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Published by Association de la Rivière Magog Inc., 2016-12-07 10:25:57

Écho-Riverains Janvier 2012

Janvier 2012

Le journal des riverains de la rivière Magog Volume 12 No.11, Janvier 2012

Le grand harle Photo; Louise Drouin

Sommaire

P.2 Mot du président P.3 Volet environnement P.4 Volet environnement..suivis .
P.7..Saviez-vous que..
..P.5 Volet environnement..suivis P.6 Chronique de Réjean P.10 Errata & nouveaux membres

P.8 Saviez-vous que.. ..P.9 Résolutions 2012

..P.11 L’ornitho en herbe P.12 Publicité

www.associationrivieremagog.org

Page 2 L’Éco-riverains Sherbrooke Janvier 2012

Bonjour riveraines, riverains et membres de l ‘Association de la rivière Magog,

En ce début d’année 2012 je tiens personnellement à profiter de l ‘occasion pour remercier mes
principaux collaborateurs ( directrices et directeurs de l’ARMI) pour leur grande disponibilité à
nous faire profiter de leurs expériences diverses et pour avoir pris à coeur tous les sujets traités
tout au long de l’année.
Un gros merci également aux conjoints et conjointes des membres du CA pour leur support si indispensable.
Je tiens enfin à remercier tous les membres et riverains qui travaillent à garder notre belle rivière en santé . Il est plaisant de re-
garder les nombreux aménagements qui ont été effectués le long des berges au cours des dernières années. Il est bien agréable
de voir toutes ces belles couleurs lors de nos balades sur la rivière.

Je vous souhaite à tous de la santé
Une nouvelle année remplie de mille douceurs
et de bien profiter de ce que la vie offre de meilleur

BONNE ANNÉE 2012

Richard Cyr, président

Page 3 L’Éco-riverains Sherbrooke Janvier 2012

Une belle bande riveraine!

Dans le cadre de l’Assemblée générale annuelle de l’organisme RAPPEL
(Regroupement des associations pour la protection de l’environnement des
lacs et des cours d’eau de l’Estrie et du haut bassin de la rivière Saint-
François), deux représentants de l’ARMI ont, le 20 octobre dernier, assisté à la
présentation de M. Jean-Claude Thibault qui s’intitulait Une belle bande rive-
raine!

Je suis restée des plus enthousiastes face à cette présentation. M. Thibault,
qui s’implique depuis fort longtemps dans la lutte pour protéger lacs et riviè-
res, a affirmé d’entrée de jeu, que l’erreur qui a été faite par RAPPEL (et par
lui-même, dans le cadre de ses travaux avec RAPPEL) c’est d’être parti avec
l’idée de la nécessité de ne revégétaliser que 3 mètres. C’est nettement insuf-
fisant, selon lui. À partir d’un travail scientifique qu’il juge incontournable
comme rérérence 1, il a plutôt parlé de la nécessité de revégétaliser sur 10
mètres au minimum pour la stabilisation de la rive et de 10 à 30 mètres pour
la rétention des sédiments.

Il a également fait valoir la notion d’encadrement forestier qui est celui qui
joue le meilleur rôle pour les 4 F (Freiner, Filtrer, « Fauner » et ra-Fraîchir). Deux premiers mètres d’arbustes près du plan d’eau, puis 5 mètres d’arbres
et enfin une zone herbacée d’un minimum de 2 à 3 mètres pour aider à arrêter les sédiments. Exit le gazon…

Quelques-unes de ses phrases ont fait « choc » pour moi :

 Vu du lac (ou du cours d’eau), il faudrait viser à ce que le bâtiment ne soit que partiellement visible à travers la bande riveraine.
 En s’installant le long de plans d’eau, on a eu la belle idée de transporter la ville en campagne. On a éliminé la végétation pour se faire une vue sur

le plan d’eau. C’est comme si on avait enlevé au plan d’eau la ceinture de sécurité que constitue sa bande riveraine.
 Il a été bien imagé en parlant de l’intérêt de fenêtres partielles sur le plan d’eau : le pouvoir du « déshabillé », comme il s’est amusé à nous l’illus-

trer par des photos de bandes riveraines constituées d’arbres où on voit le plan d’eau de façon « suggestive ».

