E. ANEMIE CHEZ L’ENFANT DE 1 SEMAINE A 5 ANS
I. Généralités
L'anémie est définie par une diminution de la concentration de l'hémoglobine circulante
en-dessous des valeurs limites considérées comme normales et fixées par l'OMS : 14-20
g/dl à la naissance, 12-16 g/dl de la naissance à 6 ans.
On distingue l’anémie modérée et l’anémie grave.
L’anémie modérée se caractérise par une pâleur palmaire légère tandis que dans
l’anémie grave (<5g/dl ou un taux d’hématocrite <15%), se manifeste par une pâleur
palmo-plantaire et conjonctivale sévère, une drépanocytose avec des signes de gravité
(ictère, fièvre, crise aigüe et fréquente, priapisme).
Le diagnostic de certitude de l’anémie est la Numération Formule Sanguine (NFS).
II. Protocoles thérapeutiques
II.1 Anémie modérée chez l’enfant
ADMINISTRATION DE FER (ENFANT NON DREPANOCYTAIRE)
POSOLOGIES :
- Fer + acide folique (comprimé 200mg/0,4 mg) :
- Fumarate de fer (sirop 100mg/5ml soit 33mg/ml d’élément Fer) :
5-10mg/kg/jour de Fer élément.
Tableau 1 : Traitement de l’anémie chez l’enfant de 1 semaine à 5 ans avec des
médicaments antianémiques
Age Poids Fer + acide folique Fumarate de fer
comprimés sirop
2 mois à 4 mois 4 - < 6 kg - 5 ml (1 c à c)
4 mois à 12 mois 6 - < 10kg - 7,5 ml (1 c à c et 1/2)
12 mois à 3 ans 10 - < 14kg ½ cp 10 ml (2c à c)
3 ans à 5 ans 14 - 19kg ½ cp 12.5 ml (2 c à c et 1/2)
ADMINISTRATION D’ACIDE FOLIQUE (ENFANT DREPANOCYTAIRE) : COMPRIME 5 MG
POSOLOGIE : 1 comprimé par jour.
150
ADMINISTRATION D’ALBENDAZOLE OU DE MEBENDAZOLE ET DE MULTIVITAMINES (POUR LES
ENFANTS D’AU MOINS 12 MOIS)
POSOLOGIE :
- Albendazole (suspension buvable 400mg/10ml) : 1 flacon de sirop en prise
unique.
- Mébendazole (comprimé 100 mg, 500 mg, sirop 100 mg)
- 1 comprimé 100mg 2 fois par jour pendant 3 jours
- ½ comprimé 500mg 2 fois par jour pendant 3 jours
- 1 cuillère mesure 2 fois par jour.
- Multivitamines gouttes buvables : 10 gouttes par jour.
ADMINISTRATION DE VITAMINE A (CAPSULE DOSEE A 100 000 UI OU A 200 000 UI)
POSOLOGIES :
- Enfant de 6 mois à 11 mois : 100 000 UI/jour pendant 2 jours, puis 4
semaines plus tard.
- Enfant de 12 mois à 5 ans : 200 000 UI/jour pendant 2 jours, puis 4
semaines plus tard.
TRAITEMENT DU PALUDISME SIMPLE PAR LA COMBINAISON THERAPEUTIQUE A BASE
D’ARTEMISININE (CTA)
POSOLOGIE : 4mg/kg/jour d’artésunate + 10mg/kg/jour d’amodiaquine pendant
3 jours.
EXPLIQUER A LA MERE QUAND REVENIR IMMEDIATEMENT.
RENOUVELER L’ADMINISTRATION DE FER (OU DE L’ACIDE FOLIQUE CHEZ L’ENFANT
DREPANOCYTAIRE) TOUS LES 14 JOURS PENDANT 2 MOIS.
EN CAS DE PERSISTANCE DE LA PALEUR PALMAIRE APRES 2 MOIS, TRANSFERER L’ENFANT POUR
BILAN.
II.2 Anémie grave chez l’enfant
SI LE PALUDISME EST CONFIRME, TRAITER SELON LE PROTOCOLE NATIONAL
TRAITEMENT DE LA FIEVRE (T≥38,5°C) PAR L’ADMINISTRATION DE PARACETAMOL OU D’ACIDE
ACETYL SALICYLIQUE
151
POSOLOGIES :
- Acide acetyl salicylique : 50mg/kg/jour, soit 12,5 mg/kg toutes les 4 heures
- ou Paracétamol : 60mg/kg/jours soit 15mg/kg toutes les 6 heures ou 10
mg/kg toutes les 4 heures.
ADMINISTRATION DE VITAMINE A (CAPSULE 100 000 UI OU 200 000 UI).
POSOLOGIES :
- Enfant de 6 mois à 11 mois : 100 000 UI/jour pendant 2 jours, puis 4
semaines plus tard.
- Enfant de 12 mois à 5 ans : 200 000 UI/jour pendant 2 jours, puis 4
semaines plus tard.
EVITER TOUTE HYPOGLYCEMIE (LAIT MATERNEL, EAU SUCREE)
TRANSFERT D’URGENCE DE L’ENFANT DANS UN CENTRE DE REFERENCE POUR UNE PRISE EN CHARGE
ADEQUATE.
EN CAS D’IMPOSSIBILITE DE TRANSFERT :
Administrer la première dose de quinine en intramusculaire.
Maintenir l’enfant allongé pendant 1 heure.
Répéter l’injection de quinine 4 heures ensuite 8 heures plus tard, puis toutes
les 12 heures jusqu’à ce que l’enfant soit capable de prendre un antipaludique
par la voie orale sans toutefois que l’injection de quinine n’excède 1 semaine.
En cas de coloration des urines (foncées ou coca cola), remplacer la quinine
injectable par de l’Artémether injectable.
III. Médicaments intervenant dans la prise en charge de l’anémie chez l’enfant
âgé de 1 semaine à 5 ans
III.1 Tableau des médicaments
Tableau 2 : Médicaments intervenant dans la prise en charge de l’anémie chez l’enfant (1
semaine à 5 ans)
Molécules (DCI) Dosage Forme Voie Classe pharmaco
d’administration thérapeutique
Acide acetyl 100mg comprimé orale Antipyrétiques
salicylique
Acide folique 5mg comprimé orale Antianémiques
Albendazole 400mg/10ml suspension orale Anthelminthiques
buvable
Artesunate + 25/67,5 mg comprimé orale Antipaludique
amodiaquine dispersible
152
Artesunate + 50/135 mg comprimé orale Antipaludique
amodiaquine 200mg + 0,4mg dispersible orale
Fer + acide comprimé orale Antianémique
100mg/5ml orale
folique 100mg sirop orale Antianémique
fumarate de fer comprimé orale Anthelminthiques
Mébendazole 100mg/5ml
500mg Suspension orale Anthelminthiques
Mébendazole buvable
80mg comprimé rectale Anthelminthiques
Mébendazole
poudre pour rectale Antipyrétiques et
Paracétamol suspension orale antalgiques
buvable en
Paracétamol 80mg rectale Antipyrétiques et
sachet rectale antalgiques
Paracétamol 100mg suppositoire
Paracétamol 125mg/5ml orale Antipyrétiques et
Paracétamol suppositoire antalgiques
Paracétamol 150mg rectale
200mg suspension orale Antipyrétiques et
buvable orale antalgiques
Paracétamol 250mg
suppositoire Antipyrétiques et
Paracétamol 300mg antalgiques
Vitamine A 100 000 UI suppositoire
Vitamine A 200 000 UI Antipyrétiques et
poudre pour antalgiques
suspension
buvable en Antipyrétiques et
antalgiques
sachet
Antipyrétiques et
suppositoire antalgiques
Vitamines
capsule Vitamines
capsule
153
III.2 Contre-indications et effets indésirables fréquents
Désignation (DCI) Contre-indications Effets indésirables fréquents
Acide acetyl - Allergie à l’acide acetyl - Réactions allergiques :
salicylique
salicylique et aux autres éruptions cutanées,
Acide folique composants bronchospasme, choc
Albendazole - Allergie aux autres salicylés ou anaphylactique
Artesunate + aux AINS
amodiaquine - Maladies ulcéreuses gastro- Aucun
duodénales
Fer + acide folique - Antécédents de crise d’asthme - Troubles gastro-
ou d’œdèmes consécutifs à la intestinaux (diarrhées,
prise de ce médicament vomissements, douleurs
- Maladies hémorragiques abdominales)
constitutionnelles ou acquises
- Associations avec les AVK et le - Céphalées et vertiges
méthotrexate - Liés à l’amodiaquine :
- Hypersensibilité à l’un des - Troubles digestifs :
constituants
- Utilisation isolée dans les nausées, vomissements
carences en vitamine B12 diarrhée, douleur
- Hypersensibilité à l’albendazole. abdominale
- Enfant de moins d’un an - Rétinopathie
- Hépatite et/ou
- Antécédent d’hypersensibilité agranulocytose
(artésunate)
- Constipation, coloration
- Liées à l’amodiaquine : foncée des selles et
- Antécédent d’allergie aux amino- noircissement des dents
(liés au fer)
4 quinoléines
- Antécédent d’atteinte hépatique 154
et/ou hématologique
- Antécédent d’agranulocytose
induite par d’autres
médicaments
- Rétinopathie (en cas de
traitements fréquents)
- Hypersensibilité à l’un des
constituants
- Utilisation isolée dans les
carences en vitamine B12 (liée à
l’acide folique)
Fumarate de fer - Surcharge en fer (liée au fer) - Constipation, coloration
Mébendazole - Hémochromatose (liée au fer) foncée des selles et
- Hypersensibilité à l’un des noircissement des dents
Paracétamol
Vitamine A constituants. - Diarrhées, vomissements
- Surcharge en fer et/ou douleurs
- Hémochromatose abdominales transitoires
- Allergie connue au mébendazole
- Enfant de moins de 2 ans (avis - Réactions
d’hypersensibilité
médical)
-
- Hypersensibilité au paracétamol
- Insuffisance hépatocellulaire Aucun
Aucune
155
F. MUGUET BUCCAL CHEZ L’ENFANT DE 1 SEMAINE A 5 ANS
I. Généralités
Le muguet buccal est une infection de la muqueuse buccale, provoquée par des
champignons de type levure, principalement par Candida albicans. L’infection est
fréquente chez les bébés car la colonisation cutanée par des germes bénins faisant
concurrence aux champignons n’est pas encore optimale.
