L’AUDIOPHILE MODERNE 30 tests de matériels Hifi et audiophiles : casques, enceintes sans fil et nomades, streamers, amplis stéréo connectés, DAC, baladeurs, écouteurs… -mag numéro 2023-3 Hybride, connecté, nomade, fêtard, joueur… et zen
Showroom p.6 : Amphion, Astell & Kern, Avantgarde, Bowers & Wilkins, Chord Electronics, Dali, Fairphone, Goldmund, Gryphon, Hervet Manufacturier, Hifi Rose, iFi, LiveHorn, Martin Logan, McIntosh, Moon by Simaudio, Musical Fidelity, Naim, PMC, Primare, Sonus Faber, Yamaha, Xavian. Casques et écouteurs p.22 : Audeze Maxwell p.23 : Beats Studio Pro p.26 : Bowers & Wilkins PX8 p.28 : Edifier Stax Spirit S3 p.30 : Mark Levinson N°5906 p.32 : Poly Voyager Free 60+ UC p.34 : Sivga Oriole p.36 : Sony WF-1000XM5 p.40 : Technics EAH-AZ80 p.42 : Teufel Real Blue Pro Amplis p.46 : Advance Paris PlayStream A7 p.48 : Atoll IN50 Signature p.52 : Cabasse Abyss p.54 : Lab 12 Integre4 Enceintes p.58 : Bang & Olufsen Beosound A5 p.60 : Dali Opticon 2 mkII p.62 : KEF LSX II p.66 : LG Xboom XL7S p.68 : Octavio Maestro p.70 : PSB Alpha iQ p.74 : Sonos Era 300 p.78 : Sony SRS-XV800 p.80 : Yamaha WS-B1A Sources p.84 : Astell & Kern SR35 p.86 : Cambridge AXN10 p.88 : Eversolo DMP-A6 p.90 : Eversolo H2 p.92 : Merason Frérot + Pow1 p.94 : Sony NW-A306 p.96 : Wattson Madison ON-mag 2023-3 Ce magazine vous est proposé par ON-mag.fr Diffusion, distribution et reproduction soumises à conditions. Tous droits réservés. Communication et publicité : Manuel Courbo (régie Catset), [email protected], 06 61 09 14 46 Rédaction : Alexandra Bellamy, Manuel Courbo, Guillaume Fourcadier, Sylvain Pichot et Pierre Stemmelin SOMMAIRE 3 ON-mag >> 2023-3
mag.fr Ce magazine vous est proposé par Plus de 1400 TESTS en ligne
LE SHOWROOM
SHOWROOM 6 ON-mag >> 2023-3 Bowers & Wilkins 800 D4 Series Signature : quand le fin du fin de l'enceinte Hifi de luxe n'est pas encore assez. + d’infos sur ON-mag.fr
ON-mag >> 2023-3 7 LiveHorn Grand Horizon : enceintes Hifi ac- �ves d'excep�on, à pavillons géants, manufacturées en France. 65 000 € la paire + d’infos sur ON-mag.fr Chord Ul�ma Integrated : la belle gamme Ul�ma accueille son premier ampli intégré stéré. 10 000 € + d’infos sur ON-mag.fr
SHOWROOM 8 ON-mag >> 2023-3 Amphion Krypton3X : mise à jour de l’enceinte colonne maîtresse de la marque audiophile finlandaise. 20 000 € la paire + d’infos sur ON-mag.fr Avantgarde Acous�c Colibri C2 : quand une pe�te enceinte Hifi pavillonnaire haut de gamme adopte le style Art déco. + d’infos sur ON-mag.fr
Chord BerTTi : un mini ampli Hifi de puissance qui vient piocher dans le High-End Ul�ma. + d’infos sur ON-mag.fr LS3/5A et LS5/9 : Musical Fidelity dévoile sesversions des légendaires enceintes de monitoring de la BBC. 2500 et 4500 € la paire + d’infos sur ON-mag.fr Baladeur audiophile R2R SE300 et écouteurs filaires Aura : Astell & Kern sort l'ar�llerie de grand luxe. 2200 € + d’infos sur ON-mag.fr ON-mag >> 2023-3 9
SHOWROOM 10 ON-mag >> 2023-3 Naim 300 Series : les électroniques audiophiles New Classic Series montent en gamme. + d’infos sur ON-mag.fr
ON-mag >> 2023-3 11 Amplificateur Hifi Gryphon Diablo 333 : nouvelle version d'un classique de très gros calibre. 21 800 € + d’infos sur ON-mag.fr Hifi Rose RS130 : l'ul�me transport réseau audiophile de luxe, écran gargantuesque en prime. 4800 € + d’infos sur ON-mag.fr
SHOWROOM 12 ON-mag >> 2023-3 Hervet Manufacturier Bellame : système audiophile triphonique en mode Da� Punk et ébénisterie de luxe made in France. + d’infos sur ON-mag.fr
Lecteur Goldmund Eidos SACD : culte du secret et exhibi�onnisme audiophile tarifaire. 90 750 € + d’infos sur ON-mag.fr On a essayé le Fairbuds XL de Fairphone : un casque Bluetooth écoresponsable et 100% réparable. 250 € + d’infos sur ON-mag.fr iFi Audio iDSD Diablo-X : un DAC/ampli casque portable à la puissance démoniaque. 1100 € + d’infos sur ON-mag.fr ON-mag >> 2023-3 13
SHOWROOM 14 ON-mag >> 2023-3 iFi Audio iCAN Phantom : l'ampli casque le plus étrange et le plus polyvalent du marché audiophile. 3750 € + d’infos sur ON-mag.fr Primare SPA25 : ampli Home Cinéma résolument audiophile avec calibra�on Dirac et Atmos. 5500 € + d’infos sur ON-mag.fr
ON-mag >> 2023-3 15 Musical Fidelity A1 version 2023 : cure de jouvence pour une légende de l'amplifica�on en classe A. 1600€ + d’infos sur ON-mag.fr Sonus Faber Stradivari nouvelle généra�on : enceinte Hifi d'excep�on, belle comme un violon. 50 000 € la paire + d’infos sur ON-mag.fr
SHOWROOM 16 ON-mag >> 2023-3 PMC Prodigy1 et Prodigy5 : des enceintes Hifi de qualité studio, accordées en quart d'onde, enfin pour tous ? 1500 et 2500 € la paire + d’infos sur ON-mag.fr McIntosh ML1 Mk II : la renaissance d'une enceinte Hifi très haut de gamme qui sait se prendre une bonne caisse. 16 000 € la paire + d’infos sur ON-mag.fr
Xavian Madre Perla Exclusiva : de belles enceintes haut de gamme au look champêtre, qui restent très compactes. 4300 € la paire + d’infos sur ON-mag.fr Amplis-tuners Hifi réseau Yamaha R-N1000E et R-N800A, conçus pour susciter l’émo�on. 1600 et 1100 € + d’infos sur ON-mag.fr ON-mag >> 2023-3 17
SHOWROOM 18 ON-mag >> 2023-3 Moon North by Simaudio : évolu�on tout en majesté pour des électroniques Hifi de référence. + d’infos sur ON-mag.fr
ON-mag >> 2023-3 19 Ampli Hifi Naim Nait 50 : un cinquan�ème anniversaire qui se paie au prix fort ? 3000 € + d’infos sur ON-mag.fr Nouveau trio home cinéma chez Dali : belles voix, basses encastrables discrètes et amplifica- �on cachée puissante. + d’infos sur ON-mag.fr Mar�n Logan Mo�on Founda�on Series : des enceintes acous�ques au nom pres�gieux et au prix abordable. + d’infos sur ON-mag.fr
Px8 McLaren Edition Bowers & Wilkins et McLaren partagent la même obsession, celle de l’esthétique et de la performance. Pour célébrer ce partenariat, Bowers & Wilkins crée une édition spéciale de son casque sans fil : le Px8 McLaren Edition. bowerswilkins.com
LES CASQUES ET ÉCOUTEURS
Maxwell AUDEZE Bien qu’Audeze soit un constructeur de casques à l'origine orienté vers la Hifi, il s'est instantanément fait une place parmi les grands acteurs du casque de gaming, grâce à ses excellents Mobius et Penrose. Modèle de la maturité, le Maxwell, toujours équipé de transducteurs planaires, entend corriger les quelques défauts de ses deux prédécesseurs, tout en montant d'un cran sur la par�e technologique, cela pour un prix abordable (à par�r de 300 euros). L’Audeze Maxwell serait-il le casque de gaming ul�me ? par Guillaume Fourcadier Une solide base de casque Hifi, pas pour toutes les cervicales Oubliez le châssis tout en plastique des Mobius et Penrose, le Maxwell franchit clairement un cap. Hormis ses coques en polymère dense, l'ensemble de la structure consiste en un beau mélange d'aluminium et d'acier, ce qui lui confère un aspect infiniment plus désirable, voire luxueux. Ce changement majeur passe surtout par une transformation substantielle du design, bien plus massif, calé sur celui du casque Hifi ouvert, comme l'Audeze MM-100. Les coques délaissent le format ovale (Mobius et Penrose) pour un format rond de grand diamètre. L'évolution du volume et la construction plus dense ont des conséquences sur le poids du casque, qui est considérable : 490 g sur la balance. C’est d’ailleurs l'un des seuls points noirs du Maxwell. Audeze limite largement la casse grâce à un très large repose-tête en cuir qui répartit à merveille la pression. Toutefois, nombre d’utilisateurs ne supporteront pas ce casque pour de longues sessions. De même, les coussinets en cuir, très doux et enveloppants, sont particulièrement larges, ce qui est peu compatible avec les très petites têtes. Surtout, le système de réglage de la hauteur nécessite encore des améliorations. Représenté par un ensemble de trois crans tenus par une vis, il se montre à la fois laborieux (nécessite un tournevis) et trop peu précis. L'ultra polyvalence Sorte de Penrose modernisé et plus complet, l'Audeze Maxwell peut être considéré comme un véritable hub sonore tant ses possibilités sont nombreuses. En plus de son fonctionnement principal, qui consiste en une transmission basse latence via un dongle USB-C, ce casque dispose d'une puce Bluetooth, d'une entrée sur prise mini jack 3,5 mm (non utilisable casque éteint) et même d'une entrée USB-C. En apparence secondaire, la connexion Bluetooth est d'une impressionnante modernité. Outre le Multipoint et le support du codec LDAC, la puce Bluetooth 5.3 est compatible avec le futur standard LE Audio. Autre avantage de taille, il est possible de maintenir une double connexion dongle + Bluetooth et de basculer très simplement de l'une à l'autre. Cerise sur le gâteau, l'autonomie s'établit à environ 80 h, que ce soit en liaison Bluetooth ou sans fil depuis le dongle USB. L'unique limite en matière de connectivité tient dans la compatibilité de l'émetteur USB avec les consoles de jeu. L'Audeze Maxwell est donc proposé en deux versions, qui se distinguent par le type de dongle USB livré : PC/PlayStation ou PC/Xbox (la seconde est un peu plus chère, puisqu’elle est vendue à 330 €, soit 30 € de plus). Gaming, réglages et nomadisme À l'inverse de bien des constructeurs, Audeze propose un casque clé en main pour le gaming. Il n'y a pas ici de boîtier externe ou de fonctions extravagantes. Toutes les commandes sont accessibles sur le casque, via un jeu de molettes cliquables et de boutons. Cette disposition est plutôt bien pensée, mais elle nécessite un temps d'adaptation conséquent. À l'image du casque, l’application dédiée Audeze HQ va à l'essentiel. Elle se limite à quelques 300 € TEST 22 ON-mag >> 2023-3
