LETTRE
D ’ I N F O R M AT I O N
Du Système des Nations Unies au Gabon
NATIONS UNIES N° 2 - Décembre 2017
SOMMAIRE Editorial
FAO A l’entame de cette nouvelle année, permet- l’éducation et aux technologies de l’infor-
tez-moi d’abord de vous présenter, au nom de mation et de la communication sont aussi
Journée mondiale de l’alimen- l’ensemble de l’équipe du Système des Na- au cœur de cette coopération dynamique.
tation: valoriser l’apport des tions Unies au Gabon, nos meilleurs vœux de Le SNU Gabon est très heureux d’avoir
migrants P.2 Santé, de bonheur et de prospérité. Que l'ho- contribué de manière très significative à tra-
rizon de cette nouvelle année 2018 rime avec vers l’Organisation Mondiale de la Santé, à
FNUAP passion, énergie et réalisation ! la réalisation d’un « Gabon libre de polio »
depuis le 17 décembre 2017.
Violences Basées sur le Genre – A cette occasion, il nous honore de vous pré-
Atelier de formation des acteurs senter le deuxième bulletin d’information Au moment où nous entamons cette nou-
nationaux sur le paquet de ser- semestriel du SNU Gabon, relatant les prin- velle année, avec toute la vigueur pour faire
vices essentiels pour les victimes cipales activités menées par le Système des face aux nouveaux défis de communication,
P.6 Nations Unies au Gabon (SNU) au cours du je souhaite vous annoncer le lancement du
deuxième semestre 2017. Toutes ces activi- site Web du Système commun des Nations
OMS tés dénotent de l’engagement du Système des Unies au Gabon, disponible à l’adresse
Nations Unies au Gabon à soutenir les poli- www.ga.one.un.org.
Fin de mission du Dr BOUREIMA tiques publiques des autorités gabonaises en
HAMA SAMBO, Représentant de matière développement. Unies dans l’Action, En plus des sites et autres portails dédiés à
l’OMS au Gabon P.8 les entités des Nations Unies au Gabon ac- chacune des agences, ce portail mettra en
compagnent le Gouvernement et les autres avant les efforts de l’ensemble du système
ONUSIDA parties prenantes à l’essor du pays, confor- dans le cadre du principe de « Unis dans
mément aux Objectifs de Développement l’action ».
Projet Santé Communautaire et Durables (ODD).
VIH: « MA VILLE S’ENGAGE ! www.ga.one.un.org
(CONTRE LE VIH) » P.12 Quelques réalisations phares ont caractérisé
le dernier semestre de l’année 2017. Parmi Mes collègues chefs d’agence du Système
PNUD elles : la récente validation du rapport d’ali- des Nations Unies au Gabon et moi-même
gnement du Plan Stratégique Gabon Emer- vous remercions et vous souhaitons une fois
Partenariat PNUD – Gouverne- gent (PSGE) aux agendas 2030 des Nations de plus, une bonne et heureuse année 2018.
ment du Gabon : Le programme Unies et 2063 de l’Union africaine. Cela
ART Gold Gabon inaugure trois matérialise davantage le fort engagement de M. Stephen Jackson
infrastructures majeures dans la l’Etat Gabonais à mettre en œuvre les ODD Coordonnateur résident du Système des
province du Woleu-Ntem P.14 d’une part, et de l’autre, à s’approprier des
préoccupations continentales. Actuellement, Nations Unies au Gabon
UNESCO avec un score de 65.5, le Gabon occupe la
85ième place mondiale sur 157 pays dans la
L’UNESCO promeut le renfor- mise en œuvre des ODD.
cement de l’Education à santé
sexuelle et de la reproduction au Au cours des six derniers mois, nos actions
secondaire et au primaire P.18 ont notamment porté sur la gestion ration-
nelle des ressources naturelles, de la préser-
UNHCR vation de l’environnement, du renforcement
des capacités institutionnelles et techniques,
2017: Une année charnière pour du développement agricole et rural, de la pro-
les opérations du bureau UNHCR tection des droits humains - y compris ceux
Gabon P. 21 des enfants, de la santé de la reproduction,
de la lutte contre le VIH/Sida, de la promo-
UNICEF tion de la paix et de la sécurité ainsi que de
la bonne gouvernance. Les questions liées à
L’Initiative All in, les adolescents
au centre des programmes de
lutte contre le VIH/Sida P. 23
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR
L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE
Journée mondiale de l’alimentation: valoriser
l’apport des migrants
16 octobre 2017, Libreville–Chaque année la FAO célèbre la Journée mondiale de l'alimentation le 16 octobre pour commémo-
rer la création de l'Organisation en 1945. Cet événement permet de promouvoir les actions de lutte contre la faim et la nécessité
d'assurer la sécurité alimentaire et des régimes alimentaires nutritifs pour tous. De plus, la Journée mondiale de l'alimentation
est une opportunité pour la FAO de montrer son engagement en faveur de l'objectif de développement durable (ODD) 2 - at-
teindre la faim zéro d'ici 2030.
Au Gabon, la célébration de cette développement fixés par le pays en
journée a été l’occasion de souligner matière de relance de l’économie na-
le rôle des migrants dans l’agriculture tionale où le secteur agricole devrait
gabonaise. En effet, le thème choisi « jouer un rôle moteur » a-t-il ajouté.
Changeons l’avenir des migrations : A travers ce thème, la FAO donne la
Investissons dans la sécurité alimen- preuve que les migrations peuvent
taire et le développement rural », a jouer un rôle déterminant dans le dé-
permis de mettre en exergue l’apport veloppement économique et social
des migrants à l’agriculture gabonaise. dans un pays d’accueil.
La commémoration de cet événement
au sein d’une ferme agricole à Malibé, Au Gabon, la symbolique est forte
dans la périphérie de Libreville, appar-
tenant à un membre des Communautés car elle permet de « mettre en
Amies du Gabon, a souligné la contri-
bution des migrants au renforcement exergue la contribution d’une cer-
de l’offre alimentaire et à la produc-
tion agricole locale. taine migration que nous serions ten-
A travers ses efforts pour le développe- tés d’appeler, migration pour le dé-
ment agricole, la famille des communau-
Les Ministres de l’Agriculture et de l’Intérieur et le Représentant de veloppement » a affirmé Philo Victor
la FAO au Gabon durant la visite des stands (Photo: ©FAO/ Geshrill Nzolameso, Président de l’Union
Mengome) Communautés Amies du Gabon. des
Programme Graine. Plusieurs activités ont ponctué cette jour-
tés amie «contribue significativement à Le thème de cette année interpelle le Ga- née, notamment la visite d’une ferme ain-
l’atteinte de l’objectif de sécurité alimen- bon, à plusieurs niveaux notamment sur si que de la distribution de vivres dans des
taire et au rayonnement de nos villages « la sécurisation des flux migratoires en orphelinats et autres structures sociales.
impactés négativement par l’exode de vue de renforcer sa main d’œuvre agricole
leurs bras valides qui vont en ville dans au regard de son insuffisance actuelle »a
l’espoir d’y trouver des conditions de vie affirmé Hélder Muteia, Coordonnateur
meilleures » a expliqué Yves-Fernand Sous-régional de la FAO pour l’Afrique
Manfoumbi, Ministre de l’agriculture, de centrale .La mise en place de ce processus
l’élevage chargé de la mise en œuvre du permettra de « répondre aux objectifs de
Pour une amélioration des systèmes de production et de
la création d’emplois pour les jeunes en Afrique Centrale
30 octobre 2017, Libreville- Le déve- mique et financier propices pour stimuler conservant et développant les fonctions
loppement de la production agricole et la croissance économique des pays de la des milieux forestiers dans le bassin du
l’amélioration des systèmes alimentaires sous-région par l’agriculture (accès et sé- Congo ainsi que la recrudescence des
et nutritionnels représentent un enjeu pour curisation du foncier agricole, systèmes crises humanitaires et la résurgence des
les pays de l’Afrique centrale. En effet, financiers adaptés, fiscalités incitatives ravageurs de cultures et des maladies épi-
ils sont confrontés à cinq principaux dé- etc.) ; le développement du capital hu- zootiques souvent à caractère zoonotique
fis majeurs à relever, à savoir: la formu- main et le renforcement des capacités des et transfrontalier.
lation et la mise en œuvre effective des acteurs (recherche/innovation, formations
politiques en matière d’investissements adaptées, structuration des acteurs des fi- C’est dans ce contexte que se tient au
dans les secteurs agricoles et de gestion lières agricoles, etc.) ;l’adoption de nou- Gabon du 30 octobre au 2 novembre, la
durable des ressources naturelles ; la velles techniques pour le développement dixième Réunion de l’Equipe Multidis-
mise en place d’un environnement écono- de nouveaux types d’agriculture tout en ciplinaire de l’Organisation des Nations
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ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR
L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE
Photo de famille lors de la 10e réunion de l’équipe multidisplinaire 2017 (Photo: © FAO/ Geshrill Mengome) offre des opportunités pour l’employabi-
lité des jeunes, notamment dans la pro-
Unies pour l’alimentation et l’agriculture liées aux actions de l’Organisation en duction agricole, la transformation, l’api-
(FAO) en Afrique centrale, qui a ouvert Afrique centrale, tant au niveau sous-ré- culture, l’élevage et la pêches. La mise en
ses sous le thème : « améliorer et rendre gional qu’au niveau national, pour relever œuvre des projets tels que la promotion
durables les systèmes de production agri- conjointement les principaux défis aux- de l’horticulture urbaine et périurbaine en
cole et alimentaire pour créer des emplois quels sont confrontés les pays. Ainsi, les Afrique centrale, grâce à un financement
décents pour la jeunesse en Afrique cen- participants provenant des huit pays de la de l’Africa Solidarity Trust Fund (ASTF),
trale ». sous-région, feront le point sur les réalisa- ou encore l’appuiau développement de
tions en lien avec les Cadres de program- l’élevage du tilapia en cage au Cameroun
«Cette réunion s’inscrit dans le contexte mation pays (CPP) qui oriente la coopé- ont offert de nombreuses opportunités
des grands défis que doit affronter la ration entre la FAO et les pays membres. d’emploi et de renforcement de capacité
sous-région. En effet, la plupart des Etats De plus, la participation des partenaires des jeunes. Ainsi, sur le terrain, en Gui-
ont fait le pari d’utiliser l’agriculture pour techniques et financiers et des secrétaires née Equatoriale, depuis 2015 ce projet a
diversifier leurs économies face à la crise généraux des ministères de l’agriculture apporté un appui organisationnel et tech-
pétrolière dont les effets sont durement des pays membres à cet évènement, per- nique à 180 jeunes sur 300 bénéficiaires
ressentis » a expliqué Hélder Muteia, mettra de mieux définir les priorités et directs, notamment à travers l’introduc-
Coordonnateur du Bureau sous-régional les adapter afin de renforcer le cadre de tion et l’appropriation de l’approche par-
de la FAO pour l’Afrique centrale. coopération et à atteindre leurs objectifs ticipative Champ Ecole paysan (CEP).
respectifs.
Mutualiser les expériences de terrain De plus, les thèmes retenus pour la Confé-
Pour une meilleure intégration des rence régionale seront exposés et débattus
Au cours de cet événement, la FAO et ses jeunes en agriculture afin d’identifier comment ils sont décli-
partenaires stratégiques vont dialoguer nés au niveau de la sous-région. Les deux
et échanger sur les questions pertinentes Le secteur agricole dans son ensemble principaux thèmes sont les systèmes de
production agricoles et alimentaires du-
rables et l’emploi décent des jeunes. Au
cours de cette réunion multidisciplinaire,
un accent particulier sera mis sur « la
réponse à la crise dans la région du lac
Tchad - partenariats pour des moyens de
subsistance résilients ».
Contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle par la
redynamisation du secteur de l’élevage
01 décembre 2017, Libreville – Le dévelop- élevages péri-urbains par un meilleur accès à tits éleveurs face à la difficulté d’approvision-
pement du secteur de l’élevage constitue un pi- l’aliment du bétail au Gabon » la FAO a pro- nement en intrants et de répondre à terme à la
lier important dans la lutte contre l’insécurité cédé, vendredi 01er décembre à la remise des demande sans cesse croissante des populations
alimentaire et nutritionnelle et la lutte contre équipements de fabrication d’aliments pour en produits animaux.
la pauvreté. animaux aux coopératives d’éleveurs du Ga-
bon en plein développement. Renforcer les capacités des petits-éle-
Afin de contribuer à la réalisation de l’objec- veurs pour contribuer à la sécurité ali-
tif stratégique 2 (SO2) de l’Organisation des La remise de ce matériel, après d’importants mentaire et nutritionnelle
Nations Unies pour l’alimentation et l’agri- efforts de structuration et d’accompagnement
culture, et aux Produits 1 et 2 du Cadre de développemental, permettra de créer des bases Après avoir vu leurs capacités renforcées en
Programmation Pays. Dans le cadre du pro- nécessaires pour valoriser le potentiel alimen- matière de connaissances sur le fonc-
jet « Amélioration de la production des petits taire disponible, de redonner un souffle aux pe- tionnement et la vie d’une coopérative,
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ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR
L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE
à remercier la FAO pour matière de croissante »a déclaré Patricia Taye,
Ministre déléguée de l’agriculture, de l’éle-
cet appui qui permettra vage, chargé du Programme Graine.
de booster leurs activi- «L’ensemble des équipements composés
d’instruments de pesée, des broyeurs, de mé-
tés et de faire d’eux de langeurs et de granulateurs permettront aux
trois coopératives d’éleveurs de valoriser le
véritables agri-entrepre- potentiel de matières premières disponibles et
de redonner un souffle aux personnes et aux
neurs. « Cette initiative, jeunes groupes entrepreneurs qui veulent se
lancer dans la production animale » a décla-
porteuse et pleine de ré Hélder Muteia, Coordonnateur du Bureau
Sous-régional pour l’Afrique centrale et Re-
promesses, mérite d’être présentant de la FAO au Gabon. Par ailleurs,
« je voudrais rappeler la disponibilité de la
saluée car elle contribuera FAO à accompagner le Gabon dans le déve-
loppement des chaînes de valeurs agricoles
à l’essor de nos coopé- qui constituent actuellement les leviers les plus
importants de croissance économique et de gi-
ratives tout en nous per- sements d’emploi pour la jeunesse au Gabon »
a-t-il ajouté.