Les signes caractéristiques de la maladie sont des plaques blanches et des dépôts friables
sur la muqueuse de la joue et sur la langue. D’autres organes comme l’œsophage, le
tractus gastro-intestinal, la région génitale ou la région fessière peuvent également être
atteints par la mycose.
II. Protocoles thérapeutiques
TRAITEMENT LOCAL PAR LE BLEU DE METHYLENE (SOLUTION DOSEE A 1%)
POSOLOGIE : 1 application 2 fois par jour pendant 5 jours.
CONSEILS D’USAGE A LA MERE
- Se laver les mains à l’eau propre et au savon.
- Laver la bouche de l’enfant avec du tissu propre et doux enroulé autour du
doigt et mouillé avec de l’eau salée.
- Badigeonner la bouche et la langue de l’enfant avec le bleu de méthylène.
- Se laver les mains.
- revenir si l’infection s’aggrave.
REVOIR L’ENFANT AU BOUT DE 2 JOURS
TRAITEMENT GENERAL PAR NYSTATINE (EN CAS D’AGGRAVATION) EN REMPLACEMENT DU BLEU DE
METHYLENE.
PRESENTATION : SUSPENSION BUVABLE DOSEE A 100 000 UI/ML.
POSOLOGIE :
- Nourrisson : 5 à 30 ml par jour, soit 500 000 à 3 millions UI pendant 7 jours.
- Enfant : 10 à 40 ml par jour, soit 1 à 4 millions UI pendant 7 jours.
156
III. Médicaments intervenant dans la prise en charge du muguet buccal chez
l’enfant (1 semaine à 5 ans)
III.1 Tableau des médicaments
Tableau 1 : Médicaments intervenant dans la prise en charge du muguet buccal chez l’enfant (1
semaine à 5 ans)
Désignation (DCI) Dosage Forme Voie Classe pharmaco
d’administration thérapeutique
Bleu de méthylène 1% Solution locale Antiseptiques
Nystatine 100 000 UI/ml Suspension orale Antifongiques
buvable
III.2 Contre-indications et effets indésirables fréquents
Tableau 2 : Contre-indications et effets indésirables fréquents
Désignation (DCI) Contre-indications Effets indésirables fréquents
Coloration bleue de la langue
Bleu de méthylène - Aucune - en cas de fortes doses.
Réactions allergiques
Nystatine - Hypersensibilité à l'un des - nécessitant l’arrêt de
composants traitement
- Intolérance au fructose
- Syndrome de malabsorption
du glucose et du galactose
- Déficit en sucrase-isomaltase,
en raison de la présence de
saccharose
- Patients souffrant de maladie
du foie
157
G. ULCERATIONS DE LA BOUCHE CHEZ L’ENFANT DE
1 SEMAINE A 5 ANS
I. Généralités
Les ulcérations de la bouche sont des lésions fréquentes dont l’origine n’est pas toujours
évidente car les causes en sont variées.
II. Protocoles thérapeutiques
TRAITEMENT LOCAL PAR LE BLEU DE METHYLENE (SOLUTION DOSEE A 1%).
POSOLOGIE : 1 application 2 fois par jour sur les ulcérations buccales.
CONSEILS D’USAGE A LA MERE
- Se laver les mains.
- Nettoyer la bouche de l’enfant avec un tissu propre et doux roulé autour
du doigt et imprégné d’eau salé.
- Badigeonner la bouche avec du bleu de méthylène.
III. Médicaments intervenant dans la prise en charge des ulcérations de la
bouche chez l’enfant âgé de 1 semaine à 5 ans
III.1 Tableau des médicaments
Tableau 1 : Médicaments intervenant dans la prise en charge des ulcérations de la bouche
chez l’enfant (1 semaine à 5 ans)
Molécules Dosage Forme Voie Classe pharmaco
Solution d’administration thérapeutique
Bleu de méthylène 1% Antiseptiques
locale
III.2 Contre-indications et effets indésirables fréquents
Tableau 2 : Contre-indications et effets indésirables fréquents
Désignation (DCI) Contre-indications Effets indésirables fréquents
Bleu de méthylène - Aucune - Coloration bleue de la langue en cas
de fortes doses
158
MINISTERE DE LA SANTE ET REPUBLIQUE DE COTE
DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA D’IVOIRE
---------------- Union - Discipline - Travail
------------------
LA CONTRACEPTION
----------------
I. Généralités
II. Critères d’éligibilité des méthodes contraceptives
III. Protocoles thérapeutiques
IV. Médicaments et dispositifs de la contraception
Tableau des médicaments et dispositifs de la
contraception
Contre-indications et effets indésirables fréquents
159
I. Généralités
La contraception est un ensemble de moyens et de méthodes permettant
d’éviter la grossesse de façon temporaire ou définitive.
L’offre des différentes méthodes de contraception prend en compte les besoins
des clients en matière de soins de santé sexuelle et génésique suivant un ensemble
de critères leur permettant de choisir et d’utiliser une méthode de planification
familiale.
L’examen/bilan initial est un processus permettant au prestataire de savoir si la
cliente ou le couple est éligible à l’utilisation d’une méthode contraceptive.
II. Critères d’éligibilité des méthodes contraceptives
Voir Tableau page suivante
160
Tableau 1 : Critères d’éligibilité des méthodes contraceptives
DIU CONDUITE A TENIR
POP PP INJ IMPLANT
(-)
ANAMNESE (-)
(-)
1. Nulligeste (-) + +++
(-) - +++
2. Post partum de moins 6 semaines - (-) (-) (-) (-)
+ +++
3. Allaitement exclusif de moins de 6 mois + + +++
(-) (-) (-) (-)
4. Avortement moins de 6 semaines (-)
-
5. Césarienne moins de 6 mois +
6. Diabète non surveillé
7. Deux signes Age ˃ 35ans ()
parmi:
Tabagisme important () - +++
Obésité ()
8. Hyperménorrhée, dysménorrhée + +++
- ---
9. Métrorragie
10. Traitements médicamenteux pouvant interférer (-) (-) + +
avec l'efficacité de contraceptifs oraux
ANTECEDENTS
1. Phlébite, Thrombose artérielle, embolie +- + (-) (-)
2. Grossesse Extra-utérine (GEU) (-) + +++
3. Infection génitale haute (-) + +++
4. Maladie récente du foie (moins de 6 mois) +- ---
5. Statut VIH connu (VIH+ ) - + +++
EXAMEN GENERAL ET GYNECOLOGIQUE
1. Conjonctives jaunes (maladie du foie) +- ---
2. Pathologie valvulaire cardiaque - + +++
3. Tension Artérielle ˃ 14/9 +- (-) (-) (-)
4. Tumeur mammaire +- ---
5. Phlébite, varices importantes, profondes +- +++
6. Grossesse - - ---
7. Infection génitale haute ou basse - + +++
DIU : Dispositif Intra Utérin ; POP : Pilules oestro-progestatives ; PP : Pilules progestatives ; INJ : Injectables.
+ : Peut être utilisé dans ce cas ; - : Ne Peut pas être utilisé dans ce cas ; (-) : L’utilisation dépend du prestataire.
161
III. Protocoles thérapeutiques
Tableau 2 : Principes et posologies des méthodes modernes de contraception
Méthodes Posologies
Méthodes contraceptives de courte durée d’action
a. Contraceptifs oraux levonorgestrel 0,03 mg : 1 cp/jour en continu (28 jours)
a1. COP ou PP : Débuter la méthode:
contraceptifs oraux
progestatifs - dans les 7 premiers jours du cycle ou à n’importe quelle période du
levonorgestrel 0,03 mg cycle si le test de grossesse est négatif.
Levonorgestrel 1,5 mg - En post-partum ou en post abortum immédiatement.
En contraception d’urgence, 50 comprimés en prise unique dans les
a.2 COC : Contraceptifs 72 heures qui suivent les rapports sexuels non ou mal protégés.
oraux combinés Levonorgestrel 1,5 mg
En urgence, 1 comprimé en prise unique dans les 72 heures qui
Ethinylestradiol + suivent les rapports sexuels non ou mal protégés
desogestrel 0,03/0,15 mg
Débuter la méthode :
Ethinylestradiol + - 6 mois après l’accouchement : si MAMA
levonorgestrel 0,03/0,15 mg
Ethinylestradiol + ème
levonorgestrel 0,05/0,25mg
Ethinylestradiol + norgestrel - à partir du 21 jour après l’accouchement, si pas MAMA
0,05/0, 5 mg - dans les 7 premiers jours du cycle ou à n’importe quel moment du
cycle si certitude d’absence de grossesse.
Ethinylestradiol + Ethinylestradiol + desogestrel 0,03/0,15 mg
norethisterone 0,03/0,35 mg - Si plaquette de 21 : Prendre régulièrement et sans oubli, 1 comprimé
Ethinylestradiol + par jour au même moment de la journée, pendant 21 jours consécutifs
norethisterone 0,03/0,5 mg avec un arrêt de 7 jours entre chaque plaquette.
- Si plaquette de 28 : 1 cp/jour en continu.
Ethinylestradiol + levonorgestrel 0,03/0,15 mg ou 0,05/0,25 mg
- Prendre régulièrement et sans oubli 1 comprimé par jour au même
moment de la journée, pendant 21 jours consécutifs avec un arrêt de
7 jours entre chaque plaquette.
- En contraception d’urgence dans les 72 heures qui suivent les
rapports sexuels non ou mal protégés, 2 comprimés (si dosage 0,05/0,
25 mg) ou 4 comprimés (si dosage 0,03/0,15 mg) à renouveler 12
heures plus tard, cf Contraception urgence (violence sexuelle)
Ethinylestradiol + norgestrel 0,05/0, 5 mg 1 cp/jour en continu
Ethinylestradiol + norethisterone 0,03/0,5 mg
Prendre régulièrement et sans oubli, 1 comprimé par jour au même
moment de la journée, pendant 21 jours consécutifs avec un arrêt de
7 jours entre chaque plaquette.