Notre avis Construction Confort Fonctions Performances Spécifications •Type : casque de gaming sans fil •Transducteurs planaires de 90 mm •Aimants Fluxor, guide d'ondes Fazor, bobines Uniforce •Réponse en fréquences : 10 Hz – 50 kHz •Niveau SPL max : 120 dB •Dongle USB-C pour transmission basse latence •Compatibilité (dongle) : PC/Mac, PS4/PS5 (version PC/ PlayStation seulement), Xbox One/Xbox Series (version PC/Xbox seulement), Nintendo Switch, Android, iOS •Fonctionnement USB-C (24 bits/96 kHz) •Compatibilité USB-C : PC/Mac, PS4/PS5, Nintendo Switch, Android, iOS •Entrée jack 3,5 mm •Microphone cardioïde avec réduction de bruit FILTER •Puce Bluetooth 5.3 : Multipoint, codec LDAC, compatibilité LE Audio (LC3 et LC3+) •Poids : 490 g •Inclus : dongle USB-C, adaptateur USB-A vers USB-C, câble USB-C vers USB-C, câble jack, microphone flexible avec bonnette •Prix : 300 euros (version PC/PlayStation), 330 euros (version PC/Xbox avec licence Dolby Atmos informations d'état, à l'intégration et la personnalisation d'égaliseurs ainsi qu'à un réglage du microphone. L'appli Audeze HQ est disponible sur PC, ainsi que sur smartphone. Cette deuxième version permet notamment d'appliquer des réglages, même lorsque le casque est connecté à une console. Pour ne rien gâcher, la partie microphone est d'excellente qualité. Créé en partenariat avec Shure, le microphone flexible (détachable) propose une captation de la voix naturelle et très efficace pour filtrer les bruits extérieurs. Que ce soit en gaming ou en utilisation nomade, rendue possible par la bonne isolation phonique passive des coussinets, l'Audeze Maxwell laisse une sensation de réelle polyvalence, d'adaptation quasi parfaite aux différents usages auxquels nous le soumettons. Dans cette optique nomade, le poids demeure son ennemi principal, l'absence de réduction de bruit active arrivant à la seconde place. L'audiophile gamer ou le gamer audiophile ? L'Audeze Maxwell est doté, comme tous les autres casques de la marque, de transducteurs orthoplanar (ou planaires). Il s'agit de haut-parleurs de nouvelle génération, de 90 mm de diamètre, dignes d’équiper les meilleurs casques Hifi. Ils démontrent à quel point de bons transducteurs planaires dépassent les transducteurs dynamiques classiques que l'on trouve sur presque tous les casques de gaming ou nomades concurrents. La signature sonore du Maxwell, d'un équilibre admirable, s'accompagne d'un niveau technique que l'on ne trouve habituellement pas dans cette gamme de prix, quel que soit le type de casque. Le constat est simple : aucun autre modèle de gaming ne peut rivaliser du point de vue des performances acoustiques. L’Audeze Maxwell parvient à combiner puissance, rapidité, ampleur des basses, détails, précision, le tout sans aucune emphase à telle ou telle fréquence. Hormis quelques légers creux de la réponse en fréquences autour de 6-8 kHz, l'impression de justesse tonale est quasi absolue. Audeze a clairement optimisé la gestion du haut du spectre par rapport au Penrose. Ce registre, encore un peu oscillant sur les précédentes créations de la marque, gagne ici en précision et en maîtrise. Tout est ainsi naturel, présenté avec une telle facilité par les transducteurs, que l'on se demande presque pourquoi l'Audeze Maxwell affiche un tarif si abordable. En effet, même dans une simple optique nomade, la concurrence sonore serait presque inexistante. Pour trouver un adversaire à sa taille, il faut se rapprocher de créations exceptionnelles, comme le Focal Bathys, et des quelques autres références planaires. On peut ainsi affirmer que le Maxwell exploite parfaitement les qualités de ses transducteurs. Déterminante pour l'utilisation sur les jeux vidéo, l'ampleur sonore du casque est d'un très bon niveau, à défaut d'égaler celle d'un casque ouvert. Seule sa projection du son vers l'avant reste limitée, ce qui est assez typique d'un casque planaire, mais celle-ci peut rapidement être compensée par le traitement spatial : Atmos for Headphones sur PC et Xbox, Tempest 3D sur PlayStation 5. Enfin, on ne peut que saluer la qualité des égaliseurs prédéfinis. Loin d'être outranciers, ils parviennent au contraire à ajuster la signature sonore avec beaucoup de finesse. En résumé Complet, robuste, mais surtout doté d'une qualité sonore exceptionnelle au vu de son prix, l'Audeze Maxwell est bien plus que l'un des meilleurs casques de gaming du marché. Si ses dimensions et son poids restent des freins évidents, ne serait-ce qu'en matière de nomadisme, sa polyvalence est admirable. Une grande réussite portée par des transducteurs planaires d'exception, à défaut d'être un produit parfait. ON-mag >> 2023-3 23 ■
Studio Pro BEATS Quatrième version du plus célèbre casque audio de Beats, le Studio Pro symbolise un nouveau départ haut de gamme (400 euros) pour la marque. Ce modèle est ainsi bourré d'ambi�on et de bonnes idées, mais est-il vraiment bien taillé pour le marché actuel impitoyable des casques nomades haut de gamme, sans fil et à réduc�on de bruit ? par Guillaume Fourcadier TEST Spécifications •Type : casque Bluetooth à réduction de bruit active •Transducteurs de 40 mm à membrane double polymère •Codecs Bluetooth : SBC, AAC •Entrées filaires : USB-C (24 bits/48 kHz), jack 3,5 mm •Compatibilité iOS et Android : Spatial Audio (tracking sur iOS seulement), appairage rapide, Find My •Compatibilité Hey Siri à la voix (iOS) •Connexion Multipoint entre appareils Google Fast Pair •Autonomie annoncée : 24 h avec ANC, 40 h sans ANC •Poids : 268 g •Inclus : pochette de transport semi-rigide, câble jack, câble USB-C vers USB-C Passé recomposé Ne reniant pas la forme iconique de ses prédécesseurs, le Beats Studio Pro est un bel exemple de design simple et épuré, qui ne vieillit tout simplement pas. Nous pouvons néanmoins regretter que cette fidélité formelle ne s'accompagne pas d'une construction améliorée, puisque celle-ci, tout en étant relativement sérieuse, est un peu classique pour les standards d'aujourd'hui, trop "tout plastique". Côté confort, si le casque est à la fois léger (268 g) et bien équilibré, ses coussinets risquent de diviser. D'excellente facture et très doux au toucher, ils sont étonnamment peu profonds. De fait, selon les morphologies, les oreilles peuvent rapidement avoir tendance à venir toucher la grille des haut-parleurs, ce qui peut devenir désagréable à la longue et gêner l'isolation phonique. Android, iOS et des regrets Bien que Beats soit théoriquement sous l'égide d'Apple (sa maison mère), le Studio Pro s'en émancipe légèrement en intégrant une puce 100% Beats. Grâce à cette dernière, il devient le seul casque du marché à proposer l'appairage rapide, la géolocalisation (fonction Find My) et la prise en charge du son Spatial, à la fois sur iOS/Mac OS et Android/Chromebook. Cette idée géniale fait de lui un authentique caméléon, qui n'est limité par aucune technologie propriétaire. Malheureusement, cette excellente caractéristique s'accompagne d'une certaine pauvreté dans les fonctions annexes proposées : il n'y a notamment ni égaliseur, ni réglages sonores avancés pour ce casque. Mais le Beats Studio Pro est avant tout décevant d'un point de vue technologique. Son système ANC (de réduction active des bruits extérieurs) est digne d'un simple casque de milieu de gamme. Ses microphones utilisés lors des conversions téléphoniques sont juste passables. En outre, il ne prend en charge aucun codec Bluetooth moderne tels que l’AptX Adaptive ou le LDAC. C'est simple, sur ces points, le casque ne semble pas s'être modernisé aussi rapidement que la concurrence. Dommage car d'autres aspects, comme l'intégration d'entrées filaires en USB-C et en jack 3,5 mm, prouvent que Beats veut vraiment bien faire les choses. Équilibre piquant Animé par des transducteurs électrodynamiques de 40 mm, le Studio Pro délivre un son très équilibré dans le bas du spectre, voire un peu timide. À l'inverse, le profil des aigus est légèrement montant, ce qui lui donne une personnalité plus claire que ronde, mais plutôt percutante. Cela lui confère un bon comportement sur la plupart des styles musicaux, mais une certaine aversion pour les mixages trop agressifs. Décidément éloigné des habitudes de la marque, ce casque nomade délivre un son d'un niveau technique très satisfaisant, mais qui manque sans doute d'un peu de coffre, d'un peu d'ampleur. La scène sonore est ainsi cohérente, mais légèrement restreinte. Dommage car le niveau de détails est bien là et si le Beats Studio Pro peut s'avérer un brin piquant dans les aigus, il montre une bonne maîtrise dans ce registre. Avec un peu d'égalisation, il aurait pu gagner en polyvalence et en assurance. Notre avis 24 ON-mag >> 2023-3 400 € ■