Equipement de fabrication d’aliments pour animaux fourni par la FAO mettant d’envisager un
(Photo: © FAO/ Hyacine Kacou-Amondji) développement porteur La mise à disposition de ces équipements ré-
d’espoir pour la diversité pond à une demande pressante et démontre une
les trois coopératives d’éleveurs du Gabon, fois de plus l’engagement de la FAO à appuyer
les petits producteurs à accroitre la production
à savoir, la coopérative du Woleu-Ntem, la des filières d’élevage dans notre pays », a af- nationale pour contribuer à la sécurité alimen-
coopérative de la Ngounié-Nyanga et la coo- firmé Wenceslas Mamboundou, Président de la taire et réduire progressivement la dépendance
pérative de l’Estuaire viennent de se voir doter coopérative des éleveurs de l’Estuaire. Aussi, du pays des importations alimentaires.
des équipements de fabrique d’aliments pour « il est important de comprendre que le dé-
animaux.
veloppement de l’élevage vas non seulement
Conformément à la politique agricole du pays, booster l’économie, mais également l’agricul-
le développement des activités d’élevage oc- ture au sens large, car l’élevage est le premier
cupent une place de choix dans l’essor de ce consommateur des produits agricoles » a-t-il
secteur à travers la valorisation de son poten- ajouté.
tiel alimentaire.
Cet accompagnement vers une indépendance Faire de l’élevage un secteur dynamique
progressive accordée aux éleveurs à travers pouvant contribuer efficacement à la sécu-
cette dotation, participe de la volonté de la rité alimentaire et à l’amélioration des reve-
FAO à rendre ce secteur plus dynamique afin nus des populations qui s’investissent dans
qu’il joue pleinement son rôle dans la lutte cette activité, participe à la diversification de
contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle l’économie du pays. Ainsi, «le gouvernement
et la réduction de la pauvreté. accorde désormais une place importante au dé-
veloppement durable de l’élevage, vu son effet
Touchés par ce geste, les bénéficiaires ont tenu multiplicateur très élevé et le fort potentiel en
Pour la promotion d’une filière apicole au Gabon
20 décembre 2017, Libreville – A l’occasion ment du miel sauvage, collecté de façon tradi- très prisé aussi bien au niveau local qu’inter-
de la clôture du projet d’Appui à l’apiculture tionnelle et artisanale selon des pratiques peu national.
dans les forêts communautaires au Gabon , respectueuses de l’environnement, et avec des
porté par l’Agence d’Exécution des Activités rendements à très faible impact sur le déve- C’est dans ce contexte que l’AEAFFB, établis-
de la Filière Forêt Bois (AEAFFB) et mis en loppement rural. En outre, cette production ne sement public chargé d’accompagner les forêts
œuvre avec l’appui de l’Organisation des Na- permet pas de répondre à la demande nationale communautaires dans la mise en œuvre de leur
tions Unies pour l’alimentation et l’agricul- en miel, car la quasi-totalité du miel consom- plan simple de gestion au Gabon, a identifié
ture (FAO) depuis juin 2015, les principales mé au Gabon, surtout dans les centres urbains, la filière apicole comme une filière d’avenir
parties prenantes de la filière apicole nais- est importé des pays européens et depuis peu pour les forêts communautaires. Cette agence
sante au Gabon se sont réunies pour discuter du Brésil et du Cameroun. Le Gabon dispose cherche en effet à diversifier les activités
des priorités d’action pour développer une pourtant d’un capital naturel propice au déve- économiques des forêts communautaires en
filière apicole durable au regard de ses nom- loppement de l’apiculture et à la mise en place identifiant et soutenant le développement de
breuses potentialités. d’une filière, notamment du fait de l’existence filières responsables capables de compléter les
de souches d’abeilles sauvages adaptées pour revenus des populations, en ciblant plus par-
Pratiquée depuis l’antiquité, l’apiculture, et la domestication, un environnement mellifère, ticulièrement les jeunes et les femmes, et de
surtout l’apiculture moderne, reste encore mé- et une pluviométrie appropriée. L’absence de limiter ainsi les tentations d’exploitation illé-
connue, et par là même ignorée dans les po- pollution et d’usage intensif de produits phy- gale du bois.
litiques de développement agricole au Gabon. tosanitaires en milieu rural est également favo-
Le miel produit localement y est principale- rable à la production de miel « bio », produit Afin de tester et évaluer les potentialités de
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ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR
L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE
l’apiculture, l’AEAFFB a sollicité l’appui de », vulgariser les tech-
la FAO pour mener un projet de coopération
technique intitulé « Appui à l’apiculture dans niques apicoles et opé-
les forêts communautaires au Gabon ». En
conformité avec la vision stratégique nationale rationnaliser huit unités
de développement durable (pilier Gabon vert
du Plan Stratégique Gabon Emergent) et les pilotes de production
engagements nationaux vis-à-vis des Objectifs
de Développement Durable (notamment les de miel sur les sites
ODD1, 2, 3 et 15), ce projet a visé la réduc-
tion de la pauvreté en milieu rural et la ges- d’Ebyeng Edzuamé-
tion durable des ressources naturelles par la
production et la commercialisation du miel et niène, Nze Vatican,
d’autres sous-produits dérivés de l’apiculture
(cire, propolis, etc). Massaha et Ngokoéla
Une approche par recherche-action pour dans l’Ogooué Ivindo,
une meilleure appropriation par les com-
munautés de Djoutou dans le Haut
Compte tenu des connaissances encore em- Ogooué, de Nkang et
bryonnaires sur les normes techniques d’éle-
vage des abeilles adaptées au contexte gabo- Ayéguéning dans le Wo-
nais, et du caractère totalement nouveau de
l’activité pour les membres des associations leu-Ntem, et d’Ongam Photo de famille entre les formateurs de la FAO et les apiculteurs
en charge des forêts communautaires, le pro- dans l’Estuaire. (Photo: ©FAO/Levy Bouassa)
jet s’est appuyé tout d’abord sur une approche
de sensibilisation et d’information pour faire « En prenant le temps d’observer et d’adap- de sécurité alimentaire et nutritionnelle, et de
connaitre l’apiculture moderne et identifier ter les pratiques au contexte de chaque forêt santé au regard des vertus reconnues de cet
des sites et personnes volontaires pour l’éta- communautaire nous avons pu susciter l’en- aliment et de certains autres sous-produits de
blissement d’unités de production pilotes. vie auprès des communautés villageoises de l’apiculture (cire, pollen, gelée royale, etc). Le
Cette démarche a permis d’identifier et limi- s’adonner à cette activité, une envie qui est Gabon aurait donc tout à gagner à miser sur
ter quelques freins socio-culturels au déve- désormais palpable au regard des résultats at- cette filière.
loppement de la filière, notamment la peur
des abeilles répandue parmi les populations teints : 6 mini-mielleries sont fonctionnelles, Néanmoins, malgré l’engouement suscité par
rurales, et également la faible implication des 28 ruchers ont été installés avec plus de 200 le projet auprès des associations des forêts
femmes dans les activités traditionnelles de ruches attribuées aux communautés, et des communautaires, les parties prenantes de la fi-
collecte de miel. taux de domestication des abeilles très pro- lière s’accordent à dire que de nombreux défis
metteurs. Les premiers produits issus de cette restent à relever pour que la filière puisse se
«Je me suis intéressé à ce projet sans savoir activité sont disponibles et vont pouvoir être développer et permettre aux associations des
qu’il me permettrait d’avoir des revenus et commercialisés dans les villes les plus proches forêts communautaires et aux autres struc-
de pouvoir prendre soin de ma famille. Au- dans un premier temps » s’est réjoui Arsène tures entrepreneuriales intéressées au Gabon
jourd’hui, grâce à la FAO et au Gouvernement, Nsimaga, Consultant National du projet. d’en vivre. La nécessité d’une réelle prise en
je peux affirmer que l’abeille a changé ma
vie » a déclaré Patrick Imbenga, bénéficiaire Les activités de formation ont également visé compte de cette activité dans les politiques
membre de la forêt communautaire Matema le renforcement des capacités pour la fabrica- nationale de développement s’impose comme
Nguema Nze (Nze Vatican). tion locale de quelques intrants fondamentaux un prérequis à l’extension des expériences pi-
pour le développement de la filière. Une unité lotes, telles que celles menées dans le cadre du
« Avec les moyen techniques à notre disposi- de production expérimentale a ainsi été instal- projet AEAFFB-FAO, à plus grande échelle,
tion, nous espérons avoir une récolte estimée à lée sur le site d’Ebyeng-Edzuaméniène avec 7 à une meilleure coordination des efforts entre
1 tonne pour un début, qui peut nous rapporter menuisiers formés à la construction de ruches notamment les services techniques sectoriels
environ 5 millions de F CFA » a précisé Hubert de type kenyan et 5 couturières formés à la concernés (élevage-agriculture, forêts-envi-
Bled Elie Nloh, Président de l’association A2E confection de combinaison de protection. ronnement, commerce et recherche), le sec-
Ebyeng-Edzuameniène. teur privé et les partenaires techniques et fi-
Dans un deuxième temps, une approche de re- De nombreux défis restent à relever pour nanciers, et au final à la mise en place d’une
cherche–action a été utilisée pour renforcer les développer la filière apicole véritable filière apicole nationale organisée et
capacités de cinquante apiculteurs « en herbe compétitive.
L’expérience menée dans le cadre du projet « Aussi, « avec tous les aspects positifs de la
Appui à l’apiculture dans les forêts commu- filière et les nombreux acquis du projet, il ne
nautaires au Gabon », a eu des résultats encou- faudrait pas que cette initiative s’arrête là.
rageants mettant en évidence les potentialités Nous devons tout faire pour soutenir la mise en
du secteur pour le développement de l’entre- place d’une filière apicole au Gabon, de telle
prenariat rural, notamment auprès des jeunes sorte que nous trouvions sur le marché du miel
et des femmes, avec des techniques facilement gabonais de qualité et que les associations des
accessibles à tous. La pratique de l’apiculture forêts communautaires intéressées puissent
constitue par ailleurs, une des rares activités s’intégrer à cette filière comme des partenaires
économiques pouvant avoir un impact éco- de production. » a conclu Auguste Ndouna
logique positif, stimulant la pollinisation des Ango, Coordonnateur National du projet.
plantes et donc la productivité des écosystèmes
qu’ils soient naturels ou anthropisés. Sans ou-
blier l’apport que constitue le miel en termes
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FONDS DES NATIONS UNIES POUR LA POPULATION
Violences Basées sur le Genre – Atelier de formation des
acteurs nationaux sur le paquet de services essentiels
pour les victimes
M. Paul Biyoghé Mba, Ministre d’Etat à
la Famille a présidé le 17 octobre 2017,
à l’Hôtel Nomad de Libreville, l’ouver-
ture des travaux d’un atelier de formation
des acteurs nationaux sur le paquet de
services essentiels pour les victimes de
Violences Basées sur le Genre (VBG),
organisé par le Ministère en collaboration
avec le Fonds des Nations Unies pour la
Population (UNFPA).
La violence basée sur le genre désigne Une vue des officiels présents à l’ouverture de l’atelier. Photo: UNFPA
tout acte de violence dirigé spécifique-
ment contre une femme ou un homme du • prise en charge médicale ; la force, et l’offre des services pour une
fait des rapports sociaux inégalitaires ré- • législation nationale sur les meilleure prise en charge des victimes
gissant la communauté ou la société d’où droits humains par les prestataires ; de violences basées sur le genre et leurs
est issu l’individu. La violence basée sur • services sociaux, juridiques, ju- familles. Pour cela, le renforcement des
le genre est un phénomène qui regroupe diciaires… compétences des acteurs nationaux en
les violences physiques, sexuelles, psy- matière de prise en charge des violences
chologiques, économiques, institution- C’est dans cette optique que le Ministère basées sur le genre représente un pas-
nelles, les pratiques traditionnelles né- de la Famille, de la Protection Sociale et sage nécessaire pour que le nombre de
fastes, et dont la majorité des victimes de la Solidarité Nationale a sollicité l’ap- recours aux services sociaux, médicaux
sont des filles et des femmes. pui de l’UNFPA pour un renforcement des et judiciaires augmente et que l’aide aux
capacités des acteurs nationaux en charge victimes devienne accessible et humaine
En présence du Coordonnateur Résident de la fourniture des services essentiels qui », a rappelé le Coordonnateur Résident du
du Système des Nations Unies, Stephen entrent dans le cadre de la lutte contre les Système des Nations Unies, dans ses pro-
Jackson et du Représentant de l’UNFPA, Violences Basées sur le Genre. pos introductifs.