162
b. Contraceptifs injectables Débuter la méthode :
progestatifs - 6 mois après l’accouchement : si MAMA
- dans les 7 premiers jours du cycle ou à n’importe quel moment du
Medroxyprogesterone cycle si certitude d’absence de grossesse.
acétate - en post-partum et post abortum immédiatement.
- à partir du 21ème jour après l’accouchement, si pas MAMA.
Norethisterone énanthème Appliquer les mesures de prévention des infections.
Faire une injection dans la hanche, dans le haut du bras ou dans les
fesses par voie intramusculaire profonde :
Medroxyprogesterone acétate 150mg/3ml : toutes les 12 semaines.
Norethisterone énanthème 200mg/ml, toutes les 8 semaines.
c. Barrières Introduire les pastilles dans le vagin avant chaque rapport sexuel.
c1. Préservatifs Fournir les méthodes barrières selon les besoins des clients.
c2. spermicides Effectuer le suivi des utilisateurs réguliers.
(Benzalkonium chlorure 20 Prendre en charge les problèmes éventuels.
mg)
Méthodes contraceptives de longue durée d’action
a. DIU: Copper TCu 380 A Appliquer les mesures de prévention des infections.
Effectuer l’insertion du DIU dans la cavité utérine, pour une durée de
10 ans. Le Copper TCu 380 A doit être retiré après 10 ans mais il peut
être retiré avant si la patiente le souhaite :
- dans les 07 premiers jours du cycle
- dans le post-partum : immédiatement si les conditions la
permettent, dans les 48 heures après l’accouchement, ou à partir de la
ème
4 semaine après l’accouchement.
- à n’importe quel moment du cycle si on est certain que la
femme n’est pas enceinte
- En contraception d’urgence, dans les 5 jours qui suivent les
rapports sexuels.
b. Implants sous-cutanés Appliquer les mesures de prévention des infections
Levonorgestrel 150 mg L'implant se met sous la peau à la face interne du bras, à l'aide d'un
bâtonnets applicateur stérile à usage unique après une anesthésie locale (petite
Etonogestrel 68 mg injection de lidocaïne)
bâtonnets - 6 mois après l’accouchement : si MAMA
ème
- à partir du 21 jour après l’accouchement, si pas MAMA
- dans les 7 premiers jours du cycle ou à tout moment du cycle si
on est certain que la femme n’est pas enceinte
- en post-partum ou en post abortum immédiatement
Il se retire aussi après une anesthésie locale, à l'aide d'une petite
incision de 2 mm, avec une pince.
Programmer le suivi tous les ans
163
IV. Médicaments et dispositifs de la contraception
IV.1 Tableau des médicaments et dispositifs de la contraception
Tableau 3 : Médicaments et dispositifs de la contraception
Désignation (DCI) Dosage Forme Voie Famille pharmaco
d’administration thérapeutique
Méthodes contraceptives de courte durée d’action Contraceptifs oraux
combinés
Ethinylestradiol + 0,03 + 0,15 mg comprimé orale
desogestrel
Ethinylestradiol + 0,03 + 0,15 mg comprimé orale Contraceptifs oraux
levonorgestrel combinés
Ethinylestradiol + 0,05 + 0,25 mg comprimé orale Contraceptifs oraux
levonorgestrel combinés
1,5 mg comprimé orale
Levonorgestrel 0,75 mg comprimé orale Contraceptifs
0,03 mg comprimé orale d'urgence
Levonorgestrel
0,05 + 0,5 mg comprimé orale Contraceptifs
Levonorgestrel d'urgence
0,03 + 0,35 mg comprimé orale
Ethinylestradiol + Contraceptifs oraux
norgestrel 0,03 + 0,5 mg comprimé orale progestatifs
Ethinylestradiol + 150mg/3ml ampoule Intramusculaire Contraceptifs oraux
norethisterone injectable combinés
Ethinylestradiol +
norethisterone 200mg/ml ampoule intramusculaire Contraceptifs oraux
Medroxyprogeste injectable combinés
rone acétate
Norethisterone 20 mg comprimé vaginale Contraceptifs oraux
enanthate vaginal combinés
Benzalkonium
chlorure Méthodes contraceptives de longue durée d’action Contraceptifs
Injectables
Levonorgestrel 150 mg bâtonnets intradermique Contraceptifs
Injectables
Etonogestrel 68 mg bâtonnets intradermique
Copper TCu 380 A Spermicides
unité Stérilet gynécologique
Implants sous-
cutanés contraceptifs
Implants sous-
cutanés contraceptifs
Dispositif Intra
Utérin
164
IV.2 Contre-indications et effets indésirables fréquents
Tableau 4 : Contre-indications et effets indésirables fréquents des médicaments et
dispositifs de la contraception
Désignation Contre-indications Effets indésirables fréquents
Contraceptifs oraux - Femme allaitante de moins de 6 - Saignotements (Spotting)
combinés semaines - Aménorrhées,
Ethinylestradiol +
desogestrel - Diabète de plus de 20 ans ologoménorrhées
Ethinylestradiol + - ATCD de thrombose veineuse ou - Nausées, céphalées
levonorgestrel - Hypertension
Ethinylestradiol + artérielle ou de thrombo-embolie - Prise de poids
norgestrel - HTA sévère - Jambes lourdes
Ethinylestradiol + - Affections hépatiques ou - Irritabilité
norethisterone - Tension mammaire
antécédents
Contraceptifs - Atteinte maligne connue ou - Spotting
d'urgence - Douleurs gastriques, nausées,
Levonorgestrel 1,5 mg suspectée dépendante des
comprimé hormones sexuelles vomissements, diarrhées
- Grossesse présumée ou établie - Vertiges, fatigue, maux de tête
- Hypersensibilité - Perturbation du cycle
- Présence d’un ou de plusieurs
facteurs de risque de maladies menstruel
vasculaires, veineuses ou
artérielles
- Hémorragie génitale non
diagnostiqué
- Association avec les barbituriques,
la phénitoïne, la carbamazépine, le
millepertuis, les rifamycines, le
ritonavir, la griséofuline, la
névirapine, les fibrates.
- Hypersensibilité à la levonorgestrel
- Antécédents de grossesse
ectopique
- Atteinte hépatique sévère
- Syndrome de malabsorption
sévère (maladie de Crohn)
- Association avec les barbituriques,
la phénitoïne, la carbamazépine, le
millepertuis, les rifamycines, le
ritonavir, la griséofuline
165
Contraceptifs oraux - Métrorragies - Saignotements (Spotting)
progestatifs - Maladies du foie - Aménorrhée
Levonorgestrel 0,03 - Tumeur mammaire ou antécédents - Troubles du cycle menstruel :
mg comprimé
personnel de cancer du sein aménorrhée, irrégularité
Contraceptifs - Cancer de l’endomètre - Seins douloureux
Injectables - Hypersensibilité à l’un des - Grossesse extra-utérine
Medroxyprogesterone
acétate constituants - Ménométrorragie
Norethisterone - Association avec Millepertuis - Prise de poids : plus de 2 kg
enanthate - Accidents thrombo-emboliques
par mois
Implants sous-cutanés veineux évolutifs - Troubles gastro-intestinaux :
contraceptifs
Levonorgestrel 150 mg - Insuffisance hépatique grave douleur abdominale violente
bâtonnet - Certaines maladies cardio- - Aménorrhées
Etonogestrel 68 mg - Aggravation d’une insuffisance
bâtonnets vasculaires (HTA, phlébite)
- Diabète, obésité veineuse des membres
- Saignements vaginaux non inférieurs
- Modification mammaire
expliqués (jusqu’à diagnostic
précis) - Spotting, saignements
- Cancer du sein ou de l’utérus ou irréguliers, prolongés,
des antécédents.
- Grossesse ou suspicion, - Aménorrhée
allaitement - Maux de tête
- Association avec les rifamycines, - Diminution de libido
l’hydantoïne, les barbituriques, le - Infection vaginale
phénylbutazone. - Etourdissements, vertiges
- Patients souffrant d’ostéoporose - Seins sensibles ou
- Saignements vaginaux non douloureux
expliqués (jusqu’au diagnostic - Acné, hirsutisme, perte de
précis)
cheveux
- Tumeur dépendante de la - Gain de poids
progestérone (Cancer du sein ou - Nervosité, Changements
antécédents)
d’humeur
- Grave maladie du foie - Nausées
- Thrombose veineuse profonde ou - Ballonnement abdominal
- Augmentation de l’appétit
embolie pulmonaire
- Usage courant d’anticonvulsivants
ou de rifampicine
166
Dispositif Intra Utérin - Saignements vaginaux inexpliqués - Aménorrhée
Copper T 380 A (jusqu’à évaluation) - Crampes pelviennes dans les
Barrières - Maladie infectieuse pelvienne jours qui suivent la pose
Préservatifs active (vaginite, cervicite) - Augmentation du flux
Barrières - Anomalies congénitales utérines menstruel
Benzalkonium ou des tumeurs bénignes - Métrorragie
chlorure (fibromes) de l’utérus qui - Infection pelvienne (pertes
déforment de manière significative
la cavité utérine vaginales)
- Fil manquant
- Maladie trophoblastique maligne
- Tuberculose génitale reconnue Aucun
- Cancer de la voie génitale
- Femmes qui ont plus d’un
partenaire sexuel ou dont le
partenaire a plus d’un partenaire
(Risque d’IST)
- IST
- Allergie au latex,
- Impossibilité de maintenir
l'érection avec le condom
- Allergie aux spermicides - Allergie (rare), chez l'homme
- Médicaments et produits utilisés ou la femme
par voie vaginale (contre- - Irritation vaginale
indications relatives) - Lubrification excessive
- Dégagement de chaleur
167
MINISTERE DE LA SANTE ET REPUBLIQUE DE COTE
DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA D’IVOIRE
---------------- Union - Discipline - Travail
------------------
LES VIOLENCES SEXUELLES
----------------
I. Généralités
II. Protocoles thérapeutiques :
Victime se présentant dans les 72 heures qui suivent
l’agression Victime se présentant plus de 72 heures
après l’agression
III. Médicaments et dispositifs intervenant dans la
prise en charge des violences sexuelles
Tableau des médicaments
Contre-indications et effets indésirables fréquents
168
I. Généralités
La violence sexuelle désigne tout acte, tentative ou menace de nature sexuelle, basée
sur le genre (violence sexiste) ou non, occasionnant ou susceptible d’occasionner un
préjudice physique, psychologique et affectif. Le cas le plus fréquent est celui du viol.
