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Hybride, connecté, nomade, fêtard, joueur… et zen. L'audiophile moderne est tout cela à la fois. Vous trouverez dans ce numéro d'ON-mag les tests de 30 produits qui répondent à toutes ces tendances et humeurs.

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Published by ON-mag, 2023-08-21 15:59:23

ON-mag 2023-3 : l'audiophile moderne

Hybride, connecté, nomade, fêtard, joueur… et zen. L'audiophile moderne est tout cela à la fois. Vous trouverez dans ce numéro d'ON-mag les tests de 30 produits qui répondent à toutes ces tendances et humeurs.

Keywords: audiophile,hifi,review,earphones,headphones,stereo

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Abyss CABASSE Cabasse est un des plus grands noms de la Hifi française. Ces dernières années, il a souvent fait parler de lui pour ses enceintes ac�ves et connectées, notamment celles de la collec�on The Pearl (Akoya, Pelegrina, Keshi...). Mais sa gamme comporte encore de nombreuses enceintes Hifi tradi�onnelles passives et pour les audiophiles qui veulent les rendre connectées, Cabasse propose l'ampli Abyss. par Pierre Stemmelin De par son format compact et ramassé, son design épuré, le Cabasse Abyss pourrait être un énième concurrent des modèles phares de l'audio multiroom que sont le Sonos Amp et le Bluesound Powernode. Mais il s'en détache par une approche qui paraît d'emblée un peu plus haut de gamme et qui se matérialise par un bel afficheur tactile formant comme un œil cyclopéen au centre de sa façade. Une connectique et des fonctions élémentaires, mais pas chiches Le Cabasse Abyss se connecte au réseau en WiFi ou par Ethernet. Il possède une liaison Bluetooth, un port USB pour un périphérique de stockage externe, deux entrées analogiques sur RCA et une numérique optique. Une entrée numérique coaxiale supplémentaire aurait été bienvenue. Cabasse a préféré doter l’appareil d'un port HDMI, ce qui n'est pas plus mal puisque cela permet de le brancher sur le port HDMI ARC d'un téléviseur pour en retransmettre le son. En façade, une prise mini jack (3,5 mm) permet une écoute au casque et, à l'arrière, une sortie subwoofer est disponible pour coupler un caisson de grave. Le système de gestion de l'ampli Abyss, ainsi que son appli de pilotage ad hoc, est de conception maison, s'appuyant sur l'expertise du VEOM Group, dont Cabasse fait partie et qui est très investi sur le marché de la maison connectée (ou du Smart Home, si vous préférez). Ce système ne propose pas pléthore de services, mais le plus important est présent. L'appli de pilotage donne accès aux webradios, à Deezer, Qobuz, Tidal et Napster auxquels s'ajoute la compatibilité Spotify Connect. Puissance ICEpower, pas de calibrage automatique, mais des réglages acoustiques pertinents Le Cabasse Abyss jouit d'une finition bien léchée et dispose d'un solide boîtier constitué en partie de panneaux en fonte avec une façade en matériau synthétique bombée et des flancs à ailettes jouant le rôle de dissipateurs thermiques. Pour ses étages de puissance, Cabasse a choisi un module d'amplification ICEpower travaillant en classe D. À l'intérieur du châssis, dont les circuits sont bien aérés, ce module prend place sur un des flancs tandis que tous les circuits de gestion sont installés 1700 € TEST 52 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Performances Musicalité Spécifications •Type : ampli intégré stéréo connecté •Amplification : classe D, 2 x 215 watts sous 4 ohms, 2 x 120 watts sous 8 ohms •Connectique : Ethernet, WiFi, Bluetooth, 2x Ligne analogiques, HDMI, numérique optique Toslink, USB Host, sortie subwoofer, prise casque •Services réseau : TuneIn (webradios), Spotify Connect, •Deezer, Qobuz, Tidal, Napster •Dimensions : 24,5 x 9,7 x 22 cm •Poids : 3,5 kg sur le flanc opposé. Il s'agit d'un module 200AS2 délivrant 2 x 80 watts sous 8 ohms en régime continu et pouvant monter en régime dynamique jusqu'à 120 watts sous 8 ohms et 215 watts sous 4 ohms par canal. Pour optimiser la restitution sonore, l'ampli Cabasse ne possède pas de système de calibrage automatique, mais son appli propose une série de fonctions originales et bien pensées. En plus des réglages de grave et d’aigu, on peut choisir entre plusieurs dizaines de courbes d'égalisation plus ou moins montantes ou descendantes, ajustées à la position des enceintes dans la pièce (dans les coins, collées ou éloignées du mur) ou adaptées à chacun des modèles de la gamme Cabasse avec ou sans l'adjonction d'un caisson de grave. Un système de compensation de la dynamique, ou loudness variable, désactivable et ajustable sur une dizaine de niveaux est aussi disponible. Un appareil qui fait preuve d'autorité tout en donnant sa propre vision de l'ergonomie et de la convivialité Pour nos essais, le Cabasse Abyss a été branché entre autres sur nos enceintes point de repère (des Kelinac KEL 714 MG) à partir de cordons Real Cable Prestige 600. Bien qu'il dispose de réglages spécialement étudiés pour les enceintes de la marque, il nous a démontré qu'il peut très bien s'accorder avec d'autres modèles, que ce soit de petites enceintes de bibliothèque ou de grandes colonnes plus exigeantes et difficiles à alimenter. L'appareil est équipé d'un interrupteur à l'arrière et d'un bouton de veille à l'avant. On peut choisir de garder son écran constamment allumé (lorsque l'ampli est en fonction) ou le paramétrer pour qu'il s'éteigne au bout de quelques secondes. Pour cette seconde option, on regrette que les deux diodes lumineuses d'état soient au dos. Implantées à l'avant, elles auraient permis de savoir si l’appareil est éteint ou allumé. L'appli de pilotage Cabasse n'a pas l'élégance et l'ergonomie des meilleures, telles celles de Sonos ou Bluesound. Ses graphismes sont basiques, mais elle est simple, relativement claire et correctement ordonnée. Les commandes en façade, de prime abord un peu énigmatiques, se révèlent d'une ergonomie qui devient vite intuitive. Le fin anneau chromé qui borde l'afficheur est rotatif. C'est le réglage de volume et il se manipule tout en douceur. Sur l'afficheur tactile central, on apprécie de voir le visuel de la musique en cours d'écoute, de pouvoir mettre la lecture en pause ou zapper de morceau, sélectionner la source, enregistrer et accéder directement à une présélection de cinq stations de radio ou playlists préférées. À l'écoute, le Cabasse Abyss fait preuve de beaucoup d'autorité. Il donne immédiatement l'impression de disposer d'une grosse réserve de puissance, et effectivement, avec lui il est possible de pousser le volume jusqu'à des niveaux que le bon voisinage réprouve. Sa réponse en fréquences par défaut est subjectivement légèrement descendante. L'extrême aigu paraît un peu en retrait et la définition globale pourrait être plus poussée. Mais cela n'affecte pas la sensation d'ouverture et d'aération, car le registre médium n'est pas timide. Ce dernier est frais, plein de couleurs et donne une belle présence aux voix tant masculines que féminines. Le grave, de son côté, a de l'ampleur et il est plein de punch. Sa force magnifie l'effet stéréophonique. Avec cet ampli Cabasse, l'image sonore est ainsi particulièrement bien construite, profonde, large et bien focalisée. Ses dimensions tantôt très vastes, tantôt plus intimistes, s'adaptent à merveille à celles de la musique jouée. En résumé Avec cet ampli Hifi connecté Abyss, Cabasse démontre qu'il maîtrise bien son sujet. Les fonctions et l'équipement de l'appareil sont simples tout en disposant d'intéressants bonus comme une entrée HDMI ou de nombreux réglages d'optimisation acoustique. L'ergonomie générale est appréciable et les performances sonores sont de très bon niveau. ON-mag >> 2023-3 53 ■


Integre4 LAB12 Lab 12 est un constructeur grec qui a vu le jour il y a 10 ans, en 2012. Il est rela�vement jeune à l'échelle de l'histoire de la Hifi. Mais c'est dans les amplificateurs à tubes qu'il a décidé de se spécialiser. Nous avons eu l'occasion d’approcher ses produits sur quelques salons et ils sont aujourd'hui distribués dans près d'une trentaine de pays. Lab 12 commence donc à jouir d’une belle réputa�on. Voyons avec son ampli Integre4 s'il la mérite. par Pierre Stemmelin Le Lab 12 Integre4 est, comme sa référence l'indique (en partie), un ampli Hifi de type intégré stéréo. Il s'agit d'un appareil résolument audiophile, tout à fait haut de gamme, mais dont le tarif garde encore les pieds sur terre, puisqu’il est situé largement sous la barre des 5000 €. Ses étages d'amplification utilisent quatre tubes KT150 (deux par canal) que l'on reconnaît à leur gros bulbe de verre ovoïde allongé. Ils sont annoncés pour une puissance de 2 x 65 watts. Pour ce qui est de ses fonctions, le Lab 12 Integre4 ne cherche pas la complication. En plus de ses sorties pour alimenter une paire d'enceintes acoustiques, il possède une sortie casque directement couplée à ses étages de puissance. Son panneau arrière peut accueillir jusqu'à cinq sources analogiques Ligne. Sa façade équipée d'un afficheur OLED central ne comporte que deux molettes (l'interrupteur de l'appareil est sur le dessus du capot) : à droite le réglage de volume, à gauche le bouton de sélection de la source et de navigation dans les menus. La télécommande est dans le même esprit. Petite, en plastique, simple et efficace avec un minimum de boutons. Elle possède néanmoins une touche pour accéder aux menus de réglage. Une conception qui se concentre sur le sérieux des composants et des circuits La présentation de cet ampli Hifi n'a rien de luxueuse : pas de dorure ni de façade sculptée. Mais l'assemblage paraît particulièrement sérieux et soigné. Les arêtes du panneau avant en aluminium de 5 mm d'épaisseur sont parfaitement arrondies et adoucies. Les deux boutons de réglage sont en métal massif et solidement vissés. Le capot est réalisé en tôles épaisses, bien rigides. Les transformateurs d'alimentation et de sorties qui en dépassent à l'arrière ont des châssis en plaques de métal méticuleusement empilées et chapeautées. Lorsqu'on soulève l'appareil, on est impressionné par son poids. On sent que le constructeur grec Lab 12 privilégie la qualité des composants et de l'assemblage afin d'en mettre plein les oreilles plutôt qu'une esthétique aguicheuse pour en mettre 4600 € TEST 54 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Performances Musicalité Spécifications •Type : ampli Hifi intégré stéréo à tubes KT150 •Puissance : 2 x 65 watts •Entrées : 5 x entrées Ligne sur RCA •Sorties : paire de borniers haut-parleurs, prise casque jack 6,35 mm •Réponse en fréquence : 15 Hz à 60 kHz (-1 dB) •Consommation : 300 VA max. •Dimensions : 43 x 43 x 29 cm •Poids : 20 kg plein les yeux. Les quatre tubes de préamplification (deux par canal) sont des doubles triodes 6N1P. Les pentodes de puissance KT150 proviennent de la marque russe Tung-Sol. Il est possible de les remplacer par des EL34, 6550, KT88 ou KT120 ; la notice indique les réglages de bias qu'il faut alors appliquer. Sous le capot du Lab 12 Integre4, les circuits sont d'une propreté à citer en exemple, avec notamment des portions de câblages en l'air qui peuvent faire école. On note la présence d'un potentiomètre Alps Blue Velvet, d'un banc de filtrage conséquent composé de sept capacités Nippon Chemi-con de 420 V sous 220 µF chacune, de relais et de condensateurs MKP ou polypropylène de qualité. La topologie des étages de sorties est sans contreréaction. Le constructeur indique que pour garantir la fiabilité, le fonctionnement est contrôlé et piloté en temps réel par un microprocesseur. Son appareil bénéficie d'une garantie de 5 ans. Lab 12 Integre4 à l'écoute : une énergie et une force surprenantes À l'allumage du Lab 12 Integre4, il faut attendre une minute avant qu'il se mette en fonction. C'est le temps de temporisation nécessaire au préchauffage des lampes et à la stabilisation des tensions. Le décompte des secondes s'affiche à l'écran, ce qui est une très bonne chose, évitant que l'utilisateur ne se pose des questions. Une fois complètement sous tension, pas de bruit parasite, pas de souffle ou de "ploc" de commutation, ce qui témoigne de la qualité de conception de l'appareil. L'écran affiche la source. Il sert aussi à naviguer dans les menus. Ces menus donnent la possibilité de choisir le nom ou le statut de la source (CD, Phono, Tuner, H.T., TV, DAC, Streamer, Tape, PC, Analog ou Disabled), d'afficher le nombre d'heures d'utilisation des tubes et surtout d'ajuster les tensions de bias de chaque tube de sortie par l'entremise des petits trous en bas de l'afficheur et du petit tournevis fourni. À l'écoute, le Lab 12 Integre4 se joue des préjugés dont on affuble, parfois à tort, parfois à raison, les amplificateurs à tubes : puissance limitée, grave court, bande passante réduite, aigu ultra coloré. Lorsqu'il est encore froid, son registre médium peut paraître clinquant lorsque l'on pousse le volume, mais passé quelques dizaines de minutes de chauffe, ce phénomène disparaît pour laisser place à beaucoup plus de maîtrise et d'harmonie. La restitution de cet ampli Hifi grec apparaît rapidement comme fort énergique. La tenue du registre grave est ce qui impressionne le plus. Les basses, même si on pouvait s'y attendre en partie du fait de l'utilisation de pentodes KT150, sont étonnantes de force, de puissance, de ductilité, d'articulation et d'impact. Qui a dit que les amplis à tubes n'étaient pas faits pour les amateurs de Rap lourd et d'Electro chargés de déferlantes de boîtes à rythme dans l'infragrave ? Ici, avec le Lab 12 Integre4, ce n'est absolument pas le cas. Sur "Alive" de David Guetta, Jack Back, Fancy Inc et Roland Clark (un morceau tout en délicatesse, n'est-il point ?), on est aux anges de la nuit. Idem sur les lignes de basses d'"Élément 115" de Jazzy Bazz et Nekfeu. Les voix des rappeurs se détachent en même temps avec une présence et une intelligibilité excellentes qui donnent une sensation de prise de son live. Cela n'empêche pas l'intégré stéréo Lab 12 d'être très à l'aise sur tout autre style de musique. On apprécie notamment sa belle richesse de timbres sur les instruments acoustiques et les voix. Il ne démérite absolument pas sur les morceaux de musiques intimistes mettant en jeu une petite formation Jazz ou Classique. En conclusion Le Lab 12 Integre4 n'est pas d'une neutralité absolue ni le meilleur des techniciens coupeurs de décibels en quatre. En revanche, il fait preuve de tempérament, d'une énergie, d'une force, d'un sens du rythme, d'une musicalité qui ont de quoi lui attirer de nombreux fans. C'est un ampli Hifi à tubes KT150 dont le sérieux de la conception force le respect, déjà relativement puissant (2 x 65 watts), fabriqué en Grèce et positionné à un prix relativement compétitif face à la concurrence. ON-mag >> 2023-3 55 ■