Pour lui, il y aura toujours des récalcitrants. Il avance même le chiffre de 10% de récalcitrants. Ce n’est pas sur eux qu’il mise. Il croit au pouvoir de
l’information pour vaincre le cancer de nos plans d’eau, à savoir, la sédimentation. C’est trop facile de dire : les riverains ne sont pas les principaux
responsables de la pollution et de la sédimentation. Il faut conjuguer les efforts de tous…

L’ARMI a acheté plusieurs exemplaires du guide Rives et nature, guide de renaturalisation produit par RAPPEL. Si vous êtes intéressé(e) à en prendre
connaissance, n’hésitez pas à en faire la demande via le site Internet de l’Association. Plus nous serons à poursuivre nos efforts pour continuer à habil-
ler la ceinture de sécurité de notre tronçon de rivière, plus nous préserverons celle-ci et plus nous reviendrons à un paysage plus naturel, ce qui ne peut
qu’ajouter d’ailleurs à la valeur de nos propriétés.

Marlaine Bisson

1 Richard, Y et St-Jacques, N., documents de 1996 et 1998 pour le Ministère de l'Environnement et la Faune.

Page 4 L’Éco-riverains Sherbrooke Janvier 2012

Un dossier sur lequel l’ARMI a mis beaucoup d’énergie
concerne le ruisseau des Vignobles. En 2006, après des
mois d’effort, on avait pourtant cru pouvoir profiter d’une
baisse du niveau de la rivière effectuée par Hydro Sherbroo-
ke pour draguer le delta formé par la sédimentation au bas
du ruisseau des Vignobles. En vain, car une autorisation
gouvernementale manquante a fait avorter ce projet. En
avril dernier, l’Éco-riverains remettait à l’honneur ce ruis-
seau par des photos en page frontispice et dans un article
intitulé La triste histoire du Ruisseau des Vignobles. L’Éco-
riverains de septembre apportait quant à lui l’information
que les travaux d’excavation à l’embouchure du ruisseau ne
pourraient avoir lieu en 2011.

Une étude intitulée Caractérisation du ruisseau des Vigno-
bles, tributaire de la rivière Magog 1réalisée à la demande
de la Ville de Sherbrooke est fort révélatrice. Sans nul dou-
te, les problématiques sont multiples et complexes sur ce
tributaire important qui se jette dans la rivière Magog en aval du parc Galt (Bd. Université). Son bassin versant, d’une superficie de 7 km2, compte de
nombreux embranchements, fossés de rue et milieux humides. Son bassin versant est plutôt forestier, mais il comporte aussi des développements rési-
dentiels, majoritairement situés entre les chemins de Sainte-Catherine et de North Hatley. À la tête de ce ruisseau se situent deux carrières, Sintra et
DJL.2

Disons également pour ajouter au portrait que ce ruisseau est d’une longueur de 8 km et qu’il est très ramifié avec 68 branches secondaires et de nom-
breuses branches tertiaires, totalisant 54 km de ruisseau. Ce qui est connu de tous (et qu’on peut voir avec le delta qui continue de se développer), le
rapport l’affirme : les nombreux échantillonnages réalisés au ruisseau des Vignobles depuis 2002 confirment des problèmes importants de turbidité du
ruisseau causés par le transport de grandes quantités de matières en suspension.3

Selon cette étude le ruisseau réagit fortement aux précipitations en augmentant son débit de sept fois son débit moyen en temps sec et en ce qui a trait
aux résultats des matières en suspension, le fait que la valeur moyenne en temps de pluie est treize fois la valeur moyenne en temps sec est très révéla-
trice et préoccupante. Les charges de matières en suspension (MES) sont, quant à elles, extrêmement variables et ont atteint une moyenne de plus de
17 000 kilogrammes par jour en 2010. 4 Ouf! Cela en fait des sédiments qui arrivent dans la rivière au fil des années par ce tributaire.

Qu’il suffise de rapporter quelques autres phrases pour donner une idée de l’ampleur de la tâche ou de la dégradation, comme on veut le voir :

 Cette caractérisation a tout de même permis de relever un total de 34 foyers d’érosion potentiellement problématiques ou problématiques. L’en-
semble de ces foyers d’érosion totalise 2 141 m de berges. Il pourrait y en avoir plus, mais l’accès à certains sites était interdit, et les sites d’érosion
non problématiques n’ont pas été relevés.5

 Un total de 1 616 m de berges sont érodées à la suite du nettoyage des fossés qui a laissé les berges et le lit des branches (embranchements) à nu.6

