[Tapez ici] Cerexhe Visitations : A : 22 septembre 1699 ; B : 12 juillet 1712 (exactement les mêmes jours qu’à Melen, tout près) I) Eglise paroissiale, demie, sous l’invocation de St-André, à la collation du doyen de la collégiale St-Pierre, à Liège (A, B), avec charge de trois messes par semaine (A). II) La Paroisse compte à Cerexhe et Heuseux ensemble 420 communiants (A), 450 qui ont satisfait au précepte paschal (B), 140 familles (A). III) Le Chapitre de St-Pierre à Liège a toutes les dîmes, excepté un tiers qui est réservé au curé, avec les menues dîmes ((A, B)) ; le seigneur temporel est le même Chapitre de St-Pierre. IV) Pastorat – Le recteur est Louis Cléroz, il a, en plus de la dîme, 8 bonniers de terre et 2 bonniers et demi de pâtures, et 12 muids d’épeautre pour les anniversaires, avec quelques cens (A, B). V) La Fabrique – Elle a 22 muids (A, B) ; le mambour est Thiry Hannotte (écrit Hannord !) (A), Servais le Boulanger (B), il est nommé par le curé, et il rend les comptes pardevant lui (curé) et les tenants de l’église (A, B). VI) Bénéfice – Sous l’invocation de Ste-Anne et St-Sébastien, dont le recteur est François Trisart, à la collation de la famille de Longle (Lonck), patron laïque ; il vaut 18 muids d’épeautre, avec charge de 2 messes par semaine (A, B). A l’autel de la Sainte-Trinité, sont attachées deux messes chantées par an, pour lesquelles le curé a 2 setiers, le marguillier 1, et la Fabrique 2 setiers d’épeautre (B). VII) Confrérie – rien. VIII) Le Marguillier est amovible, par le curé et la communauté ; il a 12 setiers dans les anniversaires et 7 sous et demi d’une famille à Cerexhe-Heuseux (A, B). Il a de plus 17 setiers d’épeautre qu’on lui a assignés pour terminer un procès. C’est Lambert Driesch, et parce qu’il est en même temps prémissaire, il perçoit de la communauté 50 impériaux (B). IX) Eglise, mobilier, etc. – a. La voûte de la nef doit être réparée (B) l’église est dans un état très convenable (A). b. La lampe devant le St-Sacrement brûle nuit et jour (B). c. Calices : la remontrance en argent a été dorée, et sa coupe argentée (B) et un autre petit calice argenté (A, B) du poids de 13 ou 14 onces (A). Un calice manque (A) ; un en argent a été fourni par le doyen de St-Pierre (B). Le vase des Saintes Huiles est argenté (A, B). d. Les ornements (vêtements) liturgiques sont très convenables et plus que suffisants, ils ne proviennent pas des dîmes, mais en partie de la dévotion, et en partie des revenus de l’église (A, B) ; la dîme n’a fourni qu’une chasuble rouge et elle est maintenant assez usée (B). e. L’autel de Ste-Anne et St-Sébastien, du côté Evangile a des ornements suffisants, avec un calice argenté (A), il a seulement une chasuble rouge, et une blanche avec une ceinture et un amict, et un antependium à bon marché, et un calice argenté qui appartient collectivement à la Fabrique et au recteur (B). L’autel de la Sainte-Trinité est du côté Epitre (B). f. Des offrandes se font dans un tronc placé à côté de l’autel de Ste-Anne et Saint-Sébastien, desquelles le recteur dudit autel dispose à l’exclusion du curé et du mambour, et il en garde la clef pour lui (B). g. Il y a des registres de baptêmes, mariages et défunt (B). h. Le baptistère est renfermé (A), propre et clos (B). X) Cimetière – Il est renfermé (A), mais les murs sont à réparer (B). XI) La mense des pauvres – A 4 muids et demi d’épeautre (A), de seigle (B) ; les biens sont distribués le vendredi-saint à tous les habitants de la paroisse, abusivement, contre l’intention des bienfaiteurs qui veulent qu’on les distribue seulement aux pauvres (A) ; les deux tiers sont vraiment distribués aux pauvres, et le troisième tiers le vendredi-saint à chaque famille (B) ; le mambour est le même que pour le luminaire. XII) Office divin – rien XIII) L’école – est tenue par le marguillier (B). XIV) Il n’y a pas de sage-femme dans le village, on appelle celle de Melen le village voisin (B). 49
[Tapez ici] Chapelle de Heuseux sous Cerexhe Visitations : A : 22 septembre 1699 ; B : 12 juillet 1712 (les mêmes que pour Cerexhe et Melen) La chapelle de Heuseux est sous l’invocation se St-Laurent, elle n’est pas fondée. Elle a 12 setiers pour le luminaire. La messe y est célébrée les dimanches, mais une par quinzaine seulement ; elle a des vêtements liturgiques convenables et suffisants (A, B). On doit faire une réparation autour du chœur (A), et elle a été faite (B). Il n’y a pas d’administration du 1er sacrement (baptême) ni du dernier (B). Bolland p.731 A. Deblon, Concile de St-Remacle Visitation : 22 septembre 1698 I) Eglise, demie, pays de Brabant, sous l’invocation de St-Apollinaire, martyr. Paroisse démembrée de celle de Herstal au 15ème siècle (cf. Brassinne, de Ryckel, Meessen) – Le rapport d’une visite, archidiaconale, effectuée le 11 juin 1525, est conservée aux Archives de l’Etat à Düsseldorf (Aachen Marienstift, n°52). Le 3 mai 1730, le suffragant Gillis consacre l’église et le maître-autel de Bolland en l’honneur de St-Apollinaire, l’autel du côté Evangile en l’honneur de St-Nicolas, Stes Barbe et Catherine, et celui du côté Epitre en l’honneur de Ste-Anne. Le collateur ordinaire est le seigneur du village, Adrien Gérard de Lannoy (Bolland 1648 – Clervaux 1730) fait le relief de la seigneurie de Bolland le 16 juillet 1695. Son petit-neveu Adrien Jean Baptiste est cité à Neuville-enCondroz, paroisse de Hermalle (sous Huy), au concile d’Ouffet. II) Paroisse – Le nombre des communiants est de 700 environ (la seigneurie compte 994 habitants en 1694 (de Ryckel) et on dénombre 935 habitants au 18ème siècle (J. Ruwet). III) Dîme – le Chapitre d’Aix a les 2 tiers de la dîme, et hors du 3ème tiers, le curé perçoit 40 muids. Le collecteur est le fermier du seigneur Comte de Lannoy, seigneur du village. IV) Pastorat – Le recteur (curé) est le seigneur Antoine de Sarémont, institué par l’archidiacre de Condroz pour la cure de Bolland le 11 mai 1697. Né à Bolland le 9 septembre 1668 d’Arnold Antoine de Sarémont et de Jeanne Henrar. Il mourut, après avoir résigné sa cure, le 12 juillet 1729. Ses armoiries figurent au plafond de l’église de Soumagne (P. Coste, page 71). Il est rescrit à 40 muids que le curé perçoit du 3ème tiers de la dîme de quelques revenus et des terres du doyard ; pour les anniversaires, il a 1 ½ bonnier de pré, et dans les revenus, environ 20 florins. V) La Fabrique – a environ 15 muids par an. Le mambour est Michel Clenebergh. Les comptes sont rendus en présence du curé et des tenants. VI) Bénéfices – Il y a deux bénéfices : a. Côté Evangile, il y a un bénéfice (fondé par le testament de Jean de Brandenberg, seigneur de Bolland en 1492. Il fut approuvé par l’évêque de Liège le 12 mai 1519) sous l’invocation des Saints Nicolas, Barbe et Catherine, à la collation du seigneur temporel. Il est rescrit à 18 muids sous charge de 3 messes par quinzaine. Le recteur Gilles du Pont (institué par l’archidiacre de Condroz le 18 janvier 1684, puis après sa mort, remplacé en janvier 1731) institué et résident comme marguillier, dessert ce bénéfice. Il a les vêtements liturgiques. b. Il y a aussi un bénéfice sous l’invocation de la Vierge Marie, dont les biens sont dits perdus, et c’est pourquoi il manque de recteur, et le curé n’en a aucune connaissance. VII) Confréries – Il exista une confrérie à l’ange gardien, enrichie d’indulgences par un bref pontifical du 6 novembre 1699. VIII) Marguillerie – Elle est annale, à l’élection du curé et des paroissiens. L’actuel est D. du Pont, admis pour les confessions, et il remplit aussi les fonctions de chapelain. En qualité de marguillier, il perçoit 5 muids et quelques dallers royaux, et en qualité de chapelain, il reçoit des paroissiens 30 impériaux par an, à charge de célébrer la messe les dimanches et jours de fête. 50
[Tapez ici] IX) Eglise, mobilier, ornements – Il n’y a pas de lampe qui brûle devant le St-Sacrement. Les deux autels collatéraux sont consacrés. Le curé a les registres de baptêmes, mariages et décès. Le baptistère est bien fermé et verrouillé. X) Le cimetière doit être clôturé et pourvu de murs. XI) La mense des pauvres – Les pauvres ont environs 80 dallers royaux ou leur valeur, c’est le même mambour que la Fabrique. XII) Office divin – rien. XIII) L’école est tenue par le marguillier prêtre. L’école est mentionnée dès le 16ème siècle. Un legs de 2 muids est fait en 1576 en faveur du maître d’école, dont on donne le nom plus loin dans le reg. C. J. de Bolland (voir mon Wergifosse à la fin). Soumagne p.826 Visitations : A : le 23 septembre 1698 ; B : le 5 septembre 1712 I) Eglise – Entière, sous l’invocation de St-Lambert (A, B). Le collateur ordinaire est l’Abbé de Beaurepart, abbaye de chanoines prémontrés à Liège (A, B). II) Paroisse – Le nombre des communiants est d’environ 1800 (A, B). III) Dîme – Le curé a le tiers de la dîme, l’abbaye de Beaurepart en a le restant (A, B). Le collecteur est Jean Warimont, ancien bourguemaître. IV) Pastorat – Recteur : Henri Jullin, chanoine de Beaurepart, fut institué par l’archidiacre pour la cure de Soumagne le 27 avril 1687, puis fut élu abbé de Beaurepart le 18 août 1706, et mourut le 26 mai 1733 (A), puis ce fut François le Vecquerea, religieux profès dudit monastère, institué par l’archidiacre le 10 septembre 1706 (ses armoiries sont au plafond de l’église de Soumagne), et qui mourut le 25 décembre 1723. Le pastorat est rescrit à 40 muids, partie épeautre partie avoine (B) que le curé perçoit hors du tiers de la dîme et des revenus du doyard. Pour les anniversaires, il a environ 20 impériaux (A, B). Au maître-autel est célébrée chaque jeudi la messe fondée à Wégimont (le 20 juin 1696, le prince-évêque Joseph-Clément de Bavière érigea un bénéfice en l’honneur du Saint-Sacrement en la chapelle du château de Wégimont, et le 12 août 1707, l’archidiacre permit d’exonérer les charges de ce bénéfice en l’église paroissiale (B). V) La Fabrique a 18 muids d’épeautre. Le mambour est Wilkin Pepinster, marchand (blason au plafond de l’église) (A), Louis Fraineux (B). Les comptes sont rendus en présence du curé (A, B) et de la Cour de Justice (A). VI) Bénéfices – Il y a deux autels collatéraux consacrés et non dotés (B). VII) Confréries – La confrérie de la Trinité fut érigée le 16 juin 1647. Une confrérie Notre Dame de Miséricorde, approuvée le 26 mai 1647, fut à nouveau érigée en 1782 (Hans). VIII) Marguillerie – Elle est annale à l’élection du curé et des paroissiens (A, B), l’actuel marguillier est Louis Fraineux, jeune homme (A, B). Il perçoit environ 50 florins par an. IX) Eglise, mobilier, etc. – Le pinacle de l’église doit être réparé (A), mais l’église fut restaurée après 1694 ! La lampe brûle constamment devant le St-Sacrement ; les habits liturgiques ne manquent pas. Le curé a les registres des baptêmes, mariages, et décès (A, B). Il n’y a pas de baptistère (A., sic !). X) Le cimetière doit être nettoyé et fermé par des portes (A). XI) La mense des pauvres – Ils ont 8 muids 5 setiers d’épeautre, 29 dalers et 18 et un setier de seigle (B). Mambour : Louis le Boulanger (A) ; Louis Lovinfosse dit Boulanger. Les comptes sont rendus en présence du curé (A, B) et de la Justice (A). 51
[Tapez ici] XII) Office divin – rien XIII) Ecoles – Elles sont tenues (A, B). XIV) Varia – Il y a une sage-femme sermentée (A, B). Le curé se plaint de ce qu’il y a plusieurs hérétiques dans sa paroisse et il demande l’aide du sieur Archidiacre pour les expulser. On n’a rapporté aucunes querelles contre le curé. Mais celui-ci se plaint comme la pièce cijointe en français le montre : Remontrance très humble à Monseigneur de Clercx, archidiacre de Condroz, visitant la paroisse de Soumagne le 5 septembre 1712 : a. il y a dans ma paroisse, des incestueux et fornicatrices récidives, qui y demeurent impunément malgré les soins faits pour les faire punir ; b. au mépris du Concile de Trente, beaucoup de paroissiens n’assistent pas à la messe et aux vêpres, et d’autres qui restent dans le porche pour s’évader pendant le sermon et aller boire du brandevin ; c. d’autres trafiquent et travaillent chez eux les dimanches et fêtes, pour tirer à boire ou jouer sur les places publiques pendant les offices ; d. plusieurs parents, contre les ordonnances du Concile de Trente, négligent d’envoyer leurs enfants au catéchisme et instructions ; e. on a pris coutume, lors du décès d’un paroissien un peu hors du commun, de sonner les deux cloches, en payant un écu au marguillier, rien au curé ; f. un paroissien ou autre s’est prévalu de tenir école sans catéchiser tous les jours à la fin de la classe les enfants, et même sans avoir fait profession de foi entre les mains du doyen ou du pasteur. D’où nous, archidiacre à l’officier fiscal de s’informer sur les défauts susdits et de s’acquitter de son office contre les délinquants. Nous commandons aux paroissiens de placer au plus tôt le baptistère à l’endroit désigné par nous, et de le fermer duement endéans les 6 mois au plus tard. Olne p. 805 Visitations : A : 23 septembre 1698 ; B : 6 septembre 1712 I) Eglise – Entière (A), sous l’invocation de St-Sébastien (A, B). Le collateur est le Chapitre de la collégiale St-Adalbert d’Aix (le prince-évêque Henri de Gueldre confirme en juin 1264 l’incorporation de l’église d’Olne à la mense capitulaire de St-Adalbert à Aix). II) Paroisse – Le nombre des communiants est d’environ 2000 (A), de 1800 (B). Il y a plusieurs hérétiques (protestants) du fait qu’ils sont soumis aux Hautes Puissances des Provinces-Unies lors du partage du comté de Dalhem en 1661 (Olne, y compris St-Hadelin, comptait 2211 habitants en 1757). Vaux n’est pas compris dans ce total en raison de son appartenance à la Principauté de Liège. On y dénombrait 415 habitants (voir Etienne Hélin). Froidheid, Vauxsous-Olne et Nessonvaux faisaient partie de la paroisse d’Olne comme Basse-Fraipont, tandis que la Haute-Fraipont était de la paroisse de Louveigné. III) Dîme – Les deux tiers de la grosse dîme et une menue dîme sont au Chapitre de St-Adalbert d’Aix (alors que le curé Stouren, dans son Histoire d’Olne, prétend que les autorités hollandaises les avaient confisquées dès 1655 !) (A, B). Le collecteur est Jean Wilkin (A), fils du bourgmestre. Le reste appartient au curé. IV) Pastorat – Le recteur est Henri ab Inden (A), institué par l’archidiacre le 12 juin 1679, décédé le 30 avril 1699. Puis Jacques Prayon (B), vicaire d’Olne, institué par l’archidiacre de Condroz le 20 juin 1699 pour la cure d’Olne. Originaire d’Olne, il résigna sa cure en 1729. Le pastorat est rescrit à 80 muids (A), à 50 muids (B) que le curé ne perçoit pas parce que les revenus en sont confisqués par l’autorité des Provinces-Unies de Hollande (A, B). V) La Fabrique – Elle a 43 muids par an, confisqués par les Etats de Hollande (A, B). VI) Bénéfices – Il y a un bénéfice côté Epitre sous l’invocation de St-Sébastien (A, B) à la collation du curé (A). Il est rescrit à 7 muids (A), mais les revenus sont aussi confisqués par les Etats de 52
[Tapez ici] Hollande (A, B). Le recteur en est François de Brus, institué par l’archidiacre le 27 juin 1676. Il venait de la paroisse de Forêt. Décédé et remplacé en février 1712. VII) Confréries – rien VIII) Marguillerie – Elle est annale, à l’élection du curé et des paroissiens. L’actuel est Jean Burgen, marié. Il reçoit de chaque famille 5 sous par an. Il avait quelques revenus et une pièce de terre, confisqués. Ayant entendu des plaintes sur la négligence du marguillier, nous l’avertissons qu’il ait à l’avenir à s’acquitter de son office avec la plus grande diligence et assiduité. IX) Eglise, mobilier, etc. – Nous commandons aux paroissiens de réparer avec soin les appendices de l’église et les toits (A). Pas de lumière qui brille devant le St-Sacrement, à cause des hérétiques (dès 1649, les protestants avaient imposé l’usage simultané de l’église qui devint ainsi commune aux deux cultes (Stouren). Il n’y a pas de vêtements liturgiques fournis par la dîme, il n’y a pas de cappe noire (A). Il y a des registres de baptêmes, mariages, décès (A, B). Les paroissiens doivent pourvoir à un couvercle sur les fonts baptismaux, pour les bien renfermer. Il manque la corde de la cloche décimale ! X) Cimetière – rien XI) La mense des pauvres – Ils ont environ 9 impériaux (A, B), en partie en muids, et partie en argent (B). Mambour : Henri de Rahier (A) ; il n’y en a pas (B). Le curé l’administre. Les comptes sont rendus en présence du curé et de quelques justiciers (A). XII) Office divin – rien XIII) L’Ecole – L’école est tenue. Nous mandons aux précepteurs qu’ils prêtent serment sur leur profession de foi en présence du curé, sinon qu’ils se désistent de l’instruction de la jeunesse (A). XIV) Varia – Il y a une sage-femme sermentée (A, B). Chapelle de Froidheid Visitations : A : 23 septembre 1698 ; B : 6 septembre 1712 I) Il y a une chapelle sous l’invocation de la Vierge Marie, elle est sous l’autorité de l’église paroissiale d’Olne. Froidheid était pays de Liège, le curé Debra y bâtit une chapelle en 1670, consacrée en 1731. IV) Là habite René (A, B) Jeanne (A) Ziane (B). Ce dernier, René Ziane, s’établit en 1691 près de la chapelle et y remplit durant près de 35 ans les fonctions de vicaire (Stouren). Par son testament du 15 novembre 1710, il fonda dans la chapelle de Froidheid un office ecclésiastique qui fut approuvé pour l’Ordinaire le 5 juin 1733 (voir ci-en bas). Froidheid, annexe : René Ziane desservit la chapelle, avec dévotion, zèle et piété, alors qu’il n’en avait pas l’obligation. La chapelle a des vêtements liturgiques très convenables, venant de dons. Pas de cimetière, ni de sacrements conférés. Nous demandons audit prêtre de ne pas célébrer pendant la messe d’Olne les dimanches et fêtes, de même au curé d’Olne vis-à-vis de la chapelle de Froidheid. Chapelle de St Hadelin Une partie de St-Hadelin appelée le fief relevait de l’abbaye de Stavelot et de son pays, mais StHadelin entier était dans la paroisse d’Olne. Cette chapelle est chargée d’une messe, bénéfice fondé en 1499 et à la collation du curé d’Olne. Il fut uni à la cure d’Olne le 29 mars 1624, puis séparé le 28 avril 1653. Il y a un procès pendant entre les prétendants au dit bénéfice ou chapelle. Les prétendants 53
[Tapez ici] sont : D. Hardé (Nicolas) institué par l’archidiacre de Condroz le 1er septembre 1711 pour le bénéfice de St-Hadelin. Le 22 mars 1706, Nicolas Hardé, marchand, crée une rente de 250 florins pour constituer un titre d’ordination au profit de son fils. Nicolas Hardé fut nommé par le curé. Puis Jean ab Ynden, institué par l’archidiacre le 13 novembre 1711. Jordan ab Inden est décédé en 1749. Il avait été nommé par la communauté. Soiron p. 822 Visitation : 23 septembre 1698 I) Eglise – Moyenne, sous l’invocation du St-Sauveur et de St-Roch (la fondation en 1693 d’une confrérie en l’honneur de St Roch liée bien entendu à la peste et au grave tremblement de terre en 1692, qui causa la destruction de l’église, qui dut être reconstruite. Les travaux commencèrent en 1723 et le 7 mai 1730, la nouvelle église « ma cathédrale », disait son curé l’abbé Marcel Graindor) fut consacrée. Soiron, au duché de Limbourg. Le collateur ordinaire est le chapitre de St-Adalbert d’Aix, car la seigneurie de Soiron fut donnée au Chapitre de St-Adalbert à Aix en 1005, comme sa voisine Olne. II) Paroisse – Le nombre des communiants est d’environ 1600. III) Dîme – Le curé a le tiers de la dîme, et le seigneur temporel, et le sieur de Sclassin ont les deux autres tiers, et ils les recueillent eux-mêmes. D’autre part, Nicolas Ignace de Woelmont qui relève la seigneurie de Soiron le 20 févier 1679 et décèdera le 18 juin 1722. D’autre part le château de Sclassin, au thier à Soiron, provient du nom d’une seigneurie acquise au 16ème siècle dans le Luxembourg par un membre de la famille de Woestenraedt. JeanChristian de Woestenraedt (1649-1732) relève la seigneurie du Thier le 26 novembre 1685. Il mourut le 22 décembre 1732. IV) Pastorat – Le recteur est Nicolas Collette (non, Colloz, il fut curé à Soiron de 1697 à 1728. Les lettres de provision sont datées de Rome le 4 octobre 1696 (armoiries au plafond de l’église de Soumagne), il a déposé les bulles papales à l’archidiaconé de Condroz. Il est rescrit à 40 muids, que le curé perçoit hors du tiers de la dîme et des biens du douaire (doyard), et pour les anniversaires il a 10 muids environ. V) Fabrique – Elle a 30 muids environ par an. Les mambours : Louis Delsate et Pierre de Waide. Les comptes sont rendus en présence du curé et des justiciers. VI) Bénéfices – rien VII) Confrérie – Le 10 juillet 1693, le pape Innocent XI érige une confrérie sous le patronage de StRoch. VIII) Marguillerie – Elle est annale, à l’élection du curé et des paroissiens. L’actuel marguillier est Lambert Francisci, marié. IX) Eglise, mobilier, etc. – Nous commandons aux paroissiens qu’ils réparent les appendices de l’église et leurs toits (cf. en haut). La dîme ne fournit pas les hosties, le vin et les chandelles. Nous commandons aux décimateurs qu’ils fournissent ce qui leur est imposé par les ordonnances. Il n’y a pas de lampe qui brille devant le St-Sacrement. Il y a deux autels collatéraux, consacré mais non dotés. Il y a des registres des baptêmes, des mariages et des défunts. X) Cimetière – Nous mandons aux paroissiens qu’ils réparent le cimetière. XI) La mense des pauvres – Les pauvres ont 150 florins par an. Le mambour est Désiré Lambert. Les comptes sont rendus comme plus haut. XII) Office divin – rien XIII) L’école – Le marguillier tient l’école. 54
[Tapez ici] XIV) Varia – Il y a une sage-femme sermentée. Sous ladite église, il y a la chapelle de Wegnez, en laquelle le vicaire bine les dimanches et fêtes, et il reçoit des habitants 12 impériaux environ. On n’y confère pas les sacrements, et il n’y a pas de cimetière sinon pour les petits enfants. Ladite chapelle et ses vêtements sacerdotaux pour la messe sont à la charge des habitants. La chapelle de Wegnez, érigée en 1513, fut consacrée le 28 juillet 1521 en l’honneur de la Vierge Marie, des Saints Roch, Hubert et Laurent. Chênée p.733 Visitations : A : 30 septembre 1698 ; B : 7 septembre 1712 I) Eglise – Entière, sous l’invocation de St-Pierre apôtre (A, B). Le collateur ordinaire est le prévôt d’Aix (A, B). Le 23 janvier 1258, le prévôt Otton transporte au doyen du chapitre de Notre Dame à Aix le droit de patronat de l’église de Chênée. Le 20 mars 1259, l’élu de Liège confirme cette donation, c’est Henri de Gueldre, prince-évêque de Liège. Le droit de patronat de l’église de chênée revient au prévôt le 30 décembre 1485. II) Paroisse – Le nombre de communiants est d’environ 1800 (A), 2300 (B). La communauté de Chênée, plus restreinte que la paroisse, aurait compté de 951 à 966 habitants en 1740 et 1211 en 1790. On signale 2600 communiants au pouillé de 1686. III) Dîme – Le curé a le tiers de la dîme et la dîme menue entière, et le chapitre d’Aix a le reste de la dîme (A, B). Le collecteur : Pierre Magis et consorts (il y a des records au 18ème siècle pour la dîme, voir P. Guérin Chemins de l’histoire dans les doyennés). IV) Pastorat – Le recteur est Hubert Georlet, devenu chanoine à la collégiale St-Adalbert à Aix le 3 juin 1667. Il resigna son canonicat le 5 novembre 1670, et il a insinué le 20 juin 1670 auprès de l’archidiacre du Condroz sa provision apostolique, datée de Rome le 28 mai 1670 pour la cure de Chênée. Il mourut le 26 mai 1700. Son blason est au plafond de l’église de Soumagne (A). Son successeur à la cure de Chênée fut Mathias Henri Hubin, entré en fonction à la cure de Chênée le 24 juin 1701. Décédé le 12 septembre 1714 (Guérin, p. 73) (B), institué par l’autorité apostolique selon les bulles montrées au registre archidiaconal. Le pastorat est rescrit à 100 muids et (B) 100 petites charges de foin que le pasteur perçoit du tiers de la grosse dîme et de la menue dîme entière et des biens du doyard (A, B). Pour les anniversaires, il reçoit environ 16 muids (A), 26 muids (B). Il y a un (A), deux (B) chapelains qui reçoivent un salaire du curé, et qui l’assistent (A, B) dans l’administration des sacrements (A), dans toutes les charges pastorale (B). Les actuels chapelains sont : Laurent Coune, cité comme vicaire à Chênée dès le 24 août 1691, et encore en 1706 (Guérin) (A, B) et Toussaint Malaccord, baptisé à Stavelot le 24 novembre 1680, fils de Hubert Malaccord, officier du ban de Fosse et chambellan de la Court féodale de Stavelot et de Marguerite de la Coulée, et qui décéda le 13 décembre 1758 (Guérin). L’un des chapelains (B) perçoit du mambour de l’église 60 florins Brabant pour les messes des dimanches. Mais nous interdisons au mambour de payer lesdits 60 florins hors des biens de l’église, car nous déclarons que ces messes incombent à la charge des paroissiens, qui sont tenus de les payer et ladite somme ne peut être mise dans les comptes des mambours, commandant au curé d’y veiller et de nous en référer. V) Fabrique – Elle a 40 muids par an (A, B) d’épeautre environ (B). Le mambour est Servais de Chession, entre 1696 et 1710 (Guérin) (A), puis Georges Georlet (B) jusque 1731. VI) Bénéfices – Il y a deux autels consacrés, mais non dotés (A, B). Il y a un bénéfice sous l’invocation de la Ste-Croix qui est transféré au maître-autel, à la collation du curé (A, B). Il est rescrit à 9 muids avec charge d’une messe par quinzaine, qui est desservie (A, B) par le curé (A), par le chapelain (B). Le recteur en est Guillaume Georlet (institué le 12 juillet 1660 par l’archidiacre de Condroz pour ce bénéfice) qui est chanoine de StPaul. 55