Dr. Mamadou Kanté, ce sont une qua-
rantaine de participants multisectoriels, La Présidente de l’ONG Agir pour le Genre lors de son L’élaboration d’une stratégie nationale
notamment la Justice, la Société Civile, intervention. Photo: UNFPA de lutte contre les violences basées sur le
la Famille, la Police, l’Assemblée Natio- genre, recommandations phares de l’en-
nale qui ont pris part à cet important ate- quête nationale sur les violences basées
lier animé par M Ouedraogo, Conseiller sur le genre de 2015 et la formation des
Régional de l’UNFPA pour l’Afrique de acteurs nationaux sur le paquet de ser-
l’Ouest et du Centre chargé des questions vices essentiels pour les victimes de vio-
de Genre, VBG et droits humains. lences basées sur le genre vont sans aucun
doute permettre d’améliorer la réponse
Il est à rappeler que le Gabon adhère plei- multisectorielle.
nement à la lutte contre toutes formes de
violences et de discrimination basées sur « Aujourd’hui, les actions de prévention
l’appartenance sexuelle et a placé l’élimi- et de lutte reposent sur l’engagement,
nation des Violences Basées sur le Genre
(VBG) sur la liste des priorités nationales.
Cependant, l’évaluation institutionnelle
de cette lutte contre les VBG faite dans le
cadre de l’enquête nationale sur les VBG
menée en 2015 avec l’appui technique et
financier de l’UNFPA, révèle plusieurs
faiblesses, notamment sur les plans de :
• ressources humaines spéciali-
sées et des structures de prise en charge ;
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FONDS DES NATIONS UNIES POUR LA POPULATION
Atelier d’élaboration du Plan d’action du 7e Programme
de Coopération Gabon/UNFPA 2018-2022
Dans le cadre du 7ème Programme de Coopération 2018-2022
qui lie le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) au
Gouvernement gabonais, le Bureau Pays UNFPA a organisé du
20 au 24 novembre 2017 à l’hôtel Léconi Palace de Franceville,
un atelier d’élaboration du Plan d’Action interne du Programme
pays (PAPP), afin de préparer une mise en œuvre réussie dudit
programme.
Cet atelier avait pour objectif principal de décliner les axes stratégiques
de l’appui de l’UNFPA en lien avec les priorités nationales ainsi que les
autres plans et documents de politiques et programmations sectorielles
existants.
L’atelier de planification stratégique a vu la participation d’une tren- Les participants en fin de travaux. Photo: UNFPA
taine de cadres nationaux des ministères de l’Education Nationale, de la
Santé, des Affaires Sociales, de la Justice, de l’Economie, de l’Egalité journée du vendredi 24 novembre 2017. Celle-ci ciblait l’ensemble des
des Chances, de la Société Civile notamment les Jeunes et autres Insti- élèves mais plus spécifiquement ceux des classes de terminales, car les
tutions onusiennes partenaires (UNESCO, UNICEF, ONUSIDA), ainsi thématiques abordées notamment le Dividende Démographique (DD)
que l’équipe du Bureau Pays UNFPA. Nous avons noté la participation et la Santé Sexuelle Reproductive des Adolescents et Jeunes (SSRAJ),
du Dr. Dian Karim Sidibé, Spécialiste au programme au Bureau Ré- ainsi que le SIDA, sont des thèmes d’actualité dont leur développement
gional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC) qui a sans doute enrichi leur culture personnelle.
a bien voulu faire le déplacement en vue d’accompagner le pays dans
cet exercice.
Il est à noter que la méthodologie utilisée lors de cet atelier a consisté
à (1) des communications en plénière (ouverture et clôture), sur les ob-
jectifs et les résultats attendus ; (2) les produits du Programme Pays ; et
(3) les travaux de groupe.
En marge de cet important atelier et à la demande du Conseil Provin- Les jeunes du Lycée Technique de Franceville très enthousiastes face à la séance de sensibi-
cial de la Jeunesse du Haut-Ogooué, une communication scolaire a été lisation sur la Dividende Démographique, les grossesses précoces, les IST/VIH.
organisée au Lycée Technique de Franceville dans l’après-midi de la Photo: UNFPA
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FONDS DES NATIONS UNIES POUR LA POPULATION
Lancement officiel du Rapport
sur le « profil du Dividende
Démographique » du Gabon
M. Jean Bosco Obame Ndong, Directeur du Développement et des Programmes au Minis- Le rapport sur le profil du Dividende Démographique du Ga-
tère du Travail & expert national sur les questions de Dividende Démographique remettant bon a été remis officiellement le 13 septembre 2017 par Dr.
Mamadou Kanté, Représentant Résident de l’UNFPA à M. Ré-
au Ministre de l’Economie, le rapport pays. Photo: UNFPA gis Immongault, Ministre de l’Economie, de la Prospective et
de la Programmation du Développement Durable ; ceci en pré-
sence de Mme Carmen Ndaot, Ministre en charge du Travail
et d’un parterre d’invités.
Pour mémoire, le Dividende Démogra- mise en place et en œuvre de politiques en Au sortir de ce lancement officiel et dans
phique peut être défini comme « la crois- vue de bénéficier de l’influence de la dé- le cadre du plaidoyer en vue de créer une
sance économique accélérée qui peut être mographie sur la croissance économique, coalition autour de la thématique du Di-
générée par une baisse soutenue du taux est ouverte depuis 1999 pour le Gabon. vidende Démographique, des contacts
de mortalité et de fécondité d’un pays Aussi, cette fenêtre d’opportunités doit et discussions ont eu lieu avec l’Institut
suivi par une modification progressive amener le Gabon à prioriser et poursuivre de l’Economie et des Finances (IEF), le
de la structure par âge de la population. les investissements sur le capitale humain Département de Sciences Economiques
En d’autres termes, la population jeune des jeunes, en vue de la prise en charge et de l’Université Omar Bongo, les Associa-
dépendante (moins de 15 ans) devient de la satisfaction des besoins sociaux de base tions de jeunesse.
plus en plus réduite par rapport à la po- (éducation, emploi, santé, y compris un Dans un avenir proche, des séances de
pulation en âge de travailler (15-64 ans). accès libre universel à des soins de san- sensibilisation sont également prévues
Avec moins de personnes dépendantes à té sexuelle et reproductive) des jeunes et à l’attention des deux (2) Chambres de
soutenir, un pays a une fenêtre d’oppor- donner les moyens à ces jeunes de réaliser Parlement, du Conseil Economique So-
tunité pour une croissance économique leur potentiel. cial et des médias. Enfin, un Programme
rapide, si elle est accompagnée par des Conjoint Jeunes qui prend en compte les
politiques appropriées pour promouvoir Cet outil d’aide à la décision remise aux questions de Dividende Démographique
le capital humain, l’emploi et les inves- autorités gabonaises explique comment est en cours d’élaboration par le Système
tissements en matière de santé, éduca- le Gabon peut capturer le Dividende Dé- des Nations Unies.
tion et bonne gouvernance…». mographique en s’appuyant sur des mé-
canismes, tels que l’augmentation de la Une vue des participants lors de la cérémonie officielle
Onze (11) experts nationaux venant main-d’œuvre, de l’épargne grâce à un et la sensibilisation des partenaires de l’UNFPA sur la
des Ministères en charge du Travail, de taux de dépendance bas, l’augmentation thématique du Dividende Démographique. Photo: UNFPA
l’Education Nationale, de l’Economie, de de la demande intérieure en raison de
l’Egalité des chances, de la Santé et de la l’accroissement du PIB par habitant, et le
communication, ont pris part du 19 au 29 développement du capital humain, qui né-
septembre 2016, à Thiès, au Sénégal, à un cessitent les investissements précités.
atelier de formation sur le Dividende Dé-
mographique financé par l’UNFPA, ceci En effet, le rapport pays qui s’arrime aux
a permis de jeter d’une part, les bases du axes prioritaires du Plan Stratégique Ga-
rapport du profil pays et d’autre part, la bon Emergent (PSGE) a l’avantage de
Feuille de route du Gabon pour la mise en mieux mettre en exergue les synergies
œuvre du Dividende Démographique. d’actions des différents secteurs dans
l’optique d’une meilleure intégration du
Il convient de noter que ladite feuille de Dividende Démographique dans les pro-
route sur la capture du Dividende Démo- jets et programmes sectoriels de dévelop-
graphique s’inscrit dans la droite ligne de pement.
celle de l’Union Africaine (UA) de 2017,
et a pour fondement, les profils NTA Outre les autorités politiques gabonaises,
(Comptes de Transferts Nationaux) calcu- étaient présents à cette cérémonie offi-
lés pour la santé, l’éducation, le revenu de cielle, le Corps Diplomatique, les agences
travail, etc…La fenêtre d’opportunités qui du Système des Nations Unies, les par-
illustre la période au cour de laquelle la lementaires, la Société Civile, le Secteur
Privé.
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ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
FIN DE MISSION DU DR BOUREIMA HAMA SAMBO,
REPRESENTANT DE L’OMS AU GABON
Libreville, 25 janvier 2018. Le Dr Boureima
Hama Sambo, Représentant de l’OMS, arrivé
au terme de sa mission de plus de quatre (4) ans
au Gabon, a fait ses adieux aux hautes autorités
nationales. Au cours des semaines du 15 au 24
janvier, il a été reçu par le Président de la Ré-
publique, Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, le
Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Em-
manuel Issoze Ngondet, les Ministres d’Etat, Mi-
nistre des Affaires Etrangères, de la Coopération,
de la Francophonie et de l'Intégration Régionale,
et des Gabonais de l'Etranger, Noël Nelson MES-
SONE, Ministre de la Santé, Denise Mekam’Ne,
Ministre du Développement social et familial, de
la prévoyance sociale et de la solidarité nationale,
Paul Biyoghe Mba.
Le Président de la République, Chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba a reçu le Dr Boureima Hama Sambo.
Photo: OMS
Au palais de la présidence de la Répu- 2016-2012, le Plan National de Dévelop- Au nombre des plaidoyers réussis, on re-
blique, le Représentant de l’OMS s’est en- pement Sanitaire 2017-2021 et les Comptes tiendra la lutte contre la poliomyélite, la
tretenu avec le Chef de l’Etat, notamment, nationaux de la Santé 2016. gratuité totale du traitement contre la tu-
sur l’organisation de la 3eme Conférence berculose, la mobilisation de plus de 90%
sur la santé et l’environnement (Libreville La réception organisée par le personnel de ressources domestiques dans la lutte
+10) organisée en partenariat par le gouver- de l’OMS en présence du Ministre de la contre le VIH/SIDA, l’institutionnalisation
nement, l’OMS et le Programme des Na- Santé, des Représentants des Agences du des comptes de la santé, l’élaboration du
tions Unies pour l’Environnement. Il a féli- Système des Nations Unies et des médias plan national de développement sanitaire,
cité le gouvernement pour sa certification « invités pour la circonstance, était empreinte l’appui à l’opérationnalisation des dépar-
pays libre de la polio » et a recommandé de d’émotions. Beaucoup de ses collègues lui tements sanitaires y compris l’accélération
poursuivre les efforts déjà consentis pour ont témoigné leur gratitude pour son sou- dans la mise en œuvre de la Convention
conserver ce statut. tien inconditionnel lors des évènements cadre de l’OMS de lutte antitabac.
heureux ou malheureux qui lui ont permis
Au cœur de ses échanges avec les membres de tisser des liens profonds et particuliers Arrivé au Gabon le 22 avril 2013, Dr Sam-
du gouvernement, le bilan de la coopération avec certains d’entre eux mais aussi pour bo a été promu en décembre 2017 par le
entre le Gabon et l’OMS. Dr Sambo a re- ses qualités professionnelles. Directeur Général, Dr Tedros Adhanom
mercié les autorités pour le soutien constant Ghebreyesus en qualité de Directeur de la
aux interventions de l’Organisation. Il a Comme le veut l’usage, le Dr Sambo a nouvelle division Climat et autres détermi-
également incité le gouvernement à investir eu l’occasion de saluer et de remercier les nants de la santé au siège de l’OMS à Ge-
dans la prévention et l’opérationnalisation membres du Corps diplomatique dans la nève (Suisse).
des départements sanitaires, à poursuivre salle polyvalente de la Chancellerie de Côte
les efforts dans la surveillance épidémiolo- d’Ivoire au cours du cocktail organisé en Audience chez le 1er Ministre, Chef du Gouvernement, Issoze
gique et la vaccination, à progresser vers la son honneur. Ainsi, son Excellence l’Am- Ngondet, en présence du Ministre d’Etat, ministre de la Santé, Denise
couverture sanitaire universelle, et à inten- bassadeur Philippe MANGOU, en sa quali-
sifier la lutte contre le tabac. té de Doyen a, au nom de ses pairs, félicité Mekam’Ne. Photo: OMS
le Représentant de l’OMS pour le travail
Avant son départ, le Représentant de l’OMS accompli et s’est félicité de la qualité des
a été fêté comme il se doit. Au ministère de rapports d’amitié entretenus au sein de la
la Santé, Denise Mekam’Ne, entourée de famille diplomatique.
tous les cadres du ministère, a tenu à le re-
mercier pour le travail accompli et a salué Dr Boureima Hama Sambo laisse derrière
l’accompagnement inestimable de l’OMS. lui un Bureau pays avec un leadership redy-
Comme à toutes ses audiences, il a remis namisé et une expertise reconnue. Durant
les documents techniques essentiels pour son séjour, il a particulièrement fait de la
une prise de décision adéquate tels que lutte contre les maladies non transmissibles
la Stratégie de Coopération avec le pays son cheval de bataille.
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ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
Comptes de la
Santé 2016
Libreville, 22 janvier 2018. Les dépenses totales
de santé (DTS) en 2016 s’élèvent à 271 579 108
852 FCFA, soit 258 268 935 652 FCFA pour les
Dépenses courantes de santé (DCS) et 13 310 173
200 FCFA pour les dépenses en capital (HK). C’est
ce que révèlent les résultats de l’enquête conjointe
menée par le ministère de la santé et l’OMS pour
l’année 2016.
