ALIMENTATIONAdoptez un régimepro-fertilité !NUTRITIONLes alimentsinterdits pour BébéSOINTout sur lemicrobioteSANTÉL’homéopathie pour les petits mauxBIEN-ÊTREJouer dans la natureavec votre enfantCOUPLEBoostez le désiraprès BébéBÉBÉ EST LÀDécouvrez l’éveilaquatiqueLE MAGAZINE LIFESTYLE DES MAMANS ET BÉBÉSL 16802 - 33 - F: 5,00 € - RD 29
UN NUMÉRO QUI INVITEÀ L’ÉQUILIBRE, EN TOUTE SIMPLICITÉDevenir parent, c’est accepter de changer de regard sur le monde. C’est apprendre à vivre au rythme d’un tout-petit, à faire confiance à son intuition, à s’interroger sans cesse, à douter parfois, mais aussi à s’émerveiller chaque jour. C’est une aventure bouleversante, intime, unique… et pourtant universelle.Dans ce nouveau numéro de BabyBoom Magazine, nous avons souhaité vous accompagner dès les prémices de cette histoire, là où tout commence : le désir d’enfant. Parce que la parentalité ne débute pas le jour de la naissance, nous explorons le rôle fondamental de l’alimentation sur la fertilité, en donnant des clés simples et accessibles pour mettre toutes les chances de son côté, en douceur et sans pression.Puis vient l’arrivée de bébé, avec son lot de premières fois et de grandes questions. Comment bien nourrir son enfant lors de la diversification alimentaire ? Quels aliments éviter avant trois ans pour préserver sa santé et sa sécurité ? Pourquoi parle-t-on autant du microbiote, et en quoi joue-t-il un rôle déterminant dans l’immunité et le bien-être de bébé ? Autant de sujets essentiels que nous avons choisi de décrypter avec l’aide d’experts passionnés, pour vous offrir une information fiable, claire et rassurante.Parce que l’hiver n’épargne aucun parent, nous abordons aussi les petits maux de saison qui rythment la vie des tout-petits, en proposant des solutions adaptées et respectueuses, afin de traverser cette période avec plus de sérénité. Et parce que grandir, c’est aussi explorer le monde, nous vous invitons à sortir, respirer, jouer dehors, même quand le ciel est gris, et à faire découvrir à votre enfant les joies de l’eau grâce à l’éveil aquatique, source de confiance, de détente et de complicité.Mais BabyBoom Magazine, c’est aussi un regard lucide et bienveillant sur la vie des parents. Nous parlons sans tabou de la monoparentalité, de ses défis quotidiens et des ressources que l’on découvre en soi. Nous questionnons la place du désir dans le couple après l’arrivée de bébé, les transformations du corps, de la relation, du temps pour soi. Nous explorons ces liens familiaux qui évoluent, notamment celui, si particulier, entre une mère et sa fille lorsque les rôles se redéfinissent.Enfin, parce que le sommeil reste l’un des grands enjeux des premières années, nous vous donnons des pistes concrètes pour aider bébé à mieux dormir… et permettre aux parents de retrouver, eux aussi, des nuits plus paisibles.Et pour stimuler la créativité parentale, découvrez les drôles de prénoms des fils et filles de stars qui ne manquent pas d’imagination !Bonne lecture !Toute l’équipe de BabyBoom MagazineÉDITO 1
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EnfanceUne méthode uniquepour faure dormir BébéP.60EnfanceVrai / Fauxsur la sucetteP.68Mode de gardeQuel mode de gardepour BébéP.70PsychoMère / Fille…Depuis Bébé rienn’est plus pareilP.74PrénomsLes prénomsde starsP.78GrossesseTolérance ZéroP.42ÉveilDécouvrez l’éveilaquatique avecvotre tout-petitP.44CoupleBoostez le désirdans le coupleaprès BébéP.50PsychoBien vivre l’arrivéede BébéP.56SantéSoignez les petits mauxgrâce à l’homéopathieP.26Bien-êtreSortez Bébé au moins1 h par jourP.32Bébé est là20 conseils pour bienvivre sa monoparentalitéP.38AlimentationAugmentez vos chancesd’avoir un bébé grâceà une alimentation pro-fertilité !P.04NutritionLes aliments interditspour BébéP.10RecettesPour Bébé et futures mamansP.16SoinTout savoir surle microbioteP.20SOMMAIREC2H COMMUNICATION67 rue Saint-Jacques75005 ParisDIRECTRICE DE LA PUBLICATIONAurélie [email protected] DE LA RÉDACTIONPhilippe [email protected] ÉDITORIALCatherine [email protected]ÉDACTEURSBérangère De MantoueDorothée DesprésEléonore DevilleAndréa FiliaHélène FournierBéatrice LafontaineLouise LavallièreOlympe LorrisMyléna SalviniSPÉCIALISTES AYANTCOLLABORÉ À CE NUMEROAlexandra Murcier,diététicienne-nutritionnisteChef David GallienneVéronique Liesse, diététicienne, nutritionnisteFrançois Mulet, médecingénéralisteJoana Da Silva Groz, professeure des écolesMarina L’Hoir, fondatricede MMHC StudioEmeline Riffier, maître-nageuse Cécilia Commo, sexologueCaroline Ferriol, consultantespécialiste en sommeil des BébésPUBLICITÉTél. : 06 72 28 75 52ABONNEMENTService abonnement67 rue Saint-Jacques75005 ParisPRIX DU NUMÉRO FRANCE 5€ TTCABONNEMENT ANNUEL : 6 NUMEROS 25€ TTCIMPRIMEUREspace Graphic EspagneDÉPÔT LEGAL À parutionRCS PARIS 819 567 181NUMERO ISSN 2608-1814© EndemolShine ProductionPhoto couverture et intérieures : © Shutterstock
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AUGMENTEZ DE 50% VOS CHANCESd’avoir un bébé grâce àune alimentation pro-fertilité !Il est indéniable que l’alimentation joue un rôle crucial dans la fertilité des femmes. Alexandra Murcier, diététicienne-nutritionniste spécialisée en alimentationen lien avec la fertilité et cofondatrice du programme Be Mum conçu pour booster la fertilité des femmes, vous explique comment optimiser vos chancesde tomber enceinte plus rapidement en adoptant un régime pro-fertilité. Par Andréa Filia 5COMMENT UNE FEMME PEUTELLE BOOSTER SA FERTILITÉ? La fertilité est influencée par de nombreux facteurs. L’âge, la génétique, l’anatomie, les hormones ou encore le mode de vie ne sont pas les seuls éléments à prendre en considération au moment d’évaluer ses chances de tomber enceinte. En effet, longtemps ignoré, le lien entre l’alimentation et la fertilité est à présent bel et bien établi. De nombreuses études ont démontré que l’adoption d’une alimentation saine et équilibrée contribue à la booster. Dans le cas de femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l’alimentation joue un rôle essentiel dans l’amélioration des symptômes. Il est possible d’optimiser ses chances de tomber enceinte plus rapidement grâce à une alimentation équilibrée, combinée à une bonne hygiène de vie. Une alimentation pré-conceptuelle ciblée peut non seulement booster sa fertilité, mais aussi contribuer à obtenir les meilleures conditions possibles pour démarrer une grossesse afin d’assurer la santé de la mère et du bébé à venir. Il est donc essentiel de prendre soin de son alimentation pour maximiser ses chances de concevoir un enfant et de mener une grossesse sereine.LE RÔLE DE L’ALIMENTATIONEST ENCORE SOUS-ESTIMÉ? Une mauvaise alimentation est indéniablement associée à une diminution de la fertilité. Il est aussi démontré qu’une alimentation équilibrée possède un effet bénéfique sur celle-ci, que ce soit pour concevoir naturellement ou grâce à la PMA. Il est probable qu’aujourd’hui en France, plus de 80% des couples qui désirent un bébé aient une alimentation inadéquate, non compatible avec une fertilité optimale. La conséquence est que cela augmente le délai pour tomber enceinte, ce qui aboutit de plus en plus souvent à une prise en charge médicalisée. En France, plus d’une naissance sur 30 est issue de la procréation médicalement assistée (PMA). Ce chiffre augmente chaque année depuis 2009. En comparaison avec les femmes fertiles, les patientes souffrant d’une infertilité inexpliquée présentent des anomalies dans leurs habitudes alimentaires. Ces différences vont d’un simple déséquilibre dans l’apport alimentaire en micronutriments, facilement corrigeable avec une meilleure alimentation ou une supplémentation alimentaire, à un grave déséquilibre combiné en macronutriments et en micronutriments. Ce déséquilibre est fréquemment associé au surpoids, mais aussi au sous poids tout aussi néfaste.
