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Published by Cercle Historique de Fléron, 2023-10-15 05:19:39

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BULLETIN DE LA SOCIETE ROYALE : LE CERCLE HISTORIQUE DE FLERON TABLE DES MATIERES PUBLICATION TRIMESTRIELLE septembre 2020 PATRIMOINE ET BEAUTÉS de BEYNE-HEUSAY La Chapelle SAINTE-ANNE a BOUHARMONT p. 2 Le Château de NEUFCOURT p. 3 La Cense de BOUHARMONT p. 4 La Grange du VAL-BENOÎT a BEYNE p. 20 VISITATIONS ARCHIDIACONALES Saive: p. 40; Fléron et Beyne: p. 41; ; Chapelle de Beyne; p. 42; Forêt: p. 43; Jupille-sur-Meuse: p. 44; Chapelle de Bellaire: p. 45; Wandre: p. 46; Melen: p. 47; Evegnée et Tignée: p. 48; Cerexhe: p. 49; Chapelle de Heuseux et Bolland: p. 50; Soumagne: p. 51; Chapelle de Froidheid: p. 53; Chapelle de Saint-Hadelin: p. 53; Soiron: p. 54; Chênée: p. 55; Chapelle d’Embourg et Mortier: p. 57; Mortroux: p. 59; Barchon: p. 61; Housse: p. 63; Herve: p. 64; Chaineux: p. 67; José s/ Herve: p. 68; Bruyères sous Herve et Charneux: p. 69; Saint-Remy: p. 71; Dalhem: p. 73; Warsage: p. 74; Saint-Remacle-au-Pont: p. 76; Chapelle de Grivegnée: p. 78; Chapelle d’Angleur: p. 79; Bombaye: p. 80; La Tombe et Berneau: p. 82; Aubin-Neufchâteau: p. 85; Chapelle de Hoen et Heure-le-Romain p. 87; Saint-André: p. 88; Julémont: p. 89; Rolduc: p. 91; Thimiste: p. 92; Moresnet: p. 94; Adresse de l’auteur : Jean MORNARD, rue Cour Lemaire, 4633 Melen Les articles sont publiés sous la seule responsabilité de leurs auteurs


1 [Tapez ici] Patrimoine et Beautés de Beyne-Heusay Jean Mornard Cette publication commencera par rendre hommage et rappeler la mémoire des deux fondateurs de notre Cercle Historique de Fléron, Dieudonné Monard et l’abbé Gérard Doyen, au début de l’an 1960. Tous deux furent des passionnés d’Histoire et de recherches. Dieudonné, en parallèle avec ses fonctions de géomètre au charbonnage de Wérister à Beyne, se servit beaucoup des cartes, cadastres, registres et archives des charbonnages pour réaliser un historique des exploitations charbonnières de sa région et divers travaux de géologie, des cartes sur l’évolution du bois de Breux (400 bonniers à l’origine), les limites entre le baillage d’Amercoeur et l’avouerie de Fléron (Dieudonné habitait place du Baty à Beyne). Quant à l’abbé Doyen, il rédigea une Histoire de Fléron, assez courte, mais qui a le mérite d’exister là où il n’y a pas grand-chose. D’abord quelques généralités concernant Beyne-Heusay, extraites du Dictionnaire des Communes de Belgique, publié en 4 tomes par le Crédit communal en 1980. Beyne-Heusay, sous l’Ancien Régime, était dans la Principauté de Liège, au Baillage d’Amercoeur. Sous le Régime français, il est dans le département de l’Ourte, puis dans la province et l’arrondissement de Liège. Paroisse de Fléron, puis autonome en 1802. Rattaché pendant des siècles à la paroisse de Fléron, et politiquement simple écart dans le baillage d’Amercoeur alias de Jupille, Beyne devint une commune sous l’annexion à la France. C’est aussi à cette époque qu’une paroisse fut créée à Beyne, et une autre au Heusay, sous la dédicace à St-Laurent, à la suite du Concordat de 1801, Beyne étant dédiée à St-Barthélemi. Sous l’Ancien Régime, une chapelle dédiée à StHubert existait au Heusay, où dès 1772, furent célébrés les baptêmes, mariages et funérailles. Par ailleurs, à partir de 1754, le village fut « engagé » sous la dénomination abusive de seigneurie au chanoine de Stembier, en garantie d’un prêt consenti par cet ecclésiastique au prince-évêque de Liège. L’engagère passa ensuite au baron de Villenfagne de Sorinne, mais comme dans tout le baillage d’Amercoeur, les droits seigneuriaux (dont la Justice) restèrent exercés par le prince-évêque et ses échevins de Jupille en Amercoeur. Au point de vue économique et ouvrier, Beyne et Heusay comptaient beaucoup de cloutiers au 18ème siècle, mais ils n’étaient plus que 4 en 1896. Normal ! 1


2 [Tapez ici] comme dans toute la région riche en charbon, l’exploitation, devenue industrielle, du charbon, donna du travail, beaucoup mieux rémunéré, à toute la classe ouvrière. Dès le 17ème siècle, on y découvre de nombreuses petites fosses (bures) des Onhons, Xhilette, Chaudthier, Grandfontaine, Lonette, Cowette, qui seront englobées dans l’importante concession de Wérister. En 1951, le siège de Homvent fut arrêté, et seul le siège de Romsée continua l’exploitation. En 1947, il y avait encore 490 ouvriers occupés, mais en 1970, avec la fermeture du siège de Romsée (comme beaucoup d’autres), cette main-d’œuvre disparut (licenciée), mais 774 emplois furent fournis par le secteur des fabrications métalliques, mécaniques et même électriques. Population en 1806 : 1312 habitants. En 1846, 1918 habitants. En 1910 : 4701 habitants et en 1976, à la veille des fusions de communes (pour Beyne-Heusay, ce fut avec Bellaire et Queue-du-Bois) : 7183 habitants. 1) La chapelle Sainte-Anne à Bouharmont En montant la Vesdre à Chênée vers les Piedroux, on franchit bientôt le Ravel de la ligne 38, puis par les bois et les prés, on parvient à cette chapelle Sainte-Anne qui a donné son nom à tout le voisinage, alors que nous sommes bien à Bouharmont. Pourquoi ici, dans ce lieu perdu d’où l’on admire de si beaux paysages, pourquoi une chapelle Sainte-Anne ? Parce que ici, en 1794, au passage de troupes révolutionnaires françaises, un combat d’arrière-garde opposa ces Français à un corps autrichien en déroute, et cinq soldats bretons tués furent enterrés là, et en leur souvenir, cinq tilleuls y furent plantés en demi-cercle autour d’un petit monument dont le socle porte la date de 1794, monument édifié par des parents des Bretons venus sur les lieux avec une statue de Sainte-Anne d’Auray, la patronne de la Bretagne, pour la déposer sur le petit autel. Des paroissiens y firent un abri. Vétuste, il fut remplacé en 1889 par un petit oratoire en pierres calcaires. Par contre, les tilleuls devinrent des arbres majestueux, toujours là à présent, mais l’un des cinq tilleuls s’est écroulé et a disparu, tandis qu’un autre est toujours bien debout, mais on a dû lui enlever quelques maîtresses branches et le raccourcir. Le site néanmoins est émouvant, le panorama splendide. 2


3 [Tapez ici] 2) Le Château de Neufcour Entouré d’un beau parc, le château, déjà mentionné au 16ème siècle, a été reconstruit de 1661 à 1663. Propriétaires depuis 1915, les charbonnages de Wérister ont restauré les bâtiments alors fort endommagés. Disposés autour d’une cour presque carrée, ils comptent une tour-porche donnant accès au château au N.O. Ouverte vers le parc, la façade N.E., partiellement recouverte de lierre, est éclairée par de hautes baies chaînées. Au nord, une belle tour chaînée aux angles, de section carrée et datée par les ancres « Anno 1663 » est construite sur glacis en moellons de grès, toujours entouré de fossés. Le corps de logis du château, de plan complexe et assez remanié du côté cour, conserve encore, sur la façade S.O. des baies à croisée, à linteau en accolade. 3


4 [Tapez ici] 3) La cense de Bouharmont ** Abb. Val-Benoît, 23 (= stock 1226 etc.) – l’an 1282, le dimanche après la fête de St-Georges en avril – Thiris del preit, chevalier, maire delle Court de Jupille fait savoir que pardevant sa Court, frère Fassin, maître de la compterie de Bennes depart l’abbesse et Couvent delle Vaulx benoît, d’une, et Renier dit le damoisea (alias le Cavarsea) de Bennes, d’autre, ont fait échange de terre et de preit qu’ils avaient en terroir de Bennes… terre en herbois mont… une pièce de forêt…Gasparfontaine, ès cassonières, delais fléron là où li loup pendit, acquis à damoiselle Haskin… pièce de forêt… à frère Fachin deseurdit, un preit en lieu condist es pilotes, et tout chu que il avoit (de) preit et terre en becharmont, et tout ainsi 27 verges de terre à brewechon sur la voie de mangnée… Che fut fait alle pont d’amercoeur en l’an 1282, le dimanche après la St-Georges en avril. ** id., fol. 150 – Item l’an 1308, frère Johan de Naveroulle, convers, a reçu en notre nom l’investiture d’un demi jornal de preit sis en lieu dit bernamont près de Bennes, et 4 verges grandes. de cour (cortil ?) près de notre cour en vertu de l’assignation de Gérard de Bennes, mari de dame Marie de Villers, comme conste de la lettre dont la teneur suit : « A tous ceux qui ces présentes lettres veront et oront, les hommes delle chése Dieu (casa Dei, maison de Dieu, soit la Court allodiale), salut et connaissance de vérité. Sachent tous que l’an de grâce 1308, le lundi après la mi-carême, vinrent pardevant nous entre Ste-Marie et St-Lambert à Liège : Gérard dit de Bennes fils de Dame Marie de Villers qui ja fut (= défunte) et Lambinet mari à Maroye fille de Lowis de Bennes, d’une part, et frère Johan de Naweroule, maistre de la compterie delle Vaulx Benoîte, et avoué de la dite Maison, abbesse et couvent, d’autre part, et là affaitat (=reporta) ledit Gérar devantdis audit frère Johan, avoué delle dite Maison un demy journal de preit, ki est demi tierchal journal, gissans en beharmont délais Bennes, et 4 verges grandes de Cour gisantes à Bennes delais la Cour delle Vaux benoîte, qui tout est alleu, et qu’il avoit auparavant acquis, si comme ilh connissoit, aux enfans de son frère Hanet Franck : Maroie, Lucie, Yde, et Oude, et aux enfants de Wathier Pinchon son autre frère, à savoir Hanet, Gilon, etc. Alexandre de Fecher, maires de la Court allodiale, en fit don et vesture au profit delle dite Maison – Mis en la warde des échevins, à savoir Antoine de Bernamont, Lambers delle vilhe, Denys delle vilhe, Gerar de Riwechon, Monar de Flémalle, Giley delle crypte, et plusieurs autres – lettres scellées du sceau de Monseigneur Thiry l’archiprestre de Liege dont nous usons. Dans la liste des biens du Val-Benoît consistant surtout en trixhes et bois. 4


5 [Tapez ici] *** C.J. Jupille, reg, 280 (beau parchemin du 11-12-1545) « A tous ceux qui verront et ouiront ces lettres, le maire et les échevins de la Haute Court et Justice de Jupille jugeante au pont d’Amercoeur près de Liège, Salut et connaissance de vérité. Sachent tous que pardevant nous comparurent Collette de Barxhon, un des quatre Conseillers de la Cité de Liège, en fournissant à la reschosse (=rachat, rédemption d’une rente) que Ernoult de Crisgnée lui faisait en tant que proisme (=proche parent) à Rennechon Breda de petit-Beyne, et à damoiselle Marie son épouse, de la rente sous-écrite, et comme étant entièrement remboursé par ledit Ernoult de la somme de 256 florins 4 aidants, monnaie de Liège, en tous écus d’or au soleil, chaque pièce pour 7 florins, à savoir en ce compris outre la somme principale de l’achat de la rente prescrite, les despens de Justice et lettres montant 6 florins 4 aidants, il reporta sus en mains du mayeur 6 muids d’épeautre de rente, desquels à la reportation desdits Rennechon et Marie son épouse, ledit Collette en avoit pardevant nous été advesti le 23 juin 1543, rente affectée sur un cherwaige (=domaine de labours, cultures) avec ses appartenances et dépendances qu’on dit le cherwaige de Bouharmont (écrit : Béharmont), savoir une cour, maison, jardin, assiste etc à Beyne, joindant vers Beyne aux héritiers et représentants de Wilhemme Goeswin dit de Beyne, vers Liège à bois Gailhar (Gaillarmont), vers Chênée aux représentants Johan Wathier, et vers Vaux à Mathier Wéry, contenant ensemble 40 bonniers (NB : 1 bonnier = 9/10 d’hectare), et généralement sur tous les autres biens desdits conjoints, ainsi que les œuvres (=actes de vente, achat, etc.) pour ce faites font plus complètement mention, donc il s’en déshérita au profit dudit Ernoult là présent, qui en fut advesti. » Ce fut fait le 11 décembre 1545 (mayeur de la Court de Justice de Jupille Philippe de Sohey, et parmi les échevins : Johan Tollet qui fut bourguemaître de Liège. *** C.J. Jupille 5-27v°- le 16 mai 1478, Willeme de Beharmont (Bouharmont) fils de Jacqmot de Beharmont relève de notre Justice une Cour, maison, preits, terres, bois, hayes, etc. séante entre Chaisnée et Beyne, tout ainsi que feu Jacqmot les possédait en son temps, et il en fut advesti *** id., fol. 71 – relief du 6 février 1479 – Jehan Gaet de Falhy, avec lui Wauthelet son fils, relèvent en humiers et en propriété, ensuivant certain jugement par nous rendu à leur profit, au sujet des biens qu’on dit de Petite Beyne et Beharmont (Bouharmont), biens que on cite la hulhier (houillère) deleis Johan Havar de Chainée… le pasai (sentier) de grandfontaine près le fosseit alle croix delais Dame Yde… idem en lieu condist à trixhe Wynand le long les haies (=taillis) de Bréhamont devers petite Benne, 2 bonniers 2 verges grandes… item a copeit chaineur, item délais St-Barthélemi… a Cour delle terre le fantier… item en brehamont, 50 bonniers, desqueis il y at 5 bonniers de preit et 25 bonniers de bois (et 20 bonniers de trixhe). *** id. fol. 156 v° - … item 25 bonniers de bois et 20 bonniers de trixhe, ainsi comme pardeseur est dit, séans en lieu condist en brehamont. ** la somme des trois saisons (trémois, jouschiers et yvernages) est de 95 bonniers 16 verges grandes et 4 petites, mesurés par Warnotte Garin en l’an 1338. ** abbaye du Val-Benoît, n° 26 (= relevé des biens en 1342) folio 15v° - L’abbaye du Val-Benoît at à Bennes en trixhes, bois, juschiers (jachères) et preis deseur les houilhères déleis Monsgr Johan Havars, chevalier de Chainée… folio 17v° - sommes des juschiers, 44 bonniers 4 verges grandes 6 petites, mesurés par Warnotte Garien l’an 1337… fol. 16 v° - en lieu qu’on dit en trixhe Winant le long de la haie (les taillis) de Brehamont, dever petite Beyne, 2 bonniers et 2 verges grandes Dans la toponymie de Beyne-Heusay, par Jean Lejeune, on cite à Bouharmont la grande ferme dans la direction de Chênée, au nord de la vôye di Sinte-Ane, laquelle cense est assimilée dans les textes à la « petite Beyne » « preit et terre en Becharmont », en 1282, Cartul. du Val-Benoît, 254 ; « en Beharmont deleis Bennes » en 1309, id., 332 ; « en brehamont » en 1342 ; « item ung tirecal-journeal en beharmont, joindant deseur à boy qui vat de Beyne vers chaiesnée » en 1472 ; « la Cour, maison, jardins, preits, terres, bois et haies audit beharmont, contenant ensemble 40 bonniers, pris hors des 5


6 [Tapez ici] biens de petite Beyne. Le nom a donné le patronyme liégeois Bouharmont, attesté au 16ème siècle. Il signifie mont d’un nommé Béchar, selon Feller. Jean Lejeune est nettement moins prolixe concernant la chapelle Sainte-Anne, il la situe brièvement, en citant li voye di sinte-Ane, de Beyne à Chênée et « li bwès è lès trîs d’sinte-Ane » dans le voisinage de la chapelle Ste-Anne, en ajoutant : pas de de mentions d’archives. Forcément, puisque le 1er petit oratoire de Ste-Anne porte au pied la date 1794, époque où les Cours de Justice, tant du baillage d’Amercoeur que des échevins de Liège, avaient été supprimées par l’occupant français. Quant aux notaires, c’est aussi en cette période troublée, un minimum d’activités. Arnult de Barxhon possède à présent, ainsi que par ledit jugement du 24 novembre 1478 appert, puis ils reportarent tous ces biens de Petite Beyne et Beharmont, avec tel droit et action que chacun d’eux pouvait avoir en iceux, en nom et profit du susdit Arnult de Barchon, là présent et acceptant, et auquel notre maire rendit la vesture, et fut mis en garde. Tantôt après, les dits père et fils, qui avaient relevé : un preit de 3 journals à Petite Beyne, joindant vers levant aux biens de Petite Beyne, et aux biens du grand Henri d’autre costé ; Item un preit assez près, gissant près le tilhou, joindant aux biens qui meuvent de l’hospital St-Jacques en Avroit, et d’autre costé à cortil Dame Ide, et allant hors derrière à royal chemin, et qu’ils en furent advestis ils cognurent loyalement avoir vendu audit Arnult lesdites deux pièces de preit parmi la somme de 50 griffons et 14 bodrijkers pour l’escot, laquelle somme ils ont reçue d’Arnult à leur satisfaction. *** id., fol. 59 – le 24 nov 1478 – Un procès oppose Jehan Gaet de Falhy, demandeur, pour ses humiers et la propriété de son fils Wautelet d’une, et Arnult de Barxhon sique représentant Johan fils feu Jacquemin de Beyne son père, déffendeur, à cause des biens, Cours (sic), maisons, jardins, cortils, preits, terres, bois, trixhes, etc. appelés Petite Beyne et Beharmont, dont les archives, à cause des gueres astoient entreperdues. Le procès concerne la possession, les réfections… (les guerres en question sont évidemment celles des Bourguignons-Brabançons de Charles le Téméraire et les Liégeois, avec la destruction de Liège fin 1468). *** id. fol. 192 – le 20 juillet 1481 – Everar de Bure lejeune, faisant partie pour les prieur et Couvent de Budich, de l’Ordre de St Augustin, diocèse de [un blanc] – (Budich = Budissen, plus connu sous le nom de Bautzen, sur la rivière Sprehe – la Sprée – ville d’Allemagne en Lusace, à l’Est de Dresde, et au Sud de Cottbus), par la raison de frère Johan, moine et profès dudit Couvent, relève après la mort de son père, de nous la Justice, tous les biens qui lui sont succédés de son père, nomément la Cour, maison, jardin, preits, terres, bois, haies, etc. condist de petite Beyn et Behermont (Bouhamont) qu’Arnult de Barxhon possède et fait posséder en son nom à présent, et il en est advesti sauf tous droits. *** id., fol.142 v° – le 5 juin 1480 – Dame Jehenne veuve Bertrand de Pepinster relève de la Court une rente de 2 st. sp. affectée sur un bonnier de terre à Heuseal appelé la terre Pierair, joindant à bois de Breust, et vers Chainée aux biens Ernult de Barxhon, et d’autre osté à grand Henry de Micheroul, puis dame Jehenne vend cette rente à Pierot le moulnier demorant à Beyne. *** C.J. Jupille, reg. 6, fol 25 v° – le 1er février 1485 – Jehan Hinsbergh demorant à Beharmont si qne mari et mambour de Maroie son épouse, qui auparavant avait été femme à feu Wauthelet de Beharmont, relève devant la Court de Jupille tous tels biens qui sont succédés à son épouse et nommés les biens de Beharmont, et il en fut advesti. *** C.J. Jupille, reg. 7 fol 82 v° – le 15 octobre 1493, la Cour de la Va (de la Vaux ?) de Forest a fort souffert des guerres – tous ces biens ont été ars, en ruine et en trixhe 3 ans, sans pouvoir payer les 33 muids de spelte et avoine, moyennant quoi ils étaient accensés. Le preneur devra mettre pendant 6 ans une somme de 60 florins du Rhin pour les réparations. Ces biens sont : la Cour, cortils, jardin, preits et terres, qu’on dit de la va, et la Cour est dite de Forêt ; item les cortils Favairge et Kokeroul ; item 10 bonniers de terre, bois et haies. On cite aussi la Cour de laho (là-haut ?) 6


7 [Tapez ici] *** id., 212 v° – le 7 janvier 1497 – Jehan de Hinsbergh comme mari à Maroie qui paravant fut femme à feu Wathelet de Beharmont, d’une part, et Jacquemin le vilain de Beyne come mari et mambour de damoiselle Maroie qui paravant fut femme à feu Ernult de Barxhon le jeune, d’autre, et de 3ème part, Jehan le texheur de Beyne, et encore Wauthier Jamolet, lequel Jehan premier cité, après qu’il eut comme dit mari renoncé absolument au profit dudit Jacquemin comme mari susdit à tous tels droits, profits et action que sa dite espeuse avoit ès biens de Beharmont, alors Jehan le Texheur, selon le rendage que lui a fait ledit Jacquemin pour les humiers de son épouse et pour la propriété de Maroie sa fille, moyennant la somme de 50 florins de cruis qu’il avait reçue de Wauthier, lui reporte avec le consentement de Jacquemin tous les biens de Beharmont desquels il était en possession, et dont il est environ 40 bonniers, pris hors des biens de Beyne, joindant audit Jacquemin d’un costé, vers Chaisnée à Wilheme de Beyne et aux hoirs Jehan de Bealsen, et autres, et ce donc au profit dudit Wauthier Jamolet. Conventions entre les parties. *** C.J. Jupille, reg. 8, fol. 10 – le 27 mai 1497 – Willeame de Beharmont fils de feu Jacqmot de Beharmont, avec lui Jehan de Hinsberg, comme mari à sa feme qui paravant avoit esté femme à Wauthelet frère dudit Wilheame, faisant partie ensemble, relèvent les biens mouvants de nous, et parmi que Messire Baudewin, prêtre, et Gielet de Chierff (Cerf) acceptant ce qui suit pour l’église et luminaire de Chênée, pour faire prier pour leurs âmes annuellement, ils leur reportent les biens cidessus, savoir une tenure, terres, trixhes, waidages stesants en terroir de Beharmont, appelées le sart delle bressine contenant 3 bonniers et demi, joindant d’aval et vers Ransy aux hoirs Claes delle chienrue, à présent le cherwaige delle Cour, vers Beharmont alle hierdavoie qui tend vers Chênée, et vers Beyne aux hoirs de Dameselle de Beyne, et ce au profit desdits vesty et luminaire, et aussi de la Compagnie (confrérie) delle mère de Dieu ordonnée en ladite église, à partager à marmontant de chacun desdits membres selon le contenu de la lettre ancienne de feu Jacqumot, et auxquels le mayeur fit vesture, pour en faire à tous leur bonne volonté. *** id., fol. 87 – le 11 mai 1499 – Jehan Botton d’Embour, comme mari de Maroie, fille de feu Wathelet de Beharmont, relève tels action et profits qu’il avoit en le sart de Beharmont, dont il est 3 bonniers et demi, lesquels Wathier Jamolet manie à présent, joindant alle hierdavoie qui tent de Chênée à Beyne, d’autre à Willeame de Beyne, et il reporte tout ce qu’il a par sa femme ès dits biens à Messire Baudewin, vesty et mambour de l’église de Chênée et de ses membres, comme de bon acqueste. ** C.J. Jupille, reg. 7, fol. 212 v° - Relief du 7 jan. 1497 – Jehan de Hinsbergh comme mari à Maroie qui paravant fut femme à feu Wathelet de Beharmont d’une, et Jacquemin le vilain de Beyne comme mari et mambour de Delle Maroie, et qui paravant fut femme à feu Ernult de Barxhon le jeune, d’autre, et de 3ème part Jehan le texeur de Beyne, et encore Wauthier Jamolet, lequel Jehan premier, après qu’il eut comme mari renonché absolument au profit dudit Jacquemin comme mari susdit à tous tels droits, profits et action que sa dite espeuze avoit ès biens de Beharmont, ensuite ledit Jehan le texeur, selon le rendage que ledit Jacquemin, pour les humiers de son espeuze et pour Maroie sa fille, et Jehan le texheur parmi la somme de 50 florins de cruis qu’il avait reçue de Wauthier, reporte du consent de Jacquemin tous les biens de Beharmont desquels il estoit en possession, et dont il est environ 40 bonniers, pris hors des biens de Beyne, joindant audit Jacquemin d’un costé, vers Chaînée à Wilheme de Beyne et as hoirs Jehan de Bealsen et as autres, et ce au profit de Wauthier Jamolet (conventions écrites entre les parties, en très petits caractères). ** C.J. Jupille, reg. 8 – fol.10 – Relief du 27 mai 1497 - Willeame de Beharmont, fils de Jacqmot de Beharmont jadis, avec lui Jehan de Hinsberg comme mari de sa femme qui paravant avoit esté femme à Wauthelet, frère dudit Willeame, faisant partie ensemble, relèvent les biens mouvans de nous et parmi que messire Baudewin, prestre, et Gielet de chierff acceptant tout ce qui suit pour l’église et luminaire de Chênée, pour faire prier pour leurs âmes 7