[Tapez ici] Il y a aussi un bénéfice sous l’invocation de St-Nicolas et Ste Barbe, à la collation du curé (A, B). Le recteur en est : Jean Defrance, institué par l’archidiacre le 10 juillet 1682. Il fut reçu le 30 juillet 1705 comme chanoine de St-Materne (à la cathédrale St-Lambert). Son testament du 20 décembre 1721 fut présenté au chapitre le 25 juin 1736. Lui succéda comme recteur Godefroid Tombeur, institué le 26 janvier 1706 par l’archidiacre suite à la démission de Léonard Defrance. Il se maria et le bénéfice fut conféré à un autre en 1723. Mais les biens de ce bénéfice sont perdus. VII) Confrérie – rien VIII) Marguillerie – Elle est annale, à la collation du curé et des paroissiens (A, B). L’actuel est Henri Leclercq, époux de Marie le Grand Lambert, il décède en 1702 puis François Leclercq qui obtient de l’archidiacre le 19 mars 1704 de pouvoir exercer les fonctions de marguillier comme son père, à condition de se représenter chaque année avant la St-Jean. Il mourut le 3 janvier 1734, non marié. IX) L’église, mobilier, etc. – L’église menace ruine au grand danger des paroissiens, et elle est trop petite pour la multitude des paroissiens. C’est pourquoi nous commandons que l’on construise une nouvelle église selon le plan et l’accord réalisé à ce sujet, sinon l’officier fiscal remplira son office contre les revenus des dîmes (voir P. Guérin, p. 15-23, pour les péripéties de la reconstruction). Le 18 juin 1730, le suffragant Gillis consacre la nouvelle église et le maîtreautel en l’honneur des Sts-Pierre-et-Paul, l’autel latéral côté Evangile en l’honneur de la Vierge Marie, et celui côté Epitre en l’honneur des anges gardiens. La dîme ne fournit pas les hosties, le vin ni les chandelles. Il n’y a pas de lampe brûlant continuellement devant le St-Sacrement, on fera collecte pour cela. Le calice qui provient de la dîme est médiocre. Il n’y a pas d’antependium, pas d’aube, de nappe, corporal, purificatoire. Pas de chape non plus, de la part de la dîme. Du côté des autels collatéraux, il y a deux escabeaux qui gênent le prêtre célébrant auxdits autels, nous ordonnons de les enlever pour les mettre avec les autres bancs dans la nef. Le curé a les registres des baptêmes, mariages et décès. Le baptistère doit être renfermé. Il n’y a pas de cloche décimale (A, B). X) Le cimetière doit être réparé et clôturé, nous mandons à l’officier fiscal de s’en occuper. XI) La mense des pauvres – Les pauvres ont 8 muids par an (A, B). Mambours : Jean de Labaye, échevin de Fléron, décédé le 3 novembre 1704. Il fut nommé tenant de l’église de Chênée le 21 juillet 1700, puis Georges Georlet. Les comptes sont rendus en présence du curé et des tenants. XII) Office divin – rien XIII) Ecole – Le chapelain tient l’école. XIV) Varia – Il y a une sage-femme sermentée (A) ; il y a des sages-femmes sermentées (B). On s’est informé auprès du curé pour savoir s’il n’y a pas d’hérétique, si les paroissiens envoient leurs enfants au catéchisme, et s’il a un motif de se plaindre des paroissiens, ou s’il a eu des querelles à régler, sa réponse a été qu’il n’avait aucun motif de se plaindre. Dans ladite paroisse, une messe est célébrée dans une maison particulière par N. Legat, prêtre, pour laquelle quelques paroissiens voisins se rassemblent. Nous mandons audit prêtre qu’il obtienne des supérieurs la permission de célébrer dans cette maison, endéans les 15 jours, sans quoi nous en ordonnerons. Sous ladite église, il y a une chapelle dite de Bouny (dépendance de Romsée). Le 11 décembre 1682, l’archidiacre autorise les habitants de Bouny et de Romsée à entendre la messe dans leur chapelle. Le chapelain de Bouny est amovible, il est établi par le curé, et il a l’autorisation de l’évêque de célébrer les dimanches et fêtes, pour 3 ans. Il est salarié par le curé, par pure libéralité, pas vraiment par obligation (B). 56
[Tapez ici] Chapelle d’Embourg, dépendance de Chênée p. 737 Visitations : A : 30 septembre 1698 ; B : 9 septembre 1712 I) Il y a une chapelle sous l’invocation de St-Jean-Baptiste et sous l’église paroissiale de Chênée (A, B). Le 11 décembre 1682, l’archidiacre autorise les habitants de Bouny et de Romsée à entendre la messe dans leur chapelle. L’existence de cette chapelle, dépendant du Chapitre de St-Jean-l’évangéliste à Liège est attestée dès le 12 siècle. Une tentative de démembrement de la paroisse de Chênée, avec érection de fonts baptismaux à Beaufaÿs eut lieu en 1631. II) Nombre de communiants, environ 550 (A, B). IV) Vicaire : messire Henri Collin, déjà cité en 1690 comme vicaire d’Embourg (P. Guérin, Chemins de l’Histoire…), admis aux confessions (A, B). Il y a un vicaire (A, B), amovible (B), qui réside près ladite chapelle (A), il a une maison construite par les habitants (A, B), contiguë à la chapelle, et il administre tous les sacrements, à quel effet il est constitué et salarié par le curé de Chênée (A, B). Il a la dîme du foin et la dîme des grains dans certaines limites, à lui assignées par ledit curé, et il a les droits d’étole (A, B). V) La Fabrique a environ 6 muids (A, B). Son mambour est le vicaire (A, B). Il rend les comptes en présence du curé de Chênée (A, B). IX) La Chapelle – Le suffragant Jacquet a consacré son autel majeur en l’honneur de la Vierge Marie, de St-Jean baptiste et St-Jean l’évangéliste le 5 novembre 1750. La consécration de la chapelle et des autels latéraux eut lieu le 2 septembre 1753. A cette occasion, on rappelle la 1ère consécration qui aurait eu lieu en 556 par l’évêque Monulphe ( ?!). IX) La chapelle et son entretien, et les habits liturgiques sont à la charge des habitants. Une colonne au milieu de la chapelle menace ruine (A). Il n’y a pas de plancher dans la nef et ses appendices (A, B). La chapelle est un édifice élégant (B). Une lampe ne brûle pas continuellement devant le St-Sacrement, que l’on fasse une collecte à cet effet (B). Il y a des habits liturgiques (A, B), ceux qui sont nécessaires (A) ils conviennent bien. Leur entretien est à la charge des habitants. Il y a deux autels, non consacrés ni dotés. On a diverses reliques (B). Le vicaire a des registres de baptêmes, de mariages et de décès. Le baptistère doit être clôturé et fermé. La tour de la chapelle doit être réparée et cimentée. X) Il y a un cimetière pour la sépulture des habitants ; il doit être clôturé (A, B) XIII) Le vicaire tient l’école en temps d’hiver (A, B) XIV) Varia – Il n’y a pas de sage-femme sermentée. Mortier (Concile de Maestricht) Visitations : A en 1613 ; B en 1624 ; C en 1699 ; D en 1712 ; E en 1764 I) Eglise paroissiale (A, E) entière et mère (B, C, D, E) sous l’invocation de St-Pierre apôtre, à la collation du chapitre de Notre-Dame d’Aix (A, B, C, D, E). II) La paroisse a sous sa direction la chapelle de Blegny (B, C, D) et ses appendices de Sougné, Fafchamps, Monceau, Gobsez, Troisfontaires, Trembleur, Maron, Cheneste (C, D). Mortier est dans le pays (le comté) de Dalhem sous la domination du roi catholique (Espagne), mais Blegny est sous la domination des Etats de Hollande (C, D). Il y a 650 familles (E), et avec les communiants de Blegny 1100 (B), 1200 (C), 1700 (D), 2000 (E), tous ont satisfait au précepte paschal (D). III) Le chapitre d’Aix a les dîmes ; le chapitre a les deux tiers, et le curé a l’autre tiers et toutes les menues dîmes (B, E), même à Blegny (C, D). Le seigneur temporel à Mortier est le le chapitre d’Aix (C, D, E) et à Blegny le comte de Lannoy (E). 57
[Tapez ici] IV) Pastorat – Le recteur (curé) est Miche Poncin (A) ; il y a un litige entre Jean Milmort, chanoine de St-Pierre en Liège, qui détient la perception des revenus pour la chancellerie de Brabant, nommé par l’Université de Louvain et présenté en 3ème place par le chapitre. Le premier a constitué Gilles Favereaux comme desservant de la cure ; mais ce dernier ne sait pas s’il a été approuvé. Jean Milmort est chanoine de St-Pierre en Liège où il réside et jouit des revenus (de la cure) (B) ; Michel Tilman (C), Lambert Pasteger, prévu par l’Université de Louvain (D), André Joseph le Tihon, prévu par l’Université de Louvain depuis l’an 1755 (E). Le curé possède, en plus de la dîme, 13 (B) 11 ½ (C, D, E) bonniers de terre et preit, et 72 (B), 65 (C, D), 73 (E) muids pour les anniversaires et encore 9 dallers et 44 florins brabant (E). La maison pastorale est vraiment ruineuse (B), il ne lui manque rien (E). V) La fabrique a 35 muids d’épeautre (A), 34 (B), 39 (C, D), 231 florins 14 sous (E) ; le mambour en est le curé, assisté des tenants, et il rend ses comptes en présence de ces derniers (C, D) chaque année (E) ; ces tenants sont, avec le curé, deux membres de la régence (les bourgmestres sans doute) et 4 autres tenants (E). Le mambour est Guillaume Chervee (sic, Servais ?) (A), Jean Noé depuis 5 ans, il n’a rendu ses comptes qu’une seule fois, et ses prédécesseurs Jean Laurent et Guillaume Cherveau (Servais come ci-avant) n’en rendirent aucuns (B) ; Toussaint François Moreau (E). L’effraction (c’est-àdire l’estimation de chaque année de la valeur des céréales qui fluctuait selon la qualité des récoltes, les années de sécheresse ou les ravages causés par les tempêtes ou les troupes armées de passage, etc.) est estimée par la Cour de Justice et le mambour de la fabrique. Le muid d’épeautre est estimé à 2, 2 ½ ou 3 florins (B). VI) Il existe un bénéfice : l’autel des Saints Sébastien (B, E), Nicolas et Pétronille (C, D) est à la collation du curé (C), avec charge d’une messe par quinzaine (A, B, E), hebdomadaire (C, D) ; le bénéfice est rescrit à 15 muids mais en réalité il ne vaut que 6 muids (C, D, E), soit 49 florins 16 sous et demi (E). Le recteur est Jean Milmort, curé à Bombaye (A), Gérard Lynen (B), Nicolas Delmotte, desservant à Blegny (C, D), Jean Brassines, chanoine à Cortessem depuis 14 ans (E) ; ce bénéfice est desservi assez négligemment par le curé de Saint-André (A), par Gilles Favereaux (B), par le curé de Mortier (C, D), par le vicaire François Labeye (E). VII) La confrérie de saint scapulaire, érigée il y a 61 ans, n’a aucun revenu (E). VIII) La marguillerie est annuelle (B), elle est régie par le curé et la communauté (B, D), elle est élue par la communauté (E), elle a 2 muids et une petite dîme, à charge de fournir le pain (les hosties) et le vin, même à Blegny (C, D), 107 florins et les opportunités (dons, etc.) de toute la paroisse (E). Le marguillier est Pierre de Vivier, sergeant du lieu (B) ; Jean Leruitte, prémissaire (D), François Labeye depuis 12 ans (E). IX) L’église : a. Le plafond du chœur manque, et il faut terminer le plafond de la nef du côté de la tour (A) ; le toit de la nef est défectueux (B) ; un appendice manque au plafond (B, D) ; le vestibule doit être réparé ; le plafond de la nef doit être reblanchi (D). Le toit de la chapelle côté évangile est défectueux ; le mur des appendices de l’église du même côté doit être réparé. b. Le maître-autel est profané, il manque d’antépendium et d’ornements ; le corporal doit être nettoyé, et on peut facilement le mettre en double ; et l’autel manque encore de rideaux, de deux manuterges et de burettes (B) ; l’autel est consacré, mais les chevrons qui sont sur le pavé doivent être enlevés ; le maître-autel a trois nappes, une couverture, des canons et 7 antépendiums (E). Le tabernacle est propre et orné de soie à l’intérieur (E). Pas de lampe du sanctuaire (B) ; la lampe du sanctuaire brille nuit et jour, et son huile est fournie par la fabrique (D, E). c. Vases sacrés – Le ciboire de bronze est doré ; un autre ciboire de bronze pour porter le viatique doit être réparé à sa base ; deux calices, dont l’un en argent est doré, et l’autre argenté doit être réparé à sa base (A). Un calice a été donné par le chapitre d’Aix (B) ; il y a deux calices, l’un argenté, et l’autre avec un pied de cuivre (C, D) ; il y a deux calices argentés mais le calice de la dîme doit être réparé, ou plutôt se procurer un nouveau, quant à l’autre, ses coupes et patène doivent être redorés (E). Les fioles des Saintes Huiles doivent être argentées (D). La remontrance, le ciboire et les fioles des Saintes Huiles ont été enlevés par un voleur (C), ils sont argentés (E). 58
[Tapez ici] d. Vêtements du culte – Il manque une aube, un amict, une chasuble, une ceinture (A) ; il n’y a qu’une aube usée ; ils sont plus que suffisants (C) ; ils sont décents et suffisants (D) ; deux séries complètes, 13 chasubles, 10 corporaux, 14 purificatoires, 15 aubes, l’amict, et des ceintures, 19 manuterges (E). Le graduel est très ancien (A) ; les livres font défaut, sauf les graduels et les antiphonaires (B) ; les livres sont usés, et les anciens à peine suffisants (C) ; les livres sont suffisants (D) ; 3 missels de requiem et 3 autres, 3 rituels, 2 graduels, 2 antiphonaires, 4 processionaux en état convenable (E). e. Il y a deux petits autels (B). L’autel St-Sébastien, côté évangile (C, D, E) manque de tous vêtements du culte (A, B, C), excepté la table (E). Le recteur a donné le tableau (peinture) de l’autel, la pierre d’autel bénie, un antépendium en couleurs, et les tableaux des canons (E). f. Les offrandes se font en 5 troncs : 1. Dans la sacristie pour les offrandes des fidèles au moment de l’office. 2. En l’honneur de la Vierge Marie. 3. En l’honneur de Ste-Lucie. 4. En l’honneur du Chemin de Croix. 5. En l’honneur de St-Hubert. Tous contribuent à orner l’église (E). g. Les registres de baptêmes commencent en 1618, mais il n’y a pas de registres des mariages, sinon celui qui a été commencé récemment par le curé (B) ; ils sont tous tenus (C, D, E), et les illégitimes sont notés à part (E). h. Le baptistère manque de fermeture (A), il est refermé (C), propre et renfermé (D) i. Le mur extérieur de la tour est entièrement ruineux et en grande partie tombé (B) ; la tour doit être réparée (C), elle menace ruine (D). Il y a trois cloches, la première est celle de la dîme, la deuxième de la communauté, mais la corde manque, et la troisième est celle de l’église (E). X) Le cimetière – Il faut des portes dans les murs (A) ; il est ouvert (C). XI) La mense des pauvres – Elle a 24 muids 6 setiers (A), 24 muids (B), 25 muids et 30 dallers de legs (C, D), 231 florins 2 sous (E) ; les distributions se font en partie de porte à porte, et en partie à l’église, au choix du seul mambour (B). Le mambour est le même que pour l’église (A, E), Thomas le Corbusier qui n’a plus rendu ses comptes depuis 6 ans, comme son prédécesseur Guillaume Cherveau (Servais ?) (B). XII) L’office divin – Le vicaire Winand de la Haye s’acquitte des offices paroissiaux (B). Il y a environ 200 anniversaires, une partie en cette église, une partie en la chapelle de Blegny, mais on ne sait pas vraiment qui les célèbre, car ce célébrant vient souvent de Liège, où il demeure pendant quelques jours (B). Le curé est tenu à célébrer une messe du St-Sacrement chaque jeudi et à 51 anniversaires (E). XIII) L’école est tenue par le marguillier (D, E). XIV) Varia – La grande dîme ne fournit pas le pain et le vin pour le maître-autel (A), elle la fournit (B). Le curé est suspecté de mener une vie déshonnête et de négligence dans l’accomplissement de sa charge pastorale, aussi il faudra s’informer et entendre des témoins (A). Dans le chœur, au côté à droite, le tombeau du noble Walram de Cortis (Cortils) nouvellement érigé n’a pas de fondations. Le coste (gardien) dit que ses prédécesseurs ont connu ce tombeau dans la nef où l’on en voit encore des marques ; ledit Cortils a pris soin de faire clore d’une balustrade son tombeau dans le chœur (B). Il existe de grands défauts dans l’administration des biens de la fabrique que quelques membres de la Cour de Justice usurpent avec le mambour, et le curé n’en a cure. On utilise mal les revenus de la Fabrique, on fait des banquets aux frais de la Fabrique et d’autres dépenses inutiles ; les visitateurs n’ont pu contrôler les registres car le mambour s’était esquivé (B). La sage-femme est capable (D) c’est la même depuis 9 ans (E). Il n’y a pas de discorde entre le curé et ses paroissiens (E). Le muid pour l’église se paie 6 florins, et pour les pauvres 5 florins 10 sous (E). Mortroux (Concile de Maestricht) Visitations : A : 5 septembre 1613 ; B : 23 septembre 1699 ; C : 13 juillet 1712 ; D : 20 août 1764 59
[Tapez ici] I) L’église paroissiale (B, C) est demie (A, B, C) soit mère soit demie (D) ; à la collation de l’Abbé de St-Corneille (Kornelimunster) près d’Aix (A, D) ; elle est sous l’invocation de StCorneille (A), de Ste Lucie ou de la Vierge Marie (B, C), de Ste-Lucie (D). II) La paroisse a pour appendice Wodémont alias Mauhin, et 3 maisons à la Heusière (B). Elle compte 200 familles (B), 120 (D) ; 500 communiants (B), 420 (C), 450 de deux juridictions (D). III) L’abbé de Kornelimunster possède les dîmes (A) ; l’Abbé en a les deux tiers, et le curé un tiers (B, C, D). A Wodémont, la plupart sont exempts des dîmes, ou paient les dîmes à un officier, et à Mortroux même, deux autres paroissiens qui possèdent 24 bonniers et quelques autres biens ne donnent que 33 muids ou sont exempts ; la collecte de la dîme est rendue très difficile à cause des montagnes et des distances (D). Le seigneur temporel est l’Abbé de Kornelimunster (B, C, D), mais à Wodémont, c’est le seigneur de Gulpen de Wodémont (B, C). IV) Pastorat – Le recteur (curé) est Jean Romalle (A), Jacques Jules Saive, pourvu par l’Université de Louvain (B, C), J.M. Delvaux depuis l’an 1739 (D). A part la dîme, le curé a 8 bonniers de terres et 7 verges de pré, et 26 muids et quelques dallers hors des anniversaires (B, C) ; et c’est par abus que l’on a rescrit à 70 muids, ou bien chez le doyen à Emal 50 muids, car le curé, à part la dîme et 8 bonniers et quelques cens, n’a pas d’autres revenus, et de ceux qu’il a, il doit payer la taxe aux Etats (Généraux, Hollande), soit certainement 36 ou 37 impériaux, ainsi il ne lui reste que 40 muids et un peu plus, en tout. Pour son douaire, il a un terrain, mais pas de maison (A) ; c’est une maison très vieille, une cave très petite et ruineuse, et les portes intérieures ne valent rien ; la montée à l’étage est très difficile. Le curé n’a pu obtenir du décimateur ou de la communauté plus que 200 impériaux, somme qu’il a dû payer (D). V) La Fabrique a 20 muids (A) 19 ½ muids d’épeautre (B, C) 161 setiers, le setier estimé à 15 sous ; mais une fois payée la taxe qu’il doit, il ne lui reste d’un muid que 4 florins. En tout, lui reste 10 muids ou 20 impériaux, hors desquels il doit payer au sous-mambour pour récolter les cens, et pour les travaux dans l’église 22 florins (D). Depuis beaucoup d’années, les comptes de la Fabrique ne sont pas rendus (A). Le mambour rend ses comptes par le curé ; les comptes sont rendus au local de la Justice en présence du curé et des Justiciers (B, C). Les mambours sont la Justice du lieu et le curé ; les comptes sont rendus tous les deux ans (D). VI) Bénéfice – L’autel de Ste-Catherine, à la collation du curé (B, C, D), avec charge d’une messe par semaine (A, B, C, D). Il se monte à 16 muids (B, C) à 11 ou 12 muids (D). Le recteur est Jacques Clermont (A), messire de Rord, chanoine de Visé (B), messire d’Oupeye, chanoine de Visé (C), messire Evrard depuis 3 ans (D) ; il est desservi par le curé (A) idem (B, C, D). VII) Confréries – Il y en a deux, celle des défunts et celle des saints Anges. Elles n’ont pas de revenus. Pour les messes fixes, le curé reçoit la moitié de la collecte qui se fait dans l’église. Il en laisse un quart à la fabrique et un quart au marguilier pour le chant (donc là le marguilier – limarli – est bien celui qui chante la messe) ; presque aucun ne reçoit une rétribution complète, et si la collecte rapportait davantage, grâce à l’homélie, même un sou, le vicaire célébrerait une messe à l’intention des donateurs. Aucun droit d’inscription n’est requis pour ne pas écarter les pauvres. VIII) Le marguillier est nommé par le curé (B, C), il est élu par la communauté avec la participation du curé (D) : il a 9 muids d’épeautre (B, C) 50 impériaux en y comprenant les 23 que donne la communauté pour la première messe, mais il doit célébrer cette messe pour la communauté (D). IX) L’église : a. La nef et l’appendice manquent de plafonds ; il faut réparer les toits de la nef et de l’appendice ; il faut ajouter un vestibule à l’église, et reblanchir les murs de l’appendice (A), le plafond est réparé (B) ; le pavement de l’église est vraiment inconvenant, il faut le rénover (C). b. Le maître-autel manque d’antépendium, de couverture, de deux nappes (A) ; il est consacré, il a 3 nappes, une couverture, de beaux canons, et plusieurs antépendiums (D). Le tabernacle est orné de soie à l’intérieur, la lampe du sanctuaire est toujours allumée. c. Les coupes – La remontrance est en cuivre (A), la nouvelle est belle et en forme de soleil (B, C) ; la nouvelle est argentée, et la vieille est en partie argentée, en partie cuivrée (D) ; le ciboire est en cuivre (A) en argent (B, C, D) et un autre en étain anglais (D). Il y a deux calices, l’un en argent doré, l’autre a un pied et une patène en cuivre, et la coupe en argent 60
[Tapez ici] (A, B, C). Il y a deux calices, l’un en argent doré et l’autre en argent seulement que l’on doit également dorer (D). La fiole des Stes Huiles est argentée (B, C, D). d. Vêtements liturgiques – Deux aubes de peu de valeur, il faut se procurer une nouvelle (A) ; les aubes suffisent et sont propres (B, C, D). Il faut relier le Graduel (A). Il y a 3 missels et assez de livres de chant (C, D). e. L’autel de Ste-Catherine, côté Epitre (B, C, D), il lui manque des manuterges (serviettes), une nappe, des chandeliers, un calice, les antépendiums, la couverture ; il faut réparer la chasuble, avoir un nouveau corporal, restaurer les images qui se trouvent là ou les enlever, aménager une table d’autel convenable, placer une balustrade pour séparer la chapelle de l’église et du côté droit de l’autel, il faut réparer le plafond de la chapelle (A). L’autel est assez bien orné avec de nouveaux chandeliers de cuivre, mais le pavement de la chapelle doit être réparé (B), l’autel est assez orné avec ses chandeliers de cuivre mais il n’a qu’un seul antépendium et pas d’autre ornement (C, D), donc que le recteur donne 5 florins à la fabrique (D). f. La statue de Ste-Lucie dans l’église doit être restaurée (A) ; les offrandes faites dans le tronc de Ste-Lucie sont cédées à la fabrique (D). g. Les registres de baptêmes, mariages et décès sont bien tenus (B, C, D) mais les enfants illégitimes ne sont pas inscrits séparément. h. Le baptistère manque de fermeture ; il faut un nouveau couvercle, et nettoyer le lieu (A), il faut le placer ailleurs (B), il est propre et couvert, mais doit être clôturé (C), il est clôturé par une balustrade et bien renfermé (D). i. Le toit de la tour doit être réparé (A) ; la cloche décimale est fendue (A), il y a trois cloches, une décimale, et les deux autres de la communauté (D). X) Cimetière – Il doit être clôturé (B), il est clôturé (C), il est clôturé de partout, mais comme l’instituteur y a sa maison, il ne peut être tenu toujours fermé (D). XI) La mense des pauvres a 10 muids d’épeautre (A), 13 muids (B, C) 63 florins hors desquels on donne 8 florins au sous-mambour pour la collecte des revenus ; interdiction de lui donner plus que 4 % des revenus (D). Les biens fonciers de la fabrique sont loués selon l’avis et les tableaux du curé (B, C), c’est le même mambour et receveur que pour l’église (B, C). XII) Office divin – Le curé est tenu à trois messes par semaine (B), le marguilier est prémissaire (C). XIII) L’école est tenue par le marguillier (B, C, D). XIV) Varia – Le décimateur donne pour le pain, le vin et les chandelles 24 florins par an (D). Comme dans les parties wallonnes (sic) du duché de Luxembourg, le muid d’épeautre est estimé à 8 florins, on recommande d’exiger le même prix pour les biens des pauvres et du luminaire (D). Il n’y a pas de discorde entre le curé et ses paroissiens (D). Il y a une sage-femme à Mauhin dans cette paroisse, elle est capable et a prêté serment (C) ; il n’y en a pas, il faut se soucier d’en trouver une (D). Les débiteurs du bénéfice de Ste-Catherine sont dénommés dans un registre, apparemment au nombre de 26 en l’année 1764 de la visitation. Barchon (Concile de Maestricht) Visitations : A : 30 juillet 1624 ; B : 5 octobre 1699 ; C : 12 juillet 1713 ; D : 23 octobre 1764 I) Chapelle – Appendice de la paroisse de St-Remy, sous l’invocation de St-Clément ; un chapelain est nommé par l’Abbé du Val-Dieu (A, B, C, D). Le seigneur temporel est le sire de Saroléa, seigneur de Cheratte, chanoine de la cathédrale de Liège (D). II) Il y a 80 familles et 240 communiants (D). III) L’Abbé du Val-Dieu perçoit les dîmes ; le curé de St-Remy a la petite dîme des moutons, des agneaux, et des raves semés, s’il y en a dans le district. IV) Chapelain – Corneille Boulant (Bolland) (A), Denis Moreau (B), Mathieu Wadeleux (C), N.B. Neujean depuis 7 ans (D). Il reçoit 35 impériaux de l’Abbé du Val-Dieu (D). 61