QUAND FAUT-IL COMMENCER SON RÉGIME PRO FERTILITÉ? Pour que le régime pro fertilité augmente les chances de tomber enceinte, il faut commencer idéalement à mettre en place cette alimentation spécifique 3 à 6 mois avant la grossesse désirée. Si on a besoin de perdre du poids, le délai optimal est plutôt de 6 mois. Pour les couples qui planifient une grossesse il est conseillé de combiner un régime pro fertilité, des modes de vie sains et la pratique d’exercices pendant cette «fenêtre d’opportunité» qu’est la période péri-conceptionnelle précédant la conception. Les médecins s’accordent à dire que pour la femme, le fœtus pendant la grossesse et la santé future du bébé, il est préférable d’entamer sa grossesse en bonne forme, notamment sans surpoids excessif. Être en bonne santé avant de tomber enceinte permet de diminuer le temps nécessaire pour y parvenir, mais aussi de limiter les possibles complications pendant la grossesse, comme le diabète gestationnel par exemple.QUELLES SONT LES CARACTÉRISTIQUES D’UNE BONNE ALIMENTATION PRÉCONCEPTIONNELLE PRO-FERTILITÉ ? Une bonne alimentation doit être saine, variée, équilibrée et riche en fibres, tous les groupes alimentaires sont représentés, on mange du cru et du cuit, on intègre plus de protéines végétales que de protéines animales. Dans le cadre d’une alimentation pro-fertilité, le poisson est privilégié aux viandes rouges. On privilégie aussi les œufs bio, la volaille, les noix, les légumineuses, les fruits et les légumes. L’alimentation doit être riche en vitamine B9 (acide folique), en vitamine B12, en vitamines A, C, D et E. La vitamine B9 se retrouve notamment dans les épinards, la mâche, le cresson, les lentilles, l’avoine, le sarrasin ou encore le quinoa. La vitamine D: favorise l’ovulation et aide à maintenir l’équilibre hormonal. Cette vitamine est aussi connue pour améliorer le développement des follicules et favoriser l’implantation. Les poissons gras contiennent de la vitamine D, mieux vaut privilégier ceux de petite taille 6ALIMENTATION
7comme le hareng, la sardine ou le maquereau, moins contaminés par les toxiques. Les champignons sont les végétaux les plus riches en vitamine D. La vitamine C : le vitamine C est un antioxydant qui permet d’améliorer la qualité des gamètes et la production de la glaire cervicale. Elle se retrouve dans les agrumes, les brocolis et autres choux, les tomates, ou encore le poivron. En plus de consommer des aliments fertilité riches en vitamines B9, D et C, veillez à avoir un bon apport en Omega 3, en zinc, en magnésium, en sélénium, en calcium, en coenzyme Q10 et en fer. La femme qui souhaite concevoir un bébé doit donc privilégier les produits laitiers, les produits au soja pour l’apport en calcium et en phytoœstrogènes, les produits complets. On préconise une alimentation bio (fruits, légumes, laitages, œufs, céréales…) de préférence pour réduire au maximum l’exposition aux pesticides. La prise de compléments alimentaires qui favorisent la fertilité peut également être indiquée. On recommande une supplémentation en vitamine B9 (acide folique) car c’est difficile de couvrir tous les besoins du corps uniquement par l’alimentation. On peut aussi prendre des compléments alimentaires riches en Oméga 3, vitamines et minéraux car cela favorise une meilleure santé du bébé. La supplémentation en vitamine B9 sur les 3 premiers mois de grossesse est recommandée par La HAS car cela réduit les risques de malformation du tube neural. QUELLES SONT LES ERREURS À ÉVITER SI ON SOUHAITE TOMBER ENCEINTE PLUS RAPIDEMENT? Manger trop d’aliments sucrés et d’aliments ultra transformés a des effets délétères sur la fertilité. Il faut privilégier une alimentation à index glycémique bas, les études montrent que ne pas trop faire varier le taux de sucre dans le sang est bénéfique. La malbouffe est à proscrire. Cette alimentation se caractérise par des aliments pauvres en nutriments, c’est-à-dire riches en calories via le gras et le sucre contenus, mais avec peu de vitamines et minéraux, pourtant nécessaires au bon fonctionnement du corps. C’est ce qu’on appelle des « calories vides». Ce type de calories n’a pas, ou très peu, de valeur nutritive. On les retrouve notamment dans les sodas, les jus et l’alcool. Côté alimentation, les calories vides se trouvent dans les plats industriels, les gâteaux industriels, les chips, les barres chocolatées et dans tous les aliments à haute teneur en graisses saturées (frites, pizza, hamburger de fast-food, poulet frit…). Une consommation importante de ce type d’aliments et d’aliments riches en gras d’origine animale, en sel, en sucres raffinés et en produits transformés, peut nuire à votre capacité d’obtenir une grossesse rapidement. En changeant dès à présent le contenu de votre assiette, il est possible d’améliorer sa fertilité afin d’obtenir une grossesse
8au plus vite. Une alimentation de qualité, une bonne gestion du poids et la pratique d’une activité physique régulière figurent parmi les priorités pré-conceptionnelles établies par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pour booster les chances de concevoir un rapidement, évitez également la consommation d’alcool et de tabac.LES PESTICIDES SONT-ILS AUSSI MIS EN CAUSE ? Le régime pro-fertilité se distingue par l’adoption d’aliments possédant une faible teneur en pesticides. Les fruits et légumes doivent avoir impérativement une faible teneur en pesticides, donc idéalement bio afin de ne pas perturber l’équilibre hormonal. Avec la production alimentaire industrialisée, le corps humain est de plus en plus exposé à l’ingestion de molécules chimiques, comme les perturbateurs endocriniens présents dans certains aliments, notamment via les pesticides, dans des emballages en particulier ceux en plastique et dans l’air à cause de la pollution. Ces molécules perturbent l’équilibre de nos hormones menant à une altération de la fonction ovarienne avec des effets délétères sur la fertilité de la femme. Pour une meilleure fertilité, il est donc essentiel de limiter l’exposition aux perturbateurs endocriniens en privilégiant les aliments bio et en veillant à éviter certains contenants alimentaires. Il est donc intéressant de miser sur une alimentation riche en fruits et légumes, et en céréales complètes idéalement bio.LE SAVIEZ-VOUS ? Le régime méditerranéen a été largement associé à de nombreux effets bénéfiques sur la santé avec en particulier une diminution du risque de mortalité toutes causes confondues, risque de maladies cardiovasculaires, de cancer et d’autres maladies chroniques. Il est aussi indéniablement associé à une amélioration de la fertilité.Il se caractérise par une consommation élevée d’aliments d’origine végétale (fruits, noix, légumes, légumineuses, céréales, graines…), une consommation fréquente de poissons, une consommation modérée de vin pendant les repas et une faible consommation de viande, de lait et de sucreries. De plus, l’huile d’olive est utilisée comme principale source de graisse.TROIS ASTUCES SIMPLES POUR BOOSTERSA FERTILITÉ DÈS LE PETIT-DÉJEUNER On opte pour des aliments riches en antioxydants. Les antioxydants sont essentiels pour protéger les cellules de son corps et améliorer la qualité de ses ovocytes (et des spermatozoïdes). On choisit donc des aliments comme les baies, les noix, les graines de chia, ou encore les fruits riches en vitamine C comme les agrumes, les kiwis et les fruits rouges pour un petit déjeuner nutritif et plein d’énergie.On mise sur les protéines. Les protéines sont essentielles pour favoriser la production d’œstrogène et de testostérone, ALIMENTATION
deux hormones importantes pour la fertilité. On intègre donc des sources de protéines maigres comme les œufs ou les fruits à coques comme les amandes et les noix dans son petit déjeuner pour booster sa fertilité.On évite les sucres raffinés. Les sucres raffinés peuvent perturber l’équilibre hormonal et affecter la santé reproductive. On opte donc pour les fruits frais pour ajouter une touche de saveurs sucrées à son petit déjeuner, mais on veille à éviter les céréales sucrées, les viennoiseries et les jus de fruits qui peuvent nuire à la fertilité.TROIS ALIMENTS À PRIVILÉGIER POUR BOOSTER SA FERTILITÉ Les tomates. Elles sont riches en lycopène (antioxydant). Ce dernier est mieux absorbé en présence d’une matière grasse, l’idéal est donc de les consommer avec de l’huile d’olive. Les huîtres. Elles sont riches en zinc, qui est l’antioxydant le plus puissant pour soutenir la fertilité. Les noix du brésil. Elles sont très riches en sélénium, antioxydant réputé pour limiter le vieillissement cellulaire.EXEMPLE DE MENU SPÉCIAL FERTILITÉPetit déjeuner: flocons d’avoine + lait d’amande + framboises fraîches (les framboises sont une source intéressante d’antioxydants) + thé vert (riche en flavonoïdes). Déjeuner: tomates farcies au veau et riz complet (indice glycémique bas) + fraises en dessert (sources d’antioxydants également). Collation : oléagineux (amandes, noix, noix du Brésil) : riches en sélénium et Oméga 3. Dîner: poêlée de crevettes (riches en zinc) au lait de coco et poêlée de légumes verts (riches en vitamine B9 et antioxydants également). 9
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ATTENTION AU MIELAvant un an, le miel est à bannir de l’alimentation de votre bébé. Cet interdit est dû au fait que le miel peut contenir des bactéries à l’origine d’une maladie rare auxquels les plus jeunes sont très sensibles, le botulisme infantile. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le miel peut être contaminé par des spores de C. botulinum qui provoquent chez le nourrisson l’apparition de bactéries. Ces bactéries colonisent l’intestin de bébé et induisent constipation, perte d’appétit, état de faiblesse, altération des pleurs et perte frappante de contrôle de la tête.LA VIANDE DOIT ÊTRE TRÈS CUITELes viandes et poissons crus ou peu cuits présentent un risque microbiologique et sont interdites aux bébés. La viande à intégrer dans la nourriture de bébé petit à petit doit être très cuite. Été comme hiver, privilégiez toujours la cuisson vapeur, au four et en papillote. Commencez par la viande blanche sous forme mixée à partir de ses six mois (sans dépasser les 10 gr par jour). Vous pouvez lui donner de la viande hachée à partir de neuf mois. La viande rouge est conseillée à partir d’un an, pas avant. Et, pour sa santé, ne lui donnez pas de la viande à manger midi et soir.LES ALIMENTS INTERDITSPour BébéCHOISISSEZ DES FROMAGES ET DU LAIT PASTEURISÉSLes fromages non-pasteurisés, fromages à pâte molle ou à pâte persillée, risquent de faire attraper à votre bébé une intoxication alimentaire de type listériose. Donnez-lui des fromages pasteurisés et des fromages à pâte cuite de type Emmental. Il est tout à fait déconseillé de remplacer le lait 1er âge par du lait de vache car un tout-petit a beaucoup plus de mal à le digérer que le lait maternel ou le lait artificiel ! Vous pouvez en revanche lui donner des yaourts et autres produits laitiers sans problème.LES ŒUFS DOIVENT ÊTRE CONSOMMÉS CUITSLes bébés aiment les œufs, vous pouvez leur en donner quand la diversification alimentaire commence, à condition qu’ils soient écrasés et cuits. De ses sept à douze mois, un quart d’œuf suffit. À partir de 18 mois, un demi-œuf suffit. Réservez la découverte de l’œuf à la coque après ses 18 mois.PROSCRIVEZ LES FRUITS À COQUELes fruits secs regorgent de bienfaits pour la santé mais ils ne doivent pas être consommés avant l’âge de quatre ans car ils présentent un Depuis le début de la diversification vers 5/6 mois, vous avez à cœur de fairegoûter à votre gourmand une large palette de saveurs, de textures variées,des légumes et des fruits, des féculents, des œufs, des laitages, des fromages,des viandes et des poissons, des herbes et des épices pour donner du goût…Votre petit curieux est d’ailleurs ravi de découvrir tous ces nouveaux aliments.Attention, certains ne sont pas adaptés aux enfants jusqu’à trois ans révolus. Voici la liste exhaustive des aliments qu’il vaut mieux bannir des menus de votre bout d’chou pour sa santé, sa sécurité et son équilibre nutritionnel. Par Béatrice LafontaineGALLIA CALISMA CROISSANCELaboratoire Gallia a conçu Calisma Croissance, un lait spécialement adapté aux enfants dès un an. Gallia Calisma Croissance, c’est 29 fois plus de fer et 13 fois plus de vitamine D que le lait de vache ! Ce qui contribue au bon développement cérébral et immunitaire de votre enfant! Gallia.www.laboratoire-gallia.com 11
grand risque d’étouffement... Proscrivez les fruits à coque entiers : noisettes, noix, amandes, pistaches, noix de cajou et les cacahuètes entières… Avant quatre ans, vous pouvez les donner en purée, purée d’amandes, purée de noisettes ou beurre de cacahuètes… ATTENTION AUX ALIMENTS RONDSNe lui donnez ni grains de raisin entiers ni tomates cerises entières, ils risquent de provoquer un étouffement. Vous pouvez en donner à votre bébé en les coupant en petits morceaux.DÎTES NON AUX GUIMAUVES Comme tous les aliments à texture molle, les guimauves sont à proscrire car il existe un réel risque d’étouffement chez les enfants en bas âge. Autre raison de ne pas lui en donner : elles contiennent beaucoup trop de sucre ! PROSCRIVEZ LES ALIMENTS TROP DURSLes bébés n’arrivent pas à croquer, à bien mastiquer avant qu’ils aient de bonnes dents. Ce qui fait que les aliments trop durs, tels que les crudités, qui ne s’écrasent pas sont à éviter car synonymes de risque d’étouffement pour les plus jeunes, Pour la sécurité de votre bébé, les légumes et les fruits doivent toujours être coupés en petits morceaux, écrasés, râpés ou broyés en purée. SOYEZ VIGILANT POUR LE CHOIXDES POISSONSÉvitez les poissons qui présentent un risque de contamination aux métaux lourds tels que anguille, barbeau, brème, carpe, silure. L’espadon, le marlin, le siki, le requin et la lamproie sont à éviter en raison du risque lié au méthylmercure. Le maquereau également car il peut contenir des résidus de mercure. Limitez les poissons prédateurs sauvages, lotte, bar, anguille, flétan, brochet, dorade, raie, thon en revanche le saumon d’Alaska et la sardine sont recommandés. NON AUX BOISSONS AVEC DE LA CAFÉINE Le thé est interdit pour les bébés car les tanins qu’il renferme peuvent freiner l’absorption du fer par l’organisme. Même interdit pour le café, les sodas caféinés et les boissons énergisantes. Le lait et l’eau sont parfaits pour désaltérer votre bébé. Les légumes qui fermentent, brocoli, navet, chou, chou de Bruxelles,chou-fleur, artichaut... Sont déconseillés pour un tout-petit !12NUTRITION
13PROSCRIRE LES ALIMENTS CONTENANT DES ÉDULCORANTSLes édulcorants sont des additifs interdits dans les produits pour enfants de moins de trois ans, donc les aliments qui en contiennent sont à proscrire. Vérifiez bien la composition des aliments avant de les faire goûter à bébé. LIMITEZ LES PRODUITS À BASE DE SOJA Les yaourts et le lait de soja sont à limiter du fait de leur teneur en génistéine.BANNISSEZ LES CHIPSIl est parfois tentant de donner à votre bébé une ou deux chips à l’heure Parfois à l’heure de l’apéro pour qu’il profite de ce moment convivial avec nous. Mais c’est à éviter car les chips sont beaucoup trop riches en sel et en graisse, elles ont en plus le désavantage de caler l’appétit des enfants qui ne mangent plus équilibré aux repas.LES FRITES NE DOIVENT PAS FIGURER AU MENU DE BÉBÉ Les frites sont des aliments très caloriques et salés favorisant l’obésité et difficiles à digérer pour votre bébé. Elles sont à éviter pour votre bébé en plat principal. Vous pouvez lui faire goûter un bout de frite mais ce sont des aliments qu’il doit consommer très rarement. LIMITEZ AU MAXIMUM LES SUCRERIESDe manière générale, il est préférable d’éviter ou de limiter les produits sucrés, le chocolat, les gâteaux sucrés, les bonbons, les crèmes desserts, les glaces, les sodas, les barres chocolatées. Un bébé aime généralement tout ce qui est sucré mais l’idéal c’est qu’il goûte à ces produits le plus tard possible, notamment pour préserver sa santé. En limitant les sucres, vous donnez de bonnes habitudes alimentaires à votre bébé.Limitez la consommationdes jus de fruits...L’eau, c’est très bienpour désaltérer Bébé.