YAMAHA.COM TRADITION & MODERNITÉ Dans un monde dominé par la musique dématérialisée et les services de streaming en ligne, Yamaha a su combiner la nostalgie de l’écoute analogique d’un vinyle avec la technologie du numérique. Associée à la nouvelle gamme des amplis-tuners R-N, cette combinaison offre une expérience musicale inégalée, alliant le meilleur des deux mondes : la chaleur du son analogique et la flexibilité du numérique. Ils offrent une large possibilité de connectivité grâce à des entrées analogiques traditionnelles, d’une entrée phono et de multiples entrées numériques telles qu’un DAC USB et une prise HDMI ARC*. Autre fonction disponible, la calibration acoustique automatique YPAO™️ pour optimiser votre écoute même dans les pièces les plus atypiques. Simple d’usage, vous pouvez piloter votre système au travers de l’application multiroom MusicCast pour partager votre musique dans plusieurs pièces et également profiter des meilleurs services de streaming en haute résolution. *R-N2000A et R-N1000A DISCOVER TRUE SOUND* R-N800A R-N1000A R-N2000A *DECOUVREZ LE SON AUTHENTIQUE
PX8 BOWERS & WILKINS Présenté en même temps que le pres�gieux PX7 S2, le casque nomade Bowers & Wilkins PX8 cons�tue une version encore plus exclusive. Ici, l'aspect premium du premier modèle laisse place à un luxe authen�que et à une légère améliora�on sonore. Un raffinement à la hauteur des préten�ons pécuniaires (700 euros contre 430 euros) ? C'est ce que nous allons voir. Par Guillaume Fourcadier L'excellence à maturité Sans s'éloigner de la formule initiée sur le PX7 S2, le casque sans fil et à réduction de bruit B&W PX8 nous montre ce que peut faire le constructeur avec un budget encore plus conséquent. C'est simple, le PX8 est sans doute le casque le plus luxueux de l'univers nomade, même en prenant en compte de sacrées références. Le Focal Bathys est lui aussi un casque premium, mais les matériaux employés n'ont rien de comparable. L'Apple AirPods Max met en avant un assemblage irréprochable, tout en étant moins luxueux. Le Mark Levinson No. 5909 utilise plus de plastique. Son plus sérieux adversaire en la matière est probablement le H95 de Bang & Olufsen, magnifique création de cuir et d'aluminium. Ce dernier ne s'incline face à son rival que sur la finition, encore plus soignée chez B&W. En effet, le Bowers & Wilkins PX8 est le genre de casque tout simplement irréprochable sur la forme. S’il arbore un design général très proche de celui du PX7 S2, B&W le libère des derniers éléments en plastique, optant pour une surabondance de matériaux nobles. Les coques sont en aluminium anodisé et leur cerclage incliné est recouvert de cuir nappa. Le reste de la structure est au diapason : branches (yokes) en aluminium anodisé et sellerie (coussinets et bandeau) en cuir nappa. Cette démonstration de luxe se déploie sans concéder aucun errement au niveau des finitions et sans alourdir le casque, qui pèse 320 g sur la balance. Ainsi, malgré son apparente densité, le B&W PX8 est-il léger et très confortable. Le bandeau est suffisamment rembourré pour ne pas appliquer trop de pression sur le crâne, le serrage est contenu, et les coussinets des oreillettes sont très doux. Une seule chose détonne dans cette présentation : la housse de transport. Celle-ci est tout simplement identique à celle du casque PX7 S2, à savoir une mallette rigide habillée de tissu, loin de celle en aluminium qui accompagne le B&O H95. Même expérience ergonomique, isolation phonique en léger progrès Si la forme du PX8 est un véritable régal, son ergonomie ne présente aucune évolution par rapport à celle des autres casques nomades de la marque. La navigation et le contrôle de volume reposent toujours sur un ensemble de boutons. Cette recette est simple et éprouvée à défaut d’être moderne. Le constructeur a notamment eu la bonne idée de conserver la surface texturée du bouton central (lecture/pause/navigation), ce qui permet de ne jamais s'embrouiller dans les commandes. Reste que, hormis la présence d'un détecteur de port, rien ne fait du PX8 un modèle ergonomiquement avancé. Cette remarque s'étend à l'application dédiée Bowers & Wilkins Music sur smartphone, qui s'illustre par sa clarté, mais surtout par son côté épuré. En effet, si tous les réglages et fonctions sont clairement affichés, rendant la navigation simplissime, ceux-ci sont trop peu nombreux. Assez symptomatiques de ce choix, les réglages sonores 700 € TEST 26 ON-mag >> 2023-1
BOWERS & WILKINS Notre avis Construction Comfort Performances Musicalité Spécifications •Type : casque Bluetooth à réduction de bruit active •Transducteurs de 40 mm avec dôme carbone •Puce Bluetooth 5.2 •Codecs audio supportés : SBC, AAC, AptX, AptX HD, AptX Adaptive •Autonomie annoncée : 30 h avec ANC •Port USB-C : recharge et entrée audio •Compatibilité 24 bits/96 kHz via USB-C •Poids : 320 g •Finitions : noir, beige clair, éditions spéciales McLaren ( •Inclus : mallette de rangement rigide, câble USB-C vers USB-C, câble USB-C vers jack 3,5 mm se limitent à un ajustement des basses et des aigus. Le plus gros reproche que nous pourrions adresser à un casque vendu à ce tarif est l'absence de prise jack, ce qui rend impossible son utilisation en mode passif (éteint). À l'inverse, sa connectique USB-C lui permet, outre la recharge, de se raccorder à une interface numérique USB (en 24 bits) ou à une sortie jack, via son câble jack 3,5 mm vers USB-C (fourni). Bowers & Wilkins oblige, le PX8 prend en charge les codecs Bluetooth Qualcomm les plus modernes, AptX Adaptive en tête, tout en ignorant le LDAC de Sony. La base technologique du casque rejoint clairement celle du PX7 S2, c'est pourquoi son isolation phonique est proche. Elle n'est pourtant pas totalement identique. En effet, si la réduction de bruit dans les basses fréquences bénéficie du même traitement, le PX8 paraît légèrement prendre l'ascendant sur l'isolation passive (à partir des 500 Hz – 1 kHz), sans doute grâce à ses coussinets différents. Sur ce plan, nous avons un casque qui n'atteint pas le niveau de réduction de bruit stratosphérique d'un Sony WH-1000Xm5, mais dépasse sensiblement les Focal Bathys et B&O H95. L'endurance est une autre de ses forces, puisque l’autonomie oscille entre 30 h (avec ANC sous codec AptX Adaptive) et presque 45 h (sans ANC avec codec AAC). Puissance Bowers & Wilkins, encore plus maîtrisée De prime abord, B&W ne semble pas transcender l'expérience sonore. Ici, le constructeur utilise toujours des transducteurs dynamiques de 40 mm, mais il délaisse son iconique membrane en biocellulose pour un mystérieux dôme en carbone. Une fois sur les oreilles, ce casque montre une personnalité sonore très proche de celle du PX7 S2, mais qui profite d'une meilleure qualité technique. En effet, le Bowers & Wilkins PX8 propose un son au moins aussi puissant et ample, avec des basses en avant, mais fait preuve de plus de maîtrise et d'un meilleur niveau de détails. Cela est particulièrement vrai dans les extrêmes, fréquences dans lesquelles le nouveau transducteur présente des atténuations de notes plus franches et une gestion des transitoires améliorée. Malgré son côté très énergique et franchement rond, le PX8 ne déborde jamais, il sait chercher de la nuance en toutes circonstances, même sur les morceaux de musique très complexes. Il peut tout de même être utile d'abaisser les basses d'un cran dans l'application, afin d'équilibrer l'écoute sans perdre en qualité. Si son caractère batailleur est évident, ce casque parvient à distiller une sonorité suave lorsque cela est nécessaire, particulièrement sur les genres chaleureux comme le Jazz. À l'image des basses, les hautes fréquences, marquées par quelques pics et oscillations, profitent elles aussi de la nouvelle membrane des transducteurs. Les quelques traces de brillances du petit frère sont ici presque intégralement gommées. La scène sonore reste proche de celle du PX7 S2, c’est-à-dire profonde et cohérente, avec une très belle séparation des instruments, à défaut de posséder une ampleur magistrale. Sur ce plan, le Bathys de Focal est bien plus proche d'un vrai casque de salon. Le PX8 est entre deux eaux, car il se permet d'être très au-dessus de la moyenne des casques nomades, sans briser le plafond de verre qui le sépare d'un imposant casque Hifi. De fait, ce modèle reprend à son compte les améliorations sonores du PX7 S2, sa grande polyvalence, en optimisant tous les éléments au maximum. Les différences ne sont pas immenses et ne justifient peut-être pas les 270 euros d’écart, mais n'en restent pas moins notables. En résumé Véritable démonstration de savoir-faire, le casque sans fil et antibruit PX8 de Bowers & Wilkins est probablement le casque nomade luxueux le plus abouti du marché. Son degré de finition, sa maîtrise technologique ainsi que sa qualité et ses performances sonores en font l'un des rares casques du genre sans réel défaut. ■ ON-mag >> 2023-1 27
Stax Spirit S3 EDIFIER L'Edifier Stax Spirit S3 est un casque Bluetooth, sans fil donc, de voca�on nomade et aux promesses de son très audiophile. Contrairement à ce que sa référence peu sub�le au légendaire constructeur japonais de casques électrosta�ques laisse penser, il n'adopte pas de transducteurs électrosta�ques, mais d'ambi�eux transducteurs planaires créés en partenariat avec Audeze. De quoi concilier nomadisme et son Hifi ? par Guillaume Fourcadier 380 € TEST 28 ON-mag >> 2023-3