Restitution des résultats des CNS 2016. (g-d) Dr Sambo, Mme Mekam’ne, M. Issoze Ngondet et M. Otandault.
Photo: OMS
Les dépenses rapportées au PIB sont d’en- DCS), des ONG (1% des DCS), des so- résoudre les problèmes d’allocation de
viron 3,2%. Les dépenses publiques de ciétés privées (1% des DCS) et du reste du ressources du secteur la santé pendant les
santé représentent 10,3% des dépenses to- monde (0,1% des DCS). quatre (4) prochaines années. Ce plan pré-
tales du gouvernement et restent toujours voit une réorganisation du système de santé
inférieures aux 15% recommandées par la Les données indiquent que le paludisme jusqu’ici hospitalo-centriste au profit de la
Déclaration des Chefs d’Etats au sommet reste le premier poste de dépenses de san- médecine de proximité et de la prévention
d’ABUJA en 2001. Les payements directs té au Gabon et représente 10,5% des DCS, afin de rendre les départements sanitaires
des ménages rapportés aux dépenses totales suivis des infections respiratoires et des opérationnels et mieux lutter contre les ma-
de santé représentent 21,4%. Les dépenses traumatismes (5% des DCS), des maladies ladies pour réduire la charge et morbidité et
de santé per capita sont de 137 630 FCFA. de l’appareil urogénital (4,7% des DCS), la mortalité. Les dépenses de promotion et
du VIH/SIDA et les autres maladies sexuel- prévention en santé pourront ainsi être mul-
Présentation des CNS 2016 par les experts de l’OMS et du ministère lement transmissibles (3,6% des DCS), des tipliés par quatre par rapport aux dépenses
de la santé. Photo: OMS maladies digestifs (3,5% des DCS) et des de 2016, soit 23% des dépenses courantes
troubles des organes des sens (3,4% des de santé.
Par rapport aux dépenses de santé de 2015, DCS). Les maladies cardiovasculaires et
on note une augmentation des dépenses les maladies évitables par la vaccination Au cours de la séance de travail, les résul-
courantes de santé de 14,3%, qui s’ex- arrivent en 8ème position et représentent tats des comptes de la santé 2016 ont été
plique par l’augmentation considérable 3,3% des Dépenses Courantes de Santé présentés le jeudi 18 janvier 2018 dans la
de la masse salariale, contre une baisse de (DCS). Les maladies diarrhéiques repré- salle de réunions de la Primature au Pre-
plus de 80% pour les dépenses d’investis- sentent 2,8%, les tumeurs 2,7%, les ma- mier Ministre, Chef du Gouvernement, M.
sement soit une augmentation globale des ladies de l’appareil respiratoire 2,4%, les Emmanuel Issoze Ngondet en présence du
dépenses totales de santé de 11,2%. maladies bucco-dentaires 2,2% et les mala- Ministre d’Etat, Ministre de la Santé, De-
dies endocriniennes et métaboliques 2,1% nise Mekam’ne, du Ministre d’Etat, Mi-
Le rapport montre que le ministère de la des DCS. nistre du Budget et des Comptes publics,
Santé reste le plus gros gestionnaire des fi- Jean-Fidèle Otandault, du Représentant de
nancements alloués à la santé avec 35,6% Comme en 2012, les dépenses des mala- l’OMS, Dr Boureima Hama Sambo, des
des DCS. Les dépenses des ménages dies non transmissibles sont le principal Directeurs de Cabinet du Premier Ministre,
(22,6% des DCS) et ceux de la CNAMGS poste de dépenses par groupe de maladies des Secrétaires Généraux, et cadres des
(22,4% des DCS) sont en quasi égalité. Les du pays devant les maladies transmissibles. deux ministères.
sociétés d’assurances volontaires (10,5% Les dépenses de la santé de la reproduc-
des DCS), arrivent en quatrième position, tion arrivent en troisième position suivis
suivis des autres Ministère et Institutions des traumatismes. Les dépenses pour les
(5,4% des DCS), de la CNSS (1,3% des maladies non transmissibles représentent
en 2016 34,1% des dépenses courantes
de santé, contre 33,4% pour les maladies
transmissibles, 16,3% pour la santé de la
reproduction, 0,3% pour les carences nutri-
tionnelles, et 5,0% pour les traumatismes.
Selon l’OMS, la mise en œuvre du Plan Présentation des CNS 2016 par les experts de l’OMS
National de Développement Sanitaire et du ministère de la santé. Photo: OMS
(PNDS) 2017-2021 devrait permettre de
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ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
LUTTE CONTRE LA POLIOMYELITE
Le Gabon certifié «Pays libre de la Poliomyélite » par la
Commission Régionale de Certification de l’éradication de
la poliomyélite en Afrique (CRCA)
Libreville, 15 décembre 2017. La Com-
mission Régionale pour la Certification
de l’Eradication de la Poliomyélite en
Afrique (CRCA), à l’issue de sa réunion
qui s’est tenue du 11 au 15 décembre 2017
à Yaoundé (Cameroun), a décerné au
Gabon le statut de « pays libre de la Po-
liomyélite ».
La présidente de la CRCA, Professeur Conférence de presse suite à la déclaration de la CRCA (g-d) Dr Sambo, Mme Mekam’ne,
Rose Léké, s’est félicitée de l’engagement
pris au très haut niveau par les Autorités M. Issoze Ngondet et M. Otandault. Photo: OMS
gabonaises pour lutter efficacement contre
la poliomyélite. « Il faudra prendre des territoire national et la mise en place en en quelques heures des paralysies irréver-
mesures nécessaires pour pérenniser les octobre 2015 de trois Comités nationaux sibles. Tant qu’un seul enfant reste infecté,
acquis de la surveillance épidémiologique polio opérationnels.
des paralysies flasques aigues et renforcer tous les autres, dans tous les pays, risquent
les performances du programme de vac-
cination de routine dans toutes les régions Au cours de la conférence de presse orga- de contracter la poliomyélite.
avec un accent particulier dans la région de nisée peu après l’annonce de la CRCA, la Depuis les années 60, cette maladie peut
Libreville Owendo, qui concentre une pro- Ministre d’Etat, Ministre de la Santé De- être prévenue grâce à des vaccins efficaces.
portion importante de la population du pays nise Mekam’Ne a déclaré « C’est avec un Après des centaines de milliers de cas de
» a –t-elle recommandé. réel plaisir, et un sentiment de fierté que je polio dans les années 1980, seuls 18 per-
confirme que le Gabon a été certifié « pays sonnes ont été infectées en 2017 dans deux
A leur retour sur le territoire national, les libre de polio. Il s’agit maintenant pour pays endémiques (Pakistan et Afghanis-
membres du comité national de certifica- notre pays de consolider cet acquis et de ne tan). La région Africaine de l’OMS n’a pas
tion ont remis le rapport de certification pas relâcher les efforts pour maintenir ce notifié de nouveaux cas depuis plus de 16
du Gabon comme pays libre de polio le nouveau statut». La ministre de la santé a mois.
21 décembre au Premier Ministre, Chef du
gouvernement Emmanuel Issoze Ngondet. ajouté que la responsabilité est aussi celle
Au chef du gouvernement, le président du des familles qui doivent continuer de faire
comité national de certification de la po-
lio, le Pr Jean Koko a expliqué les critères vacciner les enfants pour éviter une résur-
pour lesquels le Gabon a été certifié : (1) ne
pas avoir de circulation de poliovirus sau- gence de cette maladie.
vage depuis au moins 3ans ; (2) avoir des
couvertures vaccinales de l’ordre de 90% « Le Gabon n’est pas à l’abri d’une impor-
sur l’ensemble du territoire ; (3) avoir une tation du virus sauvage car la maladie est
bonne surveillance. En effet, le Gabon n’a toujours présente dans certains pays. » a
pas notifié de nouveaux cas de poliovirus déclaré pour sa part, le Représentant de
sauvages depuis plus 7 ans et le système de l’OMS. Tout en louant les efforts du Ga-
surveillance, renforcé en 2014 avec l’ap- bon, il a exhorté les autorités à la vigilance.
pui technique et financier de l’OMS, est « Il existe, un risque d'importation du po-
aujourd’hui suffisamment sensible pour liovirus « sauvage » et une baisse de la
détecter de nouvelles importations. Cette couverture vaccinale pourrait provoquer la
certification est l’heureuse issue d’un pro- recirculation du virus» a précisé Dr Sambo.
cessus démarré il y a quatre ans avec l’in-
tensification de la recherche active des cas La poliomyélite touche principalement les Dr Sambo au cours d’une campagne de vaccination
de paralysies flasques aigues sur tout le enfants de moins de 5 ans. C’est une ma- Photo: OMS
ladie très contagieuse provoquée par un
virus (le poliovirus sauvage) qui envahit
le système nerveux et qui peut entraîner
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PROGRAMME COMMUN DES NATIONS UNIES SUR
LE VIH/SIDA
Projet Santé Communautaire et VIH:
« MA VILLE S’ENGAGE ! (CONTRE LE VIH) »
En partenariat avec la Mairie de Libreville et ses différents ar- populations riveraines. Au total près de 3500 personnes ont pu
rondissements, avec l’appui de l’ONUSIDA, un projet de santé être ainsi sensibilisées.
à base communautaire a été mis en place visant le déploiement
d’une équipe de 18 agents de santé communautaires préalable-
ment formés. Le projet permettra à terme de désengorger les
centres de prise en charge du VIH afin de limiter au maximum
les perdus de vue et d’offrir un accompagnement individualisé
aux personnes sous traitement et de sensibiliser les communau-
tés et lutter contre les discriminations liées au VIH
Les Centres de Traitement Ambulatoire (CTA de NKEMBO,
CTA du CHUL), et le service d’infectiologie du CHUL sont ap-
puyés par les Agents de Santé Communautaires (ASC) pour le
suivi psycho-social de proximité des PVVIH dans les 6 arrondis-
sements de la commune de Libreville. Des séances d’éducation
thérapeutique et des groupes de paroles ont été organisées dans
ces structures de prise en charge
Parallèlement, des séances de sensibilisation de la communauté Agents de Santé Communautaire au CTA de NKEMBO. Photo: ONUSIDA
sur le VIH/sida ont été conduites dans les arrondissements de
Libreville, y compris dans les salons de coiffure et parmi les
Sensibilisation des populations clés (Hommes ayant des
rapports sexuels avec d’autres hommes)
Prise de contact et sensibilisation des jeunes HSH à libreville. Un atelier de prise de contact et d’abord à Libreville et à Port-Gen-
Photo: ONUSIDA de sensibilisation sur le VIH a til en deux phases sur une période
été organisée pour la première de 24 mois.
fois à Libreville par l’ONG San- L'objectif de la première phase est
té Plus Humanitus avec l’appui de réaliser pour la première fois au
de l’ONUSIDA, parmi un groupe Gabon une étude comportemen-
d‘Hommes ayant des rapports tale et biologique du VIH chez les
sexuels avec d’autres hommes. HSH au Gabon, ainsi que la mise
Cet atelier a posé les jalons pour à jour de ce type de données pour
des interventions ultérieures au les professionnels du sexe (les der-
bénéfice de ce groupe dans le nières données ont été publiées en
cadre de la lutte contre le VIH/ 2009).
sida, y compris des activités d’en- La deuxième phase est une ré-
quêtes pour mieux connaître la si- ponse directe au besoin urgent de
tuation de l’épidémie au sein de ce renforcer et d'élargir la prévention
groupe. du VIH pour les HSH, les travail-
A la suite de cet atelier de prise leurs du sexe et leurs partenaires
de contact, l’ONG Santé Plus et d'améliorer la capacité des HSH
Humanitus a sollicité l’appui de et des TS à accéder au conseil et
l’ONUSIDA, de l’UNFPA et de dépistage du VIH, aux soins et au
la DGPS pour répondre à un ap- traitement du VIH, à la sensibili-
pel à soumission de projets lancé sation sur site à travers des stra-
par le Gouvernement australien. tégies de marketing social et de
Le projet a ainsi été développé et distribution de préservatifs et de
soumis pour financement. Le pro- lubrifiants compatibles.
jet devrait être mis en œuvre tout
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PROGRAMME COMMUN DES NATIONS UNIES SUR
LE VIH/SIDA
Atelier de mobilisation et d’information des médias sur la
situation de l’épidémie du VIH
Atélier d’information et de sensibilisation des hommes et femmes de Médias. Photo: ONUSIDA
en collaboration et avec l’appui du Bureau Pays de l’ONUSIDA.
Elle vient également dans la continuité du forum de l’Afrique de
l’Ouest et du centre sur le plan de rattrapage qui s’est tenu du 30-
31 Octobre en faveur des journalistes et autres experts provenant
de 25 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Par cette activité l’ONUSIDA a souhaité partager des infor-
mations détaillées sur le VIH dans le monde et au Gabon aux
hommes et femmes des médias, afin que ces informations
puissent être relayées et utilisées dans les émissions et les pu-
blications futures
L’atelier a également permis de relever les efforts nécessaires
qui restent à fournir par le Gabon pour atteindre les objectifs
90-90-90. Les participants ont été sensibilisés sur le fait que ces
efforts supplémentaires doivent être inscrits dans un plan de rat-
trapage national.
Ambassadeurs de bonne volonté PROTEST et ONUSIDA Michaël Anicet ; Benedith Kes- En plus des hommes et femmes de média, cet atelier a été éten-
sany ; Charly Tchatch. Photo: ONUSIDA du aux jeunes ambassadeurs de bonne volonté qui ne ménagent
aucun effort pour aider à la sensibilisation contre le VIH sida et
Cette journée de sensibilisation et d’information des médias a à la promotion du dépistage volontaire.