 On observe par ailleurs dans le lit de cette branche secondaire (de la branche sud qui est beaucoup plus problématique que la branche nord) un
dépôt de matériaux fins, dépôt qu’on n’observe pas à d’autres endroits sur le parcours du ruisseau des Vignobles.7

Dix recommandations sont formulées dans ce rapport; 8 parallèlement à ces mesures, on apporte que la mise en place d’un bassin mixte de sédimenta-
tion/rétention sur le parcours du ruisseau pourrait maximiser la réduction d’apports sédimentaires de la branche sud. Un certain nombre de sites poten-
tiels pour l’implantation de ce type de bassin ont déjà été proposés à la Ville de Sherbrooke.9

À la toute fin du rapport, on peut lire qu’une question demeure: quelle est la contribution de la rivière Magog à la sédimentation de l’embouchure du
ruisseau des Vignobles? Nous croyons, est-il rapporté, que les deux langues de terre, situées de part et d’autres de l’embouchure du ruisseau, jouent un
rôle important dans la sédimentation des particules transportées par la rivière Magog elle-même. L’obstacle créé par ces langues de terre favorise, à
notre avis, le dépôt des sédiments contribuant ainsi à la formation du haut fond.10 Quand on écoute un de nos collègues de l’ARMI qui œuvre depuis
longtemps pour la protection de la rivière raconter qu’une de ces bandes de terre a été créée de toutes pièces par un riverain désireux de se doter d’une
plus grande aire de divertissement devant son hôtel, en déversant maints et maints matériaux de remblayage, on ne peut qu’être sidéré de certaines
interventions inconséquentes aux effets dévastateurs…

suite p.5……………….

Page 5 L’Éco- riverains Sherbrooke Janvier 2012

suite de p.4……………….

Des membres du CA de l’ARMI ont rencontré M. Jean-François Martel de RAPPEL dans le cadre de ce dossier. Nous comprenons que la Ville travaille sur
ce dossier pour régler, entre autres, les problèmes d’embâcles de glace qui se forment à l’embouchure du ruisseau des Vignobles en raison de la faible
profondeur de l’eau, créant occasionnellement des inondations aux habitations situées dans ce secteur. En même temps, nous avons entendu de plu-
sieurs experts que retirer le delta sédimentaire, sans travailler sur les causes en amont, cela équivaudrait à s’attendre à voir se reformer le delta au fil
des ans. De même, des solutions de maintien en place des berges érodées par des boudins de rétention ou autres moyens ont démontré leur peu d’ef-
ficacité. L’eau emprunte un autre chemin ou vient à bout de ces moyens.
M. Martel nous informait que RAPPEL a été mandaté par la Ville pour présenter d’ici le début de février un projet-pilote concernant la gestion des eaux
de ruissellement en milieu périurbain à partir du ruisseau des Vignobles.

Nous vous tiendrons informés des développements dans ce dossier qui nous tient à cœur.

1 Rapport préparé par le secteur Environnement, Corporation de gestion CHARMES (ÉTÉ 2010), Février 2011, 108 p.

2 Idem p. 1 3 Idem p. 1

4 Idem p. 22 5 Idem p. 66

6 Idem p. 106 7 Idem p.24

8 Idem pp. 107-108 9 Idem p. 108

10 Idem p. 108

Suite à l’article sur la parade de la mousse

Dans l’Éco-riverains du mois de septembre dernier, nous nous interrogions sur la nature des boules de
mousse en flottaison sur notre tronçon de rivière au printemps et à l’été 2011.
Nous avons recueilli deux hypothèses que nous tenterons de valider avec les prochaines saisons chaudes,
si le phénomène se poursuit.
L’une d’elles, qui nous provient d’un représentant de la Ville, avance le fait qu’il s’agit de cyanobactéries
brassées par le barrage de Rock Forest avant de poursuivre la descente vers la rivière St-François.
L’autre concerne un phénomène qui pourrait être naturel, à savoir, la production d’acide – huile humiques
(phénomène de décomposition de l’humus dans l’eau). On voit dans les ruisseaux ce genre de mousse
blanchâtre en provenance de la décomposition de l’humus après que le débit ait effectué son brassage alors que cette mousse stagne dans des endroits
de moins forts débits.

Tel que discuté lors de la dernière rencontre de notre C.A., nous poursuivrons la recherche à ce propos, en faisant faire l’analyse chimique de quelques
échantillons de ces boules de mousse, bien sûr, si le phénomène se répète au printemps ou à l’été prochain.