Notre avis Construction Confort Performances Musicalité Spécifications •Casque Bluetooth à transducteurs planaires •Transducteurs Audeze orthodynamiques de 89 x 70 mm •Réponse en fréquences : 20 Hz – 40 kHz •Impédance : 24 ohms •SPL : 94 dB/mW •Puce Bluetooth 5.2 avec connexion multipoint •Codecs supportés : SBC, AAC, AptX, AptX HD, AptX Adaptive •Certification Snapdragon Sound •Autonomie annoncée : 80 h •Temps de charge : 1 h 30 •Inclus : 2 jeux de coussinets (cuir et tissu respirant), câble jack, câble USB, housse de transport rigide •Poids : 329 g De la polyvalence, mais des limites Malgré sa structure pliable très élégante, le Stax Spirit S3 ne coche pas toutes les cases d'un bon casque nomade. Son approche assez premium, qui passe par l'utilisation de deux jeux de coussinets (en cuir et tissu respirant) et d'un repose-tête habillé de cuir, ne compense pas certaines petites imperfections de finition et d'assemblage. Sa structure est un peu grinçante et son poids est assez important (329 g), ce qui est préjudiciable au confort lors des longues sessions d'utilisation. Sa seconde limitation vient de l'absence de réduction de bruit active, qui le rend peu pertinent pour des écoutes dans des lieux bruyants comme les transports en commun. Dommage, car ce casque doté d'une puce Bluetooth très moderne estampillée Snapdragon Sound supporte le codec AptX Adaptive et la connexion multipoint. De plus, il jouit d'une autonomie absolument titanesque, dépassant sans peine les 80 h. Les commandes disponibles sur le casque, limitées à trois boutons, assurent parfaitement l'essentiel des fonctions classiques, mais sont assez peu différenciables au toucher. De son côté, l'application dédiée Edifier Connect propose une expérience spartiate, mais assez efficace. Elle permet d'accéder à différents réglages sonores, non personnalisables, qui s'adaptent au type de coussinets (cuir ou tissu) montés sur le casque. Si l'ergonomie générale est bonne, difficile de comprendre l’un des choix techniques d’Edifier : l'impossibilité pour ce casque de fonctionner en mode filaire passif (casque éteint), fonctionnement pourtant classique pour toute utilisation sédentaire (avec un bon ampli casque). Le Stax Spirit S3 n'est donc ni un casque nomade idéal, ni pensé pour une vraie expérience de salon. La technologie reine On peut reprocher bien des choses à l'Edifier Stax Spirit S3, mais l'intégration d'ambitieux transducteurs planaires Audeze (avec membrane en partie développée par Edifier) de 89 x 70 mm lui apporte un immense avantage sonore. Sur ce point, quels que soient les coussinets utilisés, le casque est à la hauteur des attentes. Outre la signature sonore équilibrée, particulièrement dans les basses et les médiums, l'Edifier Stax Spirit S3 affiche une maîtrise technique grandiose, notamment dans le bas du spectre. Il parvient à conserver énormément d'énergie et de détails, sans accentuation sonore et sans creux marqué. La sensation de naturel et de simplicité qu’il procure, qui va de pair avec sa gestion impériale des difficultés, en font un monstre de polyvalence, aussi à l'aise sur du Classique que sur les genres musicaux énervés et tranchants, aussi surprenant sur les mixages aérés que sur les enregistrements compliqués. Pour les néophytes de l'orthodynamique, l'absence quasi totale d'emphase basseuse peut dérouter, elle peut même rimer avec ennui. Mais, très rapidement, ce choix s'impose comme le plus naturel. Difficile de faire plus convaincant pour un casque Bluetooth, puisque son unique limite technique vient de sa scène sonore peu large, une caractéristique très habituelle dans le monde des casques planaires. En résumé Rare modèle sans fil équipé de transducteurs orthoplanar, l'Edifier Stax Spirit S3 n'est clairement pas le casque nomade parfait, que ce soit à cause de son poids, de sa finition moyenne ou surtout de sa faible isolation phonique. Edifier manque ainsi une belle occasion de rouler sur la concurrence, car en contrepartie, les performances sonores proposées sont au-dessus de la mêlée. ON-mag >> 2023-3 29 ■
N°5909 MARK LEVINSON Le casque Mark Levinson N°5909 a été présenté pour la première fois à l'occasion du CES de Las Vegas de 2022. C'est, à notre connaissance, l’un des deux casques nomades sans fil et an�bruit les plus chers du marché (avec le T+A solitaire T), se posi�onnant audessus de l'Apple AirPods Max, du Bowers & Wilkins PX8, du Bang & Olufsen Beoplay H95 et du Focal Bathys. Voyons si c'est également le plus performant. par Pierre Stemmelin Mark Levinson, c'est la marque par excellence des électroniques Hifi High-End, celle qui a en quelque sorte inventé le genre en mettant en application la philosophie "cost no object". Fondée en 1972 par Monsieur Mark Levinson, elle n'en est jamais tombée pour autant dans l'ésotérisme. Elle fait aujourd'hui partie d'Harman Luxury Audio Group qui est lui-même propriété de Samsung. Pas d'extravagance, mais du sérieux, du confort et de l'élégance Avec le N°5909, on retrouve le sérieux et la rigueur légendaires de Mark Levinson. Ce modèle nomade, si cher soit-il, ne fait absolument pas dans l'extravagance et n'affiche son luxe intrinsèque que de façon élégante et discrète. Il s'agit du premier casque de Mark Levinson et la formule est déjà totalement maîtrisée. Le N°5909 s'habille d'un 1000 € TEST 30 ON-mag >> 2023-3
Notre avis Construction Fonction Performances Musicalité Spécifications •Type : casque fermé, actif et sans fil, avec système de réduction du bruit (ANC) •Transducteurs : de 40 mm au béryllium •Circuit numérique : 24 bits/96 kHz •Liaison Bluetooth : 5.1, compatible avec les codecs LDAC, AAC et AptX •Commandes et réglages : boutons physiques sur le casque, application iOS et Android en complément •Autonomie : 34 heures sans ANC, 30 heures avec ANC •Recharge rapide : 6 heures d'autonomie pour 15 min de charge •Accessoires fournis : câbles USB-C vers mini jack de 4 m et 1,25 m, câble USB-C de 1,25 m, adaptateur USB-C vers USB-A, adaptateur mini jack vers jack 6,35 mm, adaptateur prise avion, mallette de rangement •Poids : 344 g revêtement métallisé très chic "noir perlé", "étain glacé" ou "rouge radiant" (selon la finition choisie) souligné de quelques touches argentées ou vermillon. Sa structure en alliage d'aluminium n'appelle aucun reproche. À la fois très solide et d'une excellente élasticité, elle paraît particulièrement résistante à la torsion ou à l'étirement. Même constat pour ce qui concerne le confort malgré un poids un peu élevé de 353 g sur notre balance. Grâce à ses coussinets bien épais, à mousse à mémoire de forme, habillés de cuir et grâce à un couple de serrage bien dosé et réparti, le Mark Levinson N°5909 tient bien en place tout en étant agréable à porter pendant de longues sessions. Les commandes du casque se font par des boutons qui tombent bien sous les doigts. Elles donnent notamment la possibilité de choisir entre trois modes de fonctionnement : "passive" (ANC désactivé), "noise cancelling" (ANC activé) et "ambient awareness" (retour sonore permettant d'entendre ce qu’il se passe autour). En complément, l'appli compagnon sur smartphone permet d'ajuster le niveau de réduction de bruit (ANC) sur trois niveaux ("high", "adaptive" et "low"), d'égaliser les basses ("neutral", "enhanced", ou "attenuated"), d'activer la détection automatique de port ou l'extinction automatique. Un son franc et musclé Les coques des oreillettes du Mark Levinson N°5909 sont composées d'éléments en métal et de matériau synthétique antirésonant moulé. Chacune est équipée d'un transducteur de 40 mm, à membrane revêtue d'une fine couche de béryllium, et de plusieurs microphones, pour la captation de la voix lors des appels téléphoniques ainsi que pour faire fonctionner le système actif antibruit (ANC). Ce dernier, même s'il est loin des sommets atteints par les modèles haut de gamme de Bose et Sony, se montre d'une bonne efficience. Il filtre assez bien les hautes fréquences venant de l'extérieur tout en renforçant la perception des basses fréquences du signal audio. Le Mark Levinson N°5909 peut fonctionner sans fil et il est compatible avec le codec Bluetooth Hi-Res LDAC de Sony. Il peut aussi être branché en filaire en analogique ou numérique. Tous les câbles et adaptateurs nécessaires sont fournis avec sa belle mallette de rangement. À l'écoute, ce casque s'affirme par des performances réellement haut de gamme. Il délivre un son énergique, avec des basses qui peuvent être très denses et massives (selon le mode choisi), des aigus qui ne font pas dans la discrétion et sont capables d'être très incisifs. Le son est franc, légèrement physiologique, mais le Mark Levinson N°5909 ne cherche pas à enjoliver le message. Si la source n'est pas à la hauteur, il le fait entendre. Si la transmission se fait en Bluetooth basse définition, on le remarque tout de suite. Les meilleurs résultats sont obtenus avec des sources numériques Hi-Res, que ce soit en filaire ou sans fil. C'est là que ce casque peut alors montrer sa différence par rapport à des modèles nomades standard, révéler sa capacité à explorer de façon inhabituelle jusqu'aux plus lointaines extrémités du spectre, avec une puissance importante, une grande maîtrise et un niveau de détails très élevé. En conclusion Le Mark Levinson N°5909 n'est peut-être pas le tout meilleur casque nomade, mais il assume bien son statut très haut de gamme. Bien conçu, très sérieux, solide, confortable et élégant, il propose une réduction de bruit d'une efficacité correcte et des performances sonores qui prennent le large sur les sources Hi-Res grâce à un rendu sonore très énergique, puissant et détaillé. ON-mag >> 2023-3 31 ■