été organisée en marge de la célébration de la Journée Mondiale
Sida, par la Direction Générale de la Prévention du Sida (DGPS)
13
PROGAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT
Partenariat PNUD – Gouvernement du Gabon :
Le programme ART Gold Gabon inaugure trois
infrastructures majeures dans la province du Woleu-Ntem
Du 27 au 30 novembre 2017, une forte délégation du PNUD conduite par le Coordonnateur Résident du Système
des Nations Unies et Représentant Résident du PNUD au Gabon, M. Stephen Jackson, a séjourné dans le Wo-
leu-Ntem dans le cadre de la remise solennelle de quelques infrastructures majeures réalisées par le programme
ART GOLD.
M. Stephen JACKSON, Coordonnateur Résident du système des Nations Unies, Représentant Résident du PNUD Pour un total ce dix-sept millions de
remettant les clefs du logement du directeur de l’école de Nkolabona. Photo: PNUD francs (17 000 000 FCFA) dont quinze
millions (15 000 000) pris en charge par le
Le Programme des Nations Unies pour a ciblé les groupes vulnérables localisés programme ART GOLD et deux millions
le Développement met en œuvre depuis aussi bien en milieu urbain qu’en milieu (2 000 000) par le conseil departemental,
2013, la deuxième phase du Programme rural et appuyé les autorités locales pour ce projet permettra au dire président du
ART Gold Gabon en partenariat avec le l’amélioration des conditions de vie en Conseil départemental du Woleu, Dr Min-
Gouvernement du Gabon. Ce programme améliorant l’accès aux services sociaux ko M’Ondo, à 700 bénéficiaires directs et
a pour but essentiel l’accompagnement de base en matière de santé, d’éducation, près de 2000 indirects de se doter d’une
du niveau national dans le pilotage stra- d’hydraulique et d’énergie. A cet égard, structure de soins de proximité, et d’ad-
tégique du développement local et le ren- plusieurs infrastructures ont été réalisées : ministration de premiers soins, au regard
forcement des capacités des collectivités de l’éloignement du Centre Hospitalier
locales à promouvoir un développement Un dispensaire à Tho’o Effack, dans le d’Oyem. Il apportera une amélioration
durable ainsi qu’une modernisation du canton Nye considérable à l’état sanitaire des popu-
mode de fonctionnement des collectivités lations en réduisant le taux de prévalence
locales. Il vise également à fournir un ap- Le 28 novembre 2017, le dispensaire de des pathologies habituelles telles que le
pui ciblé aux institutions nationales et lo- Tho’O Effack fut la première étape de la paludisme ou les parasitoses intestinales
cales chargées de conduire les politiques longue série d’inaugurations entreprise liées au déficit d’assainissement et au
de décentralisation, de planification et de par la délégation du PNUD dans la pro- manque d’eau potable. Selon le chef de
développement des collectivités locales. vince du Woleu-Ntem. Ce projet a été village de Tho’o Effack, ce dispensaire
Le programme est mis en œuvre par le réalisé dans le but de permettre aux po- serait le seul situé dans un rayon de 20 km
PNUD avec l’appui financier du Gouver- pulations de 7 villages du Canton de Nyé du chef-lieu de province et bénéficiera à
nement du Gabon (Tho’O Effack, Ebengone, d’Akock, de tous les villages voisins.
Ainsi, dans le cadre de ses activités entre Nfeing, de Mekome, Bibore, Dzop Eté ,
2013 et 2017, le Programme ART GOLD Kon Nassi, Médoun Andone). Vue du dispensaire de Tho’o Effack. Photo: PNUD
Trois salles de classes à Bissok
La délégation s’est rendue à Bissok le 29
novembre 2017 pour l’inauguration de
trois salles de classes de l’école primaire
du village. D’un montant de six millions
(6 000 000 FCFA), ce projet de réhabilita-
tion est un grand soulagement pour les po-
14
PROGAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT
pulations de Bissok. En effet les anciens projet a été initié à la suite de difficultés lagés de recevoir cette infrastructure qui
habitacles servant d’école à Bissok par le constatées sur les conditions de logement nous permet de vivre et travailler dans les
passé, étaient dans un état de délabrement du corps enseignant. Le village a enregis- meilleures conditions pour assurer une
total et n’encourageait guère les parents tré plusieurs départs d’enseignants pour éducation de qualité aux élèves de Nko-
d’élèves à y envoyer leurs progénitures. d’autres horizons du fait des mauvaises labona. Je profite de cette occasion pour
Ce facteur emmenait les parents à en- conditions de logement. Le programme solliciter la construction d’autres loge-
voyer contre leur gré, leurs enfants dan les Art GOLD a alors initié à travers la maî- ments soient également pour l’ensemble
du corps professoral afin que les ensei-
gnants soient stabilisés ».
L’ensemble des projets inaugurés durant
cette tournée entre en droite ligne avec les
priorités de l’Agenda 2030 des Nations
Unies, notamment deux objectifs de Dé-
veloppement Durable :
- ODD3 : Permettre à tous de vivre en
bonne santé et promouvoir le bien-être de
tous à tout âge ,
Vue du dispensaire de Tho’o Effack. Photo: PNUD - ODD4 : Assurer l’accès de tous à une
éducation de qualité, sur un pied d’éga-
centres urbains pour leur faire bénéficier trise d’ouvrage du conseil départemental lité, et promouvoir les possibilités d’ap-
de meilleures conditions d’études. du Woleu, de construire un logement pour prentissage tout au long de la vie.
le directeur.
Par cette réalisation, le Représentant Ré- Les réalisations du programmes ART
sident du PNUD se dit « heureux d’avoir La cérémonie sollennelle de remise GOLD ont été largement saluées par
pu contribuer avec tous les partenaires conduite par le Représentant Résident toutes les couches de la population gabo-
ainsi que les populations elles-mêmes, au du PNUD, M. Stephen Jackson, a été un naise et des recommandations ont été for-
rayonnement d’une éducation de qualité moment d’intenses émotions autant pour mulées pour la poursuite d’une telle ini-
pour une centaine d’enfants à Bissok, tel les populations que pour les officiels. M. tiative. Etant attentif aux aspirations des
que promue par l’objectif de développe- Jackson a ainsi introduit son propos cir- populations les plus vulnérables et face
ment durable numero 3 de l’agenda 2030 constanciel « Qu’est ce qui est plus im- à la fin programmée du programme ART
des Nations Unies. » portant que l’éducation ? Rien. C’est GOLD en fin 2017, le PNUD en partena-
l’éducation qui assure l’avenir de nos riat avec le Gouvernement du Gabon ont
Selon le directeur de l’école très ému, « La enfants, de notre peuple, de notre pays, entrepris l’élaboration d’un nouveau Pro-
réalisation de ces trois salles de classes de notre planète. L’éducation est un axe gramme Intégré de Développement Local
permettra de lever les contraintes ma- fondamental du développement d’une na- et Communautaire (PIDLC) qui implique-
jeures auxquelles nous sommes confron- tion, et assurer une bonne éducation re- ra toutes les neuf provinces du Gabon.
tés en vue d’améliorer le cadre d’étude vient à assurer de bonnes
et de travail de l’école et ainsi accroitre conditions de vie pour
l’accroissement du niveau scolaire des le personnel d’encadre-
élèves ». ment qui est le cœur de
Le président du Conseil départemental du tout système éducatif.
Woleu à l’instar du Représentant Résident Par cela, je voudrai dire
du PNUD, a pour sa part invité les popu- combien je suis heureux
lations à bien entretenir les infrastructures que le PNUD à travers le
afin d’en assurer la durabilité. programme ART GOLD
ait pu réaliser ce loge-
Un logement pour le directeur de ment pour le bonheur des
l’école de Nkolabona populations de Nkolabo-
na ».
La dernière infrastructure inaugurée par
l’équipe a été le logement du directeur De son coté, de direc- M. Stephen JACKSON, Coordonnateur Résident du système des Nations Unies,
de l’école de Nkolabona. Pour un coût teur de l’école affirme : Représentant Résident du PNUD en train de visiter les salles de classe de
total de six millions (6000000 FCFA), ce « Nous sommes très sou-
l’école de Nkolabona. Photo: PNUD
15
PROGAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT
Vers l’atteinte des Objectifs de Développement Durable
au Gabon (ODD) : Le rapport d’alignement du Plan Straté-
gique Gabon Emergent aux agendas 2030 et 2063 validé.
« …franchir une autre étape dans l’exer-
cice d’appropriation et d’intégration des
objectifs de développement durable, de
l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ain-
si que de l’Accord de Paris sur les chan-
gements climatiques dans nos politiques
publiques impulsées par le PSGE et sa
déclinaison récente, le Plan de Relance
Economique. »
A l’initiative du gouvernement du Ga- M. Stephen JACKSON, Coordonnateur Résident du système des Nations Unies, Représentant Résident du PNUD
bon et du Système des Nations Unies, au Gabon le Premier Ministre, M. Emmanuel Issoze Ngondet. Photo: PNUD
Libreville a abrité le 20 décembre 2017
l’atelier national de validation du rapport sur la base d’une stratégie autour de trois « les cibles des ODD, de l’agenda 2063
d’alignement du Plan Stratégique Gabon piliers de croissance dont le ressort est la et les indicateurs associés sont une base
Emergent (PSGE) aux agendas 2030 des valorisation du potentiel en ressources pour construire des indicateurs de suivi
Nations unies et 2063 de l’Union afri- humaines, naturelles et minéralières du permettant de mesurer les résultats enre-
caine. La cérémonie d’ouverture a été Gabon. L’ensemble du PSGE intégrant gistrés pour la mise en œuvre du PSGE et
présidée par le Premier Ministre, M. Em- ses différentes déclinaisons comprend 21 particulièrement du Plan de Relance Eco-
manuel Issoze Ngondet en présence du programmes, 67 actions et 133 projets. nomique ». Il clôt son propos en invitant
Ministre de l’Economie, de la Prospective les technocrates à compléter les dimen-
et de la Programmation du Développe- Selon le Ministre de l’économie, M. Re- sions manquantes des actions non prises
ment durable, M. Regis Immongault, du gis Immongault , l’atelier viserait à « en compte dans la matrice d’alignement,
Coordonnateur Résident du Système des franchir une autre étape dans cet exer- de manière à disposer de tableaux de bord
nations Unies au Gabon ainsi que de plu- cice d’appropriation et d’intégration des sectoriels de mise en œuvre et de suivi des
sieurs autres ministres et chefs d’agence objectifs de développement durable, de deux agendas.
des Nations Unies. l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ain-
si que de l’Accord de Paris sur les chan- M. Stephen Jackson, Coordonnateur Ré-
Issue d’un processus de près d’un an gements climatiques dans nos politiques sident du Système des Nations Unies et
impliquant l’ensemble des ministères publiques impulsées par le PSGE et sa Représentant Résident du PNUD a pour
sectoriels, les organisations de la socié- déclinaison récente, le Plan de Relance sa part, vivement remercié le Gouverne-
té civile et les agences du Système des Economique. » M. Immongault se réjouit ment d’avoir associé le Système des Na-
Nations Unies, cette rencontre a eu pour déjà de ce que « les résultats obtenus à tions Unies au processus de mise en œuvre
principal objectif de soumettre aux dé- ce stade indiquent l’alignement effectif du des différents agendas et des plans natio-
partements des ministères sectoriels et PSGE aux Objectifs de Développement naux. Il a rappelé quelques contributions
administrations pertinentes, le rapport Durable (ODD) dans ses dimensions so- majeures du Système des Nations Unies
d’alignement du Plan Stratégique Gabon ciales, économiques et environnementales à l’accompagnement du peuple gabonais
Emergent (PSGE) aux agendas 2030 des », et que ce Plan « s’inscrit dans la lo- et de son gouvernement dans le cadre de
Nations unies et 2063 de l’Union afri- gique transformationnelle de l’Agenda l’atteinte des Objectifs de Développement
caine afin de susciter leurs commentaires, 2063 de l’Union africaine ». Selon lui, Durable. « Concernant l’ODD #3, le 13
formuler les axes d’amélioration et propo-
ser un mécanisme de suivi et de pilotage
de la mise en œuvre desdits agendas. Le
Plan Stratégique Gabon Emergent est un
programme qui définit les fondations et
orientations devant permettre de faire du
Gabon un pays émergent à l’horizon 2025
16
PROGAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT
décembre 2017, le Gabon a enregistré un puisse parachever tous les objectifs de où l’alignement s’établit avec le PSGE,
succès éclatant en étant formellement dé- l’agenda 2030 ». Il a également invité les le chef du gouvernement a rappelé que «
claré pays libre de polio. Concernant les autorités gabonaises à mettre en place « ces deux agendas, avec l’Accord de Paris
ODD #10 et #11, la famille onusienne a un cadre de responsabilité mutuelle pour sur le climat, vont déterminer l’orienta-
appuyé la Commission Nationale pour accompagner les efforts du gouvernement tion mondiale des efforts visant à mettre
les Réfugiés (CNR) à pouvoir résorber la » et à assurer un suivi et des revues «pour un terme à la pauvreté, à promouvoir la
situation de plus d’un millier de deman- s’assurer de l’accomplissement des ef- prospérité et le bien-être pour tous, à pro-
deurs d’asile de longue durée. » forts fournis et des moyens d’en mesurer téger l’environnement et à lutter contre le
les résultats pour les renforcer». changement climatique »
Les efforts ainsi déployés seront conso-
lidés par cette action d’alignement pour Pour le Premier Ministre, M. Emmanuel Cet atelier aura été un espace d’échanges
permettre au Gabon de se hisser à une Issoze Ngondet, il s’agit en réalité de « nourris entre les principaux acteurs de la
place de choix dans l’atteinte des ODD, deux agendas jumeaux qui présentent une mise en œuvre des ODD au Gabon, dans
au-dessus de la précédente performance. convergence programmatique tant sur le but de produire des tableaux de bord
En effet, le rapport « SDG Index and les objectifs que sur les cibles et les in- de mise en œuvre et de suivi des ODD,
Dashboards 2017 » place le Gabon en dicateurs résultant du désir commun des de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine
tête des pays de l’Afrique subsaharienne peuples du continent et du monde de sortir ainsi que les engagements climatiques du
ayant réalisé les meilleures performances de la pauvreté, de l’exclusion économique pays. Ainsi, le processus de convergence
dans l’atteinte des ODD. Avec un score et sociale, et de la vulnérabilité environ- et d’alignement du PSGE aux ODD a per-
de 65.5, le Gabon arrive à la 85ème po- nementale et climatique ». Leur adoption mis d’identifier 109 des cibles des ODD
sition mondiale sur 157 pays concernés. par le Gabon en juillet 2016, selon Em- liées aux programmes et actions du PSGE
M. Jackson a félicité le Gouvernement du manuel Issoze Ngondet, « a constitué un pour 144 indicateurs couvrant l’ensemble
Gabon pour cette performance distinguée grand succès diplomatique et politique des 17 Objectifs de Développement Du-
tout en rappelant « qu’il reste beaucoup à tant au niveau des Nations unies qu’au ni- rable.