[Tapez ici] V) Le luminaire a 5 muids 2 setiers, et pour le muid, on paie 3 florins bbt (A). Le mambour est Jean delle Brassine (A), il est continué depuis 9 ans (A). C’est le chapelain depuis 8 mois (D). Les tenants sont le curé, le mayeur, le greffier et un autre échevin (D) ; les comptes ont été rendus l’an 1622 (A), l’année passée (D), dans la maison du cabaret Guill. de Herve à St-Remy, contre les statuts (A). VI) Pas de confrérie (D). VII) La chapelle a.La chapelle est réédifiée et pour cela, on a dû engager 2000 florins ; item la demoiselle Labeye doit 652 florins, on mande que les habitants payent ces sommes, « en effet celui qui veut son aise doit en supporter le prix ». b. Le maître-autel est consacré, il est couvert d’une table en pierre, avec des nappes suffisantes, dont les supérieures doivent descendre jusqu’au pied de l’autel ; on a des canons convenables et plusieurs antépendiums (D). Dans un corporal sordide, nu et troué, on conserve à l’autel une grande hostie consacrée, 5 petites hosties entières et deux cassées (A). Il y a un tabernacle, dont l’intérieur est un peu orné de couleur, mais qu’il faut orner de soie ou d’autres précieuses matières (D). Il faut faire une collecte pour placer une lumière qui brûle jour et nuit devant le Saint-Sacrement, ou que la communauté y pourvoie (D). c. Vases sacrés – Il y a une (C), deux (D) remontrances en argent. Le calice et le ciboire sont en argent (B, C) ; il y a un ciboire en argent, dont l’intérieur est à dorer (D). La pixide pour les infirmes est en cuivre (B, C). Il y a deux calices avec coupe argentée, le pied en étain, la patène et la cuiller argentées, dont les coupes et les patènes sont à dorer (D) ; les fioles de Saintes Huiles sont argentées (B). d. Vêtements liturgiques et linges : le corporal dans le tabernacle est sordide, et l’autre est noir, négligé et troué (A). Les vêtements liturgiques sont suffisants pour la chapelle (B, C) ; les vêtements liturgiques complets, à savoir la chasuble, les dalmatiques, la nappe noire, et les autres chasubles de diverses couleurs sont suffisantes. Les aubes, amicts, purificatoires, corporals, et les autres linges sont suffisants ; il y a deux missels et des autres livres (D). e. Offrandes : il y a deux troncs pour les offrandes pour la chapelle (D). f. La tour a été reconstruite par la communauté (D). VIII) Le cimetière est renfermé de partout. IX) Les pauvres ont deux muids et demi (B, C) qui sont distribués en pain cuit la semaine sainte (C). X) L’Office divin – Le chapelain est obligé de célébrer 3 messes par quinzaine (A). Il y a un livre des anniversaires, environ 38, pour lesquels on doute par qui ils doivent être célébrés. C’est le même chapelain qui dessert la chapelle de Housse, en binant les dimanches et fêtes avec la permission du vicaire général (B, C). Les derniers sacrements sont administrés par le chapelain, mais pour le premier sacrement (baptême) il faut s’adresser au curé de St-Remy (C). Le vicaire de Barchon célèbre 4 messes par semaine, deux de la fondation Lambert Delsupexhe, et deux pour Marie Jeanne Wadeleux, veuve Pierre Crahay, autrefois mayeur de Cheratte ; mais ces dernières ne sont pas comprises dans le salaire du vicaire, et les hoirs Crahay peuvent les faire célébrer par l’un ou l’autre prêtre (D). Marie Catherine Crahay veuve Lambert Labeye a enjoint à ses héritiers de payer au prêtre qui célébrera la 2ème messe 2 sous comme salaire, et ces héritiers sont aussi tenus à fournir le pain, le vin et les cierges requis, mais les tenants ont le droit de nommer le prêtre qui célébrera cette messe (D). La chapelle de Housse n’a pas été visitée (A). XI) On n’a pas une école qui fonctionne dans le village. Il en faut une (D). XII) Varia – Le chapelain convoqué pour la visitation n’a pas comparu (A). Nous ordonnons que soit établi un instituteur (D). 62
[Tapez ici] Housse Visitations (avec St Remy) : A : 1613 ; B : 1624 ; C : oct. 1699 ; D : 1712 ; E : 1764 I) La chapelle dépend de St-Remy, sous l’invocation de St-Jean-Baptiste (B, C, D, E), à la nomination de l’Abbé du Val-Dieu (E). II) A Housse et Barchon, il y a 170 familles (C), les communiants à Housse sont de plus de 600 (E). III) L’Abbé du Val-Dieu a les dîmes (C, D, E). Le seigneur temporel est celui de Housse (C, D), le baron de Haultepenne (E). IV) Le vicaire est Corneille de Harzé, résident à Housse (A), Corneille Boulant (Bolland) (B), Denis Moreau (C), Mathieu Wadeleux) (D), Henri Fafchamps, qui reçoit 40 patacons de l’Abbé du Val-Dieu (E). V) La Fabrique a 7 muids (C, D), 8 muids 5 ½ setiers d’épeautre (pour le muid, on paie 4 florins), 2 pots d’huile et 2 quartes de semences de raves (E). Les tenants sont le curé et les bourgmestres de Housse ; le mambour est le Révérend Delruelle, institué par le curé en octobre 1763 (E). VI) Pas de bénéfice. VII) La Confrérie de la Sainte Vierge manque de tout revenu (E). VIII) La Marguillerie – rien IX) La chapelle : a. La chapelle est convenable (C, D). b. L’autel a été consacré en 1734 ; il a 3 nappes, une couverture, des canons quotidiens convenables, et d’autres plus luxueux pour les fêtes, 5 antépendiums. Le tabernacle a une partie de l’intérieur peinte en rouge, et l’autre partie couleur de cire et ornée d’une autre matière précieuse. Au milieu de la nef, est suspendue une lampe de cuivre qui n’éclaire pas encore, il faut faire une collecte pour qu’elle brille jour et nuit (E). c. Les coupes – La remontrance en cuivre argenté, qui fut jadis en l’église de St-Remy (D), en partie d’argent, en partie de cuivre (E). Un ciboire en argent (C, D, E), un ciboire en cuivre pour transporter le viatique (C, D) ; une pixide argentée pour administrer les infirmes (E). Le boitier de l’extrême onction en étain (C, D), le calice argenté (C, D, E) dont la coupe est à dorer à l’intérieur (E). d. Vêtements liturgiques – Il suffisent (C) et sont convenables (D) ; la chasuble avec les dalmatiques en soie de diverses couleurs, avec incrustation de fleurs dorées et argentées ; item une autre chasuble avec des dalmatiques, moins précieuse ; un pluvial de couleur presque blanche, incrusté de fleurs argentées,6 chasubles convenables, dont une blanche, une rouge, deux vertes, une violette et une noire, et 4 chasubles moins convenables, 4 humeraux dont l’un est orné de bandeaux (rubans ?), 8 corporaux, 12 purificatoires, 10 manuterges, un missel, un graduel, 2 antiphonaires, un rituel, 2 processionnaux en état convenable (E). e. Il y a un oratoire du côté évangile, à l’extérieur de la chapelle, et séparé par une balustrade en bois, à l’usage de la famille du château, dans lequel oratoire s’élève un autel construit entièrement en pierre, et muni d’une pierre bénie. f. Les offrandes des fidèles se font dans un tronc placé dans la chapelle à l’usage du luminaire et des linges du culte, etc. (E). g. Dans la tour sont suspendues deux cloches, l’une au nom de St-Jean-Baptiste, et l’autre de Ste Marie-Madeleine (E). X) Le cimetière – Est clôturé de haies (E). XI) La mense des pauvres n’a rien, c’est pourquoi en la 5ème férie de la semaine sainte (=VendrediSaint), on ne peut distribuer que quelques pains (D, E) ; ces distributions se font aux pauvres du district dans la chapelle sur les sépultures des défunts de la famille castrale ; à cette occasion, arrive tumulte et se commettent beaucoup d’incorrections ; c’est pourquoi il est ordonné que ces distributions se fassent hors de la sacristie, ainsi que la distribution des 100 florins donnés chaque année par cette même famille (E). 63
[Tapez ici] XII) L’Office divin – Le vicaire le célèbre alternativement les dimanches et jours de fête à Barchon et à Housse (B) ; il dessert en binant l’une et l’autre chapelle (C, D) ; il administre tous les sacrements, sauf le premier (D). XIII) L’école est tenue par le vicaire qui reçoit un salaire des parents (E). XIV) Varia – L’Abbé du Val-Dieu fournit le pain, le vin, les cierges et le pain d’autel pour la communion pascale, les collectes étant insuffisantes (E). Herve (Concile de Maestricht) Visitations : A : 1613 ; B : 1624 ; C : 1658 ; D : 1699 ; E : 1712 ; F : 1764 I) L’Eglise est entière (B, C, D, E) et mère (C, E, F) sous l’invocation de St-Jean-Baptiste (B, C, F), de la Bienheureuse Vierge Marie et de St-Jean-Baptiste (D, E), à la collation du Chapitre de St-Denis de Liège (B, C, D, E, F). II) La paroisse a 3500 communiants (C) 5000 (D), 6000 (E), 4800 (F) et plus de 1200 familles. III) Dîmes – Le Chapitre de St-Denis a toutes les dîmes (B, C, F), même celle du foin (D, E) ; quelques dîmes novales cependant sont dites par les uns appartenir à la Reine, les autres le nient (F). Le seigneur temporel est le comte de Lynden de Crèvecoeur (D, E), de la ville et la franchise est la veuve du Comte de Lynden de Barvaux, née baronne de Wal mais pour le Ban de Herve, c’est le baron de Lamberts de Cortembach (F). IV) Pastorat – Le recteur est André Hauseur (B, C), par vigueur de la permutation faite avec Erard Ferrier (B) ; Nicolas Haccourt, pourvu par l’Université de Louvain et par une sentence de maintenue du Conseil de Brabant (D) ; Louis de Bailly (E) ; Philippe Antoine Michelet, pourvu par l’Université de Louvain au mois d’avril 1739 (F). Il reçoit pour sa compétence 100 muids d’épeautre, plus 30 autres muids que les décimateurs paient par effraction, et plus 40 muids pour les anniversaires (B) ; 30 grands muids (1 muid = 10 setiers) hors des dîmes et 100 muids hors des anniversaires (C) ; 120 muids hors des revenus et anniversaires (D, E) ; on évalue le montant des dîmes menues ; le curé doit payer 4 subsides au gouvernement, qui montent à 295 florins brabant (F). Le curé a une habitation pastorale avec un jardin, chargée de 4 chapons de cens royal (C, D, E). Elle est en bon état, et le jardin est clôturé d’un mur (F). V) La Fabrique a 55 muids d’épeautre ; l’effraction (estimation de la valeur) est faite par le curé et la Justice, le muid est estimé à 3 ou 3,50 florins ; 10 muids hors des biens de la Fabrique sont employés par l’usage du luminaire devant le St-Sacrement (B), 50 muids (C), 70 muids (D, E, F). Le mambour est Jean Lambert (B), Jean Brasseur (C) ; on a coutume de garder 2 ans le mambour (B), les mambours sont élus chaque année, à moins d’être prolongés (C) ; ils sont élus par le curé et la communauté (D), par le curé, le seigneur temporel et l’une et l’autre Justice (c’est-à-dire la Justice de la franchise de Herve, soit la ville proprement dite dans ses remparts, et la Justice du ban de Herve, comprenant 3 ou 4 villages joignant à la ville) (E), et les mambours rendent leurs comptes dans le local de la Justice (D, E), mais il n’y a plus eu de reddition des comptes depuis plusieurs années (B). Les tenants sont le curé, le seigneur, les bourgmestres et les échevins des deux juridictions et des deux régences, le receveur D. Deliège, greffier de la ville, élu par les tenants, rend ses comptes chaque année ; le trésorier est le Révérend sire Baonville (F). VI) Il y a 6 bénéfices (B, C, D) : a. L’autel de la bienheureuse Vierge Marie (B, C) que l’on a appelé dans la suite l’autel des Sts Eloi, Gilles et Etienne (D, E, F) avec charge d’une messe par quinzaine, à la collation du curé (B, C, D, E, F), il vaut 12 muids (C, E, F) ; le recteur est Nicolas Doson (B), le curé de Thimister (C), Guillaume Joseph Henrard (E), François Théodore Delhez, curé et chanoine de Soignies (F) ; il est desservi par le chapelain (B), par le recteur (C), M Maigret (D), le recteur (E), Jean Baonville (F). b. L’autel de Ste-Catherine, avec charge de 3 messes par quinzaine (F), une messe par semaine (C, D, E, F) à la collation du curé (B, C, D, E), il vaut 20 muids (C, E) 21 muids (D, F) ; le recteur est le curé de Sart-lez-Spa (B, C), N.N. (D), Walthère Dosquinet, curé à Thimister 64
[Tapez ici] (E) ; N. Petit, depuis l’année 1754 (F) ; on ne le dessert plus depuis la St-Jean (B) ; il est desservi par le chapelain (C). Mathieu Charlier (D), il n’est pas desservi, aussi on porte plainte contre le recteur (F). c. L’autel de St-François, avec charge de 4 messes par semaine, réduit à 2 ½ messes (sic) par semaine (B), 2 messes par semaine (C, D, E, F), à la collation de messire de Colonster (B, C, D, E, F), il vaut 55 muids (C), 55 ½ (D, E, F). Le recteur est Pierre de Villet, chapelain (B, C), Jean Snyckers (D, E), curé à Horn (E), Mathieu Jeugdens, curé à Beegden, depuis l’année 1755 (F) ; l’autel est desservi par Mathias Charlier (D), Godefroid Dawans, demeurant à Herve (E), Jacques Hauregard (F). d. L’autel de Sainte-Croix ne fut pas visité parce que le chapelain Gaspard, recteur de cet autel, s’est dérobé et s’est gardé de comparaître, c’est pourquoi on l’a averti qu’il serait puni (B), avec charge de deux messes (C, D, E), autrefois 4 messes (D, E), par semaine, à la collation de la famille de Chesne (C, D, E), d’Antoine Dedoyart (F) ; il vaut 50 muids (C), 55 (D, E) qui sont recensés par petits morceaux (F) ; le recteur est Waltère Del Cour (C), Henri du Mont (D, E), Bernard Louvrier depuis 1717 (F) ; il est desservi à Charneux (F). e. L’autel des Sts Roch et Anne, avec charge d’une messe par mois (B, D, E, F), par quinzaine (C), à la collation du curé (D, E, F), il vaut 8 ou 10 muids (C), 5 (D, E, F). Le recteur est Antoine Colchon (Colson), chapelain à Stembier (B), le curé de Stembier (C), Mathias Charlier (D), Jacques Coutelier (E), J. F. Piret, curé à Wavreille, depuis l’an 1737 (F) ; il est desservi par le chapelain (B) par le recteur (D, E), Henri Coutelier (F). f. L’autel de St-Nicolas, avec la charge d’une messe hebdomadaire (C, D, E, F), autrefois 3 par quinzaine (D, E), à la collation du curé (C, D, E, F), il vaut 20 muids ((C, E, F). Le recteur est le fils de Jean Mosay (B), Pierre Hauseur (C), Udalric Burdo (D), Michel de José, marguilier (E), Clenckart, curé à Hamme depuis l’an 1726 (F) – desservi par le chapelain (C), le marguilier (D) Jean Baonville (F). VII) Confrérie du St-Sacrement (C), et des Fidèles défunts (E). La 1ère a peu de revenus qui servent pour quelques anniversaires, et ce qui reste pour les flambeaux à allumer dans les processions. La seconde confrérie du St-Rosaire, a 21 florins pour 5 anniversaires à chanter. La troisième, des Fidèles défunts, a quelques revenus pour les anniversaires, et ce qui reste est employé pour des messes à célébrer, pour des aumônes à distribuer, et en provision des vêtements liturgiques. VIII) Le marguilier est amovible (D, E), ce n’est pas un bénéfice (F) : il est constitué par le curé, la Justice et le comte (C, D, E), il est élu par le curé (F). Il reçoit 20 muids hors des revenus annuels (C) 12 muids et un pain de chaque famille (D, E), 24 impériaux et 115 florins pours des pains (F). C’est Jean Sébastien (B), Jean de Preit (C), Guillaume Delgriffe et Dieudonné Joseph Jacob (F) ; il doit remettre chaque jour les clefs de l’église chez le curé, veiller à la propreté de l’église et obéir au curé. IX) L’église : a. Les appendices et les toits sont à réparer (A), des ouvriers restaurent l’église et la réparent, et toute sa décoration est prévue avec les 8000 florins provenant de la vente des communes (biens communs) de la paroisse (B) ; l’église est remarquable par ses pierres, le chœur est entièrement neuf et aussi remarquable, et les seigneurs de St-Denis ont contribué à sa construction ; en arrière du maître-autel se trouve la belle sacristie (C) ; l’église est belle, très convenable et parfaitement construite (D, E). b. Le maître-autel, l’église et la confrérie ont assez de vêtements liturgiques convenables (B), il est consacré, régulièrement couvert de 4 nappes, et il n’y a pas moins de 50 nappes, tant grandes que petites pour les 3 autels, des couvertures et beaucoup d’antépendiums (F). Le Saint-Sacrement est exposé au maître-autel, et aussi à l’autel du St-Sacrement, au côté gauche (C). Le tabernacle est propre et orné de soie (F). La lampe du sanctuaire brûle constamment (E, F), grâce à une fondation et à la générosité des paroissiens (B), au centre des autels (C). Il y a une lampe en argent allumée pour les fêtes principales (E). Les décimateurs, pour les chandelles, le pain et le vin au maître-autel donnent par an 10 florins brabant (B), 38 florins et des livres quand il faut (F). c. Les coupes. Il y a deux remontrances remarquables en argent, en partie dorées (C), l’une décorée de pierres précieuses, l’autre est en partie en argent et en partie en cuivre doré (F), 2 65
[Tapez ici] ciboires et pixides en argent (D, E), dorées (C) ; 3 ciboires, dont 2 sont en argent avec coupe dorée, la 3ème avec coupe en argent doré et au pied de cuivre doré (F) ; 3 pixides pour porter le viatique, et une autre pour y remettre l’hostie de la grande remontrance (F), 4 calices, d’argent en partie, et dorés en partie (C), 3 calices en argent (D), 4 (E), 5 (F). Les fioles des Saintes Huiles en argent (C, E) et au nombre de deux. Tout cela est conservé dans une armoire en sécurité (F). d. Vêtements du culte. Ils sont remarquables, de toutes couleurs, dalmatiques, chapes et autres tout en soie ou matières soyeuses (C), très convenables ; mais il y a beaucoup de défauts dans la sacristie à propos de la propreté des calices, dont l’archidiacre en a fait briser un en sa présence ; item au sujet des linges, qui ne sont pas convenables, ni suffisants en nombre, des aubes et des nappes sont usées, et en trop petit nombre, et les manuterges sont sordides ; les autels n’ont pas assez de nappes. Il faut charger une personne pour prendre soin de la sacristie, des vêtements liturgiques et autres ; les jeunes doivent être écartés de la sacristie (D) ; une personne pour enlever tous les défauts et remettre tout en propreté (E). Deux candélabres en argent (ou argentés), les autres ornements sont suffisants et très beaux, ils ne le cèdent en rien aux collèges de Liège ; l’encensoir et ses annexes sont en argent (E). Il y a 28 chasubles de toutes couleurs pour les messes privées, et plusieurs autres encore plus belles pour les dimanches et fêtes ; 6 tenues complètes en blanc, parmi lesquelles deux avec leurs antépendiums et pluviales tissés d’or et d’argent ; et trois rouges, dont l’une pour les trois autels et les messes privées, et une verte, 3 noires, plusieurs pluviales ; 25 aubes communes, munies de 35 dentelles avec leurs amicts, 50 corporals, 60 et plus purificatoires, manuterges suffisamment grands pour les autels, en peau, et 39 autres communs, plus beaux les uns que les autres (F). Les livres sont suffisants (D) ; il y a 4 graduels, 2 psautiers, 3 antiphonaires, 3 rituels, 3 processionals, 10 grands missels, 7 ou 8 petits, tous en bon état (F). e. Autels mineurs, il y en a deux vraiment beaux (E), de chaque côté du chœur, et auxquels tous les bénéfices ont été transférés (C). Ils n’ont pas assez d’habits liturgiques (A). L’autel de la Vierge Marie à gauche du chœur n’a pas de vêtements liturgiques (D, E), si ce n’est deux qui ont été donnés et une couverture (B). L’autel de Ste-Catherine n’a pas de vêtements du culte (D, E) si ce n’est une nappe (B). L’autel de St-François a assez de vêtements du culte (B, D), aucun (E, F), mis à part un calice dont la coupe est d’argent, et le pied de cuivre (D). L’autel de Ste-Croix n’a rien sauf un calice (D), tout à fait inconvenant (E, F). L’autel des Sts Roch et Anne manque de tout (D, E, F) sauf de nappes, de tableau et de couverture (B). L’autel de St-Nicolas fondé dans une chapelle séparée de l’église près de la tour sous le porche, mal ornée et inconvenante, et elle n’a rien. Il conviendrait de la transférer dans l’église (B). Elle n’a rien (D, E, F). f. Tableaux et statues : rien n’est signalé. g. Il y a des registres de baptêmes, mariages, et décès (C, D, E, F) ; il n’y a pas de registre des confirmés ; les enfants illégitimes sont inscrits à part depuis l’an 1748 (B). h. Le baptistère est bien renfermé de balustrade et de couvercle (C, D, E, F). i. La tour est à réparer (A) ; il y a un contentieux entre les décimateurs et les deux communautés (la franchise et le ban) pour la réparation de la tour ; il y a deux cloches, une décimale, et l’autre communautaire, en bon état (F). X) Le cimetière est à clôturer (A), il est renfermé (D, E), il est renfermé de partout (F). XI) Mense des pauvres, elle n’a rien (D, E, F), mais depuis quelques années, le curé a environ 300 florins à distribuer aux pauvres infirmes. Mathieu Lejeune a été établi par le curé comme receveur et il rend ses comptes (F). Il y a une auberge pour les pauvres passants et pèlerins, elle est administrée par le curé et la justice du lieu (C, E) qui établissent un mambour lequel doit rendre ses comptes chaque année (C). XII) L’Office divin – Le curé a deux chapelains (B, C), Pierre de Villet et Gaspar de Chaysne, approuvés, qui sont recteurs de quelques autels et assistent le curé pour entendre les confessions et accomplir d’autres devoirs pastoraux (B). Il y a une messe fondée du St-Sacrement, qui est chantée avec diacre et sous-diacre chaque vendredi, parce que le jeudi est jour de marché public (B). En plus des messes paroissiales, le curé doit chanter 42 anniversaires et célébrer 15 messes privées (F). 66
[Tapez ici] XIII) Ecole – Le marguillier enseigne en français ; le chapelain Pierre de Villet enseigne en latin (B) ; l’école est tenue (D) sous la direction du marguillier par deux prêtres qui instruisent louablement la jeunesse en littérature et en bonnes manières (E). L’instituteur est Dieudonné Bastin, il reçoit chaque mois 1 sou de chaque élève ; son coadjuteur est J. B. Wertz (F). XIV) Varia – Charneux, Thimister et Clermont sont des filiales de Herve, mais elles administrent le premier et le dernier sacrement, et elles ont un curé autonome (B). Dans le chœur de l’église de Herve, avec l’autorisation du curé Ferier, Henri Hermann, greffier de Herve, a choisi une sépulture et fait poser une grande dalle funéraire, sans reconnaissance mentionnée ou fondation ; depuis cela, d’autres laïques, au temps de ce curé, ont été enterrés dans le chœur, dont certains furent des bienfaiteurs de l’église (B). Il y a deux sages-femmes à Herve, et plusieurs dans le ban de Herve, toutes ont prêté serment (E) ; il y en a une, elle a prêté serment (F). On avertit les recteurs des autels qui ne rendent aucun service à l’église, qu’ils aient à procurer des ornements à ces autels, ou qu’ils paient une tasse à la fabrique (E). Il y a un orgue, et un organiste qui reçoit un salaire de la communauté et des confréries. Un décret porté lors de la visitation A (le 24 août 1613) : « 1° la commune est obligée (de placer) huys (porte), bonne haye, palissade et trailles aux entrées du cimetière » en attendant que « avec le temps, Dieu aidant, on le renferme tout à l’autour de murailles ; elle est tenue aussi à la réparation de la tour et appendice ou monnoxes (manoques) de l’église et de leurs toits, manoque qu’elle a démolie pour y dresser une chapelle ; 2° le marlier (marguilier) doit dorénavant chaque jour remettre les clefs de l’église en mains et puissance du curé incontinent l’office divin achevé, et accomplir duement sa charge tant en ramonant l’église (nettoyer avec un rameau, balai) et la tenant de toute partie propre et nette ; 3° aux altaristes qu’ils aient à fournir tous ornements requis pour les services divins. Ordonnons au curé de publier dimanche à la grand’messe les présentes ordonnances ou bien de les intimer aux mayeur, échevins et bourgmestres du lieu, et nous rescrir en 3 mois ce qu’il aura pour ce besoin » (A). Chaineux (Concile de Maestricht) Visitations : A : 1712 ; B : 1764 I) Eglise – Séparée de l’église de Herve, et érigée en paroissiale, et demie, le 22 septembre 1703 (A), sous l’invocation à St-Gilles (B), à la collation des familles Debosse, Pennay et Liégeois (A, B), au duché de Limbourg (B). II) La paroisse compte 140 familles (A), 182 maisons (B) et 540 communiants (A) 800 (B). III) Dîmes – Le chapitre de St-Denis de Liège perçoit les dîmes des anciens fonds, la Reine les novalles (B). Le seigneur temporel est le comte de Linden de Crèvecoeur (A), le baron de Lamberts (B). IV) Pastorat – Le recteur est Sévère Roisleux, institué pour la première fois par le Sérénissime Prince (-Evêque) (A), Alexis Wilhelmi, institué l’an 1733 (B). Il perçoit pour ses fonctions 100 impériaux par an, constitués par lesdits fondateurs, et 6 dalers pour les anniversaires (A), 400 florins, et 20 impériaux hors des anniversaires (B). V) La Fabrique a 60 dalers (A), 80 patacons (B). Le mambour est nommé par le curé, les collateurs de la cure et les paroissiens (A) ; c’est D. Louvrier, prêtre (B). Il rend ses comptes chaque année (A, B). VI) Pas de bénéfices (B). VII) Il y a une confrérie du nom de Jésus et Marie (B). VIII) Le marguilier est élu par les paroissiens (A, B) ; il est prêtre prémissaire (A, B). Sire Mathieu Norbert Henrotay (B), qui reçoit 50 impériaux de la communauté (A) 118 florins 6 sous (B). IX) L’église : a. Elle est belle et bien ornée, mais trop étroite (A) ; les murs sont vraiment défectueux, et l’on demande à ceux à qui incombe cette charge quand l’église, si elle n’est pas réédifiée à neuf, se trouvera agrandie et les murs réparés. 67