Voyager Free 60+ UC POLY Doucement mais inévitablement, Plantronics/Poly a qui�é le secteur grand public pour proposer des solu�ons professionnelles. La fin des ambi�ons audiophiles ? Les nouveaux écouteurs Voyager Free 60+ UC risquent de ne pas être d'accord. par Guillaume Fourcadier TEST Spécifications •Type : écouteurs true wireless à réduction de bruit, IP54 •Boîtier de charge (compatible Qi) à écran OLED tactile •Dongle Bluetooth USB-A pour connexion prioritaire •Fonction émetteur du boîtier via connexion jack 3,5 mm •Puce Bluetooth 5.3 avec connexion Multipoint •Autonomie : 5 h 30 avec ANC, 8 h sans ANC ; 2 recharges supplémentaires avec l'étui de charge •Poids total : 92 g •Inclus : dongle Bluetooth USB-A, 3 tailles d'embouts, câble de charge USB-C/ USB-A, câble USB-C/jack 3,5 mm Un beau déluge de fonctions À l'inverse du casque Voyager 8200 UC, qui était calqué sur la base un peu datée d'un ancien casque, les Voyager Free 60 sont modernes à tous les niveaux. Si la tige un peu longue des écouteurs et la boîte franchement imposante peuvent perturber, ce sont bien là les seuls reproches formels que nous adresserons à l'ensemble. Assez élégants et bien finis, ces écouteurs certifiés IP54 procurent un excellent confort et une bonne tenue, grâce à leurs embouts coniques peu intrusifs. De plus, la présence combinée d'une zone tactile, certes pas très réactive, et d'un bouton, permet des contrôles presque complets. Mais le gros plus du produit est ailleurs. En effet, à l'image des récents JBL Tour Pro 2, les Voyager Free 60+ UC disposent d'un boîtier de charge équipé d’un écran tactile affichant le réglage du volume, la navigation dans les pistes, le contrôle de l'ANC, etc… En théorie, il permet de se passer sans problème de l'application dédiée Poly Lens. Les écouteurs ne s’arrêtent pas là. Ils disposent d'autres fonctions avancées, comme la possibilité d'utiliser le boîtier en tant qu'émetteur en le raccordant à une prise jack (d'avion par exemple), une fonction bien pratique mais encore rare, initiée sur les B&W PI7. Enfin, l'orientation professionnelle du produit implique la présence d'un dongle USB (Bluetooth), permettant de créer un pont prioritaire (certification Zoom et Microsoft Teams) avec les écouteurs. Pour ne rien gâcher, les Voyager Free 60+ UC peuvent se connecter à deux appareils en même temps. ANC, microphones et des basses qui manquent de Poly-tesse Éloigné depuis quelque temps du très concurrentiel secteur grand public, Poly tient ici un produit tout à fait au goût du jour. Sans concurrencer les meilleurs modèles du marché, Apple AirPods Pro 2 en tête, les Voyager Free 60+ UC intègrent une réduction de bruit active particulièrement efficace dans les basses et les médiums, et plutôt correcte dans les hauts médiums. Ils affichent ainsi une certaine cohérence dans leur gestion de l'isolation phonique, cohérence qui apparaît également dans la qualité des microphones en appel. En plus d'être très naturelle en milieu calme, la captation vocale parvient à rester intelligible en environnement bruyant, ce qui est un luxe sur ce type de produit. Côté son, s'il ne faut pas demander aux Voyager Free 60+ UC de concurrencer les modèles de Sony et Sennheiser, ils n'ont pas à rougir. La qualité sonore est assez bonne, avec un bon niveau de détails et une certaine polyvalence dans l'écoute, malgré une signature acoustique particulièrement expressive : basses très en avant et brillance dans les aigus. On n'achète pas les Voyager Free 60 pour le son, mais ce point ne gâche nullement les grandes qualités de l'ensemble. En résumé Destinés avant tout à un usage professionnel et loin d'être abordables, les Poly Voyager Free 60+ UC n'en sont pas moins des écouteurs true wireless très recommandables. Maîtrisés technologiquement, ils se démarquent de la concurrence grâce à leur ergonomie novatrice. Notre avis 32 ON-mag >> 2023-3 368 € ■
TO THE NEXT DECADE OF WIRELESS HIFI ;Ażk (W(A;ż;;(eNRR(N 3U«SDUH]YRXV ¢ YLYUH XQH H[S«ULHQFH PXVLFDOH HQ 6WUHDPLQJ 0XOWL5RRP +DXWH 5«VROXWLRQ FRPPH MDPDLVDXSDUDYDQW DYHF OH%OXHVRXQG12'( ; «GLWLRQDQQLYHUVDLUH &«O«EUDQW XQH G«FHQQLH GH[FHOOHQFHDXGLR OH 12'( ; HPPªQH OH SODLVLU GH OD PXVLTXH YHUV GH QRXYHDX[ VRPPHWV DYHF GHV IRQFWLRQQDOLW«V DP«OLRU«HV QRWDPPHQW XQ '$& (66 6DEUH $XGLRSKLOH HW XQ Y«ULWDEOH DPSOLILFDWHXU GH FDVTXH 7+; $$$Ɨ KDXW GH JDPPH SHUPHWWDQW XQH H[S«ULHQFH G«FRXWH VDQVFRPSURPLV $FF«GH] ¢ XQHYDVWH ELEOLRWKªTXH PXVLFDOH RX P¬PH ¢ YRWUH SURSUH ELEOLRWKªTXHQXP«ULTXH YLDODSSOLFDWLRQ %OX26 &RQWUROOHU HW SORQJH] GDQV XQH PXVLFDOLW« ¢ FRXSHU OH VRXIIOH $YHF VRQ «O«JDQWH ILQLWLRQDUJHQW«HF«OªEUDQW¢ODIRLVODIRUPHHWODIRQFWLRQOH12'(; LQDXJXUHODSURFKDLQHªUHGHOD+L)LVDQVILO
Oriole SIVGA Grand frère de l'atypique Robin, l'Oriole est un casque fermé qui perpétue la rece�e boisée du constructeur Sivga, dans un format entre-deux. En effet, le Sivga Oriole est autant un casque semi-nomade qu’un modèle de salon de pe�t format, un peu à la manière des Meze 99 Neo et 99 Classics. Un bon rapport qualité-prix (250 euros), malgré une concurrence très affûtée ? Guillaume Fourcadier TEST Spécifications •Type : casque filaire fermé circum-auriculaire •Coques en bois massif •Transducteurs dynamiques de 50 mm •Réponse en fréquences : 20 Hz – 20 kHz •Sensibilité : 108 dB/mW •Impédance nominale (1 kHz) : 32 ohms •Connecteurs : double jack mono 2,5 mm •Poids : 280 g •Inclus : câble de 1,8 m avec terminaison jack 3,5 mm, housse souple en chanvre •Déclinaison : bois sombre et sellerie noire ; bois clair et sellerie brun clair (version testée) J'exige un joli logis en losange jonché de bois Les coques ovoïdes du Robin étaient déjà surprenantes, mais l'Oriole pousse encore plus loin l'originalité. De section rectangulaire arrondie avec un dos plat en losange, ses coques sont assez uniques dans le paysage des casques audio, particulièrement dans la très laquée version claire (bois de rose) que nous avons pu tester. Une déclinaison plus sobre existe, qui correspond un peu plus aux goûts occidentaux. Quoi qu'il en soit, l'aspect très clinquant des coques, qui donne presque l’impression qu’elles sont en plastique, n'entrave pas l'excellente qualité de fabrication du casque. À défaut d'égaler la maestria formelle d'un Meze 99, Sivga sait comment marier les matériaux de qualité - bois, cuir et métal. Porté par un poids presque plume (280 g) et des coussinets bien englobants, le Sivga Oriole procure un confort dans la moyenne haute du genre, parfaitement adapté aux longues sessions d'écoute. On notera qu'à ce petit jeu, si on installe sur l'Oriole les coussinets à l'épaisseur presque surréaliste du Robin, ils lui permettent d'être encore supérieur sur ce point. Du 50 mm à tout faire, mais pas pour tout le monde Tout comme le Robin, le casque Oriole est équipé de larges transducteurs dynamiques de 50 mm et reste pourtant très facile à alimenter. Cette efficacité est doublée d'une grande tolérance au type de source. Le casque exprime ainsi très facilement son plein potentiel, que ce soit sur un ampli haut de gamme ou avec la simple sortie jack d'un smartphone. À l'oreille, nous retrouvons bien une partie de la sonorité de son petit frère, avec toutefois plus de mesure, notamment dans les basses. Sur ce point, sans perdre vraiment d'énergie, l'Oriole propose un bas du spectre équilibré, sans grande emphase. Ce meilleur sens de l'équilibre lui permet de gagner en polyvalence et en finesse. Les médiums sont de leur côté très agréables, légèrement mis en avant, tout en conservant une belle présentation. À l'inverse, les aigus diviseront clairement, du fait de leur caractère largement oscillant. L'Oriole manie simultanément la douceur et la brillance, avec un léger retrait dans le début des aigus, et des pics assez marqués vers les fréquences 8 kHz – 10 kHz. Pour certains, ce caractère constitue un compromis idéal, puisqu'il permet au casque de ne jamais être agressif, sans manquer de clarté pour autant. Il est, pour ce public, l'assurance d'avoir une réelle polyvalence dans les styles musicaux et même dans les usages (il s’avère très à l'aise sur la vidéo et sur les jeux). Il affiche un bon niveau de détails, tout en étant suffisamment indulgent avec les mauvais mixages. Pour d'autres, cette signature sonore pourra être perçue comme artificielle, éloignée d'une philosophie audiophile. Conséquence ou non de cette signature, si l'Oriole ne manque pas de qualités techniques, il ne déploie pas une scène sonore ni une séparation des instruments à la hauteur des meilleurs casques Hifi de la catégorie. Notre avis 34 ON-mag >> 2023-3 250 € ■