faire pour que ce pays, plein de potentiel, veau de l’Union africaine ». Au moment
Initiative africaine d’adaptation : le Gabon accorde
500 000 dollars au PNUD
Libreville, le 18 janvier 2018 — M. Régis Immongault, le ministre de l’Économie, de la Prospective et de la Programmation du développement
durable du Gabon, et M. Stephen Jackson, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), ont signé
un accord portant sur la contribution de 500 000 dollars du Gabon en appui à l’Initiative africaine d’adaptation (IAA). Cette contribution
matérialise l’engagement pris par le Président Ali Bongo Ondimba lors du sommet One Planet à Paris, en décembre 2017, à appuyer l’IAA.
Lancée à Paris lors de la 21ème Conférence des Régis Immongault, le ministre de l’Économie, de la Prospective et de la Programmation sur la mobilisation des ressources. Ainsi, cette
Parties (COP21) en décembre 2015, l’IAA vise à du développement durable du Gabon (à gauche) Stephen Jackson, contribution devrait permettre l’organisation
renforcer l'action du continent en matière d'adap- représentant résident du PNUD (à droite). d’ici la fin 2018 d’une table ronde avec les do-
tation climatique et œuvre pour une amélioration nateurs pertinents (bilatéraux, multilatéraux et
des infrastructures climatiques et d’observation, Stephen Jackson a déclaré que « cette initiative institutions caritatives) afin de lever au moins 5
le soutien à la mise en œuvre de politiques natio- représente un pas audacieux et novateur de millions de dollars.
nales et régionales. l'Afrique pour galvaniser le soutien nécessaire
pour intensifier de manière significative l'adapta- M. Immongault a ajouté que le « Le Gabon sait
Elle projette également de faciliter la mise en tion et les actions visant à faire face aux pertes et compter sur le pragmatisme et l’expérience du
œuvre de projets spécifiques sur le terrain afin dommages sur le continent avec un accent initial PNUD pour relever ce défi qui doit, à terme, per-
d’améliorer les mesures d’adaptation et prépa- sur le renforcement de l'action avant 2020. » mettre aux différents pays africains de bénéficier
rer les pays africains à accéder aux sources de d’une expertise pour réaliser leurs plans d’adap-
financement. Ses axes prioritaires sont la gestion L’assistance du PNUD portera principalement tation et rechercher les financements nécessaires
des sols dégradés et peu fertiles ; la recherche en à leur mise en œuvre ».
agroforesterie afin de réduire l’érosion des sols ;
l’agro-écologie pour promouvoir les bonnes pra- Saluant le geste du Gouvernement gabonais, le
tiques agricoles et la gestion de l’eau. représentant résident a clos ses propos en citant le
secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres : «
En acceptant d’assurer la gestion de cette contri- L’action climatique est une nécessité. C’est aussi
bution pour le compte de l’IAA, le PNUD réaf- une occasion claire de faire progresser tous nos
firme sa volonté constante de contribuer à la lutte efforts pour atteindre les objectifs de développe-
contre les changements climatiques dont les ef- ment durable ».
fets affectent principalement les pays africains.
17
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’EDUCATION,
LA SCIENCE ET LA CULTURE
L’UNESCO promeut le renforcement de l’Education à santé
sexuelle et de la reproduction au secondaire et au primaire
Dans l’optique d’accompagner le Gouvernement gabonais dans la maî-
trise et la réduction progressivement du taux de prévalence du VIH/
SIDA et des violences en milieu scolaire sur toute l’étendue du territoire
nationale, l’UNESCO a appuyé, au cours du deuxième semestre 2017,
le Comité de lutte contre le Sida du Ministère de l’éducation nationale
(COLUSIMEN) dans l’élaboration d’outils de sensibilisation, l’anima-
tion d’une campagne Bac sans violence et IST/VIH et dans la mise en
œuvre du Projet de renforcement de l’Education à la santé sexuelle et de
la reproduction (ESSR) dans l’enseignement primaire.
Campagne « Bac sans violences et IST/VIH » dans un des centres de baccalauréat 2017 - © UNESCO
L’éducation à la santé sexuelle et à la repro- seignants, membres de secrétariat et de jury. L’Education à la santé sexuelle et de la repro-
duction (ESSR), encore appelée Education Certains adultes n’hésitent pas à user de leur duction était jusque-là enseignée essentielle-
complète à la sexualité (ECS), est une manière position pour abuser de la naïveté des jeunes. ment dans certains établissements du secon-
d’aborder l’enseignement de la sexualité et Certains d’entre eux, notamment les jeunes daire. En vue de la vulgariser également au
des relations interpersonnelles qui soit adap- filles s’adonnent alors quelques fois à des stra- primaire en passant par l’école normale des
tée à l’âge, culturellement pertinente, fondée tégies peu orthodoxes. instituteurs, l’UNESCO a lancé le 04 octobre
sur une information scientifiquement précise, L’atelier a démarré avec une formation des 2017, auprès du Gouvernement gabonais,
réaliste et s’abstenant de jugements de valeur. membres des secrétariats et les pairs édu- l’ONUSIDA, l’UNICEF et l’UNFPA, le Pro-
En d’autres termes, l’Education complète à la cateurs membres des clubs santé du Centre jet de renforcement de l’éducation à la santé
sexualité est une stratégie effective pour ré- d’information, d’écoute et de conseil pour les sexuelle et à la reproduction dans lesdits cy-
duire : les grossesses non désirées, la violence jeunes sur la sexualité, les IST et le VIH/SIDA cles. A travers ce lancement les agences du
de genre, les infections sexuellement transmis- (CIEC). Puis, il s’est poursuivi avec l’élabora- Système des Nations Unies suscitées ambi-
sibles et la transmission du VIH en d’autres tion des outils de sensibilisation en occurrence tionnent d’unir davantage leurs forces pour ré-
termes pour une sexualité épanouie. messages de prévention et de sensibilisation. duire, entre autres, les nouvelles infections au
Selon une enquête réalisée à Port-Gentil, par Ceux-ci ont été ensuite déclinés sur différents VIH et grosses non désirées chez les jeunes et
le service provincial de la Culture, la récur- supports de communication notamment les de contribuer à l’atteinte des 90-90-90 au Ga-
rence des violences en milieu scolaire est très flyers. bon d’ici 2020, l’éducation étant la stratégie
élevée. Celles-ci peuvent entraîner de graves Une équipe de 20 pairs éducateurs membres phare comme recommandé lors de la Confé-
conséquences chez la victime, l’agresseur ou des clubs santé, entourés par leurs encadreurs, rence internationale sur l’accélération de la
le témoin : des traumatismes psychologiques, ont ensuite sillonné les différents centres de riposte au VIH à Dakar en 2015. Il permettra
des troubles comportementaux, des grossesses baccalauréat de Libreville, le mercredi 19 (jour aux jeunes d’avoir des compétences de vie
non désirées, blessures corporelles et même de démarrage de tous les candidats) et le same- pour assumer leurs responsabilités, avoir des
infections sexuellement transmissibles dont di 22 juillet (jour des oraux). Cette deuxième attitudes plus égalitaires sur les rôles de genre,
le VIH Sida. Les principaux auteurs dans les activité également soutenue par l’UNESCO d’être capables de prendre des décisions éclai-
classes de terminale sont respectivement : les consistait à rappeler principalement aux can- rées en matière de SSR, avoir le respect de soi
enseignants (28%), les garçons (25,6%) et les didats leurs droits, les moyens de préventions et de l’autre et d’être autonome.
filles (15,2%). En classe de troisième, c’est un des IST/VIH et des violences, les procédures, Les activités liées à ce projet ont commencé
autre schéma. Les filles occupent la première les recours possibles et enfin de renforcer l’es- à la suite de la cérémonie de lancement avec
place (26%), suivi des enseignants (25,4%), time de soi chez les candidats. Les enseignants, l’atelier sur la détermination du profil de sor-
des garçons (21%) et personnel administratif membres de secrétariat et jury n’étaient pas en tie de l’élève du primaire et de l’étudiant de
(14%). Ces violences augmentent les risques marge de cette sensibilisation. l’école normale des instituteurs. L’objectif de
d’infection au VIH lorsqu’elles sont sexuelles. cet atelier était de définir les compétences que
Il est donc apparu opportun à l’UNESCO Vue des officiels et de quelques participants lors du lancement du projet ESSR dans doit posséder ces derniers au terme de leur
d’appuyer le COLUSIMEN, département du les curricula du primaire cérémonie protocolaire - © UNESCO cursus. La séance a été close par une mise en
Ministère de l’éducation nationale, chargé de place de groupes de travail composés d’enca-
résoudre de tels problématiques. 18 dreurs pédagogiques, enseignants, syndica-
La première des actions entreprises était listes, associations de parents d’élèves ainsi
l’organisation, le 29 juin 2017, d’un atelier que les élèves eux-mêmes.
d’élaboration et de production d’outils de La dernière activité soutenue par l’UNESCO
sensibilisation contre le VIH et les violences dans le cadre du renforcement de l’Education
pendant le baccalauréat. En effet, la période à santé sexuelle et à la reproduction au Gabon
des examens crée souvent un état de fragilité est l’atelier diagnostic des contenus dans les
psychologique et de stress chez les élèves, en- curricula du primaire et de l’école normale
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’EDUCATION,
LA SCIENCE ET LA CULTURE
des instituteurs. Animé du 15 au 30 novembre Campagne « Bac sans violences et IST/VIH » dans un des centres de baccalauréat 2017 - © UNESCO
2017, il avait pour but de faire produire à une
vingtaine d’encadreurs pédagogiques, ensei-
gnants du primaire et d’enseignants des ENI
de Libreville, des curricula de l’Education à la
santé sexuelle et de la reproduction appropriés
aux différents niveaux de l’enseignement pri-
maire et celui de l’ENI. Les résultats de ces
travaux sont essentiellement : l’appropriation
des concepts relatifs à la ESSR par les parti-
cipants d’où leur adhésion réelle, la validation
des profils de sortie de l’élèves de l’enseigne-
ment primaire et la déclinaison des profils
de chaque niveau, il en a été de même pour
l’Ecole normale des instituteurs, le diagnostic
des continus de ESSR dans les curricula de ces
cycles de formation, enfin, après l’initiation
des participants, une amorce des propositions
pour les contenus de l’ESSR à intégrer dans
les curricula.
Promotion de la
culture de la paix
par l’implication
des femmes et des
jeunes
Photo de famille lors de la cérémonie d’ouverture du Forum international paix et développement durable- © UNESCO
La construction d’une culture de la paix étant nomisation des femmes et des jeunes, d’une seront vulnérables face aux manipulateurs de
au cœur du mandat de l’Organisation, le Bu- part ; la promotion de la culture de la paix chez conflits’’, disaient-elles.
reau de l’UNESCO à Libreville a soutenu plu- ces deux catégories de personnes, d’autre part. La célébration à proprement parler de la Jour-
sieurs organisations de femmes et de jeunes C’était surtout l’occasion pour les femmes née internationale de la paix a également été
dans le cadre de leurs activités y relatives. d’être informées sur le contenu de la Résolu- l’opportunité de lancer officiellement, par la
Amorcé le 08 mars dernier, lors de la célébra- tion 1325 en vue d’une meilleure appropria- présentation de son bureau provisoire, la créa-
tion de la Journée internationale de la femme, tion de cette dernière, d’être sensibilisées sur tion d’un réseau national de femmes pour la
le soutien de l’UNESCO aux organisations les modes alternatifs des résolutions de conflits promotion de la culture de la paix au Gabon.
de femmes du Gabon s’est poursuivi lors de et les objectifs du développement durable. Pour ce qui concerne la promotion de la
la semaine de la paix, du 18 au 23 septembre La soirée des Lumières de la paix était, quant culture de la paix par l’implication spécifique
2017. Cette semaine de la paix, incluant la cé- à elle, rythmée de prestations musicales d’en- des jeunes, l’Organisation a co-organisé le
lébration de la Journée internationale de paix fants, de jeunes et de femmes de diverses Forum panafricain des jeunes pour la culture
(21 septembre), a été agrémentée d’un certain régions d’Afrique. A travers une séquence de la paix et la lutte contre la radicalisation en
nombre d’activités au nombre desquelles : un d’échange, des femmes ayant déjà vécus les vue de la création d’un système d’alerte pré-
Forum international pour la paix et le dévelop- affres de la guerre ont partagé leurs histoires coce en Afrique centrale, qui s’est tenu du 30
pement durable, d’une soirée culturelle bapti- et ont sensibilisé leurs sœurs gabonaises sur la novembre au 02 décembre 2017.
sée « Lumières de la paix » et d’un dîner de nécessité préserver la paix au Gabon. Au cours de ce forum, la centaine de jeunes
gala avec levée de fond. En revanche, les organisations de femmes ont participants venus de différents pays africains
Etalé sur 3 jours, le Forum international pour offert le dîner de gala dans l’optique de lever et de la diaspora, ont échangé sur leurs ex-
la paix et le développement durable regorgeait des fonds. Ceux-ci leur ont permis de finan- périences et bonnes pratiques en matière de
des activités telles que des conférences-débats, cer les projets de jeunes et de femmes dans prévention de la radicalisation par l’implica-
des partages d’expériences et travaux en ate- plusieurs domaines. Car, ‘’plus il y aura des tion des mouvements de jeunesse. En outre,
lier. Ces différentes activités visaient l’auto- jeunes et des femmes autonomes, moins ils ils se sont appropriés le projet sous-régional,
19
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’EDUCATION,
LA SCIENCE ET LA CULTURE
initié par la CEEAC, l’UNOCA et l’UNES- à travers une Déclaration, dite de Libreville,
CO avec le soutien de l’OIF, portant sur le lue par Mademoiselle Julie Mutési, Coordon-
« Renforcement des capacités des jeunes en natrice nationale du Réseau panafricain des
gestion de mouvements associatifs et création jeunes pour la culture de la paix (PAYNCOP)
d’un système de prévention des conflits et des au Rwanda.
violences et de contribution de la jeunesse à
l’alerte précoce pour la paix et la sécurité en Les jeunes participants du Forum 2017 de Libreville - © UNESCO
Afrique centrale ».