PAS DE SEL JUSQU’À UN AN ET TRÈS PEU APRÈSIl est recommandé de ne pas donner de sel jusqu’à un an, on ne sale donc pas les plats de bébé. Ses reins n’étant pas encore matures, le sel de même qu’un excès de protéines a pour effet de les fatiguer. À partir de 12 mois on peut ajouter quelques grains de sel dans le jus de cuisson des légumes que vous lui préparez. À partir de trois ans vous pouvez saler un peu les plats et n’oubliez pas que vous pouvez utiliser des herbes aromatiques ou des épices, des oignons pour assaisonner et donner du goût à vos préparations. Il est déconseillé de donner aux tout-petits des produits trop salés, de la nourriture industrielle , des plats cuisinés préparés à haute teneur en sel, des biscuits apéritifs, des charcuteries et des produits ultra-transformés.PAS DE LAITS VÉGÉTAUXJusqu’à un an, votre bébé doit boire du lait maternel et/ou du lait infantile premier et deuxième âge. Ces laits ne peuvent pas être remplacés par des laits végétaux (soja, amande, riz…) ou des laits d’origine animale (chèvre, ânesse, jument…). Selon l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, une alimentation exclusive qui remplace le lait maternel ou les préparations pour nourrissons par ces boissons peut entraîner, un état de malnutrition sévère pouvant conduire à des complications infectieuses. AVANT UN AN, LES LÉGUMINEUSESSONT PARFOIS DIFFICILES À DIGÉRERD’après les dernières recommandations, les légumineuses peuvent être proposées à partir du début de la diversification, en fonction de la tolérance digestive de bébé, leur consommation est conseillée à partir de un an, vous pouvez attendre 15 à 18 mois si le système digestif de votre enfant n’est pas totalement mature. Les légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots rouges, flageolets…) possèdent quelques fibres irritantes difficiles à digérer. PHYSIO AIR CONFORTGrâce à des trous percés au laser dans cette tétine physiologique, le débit devient plus précis et s’adapte aux besoins de bébé, quel que soit son âge et ce, dès la naissance. Elle possède également un système unique de double valve qui régule le flux d’air ingéré et réduit donc les risques de coliques et de régurgitation. Bebeconfort. Disponible en 3 tailles et 2 couleurs : 0 m+/150 ml et 3 m+/270 ml, 5,49 €,6 m+/360 ml, 6,49 €.www.bebeconfort.comPÂTES PERLESDans la large gamme « Les Récoltes Bio » de Blédina, découvrez les minis pâtes bio adaptées à Bébé dès 6 mois, à mélanger avec une purée ou à ajouter à vos recettes pour lui faire découvrir les petits morceaux. Blédina. Lot de 6 paquets, 12 €. www.bledina.com14NUTRITIONÇA DONNELA BANANECette crème de banane ravira votre enfant tout en lui apportantles bienfaits du laitde suite Novalac S2ème âge. De 6 à 12 mois.Novalac S2, 21,49 €.www.laboratoires-novalac.fr
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16Ingrédients¼ de butternut • Beurre • 50 g de châtaignes • Thym • Laurier • 200 g de cabillaud• 1 filet d’huile d’olive • Bouillon de volailleRéalisationÉPLUCHER la butternut et la couper en petits morceaux. FAIRE CUIRE à feu doux dans le bouillon de volaille avec le thym et le laurier.MIXER les châtaignes et les faire revenir avec un peu de beurre. CUIRE le filet de cabillaud côté peau avec un filet d’huile d’olive. DRESSER.. CABILLAUD AUX CHÂTAIGNES ET BUTTERNUT POUR 4 PORTIONS / TEMPS DE PRÉPARATION : 20 MIN / TEMPS DE CUISSON : 15 MINRECETTES DU CHEF CHRISTOPHE GALLIENNECet hiver vos tout-petits ont droit à une signature gastronomique avec deux plats sainset équilibrés, imaginés par le jeune chef David Gallienne à base de produits de saison.Papa de deux enfants, il a spécialement élaboré ces recettes pour éveiller leurs papillesde petits gourmets. RESTAURANT LE JARDIN DES PLUMES1 rue du Milieu, 27620 GivernyTel : 02 32 54 26 35 - www.jardindesplumes.frPour BébéRECETTES
17IngrédientsPour la compotée : 2 pommes à cuire (Karming) • 1 coing • 1 c à s de miel • ½ bâton de cannelle • Pour le crumble : 25 g de poudre de noisette • 25 g de beurre pommade • 25 g de sucre • 25 g de farine. RéalisationPour la compotée : ÉPLUCHER et couper en morceaux les pommes et le coing. CUIRE à couvert dans une casserole avec le miel et un fond d’eau en remuant de temps en temps. Pour le crumble : Mélanger le beurre pommade avec le sucre. MÉLANGER le beurre pommade puis ajouter la poudre de noisette et la farine. ÉTALER la pâte à crumble sur une plaque recouverte de papier sulfurisé puis cuire à 180°C pendant 10 min. ÉMIETTER le crumble sur la compote.COMPOTÉE POMME/COING/CANNELLECRUMBLE NOISETTE POUR 4 PORTIONS / TEMPS DE PRÉPARATION : 15 MIN / TEMPS DE CUISSON : 25 MIN
18Ingrédients• 300 g de lentilles corail • 2 c à s de crème de sésame • 2 jus de citron vert • 1 filet d’huile d’olive • 1 gousse d’ail• Cumin • 4 filets de rougets • ¼ de botte de coriandre.RéalisationCUIRE ET ÉGOUTTER les lentilles corail et les mettre dans un mixeur avec le jus de citron vert et la crème de sésame, l’ail et le cumin. MIXER ET AJOUTER petit à petit l’huile d’olive jusqu’à l’obtention d’une texture crémeuse. SNACKER à la poêle les rougets côté peau avec un filet d’huile d’olive. Astuce du chef : mettre un papier de cuisson au fond de la poêle pour éviter de coller.HOUMOUS DE LENTILLES CORAIL,ROUGET GRILLÉ À LA PLANCHA POUR 4 PERSONNES / TEMPS DE PRÉPARATION : 15 MIN / TEMPS DE CUISSON : 5 À 10 MINRECETTES DU CHEF CHRISTOPHE GALLIENNELe chef étoilé David Gallienne a créé spécialement pour les futures mamans des recettes 100% compatibles grossesse. Il a associé les bienfaits des protéines du poisson avec les lentilles, riches en fer, en oméga 3 et en vitamines B1 et B9. Côté dessert, une recette ultragourmande et énergétique pour aborder l’hiver. RESTAURANT LE JARDIN DES PLUMES1 rue du Milieu, 27620 GivernyTel : 02 32 54 26 35 - www.jardindesplumes.frPour MamanRECETTES
19Ingrédients• 1 rouleau de pâte brisée • 3 noix • 50 g de noisettes • 50 g de noix de pécan • 16 g de sucre • 1 œuf • 62 g de lait concentré sucré • 12 figues. RéalisationÉTALER la pâte brisée dans le fond d’un plat à tarte. BATTRE l’œuf avec le sucre, ajouter le lait concentré. MÉLANGER avec les fruits secs préalablement torréfiés et concassés. CUIRE 25 min au four à 170°C et terminer la cuisson avec les figues taillées en rondelles.SERVIR tiède, accompagné d’une glace vanille.TARTE AUX FRUITS SECSET FIGUES RÔTIES POUR 4 PERSONNES / TEMPS DE PRÉPARATION : 15 MIN / TEMPS DE CUISSON : 30 MIN
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TOUT SAVOIRSur le microbiote On entend beaucoup parler du microbiote aujourd’hui et de son importance capitale sur notre santé. Qu’est-ce que le microbiote ? Quand et comment se formet-il ? Quel est son rôle pour la bonne santé de bébé ? Comment avoir un microbiote au top ? Découvrez les mystères du microbiote grâce à Véronique Liesse, diététicienne, nutritionniste, formatrice en nutrition et autrice du livre« Mon microbiote sur-mesure » aux éditions Leduc. Par Éléonore DevilleQu’est-ce que le microbiote ? Le microbiote est l’ensemble des microorganismes, principalement des bactéries, des levures, qui sont présents surtout dans l’intestin, mais un peu partout dans et sur le corps, comme dans la bouche, les poumons, le vagin ou sur la peau. Nous avons donc non pas un, mais des microbiotes, à savoir le microbiote cutané, le microbiote vaginal, le microbiote pulmonaire et, le plus étudié, le microbiote intestinal. Grâce aux recherches sur le microbiote, c’est un monde passionnant qui s’ouvre à nous. Quel est son rôle ? Le microbiote règne en maître sur notre santé car il soutient la digestion. Il est capable de produire des vitamines. Il a pour fonction de moduler nos hormones, réguler notre appétit et notre humeur. Il intervient dans la régulation de notre poids, ce qu’on stocke et ce qu’on déstocke. Il a un rôle fondamental dans l’immunité, il régule l’inflammation dans le corps. Il fabrique des molécules qui permettent la communication entre l’intestin et tous les organes du corps (cerveau, foie, poumons, reins…). Il joue un rôle dans tout notre corps et participe à la détoxification des polluants et des toxines. Voilà pourquoi notre microbiote est tellement important pour notre santé. Comment se forme le microbiote ? La qualité de notre microbiote est déterminante pour toute notre vie entière. La période clé pendant laquelle il se forme, c’est pendant les premières années de vie du bébé. On considère que les 5 premières années sont importantes et en particulier les premiers 1000 jours à partir de la conception. C’est la période où chaque être humain se programme pour être en bonne santé ou pas. Cela veut dire que l’alimentation de la femme enceinte est essentielle car elle va influencer la composition du microbiote de la maman, et celui qu’elle transmet à son enfant à la naissance. Il s’agit d’une transmission entre la mère et son bébé qui est déterminante. 21