Advance Paris - 13rue du coq Gaulois 77170 Brie Comte Robert France / Tel.+33(0)160185900 / www.advanceparis.com Les produits de la gamme MyConnect d'Advance Paris sont faits pour le passionné de musique qui ne veut pas remplir son salon d'électronique. Il y a beaucoup à dire sur la connectivité de MyConnect 250... De HDMI à Phono (MM/MC), RCA analogique à AES-EBU, USB pour ordinateur à de multiples entrées optiques et coaxiales, 3 zones de haut-parleurs, réseau (Wi-Fi / Ethernet) et Bluetooth (en option avec X-FTB01 / X-FTB02). Bien entendu, il ne peut s'agir d'un produit MyConnect s'il ne comporte pas un lecteur CD et un tuner FM/DAB. Une puissance et une qualité sonore exceptionnelles commencent par une bonne alimentation. Le MyConnect 250 contrôlera n'importe quelle enceinte grâce à ses 2 transformateurs toroïdaux situés de chaque côté du produit constituant un circuit Dual-Mono, le plus performant. Avec 190 W par canal en classe A/B avec pré-amplification à tubes, vous pouvez choisir n'importe quelle enceinte, de la bibliothèque à la grande colonne. Le dernier-né de la gamme MyConnect est une bête de scène ! LOKHjB@SDTQ3NTS DM 4MBNMMDBSġ #NTAKD ,NMN MyConnect 250 AMPLIFICATEUR HYBRIDE / STREAMER RÉSEAU / CD / TUNER FM-DAB RADIO INTERNET / CONVERTISSEUR DIGITAL - ANALOG USB POUR ORDINATEUR / BLUETOOTH (OPTION) / PHONO MC-MM ENTRÉES - SORTIE XLR / DOUBLE SORTIES SUBWOOFER SORTIES CASQUES CONFIGURABLES C M J CM MJ CJ CMJ N MC250 .pdf 1 28/04/2023 11:03


LES ENCEINTES


Beosound A5 BANG & OLUFSEN À la fois enceinte connectée et grande sœur de la nomade Beolit 20, la nouvelle B&O Beosound A5 se présente comme le modèle transportable ul�me, aussi audiophile que luxueux. Un produit qui coche toutes les bonnes cases ? par Guillaume Fourcadier Un bien joli panier acoustique Le look façon panier de pique-nique de la Bang & Olufsen Beosound A5 peut certes diviser, mais cette enceinte n'en est pas moins un magnifique exemple d'épure à la scandinave. Un peu plus "féminine" que les modèles de la gamme Beolit, elle joue à merveille de la simplicité apparente de ses lignes. Une fois encore chez B&O, la construction et la finition sont parfaites. Si la majeure partie du châssis 1000 € TEST 58 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Performances Musicalité Spécifications •Type : enceinte connectée transportable •Certification IP65 (cela n'inclut pas les parties en bois) •Connectique : WiFi, Bluetooth 5.3 (codecs SBC et AAC), USB-C pour la recharge •Compatibilité réseau : Beolink Multiroom, AirPlay 2, Chromecast, Spotify Connect, Tidal Connect •Couplage stéréo possible avec une 2nde Beosound A5 •Commandes intégrées : boutons placés sur le dessus •Compatibilité avec les télécommandes Beoremote One BT et Beoremote Halo •Fonction de charge par induction sur la face supérieure •1 woofer de 13,3 cm •1 tweeter à dôme de 2 cm •2 haut-parleurs large bande de 5 cm •Amplification : 280 watts au total à partir de 4 modules de puissance en classe D •Réponse en fréquences annoncée : 32 Hz – 23 kHz •SPL max : 101 dB •Fonctions sonores : calibrage acoustique RoomSense ; linéarisation adaptative des basses •Dimensions : 28,5 x 18,7 x 13 cm •Poids : 3,8 kg •Déclinaisons : aluminium et chêne clair, grilles de protection en tissage végétal (version testée) ; aluminium gris foncé et chêne sombre, grilles de protection en lames de chêne sombre •Prix : 1 000 euros (version aluminium et chêne clair) ; 1 100 euros (version aluminium foncé et chêne sombre) reste conçue en polymère, la Beosound A5 allie avec réussite l'aluminium et le végétal. Deux déclinaisons sont proposées : un modèle standard aux nuances claires avec grilles de protection en fibres tressées et une version plus luxueuse, aux tons sombres, aux grilles de protection en lames de chêne foncé. Tout-en-un, mais connectique juste élémentaire Malgré ses airs de simple Beolit (Bluetooth), la B&O Beosound A5 est un modèle complet, qui s'inscrit dans l'environnement Beolink Multiroom de la marque. L'enceinte est donc compatible AirPlay 2, Chromecast, ainsi que Spotify Connect et Tidal Connect. Cela nous ferait presque oublier la pauvreté de sa connectique physique, limitée à un port de recharge USB-C. Sans transcender la formule des autres enceintes connectées sur batterie de la marque, la Beosound A5 est simple à prendre en main et très complète. Mention spéciale pour les réglages sonores, qui permettent à la fois un ajustement fin des fréquences via plusieurs types de paramétrages et un calibrage en fonction de l'acoustique du lieu. Puissance et musicalité transportable La Bang & Olufsen Beosound A5 est destinée à reproduire un son sur 360°. Son équipement acoustique se compose d'un woofer de 13,3 cm et d'un tweeter de 2 cm sur la face avant, complétés par deux haut-parleurs large bande orientés vers l'extérieur, à l'arrière. Le tout affiche une puissance très confortable de 280 watts, répartie sur quatre amplificateurs (un par transducteur). Sans être Hifi dans le sens le plus strict, du fait d'une certaine mise en avant des basses et des aigus, le son de la Beosound A5 n'en est pas moins particulièrement prenant, loin d'un effet trop boombox. Énergique, très puissante, elle ne souffre pas de débordements marqués, même en atteignant de très hauts volumes, point sur lequel elle excelle. Clairement, cette enceinte délivre un son plus raffiné et détaillé qu'on ne pourrait le penser, sa représentation sonore est sensiblement plus riche et équilibrée que celle de la Beolit 20. Cela se ressent notamment sur les médiums, certes légèrement en retrait, mais d'une réelle justesse technique. L'enceinte parvient également à projeter le son efficacement, sans qu’il devienne agressif. On peut toutefois trouver ses aigus un poil clinquants, moins maîtrisés que sur certaines enceintes haut de gamme. Malgré sa disposition à 360° plutôt réussie quoique limitée dans le haut du spectre, la Beosound A5 ne se perd pas dans des effets trop spectaculaires. Son ADN est davantage dans la Hifi que dans le son 3D ; sa force réside dans la puissance et la musicalité, pas dans l'effet d'immersion sonore 3D. En résumé Sans révolutionner le secteur, la Bang & Olufsen Beosound A5 est une enceinte transportable connectée convaincante, particulièrement pour les amateurs de beaux objets. Ses capacités réseau sont riches, ses réglages nombreux et bien qu’elle soit perfectible, sa qualité sonore est à la hauteur des attentes. ON-mag >> 2023-3 59 ■


Opticon 2 mkII DALI Dali est un spécialiste des enceintes Hifi et Home Cinéma qui n'a cessé de progresser au fil des dernières années et s'impose aujourd'hui comme un des acteurs les plus sérieux du marché. Ce constructeur danois, toujours indépendant et hors des griffes de fonds d'inves�ssement, parvient encore à améliorer sa maîtrise technologique, comme en a�estent ses dernières réalisa�ons très haut de gamme Kore et Epikore 11. Il excelle maintenant autant dans le High-End que sur des gammes de produits accessibles au grand public. On peut dire qu'avec une enceinte Dali, on a presque toujours l'assurance d'obtenir les meilleures performances possibles. Mais entre une bonne enceinte, très performante, et une excellente qui vous fait craquer aussi pour sa musicalité, il y a un pas. Voyons s’il est franchi avec la Dali Op�con 2 MK2. par Pierre Stemmelin La Dali Opticon 2 MK2 est une enceinte de bibliothèque (ou à monter sur pied) généreuse, de type deux voies, dotée d'un évent bass-reflex dorsal, d'un boomer de 16 cm et d'un tweeter à dôme de 29 mm. Nous avons déjà testé sa version de première génération, datant de 2015. Lors de son banc d'essai, nous avions salué ses excellentes performances, mais étions restés sur notre faim. Il manquait ce petit quelque chose en plus, difficilement définissable, mais qui nous est si cher à nous, audiophiles. Locale et améliorée Nous nous intéressons maintenant à la Dali Opticon 2 MK2, de seconde génération donc, lancée en 2020. De prime abord, elle semble très proche de la version de première génération. Les dimensions sont identiques. L'enceinte a juste pris un peu de poids puisqu’elle pèse 200 g de plus sur la balance. Néanmoins, la finition a été grandement améliorée, tant au niveau de la qualité de peinture de la façade 1400 € TEST 60 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Design - finition Performances Musicalité Spécifications •Type : enceinte de bibliothèque 2 voies, bass-reflex avec évent dorsal •Haut-parleurs : boomer de 16 cm à membrane en pulpe et fibre de bois et moteur SMC, tweeter à dôme en textile imprégné de 29 mm avec moteur SMC •Réponse en fréquences : 59 Hz – 25 kHz à ±3 dB •Sensibilité : 86,5 dB/2,83 V/1 m •Impédance nominale : 4 Ω •Niveau maximal : 107 dB SPL •Fréquence de coupure du filtre : 2 kHz •Accord bass-reflex : 46 Hz •Dimensions : 35,1 x 19,5 x 29,7 cm •Poids : 7,7 kg que du tissu du cache haut-parleur ou que des habillages vinyles beaucoup plus valorisants et même un tantinet luxueux. La construction, particulièrement soignée et précise, est en outre locale, assurée au Danemark, dans les usines de Dali. L'ébénisterie dispose toujours de parois de 19 mm d'épaisseur pour les flancs et de 25 mm pour le baffle. Cependant, nous avons l'impression que la qualité des panneaux de médium utilisés est légèrement supérieure, d'une meilleure densité. Au sein de cette ébénisterie, on retrouve un évent bassreflex aux deux embouchures évasées, solidement vissé au dos, plutôt que simplement collé. Le boomer de 16 cm est similaire, toujours doté d'une membrane brune en pulpe et fibre de bois, signe distinctif des enceintes Dali, associé à un solide châssis en fonte et un moteur à aimant SMC (Soft Magnetic Compound) propre à Dali. En revanche, le tweeter est nouveau. Il est monté sur une épaisse et lourde plaque en fonte métallique. Son dôme en textile imprégné est plus large (29 contre 28 mm), sa bobine aussi. Sa suspension périphérique est plus fine. Sa chambre d'amortissement interne ainsi que son moteur à aimant SMC ont été retravaillés. Ce tweeter monte moins haut, mais descend aussi plus bas. Le filtre électronique de la Dali Opticon 2 MK2 a été très légèrement modifié en conséquence. À l'écoute d'une paire de Dali Opticon 2 MK2 : toujours autant de force, mais aussi plus de liberté Les Dali Opticon 2 MK2 ont un rendement moyen (sensibilité de 86,5 dB) et sur le terrain, pour en tirer le plein potentiel, il est préférable de les associer à un ampli costaud. Mais elles ne sont pas non plus spécialement difficiles à alimenter. Nous avons obtenu d'excellents résultats à partir de notre ampli point de repère habituel, Primare i25, avec en liaison une paire de Real Cable Prestige 600. Par rapport aux Opticon 2 de précédente génération, les Dali Opticon 2 MK2 passent un cap pour ce qui est du tarif, du fait de l'inflation. Mais elles passent aussi un cap significatif en matière de prestations acoustiques. On retrouve à l'écoute ce grave très virulent, comme taillé dans la masse, assez exceptionnel pour des enceintes de ce gabarit et qui nous avait déjà marqué lors du test des Opticon 2. Mais il s'accompagne maintenant de registres médium et aigu qui semblent beaucoup plus vifs et ouverts. L'équilibre subjectif entre le bas et le haut du spectre apparaît ainsi plus convaincant. L'ensemble donne l'impression d'être à la fois plus harmonieux, mais aussi plus libre, franc et vivant. La restitution sonore des Dali Opticon 2 MK2 conjugue très bien technicité, ampleur et énergie. Le rendu est propre et particulièrement bien maîtrisé jusqu'à des niveaux acoustiques très élevés. Les détails sont transcrits avec précision et l'on bénéficie en même temps d'une bonne sensation d'espace. Le braquage acoustique à la Marseillaise Les Dali Opticon 2 MK2 sont toujours des enceintes un peu typées, mais avec plus de subtilité et de conviction communicative. On les apprécie sur tous les styles de musique. Leur équilibre tonal légèrement physiologique, leur impact dans les basses fréquences sont fort probants pour des écoutes à volume moyen ou modéré. Mais elles savent aussi se lâcher lorsqu'on a envie de faire la fête. Elles nous ont fait une démonstration explosive de leurs talents sur "Braquage à la Marseillaise" de 3ème Œil et Jul. Sur cette grosse production, elles permettent de pousser les curseurs à fond, pour obtenir un gros son vrombissant, avec juste ce qu'il faut de "saaaale" comme dirait le jury de la Nouvelle École. En résumé Les Dali Opticon 2 MK2 sont des enceintes de bibliothèque d'un gabarit déjà conséquent. Fabriquées au Danemark, elles sont d'une conception et d'une finition très sérieuses comme on en a désormais l'habitude avec Dali. Leurs performances sont d'excellent niveau. À l’écoute, nous les avons beaucoup appréciées pour leur énergie et leur vitalité ainsi que leur profondeur et leur impact dans le grave. ON-mag >> 2023-3 61 ■