Au terme de ces travaux, les jeunes partici-
pants se sont engagés à être des sentinelles/
tisserands de la paix dans leur pays respectif,
654 nouveaux lauréats, 4 nouveaux centres de formation
en informatique et 1 nouveau centre Avicenne TMG
Au cours du deuxième semestre 2017, le Programme le Programme Former Ma Génération – Gabon 5000 (en anglais, Train my generation
– TMG) de l’UNESCO et AIRTEL, a organisé cinq nouvelles cérémonies de remise des certificats et attestations au cours desquelles il a livré
654 nouveaux lauréats soit 347 pour les centres de Libreville, 49 à Franceville, 61 à Oyem, 71 à Bitam et 117 au centre de Mouila. En outre, il
a ouvert 4 nouveaux centres de formation des jeunes en « Initiation à l’outil informatique », dans les villes de Lambaréné, Mouila, Makokou
et Tchibanga ainsi qu’un nouveau centre Avicenne E-learning au sein de l’Institut africain d’informatique (IAI) de Libreville.
Le Programme Former Ma Génération – Gabon tiellement les formations Photo de famille les officiels avec les premiers lauréats du centre de Mouila -
5000 a pour ambition la formation d’environ de niveau 1. A l’instar des © UNESCO
5000 jeunes dans le domaine des Technologies autres centres, ils offrent plu-
de l’information et de la communication (TIC). sieurs sessions de formation
Il comprend 4 composantes : (1) Initiation à l’ou- par jour, à raison de 2h par
til informatique ; (2) Soutien scolaire à distance session. Ils permettent donc
(E-learning); (3) Accompagnement à l’entreprena- aux jeunes de 17 à 35 ans,
riat et (4) Spécialisations dans les métiers rares de scolarisés ou non, de choi-
l’économie numérique. sir la plage horaire qui leur
convient et de vaquer pa-
Dans le cadre de sa composante l, le Programme rallèlement à leurs activités
prévoit la création de 13 centres de formation à quotidiennes. Ils permettent
travers tout le Gabon soit 4 dans l’Estuaire (Libre- de former rapidement plu-
ville), 2 dans le Woleu-Ntem (Oyem et Bitam) et sieurs cohortes.
1 dans chaque capitale provinciale restant. Tous
lesdits centres sont actuellement opérationnels, ex- Les 654 nouveaux lauréats sont passés par plu- crire également dans cette nouvelle dynamique
cepté celui de la province de l’Ogooué-Lolo. Cette sieurs étapes comme leurs prédécesseurs de mondiale : la numérisation du système éducatif
composante propose trois niveaux de formation en Port-Gentil et Libreville : inscription, test de ni- universitaire.
Informatique : niveau 1 (notions de base), niveau veau en informatique, suivi des cours et évalua-
2 (notions intermédiaires) et niveau 3 (avec sept tions. Au terme de ce processus, ils ont reçu une Ces centres Avicenne UNESCO du Programme
spécialisations au choix, en Opérateur de saisie ; attestation de fin de formation « Initiation en in- TMG ont pour objectif la formation des ensei-
Assistant helpdesk ; Assistant maintenance in- formatique » au cours d’une cérémonie solennelle. gnants de mathématiques, physiques, chimie et des
formatique; Assistant web multimédia ; Assistant La dernière en date est celle de Mouila, le 22 dé- sciences de la vie et de la terre dans la production,
aide comptable ; Assistant réseau informatique cembre 2017, au cours de laquelle 117 jeunes lau- la mise en ligne de cours et le tutorat à distance. Il
et Assistant graphiste). La durée de la formation réats se sont vus décerner une attestation. permet ainsi de contribuer à la réduction du taux
est de cinq semaines pour les niveaux 1 et 2, et de d’échec scolaire élevé des jeunes en classes d’exa-
deux mois pour le niveau 3. Le 14 décembre 2017, le Programme a inauguré men, dans des matières scientifiques, au niveau
Les centres de Lambaréné, Mouila, Makokou et son deuxième centre Avicenne UNESCO d’ensei- local, par l’utilisation des techniques de l’ensei-
Tchibanga, ouverts tout au long du deuxième se- gnement à distance (E-learing) au sein de l’Insti- gnement en ligne (E-Learning) dans le cadre de
mestre 2017, sont dotés chacun d’un parc infor- tut africain d’informatique (IAI). Contrairement à la composante II. Par conséquent, les élèves de
matique de 20 à 24 ordinateurs et offrent essen- celui de l’Institut national des postes et des tech- Troisième et de Terminale peuvent préparer se-
nologies de l’information et de la communication reinement leur Brevet d’études du premier cycle
Vue d’une session de formation au centre de Makokou - © UNESCO (INPTIC), qui est un centre de formation d’ensei- (BEPC) et leur baccalauréat.
gnants à l’ingénierie d’enseignement en ligne, de Enfin, le programme Former Ma Génération – Ga-
production de cours et de mise en ligne de cours, bon 5000 permet à l’UNESCO de former gratuite-
ce nouveau centre permettra juste de produire des ment les jeunes de 17 à 35 ans, scolarisés ou non,
cours. Le concept du Campus Virtuel Avicenne dans l’usage de l’outil informatique, de l’initiation
(CVA) de l’UNESCO, dénommé « centre E-lear- vers la spécialisation, en leur donnant l’opportu-
ning », est une solution au problème crucial de la nité de rechercher un emploi grâce à leurs attesta-
faiblesse dans l’enseignement des matières scien- tions ou certificats qualifiants de fin de formation.
tifiques qui pénalise beaucoup de pays dans le C’est aussi, pour les jeunes gabonais, une oppor-
monde, notamment en Afrique centrale. Il a permis tunité d’autonomisation grâce à sa formation à
à l’Institut africain d’informatique (IAI) de s’ins- l’entrepreneuriat.
20
AGENCE DES NATIONS UNIES POUR LES REFUGIES
2017: UNE ANNEE CHARNIERE POUR LES OPERATIONS
DU BUREAU UNHCR GABON
Le Bureau du Haut-Commissariat des Nations tence de gagner leur vie de façon durable et 1153 documents de protection (1,008 attesta-
Unies pour les réfugiés a pour mandat de di- sûre afin de pouvoir satisfaire à leurs besoins tions de demandeurs d’asile et 145 certificats
riger et de coordonner l’action internationale fondamentaux, et de contribuer également à de réfugiés) ; authentification de 44 titres de
pour protéger les réfugiés et chercher des la dignité de ces personnes en garantissant le voyage de la convention de 1951/Passeport de
solutions aux problèmes des réfugiés dans le plein exercice de leurs droits. Tout cela passe réfugiés ;
monde. également par un renforcement des capaci- - Démarches entreprises afin que les autorités
tés des autorités gabonaises et par progressif gabonaises délivrent des passeports biomé-
Le but premier du HCR est de sauvegarder les transfert de compétences: triques, aux normes de l’OACI aux réfugiés.
droits et le bien-être des réfugiés. L’organisa- Etude en cours par les services compétents ;
tion s’efforce ainsi pour tous d’assurer le res- - Appui financier apporté à la Commission - Formations d’un agent des services d’Immi-
pect du droit à demander l’asile et à trouver re- Nationale pour les réfugiés sous la tutelle du gration/Service de la Protection des Réfugiés
fuge dans un autre État. A terme, les solutions Ministère des Affaires Etrangères par le recru- et Apatrides sur le droit des réfugiés à Sanre-
qu’elle met en œuvre sont le retour dans le tement de 5 consultants chargés du traitement mo (Italie) et d’un agent de la CNR à Stras-
pays d’origine, l’intégration dans le pays d’ac- et l’instruction des demandes d’asile ; le paie- bourg (France) ;
cueil ou la réinstallation dans un pays tiers. ment de frais de participation à des sessions - Formations de plus de cent cinquante (150)
Au 01er janvier 2017, on dénombrait 1 909 d’éligibilité et de recours aux membres de la officiers de l’Ecole d’Etat-Major des Armées
demandeurs d’asile et 931 réfugiés reconnus, CNR pour l’examen effectifs des demandes ; au cours de trois sessions de formation et plus
soit 2 840 personnes dispersées dans les 9 pro- de 400 représentants d’administrations, auto-
vinces avec une forte présence dans l’Estuaire, - Intensification des activités visant à l’au- rités civiles et militaires sur la protection in-
le Haut Ogooué, l’Ogooué Lolo et l’Ogooué tonomisation, tenue de commissions d’attri- ternationale des réfugiés/leurs droits et devoirs
Maritime. bution d’appui aux activités génératrices de à Libreville, Owendo et à l’intérieur du pays
revenus, formation des bénéficiaires, suivi des (Franceville, Koulamoutou, Oyem, Port Gen-
Au Gabon, les populations majoritaires sont activités financées, campagne d’information til) ;
les Tchadiens, présents au Gabon depuis en sur le montage des dossiers de candidature aux - Formation de 40 points focaux sur les vio-
moyenne 25 ans et concernent 45% de la po- appuis, enquête socio-économique au sein de lences basées sur le genre avec 4 096 (1 921
pulation totale ; les Congolais/RDC qui re- la population concernée ; femmes, 1 131 hommes, 1 044 enfants) per-
présentent 35% de la population, les Centra- sonnes sensibilisées (populations locales et
fricains qui représentent 11% de la population - Intensification de sensibilisations à réfugiés) ; identification de 02 nouvelles vic-
générale et 09% concernent 23 autres nationa- l’ endroit des réfugiés de longue durée pour times qui ont bénéficié d’un counseling psy-
lités. qu’ils optent pour les solutions durables dispo- chosocial, suivi et appui en AGR.
nibles : rapatriement volontaire, acquisition de
1° Les objectifs prioritaires du Bureau du cartes de séjour, processus de naturalisation (à Au 31 décembre 2017, les statistiques de réfu-
HCR Gabon sur les réfugiés ont été : long terme et au frais des concernes)… giés et demandeurs d’asile au Gabon sont tou-
jours en considérable baisse : 04 demandeurs
- Finalisation du traitement des demandes 3° Les résultats obtenus : d’asile et moins de 900 réfugiés, en tout moins
d’asile de 1 909 personnes ; - Traitement effectif des demandes de 1000 personnes (base de données en cours
d’asile de 1 909 personnes. 4 cas de 4 per- d’actualisation jusqu’en fin janvier 2018).
- Amélioration de l’autosuffisance et des sonnes sont en attente de décision finale au 31
moyens de subsistance des réfugiés (cible : 30 décembre 2017 ; La Chargée de Bureau du HCR Gabon en compagnie du Secrétaire Permanent de
activités financées, réalisation d’une enquête la CNR et le Président de la Sous-Commission d’Eligibilité lors d’une communica-
socioéconomique,…); - appui de 35 activités génératrices de tion à Port-Gentil (Novembre 2017) sur la mise en œuvre des Solutions Durables
revenus avec près de 200 bénéficiaires indi-
- Recherche et mise en œuvre de solutions rects ; au Gabon. ©UNHCR Gabon 2017
durables en faveur de réfugiés de longue durée - 21 tchadiens assistés pour leur re-
(Cibles : Rapatriement =30 ; Cartes de séjour tour au Tchad. 02 départs spontanés vers le
=77) ; Tchad (1) et la RCA (1) ;
- Amélioration de l’environnement de pro- - Acquisition de la nationalité gabo-
tection et du processus de délivrance de do- naise pour 03 Tchadiens et 02 Sierra Léonais
cuments de protection des réfugiés et deman- nés au Gabon, dossiers introduits par les fa-
deurs d’asile (cible : renouvellement régulier milles ;
de tous les documents ; délivrance de passe- - Cartes de séjour de personnes prises
ports biométriques aux réfugiés) ; en charge par le HCR pour 74 réfugiés âgés
de plus de 16 ans, soit 46 réfugiés du Tchad et
- Réduction des violences basées sur le genre. ceux concernés par la cessation de leur statut,
à savoir 28 cas du Rwanda (16), Angola (3),
2° La stratégie globale mise en place pour Liberia (2), Sierra Leone (7) ;
l’atteinte des objectifs vise à permettre à
toutes les personnes relevant de notre compé- - Renouvellement et établissement de
21
AGENCE DES NATIONS UNIES POUR LES REFUGIES
Les droits de l’homme et les droits des réfugiés au Gabon:
Plaidoyers pour une protection globale de cette popula-
tion vulnérable au près des forces de défense et de sécurité
Le plaidoyer contribue à transformer les politiques et les services qui affectent les personnes déplacées au niveau national,
régional et mondial. C’est un élément clé des activités du HCR.