22Le moment fondateur du microbiote est la naissancede l’enfant ? Si la transmission de microbiote se faisant déjà in utero est controversée et débattue, ce qui est certain, c’est que la naissance est un moment clé du transfert entre la mère et le bébé. C’est pourquoi il y a une différence de microbiote entre les enfants nés par voie basse et les enfants nés par césarienne. Pendant son passage par le vagin qui est à proximité de l’anus, le bébé prend une partie du microbiote de sa mère au contact des sécrétions vaginales et anales de sa mère et il va ainsi se former son propre microbiote jusqu’à ses 3 à 5 ans (et encore par la suite mais dans une moindre mesure). À la naissance, le microbiote intestinal du nouveau-né est colonisé par un premier groupe de bactéries, mais par la suite, le contact avec l’entourage et l’environnement vont continuer de l’enrichir. Le microbiote intestinal se complexifie progressivement jusqu’à atteindre, vers 5 ans, une phase de relative «maturité». Sa diversité est alors proche du microbiote d’une personne adulte.A part la naissance, y-a-t-il un autre élément important pour la formation du microbiote ?Le deuxième élément déterminant pour le microbiote du bébé c’est l’allaitement maternel car il y a d’une part, transmission de bactéries par le lait maternel, mais aussi et surtout, car celui-ci contient des HMO (Human Milk Oligosaccharides) qui favorisent le développement harmonieux du microbiote. Pour les mamans qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas allaiter au sein, il existe aujourd’hui des laits infantiles s’approchant de la composition du lait maternel avec des probiotiques, et certains prébiotiques similaires à ceux du lait maternel. Les meilleurs laits sont ceux qui contiennent des HMO, c’est important de bien vérifier la composition car tous les laits infantiles n’en contiennent pas. Ces progrès ont permis d’obtenir des microbiotes quasi similaires chez les enfants allaités au lait maternel et chez les enfants allaités au lait infantile. Y-a-t-il d’autres éléments qui influencent la qualitédu microbiote ?D’autres facteurs importants entrent en ligne de compte pour influencer et moduler le microbiote d’un bébé: a-t-il reçu des antibiotiques ou des médicaments ? Est-ce qu’il a ou non des frères et sœurs ? Est-ce qu’il va à la crèche ? Est-ce qu’il est en contact avec la nature, avec la terre, avec les animaux ? Les enfants qui naissent à la ferme ont un microbiote plus diversifié. Contrairement à ceux qui vivent dans un monde trop protégé, trop «hygiéniste». Les parents qui nettoient tout avec des lingettes, qui utilisent trop de désinfectants, qui interdisent à leur enfant de toucher le sable, la terre, limitent la diversification du microbiote de leur bébé. Les enfants qui vont à la crèche ont un microbiote également plus diversifié. On sait que les enfants qui vont à la crèche sont plus malades au début mais que c’est grâce à cette exposition aux virus et aux bactéries qu’ils renforcent leur immunité. L’hygiénisme et le tabagisme parental diminuent la présence de certaines bactéries protectrices chez l’enfant et influencent négativement le microbiote. SOIN
Le stress influence-t-il négativement le microbiote du bébé ? Si l’enfant est stressé, il va moduler son propre microbiote de façon négative. Certains traitements et médicaments comme les antibiotiques ont également un effet négatif sur le microbiote. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas en donner pour soigner un bébé malade mais il est important de les utiliser à bon escient. Le principe c’est de faire confiance à son médecin qui en prescrit uniquement quand c’est nécessaire. Quand ce n’est pas nécessaire, il y a d’autres traitements.L’alimentation de la maman joue-t-elle un rôle sur le microbiote ? L’influence de l’alimentation sur le microbiote de l’enfant démarre chez la maman pendant la grossesse. Ce qu’elle mange va moduler son propre microbiote et celui de son bébé qui se forme surtout dans les 1000 premiers jours de sa vie. Une alimentation saine est nécessaire pour un microbiote en bonne santé. En plus de l’alimentation, la qualité du microbiote varie en fonction des médicaments qu’elle prend pendant la grossesse, de son niveau de stress, de son tabagisme.Quelle est la clé d’une alimentation saine pour bien «nourrir» son microbiote ? Les bactéries qui composent le microbiote intestinal se nourrissent des nutriments que nous n’avons pas digérés et qui arrivent au côlon. Ainsi, afin d’avoir un microbiote bien équilibré avec une richesse et une diversité de bactéries, certains aliments sont à privilégier au quotidien. La clé de l’alimentation, ce sont les fibres et les prébiotiques. Les prébiotiques et les fibres sont présents dans les poireaux, les céréales complètes non transformées, les artichauts, les oléagineux, le quinoa, le riz complet, le sarrasin, les légumineuses (fèves, haricots secs, lentilles), les noix, les graines de lin, les graines de tournesol, les graines de chia, les fruits et les légumes. Mais les Oméga 3 et les polyphénols sont aussi des prébiotiques. On les trouve dans les huiles végétales de colza et de noix, le poisson gras, ou dans le thé vert, le cumin,le curcuma, la cannelle, les herbes aromatiques et le cacao. 23
Quel est le rôle des Oméga 3 sur le microbiote ? On connaît aujourd’hui l’importance des Oméga 3 pendant la grossesse, le statut de la maman en Oméga 3 influence la formation du microbiote de son enfant. On sait aussi l’influence du DHA sur la formation du cerveau et de la vision de l’enfant. Les autres Oméga 3, EPA et ALA sont des prébiotiques importants également. Les poissons gras sont riches en EPA et DHA mais il est généralement conseillé aux femmes enceintes de ne pas en consommer plus d’une portion par mois pour éviter une éventuelle contamination aux métaux lourds. Il est même conseillé de ne pas manger du tout de thon, d’espadon, de requin et de marlin et de limiter le saumon durant la grossesse. L’Oméga 3 ALA se trouve dans les huiles végétales de colza, de lin, de noix, de caméline. Il est conseillé de prendre une supplémentation en DHA et EPA avec des compléments alimentaires. Et quand un bébé mis sous antibiotiques, on peut lui donner des Oméga 3 EPA et DHA pour limiter l’effet délétère des antibiotiques sur le microbiote. Faut-il prendre des probiotiques pour améliorer la qualité du microbiote ? Les probiotiques sont des « micro-organismes» vivants qui, lorsqu’ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé. C’est notamment le cas pour les lactobacilles. On trouve des compléments alimentaires qui contiennent des probiotiques mais mieux vaut consulter un spécialiste car toutes les souches ne conviennent pas à tous les organismes. C’est quoi le microbiote intestinal ? Autrefois appelé « flore intestinale », le microbiote intestinal humain correspond à l’ensemble des micro-organismes qui évoluent le long de notre système digestif. Organe à part entière, le microbiote est composé de 10 000 milliards de bactéries qui évoluent en communautés au sein du tube digestif. Chaque adulte abrite entre 800 et 1 000 espèces différentes de bactéries, la majorité d’entre elles étant bénéfiques à la santé. Les bactéries restent accrochées aux parois du tube digestif grâce au biofilm, un écran protecteur qui leur évite d’être entraînées par le transit intestinal. Le microbiote ne s’étend pas de façon homogène dans l’écosystème intestinal. Sa densité est minimale dans l’estomac et maximale dans le côlon. La composition du microbiote intestinal est unique à chaque individu. Son équilibre est essentiel pour la santé. Le microbiote intestinal est un organe stable : une fois atteint l’âge adulte, sa composition évolue peu. 24SOIN
SOIGNEZ LES PETITS MAUX DE BÉBÉGrâce à l’homéopathie L’hiver marque le grand retour des maladies chez les tout-petits. Gastro-entérite, vomissements, diarrhées, fièvre, nez qui coule, maux de gorge, toux, François Mulet, médecin généraliste homéopathe et auteur du coffret « Mes cartes », aux éditions Leduc, vous explique comment soigner les maux hivernaux courants des bébés grâce à l’homéopathie. Par Béatrice Lafontaine La gastro-entérite touche beaucoup les tout-petits en cette saison, qu’estce que c’est exactement ? La gastro-entérite est une inflammation de la muqueuse du tube digestif pouvant entraîner de la nausée, des vomissements, des crampes abdominales, des flatulences et de la diarrhée, ainsi qu’un syndrome pseudogrippal provoquant de la fièvre, des frissons, des courbatures, des céphalées, une dégradation de l’état général voire et de la déshydratation. Elle est le plus souvent d’origine virale et alors très contagieuse.Que faire quand un bébé souffred’une gastro-entérite ? La première mesure de bon sens à faire au cours d’une gastro-entérite, c’est de repérer les signes de gravité éventuels, auquel cas prendre rendez-vous avec un médecin généraliste tout en donnant à l’enfant un traitement homéopathique en complément des autres médications. Il est important d’être prudent, en particulier chez les tout-petits car la déshydratation est beaucoup plus rapide chez eux. En effet, les nourrissons ont peu de réserve en eau alors que la proportion liquidienne dans leur corps est beaucoup plus importante que dans un corps adulte. Ils ont également peu de réserves en sucre et consomment rapidement leur glycogène, créant un état dit «de cétose», entretenant les vomissements, la pâleur et la fatigue. Quels sont les symptômes alarmantsà repérer ? Les symptômes alarmants sont des signes d’altération de l’état général. L’enfant refuse la prise alimentaire, l’allaitement, il ne parvient plus à s’hydrater suffisamment et vomit systématiquement. On note éventuellement une somnolence, des cernes, une cyanose des lèvres, des extrémités froides. Autres critères de gravité, les enfants respirent vite, ils sont abattus, ils arrêtent de jouer, de babiller, de sourire. Tous ces signaux alarmants révèlent un état pathologique mal toléré par l’enfant qui n’arrive plus à mobiliser ses ressources pour s’équilibrer lui-même. 26SANTÉ