8 [Tapez ici] annuellement, ils leur reportent les biens ci-après, savoir une tenure, terres, trixhes, weadaiges stessants en terroir de Beharmont appelé le sart delle bressine contenant 3 bonniers et demi, joindant d’aval et vers Ransi as hoirs Claes delle chienrue, à présent le cherwaige delle Cour, vers Beharmont alle hierdavoie qui tent vers Chênée, et vers Beyne as hoirs la dameselle de Beyne, et ce au profit desdits vesty (curé) et luminaire, et aussi la compagnie delle Mère-Dieu ordonnée en la dite église, à départir à marmontant de chacun desdits membres selon le contenu de la lettre anchienne de feu Jacqmot, et auxquels le mayeur fit vesture, pour en faire tous leur bonne volonté. ** id., fol 87 – Beharmont le 11 mai 1499 – Johan Botton, d’Embour, comme mari de la Maroie fille de feu Wathelet de Beharmont, relève tels action et profits qu’il avoit en le sart de beharmont, dont il est 3 bonniers et demi, lesquel Wathier Jamolet manie à présent, joindant alle hierdavoie qui tend de Chaynée à Beyne, d’autre côté à Willeme de Beyne, et il reporte tout ce qu’il at de par sa femme ès dits biens, à messire Badewin, vesty et mambour de l’église de Chaynée et de ses membres, comme de bon et vraie acqueste. ** id., fol 91 – relief du 8 juin 1499 – Ysabeal veuve Jehan de Hancheit, avec Libert son fils, relèvent une terre de 6 journaux, gisans en piereuse desous Gerar préalle, joindant vers hancheit deboute as hoirs qui furent Jehan Rennot de Forest, tout à long deseur à Jehan de puche qu’on dit la grande Cour de Forest, et d’autre au bien qui fut geradon de Hanchet deseur vers Oyne (Ône, Olne). ** C.J. Jupille, reg. 10 (1505-07) fol. 2 v° - à Grivegnée, le 30 nov. 1504 – deseur les vignes alle terre et la faxhe de bois… contenant 34 bonniers – Jacquemin laisse à son frère Gille un bon journal de vigne dans les vignes de Grivegnée... avec un cellier en ladite Cour pour y mettre à point les vins qui lui appartiendront provenant de ladite vigne ; item ledit Jacqmin accorda encore à Gille son frère dedans les bois dessous Beharmont contenant 13 bonniers, de pouvoir ès dits bois prendre tous tels passealx, pau (pieux) hacements dont il aura affaire pour enclore cascun an ledit journal de vingne. ** 63v° – le 31 mai 1505 – rente d’un muid spelte à payer à l’église St-Amand de Jupille et aux paroissiens de Fléron pour la porcession St-Urbain, 6 st. sp. rente ce qui est une partie des rentes qui contribuent à faire vivre la porcession. A noter qu’il y a à Fléron, en Frayne, un cortil St-Amand. 154 v° – le 4 février 1507 – Jehan de Beharmont fils de Grégoire Bodain, pour la récompense des autres 5 muids sp. dont Marguerite Bodair sa mère avait été advestie alle reportation de Wauthier Jamolet sur les biens de Beharmont pardevant Mrs nos chefs (échevins de Liège) à la date du 1er mars 1505, et dont la propriété devait lui appartenir pour subenir à ses sœurs, reporta sus 3 grands muids d’avoine de rente qu’il avoit, à savoir 14 setiers d’avoine que doit Henry Debois de Bealfaÿs sur sa cour, manson, jardin et assise, etc. séante alle borgoise en Bealfaÿs, joindant à royal chemin, et de 2 costés as aisemences, et d’autre part à Willeme Coenair de Bealfaÿs ; item les deux autres setiers d’avoine, grande mesure, sont dûs par Pieron fils André Debois sur 18 bonniers, tant bois que haies, et doivent à ceux de monseigneur 18 aidans de cens, gisans entre Bealfaÿs et Nynane, joindant à Collart de Tribareit, la voie entre deux, et alle fassenette d’autre part, il les warpit à profit et à nom de la susdite Marguerite sa mère là présente, et à laquelle ledit maire à notre rapport en fit don et vesture. Et là, ledit Johan devra user desdits 5 muids d’épeautre gisans sur les biens de Beharmont siqne ladite reportation fait mention ; item a été conditionné que si ladite Marguerite ou autres vouloient vendre lesdits 3 muids d’avoine ou les engager, quant alors ledit Johan en doit être devantrain pour tel prix qu’on en voudra donner. Item reconnut encore ledit Johan à sa mère son demorage en sa cour à Beharmont et en petit cortil là estant, tout ainsi qu’elle a accoustumé de faire et de lui entretenir une vache à ses frais en hiver, et de telle vache dont Marguerite aura les profits, et elle pourra aussi aller en l’awoust (août) mescheneir (glâner) à son plaisir et profit, mais la paille devra demorer endit bien, toutes choses entendues bonnement et sans fraude. *** C.J. Jupille, reg. 11, fol. 76 – le 23 septembre 1508. Gielette veuve de Willeme de Beharmont, avec elle Willeme son fils, requirent à relever tous les biens qui furent jadis à Willeme de Beharmont (l’aîné) et qu’il maniait à son vivant soub notre jugable, et nomément une Cour, manson, jardin, assise 8


9 [Tapez ici] avec bois et hayes gisans à Beharmont, que Jehan fils Grégoire Bodair tient. Et mère et fils en sont advestis. ** id. 165 v° - le 11 décembre 1509 – Gérard Tollet notre confrère, après que Jehan Grigoire de Beharmont, en lieu de contrepant de 4 st. sp, rente gissans sur tous ses biens, nomément sa Cour, manson, jardin et assise à Beharmont comme il la tient et possède à présent, il reporta ledit contrepant avec 9 b. de bois condit le bois gaillair (cf. Gaillarlmont) gisans leis Beharmont joindant de 2 costés à Loys de Geer, à Henry de Henseal, et à preit de moiny, d’autre côté ; et encore à une xhaiche qui vat alle voie de chayne le poillou, et ce au profit de Jehan Grigoire, qui en est advesti, et encore 22 st. sp. rente à 2 deniers près delle meilleure espelte que Jehan Grigoire devra livrer sur le grenier dudit Gérar Tollet en la Citeit de Liège. ** C.J. Jupille, reg. 12, fol. 39 – le 21 mai 1511, Johan Grigoire de Beharmont, parmi la somme de 27 florins, comme de 12 postulats, de 22 aidants pièce, qu’il a reçue, reporte à Jehan Pakeal de Péville 2 muids sp. rente, l’un à avoir sur une Cour, manson, jardins, preits et terres, avec toutes ses appartenances stesants à Beharmont tout ainsi qu’il les possède à présent, joindant vers Ransyr à Henry de Ransir, d’autre costé aux biens qui furent à Jehan de Bealsen, et d’autre aux preits de beawir, que Willeme le mangon manie à présent, et d’autre aux biens Willeme de Beyne, - et l’autre muid gist sur une maison, jardin et assise etc., séante à tiège à Weys, et que Loys le craisir tient à présent, joindant d’amont à lambert Hennelet comme à hanon son frère, d’aval vers Liège encore aux 2 frères, et d’autre à royal chemin. Jehan Grégoire reçoit 2 ans de rescosse. ** id., fol 80 v° – le 15 janvier 1512, Willeme Beawir le mangon, par donation, reporte à Gielet de chierff (decerf) 1 bonnier de preit gissant en moriwe dessous Bouxharmont (sic), à côté de Beyne d’amont, d’aval à Johan de vingnoul, d’autre costé a bois delle Cour de chaigne qui fut à Jehan de Bealsen, et ce moyennant 3 muids 4 setiers d’épeautre de rente, hors quels ledit Willeme devra débiter les treffons. Item encore 3 jornals de preit et hayes gisans aux environs, joindant audit Johan de vingnoul d’amont, d’aval au maire d’Oufey, et vers les thiers aux biens de Jenan de Bealsen. **id., fol. 83 – le 22 janvier 1512, la veuve de Jehan defontaine le xhailteur, en vertu de la rexhosse (rédemption) que lui faisait Willeme Beawir le mangon du cens ci-après , et comme était remboursée, reporte 2 marcs de cens desquels elle avoit esté advestie par ledit Willeme, pour les avoir sur les preits gissans en moiry desoub beharmont, que gielet de chierff tient à présent, et elle s’en déshéritat au profit du susdit Willeme, lequel Willeme le mangon de Pont d’Amercoeur, parmi la somme de 28 florins que la veuve Jehan de Fontaine a reçue de Gielet fils Jehan de Chierf, reporte les 12 stiers sp. de rente sur les preits en moiry desous Beharmont. ** fol. 182 – le 30 avril 1513 – (on cite Marguerite veuve Grigoire Bodaire – Bodar ? – et Jehan de Beharmont son fils). ** fol. 295 – le 25 juin 1517, Renchon Bredour (Bredair) demorant à Petite Beyne, comme mari de damelle Maroie, fille de feu Arnult de Barxhon, relève par la succession de feu Arnult son père et de damelle Maroie sa mère, tous les biens succédés à ladite Maroie sa femme et ses enfants par les décès de sesdits père et mère gisans sous notre jugable, et nomément la Cour, mansons, jardins, preits, terres et bois, avec leurs appartenances condist la Cour de Beharmont tout ensi que Jehan Gregoire de Beharmont les tient et possède à présent sous notre jugable. Il en est advesti. *** fol. 375 v° – juin 1518 – Jehan de Beharmont demorant à Hanchey, moyennant la somme de 63 florins reçue de Simon Neureu, lui reporte la Cour, mansons, jardins preits, terres, porpris, etc. condist les biens de Beharmont tout ainsi que Jehan le boygne de Beharmont les tient à présent dudit Jehan de Beharmont entre leurs joindants ci-après déclarés, pous sus avoir 3 muids spelte de rente. Les joidants de ces biens qui sont de 40 bonniers sont les biens de Beyne, les représentants feu Jacqmien de Villain d’un costé, et vers Chênée aux représentants Willeme de Beyne, aux hoirs Jehan de Bealsen, à Loys de Geer, etc. 9


10 [Tapez ici] *** fol 376 – le 15 juin 1518, jugement rendu par nous les échevins de la Haute Court et Justice de Jupille siégeante au Poont d’Amercoeur. Comme il soit ainsi que Renchon Bredair faisant partie pour les humiers de damelle Maroie son espeuse, fille de feu Arnult de Barxhon, jadis engendrée en Damelle Maroie son espeuse, laquelle depuis a été femme à Jacqmien de Villain, puis à Willem de Dalhem, comme pour ses enfants orphelins engendrés par feu Constant Roussain jadit son précédent mari, aie fait ajourner pardevant nous Jehan de Beharmont, pour avoir payement de 18 muids spelte de rente, Renchon exhibe un thème pardevant nous, faisant mention que feu Arnult de Barxhon avoit en son vivant sur la Cour, manson, jardins, preits, terres, waides, bois et haies qu’on dist la tenure de Beharmont. Les échevins de Jupille jugent le 26 juin que Jehan de Beharmont n’a point fourni à nos précédents jugements, et le 13 juillet 1518, la Court juge que l’acteur peut poursuivre en avant selon loi !! ** C.J. Jupille, reg. 14, fol. 12 – janvier 1519 – Stennon Willeken relève 10 stiers 2 quartes sp rente, à lui succédés de part Gielet Willem son grand-père jadis, gissans savoir 4 st. sp. rente que doit Jacqmien fils Serval Cheras sur un demi bonnier et 1 tierchal jornal de terre, à savoir un demi bonnier sur le fosseit qu’on dit Spinette, et ledit t. j. sur la voie de Beharmont tendant à Chaynée, joindant de tous costés à Jacqmien de petite Beyne ; item les 5 st. 2 quartes sp. de rente gissans 4 st. sur 3 journals de terre en la campagne de Beyne que Jehan le moulnier de Beyne tient, joindant de tous costés à Willeme de Beyne, et les autres 6 quartes gissantes sur 3 journals de waide desseur mory, et les tient Johan Tieskin. ** id. 21 v° – le 11 février 1519 – Renchon Bredair, avec ly damelle Maroie sa femme fille de feu notre maistre Arnult de Barxhon, dirent que comme ensi soit qu’ils euissent été resaisis sur les biens de Beharmont appartenans à Jehan de Beharmont et à Marguerite sa femme, à défaut de payement de 18 muids sp. de rente échus pour la St-André 1517 dernière, et que ensuivant certain appointement qu’ils avoient fait avec Renart, frère à ladite delle par le moyen de leurs amis, ils sont contents moyennant que ladite Marguerite montre quittance dudit Renart, ils renoncèrent à la saisine et rendirent par notre mayeur auxdits Jean de Beharmont et son espeuse la vesture desdits biens moyennant le payement des 18 muids sp. rente que Jehan de Beharmont sera tenu de payer auxdits Renchon et son espeuse durant ses humiers et après elle à ses enfants relenqués par feu Constant Roussain son premier mari, sur leur grenier en la Cité de Liège. *** id., fol. 71 – le 22 octobre 1519 – Jehan de Beharmont demorant à Hancheit, ban d’Olne, pour l’amitié et obligeance qe lui faisait son beau-frère Jehan Andrier lui reporte tous ses biens, cens, rentes en notre jugable, et nomément une cour, manson, jardins, preits, terres et cherwaige qu’il at gissant à Beharmont et autre part, joindant devers Beyne et vers le chemin aux représentans Willem de Beyne, vers Jupille à petite Beyne, et d’autre part vers le bois Gaillar à Gielet de Chierff qui fut Willem Beawir et vers Chaynée audit Jehan Andrier, et pour prévenir à défaut de payement de tous les frais, intérêts et dommages que ledit Jehan Andrier pora soutenir contre ledit Jehan Mathier à cause de toutes demandises que ledit Jehan ly fera, et à quoi ledit Jehan de Beharmont contre lui seroit condampné, seroient toutes choses entendues bonement. fol. 127 – le 22 mai 1520, les échevins de Jupille-Amercoeur, comme il sait que Juette veuve Stienon Wilkin, ensuivant les déminements fondés par le jadit Stienon son mari, fait ajourner à quinzaine pardevant nous Jacqmien Serval pour voir prendre saisine sur les biens ci-après, à défaut de payement de 4 st. sp. rente à avoir sur un demi bonnier gisant sur le fosseit spinette, et le tierchal journal sur la voie de Beharmont tendante à Chaynée, joindant à Jacqmien de petite Beyne pour faute de payement de 5 stiers 2 quartes sp. de rente sur 3 jornals de terre en la campagne de Beyne, entre Beyne et Fléron, joindant à Willeme de Beyne, et sur 3 jornals de waide deseur mory, et deseur alle voie de Liège. Toutefois Jacqmien est venu devant nous les échevins pour nier à ladite veuve son intention, celle-ci est admise à monstrance et elle exhibe un thesme du 13 janvier 1494. (Suit un très long texte de procédure). Avons jugé que ladite Juette représentant son feu mari (Stienon Wilkin) est bien fondée pour poursuivre les 4 stiers sp. de rente à avoir sur le demi bonnier de terre gissant sur le fosseit Spinette et sur le tierchal journal extant sur la voie de Beharmont. 10


11 [Tapez ici] *** C.J. Jupille, reg. 15, fol. 91 v° – février 1523 – Jugement rendu par les échevins de JupilleAmercoeur, avec correction des échevins de Liège. Comme il soit que Renchon Bredair comme mari de la delle Maroie de Barxhon aie fait forcomander à Jehan Andrier demeurant à Beharmont sur 7, 14, 21 sous bonne, de lever et oster les pieds et mains delle Cour, manson, jardins, preits, terre, bois et hayes qu’on dist de Beharmont déleis Beyne, joindant vers chamont az représentans Willeame de Beyne et vers Liège az représentans feu Jehan de Bealsent, pour ausquels forqomands alléguer, ledit Jehan fit réadjourner ledit Renchon auquel jour il mescognut audit Renchon acteur son intention, et pour vérifier son droit, il voulut faire apparoir, pour copie extraite de nos registres comment le 7 janvier 1497, un nommé Jehan de Hinsbergh siqne mari de Maroie qui paravant avoit esté femme à feu Wathelet de Beharmont, reporta de sa pure volonté et sans quelque retenue tous les biens de Beharmont dont ledit Renchon disoit être 40 bonniers ou environ, en nom et à profit de feue damelle Maroie de Barxhon pour ses humiers, et de damelle Maroie sa fille, espeuse dudit Renchon pour la propriété, et furent lors acceptés par un nommé Jacqmien de Vilhain, comme par la copie appert, et encore comment, par la même copie, ledit Jacqmien, de son autorité propre, sans titre de droit ni loi, ce jour même, fit de ces biens susdéclarés rendage à un nommé Jehan le texheur, parmi seulement payant par an 18 muids spelte – par ainsi tel rendage et tout ce qui en est suivi est de nulle valeur raportant à rigueur de loi, car quand le fondement n’est point bon, la conséquence ne vaut rien, et que ledit rendage est injuste et mauvais, qui est le titre de ce différend vient par les raisons suivantes : 1) Il n’est en la puissance ni autorité d’aucun viager ou viagesse de faire reddition de biens dont la propriété appartient à orphelin(s). Un tel rendage ne peut sortir ses effets et avoir cours cntre tels orphelins et propriétaires. À plus forte raison, le rendage fait par ledit Jacqmien qui n’était que parâtre à ladite orpheline est de nulle valeur. 2) Et la deuxième raison pour laquelle ce rendage ne doit avoir cours, c’est le ledit Renchon en nom qu’il procède est bien fondé d’avoir la possession desdits biens, c’est que en l’heure même que ledit Jacqmien eut fait ledit rendaige audit Jehan le texheur, ce dernier fut de conqueste sur lesdits biens en faisant d’iceux reddition au profit de Wauthier Jamolet la somme de 50 florins une fois à payer, par quoi tel rendage est reprobable selon loi. 3) C’est qu’il est desdits biens de Beharmont, en cour, mansons, preits et cortils bien 4 bonniers de terre cherwables (labourables), 5 bonniers à chacune saison, le reste parfaisant lesdits 40 bonniers en bois, haies, waidaiges et paxhices, et si ledit Jehan se vollait aider d’un relief qu’il dit avoir fait de ladite delle Maroie de Barxhon et de feu Constant Roussain, prétendu mari à l’espeuse dudit Renchon, que ce ne ly savoit servir, attendu que lorsque ledit relief doit avoir été fait par ladite delle Maroie, elle n’avoit ès dits biens que droit d’humiers, par quoy elle ne pouvoit donner relief préjudiciable à son orphelin, d’autre part elle avoit lors un mari, savoir Willem de Dahlem, qui ne fut vu ni oyu audit relief, par quoy de ses humiers, elle ne pouvoit faire sens ni folie. Quant au consentement que doit avoir fait ledit Constant touchant ledit relief, ledit Renchon dit quece ne peut préjudicier à son espeuse, et ce par les raisons suivantes : 1) sa dite belle-mère ne lui avait fait transport de ses humiers, et d’ailleurs elle ne le pouvait, en tant qu’elle avoit mari et mambour sans lesquels elle ne pouvait agir ; 2) que ledit Constant ne portait desdits humiers ni la propriété ni la vesture, par ainsi ni l’un ni l’autre ne pouvait donner relief, car c’est une règle générale qu’une personne qui ne porte point vesture d’une chose ne peut advestir autrui ; 3) item que ledit Renchon a pour femme la dite Maroie, fille légitime de feu Arnult de Barxhon et de ladite Maroie sa mère, et encore il appert comment Gielette veuve Willeme de Beharmont, après qu’elle eut fait transport de tels humiers qu’elle avoit ès biens litigieux au profit de Willeme et Jehan de Beharmont ses deux fils, et qu’ils eussent relevé la propriété, ils en ont fait reportation, en propriété et humiers, au profit dudit Renchon, comme ladite reportation plus à plein contient. Les choses prescriptes bien considérées, ledit Renchon conclut estre bien fondé en ses forqomands pour parvenir à la possession desdits biens, et que ledit Jehan Andrien est mal fondé et sera en son tort condamné ès despens de ceste pouruite, allencontre de quoi, Jehan Andrien allégua plusieurs raisons : quant à ce que dit l’acteur que Jehan de Hinsbergh sique mari doit avoir sus reporté les biens différencieux au profit de ladite delle de Barxhon pour ses humiers… autres raisons… 11


12 [Tapez ici] Après avoir visenté tout cela, et à la correction de nos chefs les échevins de Liège, qu’avons consultés, nous disons que présentement le dit Renchon signe mari susdit (de Maroie de Barschon) est bien fondé en ses forqomans pour ensuivant iceux avant poursuivre de loy, demorants tous autres héritiers qui y poroient avoir droit poursuivre sur leur droit. Ce jour même, comparut pardevant nous la Justice ledit Jehan Andrier, défendeur, lequel par la bouche de Johannes de Herstal son avantparlier appela ledit Jugement devant les seigneurs et conseillers de notre très redoubté prince et sgr Monsgr de Liège, ad ce commis et fut mis en warde. Item le 2 mars 1522, recomparut devant nous Jehan Andrier, lequel par la bouche de Johannes de Herstal son parlier, renoncha à ladite appellation mais point à son bon droit… Renchon épouse de Maroie fille feu Arnult de Barschon et de la delle Maroie après qu’elle eut fait transport de tels humiers qu’elle avoit ès biens litigieux au profit de Willeme et Jehan de Beharmont ses deux fils et qu’ils eurent fait relief de la propriété, ils la reportèrent au profit dedit Renchon, qui conclut être bien fondé en ses forgomands pour parvenir à la possession des biens… et d’ailleurs Jehan de Huisbergh a renoncé aux biens de Beharmont au profit de ladite delle, mais n’en a pas eu vesture… et pour montrer que l’acteur n’a rien à réclamer sur lesdits biens sinon seulement les 18 muids spelte de rente, vous trouverez par lettres datées du 23 janvier 1507 comment la delle Maroie espeuse audit Jacqmien de Villair, pour ses humiers, et Constant Roussain lors mari à l’espeuze de l’acteur, pour la propriété, ont rendu relief desdits biens à Jehan de Beharmont que le défendeur représente, moyennant payement desdits 18 muids d’épeautre de rente. *** fol. 114 – le 24 avril 1523, Renchon Bredair demorant à Beyne, avec lui delle Maroie de Barxhon son espeuse, faisant partie ensemble, rendirent à tenir d’eux à Jehan Andrier demorant à Beharmont et à ses hoirs et successeurs la Cour, maison, jardin, preits, terres, hayes et cherwaige, etc. de Beharmont, contenants ensemble 40 bonniers environ près des biens de petite Beyne, comme ledit Renchon l’a possédé et que ledit Jehan Andrien les at maniés et possédés et les possède à présent, joindant vers Beyne audit Renchon comme as hoirs Willeame de Beyne, vers Chaynée à Henry de Ransi et as hoirs Jehan de Beasent, vers Liège à preit Willem Beawir comme à bois Gaillart appartenant à Henry Linart, et vers le bois de breust à Henry de Heusay et à Collar demollin ; item encore un preit nommé le grand moiry, joindant vers Liège à Henry de Heusea, vers le bois de breust az biens de Beharmont et vers Chaynée à preit qui fut Willeme Beawier, et ce en nom et profit dedit Jean Andrier qui en fut advesti parmi débittant les treffons qui suivent : 1) aux hoirs Willeame de Beyne, 3 muids et 4 setiers spelte de rente ; 2) et aux hoirs Pirot le bollengier dit de crucefil, pour le preit condist le preit Jehenne, aussi 2 muids sp. rente ; 3) et encore à l’église de Chaynée pour le treffons de Beyne, 10 stiers sp de rente tous lesquels treffons, avec autres si plus en apparoit, ledit Jehan Andrier à ses frais et despens, et en nom desdits conjoints, sera tenu d’acquitter et payer as propres jours qu’ils eshieront, si à temps que lesdits conjoints n’y aient dommaige, sinon Jehan Andrier devra tout restituer ; 4) et encore parmi 34 muids sp. rente, de bonne espelte à 2 deniers près delle meilleure espelte de commun marché de Liège, que ledit Jehan Andrier devra livrer à ses frais et voitures, sur leur grenier en la Cité de Liège chaque an à la St-André apostle ou le Notre Dame Chandeleur à plus tard ; item pour le contrepant, ledit Jehan Andrier a promis de mettre en réparation desdits biens et à deseur de ceux qui sont à présent, dedens le terme et espace de 6 ans prochains la somme de 100 florins une fois, tant en maisonnage comme en arbres à planter ; item s’il advenoit chi après que dedens les 6 ans, ledit remidrement ne fuisse point accompli, quant adoncq les fautes trouvées, ledit Jehan Andrier les devra payer audit Renchon et à sadite espeuze comme dette échue bonnement ; item s’il advenoit que Johan Pacquea de Péville et le grant Simon Neurea le moulnier demandassent aucune rente sur lesdits biens de Beharmont et qu’ils y parvenissent par loy, quant adoncq ledit Renchon et son espeuze promirent de garandir letit Jehan et de le porter quitte en paix. ** C.J. Jupille-Amercoeur, reg. 16, fol. 133 v° – le 13 mars 1526, Johan et Henry, frères, fils de feu linart d’Esneu, parmi lasomme de 38 florins qu’ils ont reçue de Lambert et Johan, frères, fils de feu 12


