sud quand le sol com-
mence à geler, en automne. Elle peut par-
courir jusqu’à 1000 kilomètres en une seule
journée. Par contre, la migration printaniè-
re commence à la fin de l’hiver et elle fait
plusieurs arrêts en chemin pour s’alimenter
et se reposer avant d’atteindre son territoi-
re de reproduction canadien. Elle mange beaucoup et peut consacrer jusqu’à 12 heures par jour pour se
nourrir d’herbes, de racines, de feuilles et d’autre matière végétale, ou encore de restes de céréales et de
grains laissés dans les champs. Les bandes migratrices de Bernaches du Canada sont facilement reconnaissa-
bles à leurs formations en « V » irrégulières. Cette configuration produit l’effet du « tirant », où la Berna-
che qui suit profite des courants d’air produits par la Bernache en tête, ce qui lui demande moins d’énergie
pour voler. Une deuxième fonction de cette formation est de coordonner les mouvements de la bande, ce
qui permet la communication rapide et efficace des changements de vitesse ou de direction à tous les mem-
bres de la bande. On peut souvent les entendre également, puisqu’elles cacardent habituellement en un
chœur soutenu.

La Bernache du Canada se trouve un compagnon ou une compagne au cours de la deuxième année de sa vie.
Le couple restera ensemble pour la vie. Cependant, si un des partenaires est tué, l’autre se trouvera un
nouveau compagnon. Elle commence à nicher dès que les conditions deviennent favorables au printemps.
Quand vient le temps de choisir un nid, la femelle revient à l’endroit où elle a vu le jour. Mis à part quel-
ques exceptions, elle retournera ensuite chaque année au même endroit. Elle y pond environ de 5 à 7 œufs
qu’elle couve jusqu’à l’éclosion. Le mâle reste près du nid et veille étroitement sur la femelle et ses œufs.
Peu après l’éclosion, la femelle mène sa jeune famille à l’eau et le mâle ferme la marche. La plupart des
sites de nidification sont situés près de l’eau. Les oisons se nourrissent de graminées et de carex dans les
prés et le long des rivages. Les deux parents prennent part à leur élevage. La famille passe beaucoup de
temps ensemble. Les oisons restent généralement avec leurs parents pendant un an.

Les milieux humides naturels servent d’habitats à la bernache du Canada et à d’autres espèces de sauva-
gine migratrice. Malheureusement, ils continuent de disparaître au Canada. Dans certaines ré-
gions du pays, jusqu’à 70% des milieux humides originels ont déjà été détruits.

Bonne observation

L. Drouin, passionnée de la nature

Source : Faune et Flore du Pays—Canards Illimités Canada


Page 16 L’Éco-riverains Sherbrooke avril 2010


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