LSX II KEF Pe�tes sœurs des enceintes ac�ves et connectées KEF LS50 Wireless II et LS60 Wireless, les LSX II n'en conservent pas moins la majorité de leurs caractéris�ques, à une échelle réduite - du moins sur le papier. Élégantes, audiophiles et polyvalentes, elles se placent dans le haut de gamme (1500 euros), où la concurrence au format mini est plutôt clairsemée. Un boulevard pour KEF ? par Guillaume Fourcadier 1500 € TEST 62 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Performances Musicalité Spécifications •Type : enceintes de bibliothèque connectées •Architecture acoustique deux voies avec filtrage actif •Haut-parleur Uni-Q : avec transducteur de basses/médiums de 115 mm à cône en alliage magnésium/aluminium ; tweeter de 19 mm avec dôme aluminium et guide d'ondes en couronne •Amplification (par enceinte) : amplificateur en classe D de 70 W pour le transducteur de basses/médiums ; amplificateur en classe D de 30 W pour le tweeter •Réponse en fréquences (-3 dB) : 54 Hz – 28 kHz •Réponse en fréquences (-6 dB) : 49 Hz – 47 kHz SPL max (à 1 m) : 102 dB •Connectique (enceinte principale) : Ethernet RJ45, WiFi, Bluetooth, HDMI ARC, USB-C, 1 optique Toslink, entrée Ligne jack 3,5 mm, RCA pour caisson de basses externe, RJ45 pour la connexion avec l'enceinte secondaire •Connectique (enceinte secondaire) : RJ45 (raccordement à l'enceinte principale) •Plateforme connectée KEF W2 •Compatibilité réseau : KEF Connect, AirPlay 2, Google Chromecast, Roon Ready, Spotify Connect, Tidal Connect, UPnP, Elan, RTi, Crestron Home, Savant, Control4 •Dimensions (par enceinte) : 240 x 155 x 180 mm •Poids (paire) : 7,2 kg •Coloris : noir carbone, blanc minéral, bleu cobalt (version testée), rouge lave, Soundwave par Terence Conran (couleur crème et tissu avec motif en vaguelettes) Ne rien changer pour rester différent On ne s'en offusquera pas, le design atypique des LSX II est dans la droite lignée des premières LSX, elles-mêmes héritières des LS50 de 2011. Le coffret de chaque enceinte, très compact (240 × 155 × 180 mm), adopte des arêtes arrondies et un harmonieux baffle convexe. La majorité de l'enveloppe externe est recouverte d'un élégant tissu maillé, ce qui apporte une touche encore plus premium à l'ensemble. Mais l'acousticien KEF ne s'arrête pas là, proposant pas moins de cinq déclinaisons colorées à l'utilisateur, allant du très classique noir mat, jusqu'à un plus folâtre rouge lave. Contrairement aux premières LSX aux robes vives, les LSX II affichent des nuances un peu plus douces, qui s'accordent plus facilement avec un intérieur classique. Sans transcender la formule KEF, les LSX II sont aussi irréprochables esthétiquement que les LS50 Wireless II. La construction et la qualité de finition sont admirables, sans aucun jeu dans le coffret ni de visserie apparente. Pour mieux s'adapter aux nombreuses possibilités d'utilisation, KEF propose en option un trio d'accessoires : pieds dédiés, supports muraux, ainsi que des socles de bureau. L'expérience connectée totale Paradoxalement, les LSX II parviennent à être un peu plus polyvalentes que leurs grandes sœurs LS50 Wireless II. En effet, si ces dernières font l'impasse sur une entrée USB, ce n'est pas le cas des petites nouvelles, qui s'ouvrent ainsi en grand les portes d'un usage depuis un ordinateur. Cela va de pair avec leur format très compact, bien plus adapté à un bureau. Le reste de la connectique est particulièrement riche, avec l'incontournable HDMI ARC, une puce Bluetooth, une entrée audionumérique optique, une sortie pour caisson de basses en RCA et une entrée analogique Ligne sur jack 3,5 mm. Les LSX II fonctionnent sur un principe d'enceinte principale (maîtresse) et d'enceinte secondaire (esclave), toutes les deux actives, amplifiées et donc à brancher sur le courant secteur. La première enceinte comporte toutes les entrées et communique avec la seconde via un protocole de communication sans fil Hi-Res, ou en filaire via RJ45. Le grand plus de KEF se loge une fois encore dans les fonctions connectées (via WiFi ou Ethernet), propulsées par la récente plateforme W2 et pilotées par l'application KEF Connect. Celle-ci permet aux LSX II d'aller bien plus loin que les moutures précédentes, avec une compatibilité Chromecast, AirPlay 2, Tidal/Spotify Connect et même Roon Ready. C'est simple, elles sont compatibles avec à peu près tout ce qui existe sur le marché et l'application assure le reste, notamment en matière de réglages. Sur ce point, KEF Connect se rapproche légèrement de l’application Sonos S2, en proposant une expérience très intuitive, avec des options facilement accessibles, tout en ouvrant la porte à des réglages plus avancés pour les utilisateurs avertis. À l'instar des LS50 Wireless II, il est possible d'ajuster la tonalité de l'ensemble, d'indiquer le placement du duo dans la pièce, d'activer une correction de la phase, ou encore d'associer un caisson de basses supplémentaire. Le seul manque, selon nous, réside dans l'absence de système de ��� ON-mag >> 2023-3 63


calibration acoustique automatique (type Dirac ou Sonos), qui permettrait de gagner en précision sonore. Sur le terrain, l'expérience utilisateur est à peu près irréprochable tant la formule KEF semble mature. Présent depuis très longtemps sur le marché de l'enceinte sans fil connectée, le constructeur a largement tiré les enseignements des problèmes passés et met en place un écosystème W2 quasiment dépourvu de bogues et très stable. Cette observation est même valable pour la liaison sans fil entre les deux enceintes, qui ne souffre d'aucun déphasage. Une vraie prouesse. La navigation dans les commandes passe une fois encore par la doublette télécommande + application, l'enceinte principale ne disposant malheureusement pas de commandes physiques intégrées. Ampleur et richesse Comme toutes les enceintes connectées de la marque, l'architecture audio des LSX II s'articule autour du légendaire haut-parleur coaxial (et coplanaire) Uni-Q, composé ici d'un transducteur de basses/médiums annulaire de 115 mm avec membrane en alliage aluminium/magnésium et d'un tweeter de 19 mm avec dôme en aluminium, guide d'ondes en couronne et moteur indépendant doté d'un aimant en néodyme. Contrairement à l'architecture des LS50 II et des LS60, ici, KEF n'a pas pu placer sa nouvelle technologie d'amortissement MAT, complexe labyrinthique en métamatériaux dédié à l'amortissement des aigus. Toutefois, le duo comporte toujours un DSP maison, ainsi qu'un filtrage actif et un amplificateur par transducteur : 70 W pour les médiums/basses, 30 W pour le tweeter, le tout en classe D. À l'écoute, aussi menues soient-elles, les KEF LSX II ne semblent pas être des enceintes de compromis, hormis dans les basses. Dans ce registre, la simplicité est de mise, contrairement aux plus aventureuses PSB Alpha iQ. On retrouve, à quelques Hz près, le caractère pragmatique des LS50 Wireless II. Mais tout en restant prudentes dans le bas du spectre, les LSX II lâchent les chevaux sur le reste, d'où une sonorité à la fois détaillée, puissante et d'une ampleur assez exceptionnelle. Le haut-parleur Uni-Q distille un savant mélange de musicalité et de rigueur technique, le tout saupoudré d'une dispersion très large, ce qui procure une scène sonore véritablement enveloppante. De plus, le transducteur est particulièrement doué pour conserver une grande dynamique et une distorsion très faible, quel que soit le volume. Légèrement descendante, la signature sonore du duo reste globalement équilibrée, avec une pointe de douceur et un léger pic dans les aigus. Le haut du spectre ne profitant pas du système MAT, il ne délivre pas encore la "noblesse" sonore des grands modèles, malgré une extension assez exceptionnelle (jusqu'à 28 kHz à -3 dB selon KEF). En revanche, l'énergie est bien là, et KEF maîtrise à merveille la réactivité de ses enceintes. Sur ce plan comme celui de l'ampleur sonore, les LSX II nous semblent un peu plus réussies que les PSB Alpha iQ, ces dernières adoptant une approche qui s'apparente plus à la "Hifi traditionnelle". Une autre différence en découle : les KEF LSX II sont très dépendantes de la qualité de l'enregistrement. Elles peuvent osciller entre un rendu extraordinaire et une sonorité plus bouchée, quand les PSB conservent un caractère potentiellement moins spectaculaire, mais plus magnanime face aux accidents de mixages. En résumé Belles, compactes, polyvalentes et parfaitement au point ergonomiquement, les KEF LSX II sont probablement les enceintes connectées au format mini les plus abouties du marché. Leur connectivité et leur ergonomie n'appellent quasiment aucun reproche. À l'écoute, sans être parfaites, notamment dans le bas du spectre, elles procurent des performances sonores de premier ordre. ■ 64 ON-mag >> 2023-3


LE STREAMING HAUTE DÉFINITION • LECTEUR RÉSEAU UPNP. • CONVERTISSEUR. • PRÉAMPLIFICATEUR CLASSE A. www.atoll-electronique.com Sorties symétriques XLR et lignes RCA. Alimentations linéaires. Alimentations linéaires. Double convertisseur BURR BROWN PCM1792 24 bits/192 kHz, un par voie : Convertisseur BURR BROWN PCM1792 : Condensateurs de liaison ESA/MKP. Structure double mono intégrale. Condensateurs de liaison ESA/MKP. – Dynamique : 132 dB / Rapport Signal/Bruit : 132 dB. – Dynamique : 129 dB / Rapport Signal/Bruit : 129 dB. ST300 SIGNATURE ST200 SIGNATURE Convertisseur BURR BROWN PCM1796 : Condensateurs de liaison MKP. – Dynamique : 123 dB / Rapport Signal/Bruit : 123 dB. MS120