13 [Tapez ici] Loys de Geer, leur reportent 12 setiers d’épeautre de rente que ces derniers leur devaient sur un demi bonnier de bois et sartaige, stésant assez près de bois gaillart dessous Beharmont, joindant de 2 costés à preit de Beavier, vers Chaynée ausdits Lambert et Johan, et d’autre part au bois gaillart. Ils en sont investis. ** fol. 147 – le 23 avril 1526 – Adam Moreal de Chaynée, sique mambour de l’église de Chaynée, a été resaisi sur Arnot fils Johan le texheur de Beyne en un preit stesant en fons delle Cour dessous Beharmont, joindant d’amont as hoirs Loys de Geer, deseur à Renchon Bredair, vers Beharmont à Jehan de Beharmont, et vers Chaynée à Philippe fils Gielchon de Sohey pour défaut de payement d’un muid sp. rente échu pour la St-André 1524, mais Gielet de Chierff, pour se le garder, purge la saisine, et il reçoit la vesture du bien, et parmi 1 muid sp. de rente que Gielet devra livrer aux mambours de ladite église chaque an sur leur grenier à Liège. ** fol. 167 v° – Henry Hawea et Renchon Bredait – pour purgement, Renchon reprend la vesture de 13 jornals de terre et preit, savoir 10 jornals de terre qui solloient estre trixhe dit le trixhe fawe dessous petite Beyne, joindant d’amont à Henry Lambert de petite Beyne, vers levant à Bauduinet de Chamont, desous à preit qui fut la béghène (sic) de Beyne, à présent Jacquemin de Beharmont, et l’autre pièce, de 3 jornals de preit, gist deseur la maison de Henry Lambert. ** fol. 222 – le 11 mars 1527, Walleain Casset, Johan Olivier et Johan Wallerain, tout par une main et comme représentants à cause de leurs épouses Wileame de Beharmont jadit, relèvent la moitié de tous les biens, cens, rentes, à eux échus par le trépas de feu Wiem de Beharmont, gisans sous notre jugable, et spécialement la moitié d’une Cour, maison, jardin, preits, terres, assise, etc., qu’on dit de Beharmont joindant vers Fléron az hoirs Wiem de Beyne, vers Chaynée as hoirs Johan Mathy et à Henri de Ransy, vers le bois az hoirs Henry de Heusea. ** C.J. Jupille-Amercoeur, reg. 17, fol. 19 v° - le 15 octobre 1527, sur ce que Anselot de Trassengny aie fait forcomander à Oudelette de Beharmont de oester ses mains d’un demi bonnier de terre, joindant vers Beharmont à Mathier Wery, et vers les heuzea as terres de Beharmont, et vers Chaynée audit Anselot – néantmoins ladite Oudelette mescognut l’intention dudit Anselot, lequel en fut mis à monstrance. Anselot exhiba un therme voulant prouver que ce demi bonnier était un appendice de son cherwaige dit del Cour – ce demi bonnier est en henry champ. Anselot y renonce provisoirement, mais pas à son bon droit. ** fol.155 v° – le 24 octobre 1528 – Gielet de Chierff, en échange reporte à Adam Morea un bonnier de preit et haies en lieu-dit en moeriwe (moury) desous Beharmont, joindant d’amont à Constant de Beyne, à présent la veuve Johan André, d’aval vers Chainée à Johan de vingnoule, vers les piesroux à boys delle cour ; item 3 jornals de preit et haies là même, joindant vers le bois de breust à Philippe fils Giele de Sohey, ers. les thiers az biens Johan de Beasent… Dans les charges, rente à l’église St-Nicolas en Oultremeuse à Liège, 20 st. sp. rente – 1 muid à l’église de Chaynée, sur une Cour, maison, etc. à Méhagne que tient Collinet de Méhagne. *** CJ. Jupille, 17, fol. 202 v° – le 23 février 1529 – Anselot de Trasengny a reçu 28 florins de Ydelette veuve Johan Andrier, et il lui reporte 7 journeaux de waide et haies deseur Chaynée, en 4 pièces, dont l’une de 3 journeaux, joindant aux biens de Beharmont. ** C.J. Jupille, 20, fol. 46 v° – relief du 13 avril 1532 – Oudon veuve Jehan Andrier reporte les humiers qu’elle at en tous ses biens, cens, rentes, dont la propriété, après son décès, doit succéder et appartenir à Andrier et Bastin, frères, ses enfants, et nomément une Cour, maison, jardin, preits, terres, bois et haies, avec ses appartenances (terres, etc.) de Beharmont y estantes, en laquelle elle maint présentement, pour sus avoir 14 grands stiers d’avoine de rente. Ce fait, les deux frères relevarent la propriété, et après qu’ils en furent advestis, ils reportarent lesdits 14 stiers d’avoine, grande mesure, de rente au profit de ladite Oudon leur mère, pour en faire sa volonté. 13


14 [Tapez ici] ** id. fol. 201 – le 18 janvier 1533 – Andrier et Bastin, frères, enfants de feu Johan André de Beharmont, requirent à relever et relevarent tous les biens, cens et rentes, à eux échus par le trespas de leurs père, mère et prédécesseurs sous notre jugalbe, nomément une Cour, maison, jardin et assise à Beharmont joindant d’un costé à Renchon Breda, vers Ransier as hoirs Willem de Beyne, et d’aval à ceux delle Cour de Chaynée, et ils en furent advesti, puis ledit Andrier reporta sa part en dits biens, cens, et rentes au profit de Bastin son frère, qui en fut advesti, et pour ce rendage, Bastin devra payer à son frère André la somme de 200 florins Liège une fois, comme suit : ce jour d’hui 100 florins qu’Andrier a reçus ; item dedans le mois de mai prochain, 30 florins ; item en mai 1534, 20 florins ; item en mai 1535, encore 20 florins ; et les autres 30 florins en mai 1536. Item là même, Paulus le charlier et Henry de mont le jeune, seroiges (beaux-frères) desdits Andrier et Bastin renoncharent à tous biens meubles relenqués par feue Oudon leur belle-mère, et ce au profit dudit Bastin leur seroige, moyennant qu’il devra, tant qu’il y sera tenu, payer tout ce que ladite Oudon pouvait devoir où que ce soit, et de même Andrier renonça à ces biens au profit de Bastin. ** C.J. Jupille, reg. 23, fol. 111 – le 13 jan. 1536, Renchon Breda de Beyne remontre comment il avait ci-devant rendu en accense à feu Johan Andrier, père de Bastin de Beharmont certains biens, savoir preits, terres, bois et hayes extantes à Beharmont, et ce parmi acquittant les treffons, et à lui payant 34 muids sp. rente, lesquels biens ledit Bastin possédoit et tenoit, sique représentant son feu père, néantmoins icelui Bastin, de sa pure volonté reporta et donna à tenir audit Renchon Breda une terre prise hors des susdits biens, à son dit père rendu par ledit Renchon, vers Cha(u)mont as hoirs Willeame de Beyne, et vers Chaynée aux biens de beharmont, et ce parmi par ledit Renchon défalkant audit Bastin 4 muids sp. de rente hors de 34 m. sp. de rente susdits, et ledit Renchon en fut advesti. ** id. fol. 111v° – même date – Bastin de Beharmont donne à tenir de lui à Johan de houleu un preit de 3 jornals pris hors d’une pièce à Beharmont, comme ils l’ont séparée pour enseignes (bornes) et stappeaux (piquets), ces 3 jornealx extant vers les hausea, joindant de 2 costés à Renchon Bredan vers Liège à Collart de mollin, et d’autre costé audit Bastin, et ce parmi payant audit Bastin 3 muids 4 st. sp. rente, et pour contrepant, Johan reporta un demi bonnier de terre audit Houleu, joindant à gérar de houleu, vers Beyne à bois de breust et vers Bellaire as enfants Hanchon Francket, et généralement tous ses autres biens en notre jugable. Johan de Houleu est advesti. ** id. fol. 274 v° – le 28 nov. 1537, Collart de Mangnée demorant à Jupille donne à tenir de lui à Bastin de Beharmont une pièce de preit, terre et hayes de 3 bonniers stesante emprès beharmont, joindant d’un costé audit Bastin, d’autre as biens de Heusea, vers le petit moiry à Renchon Breda, et d’autre à Loys Thonnair de Fléron, parmi rendant audit Collart 6 muids 5 stiers sp. rente rédimible parmi 25 florins Lge (par muid ?). Le 11 mai 1538, le susdit Collart, avec son gendre Denixhe de Mangnée. Ce dernier dit vouloir tenir pour bon le susdit rendage, puis les deux reportent à Bastin 5 setiers sp. pris hors des 6 muids 5 stiers sp. rente, et Collart promet de faire ériger sur ledit bien un édifice de la valeur de 40 florins endéans 1 an (mais c’est une erreur du greffier, car c’est Bastin qui doit le faire ériger à ses frais). ** CJ Jupille, reg. 24, fol. 40 v°– le 18 mars 1538 – Bastin de Beharmont reporte la Cour, manson, jardins, preits, terres, bois, hayes, condist la Cour de Beharmont extante audit beharmont, ainsi que feu Johan Andrier son père en avoit été advesti par cidevant ; item encore 7 journals de terre et hayes desous Beharmont en plusieurs pièces, à savoir un demi bonnier de terre joindant à Henri de Ransier (Ransy), et vers Liège aux biens de Beharmont ; trois journals de terre, bois, hayes, joindant vers Chaynée à Henry de Ransier, et enfin deux jornals de haies et buissons entre les biens de Beharmont, et ce au profit de Renchon et delle Marie, conjoints, qui en furent advestis, moyennant payement des treffons là où il appartient. Renchon et Marie susdits reportent un preit de 3 jornals pris hors des biens de Beharmont, joindant vers les Heusea aux conjoints, vers Liège à Bastin ; item une terre et haie (=taillis) de 3 journaux, condist le thier Pirar, assez près, joindant au bois de Breux, et vers Liège à Grégoire de Beyne. ** C.J. Jupille, reg. 25, fol. 19 – juin 1539, Renchon Breda, demeurant à Beyne et delle Marie son espeuze, reportent une Cour, manson, jardins, preits, terres, bois et haies condist la Cour et biens de 14


15 [Tapez ici] Beharmont audit Beharmont, contenant 40 bonniers, pris hors des biens de petite Beyne, joindant vers Beyne aux conjoints, vers Chaynée à Henry de Ransier et aux hoirs Johan de bealsent, vers Liège à preit Willeame Beawier et à bois gailhart, et vers le bois de Breux à Henry de Heusea et à Collar de Mollin, et ce au profit de Peter Bex, représenté par Willeame de Relinghen, procureuru en la Court de Liège, pour sus avoir 5 muids spelte de rente, pour une somme reçue de 250 florins Liège. ** id. fol. 54 – le 21 octobre 1539, Bastin fils de Jehan Andrier de Beharmont reporte un preit qu’on dit la petite moiry, joindant vers Beyne alle terre au fawe (hêtre), vers Chaynée à Johan de heuzea, et vers le bois de breust audit Bastin, d’autre côté à thier Pirar, et il reporte aussi ses autres biens, pour sus avoir un muid d’ép. de rente, pour somme reçue de 50 florins Liège. ** id. fol. 106 v°– le 5 janvier 1540, Bastin de Beharmont reporte un bonnier de terre emprès des heusea, qu’on dit en thier Pirar, joindant d’amont au bois de breust, d’aval à Grégoire de Beyne, vers Fléron, à Renchon Breda de petit Beyne, pour sus avoir 14 setiers d’avoine de rente. **id. fol. 19 v° – Renchon Bredar demeurant à Beyne, avec lui delle Marie son espeuze, reportent une Cour, manson, jardin, preits, terres, bois et haies qu’on dit la Cour de Beharmont, de 40 bonniers, pris hors des biens de petite Beyne, joindant vers Liège à preit Willeame Beawier, et à bois gaillart, vers le bois de breust à Henry de Heusay et à Collar de mollin, et ce au profit de Pieter Bex pour lequel accepte Guillaume de Relinghen, pour sus avoir deux muids d’ép. de rente, en outre les 5 muids d’ép. de rente reportés par les deux conjoints le 17 juin 1539. ** C.J. Jupille, reg. 26, fol.103 – le 23 mai 1541, Bastin de Beharmont reporte à messire Henry de Bolland, prêtre desserviteur (curé) de Chaynée un preit de trois journals desous Beharmont en lieu-dit moiry, joindant vers Beyne à Renchon Breda, vers Liège aux biens de Heuzea, vers Breust audit Bastin, et d’autre côté à pied de thier qu’on dit thier Pirar, et ses autres biens pour sus avoir 17 setiers d’ép. de rente, pour somme reçue de 105 florins 10 aidans. ** fol. 176 – le 10 novembre 1541, record pour Renchon Bredar de Petite Beyne, acte procédant de Monsieur l’Official de Liège touchant la Cour, maison et assise dits petite Beyne emprès Fléron, avec Beharmont emprès icelles aisemences dans notre baillerie de pont d’Amercoeur. La Court confirme que tous ces biens sont dans la baillerie de si longtemps qu’il n’est mémoire du contraire. ** C.J. Jupille, reg.30, fol. 256 – le 10 novembre 1545, Beatrix veuve Peter Bex en son vivant notaire en la Court de Liège, avec elle Peter son fils, et Godefroid de Lacu sique mari et mambour de Jehenne son espeuze, fille à ladite Beatrix et de feu Peter Bex, fournissant à la roffre faite par Johan Goeswin dit de Beyne le 29 novembre 1544 et à autres adjours faits à quinzaine comme de grâce pour mettre sus la vesture de la rente sous-écrite, reportarent audit Johan sique proisme à Renchon Bredar de petite Beyne et damelle Marie son espeuze, suivant la rescosse que ledit Johan faisoit, mêmement les deniers remboursés à elle ladite Beatrix avec frais et lettres, en toutes monnaies, de 7 muids d’ép. de rente, savoir 5 des dits muids le 17 juin 1539, et les autres 2 muids un temps après, iceux situés et gisans sur une Cour, maison, jardins, preits, terres, bois et haies qu’on dit la Cour et biens de Beharmont, contenant ensemble 40 bonniers, pris hors des biens de petite Beyne, joidants vers Beyne auxdits conjoints comme aux hoirs Wiem de Beyne, vers Chaynée à Henry de Ransier comme aux hoirs Johan de Bealsent, vers Liège à preit Wiem Beawier comme à bois gailhart, et vers le bois de Breust à Henry de Heusea et à Collar demollin, et généralement tous autres biens contenus en lettres, et ils s’en déshéritarent en profit dudit Johan Goeswin de Beyne qui en fut advesti, si avant que de nous ils sont mouvans. ** id., fol 273 – le 11 décembre 1545, Colette de Barxhon, l’un des 4 conseillers de la Cité de Liège, fournissant à la rescosse (rédemption) que lui fait Ernult de Crisgnée sique proisme à Rennechon Bredar de petite Beyne, avec damelle Marie son espeuze, de la rente, sous-écrite, avec la somme de 256 florins 4 aidans Liège, en tous escus d’or à soleil, chaque pièce pour 7 florins, compris le principal (capital) de l’achat de la rente, et les despens de Justice et lettres montant 6 florins 4 aidans, de 10 (ou 6 ?) muids spelte de rente, gisans sur un cherwaige dit de Beharmont, soit une Cour, maison, jardin et 15


16 [Tapez ici] assise à Beyne, joindant vers Beyne aux hoirs et représentants Wiem Goeswin dit de Beyne vers Liège au bois gailhar, vers Chainée aux représentants Johan Mathier et vers Vaulx (sous Chèvremont) à Mathier Wery, contenans ces biens, 40 bonniers, et généralement tous autres biens contenus en lettres. ** C.J. Jupille, reg. 39, fol. 149 – le 16 mars 1557, Guilheame de Lymbourg partie faisant pour le couvent des Escolliers oultre-meuse à Liège (devenu après la Caserne Fonck, etc.) accède au relief que fait à l’égard dudit couvent Damoiseau Silkin de Barxhon, seigneur de Neufmesnil, lequel tient un demi bonnier de preit appartenant au couvent et gisant en mouri en fond de Beharmont, joindant vers Chaisnée à thier Henry par deseur aux biens de petite Beyne, et d’autre costé aux biens et preits Arnult de Barxhon, à présent ledit Cilkin de Barchon, et encore un journal de preit joindant au preit susdit et des autres costés aux biens de Barxhon. Donc Cilkin relève ces biens, moyennant payement au couvent, soit à ses receveurs, de 2 muids d’épeautre de rente. ** C.J. Jupille, reg. 40, fol.123 v° - le 24 novembre 1558, Damoiseau Silkin de Barxhon, seigneur de Neufmesnil, remontre comment il a fait ajourner pardevant nous Johan Goeswin dit de Beyne, jadis maître (bourgmestre) de la Cité de Liège par Collar Delhez sergeant, pour venir à rescosse de 21 muids et demi d’ép. de rente que ledit Silkin estoit tenu et redevable audit Johan pour cause de rendage à lui fait pardevant nous le 22 avril 1555 d’une Cour, maison, jardin, preits, terres, bois, haies, etc. contenant 18 bonniers environ (sic, où sont les 40 bonniers traditionnels ?) en 2 pièces à Beharmont, pour prendre vesture des 21 muids et demi. Silkin est advesti de cette rente. ** id. fol.154 – le 27 février 1559, messire Henri de Bolland, prestre, donne à tenir de lui à Piron Wery de Chainée 3 journals de bois, waide, haies, gisans desoub Beharmont, joindant vers Chênée et Chaumont aux représentants Henri de Ransier deseur, et desous audit Piron et à Johan son frère, moyennant par ledit Piron payant audit messire Henri 1 muid spelte de rente, lequel muuid icelui Piron sera tenu de rédimer endéans l’an prochain moyennant la somme de 106 florins liège, et Piron est advesti. Item le 1er décembre 1559, messire Henri de Bolland fournit à la rédemption que lui fait ledit Piron, qui est réadvesti en ce muid sp. de rente. ** C.J. Jupille, reg. 50, fol. 79 – vers février 1575 – Bastin de Behiermont (sic, Bouharmont) fait un échange avec damoiseau Silkin de Barxhon, échange d’un preit contre une waide emprès de bois de Breux. (Ces deux se sont-ils partagé la grande cense des 40 bonniers ?) ** C.J. Jupille, reg. 60 – le 13 février 1588, réalisation d’un acte plus ancien : … à Beyne, une maison, jardin, cortil, etc. et pièce sur Chaynée, joindant vers Bexharmont (sic, Bouharmont) à Martin Wery, vers Vaulx au même Martin, et d’autre costé alle rivière de Vesdre et au réal chemin. ** C.J. Jupille, reg 70, fol. 50 – le 7 août 1604, Franck dellesemme sique mari d’Agnès fille de feu Henry Stienne de Bellaire fournit à la rédemption que lui fait Stas Thiery de Beyne de 2 muids sp. rente dont il avait été advesti le 18 juin 1565 à la reportation de Jehan fils de Bastin de Beharmont. ** C.J. Jupille, reg. 90, fol. 365 v° – Bastin de Beharmont émancipe Bastin son fils absent, le 8 avril 1636, et il lui crée une rente de 10 aidans affectée sur sa maison, jardin et assise qu’il possède à Romsée. ** C.J. Jupille, reg. 100, fol. 425 – le 4 nov. 1650, Barthélemy Pirson demeurant à Chamont, pour 600 florins Liège, reçus de Bastin de Beharmont lui donne à tenir un jornal de terre à Romsée, en lieu-dit marulle, joindant vers levant et midi à la veuve Stienne delle haye le loup, vers couchant alle voie de Romsée à Prayon. Le rendeur se réserve toutes mines et charbons sous cette pièce. ** C.J. Jupille, reg. 100, fol. 22 – le 17 juin 1647, Jean le Charlier reporte à son frère Gielet une Cour, maison et une graingne extant desoub Beharmont, avec un bonnier de jardin et terre, joindant d’amont as représ. de sieur Arnuld de Barxhon, d’avail à Gielet de Geer dit de Brialmont, et d’autre côté audit Jean rendeur, et ce parmi payant, en acquittant ledit Jean de toutes charges et redevabilités que ladite 16


17 [Tapez ici] maison et biens sont tenus aux sgrs treffonniers, et pour les cruis du rendeur 31 dalers, que Jean a reçus. ** C.J. Jupille, reg. 110, fol. 85 v° - le 30 mai 1659, devant notaire, noble Nicolas des Preits de Barchon et Mme Margaritte de Brialmont sa compagne reportent au profit du sieur Lambert de Neuffcourt leur maison, cour, assise, graingne, brassine, estableries, appendices, jardins, preits, terres arables, mais exclus les chaudières et tous autres instruments et ustensiles d’icelle brassine contenants 50 bonniers extans à la petite Beyne, exclus aussi un tierchal jornal de terre gisant entre les terres de Bouharmont, et cela moyennant payement par ledit sieur de Neuffcourt pour chaque bonnier la somme de 700 florins bbt une fois, et outre ce la somme de 600 florins bbt une fois pour un vin de stuit, voir que dans la mesure à faire sont compris ladite maison, cour, establerie, graingne, brassine et tous appendices, et se devra faire mesure de leur assise, et aussi moyennant payement à Mme l’Abbesse et Couvent de Robertmont de 2 muids spelte de rente ; à Mre Jean de Lathour ou ses représentants de 4 muids un demi setier ; à Mathieu L’hoest de 1 muid 2 setiers ; au Révérend Prieur et Couvent des Chartreux lez Liège de 3 muids 5 setiers ; à Claes Freson, de 4 setiers, à Piron Lambinon, de 3 setiers ; aux représentants de feu l’échevin Paludanus de 4 setiers ; à l’hospital St-Jacques en Liège de 3 muids ; à la chapelle de Grivegnée de 3 setiers et demi ; au curé et au marlier de Chaisnée de 1 muid ; à l’église de Chaisnée de 17 setiers et demi ; à la fille Lanthin de 3 setiers ; au sieur Libert de Flémalle de 2 muids ; aux représentants Oger Scronx de 14 setiers ; à la chapelle de N.-D. à Chaisnée de 1 muid, faisant ensemble 24 muids et 2 quartes d’épeautre. L’acheteur Neuffcourt paie aussitôt la somme de 4000 florins bbt, avec 166 souverains d’or, un double ducat, etc. – Pas d’intérêts à payer pour le restant, mais il devra payer 20 muids 2 quartes pour la St-André, et si l’on venait à purgement de la saisine procurée ou purgée par ledit sieur des Preits de Barxhon sur le bien de Bouharmont, ledit sieur de Neuffcourt devra se conformer aux contrats faits les 21 et 22 novembre 1628 entre le premier nommé et le sieur Arnould des Preits son frère au regard des houilles et passage y repris. Les vendeurs obligent envers le sieur de Neuffcourt leur cour, maison, jardins, terre, etc. extans à Beyne, item 25 muids spelte de rente que leur doivent Gilles Delvaux et consors sur leurs biens à Soheit. Fait devant le notaire Jean Patron en la salette par terre de la maison de petite Beyne ci-dessus transportée, présents Léonard Wertea de Chaisnée, Nicolas Lambert Jacques, de Tilff, serviteurs domestiques du premier nommé, et Jean-Baptiste Crawion, cocher du sieur Neuffcourt. ** fol. 112 v° – le 23 juin 1659 (cet acte ne concerne pas directement la cense de Bouharmont, mais un vaste domaine boisé qui s'effrite tout doucement, à savoir le Bois de Breust et Bellaire, qui couvre toujours, en principe, une superficie de 400 bonniers, et que possède Son Altesse notre prince-évêque, au profit de la mense épiscopale, sa chambre des finances. Jean d’Angleur, prélocuteur devant les Echevins de Liège, exploitant au nom de S.A. Sme notre Prince de Liège, selon sa commission lui donnée par S.A. et sa chambre des Comptes le 20 courant, donne à tenir de S.A. et de sa table épiscopale à Pierre Lambert demorant alle cowe de bois (Queue-du-Bois), juridiction de Jupille, 7 verges grandes et 16 petites de terre en lieu-dit az marlières à la Cowe des Bois, joindant vers levant et Fléron à la pièce d’en bas, vers midi à Denis Franckot de Wayouri, et vers Beyne aux représentans Denis de Wayouri ; item 4 verges grandes la-même, joindant vers midi aux représentants Denis Henry Jean Jésus (sic) vers Beyne à Jean Pirotte, et vers Meuse aux 7 verges susdites ; item 4 verges grandes, joindant vers couchant à la veuve Henri Michel Lange, soit ensemble 16 verges grandes prises ens et hors les limites des 400 bonniers compétants à S.A. hors des Bois de Breust et Bellaire, tant en vertu des droits qu’il y avait que du traité fait entre les commis de feue S.A. d’heureuse mémoire notre Prince Ferdinand (de Bavière) et les surcéants et députés des 4 paroiches du Baillage d’Amercoeur le 19 mars 1618, et à ladite Court le 19 septembre ensuivant, et ce parmi par ledit Pierre Lambert et ses ayant causes payant à Sadite Altesse et à sa Table épiscopale pour et à la montant de chaque bonnier (l’acte ne concerne que 4/5 de bonnier !) 2 philippe dallers de rente par an en espèces ou leur vraie valeur au jour du payement échéant à la St-André apôtre, à payer en Liège, ou à la Chandeleur au plus tard, et à charge et condition que ledit Pierre devra laisser suivre à chacun des surcéans les marles et terres de foulon qui se retrouveront dans lesdites pièces, autant que chacun en aura à faire pour sa commodité, sans les pouvoir mener ni permettre d’être menées hors des dites 4 paroisses, et ce en payant dommages et doubles dommages, savoir 12 patars à la montant de chaque verge grande, mesme de laisser les grands réals chemins en tel estat qu’ils estoient l’an 1618, les 17