Dans les conséquences immédiates sur le plan somatique, il existe un risque de
contracter les IST/VIH/sida et les grossesses non désirées, dont la prise en charge
médicale doit être accompagnée de la prise en charge psychiatrique, psychologique
et juridique.
II. Protocoles thérapeutiques
Le traitement dépendra de la précocité avec laquelle la victime se présente au service
médico-sanitaire.
II.1 Victime se présentant dans les 72 heures qui suivent l’agression
II.1.1 Traitement des IST
Pour le traitement des IST, faire le dépistage et le traitement syndromique comme
préconisé au niveau national. (Cf Protocoles thérapeutiques des IST et composition
des kits IST).
II.1.2 Prophylaxie post exposition
PREVENTION DU VIH/SIDA
La prescription de la Prophylaxie Post Exposition (PPE) au VIH après le consentement
éclairé de la victime se fait dans les 48 heures suivant l’agression.
La chimioprophylaxie doit débuter avant la 48ème heure après l’exposition et va durer
30 jours.
La PPE repose sur l’évaluation des risques de transmission du VIH. Cette évaluation est
faite par le prestataire sur les éléments suivants:
la sévérité de l’exposition (profondeur de la blessure; temps de contact).
le statut du patient source
- si VIH négatif, pas d’exposition au VIH
- si VIH positif = risque
- si Patient source inconnue = risque
169
Si la réponse aux 3 questions suivantes est positive, alors la prophylaxie ARV est
justifiée :
- Y a t- il eu exposition ?
- Le sujet source est-il VIH + ou est inconnu ?
- Sommes-nous dans le délai de moins de 48 h depuis l’exposition ?
Si la réponse est négative à au moins 1 question, alors la prophylaxie ne se justifie pas.
NB : Un traitement débuté peut être arrêté rapidement si le résultat de la sérologie VIH
du sujet source est négatif.
Pour les adultes : TDF+3TC+LPV/r
- Matin: LPV/r (200mg/50 mg) x2
- Soir: TDF (300mg)+3TC (300 mg)+ LPV/r (200mg/50 mg) x2
Pour les patients de moins de 13 ans : AZT +3TC + LPV/r
AZT (solution buvable 10 mg/ml; 100 mg gélule): 360 mg/kg par jour en 2
prises.
3TC (sirop 10mg/ml): 8 mg / kg par jour en 2 prises.
LPV/r (suspension 80 mg/20 mg/ml; gélule 133 mg/33,3 mg) :
- 7-15 kg: 12 mg/kg, 2 fois par jour
- 15-40 kg: 10 mg/kg 2 fois par jour
- Dose maxi: ˃40 kg: 400 mg, 2 fois par jour
Remarque : Les doses en 2 prises doivent être espacées de 12 heures d’intervalle.
Ces médicaments sont donnés pendant 30 jours.
En cas d’échec du premier traitement et pour les autres profils (contre-indications), se
référer au protocole national en seconde intention.
SURVEILLANCE DU TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE VIH (DIRECTIVES NATIONALES) :
- SURVEILLANCE CLINIQUE (J15-J30)
Elle concerne l’observance, la tolérance et la prise en charge des effets secondaires.
Les effets secondaires mineurs les plus fréquents sont : nausées, vomissements,
vertiges, céphalées, etc.
- SURVEILLANCE SEROLOGIQUE VIH
* Initiale à J0 : Intérêt médico-légal
170
* A M1 (1 mois) après l’arrêt des ARV
* A M3 (3éme mois) et à M6 (6 mois) et tenir compte du risque potentiel
de retard d’apparition des anticorps du fait du traitement
Pour les personnes non traitées
La confirmation définitive de la non-infection par le VIH repose sur le test de contrôle 3
mois après l’exposition.
La clôture du dossier médical se fait au sixième mois après viol.
PROPHYLAXIE ANTITETANIQUE ET ANTI-HEPATITE B
En cas de délabrement et saignement :
Si la victime n’est pas vaccinée contre le tétanos :
- faire une sérothérapie,
- entamer l’injection antitétanique : SAT 1500 UI, 1 dose sur un bras, en
sous cutané et VAT sur l’autre bras et le poursuivre selon le schéma classique
national.
Si la victime n’est pas vaccinée contre l’Hépatite B, recommander la
vaccination.
PREVENTION DE LA GROSSESSE
La contraception d’urgence est une méthode contraceptive exceptionnelle qui
permet d’éviter la survenue d’une grossesse non désirée après un rapport sexuel
non ou mal protégé, et en l’absence d’une contraception ou en cas de
mauvaise utilisation d’une méthode contraceptive.
La prescription d’une contraception d’urgence dans les 120 heures (5 jours) qui
suivent un rapport sexuel non protégé, réduit les probabilités de grossesse (Taux
d’échec inferieure à 3%). Cette méthode est utilisable à tout moment du cycle.
Il existe deux types de méthodes : les pilules et le Dispositif Intra Utérin (DIU).
- Contraception orale : prise des pilules dans les 72 H qui suivent les rapports
sexuels.
- Dispositif Intra Utérin : Pose dans les 5 jours qui suivent les rapports sexuels.
171
Avant toute prescription de la contraception d’urgence, en parler avec les survivantes
ou les parents (s’il s’agit de jeunes filles qui ont eu leurs menstrues ou qui sont dans la
période pré pubertaire).
La prise des œstrogènes est conditionnée par l’absence de contre indication ;
Si une grossesse est détectée à ce stade, par un test ou de à l’issue de
l’anamnèse/examen, faire clairement comprendre à la femme qu’elle ne peut pas être
due au viol ;
Il n’existe pas de contre-indications connues quant à l’administration simultanée des
pilules contraceptives d’urgence et des antibiotiques.
Tableau 1 : Prescription de la contraception d’urgence
Régime Composition de la Première dose Deuxième dose
pilule (nombre de 12 heures après
comprimés)
(par dose) (nombre de
comprimés)
Levonorgestrel (seul) 0,03 mg 50
0
0,75 mg 2 0
1,5 mg 10
Combinés EE 0,05 mg + 2 2
(oestroprogestatifs) LNG 0,25 mg
EE : Ethinylestradiol
LNG : levonorgestrel EE 0,03 mg + 4 4
LNG 0,15 mg
Dispositif Intra Utérin
TCu 380 A ou Pose du DIU selon les protocoles de service
autres
NB : si grossesse confirmée : conseiller une consultation prénatale.
II.1.3 Traitement des blessures
Nettoyer les lacérations, les plaies et les abrasions avec des compresses et de la
Bétadine jaune (Povidone iodée dermique solution aqueuse à 10%).
Eliminer les salissures, la matière fécale ainsi que les tissus nécrosés ou
endommagés.
Vérifier si des plaies peuvent être suturées.
172
Suturer les plaies propres dans les 24 heures. Après ce délai, elles devront guérir par
cicatrisation secondaire ou suture primaire différée.
Ne pas suturer les plaies très sales.
En présence de plaies suppurées, administrer de l’Amoxicilline 500mg gélules (25-
50mg/kg/jour pendant 6 jours) et du paracétamol 500 mg comprimés chez l’adulte
ou sirop chez l’enfant (15mg/kg de poids corporel en cas de douleur et en prise
espacée de 4 heures).
II.1.4 Prise en charge psychiatrique
Si la victime montre des signes de panique et d’anxiété (vertiges, troubles
respiratoires, palpitations et suffocations) qui ne peuvent être expliqués (par une
cause organique), lui expliquer que ces symptômes reflètent de fortes émotions et
disparaîtront au fur et à mesure que le trouble émotionnel diminuera.
Dans des cas exceptionnels, si le niveau d’anxiété est tel qu’il perturbe la vie
quotidienne de la victime, il faudra prescrire un comprimé de 10 mg de diazépam. Ce
comprimé est à prendre avant le coucher pendant une durée maximale de 3 jours.
La victime doit être orientée vers un médecin spécialiste en santé mentale pour
réévaluer les symptômes le jour suivant.
II.2 Victime se présentant plus de 72 heures après l’agression
II.2.1 Traitement des IST
Pour le traitement des IST, faire le dépistage et le traitement syndromique comme
préconisé au niveau national. (Cf Protocoles thérapeutiques des IST et composition
des kits IST).
II.2.2 Prophylaxie post exposition
PREVENTION DU VIH/SIDA
Si la victime/survivant est vue après la 72e heure, la prophylaxie ARV est inutile car
le virus a déjà gagné les relais ganglionnaires qui constituent un sanctuaire
inaccessible au traitement. Néanmoins il faut proposer un test de sérologie VIH
avec conseils et référer dans une structure de dépistage et de prise en charge.
173
PROPHYLAXIE ANTITETANIQUE ET ANTI-HEPATITE B
Vaccination antitétanique
- Si l’on constate des signes de tétanos, référer la victime dans une structure
médicale appropriée.
- Si elle n’a pas été totalement vaccinée, la vacciner immédiatement, quel
que soit le laps de temps qui s’est écoulé depuis l’agression.
- S’il existe toujours des plaies importantes, sales et non cicatrisées, prendre
en considération la possibilité d’administrer l’antitoxine, si elle est
disponible.
Vaccination contre l’hépatite B
- Si l’on remarque des signes d’infection aiguë, référer la victime chez un
spécialiste.
- Si la personne n’a pas été vaccinée, la vacciner, quel que soit le laps de
temps qui s’est écoulé depuis l’agression.
PREVENTION DE LA GROSSESSE
- Si la victime est enceinte et que la grossesse est ou non survenue à la suite
du viol, la conseiller sur les options disponibles sur place (CPN).