Xboom XL7S LG LG propose l’enceinte transportable Bluetooth Xboom XL7S pour s’ambiancer lors de soirées ou simplement pour sonoriser un événement. Dotée d’une poignée, de roule�es et d’une ba�erie, elle possède une façade qui peut diffuser des anima�ons lumineuses au gré de la musique. Délivrant un maximum de 250 wa�s de puissance, elle peut vous accompagner partout, ou presque. Nous avons pu l’essayer et voici nos impressions. par Sylvain Pichot Design pensé pour facilement la transporter L’enceinte LG Xboom XL7S est plus compacte que le modèle Xboom OK75 que nous avions testé il y a un moment. Comptez sur des dimensions de 70 cm de haut pour 32 cm de large et presque autant de profondeur. Le design de l’appareil est assez passepartout. L’enceinte est recouverte de plastique avec des motifs sur les parties latérales et une grille haute, en façade. Sur l’un des côtés, des patins permettent d’orienter l’enceinte horizontalement. Sinon, sa position naturelle est verticale. Elle repose sur des roulettes, très pratiques pour la déplacer d’une pièce à une autre et qui s’avèrent assez solides pour durer. Notez également la présence d’une poignée rétractable, type trolley, qui facilite aussi le transport. C’est très bien pensé et l’ensemble respire vraiment la solidité. Il faudrait voir avec le temps, mais pendant notre phase de test, nous l’avons transportée dans différents endroits et nous n’avons jamais eu de mauvaise surprise concernant l’ergonomie de transport. Rappelons que l’enceinte pèse 15,5 kg, ce qui n’est pas rien, mais elle est tout de même plus légère que la LG Xboom OK75, par exemple, qui pesait 20 kg. La Xboom XL7S est protégée contre les éclaboussures. Elle est certifiée IPX4, ce qui signifie qu’on peut la placer à proximité d’un point d’eau sans trop de risque, sauf si elle tombe dedans… Dessous, il y a une poignée pour faciliter la prise en main lors du transport, mais malheureusement pas de trou standard pour l’installer au sommet d’un trépied, par exemple, afin de gagner en hauteur. Si tel était le besoin, il faut alors nécessairement la positionner sur une table ou sur un support similaire. La façade est donc recouverte par une large grille qui laisse entrevoir les trois haut-parleurs, dont le woofer central d’un diamètre de 8 pouces (20 cm) et les transducteurs large bande à cône de 2,5 pouces (7,5 cm), en position haute. Dans la partie basse, il y a deux larges évents. Dans le dos, un petit filet permet de ranger du matériel. On peut par exemple y glisser un smartphone et profiter de la prise USB pour le recharger. Une plaque en plastique protégeant l’enceinte des infiltrations d’eau est également présente. Celle-ci dévoile la prise d’alimentation de l’appareil, une entrée jack 6,35 mm pour un microphone et une autre pour une guitare. Chaque entrée dispose de son propre potentiomètre pour en régler le niveau sonore de manière indépendante. Il y a également un port USB-A permettant de brancher une clé USB contenant des morceaux de musique ou un mobile pour le recharger. Un bouton permet d’ajouter un effet Echo lorsqu’on utilise le microphone. Sur la partie supérieure, de gros boutons en caoutchouc permettent d’allumer, éteindre, lancer la lecture, mettre en pause, gérer le volume, sélectionner la source audio, activer les fonctions Sound Boost et d’illumination de la façade. Pratique : ces touches sont rétroéclairées, ce qui facilite l’utilisation dans la pénombre et typiquement en soirée. En façade, l’appareil dispose de deux zones d’illumination. Attention, ne vous attendez à pouvoir éclairer votre salle avec. Non, il s’agit ici, comme sur les autres enceintes de ce genre, de proposer une ambiance lumineuse, mais qui ne va pas rayonner dans toute la pièce, sa portée étant limitée. Toujours en façade, la partie supérieure dispose d’un 500 € TEST 66 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Ergonomie Fonctions Performances Spécifications •Type : enceinte de soirée •Haut-parleurs : woofer de 20 cm, 2x large bande de 7,5 cm •Puissance : 250 Watts •Connectivité : Bluetooth, 1x USB-A, 2x microphone/guitare jack 6,35 mm •Consommation en veille : 0,5 watt •Dimensions (l x p x h) : 319 x 316 x 700 mm •Poids : 15,5 kg éclairage dynamique à pixels. Il est possible d’y afficher du texte, des logos, des figures et des icônes qui s’animent (ou pas) au rythme de la musique diffusée. Le woofer est entouré d’un halo lumineux circulaire dont les effets peuvent varier. Comptez également sur la présence de deux flashes stroboscopiques. L’enceinte LG Xboom XL7S est compatible Bluetooth et peut supporter la connexion avec plusieurs appareils simultanément. Elle peut donc avoir plusieurs sources : le Bluetooth, un support USB, un microphone, une guitare et elle peut également être couplée à d’autres enceintes LG Xboom pour encore plus de puissance acoustique. Les formats de fichiers MP3 et WMA (seulement) peuvent être lus. Pour le Bluetooth, l’appareil ne prend en charge que les codecs SBC et AAC. L’application LG Xboom, centre de gestion de l’audio et des illuminations L’enceinte LG Xboom XL7S s’interface avec l’application LG XBOOM disponible pour les mobiles sous Android, iOS et HarmonyOS. L’application affiche le niveau de la batterie, permet de gérer le volume, de sélectionner la source de lecture et d’utiliser l’un des égaliseurs proposés : standard, Sound Boost ou personnalisé. Dans ce dernier cas, il y a trois bandes pour régler l’audio. C’est en passant par l’application qu’on peut gérer les animations en façade. Plusieurs sont disponibles avec, pour chacune, un aperçu afin de se rendre compte de l’effet rendu sur l’enceinte. Il est possible de ne choisir qu’une seule animation ou de les enchaîner. C’est aussi via l’application qu’on règle l’éclairage circulaire autour du woofer. En outre, on peut également compter sur un menu spécial DJ qui permet d’afficher une platine virtuelle (depuis laquelle on peut scratcher) ainsi que des boutons pour lancer des effets (club, clap de mains, etc.). Une fonction permet aussi de s’enregistrer pour créer des samples que l’on peut ensuite diffuser pendant la soirée. Une fonction Karaoké est aussi proposée. L’enceinte peut rester en veille. Ainsi, dès qu’un appareil externe tente de s’y connecter, la Xboom XL7S s’allume automatiquement si elle est branchée. Enfin, directement depuis l’application, on peut diffuser des titres qui sont enregistrés dans la mémoire du smartphone. Rappelons que l’enceinte dispose d’une batterie. Officiellement, LG annonce une autonomie d’une vingtaine d’heures. Lors de nos essais, nous nous sommes effectivement approchés de cette durée, ce qui peut être suffisant pour une soirée. À l’écoute, un son ample et puissant Ce type d’enceinte a pour vocation d’être écoutée à pleine puissance ou presque. Dans ces conditions, la XL7S ne faiblit absolument pas, proposant une certaine solidité à fort volume, sans distorsion et tout en conservant une certaine précision. Globalement, l’enceinte délivre un son relativement puissant. Les personnes qui se trouvent devant peuvent ressentir le niveau des basses, ce qui est important pour un tel appareil et permet d’être immergé dans le son. La scène sonore est également relativement ample. L'enceinte peut suffire pour sonoriser une pièce de 20 m², mais elle a bien du mal à aller au-delà, surtout si elle reste au sol. On a droit à un certain dynamisme. Les basses sont suffisamment explosives et assez percutantes pour s’en satisfaire. Par exemple, "Random Access Memories (10th Anniversary Edition)" des Daft Punk passe admirablement bien. Plus généralement, l’enceinte arrive à s’adapter à tous les styles de musique, dont les titres de guitare. L’un des seuls gros reproches que nous pouvons lui adresser, c’est qu’elle ne monte qu’à 250 watts et qu’on aurait envie de pousser plus loin afin d’être véritablement transporté. Par ailleurs, depuis un microphone, le son n’oublie pas d’être là encore précis, l’enceinte proposant ainsi des discours clairs et parfaitement intelligibles pour l’assistance. En résumé La LG Xboom XL7S est une enceinte Bluetooth de soirée ergonomique, complète, efficace et qui semble fort robuste. On apprécie qu'elle puisse être totalement autonome grâce à sa batterie intégrée. Elle ne nous a réservé aucune mauvaise surprise pendant nos essais. Elle affiche un très bon rapport qualité/prix. ON-mag >> 2023-3 67 ■


Maestro OCTAVIO Épreuve du feu pour le français Octavio. Après un premier pe�t streamer audio réussi et un amplificateur connecté compact et puissant, le passage à une formule plus acous�que était la suite logique. L’Octavio Maestro est une enceinte de salon connectée d'aspira�on Hifi, équipée de haut-parleurs Davis Acous�cs. Une formule qui détone ? par Guillaume Fourcadier 600 € TEST 68 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Performances Musicalité Spécifications •Type : enceinte sédentaire connectée/multiroom mono •Architecture deux voies, avec radiateurs passifs, en collaboration avec Davis Acoustics •Haut-parleurs : woofer de 13 cm à cône Kevlar, tweeter de 2,5 cm à dôme souple, 2x radiateurs passifs avec membrane en fibre de verre •Réponse en fréquences annoncée : 40 Hz – 20 kHz •Amplificateur en classe D : 70 W •Entrées réseau et sans fil : RJ45 (Ethernet), WiFi, puce Bluetooth 5.0 •Module Linkplay intégré •Compatibilité réseau : AirPlay 2, Spotify Connect, Tidal Connect •Compatibilité multizone jusqu'à 8 enceintes D•imensions : 31,5 x 28,5 x 27 cm •Poids : 3,4 kg Simple et discrète Esthétiquement, la Maestro n'a rien d'un produit complexe ou très osé. De forme quasiment cubique avec des contours arrondis, elle ressemble à une enceinte Hifi de bibliothèque compacte classique, mais dont les lignes sont tout de même stylisées. Ce design ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais il a le mérite de combiner à merveille simplicité et élégance. Pour ce qui est du placage, le choix d'un vinyle aussi clair (sur notre modèle de test) est un peu contestable selon nous, car il donne un aspect plus cheap que la déclinaison noire. Linkplay, mais un peu plus que cela Si l'Octavio Maestro dispose d'une connectique filaire audionumérique et analogique, avec une entrée optique et un port jack 3,5 mm, son intérêt réside avant tout dans sa dimension connectée, assurée une fois encore par un module intégré LinkPlay, qui se connecte en WiFi ou via un câble Ethernet RJ45. Bien sûr, Octavio n'omet pas d’intégrer une puce Bluetooth. la possibilité d'appairer deux Maestro en stéréo, une des promesses initiales de l'enceinte n’était pas effective lors du lancement du produit, mais a été apportée depuis par une mise à jour logicielle. Par ailleurs, Octavio ne s’est pas contenté d'une simple intégration Linkplay ; c’est l'un des rares acteurs à avoir développé une application s'écartant de Legacy Player (application LinkPlay) : Virtuose. Moins austère que l'application classique, Virtuose commence également à contenir des options et réglages très intéressants - une promesse sur l'avenir. Une audiophilie perfectible, mais familièrement musicale L'architecture sonore de l'Octavio Maestro est intrigante, puisqu’elle est créée en collaboration avec un acteur bien connu, l’acousticien français Davis Acoustics. L'enceinte renferme ainsi un woofer de 13 cm à cône Kevlar, un tweeter de 2,5 cm à dôme en soie, mais également de deux radiateurs passifs elliptiques à membrane en fibre de verre, le tout propulsé par une amplification en classe D de 70 W. À l'écoute, la personnalité sonore de l'Octavio Maestro, sans doute de par ses haut-parleurs très typés "Hifi traditionnelle", est assez différente de celle des habituelles enceintes connectées modernes, en particulier les références de chez Sonos. De fait, elle n'a pas la même intransigeance technique, ni les outils de correction acoustique pour approcher de l'équilibre d'une Era 300 calibrée. Ce modèle à la signature légèrement chaleureuse conserve à ce titre quelques défauts acoustiques, comme une légère résonance dans les médiums, en particulier lors d'une écoute en champ proche (un petit effet boîte lors des écoutes à volume élevé). Mais si elle présente bien quelques défauts, l'Octavio Maestro n'en conserve pas moins de grandes qualités, notamment dans les aigus, à la fois plus doux et plus détaillés que sur la Sonos Era 300 justement. De même, les basses, à défaut de tutoyer les abysses, sont puissantes, détaillées et suffisamment profondes. Ce modèle parvient ainsi à concilier la puissance d'une enceinte active moderne avec la personnalité sonore d'une enceinte Hifi classique. Un équilibre qui devrait trouver son public. En résumé Simple d'utilisation et assez compacte, la Maestro d'Octavio ne révolutionne clairement pas le monde de l'enceinte connectée. Mais, faute d'être techniquement irréprochable, elle apporte une personnalité sonore à la fois rassurante et très musicale, tout en étant mature d'un point de vue ergonomique. ON-mag >> 2023-3 69 ■