18 [Tapez ici] autres réals chemins de 32 pieds (de large) ainsi qu’ils ont esté devisés par la mesure faite, s’obligeant ledit Pierre envers S.A. et sa table, pour quel ledit seigneur d’Angleur accepta. Fait en la maison du notaire Milemans en la paroisse St-Séverin en Liège. Dans les registres (très nombreux) qui suivent, on a grand-peine à retrouver la cense de Bouharmont, mais pas le nom lui-même. Au registre 120 (ans 1667 à 1669), on trouve au folio 398, un Jean Bastin de Bouharmont, qui est dit résider audit lieu, et prendre en bail de Jean Maket résident au bois de Breust un demi journal de terre… mais il se trouve sur le houlleux (houilleux) deseur Jupille ! On trouve des Bouharmont un peu partout … sauf à la cense ! Au registre 125 de Jupille, fol. 190 v°, le 17 mai 1675, le mayeur de la Court d’Amercoeur, Nicolas Libert, qui est aussi commissaire de la Cité de Liège, acquiert un pré à Romsée, qui joint vers le levant à Bastin fils de feu Hubert de Houbarmont (c’est évidemment Bouharmont), mais on est loin de la cense ! Et au registre 130 (en 1681-1683), on rencontre, au folio 58, un Pirotte Bouxharmont, mais il habite… aux trois chaisnes, sur Ayeneux. Le susdit Basin de Bouxharmont est son frère, et ils sont fils de Hubert de Bouxharmont. Par contre, ce que l’on trouve facilement à cette époque dans les registres de la Court d’Amercoeur, c’est le développement de l’exploitation du charbon à Beyne-Heusay et la région. Au registre 160, on trouve Anne Marie Bouharmont, demeurant au bois de Breust, et son frère Jean Bouharmont, en 1753, ils sont les enfants de feu Jean Bastin de Bouharmont. Et au folio 331, le 21 novembre 1754, c’est Elisabeth Bouharmont, veuve de Gille Soxheur, qui émancipe son fils Jean, mais on ne voit pas où ils habitent au juste. Registres de population Beyne-Heusay – au 19ème siècle *n° 42-39 index popul. 1847 à 1856 – p.31, n° de maison 47. Le nom Bouharmont est absent 1. Ida Bouharmont, sans prof., née à Heusay, 70 ans, célibataire, décédée le 30 mars 1854. 2. Barbe Jos. Bouharmont, sans prof, née à Heusay, 68 ans, décédée à Heusay le 24 mars 1852. 3. un domestique Antoine Vandermeulen, né à Hombourg, 33 ans 4. une servante Cath. Estienne, née à Tignée, 16 ans, tous deux célibataires. (rien d’autre concernant Bouharmont-Ste-Anne, dont on ne voit même pas les noms) *n° 55 (popul. 1890-1900) index fol. 230 – Jean fr. Jules Bouharmont n° 670 – Remy Lempereur, né à Melen en 1861, fermier, venu de Meersen (Holl.) en 1891 ; sa femme Marie Grailet, né à Mele.n en 1865 4 enfants, nés à Evegnée, Meersen, Beyne-Heusay (1892) – ont une domestique après eux, les Bartholomé-Ancion, de Soumagne, cultivateurs. 4 enfants et domestiques. *** Sainte-Anne (ferme), n° 671 – cultivateurs Jacques Jos. Nihon, né à Trembleur 18 déc. 1822, marié à Trembleur le 29 avril 1859 avec Marie Jos. Arnolis, né à Trembleur 6 juillet 1841 – ils sont venus de Cerexhe-Heuseux le 28 mars 1888, et ils sont sortis pour Poulseur le 26 mars 1897. Enfants : 18


19 [Tapez ici] 1. Pierre Fr. Nihon, né à Trembleur le 27 juillet 1862, cult. 2. Jacques Léon Jos. Nihon, né à Trembleur le 28 juin 1864, cult. 3. Henri Jos. Nihon, né à Trembleur le 28 juin 1866 – il se marie en 92 avec Marie Catherine Wilmotte (le 20 janv. 1892, ils passent au fol. 158/2) 4. Marie Cath Nihon, née à Trembleur en 1870 5. Jules Jos. Nihon, né à Trembleur en 1872 6. Marie Marg. Nihon, née à Trembleur en 1877 7. Dieudonné Nihon, né à Trembleur en 1879 8. Armand Nihon, né à Cerexhe-Heuseux le 30 avril 1883 Les parents sont sortis avec les enfants pour Poulseur en 1897. Henri Nihon et sa femme sont d’abord dits cultivateurs, puis marchands de lait. Après, les Nihon, sortis en 1898, arrivent de Charneux. Jean Pierre Scheen, cultivateur, né à Walhorn de père belge le 27 mai 1843, il se marie à Welkenraedt le 25 avril 1871 avec Anne Cath. Vanderheyden, née à Teuven le 2 février 1843, et il est fils de Jean Nic. Scheen et de Marie Jos. Kohlen qui est fille de Jean et d’Isabelle Putters. Leurs enfants sont : 1. Marie Elis. Hub. Scheen, née à Baelen en 1872, mariée le 24 juillet 1901 à Beyne-H. avec Mathieu Jean Jos. Patureau, domiciliés à Olne, ils sont cultivateurs et partent pour ChênéeBéchuron en 1901 2. Nicolas Hub. Scheen, né à Baelen le 30 mars 1874 3. Hubertine Isabelle, née à Baelen le 15 février 1877 4. Jean Hubert, né à Hombourg en 1878 5. Marie Hubertine, née à Hombourg en 1880 6. Pierre Joseph, né à Hombourg en 1881 7. Jean Nic. Hubert, né à Hombourg en 1883 8. Anne Cath Hub., née à Hombourg en 1884 Reg. Popul. 1880 - 1890 N° 460 à Bouharmont N°51, les Nihon, Jacques, Jos. fol. 460 (10 prénoms avec le père, orthographiés Schêne, au fol. 210 – Après Armand, né en 1883 à C.H., il y a eu Emile Jos. né à C.H. le 10 décembre 1886, mais décédé à Beyne le 2 juillet 1888. *mais plus loin, 4 folios Bouharmont Au folio 454, n° 399 de maison 1. Thérèse Françoise, Constance dit Fanny Ortmans, née à Verviers en 1827, veuve Gilon, cult. ; elle est décédée le 13 déc. 1884. 2. Son fils Léon Georges Fr. Gilon, né à Verviers en 1849 – époux de Sophie Amélie Schweitzer, résidente à Paris, rue de la Cerisaie, 18 – cult. – comptable. Il est passé à Paris, rue Fontaine, 2, le 6 oct. 1888 – lui délivré changement domicile pour Anvers, n°2-6, le 18 sept. 1896. 3. Marie Rosalie Jallet, né à Huppaye (Brabant) 1856, servante, sortie pour Fontaine-Valmont (Hainaut) en 1887. 4. Nicolas Tychon, né à Wittem (Holl.) 1869 (ou 49 ?) domestique, entre de Chênée le 13 avril 1883, sort pour Chênée en 84, rentre de Chênée en 86, ressort pour Wittem en 86. 5. Martin Zell, né à en Eupen 1832, entré de Verviers en 85, comptable, sort en 87. 19


20 [Tapez ici] 4) La grange du Val-Benoît (abbaye) à Beyne ou Cense de l’abbie à Beyne-Heusay Cette ferme Peters ou Franckson, selon le nom de ses derniers locataires jusque dans la seconde moitié du 20ème siècle est à présent un restaurant avec chambres d’hôtes. Ce magnifique et grandiose ensemble, depuis des siècles, côtoye la grand-route de Liège à Aix-la-Chapelle. Ces bâtiments encadrant une grande cour, ouverte vers l’extérieur par une grande porte charretière, dont l’arcade de pierre porte à son sommet la date (et peut-être un blason) sont un des édifices les plus anciens et les plus importants de Beyne-Heusay. C’est l’ancienne « grange » de l’abbaye du Val-Benoît près Liège, dont il est fait mention déjà en 1282. Au bord de la chaussée Liège-Aix, et au coin de la rue descendant vers la Neuville et Moulins-sous-Fléron, elle est à 10 km de Liège et à 2 km et demi de Fléron. Sur l’autre côté de la grand-route, la rue de (l’ancienne) gare qui était toute proche, puis la rue de l’hôpital (la vieille Maladrie de l’ancien régime). Avant de remonter très loin dans les siècles jusqu’au cœur du Moyen-Age, il nous paraît opportun de produire ci-après quelques actes d’avant et après le Régime français. ** Déclaration de la succession de Madame Marie Catherine Franckson, épouse de Mr. Louis de Lognay qui l’autorise, rentiers-propriétaires domiciliés aux Moulins-sous-Fléron, commune de Queuedu-Bois, où ils élisent domicile, déclarent que Mme Marie Varlet, épouse de Ferdinand Franckson, rentière propriétaire, est décédée aux Moulins-sous-Fléron, commune de Queue-du-Bois, où elle a eu son dernier domicile, le 23 janvier dernier, que lesdits époux Franckson sont nés l’un et l’autre en la commune de Beyne-Heusay, laquelle était régie par les coutumes du Pays de Liège, et que leur mariage ayant eu lieu à la municipalité de Fléron le 19 juin 1800 (prairial an VIII) a été régi par les mêmes coutumes, lesquelles accordent au conjoint survivant la propriété pleine et entière des meubles et l’usufruit des immeubles. La loi du 17 décembre 1851 s’appliquera au décès dudit Mr. Franckson – les immeubles énumérés (6 grandes pages de maisons, cours, terres, prés, etc. sur Beyne montent, pour une première partie, à un 20


21 [Tapez ici] revenu de 271 frs 53 pour le non bâti, et à 39 frs pour le bâti. Suivent les acquêts de la communauté, ils se montent à 4759 frs 92 pour le non bâti, et 1726 frs pour le bâti. Total : 4797 frs pour le non bâti, et 1744 frs pour le bâti, etc. Pour cette seconde partie, il y a les biens sur Beyne, Queue-du-Bois, Fléron, Romsée, Chênée, Vauxsous-Chèvremont et Jupille. Mais il y a encore les rentes. Droits payés en 1847. *** Déclaration de la succession de Mr. Ferdinand Franckson, décédé à Beyne le 20 juin 1860. Mr. Louis de Lognay et Marie Catherine Franckson son épouse, demeurant au hameau de Moulinssous-Fléron, commune de Queue-du-Bois, déclarent que Mr. Ferdinand Franckson, leur père et beaupère, veuf de Madame Catherine Varlet, rentier propriétaire domicilié à Fléron, est décédé ab intestat à Beyne le 20 juin 1860, que sa succession est entièrement dévolue à ladite dame de Lognay, et se compose comme suit : liste des biens acquis pendant la communauté qui a existé entre le défunt et son épouse (suit une liste interminable de maisons, cours, vergers, prés, terres, à Beyne-Heusay, notamment à Bouharmont : B148 : terre, B145 : terre, B141 aussi une terre. Et un étang au Baty, de 1 are 74. Et au Chaudthier, un bois B640, de 1 ha 10 ares 25. (le 19 février 1865, Mme veuve de Lognay a fait une donation à Mademoiselle Eugénie de Lognay sa fille, dans le contrat de mariage de celle-ci, par acte passé devant Maître Eugène Grégoire, notaire à Beyne.) *** Pétition pour le Citoyen Wathier Malherbe, acteur, contre le chapitre et monastère du Val-Benoît lez Liège, défendeur R. Moxhon. « Le ditoyen Wahieu Malherbe remontre que tant en sa qualité propre qu’à titre de cessionnaire de la veuve Barthélemy Minguet, il soutient contre les religieuses du Val-Benoît lez Liège une action tendant à purgement des biens qui ont ci-devant appartenu à Barthélemi Minguet, à Léonard Quaré fils de Hubert Lequaré, à Paschal fils de Thomas Leclercq et à autres plus amplement repris au consent à possession en date du 5 avril 1750, dont il se fait reproduction. Il vous remontre en outre que cette action intentée depuis le 22 mars 1791 n’a pas souffert la moindre contestation, mais que les acteurs ayant duement qualifié leurs personnes, ledit monastère a produit ses états afférant à purgement de manière que toute la difficulté consiste à voir si tous les postes rapportés auxdits états sont tels que ledit monastère ajourné vous l’expose, si la partie actrice est tenue de refournir la somme de 23.823 florins – 14-0 répétés adversairement... ». J.M. Moxhon, constitué du pétitionnaire. *** le 4 novembre 1806, pour en exécution de la commission me délivrée par le Préfet de l’Ourte en date du 1er septembre 1806, enregistrée à Liège le 4 dito, je soussigné expert, domicilié à Liège, me suis transporté, assisté de Mr Delsemme, maire, et les adjoints de la commune de Beyne sur un bien national, situé sur le territoire de ladite commune, lequel provient du ci-devant Val-Benoît Lez Liège, exploité sans bail par Nicolas Franckson, lequel nous a déclaré être d’un revenu annuel de 679 florins 93 centimes, et après avoir parcouru ledit bien avec le maire-adjoint et le fermier que nous avons requis à cet effet, et avoir pris tant d’iceux que du receveur des domaines de l’arrondissement les renseignements nécessaires sur icelui, et notamment sur l’avantage ou le désavantage qui pourrait résulter de sa division, ou de la non-division, nous avons déterminé qu’il n’est pas dans le cas d’être divisé, et qu’il doit former un seul lot d’adjudication ; en conséquence, nous avons procédé à a reconnaissance des limites dudit bien et à l’estimation des objets qui le composent, ainsi qu’il suit : 1) une maison, grange, écurie, étables, cour et dépendances, avec 87 ares 18 ca de pré y attenant, situé à Beyne, tenant du levant à Mathieu Léonard et François Belleflamme, du midi à la chaussée qui tend de Liège à Verviers, du couchant à la pièce suivante, et du nord encore à Mathieu Léonard. 2) 65 ares 38 ca de terre situés dans le même endroit, tenant du levant à la précédente pièce, du midi aux bâtiments de la ferme, du couchant à une voie qui tend de Beyne au Moulin sous Fléron, et du 4ème côté à Mathieu Closset. 3) 1 ha 30 ares 74 ca de terre, situés en boubaille, commune de Beyne, tenant du levant à une voie qui tend de Beyne au Moulin sous Fléron, du midi à Denis Colette, du couchant à la veuve Thomas Pirotte, et du nord à Sylvestre Franck, à un Falize représentant Chèvremont de Liège, et à une terre 21


22 [Tapez ici] domaniale tenue à bail par la veuve Jean Belleflamme, hors de laquelle Hubert Quarré réclame 43 ares 59 ca. 4) 43 ares 59 ca situés au Champ de Beyne, tenant du levant à Mme Grandchamps du midi à la même dame, du couchant à Simon Haway, et du nord à Louis Beaujean et Nicolas Parmentier. 5) 17 ares 45 ca de terre situés au Champ de Beyne, tenant du levant à Ida Fléron, du midi à Antoine Denis, du couchant à Mme Grandchamps et du 4ème coté à l’avocat D’or. 6) 34 ares 90 ca de terre situés au Champ de Beyne, de terre, tenant du levant à Louis Beaujean, du midi à l’avocat D’or, du couchant à la veuve Evrard, et du 4ème côté à la veuve Jean Belleflamme. 7) 95 ares 90 ca de terre, au Champ de Beyne, tenant du levant à Mr l’avocat Spineux et au domaine national, du midi à Simon Joyeux, à Mme Grandchamps, à Henri Jos. Fagard, à la veuve Barthélemy Crotay et Louis Beaujean, du couchant à la veuve Jean Belleflamme et à Ida Fléron, à H. Haway, tenus à bail par Olivier Lecharlier, à Hubert Lequarré et Louis Beaujean, et du nord à Nic. Franckson. 8) 26 ares 13 ca de terre au Champ de Beyne, tenant du levant à Hubert Lequarré, du midi à Ferdinand Franckson, du couchant à Simon Joyeux, et du nord à Mr l’avocat Spineux. 9) 34 ares 90 ca de terre situés là-même, tenant du levant à Noël Henvaux et à Mr. Soleil, tenue par Louis Grailet à la veuve Lecharlier et à Jean François Defaÿs, du midi à Lambert Gilson, du couchant à Mathieu Léonard, et du 4ème côté à Mr. l’avocat D’or. 10) 87 ares 18 ca de terre là-même, tenant du levant à Hubert Lequarré et Mathieu Léonard, du midi à Lambert Gilson et Simon Joyeux, du couchant à Mathieu Léonard, et du nord à Jean Detrooz. 11) 13 ares 7 ca de terre à la Tiersny, tenant du levant à la veuve Jean Belleflamme et à Jean Detrooz, du midi au doyard du curé, tenus à bail par Rolan Barhélemy, maire de Fléron, du couchant à Noël Henvaux et du nord à Hub. Lequarré. 12) 43 ares 59 ca de terre au Champ de Billy, sur Beyne, tenant du levant à Laurent Rener et à Léonard Varlet, du midi à Noël Massart, du couchant à Mathieu Léonard, et du nord à l’avocat Spineux, avec une présente. 13) 69 ares 75 ca de terre au Champ de Billy, tenant du levant et midi à la veuve Jean Gilles Belleflamme, du couchant à Mathieu Léonard, à Louis Grailet, Lambert Gilson et l’avocat D’or, et du nord au royal chemin. 14) 26 ares 15 ca de terre au Champ de Billy, tenant du levant à la veuve Jean Gilles Belleflamme, du midi à une voie qui tend de Beyne à Magnée, du couchant à Hubert Lequarré et du nord à Mathieu Léonard. 15) 59 ares 67 ca de terre au champ de Romsée (sur Beyne) tenant du levant à Mme Grandchamps, du midi aux hoirs Jean Henri Heuskin, du couchant à la veuve Jean Gilles Belleflamme, et du nord à Nicolas Franckson, à Ferdinand Franckson, Hubert Lequarré, Noël Henvaux et Mathieu Léonard (cette pièce est traversée par un chemin d’aisances). 16) 69 ares 75 ca de terre au Champ de Romsée, tenant du levant à l’avocat D’or et à la veuve Jean Gilles Belleflamme, du midi à un chemin qui tend de Beyne à Magnée, du couchant à Antoine Denis et Henri Jos. Fagard, et du nord à une vieille voie qui tend de Beyne à Magnée (cette pièce est traversée dans deux endroits différents par deux chemins d’aisances). 17) 87 ares 18 ca de terre au Champ de Romsée, tenant du levant à Henri Jos. Fagard, du midi à la veuve Jean Belleflamme, du nord à la voie qui tend de Beyne à Magnée (cette pièce est aussi traversée par deux chemins d’aisances). 18) 61 ares 3 ca de terre au Weristerre (commune de Romsée), tenant du levant à l’avocat D’or, du midi à la veuve Jean Belleflamme, du couchant à la veuve Mathieu Nizet, et du nord aux enfants Noël Debouny (piedsente). 19) 87 ares 18 ca de terre là même, tenant du levant à la veuve Mathieu Nizet et à la veuve J. G. Belleflamme, du midi à la veuve Nic. Collette, du couchant à la voie qui tend de Beyne à Chaumont, et du nord à la veuve Mathieu Nizet. 20) 1 ha 74 ares 30 ca de terre à la fosse Graffar (Graffau) et Maquette sur le pilotte (commune de Beyne) tenant du levant à la veuve Barthélemy Croctay à Mr. le Baron de Villenfagne, Ferdinand Franckson et Hubert Lequarré, du midi à Remi Mawet, du couchant à Mme Grandchamps, Laurent Gevois, et à Ferdinand Franckson représentant Jean Jacques Rousseau, et du nord à la voie tendant de Beyne à Chênée, hors de laquelle terre Hubert Quarré réclame 30 ares 51 ca (comme au n°3 !). 22


23 [Tapez ici] 21) 5 ha 23 ares 13 ca. de terre à Bouharmont sur le pilotte (commune de Beyne), tenant du levant à une voie qui tend de Beyne à Ransy, du midi à l’avocat D’or, et au bois de Ransy, du couchant à Mr. de Villenfagne, et du nord à un chemin qui tend de Beyne à Chênée, hors de laquelle terre Hubert Quarré réclame 78 ares 46 ca. (encore !) 22) 39 ares 23 ca de prairie au baty, tenant du levant à un chemin qui tend de Beyne à Chênée, du midi à un autre royal chemin qui se rend à la chaussée, du couchant à la veuve Mathieu Nizet et à Louis Labeye, du nord à un royal chemin qui se rend aussi à la chaussée. 23) 91 ares 53 ca de terre situés devant la cour en deux pièces, tenant du levant à l’hôpital de Beyne, du midi à un royal chemin, du couchant à une voie qui tend de Liège à Herve, hors laquelle Hubert Quarré (une fois de plus !) réclame 39 ares 23 ca. Le greffier a ajouté son total : 1968 ares 94, ou 19 ha 68 ares 94. Sur quoi, d’après l’examen le plus exact de ma part, et le prix commun de cette nature de biens, j’estime que ledit bien pouvait produire en 1790, déduction faite des contributions, une somme annuelle de 563 florins 93 centimes pour être vendu en un seul lot, conformément aux lois des 15 et 16 floréal an X et 5 ventose an XII. De tout quoi j’ai dressé le présent procès-verbal que le maire adjoint a signé avec moi à la date que dessus. J. Vivoux, expert. Le titre exact de cet acte est : Procès-verbal d’estimation d’un bien national situé dans la commune de Beyne, provenant du ci-devant Val-Benoît, exploité sans bail par Nicolas Franckson, estimé à un revenu annuel de 563 f. 93 centimes. (4 nov. 1806) *** le 5 janv. 1815, à la requeste de la veuve Malherbe, qu’il soit signifié à Mre des preits, avoué du sieur Franckson, qu’attendu qu’il existe un jugement prononcé entre les parties, qui n’est pas encore expédié, et qui par conséquent n’est pas exécuté, on ne peut continuer de plaider la cause dans cet état. En attendant la requérante répond à la sommation du 8 juin 1814, qu’après pertinente recherche. Elle n’a pas trouvé et n’a aucune connaissance d’une prétendue procuration du 6 nivose an III ni d’aucune autre. Elle n’a jamais connu la note des prétendues sommes données à son feu mari et à Minguet, avec les noms de ceux qui les donnaient pour subvenir aux frais du procès … Ledit Moxhon était dans l’erreur puisque il résulte du procès contre le monastère du Val-Benoît que le sieur Minguet … mais le 22 mars 1791, Barthélemy Minguet, représenté par la défenderesse, Léonard Lequarré et Paschal Leclercq intentèrent contre le Val-Benoît une action en purgement, mais un décret du 23 août de la même année cassa l’action. Ferdinand Franckson se trouve alors à la cense à Beyne. ** Jugement rendu par le tribunal civil de 1ère instance à Liège le 28 janv. 1815, entre Ferdinand Franckson, domicilié à Beyne, comparant par l’avoué Deprez et qui a fait des offres de remboursement à la défenderesse Anne Catherine Fléron, veuve Wathieu Malherbe ce qui sera trouvé avoir droit aux biens saisis par le monastère du Val-Benoît sur les représentants Martin Fléron dit Lecharlier dans les frais et dépenses relatifs au procès qu’elle a intenté au monastère et soutenu contre le gouvernement français pour le compte des représentants Henri Fléron, biens composants l’article 1 des biens échus à Henri Leclercq par le partage de 1657 obvenu aux enfants Jean Bertrand Belleflamme, par eux partagés en 1749 et délaissés au Val-Benoît en 1750, ceux repris à l’art. 3 provenant de Libert Bertrand Belleflamme lui échus par le partage en 1657, abandonnés par Hubert Lequarré et Jean Belleflamme, ceux repris à l’art. 4 échus à Piron Fléron par le partage de 1657 saisis sur la veuve Jean Fr. Beaupain, ¾ de ceux repris à l’art. 5 échus à Martin Fléron lui obvenus tant par le partage du 9 sept. 1679 que par l’arrière partage du 26 mars 1680, et l’abandon fait en sa faveur par Jean François Bronin le 17 août 1681, se voir condamné à la restitution des fruits perçus et aux dépens. Et la dame Anne Catherine Fléron veuve Wathieu Malherbe, domiciliée à Liège, défenderesse … A la Court de Jupille le 26 février 1750, 25 particuliers consentirent à grand command et possession en faveur du Val-Benoît sur les biens désignés à cet acte, chacun pour telle part et droit qui leur compétoit. 23