- Si la victime se présente dans un délai compris entre 72 heures (3 jours) et
120 heures (5 jours) qui suivent le viol, la prise d’une pilule contraceptive
d’urgence progestative réduira les risques de grossesse. Ce traitement est
plus efficace s’il est pris dans les 72 heures qui suivent l’agression mais il
jouit encore d’une efficacité modérée dans les 120 heures (5 jours).
- Si la victime se présente dans les cinq jours, la pose d’un DIU en cuivre est
une méthode efficace pour empêcher une grossesse (dans plus de 99 % des
cas). Le DIU peut être retiré lors des règles suivantes ou bien, peut être
laissé en place à titre de contraception future à la demande de la victime.
II.2.3 Traitement des blessures
Traiter ou faire traiter, toutes les blessures non cicatrisées, les fractures, les abcès ainsi
que les autres lésions et complications.
174
III. Médicaments et dispositifs intervenant dans la prise en charge des
violences sexuelles
III.1 Tableau des médicaments
Tableau 2 : Médicaments et dispositifs intervenant dans de la prise en charge des violences
sexuelles
Désignation (DCI) Dosage Forme Voie Famille pharmaco
d’administration thérapeutique
Amoxicilline 500mg gélule orale Antibiotique
Copper TCu 380 A unité stérilet gynécologique Dispositif Intra Utérin
Diazépam 10 mg comprimé orale Anxiolytique
Ethinylestradiol + 0,05 + 0,25 mg comprimé orale Contraceptifs oraux
levonorgestrel combinés
Ethinylestradiol + 0,03 + 0,15 mg comprimé orale Contraceptifs oraux
levonorgestrel combinés
10 mg/ml suspension orale
Lamivudine 0,03 mg buvable orale ARV /INTI
comprimé
Levonorgestrel Contraceptifs d'urgence
Levonorgestrel 0,75 mg comprimé orale Contraceptifs d'urgence
Levonorgestrel 1,5 mg comprimé orale Contraceptifs d'urgence
Lopinavir/Ritonavir 80/20 mg/ml Suspension orale ARV /IP
buvable
Lopinavir/Ritonavir 200 mg/ 50 mg gélule orale ARV /IP
Paracétamol 500 mg comprimé orale Antipyrétique
Povidone iodée 10 solution cutanée Antiseptique
Sérum antitétanique 1500 UI/ml Suspension intramusculaire Vaccin
(SAT) injectable
Ténofovir 300 mg comprimé orale ARV /INTI
Vaccin contrel’Hépatite 10 μg/0,5ml suspension intramusculaire Vaccin
B injectable
Vaccin contrel’Hépatite 20 μg/ml suspension intramusculaire Vaccin
B injectable
Vaccin antitétanique 10 doses suspension injectable Vaccin
(VAT) 100 mg injectable orale ARV /INTI
Zidovudine comprimé
Zidovudine 10 mg/ml Solution orale ARV /INTI
buvable
175
III.2 Contre-indications et effets indésirables fréquents
Tableau 3 : Contre-indications et effets indésirables fréquents
Désignation (DCI) Contre-indications Effets indésirables fréquents
Amoxicilline - Allergie aux Bêta-lactamines - Réactions allergiques : éruption
- Mononucléose infectieuse.
Copper TCu 380 A - Association au Methotrexate cutanée, urticaires….
- Troubles digestifs : nausées,
- Saignements vaginaux inexpliqués
(jusqu’à évaluation) diarrhées, vomissements,
candidoses, douleurs
- Maladie infectieuse pelvienne active abdominales
(vaginite, cervicite)
- Aménorrhée
- Anomalies congénitales utérines ou - Crampes pelviennes dans les
des tumeurs bénignes (fibromes) de
l’utérus qui déforment de manière jours qui suivent la pose
significative la cavité utérine - Augmentation du flux menstruel
- Métrorragie
- Maladie trophoblastique maligne - Infection pelvienne (pertes
- Tuberculose génitale reconnue
- Cancer de la voie génitale vaginales)
- Femmes qui ont plus d’un partenaire - Fil manquant
sexuel ou dont le partenaire a plus
d’un partenaire (Risque d’IST)
- IST
Diazépam - Hypersensibilité aux benzodiazépines - Sensation d’ivresse, somnolence,
- Insuffisance respiratoire sévère difficultés de concentration,
- Insuffisance hépatique sévère hypotonie
- Syndrome d’apnée du sommeil
- Myasthénie - Eruption cutanée avec ou sans
démangeaison, vision double
Ethinylestradiol + - Femme allaitante de moins de 6 - Saignotements (spotting)
levonorgestrel semaines - Aménorrhées, ologoménorrhées
- Nausées, céphalées
- Diabète de plus de 20 ans - Hypertension
- Antécédents de thrombose veineuse - Prise de poids
- Jambes lourdes
ou artérielle ou de thrombo-embolie - Irritabilité
- HTA sévère - Tension mammaire
- Affections hépatiques ou ATCD
- Atteinte maligne connue ou 176
suspectée dépendante des hormones
sexuelles
- Grossesse présumée ou établie
- Hypersensibilité
- Présence d’un ou de plusieurs
facteurs de risque de maladies
vasculaires, veineuses ou artérielles
- Hémorragie génitale non
diagnostiqué
- Association avec les barbituriques, la
phénitoïne, la carbamazépine, le
Lamivudine (3TC) millepertuis, les rifamycines, le - Eruption cutanée, prurit
Levonorgestrel ritonavir, la griséofuline, la - Elévation des ALAT
névirapine, les fibrates. - Elévation des CPK
Lopinavir/Ritonavir
(LPV/r) - Association à l’Emtricitabine (FTC) - Spotting
- Douleurs gastriques, nausées,
Paracétamol - Hypersensibilité à la levonorgestrel
Povidone iodée - ATCD de grossesse ectopique vomissements, diarrhées
Sérum antitétanique - Atteinte hépatique sévère - Vertiges, fatigue, maux de tête
(SAT) - Syndrome de malabsorption sévère - Perturbation du cycle menstruel
(maladie de Crohn) - Diarrhées (moins fréquentes avec
- Association avec les barbituriques, la les comprimés)
phénitoïne, la carbamazépine, le - Nausées, vomissements, douleurs
millepertuis, les rifamycines, le abdominales, flatulence
ritonavir, la griséofuline
- Eruption cutanée, prurit, acné ;
- Insuffisance hépatique sévère, - Asthénie, céphalée, somnolence,
- Associations à certains médicaments,
insomnie, paresthésie
inducteurs ou substrats du CYP3A4 - hypertriglycéridémie-
notamment l'astémizole, la
terfénadine, le midazolam, le hypercholestérolémie avec risque
triazolam, le cisapride, le pimozide, de pancréatite ;
l'amiodarone, les alcaloïdes de - Elévation de : ASAT, ALAT, gGT,
l'ergot de seigle (l'ergotamine, la glycémie ;
dihydroergotamine, l'ergonovine et
la méthylergonovine) et le vardénafil, Aucun
- Association avec les préparations à
base de plantes contenant du - Dysfonctionnement thyroïdien
millepertuis par surcharge iodée, notamment
- Association avec la rifamycine chez le prématuré et le grand
- Grossesse, sauf nécessaire (risque brûlé.
humain inconnu)
- Hypersensibilité au paracétamol - Risque d'allergie à l'iode.
- Insuffisance hépatocellulaire - Cytotoxicité possible au niveau
- Antécédent d’allergie et des muqueuses et des tissus
d'intolérance à l'iode, profonds,
- Réactions cutanées locales :
- Pour la désinfection du matériel dermites caustiques et eczéma de
médico-chirurgical, contact
- Réactions allergique, rash
- Nouveau-né de moins de 1 mois, cutané, érythème au point
- Grossesse (à partir du 4è mois en cas d'injection,
- Frissons, hyperthermie, malaises
d’utilisation prolongée)
- Allaitement (en cas de traitement 177
prolongé)
Ténofovir - Enfants, adolescents (manque de - Troubles gastro-intestinaux
(TDF) données) (diarrhées, nausées, vomissements,
flatulences) légers ou modérés
Vaccin contrel’Hépatite - Intolérance au galactose, déficit
B au lactate de Lapp ou - Rash
Vaccin antitétanique malabsorption du - Augmentation des transaminases
(VAT) glucose/galactose - Hypophastémie
- asthénie
Zidovudine (AZT) - Association à l’Adefovir - Hypophosphatémie légère à modérée
- Tubulopathie proximale
- Allergie connue à l’un des - Exacerbation d’une hépatite B sous
constituants,
traitement ou à l’arrêt de celui-ci
- Fièvre > 39°C, - Possible syndrome de restauration
- Altération de l’état général,
- Lésions étendues de la peau immunitaire
(brûlure, ulcère de burili…), - Réaction douloureuse, rougeur,
- Toute maladie grave nécessitant nodule au site d'injection,
une hospitalisation - Fièvre, maux de tête, vertiges, fatigue,
malaise, fourmillement des
- Troubles hématologiques extrémités, douleurs musculaires,
sévères (Tx Hb < 7,5g/dl et PNN troubles digestifs, démangeaison,
< 7,5g/dl) éruptions cutanées (rares)
- Réaction douloureuse, rougeur,
nodule au site d'injection,
- Fièvre (rare)
- Anémie, neutropénie, leucopenie
- Myalgies ; céphalées, nausées,
douleur abdominale, vomissements,
insomnie, asthénie
- Elévation des ASAT et ALAT et de la
bilirubinémie
- Acidose lactique, avec
hépatomégalie, stéatose
- Cytopathie mitochondriale chez le
nouveau-né dont la mère a reçu
l’association AZT+3TC
- Cardiomyopathie
178
ANNEXES
Annexe 1 : Calendrier vaccinal chez l’enfant et la femme en âge de procréer
L'administration systématique d'une dose de vaccin polio oral (VPO) à la naissance ou Polio
zéro, est recommandée dans le cadre de l'éradication de la poliomyélite. Cette dose à la
naissance ne remplace aucune des trois doses de la série habituelle de primo-vaccination.
En vue de l'élimination du tétanos néonatal, le délai minimum entre la deuxième et la
troisième dose du Vaccin Antitétanique (VAT) non associé passe à 6 mois au lieu d’un an, chez
la femme en âge de procréer. Le calendrier du PEV subit donc des modifications chez l’enfant
et chez la femme.