Page 6 L’Éco-riverains Sherbrooke Janvier 2012

-Que fais-tu l’hiver?
-Comme tout le monde, j’attends que ça passe…
-Tu connais la pêche blanche?
-La pêche…euh! Non…

Eh bien! c’est pas compliqué, c’est une des façons de dépenser tes «Air lousse… », partir seul ou avec des amis et aller pêcher sur un de nos cours d’eau, il
y en a plein et tout près.

Il n’y a pas que la connue et renommée Sainte-Anne-de-la-Pérade, tu peux aussi aller au Memphrémagog, au lac Massawippi, au petit lac Magog et mê-
me,,,pourquoi pas, sur notre rivière.

Nous sommes des riverains, nous sommes impliqués dans la qualité de notre cours d’eau et de son aménagement, alors pourquoi ne pas en profiter…c’est
à quelques pas.

Pas compliqué, pas dispendieux, ça s’apprend petit à petit en parlant avec des gens qui pêchent déjà, qu’on rencontre sur la glace et qui sont tous prêts à
partager leurs trucs (et ils en ont…).

Il n’est pas nécessaire d’investir dans l’achat d’une terrière à essence pour débuter (une manuelle fera l’affaire), une canne à pêche pour la glace avec
moulinet ainsi que quelques accessoires de base comme une chaudière de 20 litres, des appâts et des trôles. Une centaine de dollars peuvent vous procu-
rer une activité extérieure très agréable en plus de vous réoxygéner.

Dans le but de protéger ce sport, de préserver certaines zones plus fragiles et d’assurer la survie des espèces, le gouvernement régit cette activité. On peut
s’informer de ses possibilités de prise sur le site suivant : http://www.mrnf.gouv.qc.ca/publications/enligne/faune/reglementation-peche/index.asp

Quand les formalités ont été accomplies, que les règles ont été respectées et que vos poissons reposent dans votre chaudière, il serait certainement inté-
ressant de savoir les nettoyer et les apprêter. Cet apprentissage peut s’effectuer auprès d’autres
pêcheurs ou pour les autodidactes, deux sites du Web peuvent vous guider vers des façons de
nettoyer vos prises : http://www.quebecpeche.com/forums/index.php?/topic/8393-comment-
faire-des-filets-de-perchaude-rapidement/ et http://www.youtube.com/watch?
v=p5Rqee5a3yQ .

Avec un minimum de pratique, vous serez en mesure de jouir de ce sport de plus en plus populai-
re.

Sur ce, je vous souhaite « Bonne pêche » et passez un excellent hiver en plein air!

Réjean Gagnon

Page 7 L’Éco-riverains Sherbrooke Janvier 2012

La Bernache résidente ….Une nouvelle venue en milieu urbain

Au retour de l’automne, le passage des Bernaches du Canada en migration rappelle l’arri-
vée imminente de la saison froide et réveille chez plusieurs l’envie de partir vers le Sud
avec ces oiseaux au vol en « V » si caractéristique.
Malheureusement, les dommages que causent leurs consoeurs, les Bernaches résidentes,
aux terrains publics comme les parcs, les marinas et les clubs de golf, ternissent l’image
de ce magnifique oiseau.

Une nouvelle venue
De plus en plus de Bernaches résidentes quittent les États-Unis au printemps et se ren-
dent jusqu’à nos latitudes pour passer l’été avec nous. Ce phénomène est nouveau puis-
que cette bernache n’a jamais été présente dans le sud du Québec auparavant.

Son histoire parmi nous
Dans les années 1950, la Bernache résidente avait presque disparue de son aire de répar-
tition en Amérique du Nord, principalement en raison d’une chasse intensive. Des pro-
grammes d’élevage ont alors été mis en place en vue de réintroduire les bernaches dans
ces endroits.
Aujourd’hui, son abondance est telle que certaines régions des États-Unis et du Canada
subissent d’importants dommages et tentent par plusieurs moyens de contrôler son ex-
pansion.