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WF-1000XM5 SONY Maîtrisés de bout en bout, les WF-1000Xm4 de Sony ont redéfini les standards des écouteurs true wireless haut de gamme. Deux ans après, les WF-1000XM5 s'a�aquent à un marché clairement plus mature, au sein duquel les améliora�ons semblent de plus en plus difficiles à apporter. Pourtant, poussés par une ambi�on technique démesurée et par une refonte de design, ces écouteurs très onéreux (320 euros) pourraient bien me�re tout le monde d'accord. par Guillaume Fourcadier L'évolution universaliste : les petites oreilles apprécieront Premium mais plus volumineux que la moyenne, les WF-1000XM4 ne s'adressaient clairement pas aux petites oreilles. Sony corrige enfin ce défaut et réduit sensiblement le volume avec des WF-1000XM5, 25% plus petits. Cette différence est notable, puisque les écouteurs ne se font plus ressentir dans le creux de l'oreille. Cette avancée, combinée à l'apparition d'une nouvelle paire d'embouts en mousse de polyuréthane à mémoire de forme de taille XS, rend le port de ces écouteurs intra-auriculaires beaucoup plus universel. À l'inverse, on ne constate pas de progrès flagrant sur la construction. Celle-ci reste assez sérieuse, tout en affichant un design moins inspiré, assez impersonnel. Le boîtier de charge, encore un peu plus compact qu'auparavant, conserve sa compatibilité Qi (recharge par induction), ainsi que son revêtement légèrement rugueux. 320 € TEST 36 ON-mag >> 2023-3
Notre avis Construction Confort Ergonomie Performances Spécifications •Type : écouteurs true wireless à réduction de bruit active •Certification IPX4 •Processeur Sony V2 •Unité dédiée à la réduction de bruit active Sony QN2e •Puce Bluetooth 5.3 avec connexion Multipoint •Codecs Bluetooth pris en charge : SBC, AAC, LDAC •Appairage rapide : Google Fast Pair, Swift Pair (Windows) •DAC interne de 24 bits avec DSP •Transducteurs : Dynamic Driver X de 8,4 mm •Autonomie : 8 h avec ANC ; 12 h sans ANC ; 2 cycles supplémentaires avec le boîtier de recharge •Recharge sans fil Qi •Recharge rapide : 1 h d'utilisation pour 3 min de charge •Poids (écouteurs + boîte) : 47 g •Inclus : paires d'embouts en mousse de polyuréthane (4 tailles) •Déclinaison : crème (version testée) ; noir Du tactile versatile et de l'innovation au niveau de l'application, grâce à l'arrivée du son Spatial 3D Petite dualité typique de Sony : les écouteurs zéro fil WF-1000XM5 mêlent un déferlement de réglages et des commandes efficaces mais incomplètes. Ces dernières reposent sur un ensemble d'appuis sur le dos tactile de chaque écouteur. Suffisante pour piloter la navigation et pour alterner entre les différents modes ANC (réduction de bruit), ces commandes ne couvrent pas l'intégralité des besoins ergonomiques. Sony introduit bien un contrôle de volume… mais qui nécessite quatre appuis par côté, ce qui est presque inutilisable en pratique. Au contraire, le duo écouteurs + application Sony Headphones Connect montre la domination de la marque en matière de réglages. Encore plus riches que les précédents écouteurs, les WF-1000XM5 se permettent d'introduire quelques nouveautés atypiques, comme le suivi des mouvements de la tête, destiné au Son Spatial (son 3D sur Android). De nombreuses fonctions sont encore à l'état semiexpérimental, mais cela prouve que Sony ne se repose pas sur ses lauriers. Les meilleurs devenus encore meilleurs au niveau de la réduction de bruit Améliorer les records en termes d'isolation phonique active (avec l'ANC en fonctionnement donc) nécessite d'importantes ressources en recherches et développement – des ressources que Sony semble pourtant prêt à investir. La réduction de bruit active des WF-1000M4 utilisait deux microphones par écouteur et le processeur Sony V1. Les WF-1000XM5 intègrent désormais trois microphones (toujours par écouteur), le nouveau processeur Sony V2 et une même puce uniquement dédiée à l'ANC, la Sony QN2e. Nous pouvions nous en douter, l'amélioration entre les deux générations n'est pas immense. Les nouveaux WF-1000XM5 parviennent pourtant à très légèrement dépasser les performances déjà impressionnantes de leurs aînés. Les écouteurs étouffent encore davantage les très basses fréquences (autour de 40-60 Hz) et les hautsmédiums (voix), tout en conservant l'immense avantage du format intra-auriculaire en matière d'isolation passive. La réduction de bruit est donc très importante, quelle que soit la fréquence. Les Sony WF-1000XM5 sont au sommet du monde sur ce point. Autre signe de modernité, les nouveaux écouteurs ��� ON-mag >> 2023-3 37
de Sony disposent enfin d'une connexion Multipoint (sur deux appareils) native, avec support du codec Bluetooth LDAC. Malgré la cure d'amincissement des WF-1000Xm5, l'autonomie est stable par rapport à la génération précédente. Cette stabilité est synonyme de très grande performance : 9 h de fonctionnement avec ANC (codec AAC) et presque 13 h sans ANC. En comptant les deux cycles supplémentaires fournis par le boîtier de recharge, les WF-1000Xm5 conservent aisément leur couronne d'écouteurs haut de gamme les plus endurants. Driver classé X : la taille compte donc ? À l'image du circuit de réduction de bruit, Sony tente également de bouleverser l'architecture audio de ses écouteurs phares. Les classiques transducteurs de 6 mm laissent place à de tout nouveaux "Dynamic Driver X" de 8,4 mm de diamètre, dont la membrane se compose d'un matériau mystère développé par Sony. Satisfait de la signature sonore très ample et puissante de la génération précédente, Sony reprend en grande partie cette formule pour les WF-1000Xm5. Le son est toujours majoritairement orienté vers les basses, mais il laisse une place un peu plus marquée aux aigus, via plusieurs petits pics. Cela se traduit par un son un peu plus tranchant et clair qu'avec les WF-1000XM4, bien que cette différence ne s'exprime réellement que sur des genres musicaux très percutants, comme l'électro ou le métal. Sans surprise, les WF-1000Xm5 parviennent à naviguer aisément entre les différents styles de musique, sans jamais dépasser la fine limite entre énergie et agressivité. Le son est précis, ciselé, toujours immensément musical. Nous n'avons clairement pas affaire à ce qui se fait de plus neutre, mais l'excellente qualité des transducteurs permet d'éviter à peu près tous les pièges que cette signature sonore typée peut engendrer. Gamme Sony WF-1000 oblige, la scène sonore est à nouveau démesurément ample et profonde, avec un niveau de détails fabuleux et une séparation des instruments qui dépasse presque tout ce qui se fait chez la concurrence. Seuls quelques très rares élus, comme les Technics EAH-AZ80, Sennheiser Momentum TW3 et Apple AirPods Pro 2 (bien plus neutres), parviennent à ne pas (trop) se laisser surpasser techniquement par les Sony WF-1000Xm5. Quant aux aigus, ils n'affichent pas encore la finesse délivrée par de bons transducteurs à armature équilibrée, notamment en termes de linéarité, mais ils demeurent efficaces pour des transducteurs électrodynamiques, à la fois étendus et sans aucun signe de distorsion. Les fréquences les plus remarquablement représentées sont clairement les basses, splendide mélange de puissance, d'ampleur et de nuances. Sur ce point, malgré des performances globales à peu près identiques à celles des WF-1000XM4, les nouveaux transducteurs semblent encore plus à l'aise dans la reproduction des très basses fréquences lorsque la réduction de bruit active est fortement sollicitée. Au moins aussi impressionnants que la génération précédente, ces écouteurs concilient toujours aussi bien dynamisme et richesse technique. Une certaine idée de la musicalité. En résumé Écouteurs true wireless de la continuité, les Sony WF-1000XM5 parviennent, sans révolutionner la formule de leurs prédécesseurs, à rester au sommet du genre. Bien plus petits mais toujours aussi audiophiles, performants et endurants, ils modernisent la gamme sans aucune concession technique. Malheureusement, cette belle réussite passe par une tarification en hausse. ■ 38 ON-mag >> 2023-3
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EAH-AZ80 TECHNICS Avec ses nouveaux écouteurs zéro fil EAHAZ80, évolu�on encore plus haut de gamme des EAH-AZ60, Technics ne cache pas ses grandes ambi�ons : défier Sony, Apple et Sennheiser sur le terrain technologique et sonore. Un tarif élevé (300 euros) pour un résultat payant ? par Guillaume Fourcadier TEST Spécifications •Type : écouteurs true wireless à réduction de bruit •Puce Bluetooth 5.3 avec connexion triple Multipoint •Codecs supportés : SBC, AAC, LDAC •Transducteur dynamique 10 mm à cône e en aluminium •Réponse en fréquences (LDAC) : 20 Hz – 40 kHz •Autonomie : 4 h 30 LDAC+ANC, 7 h AAC+ANC, 5 h LDAC, 7 h 30 AAC •Boîtier : environ 2 recharges supplémentaires •Poids : 7 g par écouteur •Inclus : câble de charge, 7 tailles d'embouts en silicone •Déclinaisons : noir, argenté (version testée) Premium, mais volumineux Loin de subir une cure d'amaigrissement par rapport à leurs prédécesseurs, les EAH-AZ80 affichent un volume assez important qui, bien que le poids soit parfaitement équilibré, demeure un frein pour les petites oreilles. En dehors de cela, les sept tailles d'embouts et la forme très bien étudiée de l'ensemble assurent une excellente tenue et un confort satisfaisant. En ce qui concerne la construction, Technics rend une copie presque parfaite. Les EAH-AZ80 sont certes majoritairement composés de plastique, mais denses et élégants, avec de petites touches de métal. Surtout, l'ergonomie est tout simplement impeccable, que ce soit dans la gestion