Alpha iQ PSB Il en faut de l'audace pour tenter de se faire une place sur le segment des enceintes de bibliothèque connectées haut de gamme ! C'est pourtant le pari qu'entreprend PSB avec ses Alpha iQ. Celles-ci forment un duo certes très compact mais déjà fort ambi�eux. Est-ce une vraie réussite malgré leur tarif déjà élevé (1400 euros) ? par Guillaume Fourcadier 1400 € TEST 70 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Performances Musicalité Spécifications •Type : enceintes de bibliothèque actives et connectées •Architecture acoustique deux voies •Boomer de 100 mm avec cône polypropylène •Tweeter de 19 mm à dôme en aluminium •Filtrage actif •Amplificateur de 30 W pour le tweeter (par côté), amplificateur de 60 W pour le boomer (par côté) •Réponse en fréquences : 64 Hz – 20 kHz •Fréquence de coupure basse (-10 dB) : 35 Hz •Connectique réseau : RJ45 (Ethernet), WiFi •Entrées numériques : HDMI eARC, optique Toslink, Bluetooth deux voies (émission/réception) •Entrées analogiques : RCA phono, jack 3,5 mm •Sortie : caisson de basses externe en RCA •Compatibilité réseau : BluOS, AirPlay 2, Spotify Connect, Tidal Connect, Roon Ready •Dimensions : 24,6 x 14,5 x 19,2 cm •Poids (paire) : 7,36 kg •Déclinaisons : noir, blanc (version testée) Discrètes et 100% sans fil À peu près aussi miniaturisées (24,6 x 14,5 x 19,2 cm) que des LSX II de KEF, les enceintes de PSB affichent une esthétique un peu moins inspirée ; elles sont rectangulaires et seulement disponibles en noir ou en blanc. Les Alpha iQ se concentrent sur l'essentiel, à savoir la qualité de fabrication et de finition, heureusement exemplaire. Le coffret mêle efficacement MDF et aluminium (plaque arrière), camouflant la visserie à l'arrière. PSB ne propose pas de pieds dédiés. On peut donc poser les Alpha iQ sur un meuble, sur un bureau, ou sur les piètements de son choix. Le fabricant opte ici pour un système de transmission moderne Hi-res et audiophile comme on en voit sur d'autres enceintes actives haut de gamme. Aucune connexion filaire n'est prévue pour relier les deux enceintes, qui communiquent entre elles via une très pratique liaison sans fil, 24 bits/ 192 kHz. Chacune est active et intègre ses amplificateurs. Mais une seule reçoit la connectique pour les différentes sources. Cette connectique est placée sur l'enceinte principale, ou maîtresse, que l'on peut assigner en tant que canal droit ou gauche. Elle est assez riche. Pour ce qui est de la partie filaire, elle comporte des entrées phono sur RCA, Ligne sur mini jack, numérique sur embase Toslink, ainsi qu'un port Ethernet et une sortie pour caisson de basses. À cela s'ajoutent les liaisons sans fil Bluetooth et WiFi. En ce qui concerne l'ergonomie, on regrette l'absence de télécommande. Pour le pilotage, il faut se reposer sur l'application dédiée sur smartphone ou tablette, sur le panneau de commande tactile particulièrement dépouillé de l'enceinte principale, ou apprendre aux Alpha iQ à reconnaître les commandes d'une système infrarouge (ce qui n'est pas à la portée de tous les utilisateurs). Un bel environnement connecté BluOS et quelques limites Pour ce qui est des fonctions connectées, les PSB Alpha iQ utilisent le système BluOS de Bluesound. Elles sont aussi compatibles AirPlay 2, Spotify Connect ou Roon Ready. La connexion des enceintes au réseau à partir de l'application est simple, que ce soit en filaire (RJ45) ou en WiFi, et la prise en charge des divers protocoles est efficace. Sur ce point, la marque prend assez bien l'utilisateur par la main, mettant en outre suffisamment d'options ergonomiques et d’ajustements sonores à sa disposition. Quelques bogues demeurent néanmoins présents, majoritairement liés à la liaison purement sans fil entre les deux enceintes. À ce titre, et ce quelle que soit l'entrée sélectionnée (réseau, numérique ou analogique), nous avons constaté quelques décrochages de l'enceinte asservie, ainsi qu’une impression de déphasage parfois. Si cette liaison fonctionne l'immense majorité du temps, elle n'atteint pas le degré d'excellence de celle d’enceintes concurrentes comme les KEF LSX, par exemple. À l'usage, bien que l'absence de télécommande reste selon nous une lacune, les PSB Alpha iQ se révèlent simples et polyvalentes. Hormis en tant qu'enceintes de monitoring de bureau, elles se sont montrées vraiment efficaces dans toutes les autres situations auxquelles nous les avons soumises. De l'équilibre sonore, mais un gros caractère Avec l'avènement des enceintes actives, la possibilité d'obtenir de bonnes basses dans des dimensions réduites n'est plus un rêve inaccessible… Bien que les miracles n'existent pas. Chaque PSB Alpha iQ intègre un haut-parleur de basses/médiums de 100 mm avec cône polypropylène et saladier en acier, placé au-dessus ��� ON-mag >> 2023-3 71


(ce qui n'est pas courant) d'un tweeter de 19 mm à dôme en aluminium. Le tout est accordé en bassreflex, avec évent à l'arrière. Enfin - et cela n'est pas un détail - chaque enceinte dispose d'un filtrage actif et de deux amplificateurs : un de 30 W pour le tweeter et un de 60 W pour le woofer. Petites, mais costaudes. Les PSB Alpha iQ ne comptent clairement pas rester prisonnières de leur format réduit ni se cantonner à une représentation timide dans le bas du spectre. Si elles ne viennent pas appliquer d'effet bass boost en tant que tel, elles descendent assez bas en fréquences et tentent de retarder au maximum l'inévitable décrochage. Sur ce point, tout en étant d'un très bon équilibre général, le duo donne à l'écoute une belle sensation de rondeur dans les basses. On profite d'une réelle assise et d'une assez belle vigueur sonore, la puissance étant engendrée en partie par des débattements assez importants des boomers de 100 mm. Nous pouvons louer le choix de PSB de privilégier l'énergie, tout en regrettant que cela se fasse légèrement au détriment de la maîtrise : les très basses fréquences débordent immanquablement sur les morceaux vraiment chargés (ou les films comme les blockbusters), tout en perdant en rapidité, en impact. Il est parfois recommandé de baisser légèrement le niveau de basses dans l'application afin de gagner en cohérence sonore. Tout en offrant un rendu sonore particulièrement fun, les PSB Alpha iQ sont ainsi un peu à cheval entre d'imposantes enceintes colonnes et des enceintes de bibliothèque plus limitées. Les utilisateurs pourront aimer ou détester, mais une telle personnalité est fort peu habituelle de la part d'enceintes aussi compactes. La relative timidité basseuse des LSX II de KEF nous semble loin. Quand ces dernières ne prennent pas le risque de s'aventurer trop bas, les PSB ne craignent pas de foncer tête baissée pour affronter la difficulté. À l'opposé du spectre, le tweeter offre une performance totalement maîtrisée. Le son est très fin, détaillé, nuancé. Les aigus sont particulièrement brillants, puisqu'ils s'expriment avec énormément d'autorité, sans pic marqué, tout en affichant une dispersion assez large. Cela permet aux PSB Alpha iQ d'offrir une scène sonore particulièrement large et détaillée, sans aucune agressivité ni manque. Clairement, le tweeter et la gestion des aigus en général ne peuvent faire l'objet d'aucun reproche. Un peu moins riches sans doute, les médiums jouissent pourtant d'un parfait équilibre et d'une belle présentation, totalement dans la continuité des aigus. De quoi conserver une assez belle unité générale et une bonne capacité d’adaptation aux différents styles musicaux ainsi qu’aux différentes qualités de mixage. Nous pourrions dire que les KEF LSX II, qui sont leurs concurrentes les plus directes, délivrent un son presque imperturbable, très moderne, quand les PSB affichent une personnalité un peu plus vintage, plus proche de la Hifi traditionnelle, sans pouvoir s'en prétendre totalement. En résumé Il serait difficile de qualifier les PSB Alpha iQ de parfaites, ne serait-ce qu'en raison de leur prix élevé et de quelques choix ergonomiques discutables. Mais en prenant des risques, ces enceintes sans fil et connectées parviennent à un résultat sonore qui, tout en restant clivant, est un beau mélange de polyvalence et de puissance dans un format miniature. ■ 72 ON-mag >> 2023-3


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Era 300 SONOS Difficile de concurrencer Sonos sur le terrain de l'enceinte connectée/mul�room grand public. Pionnier en la ma�ère, le constructeur a bâ� depuis plus de 10 ans une offre très complète, mais qui n'avait pas encore totalement pris le virage du son 3D. C'est chose faite avec la nouvelle Era 300, qui rejoint ses barres de son Arc, Beam Gen 1 et Gen 2 sur le terrain de l'Atmos. par Guillaume Fourcadier Un sablier à la sauce Apple/Sonos On ne se refait pas ; Sonos est sans doute le constructeur dont le design évoque le plus celui d’Apple, même si l'Era 300 est un peu plus originale que les autres enceintes du catalogue de la marque. Ici, le design en sablier ne va pas sans la traditionnelle sobriété Sonos. L'appareil ne présente que des tons purs et uniformes, ce qui lui permet d'être assez élégant et discret. Il faut relativiser cette dernière observation, dans la mesure où le poids et les dimensions restent conséquents : 260 x 160 x 185 mm (l x h x p) pour 4,47 kg. Bien qu’elle soit très épurée et presque entièrement faite de plastique, la Sonos Era 300 profite d'une fabrication très sérieuse. On ne constate aucun grincement des panneaux de sa coque et la robustesse est largement à la hauteur des attentes. Il ne faut pas non plus passer sous silence l'usage de 40% de plastique recyclé pour cette structure, ainsi que la présence d'un emballage recyclable à 100%, conçu à base de papier certifié FSC. Connectique minimale, options maximales Principale limitation de l'enceinte Era 300, la connectique est pour le moins rachitique, puisque virtuellement absente. Si l'on omet la prise de 500 € TEST 74 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Performances Immersion Spécifications •Type : enceinte Atmos connectée •Haut-parleurs : 2 woofers ; 4 tweeters : 2 sur les flancs, 1 en position frontale, 1 en position verticale •Disposition stéréo et Atmos •6 amplificateurs en classe D (puissance non indiquée) •Puce ARM A55 quad core à 1,9 GHz •Compatibilité réseau : Sonos S2, AirPlay 2, Spotify Connect, Alexa Cast, puce Bluetooth 5.0 •Connectique : entrée secteur, port USB-C •Adaptateurs (en option) : USB-C vers jack 3,5 mm femelle (entrée audio), USB-C vers Ethernet et jack 3,5 mm femelle •Dimensions : 260 x 160 x 185 mm (l x h x p) •Poids : 4,47 kg •Déclinaisons : noir mat, gris mat raccordement au courant secteur, légèrement dissimulée, seul un port USB-C est présent, servant de support à deux adaptateurs disponibles en option : un USB-C vers jack 3,5 mm femelle à 25 euros, afin d'ajouter une entrée analogique ; un adaptateur "multiple" avec entrée jack 3,5 mm et prise réseau RJ45, à 45 euros. Un bel exemple de pingrerie (ou d'approche écologique visant à ne rien gâcher), surtout pour un produit vendu à 500 euros. Deux autres accessoires ont été imaginés : un pied dédié en métal de 95,6 cm de haut (à 170 euros tout de même) et une fixation murale en métal (90 euros). Comme toujours, Sonos soigne l'intégration de ses produits. Le meilleur des environnements audio connectés, un peu verrouillé, mais avec le Bluetooth en ouverture Toujours aussi complet et intuitif, l'écosystème audio connecté de Sonos est l'un des rares réellement matures du marché. Sans surprise, l'Era 300 est rapidement reconnue et configurée dans l'application Sonos S2. Celle-ci guide parfaitement l'utilisateur, si bien que même les novices ne seront pas déroutés. Lors de l'installation, comme pour les autres produits récents du constructeur, l’un des passages obligés est la calibration acoustique Trueplay, laquelle permet de compenser les imperfections de la pièce d'écoute. Autrefois réservée aux iPhone, cette calibration est désormais disponible aussi sur les smartphones Android, mais dans une version simplifiée. En effet, cette dernière méthode exploite seulement les microphones intégrés de l'enceinte ; elle ne demande pas de "promener" son smartphone dans la pièce. Il reste clairement conseillé, pour un rendu optimal, d'effectuer la calibration avancée avec un appareil iOS. Aucune surprise ergonomique sur cette Era 300 ? Pas tout à fait. Un premier changement de taille fait son apparition sur une enceinte sédentaire de la marque : l'intégration du Bluetooth. Ce protocole permet de compenser l'absence (attendue) de compatibilité Chromecast, délaissé pour les protocoles AirPlay 2, Spotify Connect et Alexa Cast. Bien sûr, tous les services de musique en ligne classiques sont accessibles depuis l'application. Point central de l'expérience Sonos, la possibilité de grouper les différentes enceintes trouve ici un intérêt particulier dans une optique home cinéma. En effet, en liant deux enceintes Era 300 en stéréo, voire en mode surround, il est possible d'associer l'ensemble à une barre de son type Sonos Arc ou Beam, pour un rendu Atmos avancé. Cela va sans dire, l'addition pour l'ensemble peut vite être salée. Que ce soit pour la gestion des groupes ou des réglages sonores, Sonos est un véritable exemple en la matière. Tout est suffisamment complet et intuitif pour contenter la grande majorité des utilisateurs. Ajoutons à cela des commandes tactiles (placées au sommet de l’enceinte) très réactives, ainsi qu'une excellente gestion des microphones dédiés aux assistants vocaux (Sonos et Alexa) et l'expérience est complète. Un bel équilibre sonore, qui ne demande qu'à s'élever Contrairement à sa grande sœur Sonos Five et aux anciennes Play:5, l'Era 300 n'est pas une enceinte purement stéréo. Elle porte également une dimension verticale du son, ce qui explique son architecture sonore peu commune. Cette enceinte intègre deux woofers et deux tweeters placés sur les flancs, un tweeter vertical pour le rendu Atmos et un ��� ON-mag >> 2023-3 75