[Tapez ici] b. Ni l’autel ni l’église ne sont consacrés. On a béni la première pierre à la construction, mais on doute de la bénédiction de la pierre du maître-autel, sinon son usage serait interdit ; seules les nappes supérieures descendent jusqu’au pied de l’autel (B). La lampe du sanctuaire brille jour et nuit (A, B). c. Remontrance, ciboire, un calice (A), deux (B), et les fioles des saintes huiles sont en argent. d. Vêtements liturgiques sont suffisants et vraiment beaux (A) ; il y a plusieurs chasubles de toutes couleurs, plusieurs aubes, beaucoup de corporals et purificatoires (B), les livres sont suffisants (A, B). e. Il y a 3 troncs, savoir de St-Gilles, Ste-Lucie et de la confrérie susdite, et les offrandes sont à l’usage de l’église (B). f. Il y a des registres des baptêmes, mariages et décès (A, B), mais les enfants illégitimes sont inscrits dans un autre registre. g. Le baptistère est propre et fermé (A), mais il n’est pas renfermé par une balustrade à cause de l’étroitesse du lieu (A, B). h. La tour est en très mauvais état. Il y a deux cloches, insuffisantes pour pouvoir être entendues par les paroissiens. On commande de réparer la tour pour que l’on puisse y dresser la croix, et que l’on se procure une cloche suffisante (B). X) Le cimetière n’est pas renfermé, mais des pierres et d’autres matériaux de construction sont préparés pour dresser des murs (A). Il n’est pas absolument renfermé, et d’ailleurs il ne le peut être sans incommoder fortement le passage des paroissiens ; on demande de placer des portes telles qu’elles puissent empêcher l’entrée de troupeaux (B). XI) Les Pauvres n’ont aucun revenu, mais à ceux qui sont en état de nécessité, de pieux habitants portent secours ; cependant il y a un mambour qui leur porte de l’aide hors des collectes (A) ; il dispose d’un capital de 600 florins (B). XII) Office divin (pas de détails). XIII) L’école est tenue par le marguillier (A, B). XIV) Varia – Il n’y a pas de sage-femme dans le lieu, mais on en appelle une qui a les capacités, du village voisin (A) ; on mande que la communauté se trouve une sage-femme qualifiée et habitant le village. José sous Herve (Concile de Maestricht) Visitation le 24 octobre 1764 Chapelle – L’autel a été consacré le 5 août 1757, il a les nappes requises, la couverture, des canons convenables, 5 antépendiums ; le tabernacle déjà bien coloré, doit être orné de soie. La remontrance est en partie d’argent, en partie de cuivre doré. Le ciboire avec sa coupe d’argent, à l’intérieur doré, a le pied en cuivre doré. La lampe du sanctuaire n’éclaire pas, c’est pourquoi il faut une collecte pour qu’elle resplendisse. Le calice en argent, doré à l’intérieur ; une patène d’argent doré, une cuiller d’argent ; 7 chasubles de toutes couleurs, 7 aubes, plusieurs amicts, 12 corporals, 15 purificatoires, 7 ou 8 manuterges pour l’autel, et 2 plus grands pour la sacristie ; les livres sont suffisants ; le pain, le vin et les cierges sont fournis par la fabrique. Les tenants sont Lambert Chèvremont, Simon Bushenne ; le mambour est Jean Hacboister ; les comptes sont rendus tous les 2 ans. Les revenus sont de 90 dalers soit 112 ½ florins. Les registres sont en bon état. Il y a deux troncs, un en l’honneur de la Vierge Marie, et l’autre pour la décoration du sanctuaire. Le seigneur temporel du lieu est le baron de Sluse. Messire Jacques Cheslet, desserviteur de la chapelle, à la nomination du curé de Herve. Il est amovible à volonté, et il est l’instituteur et reçoit un peu de sous de ses écoliers. Une maison pour le desserviteur est actuellement édifiée par les habitants. 68
[Tapez ici] Bruyères sous Herve (Concile de Maestricht) Visitation le 24 octobre 1764 Chapelle – Le maître-autel a été consacré le 4 août 1757, il a les nappes requises, la couverture, des canons convenables, des antépendiums de toutes les couleurs pour les 3 autels. Le tabernacle est propre et orné de soie à l’intérieur. La remontrance est en partie en argent, et en partie en cuivre doré. Le ciboire a une coupe en argent dont l’intérieur est doré, et le pied en cuivre doré ; la fiole des saintes huiles pour les infirmes est en argent, mais se trouve sans huile sainte. La lampe du sanctuaire brille telle quelle ; c’est pourquoi il faut une collecte pour qu’elle resplendisse continuellement. Le calice a une coupe d’argent doré, et un pied d’argent doré, une patène aussi en argent doré et une cuiller d’argent ; 12 chasubles de toutes couleurs, 14 aubes avec amicts et ceintures, 12 corporals, et au moins autant de purificatoires, de nombreux manuterges ; des livres suffisants, tous en bon état. Le pain, le vin et les cierges sont fournis par la fabrique. Deux mambours, élus par les habitants, rendent leurs comptes tous les 2 ans dans la maison du desserviteur ; presque aucuns revenus que ceux qu’on collecte pendant les offices. Il y a trois troncs, en l’honneur de St-Luc, de Ste Marguerite, et de Sainte Gotte (comme à Romsée !) ; les offrandes sont utilisées pour décorer la chapelle. L’instituteur est R. N. Leruth, qui célèbre la 2ème messe. Charneux (Concile de Maestricht) Visitations : A : 24 août 1613 (l’église n’a pu être visitée le 1er août 1624 à cause de la peste qui sévissait là) ; B : 19 juillet 1658 ; C : 24 septembre 1699 ; D : 14 juillet 1712 ; E : 16 juillet 1764 I) Eglise – Paroissiale (C, D), filiale sous Herve (A, B, E) sous l’invocation de St-Pierre (A), des Saints Pierre et Sébastien (B), St-Sébastien (C, D, E), à la collation du curé de Herve (A, B, C, D, E). II) Paroisse – Elle a 500 familles (C), 600 (E), 1500 communiants (B), 1800 (C, E). III) Dîmes – Le chapitre de St-Paul a les dîmes (A), celui de St-Denis (B, C, D, E) de Liège, le seigneur temporel est le comte de Linden de Crèvecoeur (C, D), le baron de Lamberts de Cortenbach (E). IV) Pastorat – Le recteur est Guillaume Hotton, absent du consentement des supérieurs, se trouve pendant les années de probation chez les Pères Jésuites de Tournai (A), Jacques de Waremme (B), Jacques Warimont (C, D), François Jos. Stordeux depuis le 16 juillet 1757, par qui le différend sur le pastorat s’est terminé (E). Il perçoit en revenus et anniversaires 80 muids d’épeautre et 65 dalers sur 3 bonniers, revenant autrefois au pastorat, mais seulement en emphytéose (B) ; 120 muids d’épeautre et 14 chapons (C, D), 115 muids chargés de 4 subsides à lever à charge de l’Etat, soit 269 florins ; item 65 dalers hors de certains anniversaires, mais une part est donnée au marguilier, et 15 florins à la fabrique (E). Il a la maison pastorale avec le jardin (B, E) mais la cave est insuffisante ; et à cause d’eau jaillissante, tout se trouve malpropre, les parois se fendent ou tombent en ruines, le toit pue et tout doit être réparé (E) V) La Fabrique a 68 muids d’épeautre (A), 60 muids (B) 400 florins (C, D), 544 florins, avec charge de 135 florins pour 4 subsides (E). Les mambours sont : Simon Michi (A), Pierre Alexandre (B), les sieurs Spirlet et Moulan (E) : ils sont nommés par la communauté et le curé (C, D, E) ; ils sont remplacés tantôt chaque année, tantôt tous les 2 ans (B). Les comptes sont rendus chaque année (B) en l’église (C, D) ; ils sont consignés pendant 15 jours en mains des bourgmestres avant d’être renfermés (E). Le collecteur des revenus de la fabrique et des pauvres reçoit 2% (E). VI) Bénéfices – Il y a un autel doté en l’honneur de St-Sébastien, avec une messe par mois (A, B, C, D, E), à la collation du curé (B, E). Le recteur est Antoine N., curé à Stembert (A, B), Henri du 69
[Tapez ici] Mont (C, D), J. F. Gilet depuis l’an 1757 (E). Il vaut 7 ou 8 muids (B, C, D), 7 muids (E). On ne choisit pas la déserviture (A). Il est déservi par le curé (B), par le recteur (C, D), par un autre (E). A ce bénéfice, on a transféré celui de Ste-Barbe, dont le recteur est de Verviers, mais dont les revenus sont perdus (B). VII) Confrérie – elle languit sous le nom de la Vierge, mère de miséricorde, elle a pour revenus 4 dalers avec charge de chanter 2 messes (E). VIII) La Marguillerie n’est pas un bénéfice (B, E) ; le marguillier est élu par le curé et la communauté (C, D, E) ; il est prêtre et chapelain (B) ; Mathieu Moreau (E) ; il a 10 muids et des pains pour lesquels , par un accord avec les habitants, il perçoit 75 florins (B) ; il reçoit 108 florins (C, D) ; il reçoit 75 florins et certains dallers avec la charge d’un certain nombre de messes, et hors des anniversaires, il demande 18 florins. IX) Eglise : a. L’église est belle et bien construite, en pierre, avec des sièges semblables des deux côtés de la nef pour le peuple, et elle est tout à fait brillante (B) ; le chœur a été détruit et agrandi (A). b. Le maître-autel n’a pas été consacré (A), il a une table magnifique (B) il a été consacré (E). Il a 3 nappes et une couverture, des canons convenables et 6 antépendiums de diverses couleurs (E). Le St-Sacrement est gardé dans un reposoir en bois coloré remarquable avec des colonnes (B). Le tabernacle est propre et à l’intérieur pour la remontrance ; pour le ciboire, le tabernacle au maître-autel est seulement coloré. Il y a un autre tabernacle à l’autel de la Vierge Marie. On demande que l’un et l’autre soient ornés de soie et matière précieuse (E). La lampe du sanctuaire resplendit jour et nuit (D, E) dans un lampadaire en airain (B). c. Belle remontrance en argent (B, C, D, E) ciboire en argent (A, C, D) 2 calices en argent dont un est tout doré… 3ème calice avec coupe en argent… huiles saintes… d. Vêtements liturgiques : il y a assez de chasubles – 7 ornements complets avec pluvials, 3 chasubles de couleurs suivant les dimanches, 19 pour les fériés, 30 aubes et amicts, 50 corporals, 60 purificatoires, 30 manuterges… Les livres sont suffisants (B, C, D) deux seulement sont en bon état (E), la sacristie est derrière l’autel. e. L’autel de St-Sébastien manque de tous ornements, sauf de la table et de l’antépendium (côté évangile). L’autre autel, de la Vierge Marie, côté épitre. f. Il n’y a pas d’offrandes. g. Les registres (de baptêmes, mariages, décès) sont tenus (C, D, E), mais pas de registre des confirmés. Les enfants illégitimes, depuis 1759, sont inscrits dans un autre registre. Certains registres manquent depuis le temps où l’église manqua d’un curé (E). h. La fermeture du baptistère est réparée (A) ; … il manque de couvercle (E). i. Dans la tour il y a trois cloches (B, E). X) Cimetière – Ses murs sont réparés, et aussi les toitures des portes (A). Le cimetière est entièrement entouré de murs (B, C, D, E) ; il manque des portes aux entrées des fidèles et dans la partie non bénie du cimetière, on fait blanchir et sécher les linges. XI) La mense des pauvres – Elle a 23 muids et 15 ou 16 dalers (A) 200 florins et plus (B), 500 florins (C, D), 667 florins (E). Les revenus sont distribués à divers temps, en pains (B), aux pauvres de l’avis du curé (C, D) ; il y a 4 distributions de pains et autres, distribués selon une liste faite par le curé (E). Le mambour de la mense est le même que celui du luminaire (B, C, D). XII) L’Office divin – Le chapelain enseigne le catéchisme l’après-midi (B, D) ; le marguillier est prémissaire salarié par la communauté, comme aussi pour une autre messe entre les dimanches et jours de fête, aussi soldée par les paroissiens. A la première messe, il y a toujours une homélie du prémissaire, ou de religieux de la région (D). L’enseignement du catéchisme est donné au temps des vêpres par le prémissaire (D). En plus des messes paroissiales, le curé est tenu à célébrer 48 messes (E). XIII) L’école est tenue (B, C) par le chapelain (B). Le marguillier fait tenir l’école par un autre qui n’enseigne pas le catéchisme, et qui ne tient l’école que pour les enfants qu’à peine 3 heures par jour ; on ordonne au marguillier de tenir l’école lui-même, ou de la faire tenir par un autre, approuvé par les bourgmestres, de 8h à 11h avant midi, et de 1h à 4h après-midi, et qui enseigne le catéchisme tous les jours pendant une demie-heure (E). 70
[Tapez ici] XIV) Varia – Il y a deux sages-femmes dont l’une a prêté serment (D). L’une a prêté serment, mais il y a d’autres sages-femmes qui ne sont pas approuvées, et ne peuvent intervenir qu’en cas d’urgente nécessité (E). Il n’y a pas de différend entre le curé et la communauté. Saint-Remy (Concile de Maestricht) Visitations : A : 1613 ; B : 1624 ; C : 1699 ; D : 1712 ; E : 1764 I) Eglise paroissiale mère (A, E), entière (B, C, D) sous l’invocation de St-Remy, incorporée à l’abbaye du Val-Dieu (A, B, C, D, E). II) Paroisse – Elle a pour appendices les chapelles de Barchon et de Housse (A, B, C, D), divers domaines comme Feneux (Feneur) sont soumis aux Etats de Hollande dont le seigneur temporel est le comte de Lannoy, Housse, sous la domination du roi catholique, dont le seigneur temporel est le seigneur de Housse, Chefneux, sous la domination du roi catholique, dont le seigneur temporel est le prince d’Orléans pour une partie, et le seigneur de Sayve pour l’autre part, et Sabaré sous le domaine de Cheratte (C, D) ; il y a encore l’appendice de Saivelette, pays de Liège (C). Il y a 800 communiants et parfois plus (B), 1200 (C), 1500 (D) ; à St-Remy, il y a 280 familles et 800 communiants (E). III) L’Abbé du Val-Dieu a toutes les dîmes (A, C, D) ; l’Abbé a les grandes, le curé les petites (B). Le seigneur temporel est le seigneur Saroléa, seigneur de Cheratte (C), sa veuve (E), le seigneur de Saroléa, chanoine de Liège (E). IV) Pastorat – Le recteur est Jean Soumagne (B), Henri Loncin, depuis 5 ans (C), Guillaume Plumas (D), Laurent Labye, et après lu M. du Puits depuis le 11 avril 1759 (E), tous religieux du Val-Dieu. Il a pour sa compétence 9 bonniers de terre et pâture, et pour les anniversaires 18 muids d’épeautre et la petite dîme (C, D), la maison pastorale avec le jardin, 28 jugères (= 25 ares 18) de terre, 20 impériaux et la petite dîme de semence de raves (E). V) La Fabrique a 12 muids d’épeautre hors desquels ne sont pas payés 3 setiers dus par le seigneur de Housse (A) ; 10 muids d’épeautre (B) ; pas de revenus si ce n’est de petits dans les anniversaires (C), 10 impériaux (D, E), ensemble avec les pauvres (E). Les tenants sont le curé et 6 hommes des plus honnêtes. Le mambour est Jean Grégoire depuis 2 ans (A), Lambert delle Bouille (B). Denis Saufnay nommé vers l’an 1749 (E) ; ils sont nommés par le curé (C, D) et les tenants (C) ; ils rendent leurs comptes en présence du curé (B, C, D) et les principaux paroissiens (B) en présence des tenants (C, D), le 1er février chaque année (E). L’effraction est faite selon la fantaisie du curé et des habitants, cette année à 3 florins par muid (B). VI) Il n’y a aucun bénéfice (C, D, E). VII) La Confrérie pour les âmes du Purgatoire ; pas de revenu, sinon les offrandes des fidèles ; le curé chante chaque vendredi la messe et il perçoit 15 sous, et le marguillier 5, et s’il reste quelque chose, on le donne aux pauvres (E). VIII) Le Marguillier est prêtre, et à la fois prémissaire et maître d’école, il est exemplaire et diligent (D), il est élu par les paroissiens des trois districts, St-Remy, Barchon et Housse, et il est présenté au curé ; c’est Frambach Keen, vicaire et prémissaire (E). Il reçoit hors des anniversaires 30 florins (C, D) et rien d’autre, si ce n’est minerval de 1ère messe (D) ; il dispose d’une maison appartenant à la communauté, un minerval payé par les parents des enfants (écoliers), la collecte à la 1ère messe les dimanches et jours de fête, deux offrandes de blanche monnaie chaque année, 6 impériaux et un d’or de l’abbaye du Val-Dieu, autrefois 6 florins de la communauté de Cheratte, et 8 florins de la communauté de Housse, mais maintenant ils ne veulent plus payer (E). IX) L’église : a. Le toit du chœur est réparé, et le plancher du chœur et de la nef est terminé ; il faut un plancher à l’appendice de gauche, et il faut réparer les toits de tout l’édifice (A). La voûte du chœur au-dessus du maître-autel doit être achevée. Le plancher de la nef et les toits de la nef et du chœur et le pavement de la nef ont besoin de réparation, et il n’y a pas de plancher aux 71
[Tapez ici] appendices de gauche ; le plancher de droite et le pavement des deux appendices doivent être restaurés (B). Il manque une partie du pavement dans le chœur (C) ; il est réparé et l’église est en bon état (D). b. Le maître-autel n’a pas de nappes suffisantes et valables ; la table doit être restaurée, et l’autel être réilluminé et pourvu de tableaux, notamment de l’image du Crucifié. Autour de l’autel, il y a toutes sortes de choses sordides, et qui donnent la nausée à ceux qui les voient, alors que le curé était plus que certain de l’arrivée du visitateur (B). L’autel réalisé d’une seule pierre entière a été consacré, avec les nappes requises, la couverture, les canons et les antépendiums (E). Le lieu où repose le Saint-Sacrement n’est pas en sécurité par un défaut de fermeture et il est vraiment malpropre ; les saintes hosties y sont gardées indécemment dans le corporal, les grandes hosties n’étaient pas rondes mais oblongues, ainsi préparées par le desservant afin qu’elles puissent être plus facilement introduites dans le ciboire et en la lune de la remontrance (B). Le tabernacle est propre et orné de feuilles d’or (E). La lampe du sanctuaire n’est allumée que pendant la messe (B) ; la lampe est assez belle, mais la lumière n’y brille pas sans arrêt (D, E), c’est pourquoi la communauté doit y suppléer et faire pour cela une collecte (E). c. Coupes – Une remontrance en cuivre désargenté (C), une nouvelle en argent (D, E). Le ciboire de la procession est en bronze ; l’autre pour les infirmes est d’airain et il est cassé (A) ; il est en argent (ou argenté) avec pied de cuivre (C, D, E). Le calice est en argent (A) ; il y a deux calices, l’un en argent, l’autre avec un pied en cuivre (C, D), doré (D). La coupe du calice quotidien est dorée (E). La fiole de Saintes Huiles est en étain (C, D, E), excepté la fiole pour les infirmes qui est argentée. d. Les vêtements liturgiques sont suffisants (C) et convenables (D). Les chasubles, les aubes et les linges sont suffisants, et il y a 3 chappes (E). Il manque un cintre pour déposer les vêtements liturgiques (C), il y en a un (D). Les livres de chant suffisent (C, D, E). e. Deux petits autels, l’un consacré avec table de pierre ; il faut poser des nappes plus convenables sur l’autel côté épitre (E). Il y a un seul autel avec cette inscription : « l’Honorable messire Denis de Dolhen (=Dalhem sans doute), chanoine de l’église collégiale St-Paul en Liège, a fait construire, bénir et ériger cette table et ce présent autel à la gloire de Dieu, et sous l’invocation de la Glorieuse Vierge Marie, et des saints apôtres Pierre et Paul et de sainte Anne, et il l’a doté à ses frais avec charge d’une messe hebdomadaire ». Les vieillards du village affirment qu’il y a 40 ans qu’on n’y a plus célébré de messe, cependant ils y ont vu célébrer la messe dans le temps avec des vêtements liturgiques qui appartiennent à cet autel, et que des amis du fondateur se sont partagés des biens qu’il a légués. f. On doit placer sur la table de cet autel de nouvelles gravures et notamment un tableau du Christ en croix (B). g. Les registres de baptêmes, mariages et décès sont tenus (C, D), en bon état (E). h. Baptistère – Il faut réparer une fenêtre dans la chapelle des fonts baptismaux et étendre les balustrades jusqu’au mur et construire un plafond, et mettre une serrure sur le baptistère (A) ; le baptistère est renfermé mais pas à clef (C) ; il est fermé à clef (D) comme requis (E). i. La tour est séparée de la nef. Il y a 2 cloches en bon état, une décimale et l’autre à charge de la fabrique, mais qui doit être à charge de la communauté (E). X) Le cimetière – doit être clôturé par la communauté (A) ; il n’est pas bien clôturé (B), il est clôturé non par des murs mais par le site naturel et par des haies (D), par des murs et des haies (D). XI) La mense des pauvres a 9 muids 7 setiers et une quarte, desquels 7 setiers ne sont plus payés depuis longtemps (A) ; 10 muids d’épeautre (B), 38 setiers (C, D), 10 impériaux, ensemble avec la fabrique (E) ; ils sont distribués en pains (B) distribués aux pauvres avec l’avis du curé au Vendredi-Saint (C, D). Le mambour est Jean Grégoire (A, B), le même que pour la Fabrique (E), il est nommé par le curé et les tenants et il rend ses comptes en leur présence (C, D). L’effraction pour cette année est de 4 florins pour le muid (B). XII) L’Office divin – Le curé est tout à fait inepte et quasi idiot, à tel point qu’il ne peut prêcher ni enseigner le catéchisme (B). Il n’y a pas d’anniversaires (E) XIII) L’école est tenue par le marguillier (D, E). 72
[Tapez ici] XIV) Varia – Le curé expose que le mayeur de Cheratte, de son autorité laïque, a fait venir pardevant la Justice de Cheratte Mathieu Saut, fermier à Barchon, qui le jour de Saint Laurent a semé du grain, avec la permission du curé. C’est pourquoi on porte un mandement contre le mayeur (A). Le curé en lisant ou chantant les hymnes sacrés a des gestes ridicules et inconvenants ; il est suspecté d’incontinence (B). A l’occasion d’une reddition de comptes, on a fait des dépenses de 4 ou 5 florins ; pour la procession, on a payé des acteurs comiques, et un repas pour le curé, le marguillier, les mambours et les ministres de l’église, tout cela contre les statuts (B). Il n’y a pas de sage-femme, mais elle est appelée du voisinage (D, E). Le décimateur doit fournir 2 cierges avec les chandeliers (E). Il n’y a pas de querelles entre le curé et ses paroissiens (E). Le curé déclare que Corneille Bouland, chapelain à Barchon, vit de manière louable et qu’il a desservi cette chapelle pendant 10 ans environ, admis, comme il l’a assuré, par le Révérend Chapeaville, vicaire. Le même chapelain dessert à présent la chapelle de Housse, et il célèbre alternativement dans ces deux chapelles les dimanches et jours de fête. Mais interrogé pour savoir si le susdit chapelain a été et est toujours un bouffon qui ne se retient pas et fréquente les cabarets, le curé répond que pendant deux ans à Housse, il a tenu des tavernes, vendu de la bière, et reçu des hôtes, et qu’il a continué comme cela à Barchon, gardant en sa maison une servante de peu d’estime, aussi ledit chapelain est-il diffamé dans le peuple (B). Quant au curé, qui est presque idiot, il est suspecté d’incontinence, et dénoncé comme tel au Prince de Liège ; sa domestique est dite sa dirigeante, sa perceptrice et sa trésorière, et la gardienne de ses finances (B). Dalhem (Concile de Maestricht) Visitations : A : 1624 ; B : 1699 ; C : 1712 I) Eglise paroissiale, demie, munie des premier et dernier sacrements, démembrée de l’église de Visé en l’an 1699 ; sous l’invocation de St-Pancrace, martyr ; à la collation du curé de Visé pour une part, du drossard et de la Cour de Justice (A), des bourguemaîtres et magistrat au nom de toute la communauté (B, C) d’autre part (A, B, C). II) Paroisse – Elle a 250 communiants (A), 400 (B, C). III) Dîmes – Les décimateurs jusqu’à présent ne sont pas accoutumés à contribuer à la réparation de l’église, ou à fournir les vêtements liturgiques, ni aux demandes du curé (A). La ville fortifiée est sous la domination des Hollandais (B, C). IV) Pastorat – Le recteur est Grégoire Silvius, premier recteur (A), Henri Deprez depuis 17 ans (B), Denis Deprez (C). Au démembrement de l’église (d’avec Visé en 1699), les anniversaires ont été attribués à la compétence d’un seul curé (A). Le curé a la maison du douaire libre (A) qu’il garde nonobstant les hérétiques (B, C). V) Fabrique – Elle perçoit par an 25 muids d’épeautre (1 muid = 4 florins brabant) (A). Le mambour est Walram Poswijck (A). Les revenus de la fabrique, du pastorat et des bénéfices sont saisis par les Hollandais (B, C). VI) Il y a 2 bénéfices : a. L’autel de la Vierge Marie, à la collation du curé, avec charge d’une messe hebdomadaire ; il vaut 25 ou 26 muids d’épeautre (A). Recteur : D. Bloquerye, chanoine de Visé (A), D. Houbart, chanoine de Visé (B), D. Labaye curé (sic = desserviteur) à Evegnée (C) ; est desservi par le curé de St-André (A). b. L’autel de Saint-Christophe et Sainte-Catherine (A), des Stes Catherine et Barbe (B, C) incorporé au pastorat (A, B, C), avec charge de 7 messes par quinzaine, il vaut 36 muids d’épeautre (A). VII) Confrérie – rien VIII) Le marguillier est annuel et prémissaire, c’est Jean Hessel, pas encore admis par l’Ordinaire (A). IX) Chapelle : 73