24 [Tapez ici] A présent, remontons les siècles pour constater comment fonctionnait la cense du Val-Benoît à Beyne-Heusay, et cela grâce aux très nombreux registres de l’abbaye du Val-Benoît, propriétaire de la grande cense de Beyne-Heusay *** Abbaye du Val-Benoît, reg 42, intitulé, comme les suivants : « Chest li livres de tous les biens delle Val-Benoît, en bleis, cens et champs commençant al Saint Johan baptiste l’an 1352, et tout premier des bleis, des cens après, des dîmes, molins ». Et la série commence par la plus vaste, la plus grosse propriété de l’abbaye, à savoir au village de Heure-le-Romain (qu’on a appelé longtemps du nom plus exact de Heure-le-Roman, la langue romane qui est devenue progressivement la langue française). Non loin de ce village, mais de l’autre côté de la frontière linguistique, on trouve Diets-Heur, Heure-le-tiche en français, l’équivalent germanique ou flamand de notre Heure-le wallon. Et la Cour (cense, ferme) d’Heure rapporte en 1352 à l’abbaye, pour son bail, le montant de 460 muids d’épeautre (1 muid de Liège, ou Dalhem, ou Aix, vaut 245 litres 696, donc pas loin de 250 kgr). C’est Johan Watier qui est alors le locataire de cet immense domaine, et il a encore d’autres redevances. * folio 8 – la Cour de bennes : Stassiens (ou Stassin) et dameselle sa femme doivent pour ladite cour 58 muids 4 setiers d’épeautre. La damoiselle en question, on l’apprendra bientôt en 1359, s’appelle Isabelle. Cependant, ou les circonstances, tempête, ravages causés par les armées de passage, sécheresse ou trop de pluies, etc., il y a très souvent des arriérés dans les payements (en nature, grains ou en argent). Ainsi déjà en ce premier registre d’une longue série, on constate des arriérés de 18 muids pour l’an 1350 et pour 1351, rien n’a encore été livré ou payé ! En cette année 1352, on signale le payement ou livraison de 5 muids, le jour de St-Michel, par Jacquemin delle Roche. Ce dernier est sans doute de la célèbre famille delle Roche, alias de La Rochette, qui résidait en son château dans la vallée de la Vesdre, entre Prayon et Chaudfontaine. Les autres payeurs sont la femme Watier de Fraisne, 2 muids, Dame Yde femme le Palheit, et Gérard d’Heure, le dimanche des Rameaux. Le fait qu’il y ait plusieurs payeurs semble indiquer qu’à côté d’une personne notable, qui porte la vesture et la gestion du domaine, dont il exploite lui-même, avec une cohorte de domestiques évidemment, la majeure partie, il y a des locataires de parcelles qui sont autonomes. 24


25 [Tapez ici] ** folio 9, de suite après la Cour de Beyne, figure la Cour de labbie à Melen, à la Haute-Melen pour être plus précis, et dont le gestionnaire est alors Wilheame de Micheroux. Pour cette cour, il doit par an 50 muids d’épeautre, donc pour un domaine presque équivalent à celui de Beyne-Heusay. Il a aussi des arriérés de 10 muids 7 setiers pour l’an 1350 et de 9 muids 6 setiers pour 1351, ainsi avec l’an 1352, il lui reste à payer ou livrer 70 muids 5 setiers. Hors de cette somme, il a payé la veille de l’Epiphanie, donc au cœur de l’hiver, la somme de 43 muids et 4 setiers ; on compte alors le muid à 40 sous 10 deniers. Mais il a aussi payé en ouvrages (de réparations, restauration) qu’il a faits à la Cour de l’abbaye à Melen, la somme de 43 livres 14 sous et 4 deniers. Il est allé à l’abbaye du Val-Benoît (abbaye de religieuses, dont la prieure est alors Osilhe l’ardenoise - l’ardennaise) payer les arriérés le jour delle tremme (les 3 rois mages de l’Epiphanie), en présence de la prieure, de maistre Leteal et de sa fille. Ainsi il lui reste à payer en tout, en décomptant le prix de ses travaux à la cense, la somme de 27 muids 5 setiers. On retrouve Melen plus loin, au folio 15, dans les trescens à payer (pour des parcelles de cultures) Messire Olivier de Melen – 1 muid. Et pour les ans 1349, 1350 et 1351, ceux qui tiennent la Cour et beffroi de Melen, propriété dudit Olivier de Melen, qui a sans doute pris en bail quelques biens du Val-Benoît, proches ou enclavés dans ses biens, 3 muids, qui sont sans doute le muid par an de trescens cité ci-dessus. *** An 1358 folio 96 v° - la Cour de Bennes, Damoiselle Ysabeal doit pour la dite Cour : 58 muids 4 setiers - a payé Wilheame Morreaz (Moreau) de Chaumont 17 setiers le 6 décembre (comme un bon SaintNicolas !). - a payé l’épouse Massar le 8 décembre : 11 setiers. - a payé l’épouse A. l’entailleur de Bennes : 4 setiers. a payé 9 setiers Jacobus Groles, le 2 mars. Il reste 56 muids à payer (avec les arriérés évidemment) de compte fait, valant 90 livres. Les personnes qui paient en acquittant A. de Bennes sont Servais Honnealz, 20 muids ; Hanes Burnez li fèvre, 13 setiers ; Laurent de Romsée ; Lambekien de Bennes, 14 setiers, le 8 décembre ; l’épouse Hont de Bennes, 15 muids 1 setier, le 15 janvier ; Hankin de Bennes, 1 muid à 15 sous, le 23 juin ; Johan de Grace, 19 sous ; et Hanoseal de Romsée, 22 setiers. *** An 1359 folio 164 v° - Li Cour de Bennes. Damoizelle Ysabeal doit pour ladite Cour 58 muids et 4 setiers. Je (le receveur du Val-Benoît) lui ai concédé 1 muid à 56 sous, le 6 juin. Chi sont les personnes qui paient en acquittant la damoiselle de Bennes : Servais Honneal, 20 muids, Gilmar de Mont, 25 setiers (payés) à Monar le 25 janvier ; item 9 setiers le 14 mars. Payent aussi Oger de Houtain et autres : - Wilhem Metereal de Chaumont, 17 setiers (il paie tout ce qu’il doit le 6 décembre). - Hanes Burnet li fèvre, 13 setiers (Gilmar et Fachin paient pour lui). - Hankin de Bennes, 5 muids- Gilmar li fèvres, 5 setiers, la femme Lambekin, 14 setiers. Laurent de Romsée, 28 setiers. - Maron femme Houre a payé 5 muids 5 setiers le 25 avril. A noter qu’il y a eu des tempêtes en cette année 1359 (fol. 189), ce qui a entraîné des rabais dans les sommes à payer, alors que la somme totale des Cours (domaines agricoles), dîmes, moulins, et trescens auraient dû rapporter en 1359 au Val-Benoît, tout ensemble : 2520 muids 4 setiers d’épeautre ! *** An 1362 – il y aura encore tempêtes et rabais cette année. La liste interminable des payeurs pour la Cour de Bennes indique que dès cette époque, le grand domaine initial s’est fractionné entre quantité de petits locataires, mais que la somme totale due pour son bail restera immuable, soit 58 muids 4 setiers, sauf une légère augmentation en fin du siècle, soit 64 muids, alors que l’abbaye a remis la gestion de sa Cour de Beyne, à une personnalité de poids, 25


26 [Tapez ici] Bauduin delle Roche (ou de la Rochette), donc de la famille qui détient les fonctions d’avoué de Fléron. *** An 1372 folio 95 v° – Bennes : Stassin de Bennes pour la moitié delle Cour de Bennes, 31 muids et pour le pré de l’entrée de la cour : 2 muids. (Suivent les paies pour les ans 67, 68, 69 (arriérés), et on décompte aussi pour des ouvrages faits, que l’on énumère en détails). Au folio suivant : Johan li clers (Leclercq) de Bennes pour l’autre moitié delle Cour de Bennes : 32 muids 4 setiers, et 2 muids aussi pour le pré de l’entrée. Ici aussi il y a des arriérés pour les années 66, 67, 68 et 70, en tout 69 muids. - payé en blé par Johan fils Rowa, 2 muids. - payé par Johan leclerc : 4 muids 7 setiers 2 quartes - payé par Lambert Gebbar, en argent par Rennechon Chorau, par Leclerc de Fléron, par Bodar de Retinne. Décompté 4 setiers pour le pré aux pierres. *Mais on a surtout décompté pour la tempête qui a sévi au mois d’aoust à Bennes sur la surface de 7 bonniers qu’il y avait des yvrenaiges (blés semés début d’hiver-fin d’automne). Item pour 17 bonniers et demi de trémois (ainsi l’orge qu’on sème au printemps et que ne met que trois mois, d’où le nom de trémois, pour arriver à maturité – on décompte 5 bonniers 4, soit 8 muids 6 setiers d’épeautre. Somme à payer : 15 muids 6 setiers, ainsi demeurent en dette pour cette année 17 muids 2 setiers, et pour les arriérés : 12 muids. Ici nous sommes dans la moitié de la Cour de Bennes qui est tenue par Stassin de Bennes, l’autre moitié étant celle de Johan Leclercq ci-dessus. Les chiffres donnés ci-dessus concernent la moitié de Stassin. A présent la moitié de Johan Leclercq de bennes, qui doit 32 muids 4 setiers ainsi que 2 muids pour le pré de l’entrée, et 65 muids 7 setiers 2 tierces d’arriérés (énorme !). On donne le détail des payements par Henrotea de Chaumont, Lambert Gebbar, Henrote de bennes, Marie Magis par la main de Johan leclerc, etc. Là aussi on a décompté à Johal Leclercq pour la tempête du mois d’août à Bennes, pour 6 bonniers et demi de blés d’yvrenaige, soit 6 muids 4 setiers décomptés et pour 11 bonniers de trémois, soit 5 muids 4 setiers. ** An 1375 Ce sont toujours Stassin de Beynes et Johan Leclerq qui tiennent chacun une moitié de la Cour de Beyne, le premier pour 31 muids, plus 2 muids pour le pré et le second pour 34 muids, 4 setiers. A noter que Stassin retient 5 muids pour les ouvrages qu’il a faits et ceux qui lui restent à faire, et il retient pour 5 journées qu’il y a consacrées l’an 1373 (sans détails). ** Abbaye Val-Benoît, reg. 44 (1385-1391) An 1385 A noter que les registre de cette série ont été renouvelés et mis à jour par damp Watier de Blarey, avec minutie, et d’abord ce registre des Cours ou granges, des dîmes notables, et de ce doivent d’autres terres, avec le molineal d’Ans (sic), et puis après, les rentes communes et les trescens des villes (=villages) mises selon l’ordre del a.b.c., ou au plus près car il y a plusieurs tenanciers qui tiennent ensemble des terres de plusieurs villes. Mais, quoi qu’il en soit, on commence toujours par la reine des possessions, celle de Heure-le-Romain qui doit 480 muids d’épeautre. Mais depuis des années déjà, Heure est partagée entre 4 grands tenanciers, dont le 4ème tient juste la moitié de l’ensemble, soit Henri de Hambroux pour 240 muids 2 setiers 1 muid ! Néanmoins, arrivé à la Cour de Bennes, j’ai devant les yeux une énorme page. Le grand régisseur de tout le domaine est à nouveau Bauduin delle Roche, qui doit 64 muids de rente pour la Cour, mais en plus, des arriérés qui se montaient l’an passé (1384) à 86 muids 2 setiers 9 quartes. Les paies sont innombrables, je résume quelque peu : à la Saint-André 1385, payé par dame Bélinne femme Hannotea de Fléron, pour et en nom de Bauduin delle Roche : 12 setiers d’épeautre en argent, le muid à 4 livres 12 sous – et le 3 décembre, payé par Gilles Lambar le Mayon, en nom de Bauduin delle Roche 12 setiers d’épeautre en blé (= en nature). 26


27 [Tapez ici] Item Wilheme leclerc de Fléron, le 2 décembre, en nom de Bauduin delle Roche 1 muid d’épeautre en argent, et le 13 décembre par Hannès de Romsée en nom du même : 4 setiers d’épeautre, et le 15 décembre encore 1 muid d’épeautre. Item le jour St-Etienne, par dame Maghin femme de Laurent de l’hospital de Bennes (la vieille Maladrie de Beyne qui existait encore à la grand-route côté gauche en descendant vers Liège) : 3 setiers d’épeautre. Le jour des Innocents, par Hannès de Romsée au nom du bailly de Pont d’Amercoeur : 9 setiers d’épeautre. Le 30 décembre par Hannès Lecoq pour Wilheme fils Hannosar, et li dit Wilheme le paie aussi pour le bailly du Pont d’Amercoeur : 2 muids 4 setiers. Item le 4 janvier par Henroteal Abotte de Beyne pour Bauduin delle Rche, bailly du Pont d’Amercoeur : 10 setiers 2 quartes d’épeautre. Le 13 janvier par le Xhardeit Clarin de Bennes encore pour ledit bailly : 2 muids et le 8 avril 3 muids Le 29 janvier par Stassin(et) de Bennes : 6 muids. Le 8 février, par Johan de Bennes : 2 muids. Item payé le 10 février par le béghine (sic) de Bennes : 12 setiers. Item payé le 12 mai par Gobelet de Fléron qu’on dit Cacars : 11 setiers. Item par Stassinet de Bennes, en présence de Henkinet : 6 muids. Item par Hawy mère de Hannès Trouilhet de Fléron, le 21 juillet : 3 muids 4 setiers. Il reste à payer 26 muids 1 setier 1 quarte. Cette longue page de payements montre que la grande Cour de Beyne est dispersée en une multitude de petits locataires réunions sous la gestion d’un responsable du domaine, à présent Bauduin delle Roche, bailly du baillage du Pont d’Amercoeur, qui a donc déjà tout Beyne-Heusay au cœur de son baillage. L’abbaye du Val-Benoît lui faisait donc confiance pour la défense de ses biens et revenus. Mais il y avait aussi toute une équipe de receveurs qui s’occupaient soit des livraisons en nature qui se faisaient à Beyne dans une maison achetée par l’abbaye, ou des paiements en argent. *** An 1390 folio 4 v° – Bennes : Bauduin delle Roche, bailly du Pont d’Amercoeur, pour la Cour de Bennes, doit 64 muids d’épeautre qu’il a payés par Henri de Waroux le 18 juillet. Sur la même page, on retrouve déjà ce bailly d’Amercoeur, car Johan de Rosmel qui tient (qui gère) la Cour de l’abbaye du Val-Benoît à la Haute-Melen, vient payer une partie des 50 muids d’épeautre de rente qu’il doit au Val-Benoît, dans une chapelle du monastère du Val-Saint-Lambert près Liège, et ce en présence dudit bailly d’Amercoeur, et de plusieurs autres, le 17 février ; il paie 22 muids 4 setiers d’épeautre en argent, soit une petite moitié de son dû. En 1391, Bauduin delle Roche, le bailly d’Amercoeur, pour la cour de Bennes, paie la somme totale des 64 muids d’épeautre de rente, par les mains de Henry de Waroux le changeur, le 26 juillet, en or et en argent. En 1392, le même bailly delle Roche payera pour la cour de Bennes les 64 muids d’épeautre de rente, par Henry de Waroux susdit pour 36 muids seulement, le reste par un fils de Wilheme Leclerc de Fléron, par Xhardé Clarin pour 5 muids, par Johan Truilhet de Fléron, pour 3 muids ½ et 4 setiers le 20 janvier, par Baré de Bennes, etc. Mais en 1394, le même bailly delle Roche s’en remet entièrement à Henri de Waroux, qui paie pour lui le 28 juillet les 64 muids de rente, au prix de 4 livres et 12 sous le muid. *** Abbaye du Val-Benoît, reg 46 (1396-1400) – Ch’est ly registres des rentes, trescens que ly abbie delle vauz benoît at par an, de la Saint-Pierre awoust entrant 1396 à la St-Pierre 1397. Ainsi donc, pour les baux (trescens) de domaines agricoles, l’année va de la fin juillet 96 à la fin juillet 97. Pour la Cour de Bennes, c’est toujours Bauduin delle Roche qui en a la vesture, mais sa manière de payer le montant de son bail varie d’une année à l’autre. Pour cette année 1396-97, pour les 64 muids d’épeautre de rente à livrer ou payer, c’est Henry de Waroux le changeur, que nous connaissons déjà, qui va se charger de plus de la moitié du montant à payer, soit 34 muids. Les autres payements sont 27


28 [Tapez ici] beaucoup plus modestes, ils proviennent sans doute de petits locataires de parcelles réduites du grand domaine, comme on le constate ci-après : Ont payé dame Béatrixhe femme de Bacheler le 9 décembre, 15 setiers 3 ½ quartes d’épeautre ; Baré de Bennes, 1 muid ; Katheline femme de Johan Agneaul jadit (donc elle est veuve) 9 setiers ; Lambier (Lambert) fils de Gilet Labeie de Fléron, 12 setiers. Tout ce qui précède a été payé en argent, à 7 livres 10 sous pour le muid. Li Xhardez des Clarien de Bennes, 5 muids ; Henri fils de Willeame Leclerc de Fléron 1 muid ; Lambier fils de Giley Labeie à nouveau, pour Lecoq de Chaumont, 2 muids ; Hannès Cruley, 21 setiers à 7 livres 5 sous le muyd ; Denisey, le 17 mars, 7 setiers ; Stassin de Bennes, 8 muids ; Johan Thiernagant de Bennes, 3 muids 1 setier ; Hannès delle favarge, 14 setiers 2 quartes, et enfin Henri de Waroux, 34 muids. Si on additionne tous ces payements, on dépasse peut-être la somme immuable des 64 muids. Dans ce cas, il s’agit sans doute d’arriérés. Année 1397-98 fol. 65 v° - Bennes – Bauduin delle Roche pour la Cour de Bennes : 64 muids d’épeautre de rente. A payé notre maistre Bauduin delle Roche le 29 mars, il paya alle bourse 64 muids qui furent à 4 livres 6 pattars une obole le muid (apparemment un prix de gros). Année 1398-99 Ici, c’est Johan, le fils de notre maistre Bauduin delle Roche, qui paie le 16 février les 64 muids d’épeautre, à 5 livres 10 sous le muid. * Abbaye du Val-Benoît, reg. 48 (1405-1410) Année 1405-1406 fol. 6 v° - Bennes – Bauduin delle Roche, pour la Cour de Bennes, 64 muids. payé par Johan delle Favarge, le 2 janvier, 14 setiers. payé par Johan Truillet et son frère Niset, le 2 janvier, 3 muids 4 setiers. payé par Gertrude femme Bonjohan, le 2 janvier, 1 muid. payé par ly Xhardeit (c’est un adjectif signifiant brèche-dent !) Clarien de Chaumont, aussi le 2 janvier, comme pratiquement tous les autres débiteurs, 4 muids, 7 setiers. Stassien de Benne, le 2 janvier, 7 muids 2 setiers. Stassien de Benne le 2 janvier, pour Franck de Retinne, 2 muids 4 setiers. Lamchon de petite Benne, 2 janvier, 11 setiers. Waultier de Bierse, le 16 janvier, 25 muids 5 setiers 2 tierces. Jakemien de Berieu, le 22 janvier, 3 muids 4 setiers. Katheline veuve Aigneaul de Bennes, le 25 janvier, 9 setiers. Ottar li marichal del Savenire (Sauvenière), 11 muids 4 setiers 1 tierce. Apparemment, la période est difficile à Beyne. Le bailly Bauduin delle Roche est disparu. Décédé ? ou il n’est plus intéressé par cette charge ? ou licencié par le Val-Benoît ? pour l’année 1406-1407, le bailly delle Roche n’est plus là, on a barré son nom, et il n’y a pas la moindre paie. L’an 1409-1410, on retrouve Henry de Waroux pour la Cour de Bennes et ses 64 muids d’épeautre de rente. Mais on constate qu’en cette année, on a décompté à François Gérar, locataire d’une partie de la Cour d’Heure-le-Romain, le 28 mai pour les dommages de guerres (écrit werres, comme la Wermacht !) et pour les orges tempestées aux champs, et pour toutes autres choses un montant de 12 muids et une demie quarte. A Beyne, il y a des arriérés de 36 muids 6 setiers 2 tierces pour l’an 1407, et pour l’an 1406, de la somme totale des 64 muids, donc on n’a rien payé. Mais pour l’année 1409-1410, il y a une floppée de payements, des petits. On compte alors le muid à 8 livres. payé par Stassinet delle abbie, 4 muids 2 setiers et 2 quartes ½. payé le 23 novembre par Béghine (sic, c’est un nom masculin qu’on retrouve à Verviers comme receveur des dîmes du Val-Benoît) pour Juette sa fille, 1 muid. payé par Henrotea Abotte de Bennes le jour des Innocents, 3 muids. payé par Catherine veuve Laugneal (l’agneau) de Bennes, 9 setiers. payé le 31 janvier par Oudelette femme Henrar, 2 muids. payé delle main de Clarin de Chaumont alle femme Gilles Champion, 15 setiers 2 quartes. 28


29 [Tapez ici] payé le 26 avril par le scardeit Clarin, 15 setiers 1 tierce. payé le 23 juin par Hennekin de Bennes, 11 setiers, à 18 sous le setier. payé le 2 juillet par Gilon fils Gilles Labaie de Fléron, 13 setiers. payé le 6 juillet par Hennekin de Bennes, 4 setiers. payé le 10 juillet par Denis fils Hannès Truillet de Fléron, 14 setiers. payé le 13 juillet, par Béghine deseurdit, 1 muid 3 quartes. payé le 24 juillet, par Johan Truilhet de Fléron, 6 setiers. payé le 25 juillet par Favarge de Fléron en marché à Liège, 1 florin du Rhin et 8 bodrijkers ½, soit 13 setiers. payé le 2 août, en moutier St-Lambert (monastère du Val-St-Lambert) par Béghine de Bennes, 1 florin du Rhin qui monte 1 muid 3 quartes. payé ce même jour, en moutier (cu Val) St-Lambert, par le scardeit Clarin, 12 setiers 2 quartes. payé ce même jour, au même bien, payé par Gilles fils feu Stassinet de Bennes, 3 griffons qui montent, 4 muids. ** Abbaye du Val-Benoît, reg. 50 Année 1416-17 fol. 9 – Bennes – Henry de Waroux pour la Cour de Bennes, 64 muids. payé le 25 janvier par Colin le borgeu de Romsée, 4 setiers, en argent. Item ce jour par Johan Truillet de Fléron, 14 setiers. Item ce jour par Favarge de Fléron, 13 setiers 2 quartes Item le 1er février par Gilles fils Stassinès de Bennes, 13 muids 7 setiers Item le 24 février par Gille le mangon (boucher) de Fléron pour Clarin de Chaumont, 2 muids. Item ce 24 février pour ledit Gilles le mangon, 7 setiers. Item le 14 avril, payé par Johan Thiernagant de bennes, 17 setiers en argent. Item le 17 avril par Denis de Fléron frère à Johan Truillet, 14 setiers. Item le 28 avril, par Johan fils de feu Beauduin delle Roche (ce dernier est déjà dit décédé dans le registre de l’an 1414-15) 22 écus de Hollande et 2 couronnes d’or, qui montent à la valeur de 25 muids 5 setiers. Item le 17 mai par Johan fils Henrar Abotte pour Henrotay Abotte, en nom de Henry de Waroux, 11 muids. Item le 19 de roseilhe mois (mois où les rose fleurissent, soit juin) par Agnès femme Pirot de Fléron, 4 setiers, payés en argent. Item le 26 du même mois, par Johan fils Bauduin delle Roche, 18 setiers 2 quartes pour le setier 26 sous 3 deniers (à noter que Henry de Waroux va porter la vesture de la Cour de Bennes pendant un tas d’années, jusqu’en 1466) ** Abbaye du Val-Benoît, reg. 51 Année 1421-22 fol. 5v° – Bennes – Henry de Waroux pour la Cour de Bennes, 64 muids payé à Madame (l’abbesse du Val-Benoît) et alle boursière (du couvent) par damoiselle Agnès de Bennes en nom de Johan delle Roche, 11 muids 5 setiers en argent. payé par Johan delle Roche le 10 septembre, 3 muids de navets (sic) de 12 et 11 griffons, et 14 bodr. qui montent, 5 setiers 1 tierce ** Abbaye du Val-Benoît, reg. 52 Année 1426-27 Bennes – Henry de Waroux pour la Cour de Bennes, 64 muids payé le 11 décembre par Johan delle Roiche, 8 griffons, soit 8 muids. payé par Hanès de Flémalle en nom de Johan delle Roiche, le 8 février, 15 griffons, soit 15 muids payé par le jeune Henry de Waroux en nom de Henry son père, changeur, le 30 juin, 30 griffons, soit 30 muids. payé par Johan delle Roiche alle Vaul-Benoît le 3 août, 42 griffons ½, soit 42 griffons ½, soit 42 muids 4 setiers. (donc il faut 8 setiers pour faire 1 muid) 29