I. Calendrier vaccinal
I.1 Calendrier vaccinal chez l'enfant
Tableau 1 : Calendrier vaccinal chez l’enfant
Période de Vaccins Maladies
l’injection
Tuberculose + poliomyélite
à la naissance BCG + Polio zéro
Diphtérie-tétanos -coqueluche-
à 6 semaines DTC Hép B1 +Hib1+Polio1 hépatite virale B-poliomyélite-
Hémophilus influenzae de type b
à 10 semaines DTC Hép B2+ Hib2+Polio2 Diphtérie-tétanos -coqueluche-
hépatite virale B-poliomyélite-
à 14 semaines DTC Hép B3+ Hib3+Polio3 Hémophilus influenzae de type b
Diphtérie-tétanos -coqueluche-
hépatite virale B-poliomyélite-
Hémophilus influenzae de type b
à 9 mois VAR + VAA Rougeole-fièvre jaune
A 16 mois DTC Hép B1 +Hib1+Polio 1er Diphtérie-tétanos -coqueluche-
rappel hépatite virale B-poliomyélite-
Hémophilus influenzae de type b
179
I.2 Calendrier vaccinal chez la femme en âge de procréer (vaccin antitétanique ou VAT)
Tableau 2 : Calendrier vaccinal chez la femme en âge de procréer
Vaccin anti tétanique Période de l’injection Durée de protection du vaccin
1ère dose ou VAT1 à la 1ère CPN pas de protection
2ème dose ou VAT2 4 semaines après le VAT 1 : 3 ans
à la 2ème CPN
3ème dose ou VAT3
4ème dose ou VAT4 6 mois après le VAT 2 5 ans
5ème dose ou VAT5
1 an après le VAT 3 10 ans
1 an après le VAT 4 protection à vie
Effets indésirables
- un érythème parfois douloureux ou une induration au site d'injection pouvant
persister quelques jours.
- parfois de la fièvre.
Contre-indications temporaires aux vaccinations
- fièvre > 39°C,
- altération de l’état général,
- lésions étendues de la peau (brûlure, ulcère de burili…),
- toute maladie grave nécessitant une hospitalisation.
Contre-indications définitives aux vaccinations : elles sont très rares.
- En cas de Manifestation Adverse Post Immunisation (MAPI) grave, attribuée après
investigation, à un vaccin donné : ne plus donner ce vaccin (exemple : choc
anaphylactique après vaccination DTC : arrêt du DTC, donner seulement VAT)
- En cas d’affection neurologique évolutive : pas de vaccin coquelucheux, donner
seulement VAT.
180
- En cas de déficit immunitaire, fièvre élevée, bullose, état général altéré, faible poids
à la naissance : pas de BCG,
MESURES GENERALES
La sécurité vaccinale
Les injections de vaccins devraient se faire sans risque pour le vacciné, pour l’agent
vaccinateur et pour le public. Elles sont sûres lorsque l’agent vaccinateur utilise :
un matériel approprié pour l’administration des vaccins et pour la reconstitution des
vaccins lyophilisés
de bonnes pratiques d’injection
une méthode d’élimination correcte des déchets issus des activités de vaccination
Le matériel approprié pour les injections vaccinales comprend :
les seringues autobloquantes pour l’injection des vaccins, dans la vaccination
systématique et dans les campagnes de vaccination de masse,
les seringues à usage unique pour la dilution ou la reconstitution des vaccins
lyophilisés,
les boîtes de sécurité étanches et résistantes, pour la collecte des seringues et
aiguilles usagées.
Les pratiques d’injection vaccinales sûres sont :
Utiliser une seringue autobloquante et une aiguille stériles, retirées d’un emballage
scellé, pour injecter chaque dose de vaccin à un patient.
Utiliser une seringue et une aiguille à usage unique, retirées d’un emballage stérile,
pour reconstituer chaque flacon de vaccin lyophilisé.
Utiliser une boîte de sécurité pour collecter les seringues et les aiguilles usagées au
fur et à mesure de leur utilisation, sans les re-capuchonner ni les désassembler. Le
remplissage de la boîte ne devrait pas dépasser les trois-quarts.
Après administration des vaccins, il faut :
Détruire par incinération, les boîtes de sécurité contenant les seringues et aiguilles
usagées.
Enterrer les résidus d’incinération dans une fosse prévue pour cet usage.
Garder propres les alentours des lieux de destruction, exempts d’aiguilles et
seringues usagées.
181
La politique du flacon entamé (PFE)
Un flacon entamé est un flacon contenant plusieurs doses de vaccin duquel on a prélevé une
dose ou plus.
Auparavant, tout flacon ouvert au cours d’une séance de vaccination devait être jeté à la fin de
cette séance, quel que soit le type de vaccin et le nombre de doses restantes.
Afin d’assurer l’utilisation optimale des vaccins, l’OMS et l’UNICEF ont élaboré des directives
permettant la réutilisation « sous certaines conditions » des flacons de Polio, DCTHépB et VAT
liquides. Les vaccins reconstitués tels que le BCG, la rougeole, la fièvre jaune et la méningite ne
sont pas inclus dans ces directives.
Ces nouvelles directives constituent ce qu’on appelle la « politique du flacon entamé ».
Cette politique détermine :
1) les flacons ouverts qui peuvent être conservés à la fin d’une séance de vaccination et
utilisés les jours suivants et
2) les conditions dans lesquelles ces vaccins peuvent être stockés et réutilisés sans
risque.
La PFE ne s’applique qu’aux vaccins liquides conformes aux normes UNICEF/OMS : VPO, VAT,
DTCHépBHib*.
Pour les vaccins lyophilisés (BCG, rougeole, fièvre jaune par exemple), une fois reconstitués, ils
ne peuvent pas être conservés plus de 6 heures et doivent obligatoirement être jetés à la fin
de la séance.
Selon la PFE révisée de l’OMS, les vaccins liquides peuvent être conservés et utilisés pour la
vaccination jusqu’à 4 semaines à condition:
Qu’ils ne soient pas périmés
Qu’ils n’aient pas été contaminés (règles d’asepsie observées lors du prélèvement des
doses)
Qu’ils n’aient pas été exposés excessivement au froid ou à la chaleur excessive
Qu’ils n’aient pas été immergés dans de l’eau
Qu’ils ne présentent aucun trouble ou précipitation
182
Qu’ils n’aient pas de PCV virée
* : Pour le vaccin DTCHépBHib, on ne peut pas parler de politique du flacon entamé puisque la
présentation utilisée par notre pays est la forme unidose.
II- Tableau des vaccins
Désignation (DCI) Dosage Forme Voie Famille
d’administration pharmaco
Vaccin antiamaril (VAA) 5 doses Flacon thérapeutique
Vaccin antiamaril (VAA) 10 doses Flacon injectable
Vaccin anti-hépatite B Flacon injectable Vaccin
Vaccin antiméningococcique A+C 20 μg Flacon injectable Vaccin
Vaccin antiméningococcique 10 doses injectable Vaccin
ACYW135 Flacon Vaccin
Vaccin antipoliomyélitique (VAP) 10 doses injectable
Vaccin antirabique Flacon Vaccin
Vaccin antirougeoleux (VAR) 20 doses Flacon orale
Vaccin antirougeoleux, Mono dose Flacon injectable Vaccin
antioreillon, anti rubéole injectable Vaccin
Vaccin antitétanique (VAT) 10 doses Flacon Vaccin
Vaccin antitétanique (VAT) injectable
Vaccin antityphoïde capsul Vi Mono dose Flacon Vaccin
Vaccin BCG Flacon injectable
Vaccin DT Coq+Hépatite B + Hib 10 doses Flacon injectable Vaccin
Vaccin anti-pneumococcique 20 doses Flacon injectable Vaccin
20 doses Flacon injectable Vaccin
20 doses Flacon injectable Vaccin
10 doses injectable Vaccin
Mono dose Vaccin
183
Annexe 2 : Nouvelles formulations des antirétroviraux pédiatriques
Les combinaisons à dose fixe d’ARV pédiatriques ou Formes Dispersibles Combinées (FDC) sont
désormais disponibles à la Nouvelle Pharmacie de la Santé Publique (NPSP).
I- Les combinaisons á dose fixe sont-elles recommandées pour les patients déjà sous
traitement antirétroviraux avec des formulations simples ?
Oui. Les FDC sont recommandées pour les patients pédiatriques déjà sous traitement. Les FDC
peuvent être divisées, dispersées dans l’eau ou dans d’autres aliments, ou écrasées et
mélangées dans la nourriture selon le tableau ci- dessous.
Les différentes formes pédiatriques sont :
- AZT/3TC/NVP 60/30/50mg Comprimé Dispersible sécable écrasable
- AZT/3TC 60/30 Comprimé Dispersible sécable écrasable
- ABC/3TC 60/30 Comprimé Dispersible sécable écrasable
II- Comment passer des anciens régimes ARV (molécules simples) aux nouveaux régimes ARV
avec les Formes Dispersibles Combinées (FDC)
Les enfants qui suivent un régime d’AZT, 3TC et NVP ou d’ABC, 3TC et NVP peuvent facilement
passer aux FDC pédiatriques à base d’AZT ou ABC, respectivement. L’induction à la NVP n'est
pas nécessaire pour les patients qui ont déjà été initiés à la dose complète de la NVP.
1. Tous les enfants qui ont pris un régime à base d’AZT, 3TC et de NVP doivent
migrer vers la FDC triple d’AZT
AZT + 3TC + NVP FDCAZT/ 3TC/ NVP
2. Tous les enfants qui ont pris un régime à base d’AZT, 3TC et d'EFV (ou d’une IP)
peuvent être mis sous la FDC double d'AZT, FDC + EFV (ou IP) en molécule simple
AZT + 3TC + EFV FDCAZT/ 3TC + EFV ou IP
3. Tous les enfants qui ont pris un régime à base d’ABC, 3TC et d'EFV, de NVP ou d’une
autre IP peuvent être déplacés vers ABC FDC double et continuer avec l'EFV, la NVP
ou l’autre IP
ABC + 3TC + EFV ou NVP ou IP FDCABC/ 3TC + EFV* ou NVP ou IP
184
NB: L’Efavirenz utilisé chez l’enfant se présente sous les formes : sirop 30 mg/ml, gélule 50 mg,
gélule 200 mg et comprimé à 600 mg.