Que doit-on faire pour traiter la gastro-entérite au mieux ? La première mesure c’est d’hydrater l’enfant le plus possible avec des liquides salés et sucrés, car le sel permet de retenir l’eau et le sucre de reconstituer les réserves en glycogène et d’éviter les états de cétose. L’hydratation peut se faire à l’aide de solutés spécifiques de réhydratation pour les nourrissons contenant du glucose et des minéraux (sachets disponibles en pharmacie, à diluer dans un biberon de 200 ml d’eau, à administrer à volonté, de manière fractionnée), puis ensuite tenter de le renourrir rapidement si possible. Bébé peut rester 24 heures sans manger par contre il ne peut se passer ni d’eau, ni de sucre, ni de sel. Il faut fractionner les prises car si on surcharge son estomac, on risque d’entretenir les vomissements. Administrez «goulée par goulée» en rapprochant de plus en plus les prises. Pour les plus grands, on peut donner du coca débullé, c’est un soluté assez idéal pour accompagner l’hydratation au cours de la gastro-entérite.On donne le traitement homéopathique en parallèle ? Le traitement homéopathique vient en soutien, il va permettre d’agir sur l’infection, de calmer les symptômes tels que les vomissements, la diarrhée, les coliques, tout en respectant la physiologie. C’est ce qui est intéressant avec l’homéopathie. Quand on donne des traitements conventionnels, qui ont leur place bien entendu, le médecin donne parfois des médicaments pour stopper les diarrhées. On bloque le transit intestinal, sans rien résoudre, on favorise la dysbiose intestinale par l’accumulation de selles liquides dans le tube digestif. Vomir est un réflexe utile, au départ, pour l’organisme malade, afin de limiter la contamination microbienne du tube digestif et d’alléger la digestion. L’avantage de l’homéopathie c’est que les mécanismes naturels de défense ne sont pas empêchés et qu’elle permet à l’individu de s’équilibrer sans risque d’effets secondaires. Vomissements et diarrhée sont 27des réflexes naturels et utiles au début de l’infection, mais parfois perdurent, s’aggravent et deviennent délétères. L’homéopathie trouve toute sa place pour respecter ces processus naturels de défense tout en soulageant les symptômes.Que conseillez-vous comme traitement homéopathique ? Pour soigner une gastro-entérite virale, je conseille : Arsenicum album 15CH, 5 granules 3 fois par jour. Arsenicum album est utilisé pour traiter le contexte infectieux viral, l’état général altéré, l’hyperacidité digestive et la diarrhée fétide. Pour éviter les fausses routes chez les plus petits (avant 6 mois), on peut conseiller de diluer les granules. On prépare un biberon de 50CC d’eau et on y introduit tous les granules du jour, quitte à en rajouter si besoin au cours de la journée. Il faut donner le tout à boire entre le lever du matin et le coucher du soir, 10CC par 10CC environ. On peut laisser la solution près des couches et en redonner à chaque change. Il faut bien penser à agiter la solution avant chaque prise pour la dynamisation des produits actifs. Je conseille aussi Aloe composé, 10 granules dans un biberon, administré en plusieurs prises. Bien agiter le biberon avant chaque prise. Aloe composé contient plusieurs souches pour traiter la diarrhée, les coliques, l’inflammation et la fièvre. Il faut commencer le plus rapidement possible ce le traitement. Je conseille aux parents d’en avoir chez eux par avance, en cas de besoin, et de se constituer une petite trousse de composés pour pouvoir initier précocement un traitement avant de se rendre chez le pharmacien ou en consultation chez le médecin. L’avantage de l’homéopathie c’est que l’on peut agir, sans risque, très tôt, depuis chez soi. Cela permet d’attendre le rendez-vous médical plus sereinement. A côté de Aloé composé, d’autres médicaments plus spécifiques de chaque symptôme peuvent être préconisés.
Que conseillez-vous comme traitement spécifique pour les vomissements ?Pour soigner les vomissements je conseille : Ipeca 9CH pour le traitement de vomissements violents, alors que la langue est «propre», rosée et brillante. Les vomissements ne soulagent pas l’état nauséeux. Nux vomica 9CH pour des vomissements qui soulagent nettement l’état nauséeux, avec une langue jaunâtre, chargée à sa base. Tabacum 9CH pour des vomissements soulagés par l’air frais, accompagnés de sueurs, pâleur, hypersalivation et sensation de malaise général. 10 granules dans un biberon de 50 CC d’eau et administrer en 5 prises de 10 CC à chaque fois.Que conseillez-vous comme traitement spécifique pour les diarrhées ?Pour soigner les diarrhées je recommande : Podophyllum 5CH contre la diarrhée en jet avec coliques, soulagées par l’émission de selles, et en se couchant sur le ventre. China rubra 9CHcontre fatigue et pâleur suite à une perte liquidienne au cours de la diarrhée, des vomissements (utilisé aussi après l’accouchement, une hémorragie, un diabète avec polyurie), ballonnements. Veratrum album 9CH : état de malaise avec altération de l’état général, hypotension, sueurs, tachycardie. Introduire 10 granules dans un biberon de 50CC d’eau et administrer en 5 prises de 10 CC à chaque fois.Les tout-petits sont fréquemment sujets à la fièvre ? Qu’est-ce que c’est ? La fièvre, est une réaction du système immunitaire pour lutter contre les infections. Elle se manifeste par une augmentation de la température corporelle au-dessus de 38°C.Que doit-on faire pour soulager l’enfant ? Les premières mesures de bon sens c’est d’hydrater précocement l’enfant, le découvrir, le baigner. L’hydratation permet de participer à la régulation de la fièvre en favorisation la transpiration. La fièvre est une réaction naturelle et utile pour l’organisme, ce n’est pas un critère de gravité en soi sauf si elle apparaît très élévée ou si d’autres signes concomitants s’y associent. Jusqu’à 38°, pas de gravité tant que l’enfant va bien, qu’il joue, qu’il mange, qu’il babille. Entre 38° et 38,5° on surveille pour voir l’évolution. Si la fièvre continue d’augmenter consultez rapidement. En plus d’un chiffre élevé de température, il est important de repérer les signes de gravité d’une fièvre indiquant une mauvaise tolérance : Le tout petit ne mange plus, il présente parfois une éruption cutanée, une fatigue intense, un abattement au point de ne plus avoir envie de jouer, ou encore des extrémités froides, des marbrures voire des lèvres cyanosées. 28SANTÉ
Quand faut-il emmener un bébé aux urgences ? Si le nourrisson a moins de 6 mois, on l’emmène directement aux urgences dès 38° de fièvre pour l’examiner et rechercher le point de départ de la fièvre (souvent en recourant à une radiographie pulmonaire, une analyse d’urines…). Il est important de bien avoir en tête qu’un nourrisson de moins de 6 mois ne présente que très rarement de la fièvre, car il est encore protégé par les anticorps maternels reçus pendant la grossesse et l’allaitement. Après 6 mois, en cas de fièvre élevée ou rapidement progressive, ou en cas de critère de gravité, consultez rapidement le médecin dans la journée ou le service de garde de l’hôpital. Le médecin va évaluer si des examens complémentaires sont indiqués. Quel que soit l’âge, on pourra recourir à des médicaments homéopathiques pour traiter la fièvre et les symptômes associés, mais la prise d’un traitement quel qu’il soit ne doit pas retarder une consultation médicale quand celle-ci est justifiée. Aussi, toute fièvre persistante plus de 72 heures, même bien tolérée, doit amener à consulter le médecin. Que conseillez-vous comme traitement homéopathiquecontre la fièvre ?Pour traiter la fièvre je recommande : Belladonna 9CH pour traiter une fièvre brutale et élevée avec congestion, rougeur de la peau, chaleur, transpiration abondante et soif intense. Aconit 9CH contre une fièvre brutale et élevée sans transpiration, peau sèche et soif intense. Gelsemium 9CH pour une fièvre élevée avec sueurs, prostration, absence de soif et tremblements. Pour les bébés de plus de 6 mois, donner 5 granules 4 fois par jour; pour les moins de 6 mois, donnez 10 granules dans un biberon de 50CC à administrer en plusieurs prises entre le lever et le coucher. On peut aussi associer l’homéopathie à des médicaments conventionnels, par exemple donner du paracétamol toutes les 6heures et alterner avec les médicaments homéopathiques. Les parents apprécient de donner un traitement naturel qui va avoir un effet complémentaire du médicament conventionnel, c’est souvent rassurant. Un autre exemple concerne l’otite où le recours à un antibiotique est parfois nécessaire. L’association à un traitement homéopathique permettra d’accompagner le traitement conventionnel pour soulager la douleur, la fièvre et les maux de tête… L’homéopathie est une chance supplémentaire pour le patient, ce n’est pas en substitution des traitements conventionnels mais en complément. Comment soigner un rhume, un nez qui coule ? Lorsque l’enfant a le nez qui coule et mal à la gorge, on parle traditionnellement de «rhinopharyngite», nommée «rhinosinusite aigüe» depuis 2020. Les rhinopharyngites sont fréquentes chez les bébés et capitales pour constituer leur immunité. Pour prendre en charge les symptômes ORL, je recommande : Aconit 15CH dans un contexte de coup de froid sec. Aconit 15CH traite aussi la fièvre, administrez 10 granules dans le biberon quotidien ou 5 granules 4 fois par jour pour les plus de 6 mois grands. Dulcamara 15CH pour aider au moment d’un coup de froid humide. Traite aussi l’écoulement nasal postérieur, les sécrétions épaisses et collantes. Allium cepa composé contient des souches pour traiter les différents types d’écoulement : clair comme de l’eau, muqueux, muco-purulent avec congestion et éternuements. Donnez 10 granules dans le un biberon quotidien ou 5 granules 4 fois par jour. Coryzalia unidoses : en pipettes unidoses, il couvre l’ensemble des symptômes du rhume. On s’adapte à l’évolution des symptômes, on commence par des prises rapprochées puis on espace quand ça va mieux. Et pour traiter un mal de gorge ? Il est important d’observer l’état général de l’enfant et son évolution afin de déterminer si une surinfection se développe. Si en plus du mal de gorge, l’enfant ne mange plus, est très abattu, s’il présente une éruption cutanée, une toux rauque, ou encore une fièvre élevée, il faut consulter le médecin rapidement. Tant que l’enfant gazouille, sourit e et joue, s’il participe à la vie de la maison, 29