tweeter frontal pour "diffuser les voix et les instruments". Ici le concept de tweeter correspond plutôt à un haut-parleur de médiums/aigus presque large bande. Chacun des six haut-parleurs est alimenté par son propre amplificateur en classe D, une configuration qui facilite d'autant les divers ajustements acoustiques. Légèrement à contre-courant, les produits Sonos, en tout cas les plus récents, misent sur une signature sonore étonnamment équilibrée et pas spécialement boomy. Cette Era 300 ne s'écarte pas de ce chemin. Le son est très naturel, tout en présentant une belle technicité. Hormis quelques imprécisions dans les aigus, chose classique dans cette gamme de prix, le rendu est pratiquement irréprochable. L'enceinte distille ainsi un bon niveau de détails et sa polyvalence est exemplaire. Cela se traduit notamment par une excellente extension dans les basses, le tout sans exagération de telle ou telle gamme de fréquences, ce qui lui permet de traiter tous les genres musicaux sur un pied d'égalité. Au chapitre de l'immersion, un petit paradoxe apparaît. Celle-ci est indéniablement excellente. L'effet stéréo fonctionne bien, mais c'est surtout la dimension Atmos de l'Era 300 qui fascine, portée par une réelle sensation de verticalité sur les morceaux vraiment adaptés (testé à partir de morceaux ad hoc depuis Apple Music). Mais cette sensation générale s'estompe assez rapidement en s'écartant de l'axe de l'enceinte. Insidieuse car très bien rodée, la formule Sonos semble ouvertement imaginée pour un appairage stéréo, configuration qui améliore nettement l'effet de spatialisation et la polyvalence (en particulier en home cinéma). Difficile de penser que les plus grands fans de la marque se contenteront d'un produit solitaire. En résumé Musicale et immersive, la Sonos Era 300 n'est sans doute pas l'enceinte connectée ultime, mais elle s'approche du produit caméléon idéal. Très complète, elle compense une connectique spartiate par la richesse ergonomique de l'écosystème Sonos. Une très belle réussite. ■ 76 ON-mag >> 2023-3


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SRS-XV800 SONY Éloignées de tout segment audiophile, les enceintes Bluetooth de très grand format de Sony sont les représentantes d'un genre assez atypique en France : l'enceinte fes�ve. Ici, les maîtres-mots sont la puissance sonore et les lumières, le tout secondé par des fonc�ons originales. Loin d'être la première du catalogue de Sony ou la plus imposante, la nouvelle SRS-XV800 est un pe�t condensé de ce�e gamme par�culière, à prix premium (800 euros). par Guillaume Fourcadier J'ai mis des roulettes, mais… Si la Sony SRS-XV800 fonctionne sur secteur, l'un de ses intérêts réside dans la présence d'une batterie de grande taille. Elle rejoint à ce titre la SRS-XP700 (de dimensions équivalentes), en tant que plus grande enceinte "autonome" de Sony. Très imposante (720 x 317 x 375 mm) et lourde (18,5 kg), sur le papier, elle se permet d'être plus transportable que son aînée, puisqu'elle dispose de deux petites roulettes. Malheureusement, cette bonne idée ergonomique est quelque peu gâchée, puisque la poignée, non extensible, est bien trop basse pour un utilisateur de taille moyenne. Dommage, car la forme de l’enceinte est globalement réussie, avec une structure assez robuste et une connectique suffisamment riche composée de deux entrées jack 6,35 mm (micro ou 800 € TEST 78 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Qualité sonore Puissance Spécifications •Type : enceinte Bluetooth festive •Fonctionnement sur batterie ou sur secteur (également pour la recharge) •Système de transport à roulettes •Connectique : 2 entrées (variables) jack 6,35 mm pour guitare électroacoustique ou microphone, 1 entrée Ligne jack 3,5 mm, 1 USB-A (charge externe), entrée numérique optique •Encoche pour smartphone/tablette •Compatibilité : applications Sony Music Center, Sony Fiestable (gestion de la lumière) •Puce Bluetooth 5.2 •Couplage stéréo (avec deuxième enceinte) ; Party Connect (multiconnexion d'enceintes Sony) Codecs Bluetooth supportés : SBC, AAC, LDAC •Architecture audio : 2 woofers X-Balanced carrés de 170 mm de côté, 3 large bande frontaux de 60 mm, 2 large bande arrière de 50 mm •Autonomie annoncée : 25 h •Certification : IPX4 en position debout, IPX2 en position allongée, pas de certification avec la trappe arrière (connectiques) ouverte •Dimensions : 720 x 317 x 375 mm •Poids : 18,5 kg guitare) réglables, une entrée Ligne jack 3,5 mm, une prise de charge USB-A et une entrée numérique optique, laquelle permet à la SRS-XV800 de servir de complément sonore/caisson de basses à une TV. Une fonction de niche, mais amusante. Le tout est accompagné par des ensembles de Leds RGB, programmables via l'application Music Center, mais également depuis une application dédiée à ce seul usage, nommée Fiestable. Que ce soit pour la gestion des lumières ou de l'ergonomie en général, Sony maîtrise clairement son sujet. L'enceinte affiche des commandes tactiles complètes et l'application Music Center s’avère intuitive, offrant une belle palette de réglages. Un son à déplacer les meubles Sony ne réinvente pas sa recette audio par rapport au reste de la gamme et intègre une fois encore un duo de boomers X-Balanced à membrane rectangulaire, épaulés par cinq transducteurs large bande : trois à l'avant ainsi que deux à l'arrière, pointés vers le haut. Sur le papier, cette configuration, nommée Omnidirectional Party Sound, permet de projeter le son dans toute la pièce. Sur le terrain, sans surprise, la Sony SRS-XV800 réussit largement son pari en termes de puissance sonore, particulièrement avec le mode spécial Mega Bass, qui délivre des basses abyssales au prix de débordements assez nets. D'une manière générale, nous pouvons noter quelques petits progrès par rapport à la SRS-XP700, mais cette dernière est bien plus abordable. L'enceinte est donc très puissante, mais pas révolutionnaire. Clairement, Sony pousse avant tout le bas du spectre et les aigus, ce qui donne une signature acoustique physiologique certes peu équilibrée mais efficace et pas délirante. Le son n'est ni agressif ni voilé, ce qui démontre un certain savoirfaire. En dépit d'un niveau sonore potentiellement très élevé (surtout lorsque l'enceinte est raccordée au courant secteur), les limitations viendront rapidement de l'acoustique de la pièce, pas toujours adaptée à de telles "vibrations". En résumé Avec la SRS-XV800, Sony propose une grosse enceinte sans fil et transportable convaincante. Puissante et simple à utiliser, elle est incontestablement l'une des enceintes festives autonomes les plus haut de gamme du marché. Malheureusement, du fait de son tarif très élevé, son rapport qualité-prix est discutable face à des modèles assez proches mais bien plus abordables comme la Sony SRS-XP700. ■ ON-mag >> 2023-3 79


WS-B1A YAMAHA Généralement portée sur les designs fes�fs et les couleurs bariolées, l'enceinte Bluetooth baroudeuse compte pourtant dans ses rangs quelques représentantes premium, au style chic et sobre, comme la Bang & Olufsen A1. Dans ce�e même veine, mais pour un tarif moindre (120 euros), Yamaha propose avec sa nouvelle WS-B1A un modèle discret, mais qui a tout pour résister aux éléments. Pari réussi ? par Guillaume Fourcadier TEST Spécifications •Type : enceinte Bluetooth compacte waterproof, IP67 •Puce Bluetooth 5.0 avec support du codec SBC •Transducteur large bande de 55 mm et deux radiateurs passifs •Puissance max (amplification intégrée) : 10 W •Autonomie annoncée : 12 h •Recharge : 3 h via prise USB-C ou base de recharge optionnelle CC-T1A (25 euros) •Dimensions : 88 x 105 x 88 mm •Poids : 490 g Quand la forme est efficace Esthétiquement, la Yamaha WS-B1A ressemble davantage à une mini Sonos One qu'à une enceinte waterproof (certifiée IP67). Son design s’avère sobre, porté par une construction particulièrement sérieuse, avantageusement servie par l'intégration d'un contour en tissu et d'éléments en silicone. En main, ce modèle à la fois compact (88 x 105 x 88 mm) et léger (490 g) est un bonheur à utiliser. Contrairement à bien des concurrentes, elle donne une sensation de bel objet qui semble davantage destiné à prendre place dans un salon qu’à partir en balade. Heureusement, l'utilisation baroudeuse ne pose aucun problème. Nous avons soumis la Yamaha WSB1A aux affres de la pluie et autres poussières sans que cela n'affecte sa structure. Bien sûr, le revêtement en tissu est plus salissant que les surfaces en silicone, mais celui-ci semble parfaitement adapté et très robuste. En revanche, si l'enceinte est suffisamment riche pour ce qui est des commandes de navigation entre les morceaux de musique, pour le reste, ses fonctions et possibilités sont réduites à leur strict minimum. La Yamaha WS-B1A n'est pas Bluetooth multipoint, elle ne possède pas d'application dédiée sur smartphone, se contente du codec Bluetooth le plus basique (SBC) et ne dispose d'aucun microphone pour prendre les appels téléphoniques. Ajoutons à cela l'absence de connectique d'entrée et nous avons une expérience utilisateur plutôt spartiate. Annoncée pour 12 h environ, l'autonomie de la batterie intégrée oscille en pratique entre 8 h et 16 h suivant le volume sonore, ce qui est une très belle performance pour un produit si menu. Concernant la recharge, outre le classique port USBC, Yamaha a prévu une base dédiée, assez élégante, mais malheureusement vendue en option (au prix de 25 euros). Puissance et maîtrise Bien qu’elle possède un "simple" transducteur de 55 mm épaulé par deux radiateurs passifs, la Yamaha WS-B1A fournit une performance audio assez remarquable. L'ensemble est puissant (bien que Yamaha annonce une puissance d'amplification de seulement 10 watts) et plutôt équilibré, le tout sans jamais faire exploser la distorsion. À ce titre, l'enceinte ne semble manquer de rien, ni d'assise ni de clarté. Elle parvient, même à fort volume, à délivrer un message cohérent et détaillé, avec un certain impact. Seuls quelques petits débordements dans les basses peuvent apparaître parfois, mais nous sommes loin d'avoir entre les mains un modèle procurant un son mou ou traînant, qui proposerait des basses impossibles à dompter. Évidemment, les performances dans le bas du spectre dépendent en partie du support, la WS-B1A étant particulièrement efficace posée sur un meuble ou un bureau. À l'inverse, elle ne permet rien de démesuré concernant l'immersion spatiale. La reproduction n'est ni stéréo, ni même à 360°. Reste que nous tenons là l’une des enceintes compactes les plus brillantes du moment, car aussi polyvalente que musicale, et qui ne craint pas qu’on pousse le volume. Notre avis 80 ON-mag >> 2023-3 120 € ■