30 [Tapez ici] An 1427-28 Henry de Waroux, pour la Cour de Bennes, 64 muids payés delle main Henry de Waroux le jeune, au nom de Henry son père alle Vaul-Benoît le 27 de fenal (fenalmois=mois de la fenaison=juillet), 40 florins de Bavière, ils montent à 39 griffons, et en épeautre à 37 muids 2 tierces ** Abbaye du Val-Benoît, reg. 53 Année 1431-32 Henry de Waroux pour la Cour de Bennes, 64 muids payé par Huwair de Geneffe pour Johan delle Roiche le 11 décembre, 6 muids 7 setiers 2 quartes ; par Johan le Corbesier de Hemricourt ; par Johan fils Henry de Fumal ; par Wilhemme Bréair d’Anixhe pour Madame d’Argenteau ; par le grand Lambert de Hollogne sur Geer, par Renchon Benoît de Montegnée pour Johan delle Roiche ; par damoiselle Margarite femme Renchon Malqueran de Milmort. Année 1435-36 Bennes – Henry de Waroux pour la Cour de Bennes, 64 muids. Il y a un arriéré de 5 muids 4 setiers. payé par Johan delle Roiche, échevin de Liège, le 2 juillet, 50 muids, à savoir 10 livres 10 sous pour le muid. Année 1437-38 Henry de Waroux pour la Cour de Bennes, 64 muids. Il y a un arriéré de 21 muids 1 setier. payé par Johan delle Roiche le 28 septembre, 12 muids, le muid à 14 livres 14 sous. payé par Istas de Hognoul et par Hanekin Loist de Lexhy pour Johan de Beaulsen. Année 1441-42 (à noter qu’en 1440, il y a encore un rabais pour des tempêtes, dommages aux récoltes) Bennes – Henry de Waroux pour la Cour de Bennes, 64 muids. payé par Jean Levaux, 12 muids. payé par Clois, 4 muids 3 setiers. payé par Johan de Beaulsen, en 2 fois, 48 muids, à 12 livres 12 sous le muid. An 1447 Bennes – Henry de Waroux pour la Cour de Bennes – 64 muids payé par Ogier de Labeaul, Johan de Brouck, Clarin de Chaumont, Johan Bietrain de Fexhe, Johan fils Henry Alar de Fexhe, Ogier de Lebeaul, Arnot le tixhon, Noël de Kemexhe, Johan delle Roiche. Année 1451-52 Bennes- Item Henry de Waroux pour la Cour de Bennes : 64 muids payé par Johan delle Roiche à Ernoul Hackelar 50 griffons à bon compte, et il reste 53 griffons 12 boddr. à payer endéans la St-Gilles. Fachin de duwonsair (doionsar) pour ses deux filles nonnes delle Vaul Benoît, à payer sur les biens Balduin de bois (de Soheit) à Melen 9 muids de rente, dont lettres appèrent – payé par Fachin deseurdit à ses deux filles alle Vaul-Benoît, 10 muids. An 1454 Bennes – Henri de Waroux pour la Cour de Bennes, 64 muids payé par Johan de Some, compteur de Saint-Julien : 64 muids à 11 livres 11 sous le muid, et tout ce qu’il devoit d’arriérés et de frais et tout en mostier du (Val) St-Lambert. Fachin de Donsar, pour ses deux filles nonnes delle Vaul-Benoît, sur les biens Balduyn de boy(s) à Melen – 9 muids d’épeautre de rente dont lettres appèrent, payé par Fachin de donsar à ses filles – 9 muids spelte An 1457 Bennes – Henry de Waroux pour la Cour de Bennes, 64 muids payé par Ogier de Labeal, 7 muids en grains. payé par Johan de Brucke, 4 muids 6 setiers. payé par Clarin de Chaumont, 5 muids. payé par Johan Biertran de Fexhe, 2 muids. payé par Johan fils Henri Alar de Fexhe, 3 muids en grains. 30


31 [Tapez ici] payé par Ogier de labeal, 11 muids. payé par Arnot le tixhon, 9 setiers. payé par Noël de Kemexhe, 4 muids. payé par Ogier de lebeaul, 7 muids à 25 bodrijkers. payé par Johan delle Roiche, qui lui reste comme il appert pour l’an 46, 3 griffons 15 bodr. ainsi il reste 16 muids. An 1461 – Bennes, Henry de Waroux pour la Cour de Bennes, 64 muids payé par Johan Colar, 10 muids 5 setiers d’ép. payé par Adilhe femme Johan Henrar de Benne, 9 muids. payé par Henry Loiseau, 2 muids, 6 setiers. payé par Cornet de Benne, 5 muids, 2 setiers, 2 tierces. payé par Andrier l’entailleur, 9 setiers. Item Fachin de Donsart pour ses 2 filles religieuses au Val-Benoît, 9 muids d’épeautre de rente, affectés sur les biens Bauduin de Bois à Melen, lequel Bauduin les paie audit Fachin. An 1464 – Benne – Henry de Waroux pour la Cour de Benne, elle doit à présent nostre maistre Gérar Goeswin, changeur, 64 muids payé par le bovier (=le fermier locataire du domaine de Benne) à la grange à fromage (sic), 15 griffons, montant 14 muids spelte. payé par la femme Johan Henrar de Benne, 7 muids. payé par Andrier de Benne, 9 setiers. payé par Johan Scarpin de Liers, 10 muids 4 setiers. payé par Johan Pierre de Chaumont, 9 setiers le 19 janvier. payé par Bauduin fils Bodecheneal de Fléron, 5 muids. payé par Jackin de Benne, 8 muids 6 setiers, moins 3 ½ bodr. Item payé par grand Johan de Benne, pour Johan Collar qui a pour épouse la fille de Henri Loisteaul, 3 muids Item Fachin de Donsart manant à Jupille, pour l’assenne (la pension) de ses deux filles religieuses au Val-Benoît, 9 muids de rente affectés sur les biens Bauduin de Bois à Melen A noter que pour l’année 1465, le registre du Val-Benoît signale que les biens de Bauduin de Bois à Melen ont esté ars, c’est-à-dire incendiés dans les guerres avec les Bourguignons de Charles le Téméraire, 3 ans avant que ce dernier n’incendie et ne détruise fin 1468 la majeure partie de la Cité de Liège. Les Bourguignons et Brabançons ont sévi dans nos contrées, et Melen comme les villages des environs ont été incendiés et détruits, avec évidemment forte diminution de la population, beaucoup d’habitants ayant fui le pays pour chercher ailleurs la paix. D’ailleurs dans ce même registre du Val-Benoît, on signale que pour la Cour du Val-Benoît à la Haute-Melen, on a décompté 25 muids sur 50 à Libert Tector qui tenait ces biens, partant qu’ils ont esté ars (incendiés). On a aussi décompté à Ernotte Thoreau de Melen 4 muids d’épeautre sur tous ses biens à Evegnée, partant qu’eux aussi ont été incendiés. A Johan Frambach de Melen, on a décompté les 9 muids de rente qu’il devait sur un pré à Melen, à cause des guerres (écrit werres), comme à Verviers pour les dîmes, on a décompté 14 muids d’avoine pour la cause des werres ! Et c’est partout que les receveurs du Val-Benoît doivent décompter, ainsi à Horion, Velroux, Bassenge, Fexhe, Noville, Milmort, Oreye, etc., etc. Pour l’an 1466, on décompte 20 muids sur les 50 dûs à Melen pour la Cour du Val-Benoît à la HauteMelen, partant qu’elle a esté arse. On peut vraiment plaindre les receveurs de l’abbaye du Val-Benoît en ces années infernales, où l’on voit « notre bien-aimé » Bauduin de Corbion être licencié par le couvent et son abbesse Bertheline delle Falize, après des « remonstrances de part et d’autre », ledit Bauduin, receveur, est débiteur de… 779 muids d’épeautre (1 muid=250 kgs), somme qu’il promet de payer en 3 ans (quel optimisme !), d’abord 79 muids d’arriérés, 100 muids pour la Cour (gigantesques) d’Heure-le-Romand, etc., etc. 31


32 [Tapez ici] L’année 1469 est totalement absente du registre, on comprend pourquoi car pour l’année 1468 déjà, les pages qui devaient mentionner les payements des rentes dues pour les cours, censes, sont demeurées blanches, sans paies du tout, à Melen, et partout ! L’an 1471 – Bennes – pour la Cour de Bennes, dont le régisseur est à présent Wilhemme, fils de nostre maistre Gérard Goeswin, 64 muids Gérard Goeswin, qui était toujours régisseur en 1467, a passé la main à son fils Wilhemme, lequel a payé au receveur Bauduin de Corbion les 64 muids que doit la Cour de Bennes, en décompte de la somme de 200 muids que Bauduin de Corbion, qui semble remis en selle, doit avoir pour l’année courante. Quant à Fachin de Donsart, qui doit toujours payer la pension de ses deux filles religieuses au ValBenoît, rente affectée sur les biens à Melen de Bauduin de Bois, il réussit à la payer, mais ce sera la dernière fois. Est-ce parce que les récoltes en céréales ont été très diminuées par toutes ces guerres et désordres, on ne le précise pas, mais le registre signale que des locataires de la grande cense d’Heure-le-Romain fournissent au Val-Benoît, au lieu de céréales, des harengs, de la bière, du beurre, d’où les décomptes. Et à la partie de l’immense cense originale d’Heure que tenait Wathier Leveaux, et qui doit payer pour cela 175 muids, il y a un décompte à faire à Collar Wathelet, qui remplace maintenant, avec son fils Wathier, ledit Wathier Leveaux donc, un décompte pour fourniture d’un cheval, d’une vache, mais encore pour dommages et frais qu’il a subis des gens d’armes de Monsieur de Paraige (?), 7 muids. A Verviers et sa région, en 1472, pour les dîmes, on décompte 14 muids d’avoine, pour les guerres. L’an 1474 – pour cette année encore, à Heure-le-Romain, on parle des dommages causés par les gens d’armées, mais aussi de tempêtes, et pour la grande cense, d’incendie en différentes parts. A Beyne – Wilhemme Goeswin, pour la Cour de Bennes, 64 muids, et lui-même pour les biens qui furent les Surlet à Hemricourt (Remicourt), 21 setiers. payé par Henry, bovier (fermier, locataire), le 19 décembre, 7 muids d’orge et 7 m. d’épeautre ; et payé aussi par ledit Henry le 27 janvier 6 aunes de toile à 4 bodr. l’une, soit 24 bodr., soit 6 setiers d’épeautre. payé par le susdit Henry (ou plus exactement livré) un bovelet (jeune bœuf) pour 4 muids 4 setiers d’épeautre. payé par Lambert le Corbesier de Fléron, en nom de Wlheame, le 21 janvier, 30 bodr. pour 1 muid d’épeautre. payé par Thomas de Fléron, en nom de Wilhemme, le 27 janvier, 10 setiers 2 quartes d’orge. et par Agnès femme Gauthier de Fléron, en nom de Wilheame, en mars, 9 setiers de gris pois, pour 4 muids d’épeautre (ces gris pois avaient donc une fameuse valeur à l’époque). payé par Wilheme le charpentier, Johan Jacqmien de petite Beyne, etc. Somme des paies : 39 muids, 3 setiers 2 quartes d’épeautre. Ainsi il reste à payer : 27 muids 3 tierces 3 quartes, donc une petite moitié. Pour l’année 1475, la Cour de Bennes est toujours régie par Wilhemme Goeswin, pour le prix de 64 muids, et en plus il gère les biens qui furent aux Surlet à Hemricourt, pour 21 setiers. En fait, le bovier de Bennes (le paysan locataire) est un certain Henry. Les payements sont variés, ici des livraisons de beurre et de fromages pour 3 griffons 9 bodr., comptés pour 3 muids d’épeautre. Mais on est loin des 64 muids ! En effet, au 10 février, la somme des paies effectuées pour l’année est de 19 muids 2 setiers d’épeautre, et donc il reste encore 47 muids 3 setiers à payer ou fournir. L’an 1477 – Benne – Wilheame Goeswin pour la Cour de Bennes, 64 muids de rente, et lui-même à Hemricourt pour les biens qui furent aux Agimont, 21 setiers de rente. Payé à Watier Dary demeurant à (la maison du) dauphin en Neuvice en nom de nous, 64 muids, et encore audit Dary les 21 setiers pour les biens Surlet à Hemricourt. Imaginez ma surprise à la lecture du registre 174 d’une autre série du Val-Benoît qui concerne aussi les rentes et trescens de censes et granges que possède l’abbaye. Ce registre 174 concerne les ans 1449 32


33 [Tapez ici] et 1450, et d’ailleurs on y retrouve, comme plus haut à Beyne : Henry de Waroux pour la Cour de Bennes et ses 64 muids de rente, qu ici sont payés par Biertrain de Fexhe, Clarin de Chaumont, … Johan delle Roiche (reçu 10 postulats delle main de son valet), et 14 griffons payés par le curé de Soumagne au Val Saint-Lambert, il s’appelle messire Johan… Donc dans ce registre, j’ai trouvé un petit papier qui date au moins du 18ème siècle, donc de l’ancien régime. Et voici le poème, en vers, qu’on y lit : L’absence ne peut rien Réponse : Aimer est notre vocation, Sur un cœur qui aime bien. N’ayons plus d’autre passion, ma chère amie, Si dans les lieux écartés, Dans tout comme dans vos prières, Le sort nous a pu séparer, Accordez-moi un souvenir, En vos prières, souvenez-vous Croyez que je veux mourir De celle qui vous chérit toujours. Plutôt que de vous oublier. Si vous avez tout quitté Pour servir Dieu en sûreté, N’oubliez pas, je vous prie, Celle qui vous aimera toute sa vie. Un seul nœud nous tient liés, Le même amour nous a blessés. ** Abbaye du Val-Benoît, reg. 67 L’an 1481 – Beyne – C’est toujours Wilheme Goeswin le régisseur de la Cour de Bennes, pour 64 muids de rente, et des biens Surlet, pour 21 setiers de rente. Il y a beaucoup de payeurs, parmi lesquels j’ai noté Joiris de Lonhienne pour Henry de Beyne , Ernou de Barxhon pour Wilhame Goeswin, la femme Jehan Jamsin, la femme Jehan Gaet de Fléron, Wiem de Bouharmont. On paie parfois avec un veau ou de la bière. Jehan Jacqmin alle petite Beyne, 4 setiers, à présent le jeune Barxhon (Ernou). L’an 1490 – Bennes – La damoiselle de Bennes sur la cour, maison, jardin, terres et prés de ladite cour, doit 64 muids d’épeautre Mais il n’y a pas la moindre paie. Pourquoi ? parce qu’il y a de nouveau des guerres. D’une part, Français et Autrichiens convoitent le Pays de Liège, et d’autre part il y a une guerre civile entre les de Hornes et les de la Marck, pour la place de prince-évêque de Liège. Heureusement ces derniers se réconcilièrent en 1492, le peuple demeurant neutre à ce sujet, et le prince Jean de Hornes décédé en 1505, eut pour successeur Everard de la Marck, qui fut l’un de nos meilleurs princes-évêques, qui se révéla bientôt un administrateur actif, et un diplomate de premier ordre. 33


34 [Tapez ici] L’an 1488, à Beyne, on avait quand même pu payer pour la Cour de Bennes 42 muids et un setier, ainsi il reste 21 muids 7 setiers à payer. En 1487, la demoiselle (mais qui est-elle au juste ?) de Beyne avait trop payé, en beurre et fromages ! Par contre ailleurs, on ne peut payer. Au ban de Herve, les terres sont restées en friche à cause des guerres, et à Melen, on n’a rien payé pour les 50 muids ** Abbaye du Val-Benoît, reg. 69 L’an 1493 – Bennes – La demoiselle de Bennes, sur la cour, maison, jardin, terres, preits et appartenances de ladite cour, 64 muids de rente. A noter que pour l’année présente 1493, par accord fait, elle ne devra payer que 25 muids d’épeautre, on lui a quitté le surplus. Reçu de Wilhemme Hannoie en novembre, en acquittant ladite damoiselle, 3 muids d’avoine et reçu delle femme le texheur la nuit (=au soir) St-André 36 aidans pour 2 muids d’avoine. ce 10 janvier, reçu de Wiem Hannoie, 3 muids d’avoine. reçu en fenalmois (juin) d’un homme de Chênée, 2 muids d’avoine, et encore 2. Reçu qu’elle a livré à Mathi de Rocourt, 1 muid d’avoine. Reçu de Johan Wéry de Grivegnée en mars, 3 muids d’avoine. Reçu d’une femme, pour 1 muid d’épeautre, 20 aidans. Reçu par décompte de Johan Haweal, 4 florins pour 4 muids d’épeautre. Reçu dudit Johan Haweal 25 aidans pour 10 setiers d’ép. que ludit Johan devait de reste de l’an 1492. *l’An 1497 – Beyne – la damoiselle de Beyne sur la Cour à Bennes, 64 muids d’épeautre. Il y a beaucoup de paies : par Jehan de Bolsée demeurant à Fléron pour Willemen de Beyne, 7 muids par Willeme Goesuin, par Louis Menjoie de Blarey, etc., etc. ** Abbaye du Val-Benoît reg. 70 L’an 1500 fol. 9 v° – la damoyselle de Beyne sur la Cour de Bennes, 64 muids. reçu de Henry de cheval pour Wilheme de beyne, 7 florins 15 aidans. et en février, de Johan le faulconier pour Wilheme de beyne, 2 muids d’avoine. item de Jehan de Bouharmont, 7 muids d’orge et 4 setiers. et en mars de Jehan Menjoie, 5 setiers de pois pour 2 muids d’épeautre. et de Willeme le Corbesier, 50 aidans. et encore en avril, 6 postulats de Hornes et 6 aidans. en juillet, de Wilhemme de Beyne, 2 couronnes d’or de 5 florins, et de Jehan Hawea, 4 muids d’épeautre. et payé à Jehan le couvreur, 9 florins 3 aidans. et de Jehan de Bouharmont à nouveau, 36 aidans pour 2 muids d’épeautre, et en janvier, 2 florins. Somme des paies en argent : 34 florins 19 aidants, brisé à (=estimés à) 38 muids d’épeautre, le muid à 18 aidans ; et payé en grains 13 muids ½. Somme totale payée : 53 muids 7 setiers, reste 10 muids 1 setier. Item Jacquemin de petit Beyne : 4 setiers d’épeautre (pas payés). L’an 1501 – Bennes, Item la damoiselle de Bennes sur la Cour, maison, jardin, terres, preits etc. de la Cour de Bennes, doit, 64 muids de rente. et Jacquemin de petite Beyne, 4 setiers (mais il ne paie jamais). Reçu de Henry de cheval le 5 janvier, 7 florins 15 aidans. Reçu de Jehan Menjoie de Blarey 2 muids d’épeautre. Reçu le 2 février de Grégoire, 5 muids d’orge pour 6 muids d’épeautre. Reçu par décompte à ce que nous devons à Jehan Haweal, 4 muids d’épeautre. Reçu de Bertolet de Bennes pour son filhastre 3 muids d’épeautre. Reçu en mars du même, 10 postulats de horne. Reçu en avril, 5 florins de horne et 2 florins d’or. Reçu en juin 2 florins d’or et 1 postulat. 34


35 [Tapez ici] A Melen, Jean Lesoinne continue à payer pour la pension des deux sœurs religieuses, soit 9 muids de rente, le 13 avril par Josselet pour Wilhemme le bovier (paysan locataire ici du Bellefroid et Cour de Melen puisque son maître en est le propriétaire). L’an 1503 fol. 163 v° – Bennes – la damoiselle de Bennes sur la Cour de bennes, 64 muids d’esp. Reçu fin janvier de Jehan le Soenne de Melen 3 florins 12 aidans pour 3 muids pour Willeme de Benne. Reçu de Willeme de Benne le 20 février, 14 florins au Val-St-Lambert. Reçu le 18 mars dudit Willeme de Bennes, 5 florins. Reçu le 7 avril de Piron Moreal pour Willeme de Bennes, 5 florins. Reçu le samedi après Pasques de Willeme, 6 florins. Reçu de Willeme de Benne par la main Henry de cheval, 8 florins 15 aidans. Reçu le 8 juillet de Martin de Vercheval, 8 florins 18 aidans. Somme des argents : 47 florins 13 aidants = 40 muids d’épeautre. Payé par Jehan Haweal, 4 muids d’épeautre 4 florins 16 sous. Reste 17 muids et reçu de Willeme de Benne, 5 muids d’avoine. Reste à payer : 12 muids. Quant à Jacquemin de petite Benne, il ne paie pas ses 4 setiers. On a remarqué ci-dessus Jean Lesoinne de Melen. Que vient-il faire à Beyne ? Voilà, c’est lui qui maintenant paie la pension des deux sœurs religieuses au Val-Benoît, à savoir les 9 muids qui étaient affectés sur les biens Bauduin de Bois à Melen, or à présent c’est Jean Lesoinne qui, par son mariage avec une de Bois, est entré en possession du Bellefroid et Cour de Melen, c’est lui qui doit payer la pension des deux filles de Donsart (Dompsart). Le 7 mai, Wilheme delle vaux a payé pour cela, par Josselet, 2 florins d’or pour 4 postulats de Horne brisés à 4 muids. Il reste donc 5 muids à payer. La damoiselle de Bennes disparaît de la circulation, désormais c’est Wilheme de Beyne qui est le régisseur de la cour de Beyne. L’an 1508 – Bennes, Willeme de Bennes, sur la Cour, maison, bois, terres etc., de la cour de Bennes doit : 64 muids de rente qui sont payés par Jehan Pierot, bouvier (fermier locataire) dudit Willeme, par Jehan Willeme, Jehan le borne de Chaumont, Jehan de Bouharmont, frère Jehan de Hesbain, Collart Rigo pour ledit Willeme, Martin de Cheval, la femme de blanc cheval. Comme précédemment, Jacquemin de petite Beyne qui doit sur ses biens à Bennes 4 setiers d’épeautre, et aussi sur une maison et jardin qui furent à Henkinet le charpentier, ne paie rien du tout. (en l’an 1510, première mention à Beyne d’un pannier de grosses houilles) L’an 1515 – Bennes – Wilhemme de Bennes, sur la Cour, maison, jardin terre preits, bois, appartenants à l’abbaye à Bennes, 64 muids ; il a tout payé. Au contraire de Jehan Jacquemin de petite Beyne, sur la maison et assise qui furent à Hannekinet le charpention et sur un journal de terre à fawe (au hêtre) deleis les fosses (de charbon ?) de dame Helon et qui joint au vesti (curé) de Robermont, et sur un petit preit deleis la maison Renchon de Liery, 4 setiers (pas payés). En l’an 1516, Wilhemme de Beyne, le régisseur de la Cour de Beyne, est décédé, c’est sa veuve qui le remplace et paie les 64 muids. Jean Lesoinne de Melen continue à payer les 9 muids de pension des deux soeurs religieuses au ValBenoît. L’an 1521 – Bennes – Wilhemme de Bennes, qui a succédé à son père décédé, sur toute la cour, maison, jardin, preits, bois et terres de l’abbie à Bennes, 64 muids d’épeautre. reçu de Jean de bolsée à bon compte … et de la damoiselle (est-ce une nouvelle ?) de Bennes, 15 florins 6 aidans 18 sous pour 6 muids 1 setier. item reçu de Renier de Longchamps 2 muids de froment (sic) pour 6 muids d’épeautre (sic, quelle différence ? un muid de froment = 3 muids d’épeautre !). Il reste à payer 15 setiers. L’an 1526 – Bennes, la Cour de l’abbie, 64 muids d’épeautre de rente. 35