très complète des commandes tactiles, ou dans l’application dédiée, aussi intuitive que riche en réglages. Technologie haut de gamme, à quelques fréquences des meilleurs Modernes voire novateurs, les Technics EAH-AZ80 adoptent l'une des connectivités les plus complètes du marché. Elle se distingue par une compatibilité avec le codec Bluetooth LDAC, mais surtout par la possibilité de se connecter à trois sources simultanément (sauf en LDAC). Ce triple Multipoint, parfaitement fonctionnel, est tout simplement unique sur le marché des écouteurs zéro fil. Concernant la réduction de bruit active, nous relevons une amélioration sensible par rapport à la génération précédente. L'atténuation est très marquée dès les plus basses fréquences ; elle rivalise clairement avec les meilleurs écouteurs du genre jusqu'aux médiums. Seuls les hauts médiums restent le petit talon d'Achille de cette isolation. Bien que la réduction de bruit soit très correcte dans ce registre, et plus prononcée que sur les EAHAZ60, elle reste en effet un petit cran en dessous de celle proposée par les Sony WF-1000Xm4 ou les AirPods Pro 2. Au top du son, une belle personnalité en plus Sans perdre ce qui faisait la personnalité sonore puissante des EAH-AZ60, Technics affine sa formule en adoptant un nouveau transducteur de 10 mm à membrane aluminium. À l'écoute, le son est légèrement typé, mais très intelligemment réglé, avec un haut niveau technique. Les basses sont ici accentuées via une pente régulière, les aigus réservent leurs oscillations pour les fréquences de 8 kHz à 10 kHz, pas avant, et les médiums profitent d'un bel équilibre, seulement perturbé par une légère mise en avant des voix. Cette signature, portée par un excellent hautparleur, donne un résultat polyvalent, à la fois énergique et détaillé, puissant mais maîtrisé, le tout enveloppé dans une scène sonore ample et cohérente. Caméléons sonores, ces écouteurs ne trouvent leurs limites que sur les mixages embouteillés et agressifs. Définitivement, avec ces nouveaux écouteurs, Technics s'élève à la hauteur des Sennheiser Momentum TW3 en matière de qualité sonore. Notre avis 40 ON-mag >> 2023-3 300 € ■
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Real Blue Pro TEUFEL Jusque-là confortablement installé sur le marché du casque nomade de milieu de gamme, le constructeur allemand Teufel présente avec le Real Blue Pro sa créa�on la plus ambi�euse (350 euros). Plus technologique et plus audiophile, ce modèle sans fil et an�bruit peut-il sérieusement défier l'élite ? par Guillaume Fourcadier Une forme rassurante et efficace Très attaché à la forme du précédent Real Blue NC, Teufel gratifie ce Real Blue Pro d’un design proche mais légèrement perfectionné, intégrant au passage quelques finitions métalliques. Loin d'atteindre le degré de luxe du Bowers & Wilkins PX7 S2, ce casque est particulièrement sérieux. Élégant, bien assemblé, pliable, il maîtrise les codes d'un bon modèle nomade. Nous pouvons surtout louer son niveau de confort. Un peu plus lourd que la moyenne (296 g), le Teufel Real Blue Pro est suffisamment bien équilibré pour rester agréable à porter lors de longues sessions d’écoute. Ses coussinets circum-auriculaires sont à la fois profonds et très enveloppants. Alignement technologique Signe net de la montée en gamme du constructeur, la réduction de bruit active de ce casque s'approche enfin de l'excellence. Elle rejoint ainsi le peloton des très bons suiveurs, évidemment derrière les meilleurs élèves que sont les modèles de Sony et Bose. Autre motif de réjouissance : la présence d'une puce Bluetooth très moderne, avec prise en charge du codec le plus optimisé du moment, l'AptX Adaptive. Ces améliorations s'accompagnent d'une expérience utilisateur complète, portée par une application dédiée à la fois claire et riche en réglages. Outre l'apport d'égaliseurs, Teufel Headphones intègre un système de profil audio 350 € TEST 42 ON-mag >> 2023-3
Notre avis Construction Confort Performances Musicalité Spécifications •Type : casque Bluetooth à réduction de bruit active •Structure pliable •Puce Bluetooth 5.1 •Codecs supportés : SBC, AAC, AptX, AptX HD, AptX Adaptive •Transducteurs dynamiques de 44 mm à bobine sur support aluminium et chambre acoustique ventilée •Réponse en fréquences : 10 Hz – 21 kHz •Entrée jack 3,5 mm •Autonomie : 44 h avec ANC, 56 h sans ANC •Recharge USB-C •Application dédiée Teufel Headphones •Poids : 296 g •Inclus : housse de transport, câble de charge USB •Déclinaisons : noir (version testée), gris titane personnalisé, qui prend en compte les éventuelles limites auditives de l'utilisateur, après un test d'audition rapide. Toujours aussi brillantes, les commandes intégrées au casque s'appuient sur le même joystick multifonction que celui du Real Blue NC. Diablement intuitif et réactif, ce petit appendice est sans doute ce qui se fait de plus efficace sur le marché. Puissant et enveloppant Amis de la neutralité, passez votre chemin. Car sans jamais tomber dans la caricature, le Teufel Real Blue Pro est un casque à la signature sonore physiologique, qui accentue à la fois les très basses fréquences et les aigus. Cela lui confère un caractère très joueur, aussi puissant que tranchant, certes pas extrêmement détaillé ni précis, mais débordant d'énergie. Nous ne sommes pas à l'abri de quelques acidités sonores, mais le jeu en vaut la chandelle pour qui apprécie les personnalités expressives. Paradoxalement, sa légère exubérance s'accompagne d'une réelle polyvalence sonore. La bonne qualité de ses transducteurs dynamiques de 44 mm permet au Teufel Real Blue Pro de déployer un son assez ample et profond, qui s'accorde très bien avec la musique classique et autres styles instrumentaux. Tout est dit ? Non, puisque Teufel cache même une arme secrète : le traitement sonore Dynamore Headphones. Cette technologie, activable via trois tapotements sur la coque de l'oreillette droite, permet d'élargir la scène sonore. Un peu perturbant, le concept Dynamore est parfois contreproductif (sur certains styles vocaux et certaines musiques énergiques), mais peut se révéler étonnamment plaisant et efficace sur bien des mixages aérés - un petit plus qui n'est pas qu'un gadget sonore. En résumé Simple et efficace, le Teufel Real Blue Pro ne fait certes pas trembler le marché du casque nomade premium dans ses fondations, mais y apporte un petit vent de fraîcheur. Musical, doté d'un système de réduction du bruit et d'une ergonomie très bien rodés, il constitue une alternative plus que crédible aux créations des très grandes marques. ■ ON-mag >> 2023-3 43
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LES AMPLIS
PlayStream A7 ADVANCE PARIS La marque française Advance Paris, qui fait la part belle aux électroniques mul�fonc�on, présente avec son PlayStream A7 l'ampli Hifi le plus complet de son catalogue. Il couvre à lui seul la quasi-totalité des besoins audio modernes. Il fait tout certes, mais le fait-il bien ? par Guillaume Fourcadier Même charme, mêmes hésitations Dans la lignée des A10 Classic et A12 Classic, le PlayStream A7 affiche un design néo-rétro simplifié, délaissant les lampes et disposant de Vumètres bien plus menus, mais tout de même réussi. Aussi élégant soit-il, l'A7 n'échappe pas aux errements récurrents de la marque. Si les défauts extérieurs sont à peu près inexistants, l'assemblage des circuits prouve une fois encore que des progrès sont nécessaires : certains éléments sont bien soudés mais un peu tordus, des points de colle débordent, etc… Le PlayStream A7 ne présente pas une construction totalement haut de gamme. Hub sonore, connexion réseau en prime À l'image de l’A10 Classic, l'Advance Paris PlayStream A7 est un véritable hub sonore, qui multiplie les prises analogiques (sauf XLR) et numériques, y compris la moderne connectique HDMI. Préampli phono, sortie préampli, entrée ampli de puissance, sorties pour caissons de basses, récepteur FM/DAB : rien ne manque. L'appareil profite en outre d'un petit écran de contrôle, malheureusement un peu difficile à lire de loin. L'ergonomie, de son côté, est tout à fait acceptable, car intuitive malgré la débauche de fonctions. Plusieurs boutons tactiles en façade permettent de basculer rapidement entre les entrées, la molette multifonction est bien pensée et la présence d'une télécommande rend les opérations classiques simplissimes. Mais le gros atout du PlayStream A7 consiste à faire également une place à la musique connectée, ce qui est rendu possible grâce à l'adoption d'un module Linkplay en interne qui se pilote depuis l'application multiroom Legacy Player (application Linkplay officielle) ou Advance PlayStream (clone de la première). Pas de surprise, l'environnement Linkplay est toujours fonctionnel, quoiqu'austère et 1500 € TEST 46 ON-mag >> 2023-3