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LES SOURCES


SR35 ASTELL & KERN Presque abordable par rapport à la poli�que tarifaire habituelle d'Astell & Kern (A&K), le baladeur SR35 de la gamme A&norma est un peu plus qu'une simple évolu�on du SR25. S'il adopte le même design compact, décalé et anguleux, il se démarque par une fiche technique plus poussée. Assez pour jus�fier son tarif en hausse (900 euros) ? par Guillaume Fourcadier Le lingot d'entrée Cela est tout sauf une surprise, l'Astell & Kern SR35 ne trahit pas la réputation de la marque coréenne en matière de qualité de fabrication et de design. Son châssis en aluminium usiné, taillé comme un très beau prisme, ne laisse tout simplement apparaître aucun défaut de conception. Esthétiquement presque identique au SR25, et donc très compact, le SR35 reste l'un des baladeurs les plus agréables à manipuler du catalogue d'A&K. Un peu déroutante au début, la disposition en diagonale du petit écran devient vite une simple particularité stylistique, qui n'entrave pas la bonne ergonomie, même en utilisant le baladeur à une main. Mieux vaut consommer local Fonctionnant sur une version modifiée d'Android, le SR35 est tout ce qu'il y a de moderne sur le papier : prise en charge de la plupart des services de streaming de musique en ligne, Roon Ready, Bluetooth et UPnP. En outre, A&K intègre ici une nouvelle surcouche d'interface, qui se révèle plus agréable, plus véloce en navigation locale que l'ancienne. En revanche, dès qu’on entre dans les applications de streaming, l'expérience se gâte une fois encore. L'interface n'est jamais vraiment fluide et les ralentissements sont légion, si bien qu'un baladeur comme le Sony NW-A306 (400 euros) paraît bien plus véloce. Frustrant ! Une expérience technique et endurante en quad-DAC L'architecture audio du SR35, bien qu’elle soit en apparence proche de celle du SR25, fait pourtant un bond en avant, en premier lieu avec l'étage de conversion, qui comporte désormais quatre puces CS43198 (montage quad-DAC), contre deux sur le SR25. De plus, la tension max de sortie passe de 4 VRMS à 6 VRMS (sur la prise jack 4,4 mm). 900 € TEST 84 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Performances Musicalité Spécifications •Type : baladeur audiophile connecté •Châssis en aluminium anodisé •OS : Android avec surcouche Astell & Kern •Compatibilité : Roon Ready, UPnP, Bluetooth (support de l’AptX HD) •Écran tactile de 3,6 pouces de définition 720 x 1080 pixels •Conversion : 4x Cirrus Logic CS43198 montées en quadDAC, basculement en mode dual-DAC dans les options Compatibilité audio : PCM 32 bits/384 kHz, DSD256, MQA 8X •Module d'amplification Astell & Kern •Technologie d'alimentation Teraton Alpha •Connectique : USB-C (recharge, transfert, DAC), jack 3,5 mm (asymétrique), jack 4,4 mm (symétrique), jack 2,5 mm (symétrique) •Réponse en fréquences : 20 Hz – 70 kHz (±0,125 dB) sur sortie asymétrique ; 20 Hz – 70 kHz (±0,126 dB) sur sorties symétriques •Rapport signal/bruit : 127 dB sur sortie asymétrique ; 130 dB sur sorties symétriques •DHT + bruit : 0,0005% sur sortie asymétrique ; 0,0006% sur sorties symétriques •Impédance de sortie : 1,1 ohm sur sortie asymétrique ; 2,7 ohms sur sorties symétriques •Mémoire : 64 Go (interne) ; extensible jusqu'à 2 To (slot micro-SD) •Autonomie : 20 h (Flac 16 bits, mode dual-DAC, gain normal, sortie asymétrique) •Dimensions : 64 x 108,3 x 16,1 mm •Poids : 184 g Avec cet ensemble très cohérent, il n'est pas étonnant de retrouver sur ce SR35 toutes les qualités sonores des "grands" baladeurs d’Astell & Kern, à commencer par leurs performances techniques hors du commun. À l'écoute, cet appareil est l'archétype du produit audio polyvalent, offrant une restitution détaillée, sans aucune interprétation dans le signal et sans aucune fausse note concernant la musicalité. Nous pouvons certes questionner la pertinence du mode quad-DAC, qui ne semble apporter qu'un très léger surplus de profondeur dans la scène sonore par rapport au mode (sélectionnable) dual-DAC, mais cela nous donne une bonne idée de l'intransigeance technique de ce produit pourtant d'"entrée de gamme" pour Astell & Kern. Surtout, sa bonne petite réserve de puissance lui permet d'être vraiment polyvalent et d'alimenter des casques Hifi plutôt énergivores, tout en conservant une autonomie de batterie très convenable (autour de 12 h sur notre casque Sennheiser HD 660 S2). Sans dépasser techniquement des baladeurs plus coûteux tel que l’Astell & Kern Kann Max, dont la sonorité reste un peu plus ample, le SR35 s'en rapproche nettement. En résumé Avec ce nouveau baladeur SR35, Astell & Kern élève clairement les prétentions de son entrée de gamme. L'interface, favorablement retravaillée, ne corrige que partiellement les lenteurs habituelles des baladeurs de la marque. Mais que ce soit sur la forme ou sur le son, la formule est plus moderne et performante que jamais, quitte à dangereusement se rapprocher des séries A&futura et Kann. ON-mag >> 2023-3 85 ■


AXN10 CAMBRIDGE Cambridge Audio, champion historique des électroniques audiophiles démocra�ques au même �tre que NAD ou Rotel, a très tôt pris le virage de la musique connectée. Aujourd'hui, c'est un module streamer maison de quatrième généra�on qui équipe son lecteur réseau MXN10 et son frère siamois AXN10 que nous testons ici. par Pierre Stemmelin Les Cambridge MXN10 et AXN10 sont de tailles différentes. Le premier est un produit compact de 21,5 cm de large tandis que le second adopte les dimensions d'un appareil Hifi standard (43 cm de large), sur lequel on peut éventuellement empiler d'autres électroniques. Mais la seule différence est là, car le MXN10 et l'AXN10 disposent exactement du même équipement et, sous le capot, leurs circuits sont identiques. C'est le Cambridge AXN10 que nous avons utilisé pour ce test. Son écart de prix catalogue par rapport à son petit frère est de 100 € et se justifie par un peu de tôle et d'aluminium en plus. Une solution maison et Hi-res, avec le maximum de compatibilité réseau Le Cambridge AXN10 se présente donc dans un châssis de grande taille, similaire à celui des amplis AXA25 et AXA35 ou encore du lecteur de 600 € TEST 86 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Performances Musicalité Spécifications •Type : lecteur réseau audio •Entrées : Ethernet, WiFi, Bluetooth, port USB Host •Codecs Bluetooth : SBC et AAC •Protocoles réseau compatibles : UPnP/DLNA, Chromecast, AirPlay 2, Spotify Connect, Roon •Services intégrés à l'appli : Tidal, Qobuz, Deezer, webradios •Consommation électrique : 20 watts max., 0,5 watt en veille •Dimensions : 43 x 7,5 x 30,5 cm •Poids : 3,3 kg CD-Audio AXC35. Sa façade est doublée d'un beau panneau d'aluminium gris satiné. On y trouve la touche de mise en veille et quatre boutons numérotés donnant un accès direct aux stations de radio ou playlists que l'on a préalablement enregistrées dans ses favoris. L'appareil n'a pas de télécommande. Il se pilote depuis un smartphone ou une tablette. Son application dédiée StreamMagic est disponible sous Android, iOS et iPadOS. Celle-ci intègre les webradios, Qobuz, Deezer et Tidal. Elle permet aussi de lire les fichiers audio contenus sur une clé branchée sur le port USB à l'arrière de l'appareil. Ce dernier mode est basique. La lecture de fichiers n'est pas la fonction première. Mais l'appli est bien organisée, simple, relativement intuitive. On apprécie notamment sa section dédiée aux webradios, bien plus conviviale que ce que l'on rencontre habituellement sur ce genre de produit. La solution réseau utilisée est maison. La marque y travaille depuis plus de 10 ans et l'AXN10 intègre un module Cambridge StreamMagic de 4ème génération. La grande force de celui-ci n'est pas le nombre de services en ligne auxquels il donne accès, mais sa compatibilité avec le maximum de protocoles. Il répond à Spotify Connect, à Roon, en UPnP/DLNA et surtout à l'AirPlay d'Apple et au Chromecast de Google. Cela facilite grandement l'utilisation. Quel que soit votre service de musique en ligne préféré, vous devriez pouvoir le streamer à travers le Cambridge AXN10. Et en dernier recours, il est toujours possible d'utiliser sa liaison Bluetooth 5.0. Zéro bricolage, un son vif et défini Sous le capot du Cambridge AXN10, c'est très peu rempli. La carte électronique n'occupe même pas le quart de la surface, ce qui est assez logique puisqu'il s'agit de la même que celle qui équipe le MXN10, qui est trois fois plus petit. Cette carte accueille en son centre le module StreamMagic, une alimentation encapsulée de type 5 V/4 A sur sa gauche ainsi que l'étage de conversion et de sortie sur sa droite. Ce dernier utilise une puce ESS Sabre ES9033Q (32 bits/768 kHz et DSD512). La réalisation est très propre, ne laissant aucune place au bricolage, faisant appel au maximum à des composants de surface. À l'écoute de l’AXN10, on reconnaît bien la signature sonore de certaines réalisations de Cambridge Audio. Même si on note une petite tendance physiologique, avec des graves qui ont de la rondeur et des aigus un peu brillants, l'équilibre est globalement assez neutre. Surtout, il se dégage de la restitution une sensation de grande propreté et de haute définition. Cela peut sembler légèrement artificiel, mais cela ne se traduit pas par de l'agressivité et l'appareil est particulièrement respectueux du message enregistré. Il met en valeur beaucoup de détails et décrit avec une grande précision l'espace stéréophonique. L'image sonore est stable et ses différents éléments se détachent bien les uns des autres. Le Cambridge AXN10 insuffle à la musique beaucoup de vie, de vivacité, de dynamique et d'articulation. Sa transcription est lumineuse, jamais terne ou trop timide. En résumé Le Cambridge AXN10, aussi bien que son petit frère MXN10 qui possède les mêmes circuits sous un format et un prix plus compacts, est un lecteur réseau fort recommandable. Son module de streaming propriétaire offre le maximum de compatibilité et ses fonctions sont bien maîtrisées. L'appareil est simple et convivial et ses performances sont de bon niveau, donnant une restitution sonore à la fois précise et pleine de peps. ■ ON-mag >> 2023-3 87