36 [Tapez ici] Jehan de Bolsée paie pour les orphelins de Wilhemme de Bennes (est-ce déjà Wilhemme le fils qui est décédé ?), et aussi Johan Preudhomme, Gilet Mathi en décompte, par les mains de Henri Hawea. payé en grains, 24 muids, en argent, 40 muids pour 70 florins 9 aidans. Jehan de Bolsée ci-dessus doit être le fermier locataire de la Cour de Beyne. L’an 1533 – Bennes – Wiem (Willeme, le fils sans doute) de Bennes sur la cour, maison, jardin, preits, terres et bois appartenant à (la cense de) l’abbie de Bennes, 64 muids d’épeautre. Jehan de Bolsée (fermier locataire) paie en plusieurs fois 206 florins 23 aidans pour lesdits 64 muids (et Jacquemin de petite Beyne ne paie toujours pas ses 4 setiers ! au contraire de Jean Lesoinne de Melen qui paie toujours les 9 muids de pension des deux sœurs de Donsart, et il paie cette fois en beurre, œufs et fromages). L’an 1538 – Bennes – Wilheame de Bennes sur toute la Cour de Bennes, 64 muids d’épeautre reçu de messire Wiem de Bennes et de ses deux frères Lambert et Wathelet 61 muids d’épeautre qu’ils ont payé pour nous au Val-St-Lambert. Il reste donc 3 muids à payer. L’an 1542 – Bennes – notre maistre Henri Hawea, pour Wilhemme de Bennes, sur toute la cour de l’abbie à Bennes, 64 muids d’épeautre. payé 20 muids d’épeautre pour nous à Gheret. Il reste donc 44 muids à payer. L’an 1547 – Bennes, notre maitre Henry Hawea, pour Wilheame de Bennes, sur toute la cour de l’abbie, 64 muids de rente. Reçu de Wathelet, le bovier, en nom dudit henry hawea, 85 florins 6 aidans pour 20 muids d’épeautre L’an 1553 – Bennes – notre maitre Johan de Bennes pour Wiem (Wilheme de Bennes sur toute la cour de l’abbie, 64 muids d’épeautre. Reçu de la femme Gheret, 20 muids d’épeautre. Reçu encore de Colla et de sa femme, en argent, 300 florins pour lesdits 64 muids. Mais il y avait des arriérés des ans 48 et 51 : reçu de notre maistre Johan de Bennes sur des astargiés, 8 florins venant de Johan des vignes et 98 florins 4 aidans ½, et reçu une potée de beurre, pesant avec le pot 46 livres, à 7 aidans. L’an 1558 – Bennes, la Cour de l’abbie, 64 muids d’épeautre. Reçu de Gillet Pirchon (Pirson) le bovier de Johan de Bennes, notre maistre, 280 florins 13 aidans ½ pour 42 muids d’épeautre, et 6 setiers de pois pour 2 muids, et a payé la veuve Gheret, 20 muids d’épeautre. L’an 1565, à Beyne, il restait de l’an 1563 un lourd arriéré de 39 muids 1 setier 2 quartes. Vont-ils apurer cette dette ? Notre maitre Johan de Bennes, pour Wilhemme de Bennes, sur toute la Cour de l’abbie à Bennes, 64 muids d’épeautre (+ arriérés). Gilet Pirson, bovier de Bennes a payé à maitre Guillaume Falliese, 13 muids. reçu encore dudit Gilet ce qu’il a payé aux représentants Ghéret Tulpas, à savoir à Wathier de Hodeige, 20 muids d’épeautre. reçu dudit Gilet Pirson le 12 aoust en acquittant notre maître Jean de Bennes 23 florins ½, et encore de lui 25 florins 5 aidans, le 17 août, et dudit Gilet le 7 septembre, 13 florins, et le 11 novembre, 52 florins 5 aidans, et encore 59 florins. L’an 1568 – Beyne – notre maistre Johan de Bennes, sur toute la Cour de l’abbie, 64 muids d’épeautre. Gilet Pirson son bovier a payé à l’abbaye le 8 octobre, 5 florins, et encore le 9 novembre, 5 florins 7 aidans ½ le jour St Johan évangéliste, encore à l’abbaye, 35 florins 12 aidans ½. le 9 aoust 1569, 53 florins 15 aidans, et le 21 novembre, 23 florins liégeois. auparavant 34 florins ½, et le 19 mars, 37 florins. 36


37 [Tapez ici] et ce jour, pour toutes restances, y compris l’an présent, 96 florins 19 aidans. *** Abbaye du Val-Benoît, reg.107 Année 1571 – Bennes – notre maître Jean de Bennes, jadit bourguemaître de Liège, représentant feu Willeme de Benne sur toute la cour de l’abbie à Bennes, 64 muids d’épeautre. Reçu le 13 mars de notre maître Jean de Bennes, par les mains de Jehan Adam, son bovier, 66 florins. Et encore de Johan Adam le 19 avril 1572, 30 florins. Et encore de lui le 9 juin, 54 florins et des œufs. Et le 27 septembre, de lui par les mains de Gilles son frère, 80 florins. Et le 22 novembre, 11 philippus dallers et 9 aidans, qui font 87 florins 13 aidans. Et reçu dudit Johan Adam en nom que dessus pour le reste des ans 1570 et 1571, et pour chacun, 31 muids = 22 florins 2 aidans ½. Il a payé aussi à la mère de Wiem Folar, 13 muids, et à Wathier de Hodeige pour le reste desdits 64 muids *** Abbaye du Val-Benoît reg. 108 An 1574 – Bennes, notre maître Jean Goeswin dit de Beine, jadit bourguemaître de Liège, doit comme représentant feu Wilhemme de Benne, sur toute la cour de l’abbye à Benne, comme appert par le relief fait pardevant notre Court le 1er juin 1500 (échevins d’Amercoeur), 64 muids d’épeautre. Reçu le 9 février de ladite veuve (de Willemme de Benne) par Linar son serviteur 2 setiers de verts pois et 2 setiers de son. Et le 31 mars, de ladite veuve par les mains de la femme Pengelore, 15 florins. Et encore de ladite veuve, 60 florins, et encore 54 florins à la St-Michel le 30 septembre, et encore 28 florins ½ le 26 novembre. Et le 29 novembre 1575, par les mains Adam Moreau, 51 florins 10 aidans. Et le 23 décembre, reçu de ladite veuve, 40 florins de Liège. Et le 22 février 1576, de Jehan gros mathier, bovier de Benne, 100 florins et 15 sous liégeois, et le 31 janvier 1577, dudit bovier, 11 florins pour le reste de 31 muids, et par ledit bovier, de Wathier de Hodeige 20 muids, et de maître Wathier Falloise, 13 muids parfaisants lesdits 64 muids. An 1585 – Beine, Jean Nicolaï, prélocuteur, et Anne sa fille veuve Jean de Bennes, comme représentant feu maître Jean Goeswin, jadit bourguemaitre de Liège, doit par an sur la cour, maison… bois, hayes qu’on dit de l’abbie à Beyne, 64 muids d’épeautre Son censier (locataire) paie le 9 janvier 1586, 25 florins brabant sur les arriérés. Jean Legros Mathy paie 21 florins bbt le 24 janvier 1586. Le même paie 30 florins bbt le 8 avril 1586. Et le 1er décembre 1586, Jean le gros mathy, censier de Jean Nicolaï, paie 79 florins 10 patars bbt, etc. *** Abbaye du Val-Benoît, reg. 125 An 1631 – Beyne – Les tenanciers de la cour de l’abbie à Beyne sont Jehan Franck, Henry Croisier, Jehan des mollins, représentant Jean Piron, Léonard Henry le Charlier, pour 64 muids d’épeautre. Les payeurs sont Henri le Charlier, Henry Croisier, Jehan Franck. *** Abbaye du Val-Benoît, reg. 127 An 1659 – pour la cour de l’abbie à Beyne, les effractions (prix) sont les suivantes : le muid de froment vaut en seigle 3 muids 4 setiers, en argent, 9 florins bbt. Et celles de l’an 1660 : en bon froment 2 setiers 2 tierces pour le muid ; le muid pour 3 en seigle. *** Abbaye du Val-Benoît, reg. 132 L’an 1670 – les personnes suivantes doivent conjointement, pour la cour de l’abbie à Bennes, 64 muids de rente. Les hoirs du feu commissaire Renier Boullienne, comme possesseur par purgement le 26 février 1656, pardevant le notaire Tignée, des biens de la veuve Jean Franck et Denis son fils, doivent 7 muids d’épeautre. 37


38 [Tapez ici] Les payeurs sont Lambert Bauduin, le jeune Léonard Rennotte, Franck le Cambresier, la veuve Jean Léonard, la veuve Gillet Rennotte, Jean Bertrand Belleflamme. Pasquea Riga et Martin Fléron, sique possesseurs des biens Pirson Jacques, qui ont purgé, 10 muids 3 setiers d’épeautre, qu’ils payent. Lambert Vincent représentant Noël fils de Jean de mollin qui représentait Pasquea Riga doit 1 muid d’épeautre, qu’il paie. Pasquea Gilmar, représentant Denis Léonard, hors de la susdite somme, doit 2 muids d’ép., qu’il paie. Le jeune Léonard Rennotte représentant le chanoine de Leuze, mambour de Louis de Boullienne, qui avait purgé les biens Hubert fils Jean Franck, en doit 4 muids 4 setiers d’épeautre. Suivent trois grandes pages de noms, avec Jean de Boullienne la veuve Raskin, Martin Fléron dit Martin Michel, Piron le Charlier, Jean Pirson, Barthélemy le Quarré représentant Gillet Gilmar, Hubert Rennotte, le jeune Léonard Rennotte, Bauduin Spirlet, Jean de Mollin, André le damoiseau, Bauduin le Quarré. Cette liste interminable de noms montre combien la cour de labbie à Beyne s’est morcelée entre quantité de petits propriétaires ou locataires, mais le domaine continue à devoir payer par an 64 muids d’épeautre. ** Abbaye du Val-Benoît reg. 139 An 1686 – Benne – La veuve Jean Léonard, Lambert Bauduin le jeune, Léonard Rennotte, Henry Thomas Wathy et Jean Bertrand Belleflamme, représentants par reprise, purgement ou autrement les hoirs de feu le commissaire Boullienne, possesseur par purgement hors de nos mains le 26 février 1656, pardevant le notaire Tignée, des biens de la veuve Jean Franck et son fils Denis, 7 muids d’épeautre. D’autres débiteurs pour d’autres parties de la cense, comme Léonard Rennotte représentant le chanoine de Leuze, mambour de Louis Boullienne An 1697 – Beyne, les personnes nommées ci-après doivent ensemble pour la cour de labbie à Beyne, 64 muids d’épeautre : 1) Amand, fils et représentant Jean Léonard Grégoire, Lambert Bauduin, la veuve Léonard Rennotte, Vincent Barnabé représentant Barnabé Vincent dit le Clercq son père qui représentait par reprise Henry Thomas Wathy et consorts, et Jean Bertrand Belleflamme représentant les hoirs de feu le commissaire Boullienne qui estoit possesseur par purgement fait hors de nos mains le 26 février 1656 pardevant le notaire Tignée des biens de la veuve Jean Franck et Denis son fils, doivent 7 muids d’épeautre. Les payeurs sont Lambert Bauduin, Amand Grégoire, la veuve Léonard Rennotte, Jean Bertrand Belleflamme le vieux, Léonard Grégoire représentant Vincent Barnabé dit le Clercq. 2) Jean Bertrand Belleflamme représentant par reprise Henry de Froidmanteau qui estoit resaisi dans les biens Martin Fléron et les représentants Pasquea Riga, à savoir Toussaint Riga, avec lui Charles le forgeron, la veuve Léonard Rennotte, François Thonnar mari de la veuve Dieudonné Jeunehomme, Colas le Spiroux et Jean Bertrand Belleflamme, tous représentants Pasquea Riga, doivent ensemble, 10 muids 3 setiers d’épeautre. (et encore 5 grandes pages que je résume) : 3) Jean et Noël Demollin et Lambert Beaufort, resaisis dans les biens de la veuve Lambert Vincent, un muid 4) Jean Magis, gendre et représentant Pasquea Gilmar, 2 muids. 5) La veuve Léonard Rennotte représentant le chanoine Deleuze, mambour de Louis de Boulienne, la veuve Jean Franck et Bastin Gaeth représentant Henri de Froidmanteau resaisi dans les biens Martin Fléron, 4 muids 4 setiers d’épeautre. 6) Jean de Boulienne représentant sa mère, 12 setiers d’épeautre. 7) Lambert Raskin dit Blavier, et Jean Pirson, hoir et représentant Anne fille Jean le Joyeux sa nièce qui représentait Simon le Joyeux, 12 setiers. 8) Jean de Mollin le jeune, représentant Martin Fléron et Jean Bertrand Belleflamme représentant Henri de Froidmanteau resaisi dans les biens de Martin Fléron, 2 muids 5 setiers. 9) Lambert Bauduin représentant Martin Fléron doit encore 4 setiers. 10) Piron le Charlier, Henri Fléron dit le Charlier et Angèle sa sœur et Jean Bruin leur beau-frère, Jean Bertrand Belleflamme le vieux, 25 muids. (beaucoup de payeurs, dont des Jacquemin). 38


39 [Tapez ici] 11) Barthelemy le quaré représentant Gilet Gilmar, 6 muids. 12) Orban Jacques gendre Hubert Rennotte, 12 setiers. 13) La veuve Léonard Rennotte, 6 muids. 14) Michel Simart gendre Bauduin Spirlet, 1 muid. 15) Jean de mollin le jeune représentant son père, 2 muids. 16) Noël Jean Léonard resaisi dans les biens le Charlier dit le damoiseau et Bauduin Sonckeux, qui représentaient Bauduin le Quaré leur grand-père, 12 setiers. Somme : les 64 muids de rente. ** Abbaye du Val-Benoît, reg. 41 (1785-93), fol. 5 v° – Bail de la cense de Beyne, pour Nicolas Franckson, le 11 janvier 1786, pardevant notaire et témoins : l’Abbesse du Val-Benoît, avec dame Lambertine de Fromanteau et dame Thérèse Leblanc, ambedeux boursières, faisant partie pour le résidu du monastère, rendent à titre de ferme et stuit local, pour un terme de 6 ans, qui commencera le 1er mars prochain, sans tacite reconduction, au sieur Nicolas Franckson résident à Beyne, Une cour, maison, grange, étables, censes (sic) et appendices à Beyne avec toutes terres et prairies en dépendantes, telles que le preneur les a ci-devant maniées, et dont la spécification sera ci-après insérée, parmi par ledit reprenneur payant chaque année du stuit 560 florins brabant et 1 sol de trescens auxdites Dames et à leur monastère où il leur plaira d’assigner lieu, à ses frais et périls, dont le premier canon échoira à la Saint-André, et en plus le preneur payera les charges, taxes et exactions personnelles, de même que la moitié des tailles réelles de la communauté, tant ordinaires qu’extraordinaires qu’il devra payer. Il devra aussi payer l’autre moitié des dites tailles réelles qui lui sera tenue en compte au temps du payement de son trescens, et il devra reproduire les quittances et acquittements. Le reprenneur devra entretenir les terres et prairies dans leurs véritables situations. Il devra réparer et entretenir à ses frais tous les toits de paille qui se trouvent sur lesdits bâtiments, de même que tous les édifices de la cense et maison, recrépir et reporjetter les murailles où il sera nécessaire, blanchir les places de la maison à l’intérieur, et faire généralement toutes les réparations convenables au gré desdites dames qui devront elles-mêmes entretenir et réparer les toits d’ardoises, et qui seront en droit de faire ou faire faire la visite de la cense aux frais du preneur. Il devra placer et régler tellement les fumiers dans la Cour ou ailleurs que les murailles n’en soient endommagées, et entretenir les haies, relever les fossés, nettoyer les arbres plantés et à planter pendant la durée du stuit, et les armer d’épines de façon qu’ils ne souffrent aucun dommage de la part des bêtes du reprenneur, Il ne pourra arracher aucun arbre, même mort, sans la permission desdites dames, auxquelles il devra chaque année des corvées avec chevaux, charettes et domestiques. Il devra chaque année labourer, cultiver, engraisser et ensemencer les terres et prairies en règle de bon laboureur. Il devra à sa sortie laisser terres et prairies comme il les a trouvées. Il ne peut arrière louer… (hors du bail de 1806, voir au début de ces feuilles, la superficie de la cense était de 19 ha 68). 39


[Tapez ici] Visitations Archidiaconales Jean Mornard Saive Tome 55 (1981), p. 817 Visitations : A : 22 sept. 1698 ; B : 5 sept 1712 I) Eglise médiane, sous l’invocation de St-Pierre – paroisse érigée le 11 sept. 1279 par un démembrement de celle de Jupille (cf. J. Brassine, p. 281). Micheline Josse, p. 121 – l’acte d’érection de la paroisse est dans Ed. Poncelet, p. 423-28 le collateur est le collateur de l’église-mère de Jupille, savoir le doyen de la collégiale N. D. d’Aix, qui était devenu collateur de Jupille le 24 septembre 1224. II) Paroisse. Le nombre des mannants, communiants est d’environ 600 (A, B). III) Dîme. Le doyen d’Aix a toutes les dîmes. Mais l’abbaye du Val-Dieu avait, semble-t-il, une part dans les dîmes de Saive car une convention fut conclue à ce sujet en 1757 (Archives de l’Etat à Dusseldorf). Les collecteurs de la dîme sont Guillaume Fléron, capitaine de Saive, et Frédéric Malaise, fermier du seigneur de Méan (Jean Ernest, chanoine de St-Martin). IV) Pastorat-recteur : depuis 1685 à 1712, François Guido de Saive (A) – Arnold Nicolas du Chasteau institué en mars 1712, resigne en 1736 et meurt le 7 décembre 1737. dotation de la cure 30 muids (A) ; 20 muids (B) que le curé perçoit en partie des biens du douaire (dotation), en partie de revenus (A, B). Pour les anniversaires, il a environ 50 florins brabant (A, B) V) La fabrique a environ dix muids par an (A, B). Le mambour est Henri Bartholomé de Saive (A) ; Olivier de Labeye (B) – les comptes sont rendus en présence du curé et des paroissiens (A, B). VI) Bénéfices – Il y a deux autels collatéraux, consacrés mais non dotés. VII) Confréries – rien VIII) Marguillerie – elle est annuelle à l’élection du curé et des paroissiens (A, B). L’actuel marguillier est Thomas Chaineux (Thomas de Chaineux est cité comme vicaire de Saive de 1695 à 1709). Ce prêtre est peut-être le même que Thomas Chaineux, cité comme vice-curé à Rechain de 1669 à 1678 (Hans) – A Saive, ce marguillier est admis aux confessions (A) – Jacques Dombré, le 11 décembre 1708, un acte devant les échevins de Liège pour réaliser un supplément de titre d’ordination est constitué en faveur de Jean Jacques Dombret, recteur du bénéfice de N. D. et St-Nicolas à Alleur. Il reçoit pour salaire : environ 7 muids (A) – 9 muids par an, et il perçoit des habitants 20 impériaux pour célébrer la messe les dimanches et fêtes (A, B) et 5 impériaux pour son habitation (A). IX) Bâtiment de l’église et ornements (l’église de Saive fut reconstruite en 1669) – la lampe du Sanctuaire brille constamment devant le St-Sacrement grâce à la munificence du baron de Méan, seigneur temporel du lieu (A, B) – il n’y a pas de chappe (A, B) Il y a des registres des baptêmes, des mariages et des défunts. Le baptistère est bien fermé (A, B) et verrouillé. Il n’y a pas de tour (A), on a commencé la tour (B). X) Le cimetière est entouré de haies. Nous ordonnons aux paroissiens de le clôturer autrement afin que les animaux n’y puissent entrer (A) – le cimetière doit être réparé (B). XI) La mense des pauvres – les pauvres ont 10 muids par an, qui sont affectés sur des gages (A, B), depuis 28 ans (A), depuis longtemps avec la permission du précédent archidiacre qui a concédé cette faculté pour 10 ans seulement. Mais la rédemption de cette charge peut être suspendue, vu la promesse faite par les habitants d’achever la construction de la tour de l’église. 40


[Tapez ici] XII) L’office divin XIII) L’école est tenue par Denis Lemaire (A, B). XIV) Varia – Il y a une sage-femme qui a prêté serment (A). Il y a deux sages-femmes dont l’une a prêté serment (B) et on est informé auprès du curé et des paroissiens assemblés s’ils avaient à se plaindre l’un de l’autre, et la réponse fut que le dit curé exerçait bien ses charges pastorales ; de son côté, le curé déclara qu’il ne connaissait parmi ses paroissiens qu’un seul hérétique qu’il a nommé, mais qu’il se plaignait vraiment que les dimanches et jours de fêtes, des paroissiens avaient coutume d’aller porter leurs marchandises au bateau à Wandre pour les faire parvenir le lendemain de bon matin à Liège. A ce sujet, ayant entendu ces habitants à propos de la nécessité de se trouver tôt au marché à Liège, nous permettons au dit curé que, moyennant une aide financière (annuelle) au profit de l’église, il accordera à ces marchands la permission d’aller après l’office des vêpres transporter leurs marchandises audit bateau (B). Fléron et Beyne p. 748, 751 Visitation : A : 1er octobre 1698 I) Eglise – Eglise entière, ou vicairie entière, ou perpétuelle. Fléron appartenait à la paroisse primitive de Jupille qui fut cédée au chapitre N. D. d’Aix en 972 (Brassine, Josse), église sous l’invocation de St-Denis. Le collateur ordinaire est le personat à Fléron, qui correspond au titre et aux revenus de la cure sans exercice de la charge pastorale. Les pouillés signalent que le curé était élu par les paroissiens (voir A. Galand et P. Guérin à ce sujet – avril 1974, au Cercle Historique de Fléron). II) Paroisse : nombre des communiants-habitants : environ 1799. III) Dîme : Le chapitre d’Aix a 2 tiers de la dîme, et le personnat l’autre tiers. Collecteurs : le fermier du sieur Fabri pour la part du personnat et Toussaint Labaye et consorts pour la part du Chapitre. IV) Pastorat, le Recteur est le sieur Henri Dardenne, institué par l’archidiacre de Condroz pour la vicairie de Fléron le 4 mars 1655. Il mourut le 20 novembre 1702 (les armoiries de ce curé figurent au plafond de l’église de Soumagne). La vicairie est payée à 40 muids que le pasteur perçoit de la dîme des foins dans certaines parcelles, de revenus annuels et des biens du doyard. Pour les anniversaires, environ 50 impériaux. V) La Fabrique – elle a 32 muids. Le mambour est Jordan le Clercq (cité à l’occasion de l’élection du curé en 1703, Guérin), veuf. Il a environ 9 muids hors des anniversaires. VI) Bénéfices. Il y a deux autels collatéraux, dont l’un, du côté de l’épitre est consacré, pour lequel il y a un bénéfice sous l’invocation de la Vierge Marie uni au pastorat. Soumis à ladite église, existe le personnat, à la collation du Sérénissime Prince de Liège, comme seigneur temporel du lieu. Il est rescrit à 1400 florins. Le Recteur en est messire Hugo Wolfgang baron de Kesselstraet, chanoine de Mayence. VII) Confréries : rien VIII) Marguillerie : rien IX) Mobilier de l’église et ornements. La dîme ne fournit pas le pain, le vin ni les chandelles. La lumière brille devant le Saint-Sacrement, grâce aux collectes des paroissiens. Nous ordonnons de déplacer la lampe du sanctuaire à l’endroit désigné par nous, dans un nouvel emplacement plus convenable. Il n’y a pas d’autres vêtements liturgiques. Le curé dit qu’il y a environ un an, le receveur du Chapitre d’Aix, le sieur Nicolas Dellemelle, lui a remis 10 impériaux pour acheter quelques ornements, mais qu’il les a gardés parce qu’ils n’étaient pas suffisants. Il n’y a pas de chape noire, ni de chasuble verte. Il y a deux autels collatéraux. Le curé a les registres de baptêmes, mariages et défunts. X) Cimetière XI) Table des pauvres 41


[Tapez ici] XII) Office divin XIII) Ecole. Le chapelain tient l’école. L’actuel est Henri Dardenne. Candidat à la cure de Fléron en 1709, il l’obtint à l’issue d’un procès. Il décéda le 16 août 1730. XIV) Varia. Il y a un chapelain qui reçoit un salaire du curé, et qui l’assiste pour administrer les sacrements. L’actuel est Henri Dardenne, admis pour les confessions, et qui tient l’école. Le curé se plaint de ce que des paroissiens ont l’habitude de rester dans le porche et le cimetière, alors que la messe est commencée, et quand l’office est fini, ils entrent dans l’église et en sortent en se moquant scandaleusement. C’est pourquoi nous défendons auxdits paroissiens d’encore rester dans lesdits porche et cimetière avant et après l’office du curé, mais qu’ils entrent respectueusement dans l’église et en sortent de même, sous peine de 1 florin d’or chaque fois qu’ils contreviendront. Il y a une sage-femme sermentée. Sous la direction de la même église paroissiale de Fléron, il y a une chapelle à Beyne et une autre à Retinne. Dans la première, le curé (de Fléron) est tenu de célébrer la messe selon la visitation faite à Beyne ; dans la seconde, le curé n’a aucune obligation, et la messe qui y est célébrée les dimanches et jours de fête l’est aux frais des habitants (et c’est Anne Vannes qui l’a fait construire à ses frais au hameau de Liéry en 1681). Elle est dédiée à la Sainte-Vierge. Elle fut consacrée par le suffragant Blavier le 24 août 1682. Balthazar Dor fut chapelain de Liéry avant d’être curé à Fléron de 1703 à 1709. Chapelle de Beyne Elle est citée au pouillé de 1644 comme unie au pastorat de Fléron et desservie aux frais du curé et des paroissiens de Fléron et Beyne. Visitation : 1er octobre 1698 I) Cette chapelle est sous l’invocation de St Bartholomé sous l’église paroissiale de Fléron (en 1644). V) La Fabrique a 11 muids et demi par an. Le Mambour en est Walthère Leclercq qui participe, comme tenant de l’église, à l’élection du curé de Fléron en 1709. Les comptes sont rendus en présence du curé et des tenants. VI) Il y a un bénéfice que le curé dit être uni au pastorat. IX) Nous ordonnons aux habitants de détruire tout le vestibule à l’entrée de la chapelle et d’avoir soin d’en construire un nouveau. Il y a un calice et les ornements nécessaires (habits sacerdotaux pour le culte). XI) Il y a un cimetière pour la sépulture des habitants, mais il faut le renfermer. XII) Le curé de Fléron est tenu de célébrer la messe dans cette chapelle, lui-même ou le vicaire, les dimanches et les fêtes des apôtres, et aussi le jour des cendres et d’autres fêtes des saints et aussi les lendemains de Pâques, de la Pentecôte, de Noël, et les jeudis-saints et vendredis-saints. Les sacrements ne sont pas dispensés à la chapelle. XIII) Nous défendons aux femmes et aux jeunes-filles d’aller se mêler aux hommes et aux jeunes gens, mais qu’elles prennent place dans la partie à gauche, séparées des hommes, sous peine d’un florin d’or à encourir, et nous enjoignons à l’officier fiscal d’y veiller et de s’acquitter de son office. Il y a à Beyne un hôpital (maladrie) dont les biens et revenus rapportent 18 setiers de froment, et on en fait généralement une distribution parmi les habitants, malgré le décret et l’interdiction faite lors des dernières visitations. Lors de sa visitation le 5 mai 1683, l’archidiacre ordonna de consacrer ces revenus à l’entretien de la chapelle, au lieu de se partager en pains blancs le vendredi-saint les 17 setiers de froment appartenant à la maladrie. On renouvelle encore la défense faite par le décret aux futurs mambours ou receveurs de distribuer de la sorte lesdits revenus. Un mambour est établi par le curé et les tenants. L’actuel mambour est Armand Grégoire. Nous lui ordonnons de nous remettre en mains les registres, chartes et autres instruments concernant 42