Et au Québec?
Les premières mentions de nidification de cette bernache remontent à la fin des années 1970, dans les régions de l’Outaouais et de l’Estrie.
Aujourd’hui, elles se retrouvent du sud de la province jusqu’en Abitibi, au Lac-Saint-Jean et en Gaspésie. La population de la Bernache résidente est
en explosion comme l'illustre le cas des îles de Varennes.
Nous avons créé des habitats constitués de grands terrains dégagés, recouverts de gazon bien entretenu et à proximité de plans d’eau.
Si nous apprécions ces caractéristiques, elles sont carrément recherchées par les Bernaches résidentes. De plus, ces terrains représentent un milieu
sécuritaire, sans prédateurs ni chasseurs. Cet oiseau ne peut rêver mieux.

L’envers de la médaille
Qui n’aime pas regarder quelques bernaches se promener dans un parc?
Or, nos sentiments peuvent changer lorsque ces oiseaux se comptent par dizaines. Quelques problèmes apparaissent alors :
 • détérioration des pelouses par le broutage des bernaches;
 • érosion des berges;
 • diminution de l’esthétisme des lieux en raison de leurs fientes;
 • apparition d’un problème de salubrité dû aux fientes;
 altercation possible entre des passants et des bernaches qui protègent leur couvée;
 augmentation des risques de collision près des aéroports.

Vaut mieux prévenir que guérir
Le nombre total de Bernaches résidentes est estimé à plusieurs millions en Amérique du Nord. Les plus grandes densités au Canada se trouvent en
Ontario. Au Québec, la population de bernaches n’a toutefois pas atteint des proportions aussi importantes. Malgré tout, le nombre de plaintes en-
registrées au Québec augmente année après année, signe que cette population est en expansion.

Suite ...p.8

Page 8 L’Éco-riverains Sherbrooke Janvier 2012

La bernache résidente …...suite de la page 7

L’objectif du Service canadien de la faune (SCF) est de limiter la croissance de la population de Bernaches
résidentes et de restreindre leur expansion. Pour ce faire, les gestionnaires de marinas, de clubs de golf
et de terrains municipaux ainsi que les résidents qui vivent près des plans d’eau doivent être conscients qu’il
est plus facile d’empêcher ces oiseaux de s’installer que de les contrôler par la suite. Une bernache qui choisit
de passer l’été sur un terrain y revient assurément les années suivantes… de même que sa progéniture.
La Bernache du Canada est un oiseau migrateur protégé en vertu de la Loi de 1994 sur la Convention
concernant les oiseaux migrateurs du Canada. La loi interdit de déranger les oiseaux en période de nidification.
Les Bernaches résidentes s’adaptent vite aux nouvelles conditions, y compris à certaines méthodes de
contrôle. Il est donc important de diversifier les méthodes afin d’augmenter les chances de réussite

DES SOLUTIONS S’OFFRENT À VOUS
 Ne pas les nourrir
 Il ne faut jamais commencer à les nourrir. Les Bernaches résidentes sont opportunistes. Elles reviennent

généralement aux endroits où la nourriture est facilement accessible.
 Rendre les lieux inhospitaliers

Les bernaches aiment les herbes courtes et les terrains dégagés. Une fois ces caractéristiques modifiées, les sites n’auront plus le même
attrait.
 Diminuer ou cesser l’arrosage et la fertilisation des pelouses. Les Bernaches résidentes préfèrent s’alimenter d’un gazon vigoureux et plus
nourrissant.
 Diminuer la surface des terrains gazonnés en plantant des arbres et des arbustes. Les Bernaches résidentes ont besoin de voir loin pour se
sentir en sécurité.
 Laisser pousser l’herbe jusqu’à 15 cm (6 po) de hauteur. Les besoins énergétiques des Bernaches résidentes sont moins bien comblés par un
gazon long, fibreux et faible en protéines.

Baignade interdite
Les bernaches recherchent les plans d’eau pour boire, nager et échapper aux prédateurs. Si l’accès à l’eau est coupé par une barrière faite de fils,
de cordes ou de végétation, le site perd de son intérêt. L’efficacité de la barrière est à son maximum au printemps, avant la nidification des
bernaches, et à la fin de l’été, lors de l’élevage des oisillons ou de la mue des adultes.

Il faut les déranger
Diverses techniques utilisant le son (sirènes, etc.) et la lumière (lumière stroboscopique, etc.) permettent de faire fuir les Bernaches résidentes, à
condition de les utiliser souvent, de façon irrégulière et de les combiner. Les bernaches, parce qu’elles nous côtoient, tolèrent les dérangements
et les bruits générés par nos activités.
Un chien dressé, de bonne taille, constitue une méthode d’effarouchement efficace. Il suffit de le laisser circuler sur le site pour que les
bernaches croient en la présence d’un prédateur et préfèrent s’établir dans un lieu plus sûr. Le chien ne doit cependant pas attraper ou blesser
ces oiseaux, il doit servir uniquement à les effaroucher.