Photo 2 : Vue de l’assistance au Commandement en Chef de la Gendarmerie
Photo 1 : Les conférenciers à la Préfecture de Police Photo 3 : Photo de famille à la Préfecture de Police après la conférence avec les officiels
Dans le cadre de la célébration, en diffé- Le thème central retenu pour cette jour- ou dans les pays d’origine, le HCR œuvre
ré, de la 69ème journée anniversaire de née était : "Levons-nous pour les droits auprès des structures politiques, écono-
l'adoption de la Déclaration Universelle humains''. miques, sociales ou militaires nationales
des Droits de l'Homme au Gabon, et à la afin de mettre les politiques, les pratiques
suite de la participation du Gabon à l'Exa- A cette occasion, le HCR a tenu à rappe- et les législations en conformité avec les
men Périodique Universel (EPU), le Mi- ler que le Gabon est partie à la Conven- normes internationales.
nistère de la Justice (Direction des Droits tion de Genève de 1951 relative au statut Les plaidoyers sont donc de bons moyens
de l'Homme), la Commission Nationale des réfugiés et la Convention de l’OUA pour amener les gouvernements, les par-
des Droits de l'Homme, la Commission de 1969 régissant les aspects propres aux tenaires non gouvernementaux et le grand
Nationale pour les Réfugiés, le Parquet de problèmes des réfugiés en Afrique, et par public à adopter des pratiques garantis-
Libreville (Procureurs de la République), le Protocole de 1967. sant la protection des personnes dans le
les Agences du Système des Nations Par ailleurs, ces engagements sont portés besoin.
Unies (HCR, UNICEF, UNOCA) ont ef- sur le plan national par la loi 5/98 du 05
fectué des tournées au sein des lieux de mars 1998 et ses Décrets d’application du Ainsi, aux côtés du Parquet National, de
détention et de formations des OPJ et APJ 19 juillet 2000 qui fixent la procédure de la Commission National des Droits de
du 12 au 21 décembre 2017: reconnaissance ou de détermination du l’Homme, de la Commission Nationale
droit d’asile au Gabon ainsi que le statut pour les Réfugiés et du Ministère de la
- Préfecture de Police de Réfugié. Justice, il a été convenu de plaider pour
réintroduire les DH dans les formations
- Commandement en Chef de la Gendar- Souvent mal connus ou assimilés aux des policiers et Gendarmes afin que les
merie migrants par les APJ et OPJ, les réfugiés forces de défense et de sécurité soient à
et demandeurs d’asile sont sujet à toutes la pointe de l'observance des DH ; durcir
- Ecole de Formation de la Gendarmerie formes d’abus et autres détentions arbi- au niveau du parquet le traitement réservé
Nationale traires. Il convenait de rappeler la particu- aux cas d’inobservances de la loi par les
larité de cette population vulnérable et des OPJ et les APJ et assurer une meilleure
- Ecole de Formation de la Police Natio- dispositions légales liées au traitement qui protection des droits des plus vulnérables
nale leur est réservé. (Réfugiés/enfants).
En effet, que ce soit dans les pays d’asile
- Direction Générale de la Documenta-
tion et de l'Immigration (DGDI)
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FONDS DES NATIONS UNIES POUR L’ENFANCE
L’initiative All in, les adolescents au centre
des programmes de lutte contre le VIH/Sida
Vue des participants à atelier de validation de l’étude
L’UNICEF, en partenariat avec le Ministère de la Santé, à travers la Direction Générale de la lutte contre le Sida (DGPS) a pro-
cédé, le 11 août 2017 à la validation de l’analyse des goulots d’étranglements qui entravent l’accès des adolescents aux services
VIH. Cette étude s’inscrit dans le cadre de l’Initiative mondiale All In qui vise à mettre fin à l’épidémie du VIH au sein de la
population des adolescents.
Dans le cadre du programme de coopération L’atelier de validation s’est déroulé au Pro- en question et de mieux cerner les limites
Gabon-UNICEF 2012-2017, le Ministère de gramme de lutte contre les IST et le VIH/ actuelles de l’offre de soins promotionnels,
la Santé et le bureau de l’UNICEF au Ga- Sida le 11 août 2017, en présence des dif- préventifs et curatifs pour les adolescents.
bon ont commandité en fin 2015, une ana- férents acteurs du gouvernement, de la so- La prochaine étape, comme recommandé
lyse de l’accès aux services VIH pour les ciété civile et du système des Nations Unies, lors de l’atelier de validation, est la micro
adolescents. Cette étude avait pour objectif impliqués dans la riposte au VIH au Gabon. planification dans les différentes localités
de mettre en évidence les goulots d’étran- Une trentaine de personnes ont participé à avec la participation de l’ensemble des ac-
glements à l’origine des limites en matière cet atelier avec pour mission d’enrichir le teurs locaux.
d’offre de soins promotionnels, préventifs et rapport présenté par le consultant. L’atelier
curatifs liés au VIH pour les adolescents et a été présidé et facilité par le Directeur Gé- Facilitateurs lors d’une session de l’atelier
de formuler des recommandations pour les néral Adjoint de la lutte contre le Sida, le
lever. Elle s’est déroulée en deux phases, Docteur Denise APLOGAN et la spécialiste
dont la première a été validée en 2016 et la Adolescent et VIH du bureau de l’UNICEF
deuxième phase initiée et validée en 2017. au Gabon, Madame Régine BILOGHO.
Cette dernière phase, qui concerne l’analyse Les travaux, qui se sont déroulés toute la
proprement dite, a ciblé trois villes du pays journée, ont démarré avec la présentation du
: Bitam (Woleu Ntem), Lambaréné (Moyen rapport par le consultant, suivi de travaux de
Ogooué) et Port Gentil (Ogooué Maritime) groupe, puis d’une restitution en plénière.
sur la base de critères liés à la prévalence La validation de ladite étude a permis aux
provinciale, à l’essor économique de la lo- acteurs de la lutte contre le VIH, intervenant
calité et à la situation de vulnérabilité des sur la cible adolescents, de disposer d’une
adolescents et des jeunes. source de données fiable sur la thématique
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FONDS DES NATIONS UNIES POUR L’ENFANCE
Lancement du Rapport sur la Situation des Enfants dans le
Monde, une grande participation des enfants
Le gouvernement et la société civile ont lancé en partenariat avec l’UNICEF le Rapport sur la Situation des Enfants dans
le Monde 2017 avec une large participation des enfants et des medias dans un effort conjoint de plaidoyer et de partage des
connaissances pour une meilleure promotion des droits des enfants.
L’UNICEF a lancé en partenariat avec le
Ministère de la Justice, en charge des Droits
Humains le 22 décembre, la dernière édi-
tion du Rapport sur la Situation des enfants
dans le monde qui porte sur la thématique
les enfants dans un monde numérique, en
présence des représentants de la société des
civile, des enfants et des medias.
Lancée en 1980, La Situation des enfants Le Représentant de l’UNICEF, présentant le Rapport aux enfants et aux médias. Photo: UNICEF
dans le monde présente l’analyse la plus ap-
profondie et la plus globale des tendances raisons de pauvreté, de race, d’appartenance
affectant l’enfance. Chaque année, ce rap- ethnique, de sexe, de handicap, de déplace-
port présente les statistiques économiques ment ou d’isolement géographique – en les
et sociales en lien avec les conditions de vie connectant à un large éventail de possibili-
des enfants autour du monde et examine en tés et en leur fournissant les compétences
profondeur des problématiques clés relatives nécessaires pour s’épanouir dans un monde
aux enfants. numérique.
Cette publication est devenue une réfé- Dans son allocution le Représentant de Les enfants lors de la cérémonie de lancement du Rapport.
rence majeure et une source d’information l’UNICEF Monsieur Donatien Tameko a
éprouvée sur l’enfance à travers le Monde. mis l’accent sur l’importance de cette pro- offertes par l’ère numérique’’.
En mettant en avant le mandat des Nations blématique : ‘’L’objectif de ce lancement est Ce lancement qui rentre dans le cadre de la
Unies et la Convention des Droits de l’En- d’informer les leaders d’opinion que vous Stratégie Globale de Communication et de
fant, elle est également devenue un puissant êtes pour que vous puissiez diffuser ce Rap- plaidoyer Public de l’UNICEF qui repose
outil de plaidoyer pour la promotion des port, informer le grand public et défendre et sur trois piliers à savoir ‘’ Voix, Portée et en-
droits de l’enfant. promouvoir les droits des femmes et des en- gagement’’ a été organisé dans un élan parti-
fants au Gabon. Le présent rapport appelle à cipatif et a permis de mener une discussion
La situation des enfants dans le monde 2017 une action plus rapide, à des investissements avec les enfants en vue de percevoir et com-
examine la manière dont la technologie nu- ciblés et à une plus grande coopération afin prendre les enjeux du Monde numérique, les
mérique a déjà changé la vie des enfants et de protéger les enfants contre les dangers opportunités et les risques qu’il comporte
les possibilités qui s’offrent à eux – et s’in- d’un monde chaque jour plus connecté, et à pour une meilleure promotion de l’équité et
terroge sur ce que l’avenir leur réserve. faire profiter chaque enfant des possibilités des droits des plus vulnérables.
Si elle est universellement accessible et ex-
ploitée correctement, la technologie numé-
rique peut changer la donne pour les enfants
laissés pour compte – que ce soit pour des
L’Egalite des chances, gage de la réalisation
des droits des enfants
Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale pour l’égalité des chances, le Gouvernement en partenariat avec
l’UNICEF a organisé en juillet dernier, un séminaire de renforcement des capacités des acteurs des administrations publiques et
parapubliques, des élus locaux et de la société civile, en présence de quelques membres du gouvernement et des partenaires au
développement sur le thème "Egalité des chances pour un développement social inclusif''
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FONDS DES NATIONS UNIES POUR L’ENFANCE
Placé sous le haut patronage du Premier Mi-
nistre, chef du gouvernement, ce séminaire
avait pour objectif de fédérer un maximum
de personnes autour de cette approche en
vue de parvenir à une meilleure définition
des politiques publiques inclusives.
‘’Plus que jamais, il nous faut admettre que Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, les Membres du Gouvernment et le Représentant de l’UNICEF lors de la
le développement ne sera durable que dans cérémonie d’ouverture du séminaire. Photo: UNICEF
la mesure où il pourra être mis en œuvre
et soutenu par les prochaines générations. l’Egalite des chances offre une vision de L’objectif n’est pas d’éliminer toutes les dif-
Nous avons désormais la possibilité de trans- l'égalité qui cherche à faire en sorte que les férences pour que chacun ait le même niveau
former les cercles vicieux en cercles ver- individus disposent des mêmes chances, des de revenus mais d’éliminer tous les facteurs
tueux, afin de permettre aux enfants pauvres mêmes opportunités de développement so- d’injustice sociale qui privent les enfants de
d’aujourd’hui (à condition de leur offrir les cial, indépendamment de leur origine sociale leurs droits.
mêmes chances sur le plan de la santé, de ou ethnique, de leur sexe, des moyens finan- Aussi, en se référant au credo de l’UNICEF:
l’éducation et de la protection contre les pré- ciers de leurs familles, de leur lieu de nais- « Le recentrage sur l’équité est juste à la fois
judices) de se mesurer sur un pied d’égalité sance, de leur conviction religieuse, d’un en principe et en pratique », le séminaire a
à ceux issus de milieux plus aisés, une fois éventuel handicap…Une simple égalité des permis de renforcer les capacités des parti-
parvenus à l’âge adulte. Outre le fait d’amé- droits qui consiste principalement à favori- cipants et leur a permis de percevoir l’avan-
liorer leurs conditions de vie, cela rendrait ser des populations qui font l’objet de discri- tage qui découle de la prise en compte des
les sociétés plus riches dans tous les sens mination afin de leur garantir une équité de catégories de la population victimes de
du terme’’, a affirmé le Représentant de traitement, notamment l’accès aux services l’exclusion sociale dans les politiques pu-
l’UNICEF lors de la cérémonie d’ouverture. sociaux. bliques.
Cette conviction a été reprise dans la pré- L’emphase a été aussi mise sur les opportuni-
sentation de l’Administrateur du programme tés qui peuvent concourir à la matérialisation
Politique Sociale à UNICEF et point focal de l’Equité au Gabon qui a mis en place les
de l’Egalite des Chances du SNU. L’inter- politiques et les programmes appropriés qui
vention de ce dernier a porté sur le rapport prennent en compte les droits des groupes et
égalité des chances et équité. A cet effet, il a des communautés vulnérables.
relevé quelques situations d’iniquités consta-
tées au Gabon et a enfin démontré à travers
un schéma illustratif, comment parvenir à
l’Egalité des chances par un développement
social inclusif.
Le séminaire a mis l’accent sur le fait que
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Groupe de Communication des Nations Unies au Gabon
Maison des Nations Unies, près du pont de Gué-gué,
Libreville - Gabon
Email: [email protected]