s’il mange bien et ne vomit pas, on peut le soigner avec de l’homéopathie. Pour les soigner les douleurs de gorge, je recommande trois médicaments en particulier : Belladonna 9CHpour une gorge rouge, gonflée, avec une douleur pulsatile, une fièvre élevée avec transpiration abondante, une soif intense. 10 granules dans un biberon quotidien pour les moins de six mois ou 5 granules 4 fois par jour au-delà. Phytolacca decandra 9CH pour une gorge sèche, une douleur de gorge irradiant aux oreilles, des amygdales rouge-cramoisi. 10 granules dans un biberon quotidien ou 5 granules 4 fois par jour. Mercurius solubilis 9CH en cas de dépôts blanchâtres, une langue chargée, de mauvaise odeur, avec hypersalivation, en contexte d’infection bactérienne. 10 granules dans un biberon quotidien ou 5 granules 4 fois par jour. Le plus souvent, Mercurius solubilis viendra en complément d’une prescription antibiotique.Comment soigner la toux ? Il faut distinguer la toux grasse, la toux sèche et la toux rauque pour y adapter le bon traitement. Je recommande 10 granules dans un biberon quotidien pour les moins de six mois ou 5 granules 4 fois par jour au-delà. Ipeca composé pour une toux grasse avec expectoration abondante; Drosera composé pour une toux sèche, quinteuse, irritative; Aconitum composé pour toux rauque, aboyante; Stodal sirop ou granules pour toutes les formes de toux et quand on ne sait pas bien différencier les différents types de toux ou que la toux est en train dévoluer : passage d’une toux sèche à une toux grasse ou persistance d’une toux sèche après une période de toux grasse. Quelles sont les mesures d’hygiène basiques à respecterSe laver les mains est le premier geste de prévention face aux maladies de l’hiver. Nos mains sont en contact avec de nombreuses surfaces qui peuvent être contaminées. Chez les toutpetits c’est d’autant plus vrai car ils ont l’habitude de porter à la bouche leurs mains et les objets qu’ils tiennent. Un lavage des mains, soigneux et répété, au savon, est la meilleure solution pour limiter les risques de contagion. Il est important de se laver les mains avant et après un soin, avant des câlins, avant de manger ou encore en rentrant chez soi. Tousser ou éternuer dans le creux de votre coude ou dans un mouchoir et jeter ce dernier. Désinfecter les objets et nettoyer les aliments susceptibles d’être souillés. Éviter les poignées de main ou les bises pour saluer. Porter un masque si vous êtes malade.30SANTÉ
31Vous ou votre enfant êtes gênés par les symptômes du rhume ? Il existe Coryzalia® unidose,un médicament homéopathique. Conseillé pour les adultes et les enfants à partir de 6 mois, Coryzalia unidose est un médicament homéopathique utilisé pour soulager les symptômes du rhume et des rhinites tels que le nez qui coule les éternuements …Son format unidose est facile à utiliser et pratique à transporter. Prenez une unidose par prise 3 à 6 fois par jour pendant une semaine maximum. Les unidoses, buvables et stériles, garantissent hygiène et conservation.Retrouver Coryzalia unidose en pharmacie.https://www.medicaments-hiver.fr/coryzalia-unidoseCORYZALIA UNIDOSE BOIRONL’allié de votre enfant contre le rhume
SORTEZ VOTRE ENFANT DEHORS 1 heure par jour toute l’année !Jouer dans la nature au grand air, c’est excellent pour votre petit trésor !Joana Da Silva Groz, professeure des écoles, pédagogue spécialistedes apprentissages dans et par la nature, autrice du livre « 1 Heure dehors toute l’année » aux éditions Albin Michel a imaginé pour vous des activités sympaspour sortir sa tribu au moins une heure par jour, même quand il ne fait pas beau !Béatrice Lafontaine Vous incitez les parents à sortir leurs enfants dehors, pourquoi ? On constate aujourd’hui que les enfants ne sortent plus suffisamment, ils font beaucoup moins d’activités en plein air que les générations précédentes. Il y a plusieurs raisons à cette évolution, beaucoup d’enfants grandissent en ville, il y a de moins en moins d’espaces verts, il y a un sentiment d’insécurité croissant qui a pour conséquence que les parents ne veulent plus laisser les enfants se balader dans un bois, une forêt voire même dans un parc sans surveillance. Laisser les enfants jouer seuls à l’extérieur n’est plus dans nos habitudes actuelles. Les activités à l’intérieur ont remplacéles jeux en plein air ? Beaucoup d’enfants vont à la garderie après l’école et le mercredi, ils n’ont plus de temps libre. Les statistiques montrent que 4 enfants sur 10 ne sortent pas du tout la semaine en dehors des récréations. Ils passent de la maison à l’école puis à la garderie puis retour à la maison. De plus, ils ont de multiples activités extrascolaires qui sont également souvent à l’intérieur. Que ce soit du sport en salle, de la danse, des arts créatifs, de la musique, aucun de ces loisirs ne permet aux enfants de jouer librement dans la nature. Les enfants sont sous la constante surveillance des adultes. Le résultat, c’est qu’ils ne connaissent plus leur environnement naturel, qu’ils n’ont plus envie de découvrir la nature, la forêt, la campagne, la montagne… Les espaces naturels ne font plus partie de leur environnement habituel, ils n’ont plus envie de marcher dans l’herbe, de grimper à un arbre, de marcher dans l’eau… Quand ils jouent, c’est dans des parcs de jeux, avec des toboggans, des balançoires, des espaces où tout est déjà organisé pour leur jeu. Quelles conséquences à cette absencede jeux en plein air ?Le manque de sortie extérieure donne des enfants qui sont davantage stressés, qui manquent d’activité physique, qui manquent de vitamines B car ils ne sortent pas assez. Le manque de plein air a un impact sur le développement cognitif et moteur de l’enfant. BIEN-ÊTRE32
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Quels sont les bienfaits de la vie au grand air ? Sortir dehors a un impact positif sur le développement moteur de l’enfant. Évoluer et grandir dans un environnement naturel, en plein air, facilite les apprentissages moteurs de la locomotion, de la marche à 4 pattes jusqu’à la marche et la course. Un enfant qui peut se déplacer sur des terrains variés, sur du sable, de la terre, de l’herbe, des cailloux, des feuilles… Développe mieux ses aptitudes à marcher. Il développe également son équilibre, la capacité à être stable dans son corps. Or, on sait que la proprioception est essentielle pour apprendre à lire et à écrire plus tard. Le tout-petit bénéficie des richesses du relief qui vont aider sa motricité. Plus il fait d’expériences motrices variées, plus il va faire des connexions neuronales, des liens différents entre les aires de son cerveau. Voilà pourquoi il est important de laisser les tout-petits explorer l’environnement, d’abord avec leurs mains, en étant bien-sûr hyper vigilant sur la mise en bouche. Les laisser toucher les feuilles, du sable, de la boue, de l’eau, attraper des brins d’herbe, améliore l’apprentissage de la coordination main/œil. En dehors des progrès de la motricité, quel autre avantage soulignez-vous ? Jouer dehors, être en plein air, permet à l’enfant des découvertes sensorielles, visuelles, auditives et tactiles. Il suffit de les observer pour constater que les bébés aiment beaucoup être dehors. Quand ils sont dehors, les tout-petits peuvent écouter le chant des oiseaux, développer leur sens de l’ouïe. Les enfants qui sortent dehors ont un meilleur sommeil ? Exactement. Le fait d’être en contact avec la lumière naturelle va déclencher la sécrétion d’hormone, telle que la mélatonine, qui favorise le sommeil. Donc faire prendre l’air une heure par jour à votre bébé va améliorer son sommeil. D’autre part, faire prendre l’air une heure par jour va aussi favoriser l’oxygénation de l’enfant, ce qui est essentiel pour la santé et le bon fonctionnement de l’ensemble du corps. Quand on est dehors, on bouge plus, du coup l’enfant va se fatiguer davantage et va mieux dormir. Sortir est important aussi pour les enfants qui ne marchent pas encore ? Même si le bébé ne marche pas, même s’il est en landau, en poussette, en porte-bébé, le fait de respirer et de l’emmener en balade est important. Le simple fait d’observer la richesse de l’environnement, de voir les contrastes des ombres et de la lumière, de regarder les arbres, d’entendre les feuilles qui bougent dans le vent, les bruits environnants, a un impact positif. Le fait d’être confronté à des stimuli nouveaux et variés crée une bonne fatigue qui là encore va favoriser le sommeil du bébé. 34BIEN-ÊTRE
35Sortir une heure par jour, c’est bon pour la santé ? Sortir provoque aussi un renforcement du système immunitaire. Quand on est dehors, le corps doit s’adapter aux changements de températures, aux changements du vent, des éléments naturels. On sait aussi que quand on fait une balade en forêt, les arbres émettent des substances bénéfiques que l’on va respirer. Et quand on laisse son tout-petit jouer avec la terre, celle-ci va renforcer son système immunitaire car il y a de bonnes bactéries dans la terre. Une mauvaise météo décourage souvent les parents à sortir dehors… On peut sortir par tous les temps ! Quand il fait froid, quand il pleut, on adapte les vêtements à la météo. Si on est bien à l’abri du froid, si on a des vêtements bien imperméables, s’il y a une bonne protection de pluie sur la poussette, ou si on emmène bébé dans son porte-bébé sous un grand parapluie, tout va bien ! Les expériences sensorielles du bruit de la pluie sur le sol, des flaques d’eau, du paysage qui brille à cause du givre, toutes ces expériences sensorielles sont intéressantes à vivre pour un tout-petit. Y-a-t-il des raisons qui justifient de ne pas sortir un enfant une heure par jour ? La règle c’est de bien adapter les vêtements par tous les temps , de prendre garde que l’enfant n’est pas trop chaud car si l’enfant est trop couvert et qu’il transpire, il va avoir froid . Il faut des tissus qui respirent, on ne tombe pas malade à cause du froid si on est correctement couvert. Les seules raisons qui font qu’un enfant ne doit pas sortir c’est s’il est fatigué ou s’il est un petit peu malade. Et bien entendu, on évite de sortir dans les pics de chaleur, quand il fait trop chaud, à cause des risques de déshydratation et d’insolation. Et quand il fait très froid, à cause des risques d’hypothermie.