Poids Gélule ou comprimé Sirop
10 – 15 Kg 200 mg 9 ml
15 – 20 Kg 250 mg 10 ml
20 – 25 Kg 300 mg 12 ml
25 – 33 Kg 350 mg 15 ml
33 – 40 Kg 400 mg 17 ml
> 40 Kg 600 mg
III- Considérations pour l'utilisation des combinaisons á dose fixe pour les patients
pédiatriques naïfs
1. Tous les patients naïfs pédiatriques éligibles pour le traitement ARV doivent
initier le traitement avec les combinaisons à dose fixes (FDC).
En cas d'échec de la PTME, tout enfant infecté par le VIH devrait prendre une
FDC double avec le LPV/r sirop.
Les enfants qui ont 25 kg et plus peuvent prendre les FDC AZT/3TC ou FDC
ABC/3TC adultes.
2. Les patients nouvellement initiés au traitement antirétroviral à base de NVP
ont toujours besoin d’une induction progressive pendant les deux premières
semaines: il faudra alors utiliser une FDC Triple (FDCAZT/3TC/NVP) le matin et un
FDC double (FDCAZT/3TC ou FDCABC/3TC) le soir. Après les deux premières
semaines, si le patient ne démontre aucun signe d’effets secondaires, le
patient peut commencer l'utilisation d’un FDC Triple deux fois par jour.
3. Toutes les FDC conformes aux posologies harmonisées sont prescrites selon
un calendrier commun. Ainsi, tous les enfants de la même tranche reçoivent
le même nombre de comprimés par dose, quel que soit le régime.
185
REFERENCES
1. Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, 3ème révision, Côte d’Ivoire, mars
2007 : Algorithme de traitement des Infections Sexuellement Transmissibles (IST).
2. Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, Côte d’Ivoire, 2010 : Note circulaire
N° 002/2010/MSHP/DGS/PNPEC/PEC/ks du 20 juillet 2010 instituant le nouveau
protocole d’administration et d’arrêt du Cotrimoxazole en prophylaxie des infections
opportunistes chez les PVVIH.
3. Organisation Mondiale de la Santé (OMS): WHO Model Formulary 2008.
4. Programme Elargi de Vaccination (PEV), Côte d’Ivoire, 2009 : Calendrier vaccinal de
l’enfant et de la femme en âge de procréer.
5. Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), Côte d’Ivoire, Février
2008 : Directives Nationales de prise en charge du paludisme.
6. Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT), Côte d’Ivoire, Février
2011 : Directives Nationales de prise en charge thérapeutique de la tuberculose.
7. Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT), Côte d’Ivoire, 2009 :
Guide technique de la tuberculose.
8. Programme National de Nutrition (PNN), Côte d’Ivoire, 2009 : Directives Nationales
de Nutrition.
9. Programme National de Nutrition (PNN), Côte d’Ivoire, 2010 : Protocole national
de prise en charge de la malnutrition aigüe.
10. Programme National de Prise En charge des Personnes vivant avec le VIH
(PNPEC), Côte d’Ivoire, Mai 2012 : Directives pour la prise en charge des personnes
vivant avec le VIH.
11. Programme National de Prise En charge des Personnes vivant avec le VIH
(PNPEC), Côte d’Ivoire, Mai 2012 : Directives nationales de mise sous antirétroviraux
186
des femmes enceintes dépistées séropositives au VIH dans le cadre de la prévention
de la transmission mère-enfant du VIH (PTME).
12. Programme National de Santé Infantile et de la Survie de l’Enfant (PNSI/SE), Côte
d’Ivoire, juin 2009 : Directives de la prise en charge intégrée des maladies du
nouveau-né et de l’enfant (PCIMNE).
13. Programme National de Santé Infantile et de la Survie de l’Enfant (PNSI/SE), Côte
d’Ivoire, 2009: Livret de tableaux PCIMNE, Prise en charge du nouveau-né de 0 à 1
semaine.
14. Programme National de Santé Infantile et de la Survie de l’Enfant (PNSI/SE), Côte
d’Ivoire, 2009 : Livret de tableaux PCIMNE, Prise en charge de l’enfant malade âgé de
1 semaine à 05 ans, Programme National de Santé Infantile (PNSI).
15. Programme National de la Santé de la Reproduction / Planification familiale
(PNSR/PF), Côte d’Ivoire, Juin 2011 : Protocole des services de la santé de la
reproduction.
16. Programme National de la Santé de la Reproduction / Planification familiale
(PNSR/PF), Draft du Manuel de référence : formation des agents de santé en
technologie contraceptive.
17. Programme National de la Santé de la Reproduction / Planification familiale
(PNSR/PF), Côte d’Ivoire, 1ère révision, juin 2009 : Manuel de Formation en
prévention des violences basées sur le genre (VBG) et prise en charge holistique des
survivants / victimes en Côte d’Ivoire.
18. Pr S.- P. Eholié, Pr P.-M. Girard, Coordination scientifique, 2ème édition, IMEA-
DOIN, 2009 : Mémento thérapeutique du VIH/SIDA en Afrique.
19. Pr S.- P. Eholié, Pr E. Bissagnéné, Pr P.-M. Girard, Coordination scientifique, 1ère
édition, IMEA-DOIN, 2008 : Mémento thérapeutique du paludisme en Afrique.
187
INDEX
A ATPE · 101, 103
AUREOMYCINE · 118, 143
Abacavir · 53 AZT + 3TC + ABC · 42
ABC + 3TC + LPV/r · 41 AZT + 3TC + EFV · 40, 41, 44, 46
ABC +3TC + EFV ou NVP · 40, 41 AZT + 3TC + LPV/r · 42, 44
ABC +3TC + LPV/r · 42 AZT + 3TC + NVP · 40, 41, 47
aciclovir · 78, 80, 82 AZT + 3TC + NVP ou EFV · 41
Acide acetyl salicylique · 20, 21, 128, 139, AZT + 3TC + TDF · 43
AZT + 3TC +LPV/r · 47
143, 152, 154 AZT +3TC + LPV/r · 170
Acide acétylsalicylique · 17 AZT+ 3TC + ABC · 40
acide folique · 18, 105, 106, 150, 151 AZT+ 3TC + EFV ou NVP · 40
Acide folique · 100, 102, 103, 107, 154 AZT+ 3TC + NVP · 36
albendazole · 105 AZT+3TC + LPV/r · 38
Albendazole · 99, 102, 107, 151, 154 AZT+3TC + TDF · 39
Amodiaquine · 21 AZT+3TC+EFV · 37
amoxicilline · 116, 120, 127, 128, 145,
B
147, 173
Amoxicilline · 100, 102, 107, 112, 114, BAAR · 24
Benzalkonium chlorure · 163, 164, 167
149, 176 Benzathine benzylpénicilline · 76, 78, 81,
Amoxicilline + acide clavulanique · 137,
82
148 BLEU DE METHYLENE · 122, 124, 156, 158
AMOXICILLINE + ACIDE CLAVULANIQUE · 127, 135, Bleu de méthylène · 140, 143
Butoconazole/Econazole · 65, 67, 69, 70
146
Amoxicilline + acide clavulanique · 90 C
Amoxicilline + Acide clavulanique · 88
Amoxicilline+acide clavulanique · 149 CEFTRIAXONE · 118
ampicilline · 120 Ceftriaxone · 60, 63, 70, 72, 76, 78, 81, 82,
ANEMIE CHEZ L’ENFANT DE 1 SEMAINE A
93, 95
5 ANS · 150 chloramphenicol · 104
artémether · 152 Chloramphenicol · 143
ARTEMETHER · 16, 20, 21 chloramphénicol · 103, 141
Artémether + luméfantrine · 21 CIPROFLOXACINE · 72, 135
ARTEMETHER + LUMEFANTRINE · 15, 20 Ciprofloxacine · 59, 61, 63, 64, 66, 67, 69,
Artesunate · 14, 17
Artésunate · 20, 21 70, 71, 85, 87, 137
Artesunate + amodiaquine · 154 Clofazimine · 29, 31
Artésunate + Amodiaquine · 20
ASPHYXIE DU NOUVEAU-NÉ · 110 188
Atazanavir · 53
Atovaquone-proguanil · 21
ATOVAQUONE-PROGUANIL · 18, 19
co-infection VIH avec l’hépatite virale B · Emtricitabine · 54
37 éosine aqueuse · 76, 78, 79, 82
Erythromycine · 61, 62, 66, 87, 93, 95
co-infection VIH avec la tuberculose · 37 ERYTHROMYCINE · 60, 67, 69, 71, 72
COMBINAISON THERAPEUTIQUE A BASE Ethambutol · 29, 31
Ethinylestradiol + desogestrel · 162, 164
D’ARTEMISININE (CTA) · 151 Ethinylestradiol + levonorgestrel · 162,
CONJONCTIVITE DU NOUVEAU-NE · 93
Contraceptifs d'urgence · 165 164, 176
Contraceptifs Injectables · 166 Ethinylestradiol + norethisterone · 162,
Contraceptifs injectables progestatifs · 163
Contraceptifs oraux combinés · 162, 165 164
Contraceptifs oraux progestatifs · 166 Ethinylestradiol + norgestrel · 162, 164
contraception · 160 Ethionamide · 31
contraception d’urgence · 171 Etonogestrel · 163, 164
Copper TCu 380 A · 163, 164, 176
Cotrimoxazole · 18, 48, 49, 51, 53 F
Critères d’éligibilité des méthodes
F100 · 99
contraceptives · 160 F100D · 103
Cycloserine · 31 F75 · 99, 103
Cyclosérine · 29 fampicine · 30
Fer (sulfate) · 107
D Fer + acide folique · 150, 154
Fer + Acide folique · 99, 107
Darunavir · 54
DIARRHEE CHEZ L’ENFANT DE 1 SEMAINE G
A 5 ANS · 131 gentamicine · 103, 120
diazépam · 173 Gentamicine · 100, 107, 112, 114
Diazépam · 17, 20, 21, 110, 113, 114, 176
Dispositif Intra Utérin · 161, 167, 171 I