[Tapez ici] a. La chapelle est convenable, sauf qu’elle a besoin d’une réparation de la voûte de la nef (B), cette réparation a été faite (C). b. Le maître-autel est assez convenable, et il est pourvu des vêtements liturgiques (A), il est très bien pourvu (C). Il n’y a pas de lampe devant le Saint-Sacrement à cause des hérétiques qui ont dans la ville un ministre qui tient ses assemblées dans l’église paroissiale (B, C). c. Coupes – le ciboire portable pour les infirmes est en argent comme pour les processions, sauf le pied qui est en cuivre, et la lunule en argent doré (A). La vieille remontrance est en cuivre argenté, utilisée rarement (B, C) et l’autre, très belle, est entièrement en argent et elle pèse environ 10 livres (C) ; le beau ciboire est en argent, les burettes en argent, une autre pixide en argent pour porter le viatique ; 2 calices, l’un tout en argent, l’autre dont le pied est en cuivre et la coupe argentée (B, C). La fiole des saintes huiles est en argent (C). d. Vêtements liturgiques – ils sont suffisants et convenables. Les livres sont aussi suffisants (B, C). e. Les petits autels sont très bien ornés (C) ; l’autel de la Vierge Marie ne reçoit aucun vêtement liturgique de la part du recteur (A), mais il est bien orné (B). f. Les registres des baptêmes, mariages et décès sont tenus (B, C). g. Le baptistère est fermé, mais pas à clef, pour que les hérétiques n’y contredisent en rien (B, C). X) Cimetière – rien XI) La Mense des pauvres a 25 ou 26 muids d’épeautre (le muid = 4 florins brabant) et les comptes sont rendus selon les statuts (A). Warsage (Concile de Maestricht) en Flamand : Weerst, en wallon : Warseidge / Warsetch Visitations : A : 1613 (mais pour l’absence du curé et du marguillier, duquel on n’a pu obtenir les clefs de l’église, cette visitation fut omise et remise à un autre temps et alors on a constaté que l’église était assez bien décorée et qu’elle était belle) ; B : 1624 ; C : 1699 ; D : 1712 ; E : 1764 I) Eglise paroissiale (B, D) entière (B, C), ou médiane (C), sous l’invocation de St-Pierre, incorporée à l’abbaye du Val-Dieu (B, C, D, E). II) La Paroisse a pour appendices, Aubin (-Neufchâteau) ou Aveneau (Afnay) et Coninxheyde (C, D). Il y a 100 familles (C, E), 130 (D), 300 communiants (B), 400 (C), 500 (D, E). III) L’Abbé du Val-Dieu a les dîmes (B, C, D), l’Abbé pour la plus grande part, pour une autre part c’est le collège des Jésuites de Maestricht, et pour une autre petite part, le chapitre de FouronSaint-Martin. Le seigneur temporel est N. Falloise (C), Roland Joseph Auguste de Lhotellerie de Falloise, préfet de la milice de Sa Majesté Catholique, et Dame Marie C. L. F. de Calonne, sa mère, qui a l’administration de ladite terre (E). IV) Pastorat – Le recteur : Henri Dossin, depuis 2 ans et demi (B) ; Denis Rochart (C, D), L. Leruth, depuis le 11 janvier 1752 (E), cisterciens du Val-Dieu. Le curé a hors des dîmes 30 muids d’épeautre et hors des anniversaires 22 muids de spelte, et un demi bonnier de terre, et le curé dit que 2 muids sont en litige et 9 setiers perdus (B) ; 48 muids d’épeautre et hors des anniversaires 14 muids (C, D). Le curé a une petite pension de l’abbaye du Val-Dieu et 35 impériaux du registre pastoral (E). Il manque un presbytère (B) ; le curé a une maison avec jardin et pré, qui appartient à l’abbaye (E) V) La Fabrique perçoit 41 muids et 1 ½ setier d’épeautre de 9 florins le setier, (B) ; 200 florins (C, D), 30 muids d’épeautre et 8 muids d’orge et d’autres petits revenus (E). Les tenants sont le mayeur et les échevins du lieu (E). Le mambour est nommé par le curé et les échevins (C, D, E), et c’est en leur présence qu’il rend ses comptes en la maison pastorale (C, D). C’est Thierry Colen, il doit rechercher les revenus de la Fabrique et des pauvres qui ne sont plus payés depuis quelque temps et les récupérer tant de manière amicale que par voie de Justice. Arnold Brouwer, mambour depuis l’an 1622, n’a pas rendu ses comptes (B) ; c’est Gaspard Joseph Barchon (E). VI) Bénéfices 74
[Tapez ici] a. L’autel de la Vierge Marie est à la collation de l’Abbé du Val-Dieu (B, C, D), avec charge de 3 messes dans la quinzaine (B), d’une messe par semaine (C, D, E). Recteur : Gilles Germeau, de Visé (B). N. Lahaye, de Visé (C, D) ; l’autel est desservi par le chapelain pour 2 messes par quinzaine (B, C, D), par le vicaire Bastin (E). Il vaut 22 muids (C, D). b. L’autel St-Nicolas, à la collation de l’Abbé du Val-Dieu (B, C, D), avec charge d’une messe hebdomadaire (B), par quinzaine (C, D, E). Le recteur est Jean Oger (B), Laurent Sarolea, chapelain à Mortier (C), Jacques Dorteux (Dorthu ?) (D) ; il est desservi par le chapelain (B), par le curé (D, E). Les revenus sont modiques (B) ; il vaut 10 muids (C, D). Deux bénéfices, qui sont unis à l’abbaye du Val-Dieu (E). VII) Confrérie de la Vierge Marie du Mont Carmel, n’a pas de revenus ; des collectes sont faites pour les cierges et les flambeaux lors des fêtes et processions de la confrérie (E). VIII) La Marguilerie est annuelle (B, C), amovible (D). Le marguilier est désigné par le curé à la présentation des échevins (C, D) ; il est élu par les habitants (E). Il est lui-même chapelain (B, C, D, E) : il a 13 ½ muids d’épeautre et 100 florins brabant (C, D), 11 muids d’épeautre et une terre de 8 ou 9 verges, louée pour 16 florins (E). IX) L’église : a. Le plafond de la nef doit être réparé, c’est-à-dire qu’il faut y appliquer quelques chevrons et les peindre (B) ; il faut reblanchir toute l’église (C, D). b. Le maître-autel dispose de tous les vêtements liturgiques, sauf de cappe (B) ; il a une table consacrée, fixe, faite d’une seule pierre entière ; il a 3 nappes, une couverture, des canons, plusieurs antépendiums (E). L’endroit où l’on entrepose le Saint-Sacrement est assez convenable et sécurisé (B). Cette sainte réserve est propre, non couverte de soie, mais peinte de couleurs variées ; on mande de l’orner de soie (E). La lampe du sanctuaire est allumée seulement les dimanches et jours de fêtes (B), elle est allumée jour et nuit (D, E). c. Les coupes – La remontrance est entièrement en argent (C, D, E) excepté le pied en airain argenté, la lune est faite d’or pur (B). Le ciboire pour les infirmes est en argent avec un pied en airain (B, C), le ciboire est en argent (C, D, E), 2 calices en argent (B, C) enlevés par des voleurs la nuit, mais la communauté en a procuré un nouveau en argent, et l’Abbé du ValDieu a donné un calice à la coupe en argent et au pied de cuivre, et il en a promis un autre tout en argent (D) ; 4 calices dont 2 tout en argent et 2 avec pied en cuivre (E). La fiole des huiles saintes est en étain (C, D) et pour les infirmes une en argent (D), en étain (E). d. Les vêtements liturgiques sont convenables et suffisant (C, D, E). Les livres de chant suffisent (B, C, D, E). La chaire où l’on dépose les livres de chant et les vêtements liturgiques du maître-autel est fabriquée aux frais de la fabrique, quoique ce soit la dîme qui y est tenue (B). e. Autels mineurs. L’autel de la Vierge Marie côté évangile (C, D) a tous les vêtements liturgiques (B) – L’autel de St-Nicolas, côté épitre (C, D) n’est pas consacré ; le recteur a promis les vêtements liturgiques (B). Pour l’un et l’autre autel, les recteurs payent à la sacristie (E). f. Les tableaux du patron et du Crucifié, avec les tableaux collatéraux sont repeints, réparés et nettoyés (B). g. Les registres des baptêmes, mariages, décès sont tenus (C, D, E) et les enfants illégitimes sont écrits séparément. h. Le baptistère est fermé (C), mais le couvercle est boiteux (D), il est fermé à clef comme requis. i. Le toit de la tour a besoin d’être réparé ; les tuiles sont préparées et elles attendent les journées de l’ouvrier ; il menace ruine et il faut qu’il soit réparé aux frais de celui qui est tenu à cette charge selon la coutume limbourgeoise (E). La cloche décimale et les autres sont difficilement mises en vibration à cause des défauts de l’appareillage en bois, d’où elles pendent (B). Il y a 3 cloches en bon état, et la quatrième est tombée de sa place et n’est pas encore réparée (E). X) Cimetière – Il est clôturé (C, D, E), mais une petite partie du mur s’est effondrée ; les arbres qui grandissent là doivent être abattus (E). XI) La mense des pauvres a 11 muids d’épeautre, et pour le muid, on paie 3 setiers de seigle, mesure de Maestricht, et 4 setiers ne sont pas payés (B) ; elle a 50 florins (C, D), 40 florins (E). 75
[Tapez ici] Le mambour est Pierre Jabbin (B), comme pour le luminaire (C, D). Le vicaire Bastin est élu par le curé et les tenants (E) ; 4 muids sont dus sur la ferme Gevel mais ne sont pas payés, or il y a encore des témoins qui les ont vus être payés et distribués en pains aux Quatre-Temps (B). XII) Office divin – Le chapelain Jean Nicolaï, approuvé par le Vicaire-général de Liège, enseigne le catéchisme après la première messe. La messe du Saint-Sacrement du vendredi fut fondée par Jean Barchon, curé de cette église et dotée de 15 ½ florins que reçoit le curé, et le marguilier a 2 dallers communs ; Lambert de Boye, le précédent curé, a augmenté cette fondation pour que la messe soit chantée, avec 40 florins une fois, dont les revenus annuels sont payés par tiers au curé, au marguilier et à la fabrique (B). Le marguilier est prémissaire (C, D). XIII) L’école est tenue par le marguilier (B, C, D, E). XIV) Varia – Le mambour de l’église, pour son travail, s’est attribué 5 muids sans permission. L’effraction se fait selon l’estimation de la communauté à 3 florins (le muid), au maximum à 3 florins et demi, pour les muids à vendre ; 8 muids d’orge à vendre sur une cense de l’Abbé sont à payer en espèces, néanmoins ils sont payés selon l’effraction. Jean Barchon, curé, a légué pour la lampe devant l’autel et la statue de la Vierge Marie 2 dallers qui, depuis de nombreuses années, ont été convertis à d’autres usages. Le chapelain du lieu et Lambert le Brasseur habitant ici attestent avoir interrogé ledit Arnold Brouwer vers la fête de Toussaint, lors d’un repas de funérailles, et ce dernier a affirmé que le curé n’avait pas donné lieu à des reproches et affronts, ce qu’il a fait aussi au Jour des Rogations. Les mambours de l’église et des pauvres se plaignent de ce que tous les registres ont été enlevés après la mort de messire Xheneumont, curé du lieu, et qu’ils sont maintenant gardés dans l’abbaye du Val-Dieu (C, D). De nouveaux registres ont été achetés par le curé (E). Il y a une sage-femme qui a prêté serment (D) ; il n’y en a pas, il faut se soucier d’en trouver une (E). La fabrique fournit tout pour le maître-autel, ce qui est interdit (E). Il n’y a pas de différend entre le curé et les paroissiens (E). Saint-Remacle-au-Pont, à Liège, quartier d’Amercoeur Visitations : A : 1700 ; B : 1708 ; C : 1712 I) Eglise – Entière (note : une chapelle bâtie en 1071, fut élevée au rang paroissial au début du 14ème siècle. Cette église donna son nom au concile ou doyenné. Micheline Josse, p. 118-120), sous l’invocation de St-Remacle (A, B, C). Le collateur ordinaire est le chapitre d’Aix (A, B, C). II) Paroisse – Le nombre de communiants est d’environ 2500 (le recensement de 1762 donne 3525 habitants environ. Hélin) (A, B, C). III) Dîme – Le chapitre d’Aix (ses droits résultent du démembrement de la paroisse primitive de Jupille) a toutes les dîmes (A, B, C). Les collecteurs sont Louis du Pont (A, B, C) ; Colin du Pont, Guillaume de Beyne, Mathieu Hunon et consorts (A) ; Jean Pierre de Jupille et Gilles le Moulnier (B). IV) Pastorat – Le recteur est Mathias Magnery. Le pastorat est rescrit à 40 muids que le curé reçoit de revenus annuels (A, B, C) pour la plus grande part hors des anniversaires (A). On a fait visitation de la maison pastorale, petit édifice qui menace ruine, à côté du jardin ; d’où nous commandons aux paroissiens qu’ils aient soin de la réparer (C). V) Fabrique – elle a environ 50 impériaux (A, b) 15 muids (C). Le mambour est Ambroise (A, B, C) Rasier (A, B), Ransier (C). Il n’a pas rendu ses comptes depuis environ quatre ans (A). Les comptes sont rendus (C). VI) Bénéfices – Il y a 3 autels collatéraux et dotés (A, B, C) et consacrés (A, B) : a. Côté Evangile, l’autel St-Martin, Ste Barbe et Ste-Catherine (ce bénéfice aurait été auparavant situé dans l’église de Grivegnée, selon certains pouillés). Il est à la collation du curé (A, B, C). Il est rescrit à 13 muids, à charge d’une messe par quinzaine, qui est desservie par le curé (A, B, C). Le recteur est Walthère Everard (A, B, C) ; il n’y a pas de vêtements liturgiques. Pour cet 76
[Tapez ici] autel, il y a un office ou fondation d’une messe quotidienne en l’honneur de la Vierge Marie, établie le 2 novembre 1663 par Gilles de Cerf, marchand. Messe avec des litanies à chanter chaque jour. Le recteur est messire Lien, bénéficier en l’église collégiale St-Denis. Les messes sont desservies par le chapelain et le marguilier (B). b. Côté Epitre, le bénéfice sous l’invocation des Sts Jean-Baptiste et l’Evangéliste (dont la fondation daterait du 16 avril 1383) à la collation du curé (A, B, C) qui est uni au pastorat par l’autorité apostolique (C). Le bénéfice est rescrit à 6 muids, à charge d’une messe mensuelle (A, B, C). Le recteur est sire Magnery qui le dessert (c’est le curé Mathias Magnery cité plus haut, il a une dispense apostolique pour desservir lui-même ce bénéfice. c. Il y a un bénéfice sous l’invocation de St-Marcolphe (sic), dont on dit que le revenu est perdu (A, B, C). Le recteur est le sr. de France (Lambert Defrance succède à Hubert Defrance, et il est institué par l’archidiacre de Condroz le 6 mars 1696 pour ce bénéfice), puis N. (Bernard) de Laite, institué pour ce bénéfice par l’archidiacre de Condroz le 29 avril 1708 (B, C). d. Il y a aussi côté Epitre un bénéfice, sous l’invocation de St-Antoine, St-Marcolphe et StSébastien, à la collation du curé (A, B, C). Il est rescrit à 6 muids à charge d’une messe hebdomadaire, mais il n’y a plus aucune déserviture (A, B, C), ni de vêtements liturgiques (A, B), et les revenus sont aussi dits perdus (A, B, C). On espère quand même les récupérer (A). Le recteur est Mathieu Natalis (A), Egide Clermont, institué le 4 décembre 1707 par l’archidiacre de Condroz pour le bénéfice de St-Marcolphe. e. Côté Epitre, il y a un autre bénéfice transféré à l’autel de Ste-Geneviève sous l’invocation de la Sainte-Croix, à la collation d’un patron laïque (A, B, C). Il est rescrit à 40 muids (bénéfice fondé en 1420 par Guillaume de Bouxhemont à charge de 3 messes par quinzaine (A, B, C) et il est desservi par le curé (A, B) depuis 3 ans (B), lequel pourtant n’a pu et ne peut encore obtenir le payement de ladite déserviture. Le Recteur est B. Wilrez (A, B) (chanoine de la Collégiale St-Barthélemy, institué le 17 janvier 1695 par l’archidiacre de Condroz pour ce bénéfice de Ste-Croix – il est décédé avant le 15 février 1710). Après ce Bauduin Wilrez, Simon Résimont (C) institué par l’archidiacre (B, C). Le bénéfice n’a pas de vêtements liturgiques (A, B), ni de calice (B). Nous mandons à notre officier fiscal qu’il poursuive la procédure contre les débiteurs jusqu’à l’entière fourniture des vêtements liturgiques et le payement de la déserviture (B). Nous lui mandons aussi qu’il enquête contre les hoirs de Bauduin Wilrez, dernier possesseur du bénéfice, pour qu’ils restituent les sommes perçues et provenant du temps de la possession du sieur Namur (Jean de Namur, qui est bénéficier de St-Michel en la collégiale Notre-Dame de Tongres le 13 décembre 1631, et qui rédigea son testament le 26 mai 1690. Il avait été pourvu du bénéfice de Ste-Croix en 1644), et aussi enquêter pour savoir quel argent doit servir pour fournir les vêtements liturgiques dudit autel. VII) Confréries – Unie à l’autel des Saints Jean-Baptiste et Evangéliste, une ancienne confrérie de St-Jean (une confrérie St-Jean et St-Janvier) est signalée en 1539. D’autres confréries ont existé à Saint-Remacle. La confrérie de St-Roch reçut le 2 décembre 1710 une approbation pontificale. Et une confrérie de Notre-Dame de miséricorde fut érigée le 27 janvier 1623. L’ancienne confrérie de St-Jean citée ci-dessus a quelques revenus, et le curé en tient les registres. Cette confrérie était vraiment pieuse, et chaque année, on y nommait un maître directeur et receveur des revenus, mais depuis plusieurs années, elle est négligée et le curé administre ses biens. Nous demandons audit curé qu’il dépose registres et chartes de ladite confrérie entre nos mains, et prête serment de restitution endéans les 8 jours prochains. VIII) Marguillerie – Elle est annuelle, à l’élection du curé et des paroissiens (A, B, C). L’actuel marguilier est maître Gilles Conrard (alias Counar), admis par l’archidiacre le 3 août 1694, comme marguilier de St-Remacle. Prêtre, il est admis aux confessions (A, B, C). Il a environ 30 setiers d’épeautre de revenus annuels (A, B, C). IX) L’Eglise : les vitres de l’église doivent être réparées (A) et aussi ses appendices (l’église eut beaucoup à souffrir du bombardement – terrestre ! – de 1691. On restaure complètement le chœur en 1713-1714, puis l’église. L’église et les autels furent consacrés par le suffrageant Gillis le 1er mai 1730. Nous mandons de faire une collecte chaque mois à cet effet, par les 77
[Tapez ici] paroissiens, autorisant pour cela messire Conrard, marguilier, et Ambroise Rasier, mambour, qui gardera l’argent des collectes, et que notera le marguilier (B). Le plafond de la nef de l’église et les fenêtres doivent être entièrement réparés, comme les appendices à couvrir d’un plafond (C). La lampe du sanctuaire brûle continuellement devant le Saint-Sacrement, grâce à des collectes (A, B, C), et en partie d’une fondation (B). Les aubes sont usées (A). Le curé a des registres de baptêmes, mariages et décès (A, B, C). Le baptistère doit être renfermé, comme la vasque des fonts baptismaux (A, B). X) Cimetière – On a visité le cimetière et inspecté le vieux passage tendant vers l’église, un peu renfermé et nous déclarons qu’il faut élargir ce passage et le rendre libre, à travers le cimetière, pour les paroissiens, moyennant la construction d’un mur de chaque côté du chemin, et d’une hauteur de 8 pieds environ, ainsi le cimetière pourra rester fermé, et entretemps nous interdisons au curé de désormais mettre des chevaux, vaches, moutons et autre bétail, et de permettre qu’on mette des animaux paître dans le cimetière sous peine de 3 florins d’or à appliquer à l’église et à l’officier fiscal. Le curé se plaignant que quelques paroissiens projettent des cendres fumantes contre le mur du cimetière, nous commandons à l’officier fiscal qu’il agisse selon son office contre de tels faits (C). XI) La mense des pauvres – Les pauvres ont environ 2 muids d’épeautre par an, et une pièce de terre en lieu-dit en Troz Sory (Trou Souris) (A, B, C). Le mambour est Ambroise Rasier (A), Ransier (B, C). Il n’a pas rendu ses comptes depuis 4 ans (A). Les comptes sont rendus en présence du curé et des tenants (C). XII) Office divin – rien XIII) L’école est tenue par le marguilier (A, B). L’école est tenue (C). XIV) Varia – Il y a deux sages-femmes sermentées (A, B, C). On a interrogé curé et paroissiens pour savoir s’ils ont à se plaindre l’un des autres, et on a répondu qu’il n’y avait aucun différend ni querelle (C). A propos du problème qui existe entre le curé et les tenants en raison d’une fondation de messe par Jacques Christiani (liégeois établi en Espagne et qui a fondé une messe hebdomadaire en 1677 à St-Remacle), nous déclarons que les revenus de ladite fondation doivent être perçus au profit de l’église par le mambour de l’église, et inscrits au registre de l’église à charge de ladite fondation, et nous mandons au curé qu’il restitue audit mambour ce qu’il a reçu de ladite fondation au-delà de 25 florins brabant pour desservir la messe hebdomadaire, et de deux florins pour un anniversaire (B). Nous mandons au curé et au mambour qu’ils déposent en nos mains les registres de l’église et des pauvres, avec leurs comptes d’administration endéans les 15 jours prochains, à effet de les examiner (B). Nous mandons de sonner la cloche pour l’administration des malades (extrême-onction) afin que les paroissiens ainsi convoqués puissent venir en cortège avec des flambeaux (B). Nous mandons aussi au curé qu’il dépose en nos mains les registres des biens des pauvres du lieu de Grivegnée, qu’il rende compte de leur administration, en ce pendant le mois prochain. Nous permettons que messire Joseph Bologne, prêtre et paroissien, célèbre la messe les dimanches et jours de fête avant l’office du curé, du moment qu’il enseigne le catéchisme et instruise le peuple pendant la messe, et n’empêche pas l’office du curé (B). Chapelle de Grivegnée Visitations : A : 1700 ; B : 1712 I) La chapelle de Grivegnée est sous l’invocation de la Vierge Marie et relève de l’église paroissiale de St-Remacle-au-Pont (A, B). La chapelle de Grivegnée est citée comme annexe de St-Remacle-au-Pont au pouillé de 1558. Elle est dite unie à la cure de St-Remacle avec la charge d’une messe les dimanches et jours de fêtes au pouillé de 1686. 78
[Tapez ici] V) La fabrique a environ … (le montant des revenus n’est pas indiqué). Le mambour est le curé (A). Les comptes sont rendus chaque année (B)…. en face du curé et des tenants (A). On fait une collecte pour le Vierge Marie dont le compte n’est pas rendu au curé. Nous ordonnons aux collecteurs de rendre compte desdites collectes, à quel effet on établit un tronc pour y mettre ces collectes, et le curé et le mambour en ont la clef. VI) En cette chapelle, est un personat régulier, rescrit à 1200 florins (A, B) de Brabant (B) selon la fondation de la Damoiselle Borlé, Catherine de la Roche, qui a fondé par son testament du 29 septembre 1643 un personat à la collation du prieur et des chanoines de Saint-Léonard, prieuré de chanoines réguliers à Liège. Au maître-autel, il y a un bénéfice sous l’invocation de la Vierge Marie à la collation du curé. Il est rescrit à 12 muids, à charge d’une messe par quinzaine (A, B). Côté épitre, il y a un bénéfice sous l’invocation de St-Jean (A, B) l’Evangéliste et Baptiste et de Ste Barbe, à la collation d’un patron laïque. Il est rescrit à 44 muids à la charge de 4 messes par semaine (A, B) mais on en célèbre seulement trois ; nous ordonnons d’en célébrer quatre. Recteur : D. Deprez (Oger de Prez de Barchon, chanoine de Ciney, décédé le 8 août 1703. Il est déjà cité en 1683 comme recteur du bénéfice St-Jean et Ste Barbe à Grivegnée (A) ; D. Stienon (Jean Antoine de Stiennon, présenté par sa grand-mère Marguerite de Prez, institué le 16 août 1703 par l’archidiacre de Condroz pour le bénéfice des Sts Jean-Evangéliste et Baptiste. Il est décédé le 4 octobre 1741. Lui aussi était chanoine de Ciney. En 1700, le bénéfice n’était pas desservi et n’avait pas de vêtements liturgiques. Le curé a la fondation (A). IX) Nous demandons au curé qu’il ferme la sacristie, défendant à n’importe qui d’avoir accès à ladite sacristie sans la permission dudit curé (A). La lampe du sanctuaire brille continuellement en face du St-Sacrement grâce aux collectes des habitants (A, B). On a une remontrance (A, B), un calice (A) et un ciboire (B). Il y a deux autels collatéraux, consacrés et dotés (A, B). X) Il y a un cimetière pour la sépulture des habitants (A, B). Nous mandons au curé et au mambour d’avoir soin de renfermer le cimetière par un mur étendu en ligne droite, et de faire disparaitre les maisons qui le joignent (A). XI) Les pauvres ont environ 5 muids par an (A, B). Le mambour est le curé (A). Les comptes sont rendus comme dessus (A, B). XII) En cette chapelle, le curé ou son chapelain célèbrent la messe les dimanches et jours de fête. On n’y donne pas les sacrements (A, B). XIII) L’école est tenue par un instituteur qui a prêté profession de foi en mains du curé (A). XIV) Le curé note les fondations de bénéfices dans le registre archidiaconal. Nous ordonnons à l’officier fiscal de s’acquitter de son office et de réserver les revenus desdits bénéfices tant pour la déserviture que pour fournir les vêtements liturgiques (A). Chapelle d’Angleur Visitation : 30 mai 1699 I) Il y a une chapelle sous l’invocation de St-Rémi (ce patronage s’explique aisément. L’abbaye de St-Rémi à Reims possédait des biens à Angleur dès le 9ème siècle, comme à Retinne, leur donnés par la reine Gerberge. Mais à Retinne, avec Ste-Julienne, c’était normal qu’elle soit la patronne de la chapelle puis de l’église paroissiale. St-Rémi de Reims fut seigneur de Angleur et de Retinne pendant des siècles), et sous l’église paroissiale de St-Vincent de Fétinne. On ne donne pas les sacrements dans ladite chapelle (baptême, pénitence, etc.). IV) Le chapelain actuel est Gilles Collart (décédé en 1726). Le curé de St-Vincent de Fétinne a ici un chapelain pour la commodité des habitants, chapelain qui célèbre les dimanches et fêtes, et reçoit un salaire du curé. V) La Fabrique a environ 5 muids par an. Le mambour est Toussaint de Saive. 79