On peut faire des tas de choses sympas quand il pleut ? On sait tous que les tout-petits adorent jouer et sauter dans les flaques d’eau, ça leur procure beaucoup de joie et d’émotion. Je conseille aux parents de les laisser marcher dans l’eau, de lâcher prise pour leur permettre de vivre ces expériences et même de s’amuser avec eux ! C’est vrai qu’ensuite on est mouillés, c’est vrai qu’on est un peu sale mais il suffit de s’organiser, de prévoir une serviette pour s’essuyer et un change et on profite d’un beau moment dans la nature. Quelles activités peut-on faire avec des tout-petitsdans la nature ? On peut faire des petits modelages avec de la terre mouillée, des pâtés de sable ou des pâtés avec de la neige, c’est possible de créer des formes avec les matières que l’on rencontre dans la nature et cela plaît beaucoup aux enfants. On peut s’amuser à faire des collections, ramasser des cailloux, des petits bâtons, des coquillages , des feuilles, trouver des pierres avec les plus belles couleurs. Ensuite on les ramène à la maison et on met sa collection dans une jolie boîte. On peut faire des parcours sensoriels. On crée des petites cases sur le sol avec des bâtons. Dans une des cases on met des feuilles, dans une autre du sable, dans une autre des aiguilles de pin, dans une autre des petits cailloux, dans une autre de la mousse, et on propose à l’enfant de marcher pieds nus dessus pour éprouver les différentes sensations sous ses pieds. Et avec des bébés ? Comme ils aiment toucher, on peut rassembler des pommes de pin, des cailloux, des morceaux de mousse, des branches de bois, des feuilles, des petits galets, des coquillages dans une caisse et les laisser découvrir et manipuler tous ces objets naturels. Bien-sûr, on accompagne les bébés dans cette découverte et on surveille que tout se passe bien. Pour développer leur odorat, on peut placer des éléments odorants dans des tubes et leur faire sentir, de la lavande, de la menthe, des écorces d’oranges, du thym, des herbes aromatiques… Pour développer leur ouïe, on peut aussi créer des boîtes à sons avec des petites bouteilles en plastique bien fermées dans lesquelles on met des marrons, des graviers, du riz… Pour qu’ils les secouent et découvrent des sons différents de la nature. Vous conseillez aux parents qui aiment randonner d’emmener les enfants, même tout-petits ? Absolument, on peut faire des randonnées avec les toutpetits, il n’y a pas de raison de les exclure. On s’adapte, on prend en compte leur présence quand on choisit sa randonnée bien entendu ! Les emmener en randonnée, marcher dans la nature, faire des cabanes, cela crée chez les tout-petits une habitude, un lien avec la nature qu’il est important de créer très tôt. 36BIEN-ÊTRE
37On peut aussi créer ce lien à la maison ? Oui, c’est certain. Si on a un jardin, un balcon ou même sur le rebord de la fenêtre, on peut créer un petit jardin potager, planter des graines de radis ou des haricots par exemple. Laisser les enfants mettre les mains dans la terre , planter les graines, les amuse. On peut commencer les semis au mois de mars. On peut aussi les laisser patouiller avec de l’eau dans une bassine. On peut les faire dessiner avec des éléments naturels, des fruits ou des légumes, sur une feuille blanche. Ils peuvent écraser des mûres pour faire du violet, des épinards pour faire du vert, de la betterave pour faire du rouge, ça fait de jolies couleurs, de la peinture végétale et ils peuvent dessiner. Et pour développer l’exercice physique , quelles activités en plein airconseillez-vous ? On peut faire un « parcours moteur » en donnant la main à son enfant , le faire monter sur un tronc d’arbre couché par exemple et marcher dessus, ou grimper sur un petit muret. On peut le laisser sauter par-dessus une grande flaque. Ces petits challenges lui permettent de tester son agilité, ses appuis, sa force et augmentent sa confiance en lui. On peut utiliser une slackline, c’est-à-dire une bande d’environ 5 cm de large qu’on place entre deux arbres comme un fil de funambule mais au ras du sol et proposer à l’enfant de marcher dessus. Il y a aussi des petites balançoires nomades en tissu qu’on peut accrocher entre deux troncs proches ou sur une grosse branche. On met ça dans la poche quand on part en balade, c’est tout simple ! Pour en savoir plus…Suivez le blog que Joana Da Silva Groz anime «seveillernaturellement» et son compte Instagram sur les réseaux sociaux @seveillernaturellement (240 K abonnés). Vous y découvrirez des conseils pratiques pour susciter l’intérêt d’enfants d’âges différents, savoir quoi emporter en balade et comment les rendre curieux, autonomes, aventuriers. Chaque sortie peut devenir un moment de découvertes motivantes où chacun, du tout-petit à l’ado, trouvera son compte. Y compris les adultes !
TOLÉRANCEZÉRO !Les bières, les vins, les apéritifs et les cocktails à 0% d’alcool se sont introduites dans les soirées et déjeuners entre amis et même dans les bars les plus branchés. Les amateurs sont de plus en plus nombreux et pendant la grossesse, ces boissons permettent de partager des moments festifs tout en prenant soin de sa santéet de celle de son bébé. Que du bonheur donc ! Par Myléna SalviniFAUT-IL ÉVITER DE FUMER DÈS LE DÉBUT DE LA GROSSESSE ? La bonne attitude c’est zéro cigarette ! Le tabac est dangereux pour la santé de votre bébé car il accroît les risques de fausse couche ou de faible poids. C’est pourquoi la consommation de tabac est strictement contre-indiquée pendant la grossesse. Efforcez-vous d’arrêter de fumer, des solutions efficaces existent. Si c’est difficile pour vous, parlez-en à votre médecin traitant. Avant de prendre des produits (patch, chewing-gums à la nicotine par exemple), demandez impérativement l’avis de votre médecin pour savoir s’ils sont compatibles avec votre grossesse. N’hésitez pas à contacter Tabac Info service, le numéro de téléphone est 3989, vous pourrez y joindre un tabacologue de 9 h à 20 h. L’Assurance Maladie propose une prise en charge particulière et rembourse les substituts nicotiniques prescrits par votre médecin à hauteur de 150 €. ET L’ALCOOL ? FAUT-IL S’EN ABSTENIR COMPLÈTEMENT ? Quelle qu’en soit la quantité, l’alcool absorbé passe au travers du placenta et peut provoquer un retard dans le développement du système nerveux du bébé. Il augmente le risque de prématurité ou de faible poids. Même un petit verre de temps en temps est à bannir. C’est pour cette raison que l’alcool doit totalement disparaître de la vie d’une femme enceinte. Cette tolérance zéro alcool n’est pas recommandée pour culpabiliser les femmes mais pour les conséquences d’une consommation régulière sur le fœtus qui peuvent être graves. N’hésitez pas à parler de ce sujet avec votre médecin traitant, il pourra vous conseiller. Si boire de l’alcool est habituel, consultez des professionnels en addictologie, ils sauront vous accompagner et vous aider tout au long de la grossesse : il est très difficile de se sevrer seule. Vous pouvez contacter Ecoute Alcool au 0 811 91 30 30 de 8 h à 20 h.QU’EN EST-IL DES DROGUES ? Toute drogue (cannabis, cocaïne, héroïne...) consommée durant la grossesse peut avoir des conséquences graves sur le développement du bébé. Parlez-en avec votre médecin traitant avant même la conception et avec le spécialiste qui suit votre grossesse dès le début. Vous pouvez contacter Drogue Info Service au 0 800 23 13 13 ou encore Ecoute Cannabis au 0 811 91 20 20.ET LES TRAITEMENTS MÉDICAUX ? À chaque fois que vous prenez un médicament, votre enfant l’absorbe aussi. Ne prenez donc pas de médicament sans avis médical, pas même un cachet d’aspirine.38GROSSESSE
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20 CONSEILS POUR BIEN VIVRESa monoparentalité Pas facile d’être une mère célibataire au quotidien. Marina L’Hoir, fondatrice de MMHC Studio et ambassadrice d’Even, maman de Gabrielle et belle maman de Timothée et Théodore, vous raconte les difficultés qu’elle a traversées au quotidien et vous donne ses conseils et les solutions qu’elle a trouvées pour vivre au mieux sa vie de maman solo. Par Béatrice Lafontaine40BÉBÉ EST LÀ1 Libérez-vous de la culpabilité et acceptez que la famille idéale n’existe pas. Faire le deui de cette vision vous permettra de vous concentrer sur l’essentiel : être une mère aimante et présente pour votre enfant est ce qui compte vraiment. Rappelez-vous, les parents parfaits n’ont pas d’enfant. 2 Évitez de surinvestir la relation avec votre enfant ou de tomber dans une dynamique fusionnelle. Vivre dans une bulle parent-enfant peut sembler rassurant, mais cela risque de générer des frustrations à long terme. Gardez un équilibre entre votre rôle de parent et vos besoins personnels pour éviter de reprocher plus tard à votre enfant d’avoir sacrifié vos aspirations pour lui. Le sacrifice excessif ne profite ni à vous, ni à votre enfant.
413 Trouvez un équilibre entre tendresse et autorité. Les défis liés à l’éducation, notamment en matière d’autorité, peuvent être encore plus marqués lorsque l’on est parent solo. Il faut souvent jongler entre deux rôles : celui qui apporte réconfort et câlins, et celui qui pose des limites et impose des règles. Cette double casquette est exigeante, mais trouver ce juste milieu est essentiel pour offrir à votre enfant un cadre sécurisant et bienveillant.4 Entourez-vous de personnes ressources qui peuvent vous soutenir en cas de besoin, notamment lorsque vous travaillez. Cela peut inclure des baby-sitters, des grands-parents, des amis proches ou les parents des camarades de votre enfant. En élargissant ce réseau, non seulement vous vous facilitez la vie, mais vous aidez également votre enfant à développer son habileté sociale et à découvrir d’autres façons de faire en dehors du cadre familial.5 Mettez-vous dans la perspective de refaire votre vie sentimentale, vous n’êtes pas qu’une mère, vous êtes aussi une femme. Ne vous enfermez pas dans un cocon avec votre enfant, il faut un village pour éduquer un enfant . Personne ne peut supporter de ne rien vivre d’autre que son rôle de parent.6 Prenez le temps de vous accorder des moments rien qu’à vous, des instants de respiration. Cela peut sembler difficile, mais c’est réalisable en les planifiant dans votre emploi du temps. Ces pauses sont essentielles pour préserver votre équilibre personnel. Par exemple, essayez de vous lever 30 minutes plus tôt ou profitez des moments où votre enfant est endormi.7 Développez la coopération. Faites participer les enfants aux tâches ménagères dans la mesure de leurs capacités bien entendu.8 Ne restez pas isolée les week-ends, entourez-vous d’amis, de proches, avec qui faire des sorties. Devenez une force de proposition, organisez des balades en groupe avec les familles des amis de votre enfant, des sorties au musée, au cinéma, au parc…9 Créez des routines rassurantes pour vous et votre enfant. Les dîners crêpes le dimanche soir, les parties de jeux de société, la lecture du soir, la piscine le samedi matin… Ces moments de détente et de plaisir partagés sont autant bénéfiques à vous qu’à votre enfant. LE SAVIEZ-VOUS ? Sur un total de 8 millions de familles recensées en 2020, les statistiques montrent qu’il existe 2 millions de familles dites « monoparentales » où les enfants vivent avec un seul parent.Cela représente 24,7% de l’ensemble des familles françaises (ou 23,8%en France métropolitaine).