DIU · 174
DOULEURS ABDOMINALES BASSES CHEZ Implants sous-cutanés · 163
Implants sous-cutanés contraceptifs · 166
LA FEMME NON ENCEINTE · 88 infection à VIH · 34
DOULEURS TESTICULAIRES · 85 INFECTION BACTERIENNE GRAVE DU
DOXYCYCLINE · 18, 19, 20, 22, 59, 60, 63, 64,
NOUVEAU-NE · 112
66, 67, 68, 85, 87, 89, 90 INFECTION BACTERIENNE LOCALE DU
DRV/r + RAL + 2INTI · 38
NOUVEAU-NE · 116
E INFECTION DE L’OREILLE CHEZ L’ENFANT
ECOULEMENT URÉTRAL MASCULIN · 59 DE 1 SEMAINE A 5 ANS · 145
ECOULEMENT VAGINAL · 65
Efavirenz · 37, 54 189
EFV · 37
INFECTION OCULAIRE DU NOUVEAU-NE · M
118
MALFORMATIONS CONGENITALES DU
INFECTIONS RESPIRATOIRES AIGUES (IRA) NOUVEAU-NE · 120
CHEZ L’ENFANT DE 1 SEMAINE A 5 ANS
· 126 malnutrition · 98
mébendazole · 105
INTI · 37 Mébendazole · 99, 102, 107, 151, 155
Isoniazide · 29, 31 Medroxyprogesterone acétate · 163, 164
MEFLOQUINE · 18, 19, 20, 22
K méthodes modernes de contraception ·
Kanamycine · 29 162
Kétoprofène · 89, 90 Métronidazole · 59, 60, 62, 64, 65, 67, 69,
KIT CERVI · 66
Kit CERVI · 75 70, 89, 90
Kit CERVIGE · 75 Moxifloxacine · 29, 31
KIT LEUCO – P · 65 MUGUET BUCCAL CHEZ L’ENFANT DE 1
Kit LEUCO P · 75
KIT LEUCO S · 66 SEMAINE A 5 ANS · 156
Kit LEUCO S · 75 MUGUET BUCCAL DU NOUVEAU-NE · 122
Kit LEUCOGE P · 75 multivitamines · 135
Kit LEUCOGE S · 75 Multivitamines · 151
kit SALPIN – P1 · 88
kit SALPIN –P2 · 89 N
Kit SALPIN-P1 · 92
Kit SALPIN-P2 · 92 N – Butylhyoscine · 88
kit ULGEN · 76, 78, 81, 82 N-Butylhyoscine · 90
Kit ULGEN · 84 Névirapine · 37, 55
Kit URET P · 59, 64 Norethisterone enanthate · 163, 164
Kit URET S · 59, 64 Nouvelles formulations des
L antirétroviraux pédiatriques · 184
NYSTATINE · 122, 156
Lamivudine · 54 Nystatine · 100, 102, 107
Lamivudine (3TC) · 177
Levofloxacine · 29 O
levonorgestrel · 162
Levonorgestrel · 163, 164, 177 Ofloxacine · 146, 148, 149
Lévonorgestrel · 172
Lopinavir/Ritonavir · 55, 177 P
paludisme · 13, 21, 100, 151
paludisme chronique · 13
paludisme grave · 13, 17
190
paludisme simple · 13 Streptomycine · 30, 32
Para-amino salicylate · 29 Sulfadoxine-pyriméthamine · 22
paracétamol · 173 Sulfate de fer · 103
Paracétamol · 17, 20, 22, 112, 114, 128,
T
139, 143, 146, 147, 148, 149, 152, 155,
177 TDF · 37
Péfloxacine · 88, 90 TDF + 3TC + EFV · 37, 41
permicides · 163 TDF + 3TC + LPV/r · 37, 41, 43
Phénobarbital · 17, 20, 22 TDF+3TC (ou FTC) + LPV/r · 38
Plumpy’nut · 101 TDF+3TC + LPV/r · 39
politique du flacon entamé (PFE) · 181 TDF+3TC+LPV/r · 170
Préservatifs · 163, 167 Ténofovir · 44, 56, 178
Prévention de la transmission mère- tétracycline · 140, 141
enfant du VIH · 43 TETRACYCLINE · 118
Prothionamide · 29, 31 THIAMPHENICOL · 141
Pyrazinamide · 29, 31 Thiamphenicol · 143
Tiémonium · 88, 90
Q TRAITEMENT ARV · 47, 48
TRAITEMENT DE L’HERPES GENITAL · 78, 80, 81
QUININE · 15, 152 TRAITEMENT DE LA GALE · 77, 78
QUININE · 18, 20, 22 Traitement préventif des infections
R opportunistes (IO) · 48
TRAITEMENT PREVENTIF INTERMITTENT (TPI) · 18
Raltégravir · 55 trithérapie antirétrovirale · 34
Régime de retraitement · 27 tuberculose · 24, 30
Rifampicine · 30, 32 Tuberculose · 35, 104
Rifamycine · 94, 95, 146, 148, 149 tuberculose extra-pulmonaire · 24
Ringer lactate · 133, 137 tuberculose pulmonaire · 24
Ritonavir · 55
ROUGEOLE CHEZ L’ENFANT DE 1 U
SEMAINE A 5 ANS · 139 ULCERATION GENITALE ET/OU BUBON ·
76
S
ULCERATIONS DE LA BOUCHE CHEZ
sécurité vaccinale · 181 L’ENFANT DE 1 SEMAINE A 5 ANS · 158
SÉROTYPE VIH 1 · 36
SÉROTYPE VIH 2 OU VIH 1 + 2 · 38 ULCERATIONS DE LA BOUCHE CHEZ LE
SÉROTYPE VIH1 · 39 NOUVEAU-NE · 124
SÉROTYPE VIH2 OU VIH 1+2 · 42
SRO · 131, 133, 137 191
V Vitamine A · 99, 100, 102, 103, 107, 143,
155
Vaccin antitétanique (VAT) · 178
Vaccin Antitétanique (VAT) · 179 Vitellinate d’argent · 95
Vaccin contre l’Hépatite B · 178 Vitellinate d’argent 1% · 94
Vaccin contre la rougeole · 100, 102, 107
vaccin polio oral (VPO) · 179 Z
Vaccination antitétanique · 174
Vaccination contre l’hépatite B · 174 Zidovudine · 56
violence sexuelle · 169 Zidovudine (AZT) · 178
vitamine A · 105, 106, 139, 141, 151, 152 zinc · 107, 132, 133, 135
Zinc · 107, 137
192
Cet ouvrage, réalisé par le Ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida
avec l’appui technique et financier de l’Organisation Mondiale de la Santé
(OMS), se veut un guide pratique d’aide à la prescription et à la dispensation
rationnelle des médicaments. Il met à la disposition des professionnels de la
santé, les protocoles thérapeutiques nationaux en vigueur.
En effet, face aux recommandations répétées de diffusion des schémas
thérapeutiques standards des pathologies jugées prioritaires, la Direction de
Coordination du PNDAP a initié en collaboration avec la DSCMP, le processus
(i) de sensibilisation des Programmes Nationaux de Santé à l’élaboration des
directives et (ii) de collecte des directives nationales de prise en charge des
pathologies objet de programme de santé, validées et adoptées par le
Ministère en charge de la santé.
Cette collecte et son exploitation ont abouti à l’élaboration du Recueil des
protocoles thérapeutiques nationaux de prise en charge des pathologies.
Il est le résultat de la coopération étroite entre divers acteurs du système
sanitaire et traduit la volonté du Ministère de la Santé et de la Lutte contre le
Sida d’aboutir à l’usage rationnel du médicament notamment par l’édition et
la diffusion d’un recueil de protocoles de prise en charge thérapeutique des
pathologies courantes.
Ce recueil présentant les dernières directives nationales de prise en charge
thérapeutique, donne pour chaque pathologie courante, un résumé succinct
en matière de définition et de diagnostic clinique et biologique, avant de
développer la prise en charge thérapeutique proprement dite. Chaque
traitement médicamenteux indique le nom du médicament, la posologie, les
effets indésirables et les contre-indications des médicaments. La prise en
charge non médicamenteuse et des conseils au patient ont été également
inclus, là où cela s'avérait nécessaire.
193
Il constitue un outil permettant (i) d’améliorer la prise en charge
thérapeutique à tous les niveaux de la pyramide sanitaire et particulièrement
au niveau périphérique, (ii) de standardiser la prise en charge thérapeutique
des pathologies au niveau national, (iii) d’établir une base fiable des produits
pharmaceutiques recommandés pour une meilleure élaboration de la LNME
(Liste Nationale des Médicaments Essentiels) et (iv) de fournir des outils
indispensables au processus de quantification des besoins nationaux en
médicaments essentiels.
Nous espérons que cet ouvrage aidera tous les professionnels de la santé à
un meilleur usage rationnel des médicaments assurant ainsi une prise en
charge de haute qualité des pathologies courantes.
Les pathologies traitées et les médicaments utilisés dans ce recueil peuvent
facilement être retrouvés grâce à la table des matières et à l’index figurant à
la fin du document (Index alphabétique des médicaments et des maladies).
Les utilisateurs de ce recueil de protocoles thérapeutiques nationaux sont
invités à communiquer leurs commentaires et leurs critiques afin d’assurer à
cet ouvrage, l’évolution la plus adaptée.
Les remarques sont à adresser au contact suivant:
Programme National de Développement de l’Activité Pharmaceutique,
Siège social : Bd Giscard d’Estaing – Zone 3 Treichville
E-mail: [email protected] // [email protected] //
Tél: (225) 21 25 58 06 / Fax: 21 25 59 45// 18 BP 2685 Abidjan 18
Ce recueil est également disponible sur le site : www.activitepharma-ci.org
194
REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE
Union – Discipline – Travail
----------------------------
MINISTERE DE LA SANTE
ET DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA
Ce document a été reproduit avec l’appui technique et financier de l’OMS
195