[Tapez ici] La chapelle a été construite aux frais des habitants, qui sont tenus de fournir tout ce qui est nécessaire pour le saint-sacrifice de la messe, et pour les réparations et entretien de la chapelle. Et ils ont aussi des charges à l’égard de l’église paroissiale de St-Vincent, où ils satisfont au précepte paschal avec la permission du curé. IX) Les paroissiens pourvoient au plafond et aux vêtements liturgiques pour célébrer les obsèques dans ladite chapelle. X) Il y a un cimetière pour les habitants, que nous ordonnons de clôturer et fermer. XIV) Nous commandons audit chapelain de célébrer à 8 h. le matin, ou environ, pour que les habitants puissent assister aux offices paroissiaux à Fétinne, demandant aussi auxdits habitants de comparaitre au moins une fois par quinzaine à l’église et la messe paroissiale et y entendre le sermon, et aux parents d’amener leurs enfants au catéchisme dans la chapelle, sous peine d’un florin d’or pour chaque fois qu’ils manquent ! Bombaye (Concile (alias doyenné) de Maestricht) Visitations : A : en 1613 ; B : en 1624 ; C : en 1658 ; D : en 1699 ; E : en 1712 I) Eglise de Bombaye (Boelsbeek, en néerlandais), église entière sous l’invocation de St-JeanBaptiste, à la collation alternative des chapitres de St-Jean-l’Evangéliste et de St-Denis, tous deux de Liège (A, B, D, E). La paroisse est complétée par une chapelle à Aubin (-Neufchâteau) qui n’est qu’une quarte-chapelle (voir ci-après, à Aubin) et une chapelle à Mons, près Visé (B). Elle est située dans le comté de Dalhem, dans la partie occupée par les Hollandais (D, E). Le seigneur temporel est le seigneur de Gulpen de Berneau, avec les chanoines du chapitre de Notre-Dame d’Aix-la-Chapelle. II) La paroisse compte 400 communiants (E). III) Les dîmes : les grandes appartiennent aux chapitres de St-Jean et de St-Denis, tandis que le curé de la paroisse possède les petites. IV) Pastorat : le curé est Jean de Milmort (A), Grégoire d’Amblève, institué en l’an 1619 (B), Louis Burdo (D), François Winand (E). Le curé détient donc les petites dîmes, et en plus 11 bonniers de terre et de pâture, et encore 7 muids d’épeautre pour les anniversaires fondés, mais ces derniers sont occupés par les Hollandais (calvinistes), qui ont aussi mis la main sur les biens du luminaire (qui devraient fournir les cierges et flambeaux éclairant l’église), les biens du marguilier (le vicaire-instituteur), et les biens des pauvres (assistance publique). V) La Fabrique d’église – Elle possède 34 muids et 2 setiers d’épeautre (A) ; 36 muids d’épeautre en y incluant la location des terres (B). Les deux comptes-rendus par le mambour Laurent Lorquet pour l’an 1605 montrent un reliquat de 111 florins, et ceux des ans 1606 et 1607 un reliquat de 66 florins et 17 sous. Le mambour est Massin de Bombaye ; ses prédécesseurs Hubert de Nachtin et Servais de Somville n’ont pas rendu leurs comptes (B). VI) Bénéfices : a. L’autel des Saints Jean et Silvestre est doté de 28 muids (B, D, E), mais les biens qui fournissent ce revenu sont occupés par les Hollandais (D, E). Ce bénéfice est chargé de 2 messes par semaine (A, B, D, E), et il est à la collation de messire Ulatten, le prévôt de la collégiale d’Aix qui a un locataire au village (A), en raison du droit de patronat laïque (B), de la famille de Falle (D, E). Le recteur (le prêtre qui dessert cet autel) est Jean Hustin (A, B), le fils du mayeur de Berneau (A), Godefroid Ruet, curé à Aubain, institué en l’an 1697 (D), Bertrand de Fosse, depuis 1708 (E). L’autel est desservi par le curé lui-même (A), par le chapelain de Dalhem (B) ; il n’est plus desservi (D, E). b. Le bénéfice de l’autel de St-Nicolas, avec charge de 2 messes par semaine (A, B), il est à la collation du seigneur de Neufchasteau, qui détient le droit de patronat laïque (B). Le recteur (célébrant) est Jean Remacle, curé à Mortroux (A), Jean Milmort, jadis curé de cette paroisse (B). L’autel est desservi par le recteur (A), par le curé (B). Il est incorporé au pastorat d’Aubain (D, E). VII) Confrérie – Il n’y en a pas. 80
[Tapez ici] VIII) Marguillerie – Elle est annale (B). Le recteur est Tilman Meesters, et il possède quelques dîmes et revenus (B). IX) L’église : a. A l’église, il faut réparer rapidement une fenêtre côté est, avec le mur, et les fenêtres latérales du chœur, et aussi les toits de la partie gauche. La voûte du chœur (un beau chœur de style roman d’origine) pâtit de quelques fissures, comme le plafond de la nef et celui des appendices. Une colonne en dehors du chœur est démolie, en grand danger pour le mur, et le curé a promis de la réédifier (B). Le plafond et les toits de la nef doivent être réparés, comme les appendices et même le chœur (D). Tout cela a été réparé (E). b. Le maître-autel manque de 3 manuterges, d’une nappe, d’une table et d’une couverture (A). La table du maître-autel doit être affermie et réparée. Il manque des aubes, un antépendium (D). On les a maintenant (E). Il n’y a pas de lampe allumée devant le St-Sacrement (B). c. Les coupes – Il y a 2 calices dorés, dont l’un a une patène et la coupe argentées, et l’autre seulement une coupe argentée ; les 2 calices ont leur pied à réparer. Le ciboire de la procession est tout en argent, avec la lune (d’exposition de l’hostie) et l’ornementation sont dorées (B). Le ciboire pour porter le saint-sacrement aux infirmes (et aux malades) est en cuivre, il ne convient pas, il faut en acquérir un nouveau, ou au moins réilluminer le vieux, et y placer un petit étui en argent (B). Il manque une remontrance et un ciboire, et le curé doit conserver les hosties consacrées dans le corporal (D). Il y a un ciboire en argent (E). d. Vêtements et livres liturgiques : il n’y a qu’une chasuble, et de peu de valeur. Il manque un huméral pour le marguillier (A). Les vêtements sont suffisants, sauf les manuterges et l’amict qui manquent (B). Les manuels de chant sont à restaurer, et ceux qui manquent à acquérir (A). Il manque un antiphonaire et un rituale (D). On les a acquis (E). e. Les petits autels – Celui des saints Jean et Silvestre, du côté épitre (= côté droit) manque de tout (A), sauf d’une chasuble, d’une étole, d’un manipule, d’un missel, d’un antépendium et de 2 nappes (B). Quant à l’autel de St-Nicolas, côté Evangile (= côté gauche), il manque aussi de tout, sauf de 2 nappes et d’un candélabre (A), sauf d’une chasuble, d’une étole, d’un manipule et de 2 nappes (B). f. Il n’y a pas de registres (B, donc en 1624). Il y a des registres pour les baptêmes et les défunts, mais le curé a promis d’en acheter un pour les mariages (E, donc en 1712 !). g. Le baptistère manque de fermeture, et il faut réparer ses balustrades (A) ; il n’est toujours pas renfermé (D). h. La cloche décimale (fournie par la dîme) pendue à une poutre en bois a besoin d’une prompte réparation (A) ; elle est sonnée difficilement parce que l’appareillage qu’on appelle des palettes (en français dans le texte) est défectueux. i. La tour, séparée des murs de la nef, menace ruine (D) ; elle a été réparée (E). X) Le cimetière – On n’en parle pas. XI) La mense des pauvres – Les comptes se terminent sur un reliquat de 42 florins et 7 sous bbt (A). XII) Office – Le curé ne donne pas le cours de catéchisme, et il ne prêche pas non plus, il en est incapable ! (B). XIII) L’école – rien XIV) Varia – Le curé dit qu’il existe un accord entre les chapitres des collégiales St-Jean et St-Denis de Liège, d’une part, et la communauté d’autre part, à savoir que les deux chapitres sont tenus de réparer les deux fenêtres latérales du chœur, et la communauté est tenue à réparer deux autres fenêtres qui encadrent le crucifix dans la nef, et on peut constater que cela a été observé comme il apparait sur lesdites fenêtres du chœur, dont l’une porte l’inscription : Chapitre de l’église collégiale St-Denis, et l’autre fenêtre montre une image de St-Jean (A). Le curé interrogé par le mambour des pauvres au sujet du montant des revenus a répondu qu’il l’ignorait, et qu’il se plaignait de ce que les registres de la Fabrique et ceux des pauvres, avec leurs comptes, s’ils existent, sont détenus par le mayeur, qui s’en est attribué la totale administration, aidé peut-être par quelques-uns de ses échevins, et voilà comment il a usurpé ces fonctions et méprisé le curé. Ce même mayeur prétend avoir disposé de ces revenus pour réparer l’église, alors que ce sont la grande dîme (les 2 chapitres) et la communauté qui sont tenues à ces travaux et réparations. 81
[Tapez ici] Ainsi tout récemment, il s’est chargé de la clôture du cimetière, avec les revenus de la Fabrique, alors que c’est la communauté qui devait y pourvoir (F). Le mayeur affirme aussi que le curé, selon le registre des anniversaires fondés, lève et reçoit chaque année 40 muids d’épeautre et davantage, alors que nul ne sait ce qu’il en fait. Il dit encore que le curé se comporte comme un cabaretier ordinaire, chaque jour, et qu’il tient dans le presbytère des chambres à coucher sordides, où il accumule des grains, des légumes et autres produits pourris qu’on ne peut mettre à table décemment, et en plus il se comporte comme un pauvre paysan qui va à Dalhem pour acheter un seul pain qu’il rapporte sous son bras à Bombaye. On peut voir qu’il n’est pas capable de se charger du soin des âmes, et on ne sait comment et par qui il a été examiné pour remplir ses devoirs de curé. C’est pourquoi tout un chacun conclut qu’il faut lui imposer un coadjuteur qualifié, parce que on a ici un pastorat riche, où le curé dispose de bons revenus et peut ainsi contribuer à faire desservir les autels et les chapelles par d’autres, au lieu de les accaparer pour lui-même, alors qu’il est incapable de les desservir sans avoir un coadjuteur. Or, en plus des messes ordinaires du pastorat et des anniversaires, le curé a ramassé pour lui la charge de desservir les deux messes de l’autel de Saint-Nicolas, et chaque vendredi de célébrer à la Tombe (voir plus loin) et chaque semaine à Mons près Visé, en sorte que en plus des obsèques et des autres messes extraordinaires, il aurait à célébrer deux fois plus de messes par semaine qu’il n’existe de jours, ainsi c’est avec peine qu’il satisfait à la célébration des messes qu’il doit comme curé de Bombaye (B). Nous qui sommes venus à Bombaye pour la visitation archidiadonale, nous n’avons pas trouvé le curé, il était absent, et c’est le chapelain Adam Spiroux qui nous a ouvert la porte de l’église pour la visite. Parmi les vases sacrés, nous avons relevé que la pixyde en cuivre n’était pas propre, qu’elle contenait plusieurs hosties consacrées mais devenues difformes, avec beaucoup de petits morceaux, et qu’on pouvait constater qu’elles étaient consacrées depuis longtemps. Nous avons ordonné au chapelain d’en avertir le curé (C). La Tombe, sous Bombaye Visitations : A : en 1613 ; B : en 1624 A la chapelle de la Sainte Croix, à la Tombe, hameau de Bombaye, le curé de Bombaye consent qu’un ermite occupe gratuitement la cellule qui joint la chapelle, du moins pour cette fois, lors de la visite, mais cela ne peut être tiré à conséquence, car après le décès de l’ermite, sa cellule sera aménagée en sacristie de la chapelle. En sorte que le curé n’a pas à se soucier de cet ermite, mais que, par contre, il est tenu d’y administrer les sacrements pour les paroissiens de Dalhem, ou de trouver un autre lieu pour cela. La chapelle de la Tombe est proche de Bombaye, et sous sa juridiction ; on y doit célébrer la messe tous les vendredis (soit le jour où le christ a été crucifié). Le curé de Bombaye dit que c’est à lui qu’il revient de la célébrer, et que, hors les offrandes qui s’y font, il doit recevoir 12 florins, et son marguillier 4. La Fabrique de cette chapelle, ou la chapelle elle-même, dispose par an d’une somme de 14 florins brabant. Son receveur et administrateur (qui reçoit aussi les offrandes) est le mayeur de Bombaye, le sieur Xheneumont. Ces offrandes d’une année dans l’autre, n’excèdent pas 20 florins brabant. C’est pourquoi, si on veut en savoir davantage à ce sujet, il faut chercher ailleurs plus d’information. Berneau (en wallon Biernawe), au doyenné de Maestricht Visitations : A : 1613 ; B : 1624 ; C : 1658 ; D : 1699 ; E : 1712 I) Eglise – Entière, est dédiée à St-Servais (A, B, C), et à Ste-Catherine (D, E), elle est à la collation du prévôt de la collégiale (ex-cathédrale) de Saint-Servais à Maestricht (A, B, C, D, 82
[Tapez ici] E), avec charge de 3 messes par semaine (D). Le seigneur temporel est le chapitre de St-Servais à Maestricht. II) La Paroisse – Elle compte 200 communiants (C), 300 (D), 220 (E), et 50 maisons (D). Il n’y a aucun hérétique (= protestant calviniste) (C). III) Les dîmes – Le curé les possède toutes (A, B, C), le curé reçoit les grandes dîmes (D, E), les Jésuites de Maestricht ont les petites dîmes (D, E). IV) Le Pastorat – Le recteur (= le curé) est Jean Campegius (A), Paul Rosmer, en vertu de la démission de son prédécesseur Jean Campegius depuis 7 ans (B), Gérard Pontanus (C), Frédéric de Merode (D, E). A Berneau, il y a un presbytère avec jardin (C), chargé d’une rente annuelle de 6 muids d’épeautre (le muid se paie alors 4 florins brabant), et en plus, une rente de 10 setiers d’épeautre est due au curé, à la Fabrique et au coste (gardien) de Mouland (Moelingen). Il y avait autrefois au presbytère une étable et une grange, mais ils se sont effondrés et leurs poutres et autres bois se sont perdus. Il y a encore une demeure assez vieille, dont le nouveau curé a renouvelé les toitures, mais il n’y habite pas à cause de sa distance de l’église, et elle est mise en location pour 10 florins brabant par an (B). V) La Fabrique a quelques pièces de terre que le curé ne peut situer (B), qui rapportent bon an mal an 15 muids d’épeautre (C), jadis 24 muids (D, E) à présent 18 (D), 10 (E) muids. Les mambours en sont : Jacques Thonis (B), Léonard Suvet (C) ; ils sont élus par le curé et des officiers chaque année, ces derniers pris parmi les nouveaux mariés, tant des idiots (sic) que d’autres, indifféremment (B), ils sont renouvelés en la fête de la Purification (la Chandeleur, 2 février) (C) ; ils sont élus par le curé, à la présentation de 3 candidats faite par la communauté (D), par le mayeur (E). Les mambours se plaignent du payement difficile des rentes (A). Il reste encore des comptes à rendre depuis 6 à 7 ans, et dans plusieurs d’entre ces comptes, et beaucoup de dettes remontent à 25 ans déjà, non payées (B). Les comptes sont rendus chaque année (C), en présence du curé et de la communauté (les bourgmestres surtout, on imagine) (E). VI) Bénéfices : a. L’autel de St-Catherine rapporte 20 muids (D) 30 muids (E) d’épeautre, à la collation du droit de patronat laïque détenu par le seigneur de Gulpen de Berneau (B, D), par la baronne de Kerchem (E), avec charge de 2 messes par semaine (A, B, C, D, E). Le recteur est Thierry de Gulpen (A), le fils de Guillaume de Gulpen, parent du collateur (B), messire Putlincx, chanoine de la cathédrale de Liège (C), Gérard Lien, bénéficier à St-Denis de Liège (D), Burdo, chanoine de St-Denis (E). Il est desservi par le curé (A), par Henri Gregorii, chapelain et prémissaire (soit le prêtre chargé de célébrer la 1ère messe du dimanche) (B), Johan Ulrici, chapelain (C), de la grâce du Très Saint Père accordée à la maison du seigneur de Gulpen pour un prêtre qu’il connait bien (D), en l’église par le chapelain (E). b. L’autel de la Vierge Marie (A, D) et de Sainte Anne (B, C), dont le curé ne connait pas les revenus (C) ; il vaut 30 muids (D, E), il est à la collation du curé, avec charge de 2 messes par semaine (A, B, C, D, E). Le recteur est Léonard Noppis (A, B), un chanoine de Visé (collégiale de Visé) (B), Ogeri de Sittard, écolâtre de la collégiale de Visé (C), Pierre Mido, mais assez négligent (B), Jean Ulrici, chapelain (C), tantôt par le recteur lui-même, tantôt par un autre prêtre (D), par le chapelain (E). VII) Confrérie – Il n’y en a pas. VIII) Marguillerie – Elle est annale (B, C). Le recteur en est nommé par le curé et la communauté (D, E). C’est Henri, le fils du ferronnier, qui est aussi boucher et cabaretier ! (A), Henri Gillissen (B), le chapelain Ulrici (D), le prêtre qui célèbre la première messe les dimanches et jours de fête (E). Il y a peu de revenus (A) ; hors des dîmes, il reçoit 3 muids et demi d’épeautre, mais pour 1 muid d’épeautre, il reçoit 4 setiers de seigle ; il a aussi 1 muid d’épeautre pour sonner la cloche à midi ; en tout, 10 muids, plus 2 pains de 7 livres (!) de chaque famille, et une gerbe (de quoi ?) de chaque agriculteur (B), certains petits revenus et pains et gerbes (C), un pain de chaque famille et une gerbe de tout laboureur et 1 muid d’épeautre (D, E). IX) Eglise : a. Il faut réparer les fenêtres du chœur. Réparation du pupitre à faire par le fabriquant. L’appendice à droite a besoin d’une excellente réparation pour son toit, ses murs et le pavé, et il manque de plafond ; il faut réparer le pavement de l’appendice de gauche (A). Les 83
[Tapez ici] appendices n’ont pas de plafond (B), le plafond de la nef est à réparer (D), il est réparé (E), il faut réparer les toits de la nef et des appendices (D) ; les appendices de chaque côté manquent de plafond, et leurs toits sont à réparer (E). b. Le maître-autel : sa table doit être repeinte (B). Le lieu où repose le Saint-Sacrement doit être réparé et décoré (A), et il faut surveiller le mur (C). La lampe du sanctuaire ne brûle pas (B, C) ; on a recueilli 16 corbeilles de semences de raves et 2 flacons d’huile, lesquels depuis le siège de Maestricht, ont été affectés à d’autres usages, et c’est pour cela que, depuis ce temps, la lampe du sanctuaire ne brille plus. On a affirmé que la damoiselle de Gulpen était obligée de livrer 2 flacons d’huile, qu’elle ne paie plus depuis 40 ans (B) ; la lampe du sanctuaire brille continuellement (D) ; seulement lors des fêtes les plus solennelles et le premier dimanche du mois (E). c. Les vases sacrés : on a un ciboire d’argent, en partie doré ; un calice en argent doré (A). Une pixide en cuivre doré, avec la monstrance en argent, sauf le pied en cuivre (C). Et d’autres calices encore, dont l’un est au curé. Les livres liturgiques sont suffisants (D), mais il manque un coffre pour les conserver (A). Le psautier manque (D). d. Les petits autels. Côté épitre (à droite), l’autel de Ste Catherine n’a pas une reproduction de sa patronne (A, B). Il n’y a pas de candélabres, d’antependium, de table d’autel, de rideau ; il possède un très vieux missel, de peu de valeur (B). Il a les vêtements liturgiques mais pas de calice (C). Il a un calice en cuivre doré, mais toujours pas de table d’autel (E). Côté évangile (à gauche), l’autel de la Vierge Marie a un calice d’étain, mais ses nappes sont déchirées (A) ; il a tous les vêtements liturgiques, mais pas de calice, et un seul candélabre (B). Il a un calice mais pas de missel, c’est pourquoi il paie un impérial par an à la Fabrique (E). e. On a des registres de baptêmes, de mariages, des défunts (D). f. Le lieu du baptistère doit être réparé et nettoyé dès que possible et être pourvu de balustrades pour sa clôture (A) ; il est mal clôturé (D), il est bien renfermé (E). g. La tour a besoin de réparation pour ses toits, et l’intérieur de l’église pour ses boiseries ; il manque des ardoises autour de l’horloge (E, première citation d’une horloge, en 1712 !). X) Le cimetière – Il doit être clôturé, et il faut y enlever le colombier qui s’y trouve ! Il faut achever le mur avec ses ouvertures (B). La clôture n’est pas encore terminée, c’est pourquoi on sonnera la cloche pour avertir la communauté de venir achever le mur (C). Le cimetière est enfin clôturé (E). XI) La mense des pauvres, dont le curé ignore les revenus (C), elle reçoit 30 florins brabant par an. On fait une distribution de pains de seigle (B) aux pauvres avec l’avis du curé (E). Les mambours font confiance à cet égard au curé et à la Court de Justice (E) ; ils se plaignent de payement difficile (A) ; ce sont Antoine Jeucksten, depuis plusieurs années (B), Gilles Gilissen (C). XII) L’Office divin – Le marguillier enseigne publiquement le catéchisme, et en privé à l’école et dans l’église. XIII) L’école est tenue par le prémissaire (le prêtre qui célèbre la première messe les dimanches et fêtes (B, C, E). L’école est tenue (D). XIV) Varia – Un décret a été donné pour réparer les défectuosités, et l’exécution de ce décret a été confiée au chapitre de Saint-Servais (donc à Maestricht), ou à son « Ryproost ». L’église de Berneau a été consacrée, mais on doute pour le cimetière ; on croit que le document a été dégradé lors de la lésion infligée il y a 20 ans et plus au curé alors en fonction. Le marguilier affirme que c’était il y a environ 30 ans, au temps de la procession du Saint-Sacrement, après l’action de grâces, par l’explosion d’une bombarde (sic) lancée dans l’église, et qui causa la mort d’un enfant, âgé d’environ 2 ans, présent par hasard. On voit dans l’église les sépultures des familles de Gulpen et Lonchamp depuis les temps anciens. Melchior Oest de Berneau prétend que lui et ses prédécesseurs ont le droit d’avoir leur sépulture dans l’église. Cette année, on a enterré dans l’église l’épouse du mayeur Hustin qui a promis pour cela de faire reconnaitre l’église (B). Il n’y a pas de sage-femme au village (E). 84