Quand le chasseur n’est pas là… les bernaches se rassemblent
La chasse peut être utilisée comme méthode de contrôle en dehors des lieux où se pratique habituellement cette activité. Ainsi, le nombre de
bernaches diminuera pour l’année en cours, mais aussi pour les années à
venir, puisque ces oiseaux préféreront s’installer dans un site plus tranquille.
Il est cependant primordial de se conformer à la réglementation municipale relative à l’utilisation d’armes à feu et de respecter celle du SCF
(Service canadien de la faune) concernant la chasse aux oiseaux migrateurs.

LES SOLUTIONS EXCEPTIONNELLES QUI NÉCESSITENT UN PERMIS
Le SCF peut parfois émettre un permis afin de contrôler les Bernaches résidentes. À ce sujet, communiquer avec
le SCF – Région de Québec, au numéro de téléphone suivant : 1 800 463-4311.

Des oeufs qui n’écloront jamais
L’arrosage des oeufs avec de l’huile minérale coupe les échanges gazeux et cause la mort de l’embryon par
asphyxie. Les oeufs peuvent aussi être piqués à l’aide d’une longue aiguille ou brassés vigoureusement, ce qui a
également pour effet de tuer l’embryon. Ainsi, la femelle continuera à couver ses oeufs, bien au-delà du temps
nécessaire, sans en pondre de nouveaux.

En dernier recours…
Les armes à feu sont parfois utilisées pour effaroucher les bernaches ou pour les tuer. Toutefois, leur utilisation est réglementée en milieu
urbain.

Liette St-Martin

Une publication d’environnement Canada
http://publications.gc.ca/collections/Collection/CW66-245-2005F.pdf

Page 9 L’Éco-riverains Sherbrooke Janvier 2012

*Mieux apprécier l’hiver*

Nous cherchons toujours à ce temps de l’année des résolutions qui contribueront à faire de nous de meilleures personnes. Les plus populaires sont
évidemment celles qui contribueraient à éliminer nos vices ou nos mauvaises habitudes. Cesser de fumer, manger moins, faire plus d’exercice sont
sans doute au top du palmarès des résolutions faites et abandonnées.

Guy Thibaudeau dans le blogue de la Presse du samedi 31 décembre 2011 vous propose en ce début d’année une résolution qui pourrait être plus
facile à conserver puisqu’elle vous apportera du plaisir et de la santé pour les années à venir : « Mieux apprécier l’hiver ».

Au Québec nous avons la chance de connaitre quatre saisons passablement distinctes. L’hiver occupe au moins quatre mois de notre année et, mê-
me avec les changements climatiques, nous ne sommes pas prêts à en voir la fin. Il faut donc savoir en profiter ou déménager dans une région où le
climat vous sera plus sympathique.

Et pourquoi pas *La pêche blanche* tel que proposé par Réjean en page 6*

Prendre les 12 mois complets, les nettoyer de tout ressentiment, de haine et de jalousie pour les rendre aussi propres que possible

Couper chaque mois en 28, 30 ou 31 morceaux
Tout doucement, incorporer dans chaque journée :

une pincée de patience,
une de courage,
une de confiance,
une de travail.
Mélanger le tout avec de généreuses portions
d’espoir,
de fidélité,
de générosité
et de douceur.
Assaisonner avec un soupçon
de rêve,
une pincée de rire,
une tasse pleine de bonne humeur.
Verser dans un grand bol d’amour et servir avec tendresse …….

Page 10 L’Éco-riverains Sherbrooke Janvier 2012

Errata et nouveaux membres

Dans la parution de l’Éco-riverains du mois de septembre dernier, la liste des membres était inscrite en page 9. Quelques erreurs se
sont malheureusement glissées.

Nous tenons à ajouter les membres oubliés ainsi qu'à relever les membres qui se sont ajoutés entretemps :
Sur la rue Argenteuil : Julien Bilodeau
Sur la rue de la rivière Magog : Andrée Hudon
Sur la rue Jeanson : Sylvie Baillargeon, Cécile Monette
Sur la rue Mills : Nicole Larochelle, Sylvie Dionne
Sur la rue Montpetit : Esther Chamberland, André Trottier.