Notre avis Construction Fonctions Performances Musicalité Spécifications •Type : ampli-tuner Hifi connecté avec fonctions DAC, préampli phono et récepteur FM/DAB •Amplification en classe AB avec fonction High-Bias (premiers watts délivrés en classe A) •Double bornier haut-parleur stéréo (A et B) •Puissance de sortie : 2 x 115 W sous 8 ohms •Réponse en fréquences : 20 Hz – 80 kHz •DHT : <0,004% à 1 kHz •Rapport signal/bruit : 98 dB •DAC : AK4490 ou PCM1796 •Interface numérique : AK4118 ou MS8416 •Module Linkplay intégré •Compatibilité réseau : Linkplay, AirPlay, Spotify Connect, DLNA •Connectiques : HDMI ARC, sortie casque jack 6,35 mm, sortie casque jack 3,5 mm, 3x entrées numériques optiques, entrée numérique coaxiale, 5x entrées Ligne, entrée phono, sortie enregistreur, sortie préampli, entrée ampli de puissance, 2x sorties pour caissons de basses, port Ethernet, entrée pour module Bluetooth, entrée et sortie trigger en jack 3,5 mm, prise pour antenne WiFi, port USB-A pour la lecture de fichiers •Consommation électrique max : 400 watts •Dimensions : 430 x 135 x 370 mm •Poids : 11,15 kg un peu limité. La plupart des utilisateurs profiteront surtout de la compatibilité AirPlay, Spotify Connect et DLNA. Mais en dépit de cette simplicité, nous avons observé quelques (rares) instabilités et micro coupures dans la lecture réseau. Classe AB toujours maîtrisée Le choix de la classe AB, quand le monde connecté se tourne presque exclusivement vers la classe D, permet à l'Advance PlayStream A7 de conserver la même personnalité atypique que les A10 et A12. Sans atteindre le degré de transparence et le niveau de détails des meilleurs appareils en classe D, nous avons une fois encore droit à une sonorité riche, moins chaude que celle de ses aînés mais légèrement typée, qui s'accorde sans mal avec la majorité des enceintes du marché, notamment grâce à la puissance de sortie conséquente. Pas aussi magistral que l'A10 Classic, le PlayStream A7 conserve cette sonorité plaisante, ample, musicale. L'amplification n'est jamais ni caricaturale, ni limitée techniquement, même dans le mode High-Bias, qui simule un fonctionnement en classe A. Advance Paris livre une fois de plus un appareil plein de charme, sorte de pont entre la vieille garde des amplis en classe AB et l'approche toujours plus technologique des références modernes. En résumé Ampli Hifi connecté plutôt réussi, l'Advance Paris PlayStream A7 est un appareil agréable à l'usage et audiophile, mais qui n'échappe pas à quelques défauts, en partie liés à sa finition et à la multiplicité des fonctions. ■ ON-mag >> 2023-3 47
IN50 Siganture ATOLL Atoll Electronique est un cas unique. Il est le seul constructeur produisant en France à avoir réussi à se hisser au rang des plus grandes marques interna�onales d'électroniques audiophiles démocra�ques. Son ampli Hifi Atoll IN50 Signature, modèle d'entrée de gamme, est le fruit d'un long et pa�ent travail d'op�misa�on et porte déjà en lui le haut degré d'exigence de la marque. par Pierre Stemmelin L'Atoll IN50 Signature est un intégré stéréo d'apparence simple, mais qui ne manque pas d'élégance. Il possède une façade en aluminium brossé de 4 mm d'épaisseur, joliment dessinée et arrondie, tandis que son capot et ses flancs sont percés d'une multitude de petits trous d'aération formant des motifs concentriques. Des étages phono, un DAC et une télécommande, seulement si vous en avez besoin Dans sa version de base, cet ampli accepte cinq sources Ligne (donc uniquement analogiques) et possède une prise casque en façade, une boucle de monitoring, deux sorties préampli ainsi qu'une entrée directe vers ses étages de puissance. Il est surtout possible de le faire évoluer. On peut lui ajouter une carte phono pour platine vinyle P50 (MM) ou P100 (MM/MC) et une carte DAC DA100 (avec entrées coaxiales et optiques) ou DA200 (ajoutant Bluetooth et port USB Audio Hi-res). Tous ces éléments sont en option (à respectivement 60, 100, 200 et 350 €), de même que la télécommande universelle Atoll (45 €). On peut trouver que cela fait mesquin. Mais n'est-il pas mieux de proposer à prix abordable un appareil doté des éléments essentiels et de laisser le choix à l'utilisateur d'acquérir ou non les éléments supplémentaires dont il a vraiment besoin ? Sous l'angle de l'écologie, d'une consommation raisonnée sans excès ni équipement inutile, c'est certainement une bonne approche. 850 € TEST 48 ON-mag >> 2023-3
Notre avis Construction Équipement Performances Musicalité Spécifications •Type : ampli Hifi intégré stéréo •Puissance : 2 x 50 watts sous 8 ohms, 2 x 70 watts sous 4 ohms •Entrées : 5x Ligne, une "bypass" (ampli de puissance) sur RCA •Sorties : paire de borniers haut-parleurs, prise casque sur jack 6,35 mm, monitoring et 2x préampli sur RCA •Options : cartes préampli phono et DAC, télécommande •Poids : 7 kg •Dimensions : 44 × 9,5 x 30,5 cm Sous le capot : rien de trop, juste ce qu'il faut et ce qu’il y a de meilleur Atoll Electronique existe depuis plus de 25 ans. La société s'est construite petit à petit, elle a grossi mais a conservé sa dimension artisanale. Elle assure toujours elle-même sa production dans son atelier de Brécey dans le département de la Manche, en Normandie. L'Atoll IN50 Signature d'aujourd’hui est le résultat de l'évolution d'un ampli qui existait dès les débuts de l’entreprise. Ses circuits ont fait l'objet d'une longue et patiente optimisation, toujours guidée par la même philosophie d'épure et de simplicité. Sous le capot, les circuits de l'Atoll IN50 Signature sont un exemple d'école audiophile. C'est aéré, tout est en composants discrets et aisément réparable si besoin. La disposition est de type double mono, hormis pour le transformateur d'alimentation. Ce dernier est un modèle toroïdal Diemen Efiter de 170 VA, détaché et séparé par les dissipateurs thermiques des étages de traitement du signal audio. Ses deux capacités de filtrage principal Nippon Chemi-con, de 63 V sous 6800 µF chacune, sont implantées au plus près des étages de puissance. La carte principale est en verre époxy haut de gamme avec finition nickel/or et point central de masse en étoile. Les condensateurs de liaison sont de type MKP. L'amplification utilise pour chaque canal une paire de transistors MosFet (International Rectifier IRFP9140N et IRFP140N), en push-pull, polarisée en classe A/B. Chacun des transistors dispose de son propre radiateur en aluminium, à ailettes, désolidarisé du châssis, afin d'éviter les phénomènes d'intermodulation et mémoire. L'Atoll IN50 Signature que nous avons reçu pour test était équipé de sa carte de conversion DA200. Celle-ci possède une interface USB XMOS et un convertisseur AKM (AK4490EQ) de type 32 bits/ 768 kHz. Une restitution sonore pure et lumineuse qui ne manque pas de chaleur Pour nos essais de l'IN50 Signature, nous avons utilisé des liaisons de la marque française Real Cable que ce soit pour la modulation analogique venant pour l'occasion d'un lecteur CD Taga ��� ON-mag >> 2023-3 49
Harmony TCD-50, pour le flux numérique en USB fourni par un MacBook Pro de 2012 et pour nos enceintes point de repère. Ces dernières, des Kelinac KEL 714 MG, nous ont permis de bien évaluer le potentiel de l'appareil, mais elles n'y sont pas les mieux adaptées. Du fait de sa puissance et de ses caractéristiques, l'ampli Atoll fera un meilleur mariage avec des enceintes de bibliothèque, des compactes sur pied ou de petites colonnes. L'utilisation de l'Atoll IN50 Signature est simplissime. Il possède un interrupteur sur son dos et sur son panneau frontal, ses commandes se résument à la touche de veille, au potentiomètre de volume ainsi qu’à deux boutons de sélection de la source. À l'écoute, l'appareil se singularise immédiatement par la subtilité et la délicatesse de sa restitution sonore. C'est un adepte de pureté et son registre médium est particulièrement élégant. Il réussit à être très riche en couleurs et en timbres, tout en faisant preuve d'une très grande transparence avec un excellent effet de présence. Sur le morceau Sirens de Flume, que les joueurs de FIFA 23 connaissent bien, réarrangé par Tourist, nous découvrons des inflexions et détails de mixage sur la voix de Caroline Polachek auxquels nous n'avions jusqu'alors pas prêté attention, même à partir d'amplis dix fois plus chers. Cette transparence ne signifie pas que l'appareil donne une sensation de trop grande neutralité, de froideur ou chirurgicale. Par rapport à certaines précédentes réalisations de la marque, l'Atoll IN50 paraît plus épanoui et moins réservé. À fort volume (car les 2 x 50 watts permettent déjà d'atteindre un niveau conséquent), son équilibre peut paraître même un peu physiologique et emphatique avec des graves ronds, bien présents, des aigus brillants et une image pleine d'ampleur. Mais l'ampli Atoll excelle avant tout à niveau d'écoute modéré ou raisonnable, celui que l'on pratique tous les jours. Contrairement à certains appareils qu'il faut pousser dans les tours pour avoir des sensations, il se montre très vif et plein de vitalité dès les plus bas régimes. L’Atoll IN50 Signature est un compagnon audiophile de tous les jours, fidèle, qui sait faire de la Hifi et surtout de la musique. En résumé Voilà un intégré stéréo réellement made in France qui n'a rien à envier aux meilleurs internationaux audiophiles de sa catégorie. L’Atoll IN50 Signature est sans prétention, ne cherche pas à impressionner, ni par son apparence ni par ses performances, mais délivre une restitution à la fois très délicate et pleine d'énergie. On apprécie également sa construction simple et très saine ainsi que ses possibilités d'évolution qui en font un produit conçu pour durer longtemps. ■ 50 ON-mag >> 2023-3