[Tapez ici] L’official a porté un décret contre le recteur de l’autel de Sainte-Catherine pour qu’il procure des vêtements liturgiques à cet autel. Aubin (-Neufchâteau), au doyenné de Maestricht Visitations : A : 1624 ; B : 1658 ; C : 1699 ; D : 1712 ; E : 1764 On n’a plus la visitation de 1695, qui était citée en C. I) Eglise d’Aubin, en néerlandais Elbelen, au comté de Dalhem (E), filiale sous l’église-mère de Bombaye (A, B, C, D, E), est une quarte-chapelle (B), une demie église à partir de l’an 1621 (D), érigée en église paroissiale, munie des premier et dernier sacrements en 1621 (C), le 7 juin (E) sous l’invocation de St-Laurent (A, B, C, D, E) ; le collateur est Frambach de Gulpen, seigneur temporel (A) de Neufchasteau et Aubin (B), mais il y a procès pendant à Bruxelles entre lui et les chapitres de St-Denis et de St-Jean-l’Evangéliste de Liège (A) ; le seigneur de Gulpen de Wodémont de Neufchasteau et les héritiers qui au temps de l’érection en paroisse promirent une dotation plus importante pour l’église (B, C) ; le seigneur de Hoen de Cortyls de Neufchasteau (D, E). II) La paroisse – Il n’y a pas d’appendice. Il y a 270 communiants (A, B), 300 (C), 350 (D), 384 (E) : 80 familles (C, D), 116 (E) ; il n’y a pas d’hérétiques (protestants) et tous communient à Pâques (B). III) Les dîmes sont possédées par les chapitres de St-Denis et de St-Jean-l’Evangéliste en Liège (A, B, C, D, E). IV) Pastorat – Le recteur est Lambert Thomae Zeversbyter institué en vertu de l’érection de l’église en paroissiale (A). Jacques Jacquart, institué en 1644 (B), Godefroid Ruet (C), Ormènus Rousselle (D), Léonard Mawhin, institué en 1747 (E). Le pastorat possède la moitié de 26 muids d’épeautre de la Fabrique et des offrandes à la St-Laurent (A), 3 ou 4 bonniers de terre et de prés, et 40 muids attribués aux autels St-Nicolas à Bombaye et de Ste-Anne à Aubin, unis au pastorat et 15 muids d’épeautre hors de la mense du St-Esprit (B), 4 bonniers de forêt de cèdres, 27 muids d’épeautre, 4 bonniers de terre et de pâture, 15 muids du luminaire et 15 muids des pauvres, 2 pains de chaque famille rédimibles pour 20 florins brabant (C, E) ; le pastorat possède aussi le bénéfice de St-Nicolas à Bombaye, incorporé au pastorat en 1636 (C), transféré à Aubin (D), valant 18 muids, avec une messe par semaine, qui est célébrée à Aubin à cause des Hollandais (C, D). Il a aussi une maison pastorale avec un jardin y joignant (B, C, D, E) en bon état (E). V) Le luminaire – A 26 muids d’épeautre (pour 1 muid, on paie 4 florins brabant) (A) ; 16 muids d’épeautre qui sont pris par les Hollandais, mais les débiteurs paient 4 florins par muid à la fabrique et 5 florins par muid au pastorat (B) ; 15 muids perdus en partie (C, D) ; des revenus très minces comme pour la lampe qui brûle nuit et jour devant le Saint-Sacrement : on déduit chaque an ce qu’il faut payer pour la cire, le pain, le vin, pour l’entretien de la sacristie et de l’église, et enfin déduction du salaire du mambour, et il reste à peine 20 florins pour la réparation des toits de l’église ; en effet, les revenus annuels sont d’environ 125 florins (E). Le mambour est Johan Witjan (A), le curé lui-même (C, D), Jean Henrart (E). Les 7 tenants pour la Fabrique et les pauvres sont élus, 2 par le curé, 2 par le seigneur temporel, et 3 par la communauté (E). Les comptes sont rendus en la maison paroissiale en présence de la communauté (C, D). VI) Bénéfices – Il y en a un (A), deux (C, D, E). Celui de Ste-Anne (A), incorporé au pastorat en 1636 (C, D, E), avec une messe par semaine (A), par quinzaine (C, D, E). Le recteur est Hubert Strengnart, chanoine de St-Jean-l’Evangéliste (A), il est desservi par le curé (A), il vaut 59 setiers 2/3 (A), 7 muids (C, E). Le 2ème bénéfice est l’autel de la Vierge Marie, fondé en 1643 (C, D) par Pierre Van Scrieck, chanoine et écolâtre de Visé (E), avec une messe par semaine (C, D, E), à la collation de la famille de Scrieck (C, D, E). Le recteur est Melchior Scrieck, de Bruxelles (C, D), Bartholomé Colette (E) ; il est desservi par le curé (C), le prémissaire (C, D), par le recteur ou un autre 85
[Tapez ici] prêtre (E). Il vaut 50 impérials (C, D, E). A été transféré à l’autel de Ste Anne en l’an 1711 le bénéfice de l’autel St-Nicolas à Bombaye qui avait été incorporé au pastorat (D) en l’an 1636 (C, D), parce que le village de Bombaye était occupé par les Hollandais (D). VII) Confrérie, en l’honneur du Saint Nom de Dieu, érigée en 1710, sans autres revenus que les offrandes des fidèles. VIII) Marguillerie – Elle est annale (A), amovible (C, D, E). Le marguillier est aussi vicaire prémissaire et instituteur (E). Le marguillier est Gérard Ruwet, marié (B), Bertrand de Fosse qui tient l’école (D), Corneille Loneux (E). Il vaut 4 muids (A), 100 florins brabant (B), 15 impérials (C) ; il reçoit un salaire de la communauté tant pour la marguillerie que pour la première messe des dimanches et jours de fête (D), 80 florins brabant et 3 muids avec 9 dalers (E). IX) L’église et ornements : L’église est vraiment décente et bien ornée (B). Le plafond de la nef et du chœur nécessite quelques réparations (A, C), le toit est réparé et la voûte est nouvelle et belle (E). La table du maître-autel doit être réparée (A), l’autel est réparé (B), il est consacré, cet autel, mais couvert de 3 nappes ultra crasseuses (sic) avec une couverture pour cacher ces crasses de l’autel. Il y a deux antépendiums peints de diverses couleurs, un tabernacle peint et orné d’étoiles, 6 candélabres de cuivre de bonne valeur pour les solennités, et 6 autres pour s’en servir les jours ordinaires. Le Saint-Sacrement est dans un reposoir décent. Il n’y a pas de lampe allumée devant le Saint-Sacrement, faute de revenus, mais il faut qu’il y en ait une, allumée nuit et jour, grâce à une meilleure administration des revenus de la Fabrique. Les calices, remontrance, pixyde, ciboires sont beaux et de qualité. Les vêtements liturgiques sont honnêtes et suffisants, comme les missels et livres de chant (D) ; il y a 2 chasubles violettes, 2 vertes, 2 blanches, 3 rouges, une avec dalmatiques et une cape de couleurs rouge et blanche, confectionnée tout récemment. Il n’y a pas moins que… 30 purificatoires, et encore deux chasubles noires avec cape et dalmatiques, des aubes et amicts, etc. et pour les livres : 2 missels, 2 processionnels, 2 graduels, 2 antiphonaires et 2 rituels (E). Les petits autels sont aussi bien pourvus. Les offrandes à la fête de St-Laurent sont partagées entre le curé et la Fabrique, et elles servent principalement au luminaire. Les registres des baptêmes, mariages et décès sont tenus, on y sépare les légitimes enfants de ceux qui ne le sont pas ! Il y a aussi des registres de la Fabrique et des pauvres, ils sont tenus en la forme légale. Le baptistère est bien fermé et clôturé, et il est propre. X) Le cimetière finit par être bien clôturé, mais il a fallu relever la partie effondrée du mur. XI) La table du St-Esprit (ou des pauvres) a de bons revenus. Ils sont remis au curé qui avec sagesse les distribue proportionnellement aux pauvres selon l’importance de leur misère (E). Les mambours sont Johan Witjan (Blancjean), Jean Henrart. Ils sont élus chaque année. Les comptes sont rendus dans la cure au jour annoncé. XII) L’office divin – Il n’y a pas d’anniversaires fondés. Le curé n’est obligé de célébrer la messe que les dimanches et jours de fête. Il enseigne le catéchisme seulement pendant le carême (A). XIII) L’école est tenue (C) parle marguillier (D, E). XIV) Varia – Il n’y a pas de sage-femme (D). Il y en a une, mais elle n’a pas prêté serment, mais maintenant elle le fait. Pas de plainte ni de raison de plainte entre le curé et ses paroissiens (E). Il est défendu d’appliquer à l’avenir les revenus de la Fabrique à la réparation de la tour, des toits de l’église, des murs du cimetière, et autres semblables, ni à l’entretien des cloches, car tout cela incombe aux décimateurs ou en partie à la communauté (E). On demande à la communauté de rembourser 156 florins à la Fabrique (E). 86
[Tapez ici] Chapelle seigneuriale de Hoen, etc. Il est une chapelle qui joint à l’église d’Aubin. Elle fut érigée par la très noble Marie Florence, baronne de Gulpen, comtesse de Hoen, dame de Neufchasteau et Aubin, à l’usage de la famille de Hoen, avec la fondation d’une messe quotidienne, à célébrer dans ladite chapelle, et en outre d’un office à chanter tous les jeudis par le curé du lieu, pour augmenter la dévotion des fidèles dans cette paroisse à l’égard du Saint-Sacrement. La charge d’une messe quotidienne consiste en un pur office amovible selon la volonté du comte, et que dessert messire Coriaux, sacristain du comte. Ce comte fournit les vêtements liturgiques nécessaires, avec les hosties, le vin et la cire pour les cierges, et il entretient la chapelle à ses propres frais. Dans l’autel, se trouve une pierre bénite portable, couverte de trois nappes en plus d’un tapis épais et d’une couverture pour se préserver des poussières. Six candélabres en cuivre, un missel, un calice à pied en cuivre, deux chasubles, l’une noire et l’autre de diverses couleurs, une remontrance en partie d’argent, et en partie de cuivre doré, et elle sert tous les jeudis. On chante les vêpres et le salut avec la bénédiction du Saint-Sacrement, comme la fondation le porte ; la charge de la messe quotidienne est très souvent satisfaite par le vicaire de la paroisse (E). Ceci n’est pas dans les visitations archidiaconales, mais extrait de la série du Patrimoine monumental de la Belgique (Edition Mardaga), volume Wallonie 81 , arrondissement de Liège, canton de Dalhem, p.226 : « Chapelle funéraire en briques et tuffeau, construite sur un plan octogonal, et couverte d’un double pavillon d’ardoises à 8 pans, sommé d’un bulbe et d’une croix. Clé de voûte de la chapelle ornée d’un stuc aux armoiries du Comte Eugène-Albert de Hoen, de Florence-Marie de Gulpen et de leur fils François-Théodore-Eugène de Hoen-Neufchâteau ». Autre publication, brochure du Patrimoine artistique, canton d’Aubel, Aubin, chapelle funéraire : cénotaphe du comte François de Hoen-Neuchâteau (décédé en 1714) et de ses parents le comte de HoenNeufchâteau de Cortils (décédé en 1728) et la comtesse Florence de Gulpen (décédée en 1731), en forme de sarcophage surmonté d’une pyramide et des armoiries Hoen-Neufchâteau, bustes des défunts, marbre noir et plâtres (bustes), 2m80. Heure-le-Romain, au doyenné de Maestricht En latin : Ora Gallica vel Romana (Heure le gaulois ou le romain) Visitations : A : 1613 ; B : 1624 ; C : 1658 ; D : 1700 ; E : 1712 ; F : 1763 I) Eglise – Entière (B, C), vicairie perpétuelle (D, E), église-mère (B, C, D, E, F), possédant les filiales de Hermée et d’Oupeye (C F), sous l’invocation de Saint-Remi, à la collation du chapitre de Saint-Denis en Liège (B, C, D, E, F). II) La paroisse a pour appendices Beaurieu et Amry (C). il y a 130 familles, dont 80 à Heure, 20 et plus à Houtain, 10 ou 11 à Amry et tout autant à Beaurieu (D) ; 350 communiants (C), 500 (D, F). Il n’y a pas d’hérétiques (C). III) Dîmes – Le chapitre de St-Denis a toutes les dîmes (B, C, D, F) ; la dame temporelle est l’abbesse du Val-Benoît (E, F). IV) Pastorat – Le recteur (curé) est Léonard Siroux, depuis 1615 (B), Lambert Bouille (C), Gilles Poncelet, doyen du concile (D), Pierre Pironnet (E), Gilles Soheur depuis 10 ans (F). Le pastorat possède 20 bonniers de terre et 12 muids d’épeautre pour les anniversaires (C), 60 muids consistant en terres du douaire (D). La communauté a promis la construction d’un presbytère (A), il n’y en a pas encore, mais la communauté a procuré une autre maison, que le curé habite (B) ; il y a un presbytère avec un jardin et pâture, et 13 verges d’un verger d’arbres fruitiers, sur quoi on doit 2 muids d’épeautre à l’abbesse du Val-Benoît (C, D). On a récemment réparé le presbytère aux frais du curé, sauf 260 florins donnés par la communauté (D) ; la cure est en bon état, mais le toit vers le potager est à réparer (F). V) La Fabrique a 18 muids d’épeautre, mais 15 d’entre eux sont mal payés (C), elle a 15 muids de revenus et quelques terres (D). Le mambour est Gérard de Stembier (B), Jean Remacle de 87
[Tapez ici] l’Abbaye (C), le curé lui-même, parce que personne ne veut s’en charger (D). Henri de Leixhe, échevin, qui est un tenant ; les autres tenants sont : Jude et Jacques de Leixhe, Martin Mélotte, Mathieu Bika, Pierre le Liégeois et André Loisse (F) ; le mambour est renouvelé chaque année, cependant l’actuel a été continué pendant 4 ans, ses prédécesseurs n’avaient pas rendu leurs comptes (C). VI) Il n’y a pas de bénéfice. VII) Il n’y a pas de confrérie. VIII) Marguillerie – Elle est annale (B) ; le marguillier est choisi par le curé et la communauté (D, F). C’est Jean Jacques (B), le vicaire Martin Mélotte (F). Il reçoit de chaque famille 3 pains (B, C), lesquels se payent à 3 shellings dans le village (D) ; les anniversaires rapportent 5 à 6 muids (D) ; 3 muids d’épeautre et 35 impériaux pour la première messe (F). IX) L’Eglise – depuis la dernière visitation, on n’a pas fait de réparation (A). Le plafond de l’église nécessite une réparation, et toute l’église doit être blanchie (C). Les appendices de l’église, côté épitre, et le plafond sont réparés, ou plutôt sont remis à neuf, grâce à la générosité du curé, ce qui doit être noté dans les registres, parce que cela incombe à la communauté ; la nouvelle sacristie a été construite aux frais de la fabrique et du curé, dans laquelle sacristie on a installé une armoire pour ranger les vêtements liturgiques (D). Il pleut dans plusieurs endroits des appendices et du baptistère, réparations à faire. Dans le chœur, côté évangile, un nouvel autel a été récemment érigé aux frais de l’abbesse du Val-Benoît (E). Le chapitre de St-Denis a fait ériger un nouveau maître-autel en 1680 (D). Les registres des baptêmes, mariages et décès sont tenus (B, C) ; ils ont été renouvelés en l’an 1668 (D). Le baptistère est propre et bien renfermé (B). La tour a besoin de réparations pour sa couverture (E). Il y a 3 cloches, la plus grosse est celle de la dîme, la deuxième est celle de la communauté, et la troisième est de la Fabrique (C, E). Elles sont en bon état, mais la poutre qui suspend la grosse cloche est en mauvais état (F). L’horloge a été transportée à Liège il y a quelques années pour être restaurée, mais la communauté néglige de la récupérer et de payer la prestation de l’horloger, lequel a l’intention de revendre l’horloge ailleurs, c’est pourquoi il faut faire pression sur la communauté (B). X) Cimetière – Il faut réparer ses murs, comme on l’a constaté à la visite de l’an 1618. L’abbesse du Val-Benoît a été avertie de cette réparation à faire. XI) Mense des pauvres – Elle a 10 muids de seigle moulu (C, D) mais 22 muids en 1763 (F), distribués en farine ou en argent. Le mambour est Remacle de l’Abbaye (B), lui-même et le mambour de l’église (C), le curé car personne ne veut accepter cette charge (D), Henri de Lexhe (F). Il est établi par le curé (D) et il rend ses comptes (C). XII) L’Office divin – Presque chaque semaine, arrivent deux anniversaires que le curé doit célébrer (B) ; le marguillier est aussi le chapelain qui célèbre la première messe ; il prêche et donne le catéchisme (D). XIII) L’Ecole – Le marguillier doit la tenir, mais à présent il n’y est plus tenu, car il est d’un âge avancé (C) ; le chapelain tient l’école (D, E, F). XIV) Varia – La grande dîme ne fournit pas les chandelles et les hosties du maître-autel (A). Le curé présente des desserviteurs pour les filiales à Oupeye et Hermée (D), parce que là, les desservants sont vacants un temps de l’année (F) ainsi que pour le bénéfice d’Aaz (D). Le chapelain, pour tenir l’école et régler l’horloge, reçoit 14 setiers de seigle et habite une maison au cimetière près de l’église (E). Il n’y a pas de sage-femme, mais on appelle celles de Hermée et d’Oupeye (E). Il y en a une à Heure, depuis 50 ans ! (F). Saint-André, au doyenné de Maestricht Visitations : A : en 1613 ; B : 1624 ; C : 1712 (à noter que St-André ne fut pas visité en 1699 parce que, en tant que quarte-chapelle, sa visite est laissée au doyen rural (qui a fait défaut). 88
[Tapez ici] I) L’église est une quarte-chapelle, sous l’invocation de Saint-André, au comté de Dalhem (C), à la collation de l’abbesse de Borcette (A, B, C). L’abbaye de Borcette (Burtscheid en allemand), faubourg d’Aix-la-Chapelle. II) La paroisse compte 150 communiants (B), 300 (C). III) Dîmes – L’abbesse de Borcette a toutes les dîmes. IV) Pastorat – Le recteur est Jacques de Clermont (A) depuis 28 ans (A, B, C), Adrien Fortemps, depuis 4 mois (C). Les biens appartenant à la cure sont occupés par les Hollandais ; le curé s’acquitte quand même de son office (C). Il n’y a pas de maison pour le douaire du curé, mais il existe dans le fond pastoral une grange ; la maison que le curé habite, il l’a fait ériger à ses frais sur son propre fond (B). V) La Fabrique a 5 muids (A), 4 muids, et pour le muid, on paie d’ordinaire 3 florins, à l’effraction du curé et de la communauté (B) ; les biens de la Fabrique sont occupés par les Hollandais (C). Le mambour est Servais Collin depuis 3 ans (A), Noël de Jerason junior, depuis 4 ans (B). VI) Pas de bénéfice ni de confrérie. VIII) La Marguillerie est annale. Le marguillier est Gilles Joannis depuis 43 ans et plus (B) ; les biens de la marguillerie sont occupés par les Hollandais (C). IX) L’Eglise – Le plafond de l’église est à réparer, et il faut construire un porche pour l’église (A). Les plafonds de la nef et du chœur sont toujours à réparer et il faut remettre en place des poutres (B). Le maître-autel manque de nappe et de couverture (A), mais la grande dîme fournit le vin, les chandelles, les hosties et autres choses nécessaires (B). Les registres de baptêmes, mariages et défunts sont tenus (C). X) Le cimetière n’est pas bien renfermé (A, B), des murs sont effondrés (C). XI) La mense des pauvres a 4 muids (A), 6 muids, et l’effraction du muid se fait à 3 florins et pas plus, mais bien moins par le curé et la communauté (B). Les biens de la mense sont aussi occupés par les Hollandais (C). Le mambour est Servais Collin (A), Noël de Jerason junior (B). XII) L’office divin – Les vêpres ni les laudes ne sont jamais chantées, mais on donne catéchisme après-midi. XIII) L’école – C’est Roch Crassier qui la tient, de sa propre autorité. Mais il mène une vie scandaleuse et ne fréquente ni église ni sacrements. Cependant le curé n’ose pas l’expulser, de crainte des Hollandais (C). XIV) Varia – La visitation B a été faite par le vice-doyen au nom du Révérend Nicolas Jamar, doyen du Concile de Maestricht, et ce dernier en nom de l’archidiacre. Julémont, au doyenné de Maestricht Visitations : une première visitation aurait dû avoir lieu le 23 août 1613, mais elle n’a pu se faire à cause de l’absence du curé et du marguillier qui avait les clefs de l’église ; A : 1624 ; B :1658 ; C : 1699 ; D : 1712 ; E : 1764 I) Eglise – Médiane (A, C, D) église-mère (E), sous l’invocation de la Vierge Marie (A, B, C, D) de l’Assomption (E) ; à la collation du seigneur de Bolland (A) le comte de Groisbeeck, seigneur de Bolland, en raison de son épouse qui le fait héritier du baron de Clervaux, comte de Lannoy. II) La Paroisse – compte 30 familles (C, D), 66 familles (E) et 200 communiants (A, B, C) 160 (D) 204 (E). Il n’y a pas d’hérétiques (B). Asse et une partie à Heusy (c’est-à-dire la Heusière) sont des appendices. III) Les Dîmes – Le seigneur de Bolland les a toutes (A), le comte de Groisbeeck et naguère baron de Clervaux (B) comte de Lannoy (C, D, E) ; le même est le seigneur temporel (B, C, D, E). IV) Pastorat – Le recteur est Noël Gregorii, depuis 18 ans (A), Lambert Simar (B), Jean Crahay (C, D), H. Delhez depuis 2 ans et demi (E). Il a pour sa compétence un pré de 2 bonniers et demi, et un quart de bonnier, partie forêt, partie terre, et 54 muids d’épeautre (1 muid = 4 florins) pour les anniversaires (A) ; 15 gerbes d’épeautre et 15 d’avoine, pour les petits revenus, 52 muids mal payés ; item 2 bonniers et 1 journal de pré (B). 89
[Tapez ici] V) La Fabrique a 18 muids 3 setiers d’épeautre (1 muid = 3 florins) (A), 18 muids (B), 10 muids (C, D). Le mambour est choisi par le curé (C, D), il est tenu lui-même prêtre (A). Godefroid Oury (B). Les tenants sont le curé, la Justice du lieu et les bourguemaîtres (E) ; les comptes sont rendus pour l’année 1764 (E). Jean de Fafchamp, auparavant mambour, doit 46 florins dont il n’a payé que 5 florins. VI) Pas de bénéfice. VII) La confrérie de la Vierge Marie, érigée par des Pères Jésuites depuis 6 mois avec la permission du vicaire général, à l’autel de la Vierge Marie (B). Deux confréries, une des Fidèles défunts, l’autre du St-Rosaire, mais elles n’ont pas de revenu (E) VIII) La marguillerie est annale (A), un simple office (E). Le marguillier est élu par le curé et la communauté (C, D), il reçoit 13 muids d’épeautre (B, C, D), 12 (E), mais parce qu’il n’a pas de maison au village et qu’il veut résider, il habite à Charneux (B). C’est Jacques Lonneux, prêtre et prémissaire, et en raison de la première messe, il reçoit de la communauté 25 impérials (D). François Delterre qui reçoit 60 florins pour la première messe et 38 florins pour les messes fondées et les anniversaires (E). IX) L’église et les vêtements liturgiques. Le plafond du chœur est tout pourri, et les toits de la nef et du chœur ont besoin d’une urgente réparation ; il pleut sur le maître-autel et par toute l’église, et il est dangereux de célébrer en temps de pluie. Le maître-autel n’a pas de nappes suffisantes. Pas de lampe du sanctuaire non plus. Trois calices, l’un tout d’argent doré (B, E) donné par Frédéric d’Eynatten, chanoine de Liège, seigneur temporel de Bolland et Eynatten ; le second calice tout en argent non doré (B, E) et le troisième en étain que le curé n’utilise qu’en cas de nécessité. Les vêtements liturgiques sont suffisants (C, D) : 11 chasubles, 12 aubes et autant d’amicts, corporals, et purificatoires, 2 manuterges. Les livres de chants sont suffisants, sauf le graduel qui manque (B), et ce graduel manque toujours en 1764 ! (E). Les registres de baptêmes, mariages et décès sont tenus (B, C, D, E), mais les enfants illégitimes sont inscrits à part (E). Le baptistère au bout de l’église est bien isolé par une balustrade, mais sa couverture n’est pas bien fermée (B, D, E). La tour de l’église, ses murs sont restaurés, aux frais de la fabrique et avec la coopération du curé. Il y a deux cloches, l’une de la dîme, l’autre de la communauté (B), elles sont en bon état (E). X) Le cimetière – On y a mis des portes convenables (A), et les murs qui étaient en partie éboulés ont été restaurés, tout est bien renfermé (D, E). XI) La mense des pauvres – Elle a 9 muids 6 setiers (A), 9 muids d’épeautre (B, C, D) ; ils sont distribués en pains (A) aux pauvres avec l’avis du curé (C, D). Le mambour est renouvelé tous les deux ans, à moins qu’ils ne soient continués (B) par le curé. Le mambour rend ses comptes chaque année (B), cela peut être le curé lui-même (A). Un certain Jean de Comblin, pour l’année 1602, doit encore 2 muids et 2 setiers, hors desquels il a seulement payé 15 sous (A). XII) L’office divin – On ne chante pas les vêpres et on ne donne pas le catéchisme après-midi. Le curé donne le catéchisme à la messe, parce que le marguillier ne réside pas au village, et on ne chante pas les vêpres si ce n’est aux principales solemnités. Le curé est tenu à 3 messes par quinzaine, en plus des messes paroissiales (B) ; le curé est tenu à chanter 30 messes, pour les fondations modestes, et à 40 messes basses (E). XIII) L’école est tenue par le curé parce que le marguillier ne réside pas au village (B), et par le marguillier (C, D, E). XIV) Varia – Il se commet beaucoup d’abus dans l’administration des biens de la Fabrique et des pauvres, c’est pourquoi on doit examiner tous les comptes des 10 dernières années. Il n’y a aucune sépulture de nobles dans le chœur ou la nef. Le curé doit spécifier dans le courant du mois le nombre d’anniversaires (A). Les biens de la Fabrique et du pastorat sont chargé de taxes, selon le bon plaisir des officiers royaux (B). On a porté un mandement pour la construction d’une nouvelle maison pastorale (C). Il n’y a pas de sage-femme dans le village, mais on en appelle une des villages voisins (D, E), il en faudrait une qui réside au village (E). Il faut avertir le décimateur (c’est-à-dire le seigneur de Bolland) qu’il doit fournir les hosties, le 90
[Tapez ici] vin et les cierges pour le maître-autel. Il n’y a pas de différend entre le curé et ses paroissiens. Rolduc, au doyenné de Maestricht C’est un peu loin, direz-vous, et pourtant ce fut il y a peu le sujet principal de l’excursion annuelle du Cercle Historique de Fléron, sous la direction avisée de Régis de la Haye, qui a publié, avec notre président José Bolland, les résultats de leurs recherches généalogiques qui concernent les anciennes belles croix des cimetières de Mortroux ( revue de décembre 2019) et de Julémont (revue de juin 2020, passionnante à plus d’un titre ; voir notamment aux pages 83 à 88 la question des empêchements de mariage et de consanguinité, et aux pages 89, 90 et 91, une célébration de mariage au diocèse de Liège, ainsi au manuel du Parochiale de Liège en 1641 ; admirez aussi la qualité des photos d’anciennes croix funéraires où le texte est parfaitement lisible ; et encore, ces affaires de sorcellerie… de maladies infectieuses, de pandémie (déjà !) de peste ici, de 1632 à 36, bien plus grave que notre coronavirus !). Rolduc, Hertogenraede, Roisleducque (A), Rolleduck (C) appartient au diocèse d’Aix-la-Chapelle, où on dit plutôt Herzogenrath. Visitations A : le 21 août 1624, B : le 16 juillet 1658, C : le 28 septembre 1169, D : le 18 juillet 1712 I) Eglise – Filiale de la ville-forte de Rodeduc sous l’église-mère de Kerdraede, unie à l’abbaye de Cloosterraedt (A, B, C), sous l’invocation de Saint-Lambert (A). II) La Paroisse – Elle compte 50 familles (C) et 160 communiants à l’intérieur des remparts (A). III) Les Dîmes – On n’en parle pas du tout. Encore une affaire calviniste ? IV) Pastorat – Desserviteur : Joannes Van der Maer, présenté et examiné il y a 10 ans ; il n’est pas institué (A) ; c’est un religieux de l’abbaye de Cloosterraedt (B), Paul Fabritieus (D) ; il a pour sa compétence 100 impérials (D). V) Fabrique – Le desservant doit récrire sa valeur endéans la St-André (A), elle vaut 25 impérials (D). Un proviseur est constitué par le curé et les échevins, et un mambour est élu par le curé seul ; ce mambour rend ses comptes en présence du curé et des bourguemaîtres et principaux de la communauté dans la sacristie (D). VI) Bénéfice – L’autel de la Sainte Croix, avec charge de 2 messes par semaine (A, B, D) à la collation du seigneur Geloes près Hasselt (A), de la famille de Geloes (B), de la famille de Bombaye (D) ; il vaut 12 muids de seigle qui sont détenus par les Hollandais (les calvinistes !) (B), 25 impérials (D), le recteur est le curé d’Ubach (A), messire Gerunda, chanoine d’Aix (B), Christian Bombaye (D) ; c’est le desservant (= le curé) de l’église (A, D), le recteur d’Aix-laChapelle (B). VII) Confrérie – Il n’y en a pas. VIII) Marguillerie – Le marguillier est institué par l’abbé de l’abbaye, par le curé et la communauté ; il reçoit en tout 20 impérials ; l’instituteur et le marguillier divisent entre eux les revenus de la marguillerie, on ne sait sous quelle autorité (A). IX) L’église – La voûte de la nef doit être reblanchie ; il faut séparer le chœur de la nef par des balustrades et clôtures (A). L’église est assez décorée ; il ne lui manque rien, sinon qu’un morceau de la voûte est tombé dans la nef, et qu’il faut réparer cela, comme il faut reblanchir toute l’église (D). Le maître-autel : la lampe du sanctuaire n’y brûle pas continuellement ; il y a pourtant un legs de 14 setiers de graines de raves qui devrait y être appliqué (A) ; la lampe du sanctuaire est allumée nuit et jour (D). Les calices : une remontrance très ancienne en étain doré (D). Un ciboire en étain qui, par peur des voleurs, est caché dans l’église, et un autre en argent (D). Trois calices (C) dont deux appartiennent à l’église et le troisième à l’autel de la Sainte Croix, tous les trois en argent (D) ; une pixyde en argent pour le viatique (les derniers sacrements). Une fiole en argent pour les saintes huiles (D). 91