Dans cette même parution, des personnes ont été inscrites par erreur comme membres. Nous avons fait les corrections à ce propos sur
notre liste de base.

Une des résidences riveraines abrite des membres d’une congrégation religieuse, les Sœurs de la Présentation de Marie. Un bienvenu
particulier à ces nouvelles adhérentes qui profitent de leur résidence riveraine pour des séjours de vacances.

Ainsi, 112 familles qui regroupent 159 membres supportent les efforts de l’ARMI.

Les directeurs

Richard Cyr, président 819-823-9308 Marlaine Bisson, directeur 819-823-1646
Denis Gosselin, vice-président 819-564-1997 Benoît Charland, directeur 819-864-4020
Claude Stébenne, trésorier 819-864-6084 Réjean Gagnon, directeur 819-564-2923
Liette St-Martin, secrétaire 819-791-2624 Claude M.Gosselin, directeur 819-346-4724
Jacques Blais , directeur 819-564-2120

Comité de rédaction du journal

Rédactrice en chef : Liette St-Martin (819-791-2624)

Mise en page : Claude Stebenne, Richard Cyr, Liette St-Martin

Publicité : Richard Cyr

Correction et révision de textes : Liette St-Martin

Collaborateurs pour ce numéro :

Louise Drouin, Marlaine Bisson, , Richard Cyr, Réjean Gagnon.

NOTE: Si vous avez des photos ou articles à nous communiquer il nous fera grand

plaisir de les inclure dans un prochain numéro.

Page 11 L’Éco-riverains Sherbrooke Janvier 2012

LE GRAND HARLE est une espèce de canards piscivores. Il est aussi connu sou le nom de Harle bièvre en Europe et de Grand bec-scie en Amé-
rique.
C’est un canard de 58 à 75 cm de long avec une envergure de 82 à 97 cm. C’est un grand oiseau de taille plus importante que le Canard col-
vert.
Le mâle possède une tête vert foncé avec une huppe peu marquée et un long bec rouge foncé, mince et crochu. Le cou, la poitrine et les côtés
sont blancs, le dos est noir. Les ailes sont blanches sauf aux extrémités où elles sont noires. Le croupion et la queue sont gris. La poitrine est
teintée de rose saumon au printemps (plumage nuptial). La femelle et les immatures ont la tête brun roux, les parties inférieures blanches et
le dessus gris.
Au Canada, le Grand Harle niche au sud du Yukon, en Colombie-Britannique, au nord de l’Alberta, du Manitoba et de la Saskatchewan, en On-
tario, dans le sud du Québec, au sud du Labrador, à Terre-neuve, au Nouveau-Brunswick, et Nouvelle-Écosse et à l’Ile du Prince-Édouard.

Le Grand Harle est un canard d’eau
douce. Il fréquente les fleuves, les
rivières assez larges, les bords des
lacs et les grands étangs. Il niche
dans les arbres creux, près des plans
d’eau douce et les trous de falaise.

Hors saison de nidification, c’est un
oiseau sociable qui peut se rassem-
bler en groupes importants. Il peut
vivre avec d’autres espèces de ca-
nards plongeurs dont il ne se soucie
pas. Il est généralement farouche
mais peut s’habituer à la présence
humaine. Si son décollage peut
sembler laborieux, il peut atteindre
70 km/h en vol.

Il apprécie particulièrement les
roselières où viennent frayer de
nombreux poissons; son long bec
denticulé lui permet d’agripper les
poissons. C’est un excellent plon-
geur, principalement consomma-
teur de poissons. Il plonge entre 20
et 30 secondes et peut s’enfoncer
jusqu’à 10 mètres. Le plus souvent
les poissons font moins de 10 cm
mais il peut lui arriver d’attraper
des poissons de 30-40 cm.

La femelle pond une couvée par an de 8 à 12 œufs, blanc crème, en avril-mai. Le nid est habituellement dans une spacieuse cavité d’un grand
arbre creux, à une hauteur d’environ 12 mètres. Quelquefois, le nid peut être fait dans une cavité sur un escarpement ou sur la berge. Il lui
arrive aussi de faire son nid sur un amoncellement de cailloux, au sol. La femelle couve seule, durant 28 à 35 jours.

Bonnes observations!

Louise D.
Passionnée de la nature

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Harle_bi%C3%A8vre

Page 12 L’Éco-riverains Sherbrooke Janvier 2012


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