4210 Reposez-vous dès que vous le pouvez. Vous devez tout gérer, le travail, l’école, la maison, les loisirs, les journées sont chargées et épuisantes à force de courir tout le temps. Il vous faut du repos et sans culpabilité.11 Ne dîtes pas constamment « ce serait forcément plus simple si j’étais en couple ! » Chaque configuration familiale a ses défis et être en couple ne garantit pas que la parentalité est plus facile. Reconnaissez vos forces en tant que parent solo, même si cela peut être plus exigeant au quotidien.12 Faites-vous confiance : vous prenez seule des décisions éducatives, souvent sans certitude absolue, mais cela fait partie de votre rôle. En assumant ces responsabilités avec bienveillance et discernement, vous faites de votre mieux pour le bien de votre enfant.13 N’acceptez pas de réunion tardive au travail. 14 Ne vous oubliez pas, c’est normal d’avoir envie de refaire sa vie, de rencontrer quelqu’un et ça ne fait pas de vous un mauvais parent. Un parent épanoui, c’est un enfant heureux ! 15 Exit la culpabilité. N’essayez pas de « compenser » l’absence de l’autre parent en gâtant trop votre enfant, en lui proposant un maximum d’activités, en bourrant les weekends et les fins de journée pour combler le manque. BÉBÉ EST LÀ
16 Ne mettez pas sur le dos de la monoparentalité les difficultés éducatives que vous rencontrez, les colères, les refus de manger, les refus de dormir. Tous les parents, en couple ou pas, y sont confrontés. Certes c’est plus difficile à gérer en famille monoparentale car on ne peut pas déléguer mais on y arrive. 17 Offrez à votre enfant un cadre éducatif clair et sécurisant. Restez cohérent avec les règles qui vous tiennent à cœur, tout en faisant preuve de fermeté bienveillante face aux petits caprices ou moments de désobéissance. Cela l’aidera à se repérer et à grandir en toute sérénité.18 Invitez ses copains à la maison et laissez-le aller chez eux en retour. Confiez votre enfant aux grands-parents pour un week-end ou envoyez-le dormir chez tatie un samedi soir. Cela vous donnera des occasions de sortir. 19 Optimisez votre budget en partageant les frais de garde avec une autre famille, en partageant les frais de baby-sitters pour les sorties de crèche ou d’école et pour vos sorties personnelles le week-end. 20 Quand c’est trop compliqué, demandez de l’aide à des professionnels pour ne pas risquer le burn-out. 43
44ÉVEIL
DÉCOUVREZ L’ÉVEIL AQUATIQUE Avec votre bébé ! Familiariser votre enfant avec l’eau, lui faire ses premiers pas en milieu aquatique est une étape importante qui peut se faire de 4 mois à 6 ans. Bains à la maison, activités à la piscine, massages, découvrez ce qu’est l’éveil aquatique grâce à Emeline Riffier, maître-nageuse certifiée exerçant en piscine municipale, coach natation pour bébés, créatrice de Bébés nageurs sur Instagram et autrice du livre « J’éveille mon bébé dans l’eau - Éveil aquatique, massages et réflexologie aux Editions Hatier Parents. Votre bébé va découvrir de nouvelles sensations, une nouvelle façon de bouger, des techniques de massages et de relaxation pour l’apaiser et un monde totalement inconnu en toute sécurité. L’éveil aquatique vous ravira autant que lui ! Par Dorothée DesprésQU’EST-CE QUE L’ÉVEIL AQUATIQUE?On parle d’éveil aquatique lorsque l’on éveille son enfant à l’eau et à ses bienfaits. L’éveil aquatique peut se faire à la maison et dès la naissance dans le bain ou la douche. De nombreux exercices sont possibles pour aider l’enfant à développer son amour de l’eau. En suivant son rythme, il pourra apprendre à se sentir à l’aise dans l’eau puis pourra se familiariser avec la flottaison, les arrosages… L’éveil aquatique à la maison est parfait pour débuter en douceur et faire découvrir les bienfaits de l’eau à votre bébé. POUR LES ENFANTS DE QUEL ÂGE?L’éveil aquatique se pratique dès la naissance jusqu’à ce que l’enfant apprenne à nager. L’enfant sera en mesure d’apprendre à nager les nages codifiées (la brasse, le crawl...) aux alentours de 5/6 ans. Il est donc très intéressant en termes de sécurité et pour faciliter son apprentissage futur d’éveiller son enfant à l’eau sur toute cette période.QUELS SONT LES OBJECTIFS?Eveiller son enfant à l’eau permet de lui éviter de développer des peurs en grandissant. Un enfant qui a été habitué très tôt à cet élément n’en aura pas peur. De plus, il en connaîtra les limites et ne se mettra pas en danger. Un enfant qui est confronté à cet élément souvent, et tôt, saura comment son corps fonctionne dans l’eau et son apprentissage sera facilité. Un enfant sera également capable d’apprendre à bloquer sa respiration pour pouvoir s’immerger sans souci dès 6 mois et il sera capable de flotter, de se mouvoir et de s’agripper pour se sauver dès 12 mois.QU’EST-CE QUE CELA APPORTE AU BÉBÉ ?Il y a de nombreux bienfaits tant physiques que psychologiques pour le bébé. Les bienfaits psychologiques sont les suivants: apprentissage de la confiance en soi, réduction du stress et amélioration de la qualité du sommeil, stimulation des sens, développement de la socialisation, renforcement des liens affectifs parent/enfant et épanouissement grâce au jeu. 45
46ET LES BIENFAITS PHYSIQUES? Les tissus musculaires se développent et se renforcent, la respiration et le souffle sont améliorés, la posture et la souplesse sont améliorées, la motricité est développée. QUELS SONT LES AVANTAGES POUR LES PARENTS?Les parents prennent confiance en les capacités de leurs enfants. Cela leur permet d’être plus sereins sur la mise en sécurité de leurs enfants. Les parents nouent un lien d’attachement avec leurs enfants et prennent plaisir à jouer avec eux durant ces moments. Ils prennent également confiance en eux pour accompagner leurs enfants dans la bonne direction.COMMENT SE PASSE UNE SÉANCE?Une séance d’éveil aquatique peut se faire à tous les bains ou douches. Je préconise de débuter par un temps en amont où on va expliquer à son enfant ce qu’on va faire, qu’on va s’amuser et découvrir de nouvelles positions par exemple. Ensuite je conseille aux parents de changer de positions durant le bain, de travailler le blocage de la respiration de leurs enfants grâce aux arrosages du visage. Après chaque exercice ou situation, il est primordial de féliciter son enfant et de faire un petit temps de jeu. La séance peut durer 5 minutes comme 20 minutes. Cela va dépendre de l’enfant. Il est primordial d’observer son enfant afin de savoir s’il est acteur, s’il a envie ou au contraire s’il est plutôt en retrait. Il peut être fatigué, il peut tout simplement ne pas avoir envie à ce moment. Dans ce cas, ça n’est pas un souci, le parent lave son tout-petit et le sort. Les exercices se feront la prochaine fois.EST-CE OBLIGATOIREMENT EN PISCINE?EST-CE QU’ON PEUT DANS UNE BAIGNOIRE? AU BORD DE LA MER?L’éveil aquatique peut se faire n’importe où dès lors qu’il y a de l’eau. Dans la baignoire et même sous la douche, il existe des exercices très simples à effectuer chez soi, notamment pour apprendre à son enfant à bloquer son air. Les parents peuvent aussi effectuer des bains libres, ou des bains avec des changements de position afin de faire sentir la flottaison à leur bébé. Il est très intéressant de faire découvrir différents lieux aquatiques à son enfant. Ainsi il saura comment se comporter dans chacun d’entre eux. En effet, on ne va pas se comporter de la même manière à la piscine ou à la mer. C’est primordial d’inculquer cela à son enfant pour sa mise en sécurité alors n’hésitez pas à l’emmener partout.ÉVEIL
EST-CE DIFFÉRENT D’UNE SÉANCE DE BÉBÉS NAGEURS ?Dès les premières semaines de vie de votre bébé, vous pouvez commencer à développer son éveil aquatique à la maison. En effet, l’éveil aquatique peut se pratiquer dans le bain ou la douche. De nombreux exercices sont possibles pour aider votre enfant à développer son amour de l’eau. En suivant son rythme, il pourra apprendre à se sentir à l’aise dans l’eau puis pourra se familiariser avec la flottaison, les arrosages… L’éveil aquatique à la maison est parfait pour débuter en douceur et faire découvrir les bienfaits de l’eau à votre bébé. Lorsqu’il sera plus grand, vous pourrez expérimenter avec lui les séances de bébés nageurs. Les séances de bébés nageurs se pratiquent, dès 4 mois, en piscine, avec un moniteur. La température de l’eau est plus élevée que d’habitude (autour de 32°C) afin que bébé s’y sente bien. Les séances de bébés nageurs offrent de nombreux bénéfices à un tout-petit. Elles permettent notamment de développer sa motricité, son autonomie aquatique mais aussi sa socialisation et son amour de l’eau. En participant à ces séances, bébé apprendra aussi à se mettre en sécurité dans l’eau. De nombreuses compétences seront ainsi développées: l’autonomie, le contrôle respiratoire, la flottaison, les immersions…Cette activité se déroule bien souvent en séance de 8 à 10 bébés maximum, avec leurs parents. Le moniteur guide les parents durant la séance afin de proposer des exercices ludiques, adaptés au rythme de chaque bébé. Pour que ces séances répondent à vos attentes, il est important de bien choisir votre école de natation. Si vous ne vous sentez pas à l’aise pendant les cours, n’hésitez pas à chercher un autre cours de bébés nageurs. 47
48QUE FAIRE SI BÉBÉ CRAINT L’EAU? S’IL REFUSE DE SE LANCER?La peur de l’eau est très fréquente surtout chez les enfants qui n’ont pas été habitués à l’eau très tôt ou même chez les enfants qui sont en période dite de régression. Sachez que cette phase est tout à fait normale et que vous n’y êtes pour rien. Elle fait partie du développement de l’enfant, elle est donc plutôt saine. On ne forcera jamais un enfant. Alors lorsque celui-ci a peur, on va tout d’abord essayer de savoir d’où vient cette peur. Si on en trouve l’origine, on peut travailler dessus. Par exemple, s’il a eu du shampooing sur le visage qui lui a piqué les yeux, et que depuis il ne souhaite plus avoir de l’eau sur le visage, on va travailler en ce sens. On va privilégier les petits jeux d’arrosage ou c’est bébé qui s’arrose le visage lui-même, on va ÉVEILlui expliquer que sans savon, l’eau ne pique pas... Si on ne trouve pas de raison et bien on reprend les étapes de l’éveil aquatique décrites dans le livre une à une et on s’arrête dès que bébé émet un blocage. Il faut s’armer de beaucoup de patience face à un bébé qui a peur de l’eau. Ça peut prendre des mois avant de se débloquer mais cette patience est nécessaire pour lui redonner confiance. Sachez que chaque séance qui se passe bien, même si vous n’avez pas le sentiment qu’il apprend beaucoup de choses, est un pas vers sa confiance. Il est important de stimuler son enfant sans le forcer. Vous pouvez lui montrer vous-même les exercices, vous pouvez le tenir plus près de vous pour le rassurer et petit à petit l’espacer, vous pouvez le stimuler avec des jeux... Avec patience, méthode et régularité, bébé reprend confiance et apprécie de nouveau ces moments.