[Tapez ici] Les vêtements liturgiques sont suffisants (C), ils sont beaux et conviennent (D). Il manque un antiphonaire (pour les chants, les vêpres notamment), un missel et un processional (C). Les livres (liturgiques) sont suffisants (D). L’autel de la Sainte-Croix n’a aucun ornement, sauf l’antépendium (A). L’image (statue ou tableau) du patron de l’église (St-Lambert) manque (A). Les registres paroissiaux : il y a seulement celui des baptêmes (A). Le baptistère est bien renfermé et clôturé (D). La tour (pas de texte). X) Le cimetière – Son mur en arrière de l’église doit être réparé et rehaussé (A) ; les murs sont à réparer (D). XI) Mense des pauvres – Elle est nulle (A), elle possède à peine quelque chose (D). XII) L’Office divin – Il n’y a personne pour enseigner le catéchisme ; on ne chante pas les vêpres après-midi. Les Etats généraux de Hollande (on dirait plutôt : des Provinces-Unies dans le temps) usurpent les biens de l’église et ils ont établi là un ministre calviniste, qui possède aussi les clefs de l’église ; il est permis au desservant (catholique) de célébrer l’office divin (la messe) le matin les dimanches, et après la messe, c’est le ministre (calviniste) qui commence son office (B). XIII) L’Ecole – Il y a un instituteur (A) ; l’école est tenue par le marguillier (donc catholique) (D). XIV) Varia – Devant le maître-autel dans le chœur, se trouve la sépulture du drossard Worms, qui y est enseveli, mais sans aucune inscription. Il n’y a pas de sage-femme à Rolduc, mais on en appelle une de Kerkrade (D). Il est à savoir que l’abbaye de Cloosterraedt a le privilège de constituer (donc d’admettre) un moine ici sans l’autorisation de l’archidiacre (A). Nous n’avons pu aller à l’église, mais ces renseignements nous ont été donnés au monastère (B). Thimister, au doyenné de Maestricht Visitations : A : 1613 ; B : 1624 ; C : 1658 ; D : 1699 ; E : 1712 ; F : 1764 I) Eglise – Filiale sous Herve (A, C, D, F), moyenne, démembrée de Herve en 1597 (B), elle avait coutume d’être un simple bénéfice ou chapelle, mais maintenant elle est un pastorat (D), sous l’invocation de St-Antoine et Ste-Barbe (A, B, C, D, E), de St-Antoine (F), à la collation du curé de Herve (A, B, C, D, E, F). II) La Paroisse compte 400 familles (D), 300 (E), 430 (F) ; 700 communiants (B) 1100 (C), 1200 (D, E), 1800 (F). Il n’y a pas d’hérétiques ; il y avait 3 familles hérétiques, dont deux se sont converties, et la troisième est partie (C). III) Les Dîmes – C’est le chapitre de St-Denis en Liège qui les possède (C, D, E, F) en lesquelles est inclus le foin (D), mais le roi catholique (le roi d’Espagne, ou de Habsbourg) possède les dîmes novales par usurpation (D, E, F). Le seigneur temporel est le comte de Linden de Crèvecoeur (D, E), le baron de Lamberts de Crèvecoeur (F). IV) Pastorat – Le recteur est Bernard de Harzé (A) depuis 14 ans (B) ; Pierre Henrard (C), Walthère Tosquinet (D, E), J. Dewez depuis février 1754 (F). Il possède 5 muids hors des dîmes, et 40 muids hors des anniversaires, et, de chaque famille, des pains pour lesquels il reçoit 75 florins brabant (C, D, E) et 2 (C) puis 3 (D) bonniers de pré. Il est rescrit à 42 muids, et de plus il reçoit 50 florins hors des dîmes et 1100 florins des anniversaires (F). Il doit payer les taxes royales (C). Il y a une maison pastorale avec un jardin (C) ; il y a eu un procès à propos du statut du pastorat (F). V) La Fabrique a 13 muids, puis 15 muids (B, C) d’épeautre et quelques dallers, lesquels revenus sont insuffisants (C) ; 108 florins (D, E), 214 florins 8 sous (F). Les tenants sont Dieudonné de Tiège et Frambach (F). Le mambour est : Jean Thomas Jacquinet depuis 2 ans (A) ; il est élu chaque an par le curé (B, D, E) et les échevins de Herve (B), par la communauté (D, E). Les comptes sont rendus dans l’église ou dans une maison honnête (D, E). La Fabrique est chargée de taxes royales (C). Le muid est effracté par le curé à 14 florins brabant (B). VI) Bénéfice – Il n’y en a pas (B, C, E, F). 92
[Tapez ici] VII) Confrérie – La confrérie du Rosaire de la Vierge Marie (C), de la Vierge Marie (D, E, F), elle reçoit par an 30 florins (D, E) ; les offrandes sont appliquées à restaurer l’église (F). VIII) La Marguillerie – Elle est annale (B, D, E). Le marguillier est choisi et établi par le curé et la communauté (D, E, F). C’est Henri Monsieur (B), Nicolas Bouxhmont (C), Bartjholomé Vieillevoye (E), le Révérend Laoureux depuis le 11 février 1742 (F). Il a 2 muids et 1 setier d’épeautre, et pour les pains, 75 florins (C, D, E, F) et pour la première messe 25 florins de la communauté (C, E), et 20 dallers (D, E) et 9 ou 10 dallers, et pour les anniversaires fondés 70 florins (F). IX) L’Eglise : a. L’église a été construite toute neuve depuis ses fondements en 1618 (B), elle a été bien construite, avec des bancs bien rangés, et avec une séparation entre la nef et le chœur ; elle est assez grande mais peut à peine contenir tous les paroissiens, c’est pourquoi le curé pense à l’agrandir (C) ; l’église est belle (D) et ample (E). b. Le maître-autel manque de nappes ; il montre une toile nue, avec une autre petite plus bas ; il manque d’antépendium et de 3 manuterges (A) ; néanmoins il est pourvu des vêtements liturgiques (B) ; il a une table (C) il a 3 nappes, une couverture, des canons convenables, plusieurs antépendiums (F). Il porte le saint-sacrement en haut de l’autel dans un reposoir convenable (C), dans un tabernacle propre et orné (F). Pas de lampe du sanctuaire qui brille (B, C), mais le curé fait des collectes et espère que la lampe brillera bientôt allumée (C) ; elle brille nuit et jour (E, F) et son huile est procurée par la confrérie de la Vierge Marie (E). c. Les coupes – Une remontrance en cuivre (A) dorée et belle (C, D, E), avec un couronnement en argent (E) ; il y a deux remontrances, une en argent, et l’autre en argent et cuivre (F). Il manque un ciboire pour les infirmes, il y a seulement une pixyde qui n’est pas fermée (A) ; il y a une pixyde d’argent dorée (C). Un ciboire argenté (D, E, F) ; deux calices, l’un en étain, l’autre en argent avec un pied d’airain argenté (A) ; deux calices, l’un d’argent, l’autre avec une coupe d’argent et le pied de cuivre (C) ; trois calices, dont deux en argent, et le troisième doré (D), trois calices d’argent (E). Quatre calices d’argent, dont l’un est d’argent orné d’or (F). La fiole des saintes huiles en étain (C), en argent (E, F). d. Les vêtements liturgiques sont suffisants grâce à la générosité de particuliers et aux collectes que fait le curé (C). Liste des chasubles (ce paragraphe est tout en français, pourquoi ?). Une chasuble rouge avec une croix de tissu d’argent, deux autres de damas rouge et blanc, deux autres de satin blanc broché, trois autres blanches, pour la semaine ; deux rouges en fleur d’or, et deux autres rouges gros grain ; cinq violettes, de toute sorte d’étoffes ; trois vertes de différentes étoffes ; cinq noires ; item deux ornements noirs avec dalmatiques ; un ornement violet avec dalmatique, un rouge idem, un blanc étoffe de Lyon à fleurs d’or avec dalmatiques, chape, devant d’autel (c’est l’antépendium) et crédence ; un ornement (c’est un vêtement liturgique, ici la chasuble) de satin blanc broché idem ; 6 aubes à dentelles, 9 communes sans dentelles avec leurs appendices. Des corporaux pour toutes les bourses (sic) ; des purificatoires au nombre de 50 à 60 !, des lavabos à proportion ; pour chaque autel 3 nappes supérieures, 3 nappes de communion, 8 devants d’autel de toutes les couleurs pour le maître-autel ; 4 pour chaque petit autel, représentant toutes les couleurs, 7 chapes de différentes couleurs, 5 humérals idem ; 5 surplis à dentelles, 12 sans dentelle (F). Les livres sont suffisants (D). e. Les petits autels : au côté droit, l’autel du Saint Rosaire, bien et décemment orné. Au côté gauche, l’autel a été profané par des soldats français, et cassé. Le curé l’a fait démolir, mais il espère qu’avec le temps, il pourra en faire ériger un autre (C). Il y a deux petits autels assez beaux (E). f. Des offrandes sont faites en l’honneur de St-Antoine et Ste Barbe (les patrons de l’église) ; elles sont divisées, une moitié au curé, et l’autre moitié pour la fabrique. g. Les registres de baptêmes, mariages et décès sont tenus (E), les enfants illégitimes sont notés à part. h. Le baptistère, au bout de l’église (à l’entrée) est clôturé par des balustrades. Le baptistère est bien couvert et fermé (C, D), et il est bien brillant (E, F). i. Dans la tour, il y avait trois cloches, mais des voleurs en ont enlevé une (C). Il y a deux cloches (F). Il y a une horloge, et le chapelain, pour s’en occuper, reçoit 10 ou 12 florins (C). X) Le cimetière – Il est clôturé de partout (A) ; il est clôturé de murs (B) ; il est bien entouré de murs (C, D, E, F), mais deux portes doivent mieux fermer (F). 93
[Tapez ici] XI) La mense des pauvres a 5 dallers, rente léguée il y a 2 ou 3 ans (A), elle a 11 dallers, le daller compté à 32 sous (B), 70 dallers (C), elle a peu de bien (D, E), elle a 445 florins 11 sous (F) ; ces revenus sont distribué par le curé et le mambour (B) dans l’église (C) ; ils sont distribués en pains le vendredi-saint de l’avis du curé (D, E). Le mambour est Jean Thomas Jacquinet (A), D. Franck (F). Le mambour est renouvelé chaque année, ou tous les 2 ans (C). XII) L’Office divin – Il n’y a pas de chapelain (B) ; le chapelain, qui est aussi le marguillier, célèbre la première messe les dimanches et jours de fêtes (C) ; on ne chante pas les vêpres ou les laudes, ni ne donne cours de catéchisme, si ce n’est que le curé prétende qu’il donne catéchisme quand il fait son homélie depuis la chaire de vérité (B). Le curé est tenu à 167 messes chantées ou récitées en plus des messes ordinaires (F). XIII) L’école est tenue par le marguillier (C, E, F) qui reçoit les minervals (E), soit 5 as par mois de chaque élève, et un capital de 100 florins légué par le sieur Marchand pour enseigner aux pauvres (F). XIV) Varia – Les décimateurs ne sont obligés à rien pour le maître-autel ou pour l’église (?) sauf que, hors de leurs dîmes, on paie par an au curé 5 muids d’épeautre (B). Il y a deux sages-femmes, capables et qui ont prêté serment (E, F). Il n’y a pas de différend entre le curé et ses paroissiens (F). Moresnet, au doyenné de Maestricht Visitations : A : 1613 ; B : 1624 ; C : 1658 ; D : 1699 ; E : 1712 ; F : 1764 I) Eglise, paroissiale (A), moyenne (B, F), entière (E), vicarie perpétuelle (B) déjà existante en l’an 1265 (F), sous l’invocation de St-Rémi (A, B, D, E), à la collation du doyen de la collégiale de la Vierge Marie à Aix-la-Chapelle (A, B, D, E, F). II) La Paroisse compte 110 familles (D), 120 (E), 150 (F), et 300 communiants (B), 400 (D), 344 (E) et 550 (F). III) Les dîmes – Le doyen d’Aix susdit les possède toutes (A), ce doyen en a les deux tiers, et le curé un tiers (B, D, E) ; à Moresnet, les grosses dîmes sont pour le doyen, à Kelmis (la Calamine), appendice de Moresnet, ces grosses dîmes vont à Sa Majesté le Roi (ou la Reine) (F). Le seigneur temporel est le baron de Dobbelstein à Eynenbourg (F). IV) Pastorat – Le recteur est Gérard Brouwer (A), Martin Enckenius, prêtre du diocèse de Cologne, depuis 3 ans (B), Nicolas Fabry (D), Jean Caekers (E), Joseph Louis Romer, depuis le 19 juin 1733 (F). Il a pour sa compétence le tiers de la dîme, valant ordinairement 14 muids d’avoine, qui ne valent pas plus de 200 florins, et hors de cette somme, il doit payer 19 florins au duché de Limbourg et 4 florins ¾ aux Hollandais (B) ; à part la dîme, il jouit de 6 bonniers de terre et pré, et hors des anniversaires, il retire à peine quelque chose (D, E). Il a le tiers de la dîme sur toute la paroisse (donc y compris à la Calamine), 6 bonniers de terre, et quelques autres petits revenus (F). La maison pastorale faite d’argile entre des colombages de bois fut érigée au temps où le nouveau curé est arrivé, et il dut habiter cette chaumière très proche de la ruine ; des cimaises provenant de deux vieilles parties de la chaumière ont été réemployées par la communauté qui a construit une nouvelle maison en pierre, avec une nouvelle cave aussi, sur des fondations renouvelées, mais en utilisant des restes de la vieille structure, non sans de grands frais à charge du nouveau curé ; et encore, le toit reste défectueux à cause de ses bois pourris ; et les appendices n’existent plus ! (F). V) La Fabrique – Elle a 17 muids d’avoine (1 muid = 28 sous brabant) (B), 70 florins (D, E), 26 patacons (F). Le mambour est choisi par le curé et la communauté (D, E), par les tenants et les habitants en présence du curé (F). C’est Guillaume Pollan (A), Etienne Heyendal (B), Henri Miseroe depuis l’an 1745 (F). Le mambour reçoit pour son travail 6 patacons de la caisse de la communauté (F). Les tenants sont les quatre bourgmestres (soit les deux de Moresnet et les deux de la Calamine), et le mayeur du lieu (F). Les comptes sont rendus (B), en présence du curé et de la communauté dans l’église (D), en présence des échevins et des bourgmestres et à l’insu du curé (E), en présence des tenants et du curé au local des échevins (F). Les biens sont chargés de 5 florins pour le duché de 94
[Tapez ici] Limbourg et de 1 florin pour les Hollandais (B). (en note, on signale que la visitation du 18 juillet 1658 n’a pas été complète à cause de l’absence du curé qu’on a dit être parti au duché de Juliers (Julich) en Allemagne à cause du décès de l’épouse de son frère). VI) Bénéfices – Il n’y en a pas. VII) Confrérie – Sous le titre du Christ en Croix agonisant – Pas de revenus. VIII) Marguillerie – Elle est amovible (D, E), c’est un office annuel (F). Le marguillier est choisi par le curé et la communauté (D, E). Le marguillier est Pierre Melcker (B), Henri Miseroë qui est très expérimenté en chant grégorien, admis en 1745 par la majeure partie de la communauté (F). Il reçoit 4 muids d’avoine (1 muid = 1 daller impérial) (B), 2 pains et une gerbe de chaque famille (B), et une gerbe de blé de tout laboureur (D, E), et une maison est attribuée au primissaire (E) ; au lieu d’un pain et d’une gerbe, il reçoit de chaque famille 10 sous (F). IX) L’Eglise : a. La fenêtre du côté gauche dans le chœur est à réparer, mais un noble se charge de la réparation (A) ; l’église est construite à neuf et bien ordonnée (C) ; elle convient parfaitement (D) ; elle est d’une structure belle et solide (E) ; le chœur, la nef et les collatéraux sont à reblanchir ((F). b. Le maître-autel manque d’un rideau, d’une aube, de 3 nappes, 4 manuterges et d’une ceinture ; il faut une nouvelle table (A) ; il manque d’un antépendium et d’une nappe de la part de la dîme (B) ; il est bien orné, mais manque de nappes, de manuterge et d’antépendium (D) ; il est consacré, il a 3 nappes, 5 antépendiums de diverses couleurs, mais aucune couverture (F). Le tabernacle est propre, mais pas orné de soie à l’intérieur (F). Pas de lampe qui brille, et pas de legs pour une lampe du sanctuaire qui brûle constamment (B). Une lampe brûle nuit et jour (D, E, F). Il y a trois lampes de cuivre devant chaque autel et qui brûlent pour les fêtes solennelles ; la communauté fournit l’huile. c. Les vases et coupes – Une remontrance en argent (A), belle et en forme de soleil (D). La confection d’une nouvelle remontrance est souhaitée par les paroissiens (F). Un ciboire à coupe d’argent et au pied de cuivre argenté (E), un autre ciboire tout en argent, doré à l’intérieur et l’extérieur, procuré en 1761 par le curé et gardé dans un coffret (F). Une pixyde en airain pour le Viatique (A). Un calice donné par la communauté porte les insignes du doyen d’Aix (A) ; 2 calices d’argent, dont l’un est doré (D, E). Un calice en argent à l’intérieur doré donné par le doyen d’Aix en 1751 ; deux autres en argent, l’un de l’an 1752, l’autre tout doré en l’an 1753, dus au zèle du curé pour remplacer un vieux en cuivre (F). La fiole des saintes huiles en plomb (D), en étain, sauf la pixyde pour l’huile des infirmes qui est en argent (E). d. Les vêtements liturgiques sont suffisants et décents (D) il y a 20 chasubles, 5 aubes et un amict pour les dimanches, 5 pour les jours de semaine, 16 corporals, 27 purificatoires, 6 manuterges pour les autels, 4 pour la sacristie, 4 humérals pour les fêtes importantes, 3 pour les jours de semaine, 2 dalmatiques avec une cape de couleur noire (F). Pour les livres, rien ne manque (A) ; il manque 1 rituel (D). Il y a 4 missels pour les dimanches, au nombre desquels le meilleur, donné par le doyen d’Aix, a deux fermoirs en argent d’un poids moyen ; les autres livres sont décents, excepté les antiphonaires (F). Il faut faire un nouveau confessionnal et l’installer à la vue des fidèles (D) ; il y a deux confessionnaux, l’un sous le campanile, et l’autre la sacristie ; il conviendrait cependant d’en avoir encore un autre, et le placer en une place adéquate de l’église, à la vue des fidèles (E). Il faudrait une nouvelle chaire de vérité, car l’actuelle est atteinte de vétusté, et elle est très incommode pour y monter ou en descendre (F). Dans la sacristie, aucune armoire convenable, c’est pourquoi il faut remiser au presbytère les principaux vêtements liturgiques de l’église (F). e. Les petits autels – Ils sont deux et non fondés (D) mais bien ornés (D, E) ; ils sont entretenus par la communauté (E), celui côté évangile (gauche) est l’autel de la Vierge Marie, et celui côté épitre (droite) est l’autel de Ste-Barbe, pour lesquels il faudrait de nouveaux piédestals (F). f. La représentation de la Vierge Marie et d’autres images décorent le maître-autel (A), la statue de la Vierge Marie a 4 vêtements de soie (F) ; il n’y a pas là d’offrandes (B). Il y a un tronc pour les offrandes des fidèles, et on demande que ce tronc ne soit ouvert qu’en présence des 95
[Tapez ici] tenants et que les offrandes soient conservées par le mambour ; item que les droits que le curé reçoit pour une sépulture dans l’église soient destinés en faveur de l’église. g. Il y a des registres de baptêmes, mariages et défunts (D, E, F), mais les enfants illégitimes ne sont pas inscrits séparément (F). h. Le baptistère manque de fermeture, et il faut réparer une fenêtre dans la chapelle des fonts baptismaux (A) ; le baptistère est bien renfermé (C, D), et ils sont placés dans un lieu adéquat (E), mais la porte d’accès est médiocre, et le baptistère doit être duement renfermé (F). i. La tour – Son toit a besoin de réparation (B) il doit être réparé aux frais de la communauté (F) ; il y a deux cloches, la grosse est la décimale, l’autre est celle de la communauté (F) ; il manque la corde pour faire sonner la cloche décimale (A). X) Le cimetière est clôturé (D, E), mais seulement avec du bois pour une part de l’enceinte (E) ; il est bien renfermé (F). XI) Les pauvres – Ils n’ont rien ! (A, B) ; ils ont de la fondation de la Maison Schimper 86 florins brabant, mais à la condition que ces pauvres soient présents à la messe du Saint-Sacrement (FêteDieu), et que les distributions aient lieu aux quatre-temps de l’année (B) ; La mense a 60 florins brabant qui sont distribués aux pauvres par le curé, qui en rend compte quand il en est requis (F) ; la mense a 28 patacons qui sont distribués par le mambour, qui est à présent Joannes Seger, et dont le mandataire est le baron de Spico à Schimperen, fondateur principal du revenu des pauvres en l’an 1762, admis avec le consentement du curé ; les comptes sont rendus en présence dudit mandataire et du curé (F). XII) L’Office divin – Une messe du Saint-Sacrement à célébrer tous les vendredis a été fondée par la Maison Schimper (B). C’est le seul anniversaire (B). Le primissaire a une demeure et 40 florins de la fondation ; il reçoit le reste de la communauté (E). En plus des messes paroissiales, le curé est tenu à 30 messes (F). XIII) L’école – L’école est tenue par le curé (B), par le marguillier (D, E), par le primissaire, il est salarié par la communauté (F). XIV) Varia – La grosse dîme ne fournit pas les hosties, le vin et les chandelles pour le maître-autel (A, B, D, E). C’est pourquoi un mandement lui est envoyé (D, E). Il y a 3 sépultures de nobles dans le chœur et l’église, dont l’un, le seigneur Schimper, a fondé la messe du Saint-Sacrement (B). Il n’y a pas de sage-femme, mais on appelle celle de Montzen, le village voisin (E, F) ; il faut se soucier d’en avoir une ici (F). Pour clore ce travail, il nous parait opportun, de revenir un moment à l’abbaye de Rolduc, dont nous avons parlé et transcrit les visitations plus haut, mais surtout à sa voisine, l’église paroissiale de Kerkrade, pour laquelle il y a aussi dans ce volume de Guillaume Simenon les textes de visitations. Kerkrade qui sera intégrée dans le diocèse de Roermond, créé après le Concile de Trente hors d’une partie de l’ancien diocèse de Maestricht-Liège. Kerkrade, église-mère, entière, sous l’invocation de St-Lambert, incorporée à l’abbaye de Klosterraedt, à la collation de ladite abbaye ; cette paroisse est très ancienne, et on ne sait si elle est paroisse-mère ou paroisse-fille ; après la dévastation et l’incendie pendant la guerre du Limbourg, l’église de Kerkrade fut réédifiée et consacrée en l’an 1108 par Otbert, prince-évêque de Liège. En 1658, il n’y avait dans cette paroisse aucun protestant, pour une population de 1000 communiants. Kerkrade eut comme curés des religieux et chanoines de l’abbaye de Rolduc voisine. Ce numéro de notre revue n’a pu bénéficier des compétences de notre ami Charles DEMARS, qui nous a quittés ce 1er septembre. Il manquera à jamais à notre Cercle Historique. 96
Règlement des publications Le Cercle Historique de Fléron, association de fait, publie une revue trimestrielle dont le but est de présenter des études généalogiques et des textes historiques relatifs à des lieux ou édifices anciens du pays de Liège. Depuis la restructuration du Cercle en 2015, son comité a pu faire paraître les travaux de membres et émet le souhait de poursuivre dans cette voie. Il a été établi que tout projet d’article sera soumis au jugement critique et souverain de deux voire trois lecteurs, membres du comité. En cas d’avis défavorable, les travaux seront bien entendu restitués à leurs propriétaires. Si le projet est accepté, l’auteur s’engagera à le fournir sous forme numérisée et répondant aux normes de la revue, à savoir : - en format A4, - le texte en Times New Roman n° 11, - en 16,00 cm de large, - avec marges de 2,5 cm en haut et bas, droite et gauche. - sans pagination. Les éventuelles illustrations devront être insérées dans le travail. Toutes les références aux sources utilisées ou ouvrages consultés seront impérativement indiquées. Le comité fixera ensuite le délai de parution. On soulignera qu’un contact préalable avec le président ou la secrétaire sera toujours le bienvenu.