[Tapez ici] ces revenus, et cela endéans les 15 jours ; sinon nous ordonnons à l’officier fiscal de le contraindre à cela via la Justice. Forêt p.752 Visitations : A : 23 sept. 1698 ; B : 6 sept. 1712 I) Eglise – C’est une église demie, sous l’invocation de Ste-Catherine (A, B). Une chapelle est citée au 14ème siècle, sous la dépendance de Jupille, et dès 1511, elle est citée comme église paroissiale. Le collateur ordinaire est le seigneur temporel de la Rochelle (actuellement dépendance de Chaudfontaine (après fusions de communes). Le seigneur de la Rochette est alors Albert Joseph comte d’Arberg et de Vallengin (1655-1726) (A, B). II) Paroisse – Le nombre des manants est d’environ 800 (A), 845 (B). III) Dîme – le Chapitre N.D. d’Aix, depuis la donation de 972. Des records concernant les dîmes d’Aix à Forêt sont conservés (aux Archives de l’Etat à Dusseldorf), le collecteur de la dîme est le fermier du prévôt d’Aix. IV) Pastorat – Le recteur est Lambert Villers, qui fut ordonné prêtre par le suffragant Paul-Stravius, au titre du patrimoine le 23 déc. 1651. Les archives paroissiales donnent l’année 1652 comme date d’ordination. Lambert Villers est né en 1628. Il desservit les cures de Ste-Gangulphe et SteAldegonde à Liège avant de devenir en 1672 curé à Forêt. Il mourut le 15 février 1703. Son institution par l’archidiacre de Condroz est datée du 22 juin 1672. Les armoiries de ce curé figurent au plafond de l’église de Soumagne. Puis Georges Froidcourt, vicaire à Poulseur, institué par l’archidiacre de Condroz le 18 avril 1703, et qui mourut le 25 novembre 1714 à l’âge de 66 ans. Il était fils de Georges de Froidcourt, mayeur de Lorcé. Le pastorat est rescrit à 20 muids (A, B) d’épeautre (B) que le curé perçoit des revenus, et il reçoit du décimateur 14 muids (A, B). V) Fabrique – elle a environ 25 muids (A, B). Le mambour en est Gérard de Hansy (A), Simon Willem (B). Les comptes n’en sont pas rendus depuis longtemps, du fait que, faute de mambours, le curé administre la fabrique (A). Les comptes en sont rendus en présence du curé et des tenants (B). VI) Bénéfices – du côté Epître, il y a un autel sous l’invocation de la Vierge Marie, en lequel réside la fondation d’une messe les dimanches et jour de fête et auquel sont affectés 50 impériaux par an, que le prêtre célébrant perçoit sous la charge de célébrer la messe également aux fêtes de la Vierge Marie et de donner le cours de catéchisme depuis le 1er dimanche du carême jusqu’au 1er dimanche d’octobre, et en plus il est tenu de se fournir de pain (hosties), de vin et des chandelles (A, B) – Le recteur et vicaire de ce bénéfice est Jean-François de Brus (A). La supplique adressée en 1673 par le curé au nom de la douairière de la Rochette est conservée aux Archives de l’Evêché à Liège (vicariat général). La fondation en question ne semble pas avoir été inscrite au registre archidiaconal. Elle est cependant mentionnée au pouillé de 1686 comme fondation particulière. Puis Jean Mayart (B), chapelain de ce bénéfice, il en fut privé en 1693, fit appel au nonce de Cologne et sans doute maintenu en fonction. Nous enjoignons au recteur de ce bénéfice qu’il inscrive cette fondation au registre archidiaconal endéans 15 jours (A, B). Son prédécesseur J.F. de Brus est cité comme bénéficier à Olne de 1676 à 1712. VII) Confréries – rien VIII) Marguillerie – Elle est annuelle, à l’élection du curé et des paroissiens (A, B). L’actuel marguillier est Henri Mayart, marié (A) ; Renart Mayart, marié (B). Il perçoit pour salaire, de chaque famille, 4 sous par an (A, B). IX) Eglise – Son mobilier et ses habits sacerdotaux. Une lumière brille devant le Saint-Sacrement, elle provient des collectes (B). Il n’y a pas de chappes (A, B). Le curé a un registre des 43


[Tapez ici] baptêmes, mariages et décès (A, B). Baptistère : il doit être réparé et fermé (A), son couvercle doit être clôturé (B). X) Cimetière – Nous ordonnons à Jean Mailiart de fermer sans retard le passage qui va de l’entrée de sa maison au cimetière. XI) Mense des pauvres – Les pauvres n’ont rien ; ils avaient encore naguère un muid (A, B), mais il est perdu (B), muid dû sur les biens du meunier Bauduin Noireaux, mais rédimé par lui du vivant du feu curé, ce qu’ignore l’autorité. C’est pourquoi il faut faire une enquête (A). XII) Office divin – rien XIII) Ecole – C’est le vicaire qui la tient (A, B). XIV) Varia – Il y a une sage-femme sermentée (A, B). On a demandé au curé s’il n’a pas à se plaindre des paroissiens, il a dit que plusieurs négligent de se rendre aux offices de la paroisse, mais à sa connaissance, aucun n’est connu comme hérétique. Quant aux paroissiens, ils ont déclaré n’avoir rien à reprocher au curé (B). Jupille-sur-Meuse p. 770 Le rapport d’une visite archidiaconale, effectuée le 24 mai 1525, est conservé dans un registre de 1751. Selon ce rapport, l’église est sous le patronage de N.D. et de St-Amand, à la collation du doyen de la Collégiale N.D. d’Aix. Visitations : A : 22 sept. 1698 ; B : 5 sept. 1713 I) Eglise – Entière sous l’invocation de St Amand (A, B). Le collateur ordinaire est le chapitre (N.D.) d’Aix (A, B). Cette église est certainement antérieure à l’an 869. Il faut rappeler que Jupille fut une résidence des Carolingiens (Brassine, Josse). II) Paroisse – Le nombre des communiants était en 1525 de 300, et en 1698 et 1713, d’environ 1200 (A, B) ; la capitation de 1740 relève 1576 habitants. III) Dîme – Le Chapître d’Aix perçoit toutes les dîmes (A, B). Le collecteur est Guillaume de Beyne et consorts (A) ; Goffin Houbin et consorts (B). IV) Pastorat – Recteur (=curé) Jean de Moulin (A) – le 4 janvier 1693, Jean de Moulin insinue au reg. archidiaconal sa provision apostolique datée du 29 mars 1692 pour l’église ou vicairie perpétuelle St-Amand de Jupille. C’est certainement lui qui est institué par l’archidiacre de Condros le 13 juillet 1672 pour la marguillerie de Jupille. En 1713 (B) et déjà (A) il est pourvu de l’autorité apostolique. Il insinua ses bulles au registre archidiaconal (A). Le pastorat est rescrit avec l’autel de Ste-Barbe à l’annexe pastorale à 56 muids que le curé perçoit des revenus dudit bénéfice, et il perçoit en outre 14 muids sur la dîme de Wandre. Pour les anniversaires, il perçoit 25 impériaux (A, B). Le curé n’a pas de puits ni de four ou fournil, la cave est assez petite, et la maison pastorale doit être réparée. Il y a à ce sujet un procès indécis pardevant le sieur official de l’archidiaconé. V) Fabrique – La fabrique (A, B) et la messe des pauvres ensemble (B) sont rescrits à 23 muids environ (A, B) et demi (B). Le curé rend ses comptes pardevant les tenants (A). Cependant, ils ont des revenus supérieurs, assurément la fabrique seule a 12 ou 13 muids, dont le mambour est Jean Kaye (B). VI) Bénéfices – Il y a deux autels collatéraux consacrés (A, B). Du côté Evangile, le bénéfice est dédié à Ste-Catherine, à la collation du chapitre d’Aix. Il rescrit à 9 muids (A, B). Débiteurs : Jean de Langy (A), Nicolas de Flandre (A, B), Roland de Fresne, de Jupille ; il possède aussi quelques verges au Trou-Louette, à Bressoux, cultivées par N. Bery ou ses représentants. Recteur : de Grom, de Louvain (A) est inconnu, mais on dit qu’un certain Trougnée perçoit les fruits de ce bénéfice (B). Il est tenu à une messe par quinzaine, qu’il dessert (A, B) par le sieur Henri Du Moulin (A), par Gérard du Mollin, par le marguillier. Il n’y a pas d’ornements (vêtements liturgiques (A, B). Du côté de l’épitre, il y a un bénéfice sous l’invocation de Ste-Anne et de St-Vincent, à la 44


[Tapez ici] collation du curé. Le bénéfice est rescrit à 4 muids avec la charge d’une messe par mois, qui est desservie (A, B) par le recteur Nicolas Henrotte (il est institué par l’archidiacre de Condroz le 6 avril 1682 pour le bénéfice de Ste-Anne et St-Vincent). Il est chanoine et écolâtre à Pfalzel près de Trèves lorsqu’il repose le bénéfice le 9 mai 1710. Après Nicolas Henrotte, on a Jean Beaupain, institué le 12 mai 1710 par l’archidiacre. Il reposa son bénéfice le 24 décembre 1746. Les débiteurs sont Léonard Sapel de Jupille et Léonard de Looz (B). Pas d’ornements. VII) Confréries – rien VIII) Marguillerie – Elle est perpétuelle à la collation du curé. Elle est rescrite à 20 muids (A, B). Le marguilier est Gérard du Moulin, institué le 4 janvier 1693 pour la marguilerie. Il est le neveu de Lambert de Mollin, curé de Jupille. Et il est lui-même prêtre, et il dessert lui-même la fonction. IX) Eglise – Mobilier, ornements. Le plancher et le pavement de la nef doivent être réparés, (A, B), et les murs de l’église cimentés (A, B). La nef doit être blanchie, et les vitres réparées. La dîme ne fournit pas le pain (hosties), le vin et les chandelles (A, B). Une lumière brille continuellement devant le St-Sacrement (A, B). Il n’y a pas de nappe, pas d’aube (A, B). Il n’y a qu’une chasuble (A). Il y a deux chasubles (B), pas d’antependium (A, B), pas de corporals (A), de manuterge, de purificatoire (A, B), aucun candélabre, ni de chappe (A). Il manque une chappe noire de la part de la communauté. L’étendard de la croix et son baldaquin sont vraiment minables. Le missel est défectueux (A), vraiment minable (B). Le curé tient les registres de baptêmes, mariages et défunts (A, B). Le baptistère doit être fermé. Il manque une corde à la cloche décimale. X) Cimetière – Il doit être réparé (A, B). XI) Mense des pauvres. Les pauvres ont environ 30 muids (A). Les pauvres et la Fabrique sont rescrits ensemble à 23 muids et demi (B). Mambour : Henri Burlendeux. Les comptes sont rendus en présence du curé et des tenants (A). Les frères Minimes perçoivent 5 muids hors des biens des pauvres, personne ne sait à quel titre. Ils ont un fourneau contre le mur de l’église, avec danger d’incendie (A). L’ermitage des Minimes à Jupille a été établi en 1689. XII) Office divin. XIII) Ecole – Elle est tenue par Mathias Franck. Il doit faire profession de foi (A). L’école est tenue par N. Fabri (B). XIV) Varia – Il y a une sage-femme sermentée (A, B). On s’est informé auprès du curé, et des paroissiens, et il nous a été rapporté que le curé s’est bien acquitté de ses devoirs pastoraux, mais le curé s’est plaint de certains paroissiens qui négligent d’envoyer leurs enfants au catéchisme, comme ils négligent de satisfaire le précepte paschal. C’est pourquoi nous demandons au curé de les dénoncer et à notre officier fiscal de s’acquitter de son office. La chapelle de Bellaire relève de la paroisse de Jupille. Chapelle de Bellaire I) Il y a à Bellaire une chapelle avec une maladrie et un ermitage attestée dès la fin du 15ème siècle. On y célèbre la messe les dimanches et jours de fêtes pour les habitants (A, B) et le prêtre y doit donner une instruction. II) Les habitants satisfont le prêtre officiant (A, B). III) Les sacrements n’y sont pas donnés (A, B). Le 25 mai 1726, l’archidiacre de Condroz a autorisé la démolition de la chapelle et sa reconstruction à la même place. La nouvelle chapelle aura 60 pieds (18 m.) de long et 28 (8,40 m.) de large selon l’obligation souscrite par les habitants le 3 août 1704 (c’est en somme toute la grande église !). IV) Il n’y a pas de cimetière (A, B). 45


[Tapez ici] Wandre p. 861 Visitation : 22 septembre 1698 I) Eglise – Moyenne – En 1186, l’église de Wandre obtient d’avoir un prêtre particulier (l’original de cet acte est aux A.E.L., fonds de famille Rouveroy, n° 192). La paroisse obtint des fonts baptismaux le 6 avril 1666. L’église de Wandre est sous l’invocation de St-Etienne, au pays de Brabant. Les collateurs ordinaires sont les paroissiens. Le curé élu par les habitants était présenté à l’archidiacre par le curé de Herstal. II) Paroisse – Le nombre des communiants est d’environ 1000. III) Dîme – Le curé de Herstal a les dîmes pour sa compétence, elles lui ont été assignées par le chapitre d’Aix. IV) Pastorat – Le recteur en est François Pirotte, originaire de Wandre, institué par l’archidiacre de Condroz le 10 décembre 1692. François Pirot, dit Budin, est décédé le 13 mars 1746. Le pastorat est rescrit à 30 muids que le curé reçoit des biens du douaire et de revenus annuels ; pour les anniversaires, il perçoit environ 25 impériaux. La visitation a fait découvrir une maison pastorale totalement caduque, nous ordonnons aux paroissiens de se charger de la réparer aussi bien que possible. V) Fabrique – Elle a 22 muids d’épeautre par an. Le mambour est Etienne Fayen. Les comptes en sont rendus en présence du curé et des tenants. VI) Bénéfices – rien. VII) Confréries – rien. VIII) Marguillerie – Annale à l’élection du curé et des paroissiens. L’actuel marguillier est le sieur Louis le Tixhon, qui est cité en 1693 comme vicaire et chapelain à Saive. Le marguillier Tihon donne sa démission fin 1727. Le marguillier a environ 7 muids hors des anniversaires, et un bonnier de terre et prairie. Il remplit la charge de chapelain et célèbre la messe les dimanches et jours de fêtes pour les paroissiens, desquels il reçoit pour salaire 50 florins par an. IX) Eglise : mobilier et ornements – Nous commandons aux paroissiens qu’ils veillent à réparer au plus vite le plancher de l’église. Il n’y a pas de lumière qui brille devant le St-Sacrement, alors qu’il y a des revenus fondés pour cela. C’est pourquoi nous commandons aux paroissiens de fournir une lampe qui puisse brûler continuellement devant l’autel. Que les paroissiens fournissent une pixide pour transporter le saint viatique aux infirmes, plus grande, et d’un endroit apte à conserver les saintes huiles. Il n’y a pas de chappe. Que les paroissiens fournissent une chappe pour l’office divin. Il y a un autel côté Evangile, il est consacré mais pas doté. Le curé a les registres des baptêmes, mariages et défunts. Nous commandons aux paroissiens qu’ils renferment dès que possible le baptistère. X) Cimetière – Nous mandons aux paroissiens de restaurer au plus tôt le cimetière. XI) Mense des pauvres – Les pauvres ont environ 28 mesures d’épeautre par an. Le mambour en est le curé : il distribue selon les fondations à notre ordonnance. XII) Office divin – rien. XIII) Le marguillier tient l’école, et il se plaint de n’avoir pas de classe à cet effet. Que les paroissiens lui en fournissent une. XIV) Varia – Il n’y a pas de sage-femme sermentée ; nous mandons aux femmes qu’elles en élisent une qui prêtera le serment accoutumé. Que les paroissiens y pourvoient. Le curé se plaint de ce que les débiteurs de l’église et des pauvres ne veulent pas payer en espèces, ni d’après l’effraction. C’est pourquoi nous commandons que les revenus des pauvres et de l’église soient désormais payés en espèces, ou selon leur valeur, interdisant aux mambours de les percevoir autrement. 46


[Tapez ici] Melen (Concile de Maestricht) p. 482, Simenon Visitations : A : 22 septembre 1699 ; B : 12 juillet 1712 I) Eglise paroissiale, entière, sous l’invocation de St-Job, au Pays de Liège, à la collation du chapitre de St-Denis, collégiale à Liège (A, B). II) La paroisse compte 750 communiants (ou habitants ?) (B). III) Le Chapitre de St-Denis possède toutes les dîmes, excepté un quart de la grande dîme, que possède le curé (A, B), et qui vaut 700 à 800 florins comme il dit (B). Le seigneur temporel est le comte de Linden (A, B). IV) Pastorat – Le recteur : Jean Lhonneux. Il a outre la dîme, 13 bonniers de terres et prairies, et hors des anniversaires 35 muids d’épeautre (A, B). V) Fabrique – Elle est rescrite à 25 muids, mais en perçoit seulement 23. Le mambour est le même que celui des pauvres, Abraham Lesoine (A), Georges de Wérixhas (B). Le curé est seul mambour à Evegnée et Tignée ; les comptes sont rendus en présence du curé et des tenants au presbytère, et les biens sont affectés à un usage convenable (A, B), sauf qu’une partie doit fournir hosties, vin et chandelles pour le maître-autel, parce que les décimateurs prétendent qu’ils n’ont jamais dû pourvoir à cette charge (B). VI) Bénéfice – L’autel des saintes Catherine et Barbe, chargé d’une messe hebdomadaire depuis 1’an 1667 par le vicaire Surlet, réduite à une messe par quinzaine (A, B) est à la collation de la famille de Melen (A), du sieur Begon (B). Le recteur est le sieur Souxhon (A), Macors chanoine de St-Denis (B). Il est desservi par le curé (A, B), et est rescrit à 10 muids (A). VII) Confrérie : rien VIII) Le Marguillier est amovible ; il est établi par le curé et la communauté, il a 5 muids ; item 7 sous et demi des tenants, et 6 et demi d’autres, tant à Evegnée et Tignée qu’à Melen (A, B). Le marguillier est mort récemment et la charge est vacante (B). IX) Eglise – Mobilier, ornements. a. L’église : les murs de la nef sont caducs depuis leurs fondements côté est (aquilon), le toit doit être totalement réparé, même sur les petites nefs (A) ; le mur est réparé et aussi le toit, mais pour celui-ci, la réparation est plutôt médiocre et elle ne durera guère (B). b. Le maître-autel a une table très convenable, achetée par la fabrique et aux frais du curé (A). c. La lampe devant le St-Sacrement ne brûle pas continuellement (A) ; elle brûle jour et nuit (B). d. Calices : une remontrance en argent (A, B) de 60 onces, de forme élevée (A), le ciboire d’argent (A, B) de 5 onces et demie (A) ; deux calices, l’un argenté (A, B), l’autre doré, de 36 onces (A), appartenant à l’église, l’autre aux décimateurs avec une coupe argentée et un pied cuivré (A, B). Le vase des saintes Huiles en étain (A), argenté (B). e. Ornements : ils sont décents (vêtement liturgiques) et suffisants comme le sont les livres (A, B). f. L’autel de la Vierge Marie manque de toutes parures et tous ornements, c’est pourquoi le recteur doit payer par an un demi ducaton à la fabrique (A), qu’il ne paie pas ! Aussi est-il averti d’un imminent arrêt des revenus (B). g. Les registres de baptêmes, mariages, et décès sont rédigés selon la forme prescrite. h. Le baptistère est bien renfermé et propre. i. La tour doit être réparée. A ce sujet, il y a contestation entre les habitants d’Evegnée et Tignée, et ceux de Melen ; elle a été assoupie au temps de la visitation au presbytère de Melen, en présence du seigneur Archidiacre. Celui-ci a commandé au curé de produire tous les comptes des mambours non encore rendus, et dans 2 ou 3 semaines au maximum, et de les soumettre à lui Archidiacre ; de cette façon, il pourra ordonner selon le droit et la raison (A). X) Le cimetière est bien fermé (A) ; il est ordonné aux paroissiens que, sans retard, et au moins dès la paix conclue (que Dieu nous la donne !) (guerres de Louis XIV), ils réparent les murs, et clôturent dûment le cimetière (B). XI) La Mense des pauvres dispose de 3 muids, ce qui est bien peu, dont la moitié est distribuée par habitude à tous les paroissiens, et l’autre moitié est pour les vrais pauvres (A, B). 47


[Tapez ici] XII) L’Office divin – L’église de Melen est entière, avec charge de trois messes par semaine (A). XIII) L’école – Rien de rien, tant en 1699 qu’en 1712. XIV) Varia – La sage-femme est capable, mais non sermentée (B). Evegnée (concile de Maestricht) Avec Tignée, ce village fait partie d’une seule paroisse, Melen Visitations : A : 22 septembre 1699 ; B : 12 juillet 1712 I) Chapelle d’Evegnée sous la paroisse de Melen, sous l’invocation de la Sainte Vierge Marie, au pays de Liège (A, B). II) La Fabrique n’a rien que 1 muid et demi (B). III) La chapelle est réparée ou plutôt réédifiée à neuf, elle est en bon état, mais à la suite des travaux, une partie du revêtement du plafond du chœur est tombée. Le pavement fait défaut sur l’un et l’autre côté (B). L’autel est assez beau et bien orné (B). Coupes. Il y a un calice qui appartient à la chapelle, avec une coupe en argent et le pied en cuivre (B). Les vêtements du culte sont suffisants et honorables pour une chapelle (B). Le toit de la tour est tout à fait détruit, en sorte que ses poutres et autres bois tant de la tour que de la chapelle pourrissent et que le plafond en souffre beaucoup (B). IV) Office divin – Le sacristain célèbre la messe de 15 en 15 jours ; les autres dimanches, on célèbre aussi la messe, mais les habitants doivent payer le célébrant pour ces messes-là. Les sacrements de baptême et d’extrême onction sont administrés à Melen, cependant les défunts sont inhumés dans la chapelle et dans son cimetière (B). V) Varia – Dans le chœur, il y a des stalles où prennent place des laïques, et que l’archidiacre a ordonné d’enlever pour les disposer en lieu opportun dans la nef de la chapelle (A). Tignée (Concile de Maestricht) Visitations : comme à Evegnée ci-dessus I) Chapelle de Tignée sous Melen, sous l’invocation de St-Lambert (A, B). II) La Fabrique a un bonnier et demi de terre et pré (B). III) La chapelle est totalement en ruines, et elle doit être reconstruite depuis les fondations, ce que les habitants ont promis (A) ; elle est réédifiée depuis ses fondations, et elle est vraiment belle (B), mais le plafond qui existe au-dessus de la partie centrale doit être continué sur toute la chapelle. Coupes – Le calice appartient à la communauté, sa coupe est en argent et son pied en cuivre (A, B). Il y a deux séries de vêtements du culte ; ils sont assez convenables (B). IV) Office divin – Le sacristain de Melen bine et célèbre alternativement dans les chapelles de Tignée et Evegnée, en sorte que les habitants de Tignée ont une messe tous les 15 jours ; pour les autres dimanches ou fêtes, ils doivent payer un célébrant ; tous les sacrements sont administrés dans l’église de Melen. (Simenon, Hesbaye, d’Aelst à Looz le château, de 1613 à 1763) 48


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