DMP-A6 EVERSOLO L'Eversolo DMP-A6 est un lecteur de musique en réseau (streamer) qui peut également jouer le rôle de serveur. Posi�onné à moins de 1000 €, il est compact, compa�ble avec un maximum de protocoles, services et formats, possède un grand écran tac�le ainsi qu'une connec�que qui voit large. Voyons s'il est aussi performant et agréable à u�liser que séduisant sur le papier. par Pierre Stemmelin L'Eversolo DMP-A6 mesure à peine 27 cm de large pour 9 cm de haut, ce qui peut être vu comme une qualité, et il bénéficie d'une finition exemplaire pour un appareil de sa catégorie de prix. Son coffret aux flancs striés est en panneaux d'aluminium brossé de plusieurs millimètres d'épaisseur. À l'avant, l'essentiel de la surface est occupé par un afficheur. Celui-ci n'est pas de type OLED, Eversolo ayant opté pour la technologie LCD. Mais il ne demeure pas moins de belle qualité et profite d’une bonne luminosité. La grosse molette qui l'accompagne sur son côté droit ne présente aucun jeu hasardeux. Bordée d'un anneau lumineux, elle permet d'ajuster le volume, car, en plus de sa fonction de lecteur, l'Eversolo DMP-A6 peut aussi jouer le rôle de préampli et attaquer directement un bloc de puissance stéréo ou une paire d'enceintes amplifiées. Une connectique numérique multitâche et un maximum de compatibilité L'Eversolo DMP-A6 tourne sous Android 11 dans une version que la marque a spécialement adaptée à ses besoins. Cela permet à l’appareil d'être compatible avec un très grand nombre de services de streaming audio et de protocoles réseau. Outre la possibilité d'installer sur le DMP-A6, aussi simplement que sur un smartphone ou une tablette, les applis d'une quinzaine de fournisseurs de musique ou radio en ligne (Qobuz, Tidal, Apple Music, Amazon Music, TuneIn...), il est Spotify Connect, Roon Ready ou encore DLNA/UPnP. Il est également capable de lire les fichiers disponibles sur un support de stockage du réseau domestique, en ligne (OneDrive, Dropbox), externe (branché sur son port USB OTG) ou interne (emplacement pour une carte SSD jusqu'à 4 To). L'Eversolo DMP-A6 accepte les fichiers stéréo, mais aussi multicanal, jusqu'en PCM 32 bits/768 kHz et DSD512. Pour se connecter au réseau, le lecteur DMP-A6 possède des liaisons WiFi et Ethernet. Il intègre une puce Bluetooth 5.0 (Qualcomm) qui supporte le codec AptX HD. Pour qu'il soit parfait, on aurait aimé qu'il soit équipé d'une prise casque, mais pour le reste, c'est un carton plein. La sortie analogique stéréo est disponible en asymétrique (RCA) et symétrique (XLR). Le port HDMI permet de transmettre un signal multicanal. On dispose en complément de trois entrées et trois sorties numériques : coaxiales, optiques et USB. Question interface, il ne se prend pas les pieds dans le tapis, c'est au contraire d'une ergonomie remarquable Comme nous l'avons déjà évoqué, l'Eversolo DMPA6 tourne sous Android. On aurait, de fait, pu craindre qu'il soit compliqué ou pas bien adapté à un usage audiophile. C'est tout le contraire. 860 € TEST 88 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Performances Musicalité Spécifications •Type : lecteur réseau/serveur/DAC/préampli numérique •Système Android 11 et processeur quadricœur ARM Cortex-A55 avec 4 Go de mémoire DDR •Écran : LCD tactile HD couleur de 6 pouces Stockage : SSD 32 Go eMMC, port d'extension SSD format M.2 (jusqu'à 4 To supportés) •Connectique réseau : RJ45 Ethernet, WiFi dual-band •Entrées numériques : USB-C, RCA S/PDIF, optique Toslink, Bluetooth AptX HD, USB-A OTG pour support externe •Sorties numériques : HDMI (gestion des flux PCM et DSD en stéréo ou multicanal), USB-A, optique Toslink, RCA S/PDIF •Sorties analogiques : stéréo RCA et XLR •Conversion : dual-DAC, puces ESS Sabre ES9038Q2M •Formats supportés : PCM 32 bits/768 kHz, DSD512, MQA •Protocoles réseau supportés : AirPlay, DLNA, Spotify Connect, Roon Ready, Tidal Connect, Qobuz Connect... •Circuit de préamplification : amplis Op TI OPA1642 •Dimensions : 180 x 270 x 90 mm Eversolo a développé sa propre interface qui comprend uniquement des fonctions utiles et agréables spécialement dédiées. En plus de la télécommande, une appli de pilotage (sous Android, iOS et iPadOS) est également proposée. Cette dernière est assez simple et basique. L'interface sur l'écran tactile du DMP-A6 est plus riche et aussi, à notre avis, plus conviviale. Elle conserve naturellement quelques passages d'ombres, un peu complexes, notamment ceux servant à connecter des périphériques de stockage ou charger des fichiers. Il faut aussi penser à passer par le menu Source pour activer les bonnes sorties de l'appareil, ce qui n'est pas très logique. Mais en dehors de ces points, qui n'affectent que la phase de paramétrage et non l'usage quotidien, l'ergonomie est remarquable. Les applis des services de streaming et de webradios sont claires, détaillées et intuitives, de même que celles de lecture de fichiers. Au moment de la première connexion ou du chargement dans la mémoire interne, les morceaux sont automatiquement indexés. Ils sont nommés, classés et enrichis du visuel de la pochette de leur album. Il est ensuite possible de les retrouver facilement grâce au moteur de recherche. L'appareil propose en outre des réglages audiophiles, avec notamment la possibilité de choisir entre une demi-douzaine de traitements et filtres de sortie numérique. Il peut aussi afficher de beaux vumètres dynamiques, dans différents styles. Tout aussi performant que convivial Sous le capot, l'électronique de l'Eversolo DMP-A6 est particulièrement propre et bien organisée. On a affaire à une réalisation très soignée à partir de composants de qualité. Le processeur est un modèle ARM Cortex-A55 quadricœur. L'appareil intègre une alimentation blindée à faible bruit, une interface USB XMOS de 3ème génération (XU316), des puces de conversion ESS ES9038Q2M configurées en double-DAC, des étages de sortie analogique réellement symétriques. Sur le terrain, au début, nous avons rencontré quelques lenteurs et instabilités de l'interface. Si l'on veut exploiter toutes les ressources du DMP-A6, le paramétrage demande un peu de temps. Mais l'opération est grandement facilitée par le clavier tactile qui s'affiche à l'écran, comme sur un smartphone. Au bout de quelques heures, après avoir opéré la mise à jour (proposée automatiquement) et fait tous les réglages, l'utilisation est devenue fluide, sans heurt ni bogue. À l'écoute, l'Eversolo DMP-A6 est un produit extrêmement satisfaisant. Nous l'avons essayé avec différentes sources tant compressées qu'en PCM ou DSD Hi-res. La restitution est précise et fine. La définition est excellente sans qu'elle ne fasse grincer des oreilles. Ce streamer/serveur sonne bien sur tous les styles de musique, de mixages et de codages. Il ne laisse pas de détails dans l'ombre. La neutralité est au rendez-vous, mais sans aucun caractère ennuyeux. L'aigu est à la fois pointilleux et délicat. Le médium est ouvert et a de la matière. Les graves sont mordants tout en ayant une très bonne assise. C'est réussi sur toute la ligne, tant du point de vue de la musicalité que des performances techniques, ce qui démontre le grand savoir-faire audiophile de la marque. En résumé Ce streamer/serveur Hifi Eversolo DMP-A6, armé d'un grand écran tactile, ne se contente pas d'une connectique ultra polyvalente et d'une interface hyper aboutie ouvrant le maximum de possibilités. Il propose aussi des performances sans faille. C'est une référence incontournable dans sa catégorie. Il aurait été positionné à deux fois son prix que cela ne nous aurait pas spécialement choqués. ON-mag >> 2023-3 89 ■


H2 EVERSOLO Encore assez peu étoffée, la gamme d'électroniques d’Eversolo n'en est pas moins intéressante, en par�culier pour les audiophiles amateurs d'écoute au casque (ou à par�r d'écouteurs). L'Eversolo H2 est un pe�t DAC/ampli casque autoalimenté au format USB-C qui demeure très abordable (85 euros) malgré une fiche technique ambi�euse. Un rapport performances/prix imba�able ? par Guillaume Fourcadier TEST Spécifications •Type : DAC USB-C/ampli casque autoalimenté •Châssis en aluminium anodisé, couleur Space Grey •Connectique : USB-C (alimentation et données), jack 3,5 mm, jack 2,5 mm •Compatibilité : PC/Mac, Android, iOS et iPadOS (via câble camera kit) •DAC : ES9038Q2M •PCM 32 bits/768 kHz, DSD512 •Amplificateurs casque RT1238 •Puissance de sortie par canal (asymétrique) : 13 mW sous 300 ohms ; 31 mW sous 32 ohms •Puissance de sortie par canal (symétrique) : 53 mW sous 300 ohms, 125 mW sous 32 ohms •Rapport signal/bruit (sans précision sur le niveau de sortie de référence) : 121 dB en symétrique ; 117 dB en asymétrique •Dimensions : 61,5 x 22 x 12 mm •Poids : 17 g Réglage de volume et prise symétrique Tout ce qu'il y a de plus sobre, l'Eversolo H2 se présente sous la forme d'un petit bâtonnet allongé, aux faces bombées, aux bords légèrement arrondis et aux extrémités plates. Son châssis est entièrement en aluminium anodisé, de couleur gris foncé, ce qui lui donne une certaine allure, le tout sans aucun défaut dans la construction. Tout aussi raisonnable ergonomiquement, le H2 adopte une connectique simple mais efficace, composée d’un port USB-C d'un côté, pour l'alimentation et le transfert de données, et de deux sorties casque de l'autre : une prise jack 3,5 mm (asymétrique) et une prise jack 2,5 mm (symétrique). Dommage de ne pas avoir réussi à intégrer un port jack 4,4 mm, plus moderne et robuste, à la place de cette dernière. À cela s'ajoute un dispositif de contrôle du volume utilisant deux boutons affleurants, placés près d'une Led RVB qui indique l'état de l'appareil (lecture/ pause, flux PCM ou DSD). En pressant simultanément ces deux boutons, on peut activer ou désactiver un mode Haut Gain, très précieux si l'appareil est associé à un casque de salon. Parfait ? Presque. Pour commencer, le réglage de volume est indépendant de celui de la source, ce qui demande parfois de modifier le niveau sur les deux appareils, ce qui est un peu perturbant. En outre, conséquence de la puissance délivrée, l'appareil chauffe, mais surtout, il puise sensiblement dans les réserves de la batterie lorsqu'il est branché à un smartphone. Notons que l'Eversolo H2 est utilisable depuis un appareil Android, PC ou Mac. Pour iOS et iPadOS, il faut passer par le câble adaptateur "camera kit" d'Apple, ce qui alourdit un peu l'expérience. Moderne, musical, suffisamment puissant Propulsé par un convertisseur ES9038Q2M (version moins énergivore de l’ES9038Pro) et deux puces d'amplification RT1238, l'Eversolo H2 est exactement là où nous l'attendions. À l'image d'un Eversolo DAC-Z6, ce DAC/ampli casque de poche sait parfaitement comment intégrer et faire cohabiter des composants modernes. Le son n'a presque rien à envier à celui délivré par de bons appareils de salon, que ce soit en termes de niveau de détails, de naturel ou d'équilibre tonal. Tout est parfaitement équilibré, ouvert, nuancé, que ce soit à partir d'écouteurs ou d'un casque Hifi. Bien sûr, la musicalité n'est absolument pas sacrifiée et l'équilibre de la signature sonore est tel qu'il ne provoque aucune sibilance, à moins que celle-ci ne vienne des écouteurs. Sur ce point, l'Eversolo H2 ne lisse absolument pas le signal ; il reste aussi intransigeant que nous pouvions le souhaiter. La réelle bonne surprise du H2 vient de sa bonne tenue et de sa capacité à alimenter aisément des casques de haute impédance, particulièrement en symétrique. Il a donc un très bon niveau de puissance pour un appareil de ce type et, heureusement, cela s'accompagne d’un bruit de fond imperceptible, même sur des écouteurs très sensibles. Notre avis 90 ON-mag >> 2023-3 ■ 85 €


320 GRAMMES DE TECHNOLOGIES, DES ÉMOTIONS À L’INFINI… CASQUE HI-FI ORTHODYNAMIQUE Notre nouveau casque haute-fidélité orthodynamique YH-5000SE combine des technologies avancées pour créer un son d’une qualité exceptionnelle. Fidèle à notre philosophie « True Sound*», Yamaha vous offre la meilleure restitution sonore, imaginée et créée par les artistes. Fort de 50 ans d’expertise dans le développement de nos haut-parleurs planar-magnétique et après plus de 1 000 prototypes testés, nos ingénieurs ont réalisé aujourd’hui le meilleur casque haute-fidélité jamais construit. Les artisans de notre usine de Kakegawa fabriquent au Japon, avec les standards les plus élevés, cette véritable pièce d’orfèvrerie. Venez découvrir et écouter sans plus attendre cette nouveauté au sein de notre réseau de distributeurs agréés « High-End ». *Son authentique WWW.YAMAHA.COM YH-5000SE


Frérot + Pow1 MERASON Merason est une marque suisse, audiophile et haut de gamme, qui propose une gamme de produits très courte et ciblée. Celle-ci se compose du conver�sseur de référence DAC1 et de son pe�t frère, tout simplement bap�sé Frerot, que nous testons ici accompagné de son alimenta�on dédiée Pow1. par Pierre Stemmelin Difficile d'imaginer plus minimaliste que le Merason Frerot. Sur sa façade en aluminium de 2 mm d'épaisseur, il n'y a même pas d'interrupteur. Ce dernier étant à l'arrière, on ne trouve à l'avant qu'une molette permettant de sélectionner une des cinq sources et deux témoins lumineux. Au dos, c'est un peu plus rempli du fait de la compacité du produit. Outre les cinq entrées audionumériques (deux coaxiales, deux optiques et une USB), il y a la sortie analogique doublée (en RCA et XLR) et deux ports d'alimentation. Le premier de ces ports est prévu pour brancher le petit transformateur externe fourni d'origine. Le second, de type XLR à 5 broches, se destine au boîtier externe Merason Pow1 proposé en option. Minimaliste mais dans les règles et avec beaucoup de rigueur Le Frerot et le Pow1 sont fabriqués en Suisse par Dafraud et Niedal Audio Lab. Leurs boîtiers sont identiques, composés d'une façade en aluminium de 2 mm, d'une solide base en U semblant en inox et d'un capot en acier. La réalisation est très propre et rigoureuse, évoquant celle d'appareillages de mesure professionnels. Sous le capot du Merason Frerot, l'ordre règne. Les composants, pour beaucoup "de surface", sont implantés sur un seul et même circuit imprimé en verre époxy de haute qualité. L'entrée USB utilise une interface Amanero anti jitter. Toutes les entrées numériques sont équipées d'un système d'isolation galvanique. Les étages de sorties travaillent en symétrique. La puce de conversion est une Burr Brown PCM1794 de chez Texas Instruments. Sa résolution se limite à 24 bits/192 kHz. C'est un choix assumé par la marque, qui préfère maximiser la qualité de restitution sonore plutôt que les chiffres sur le papier. Le boîtier d'alimentation Merason Pow1 renferme, 2205 € TEST 92 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Performances Musicalité Spécifications •Type : convertisseur audionumérique •Résolution : 24 bits/192 kHz •Entrées numériques : 2x coaxiales sur RCA, 2x optiques Toslink, USB-A •Sorties analogiques : asymétrique sur RCA (2 V RMS), symétrique sur XLR (4 V RMS) •Réponse en fréquences : 20 Hz – 20 kHz à ±0,2 dB •DHT + bruit : <0,006% •Rapport signal/bruit : >120 dB •Alimentation : transformateur 9 VDC, 12 watts de série ; boîtier 100 V, 40 watts Pow1 en option •Dimensions : 22,5 x 5 x 17 cm (convertisseur Frerot), 22,5 x 5 x 15,5 cm (alimentation Pow1) •Poids : 1,0 kg (convertisseur Frerot), 1,8 kg (alimentation Pow1) •Prix : 1355 € (convertisseur Frerot), 850 € (alimentation Pow1) entre autres, un filtre secteur Schaffner, un sérieux transformateur toroïdal Trafox (8 cm de diamètre pour 3 cm de haut) et trois capacités d'alimentation de 36 V sous 5600 µF chacune. Il délivre trois lignes d'alimentation indépendantes : deux pour les étages de sorties analogiques symétriques du Frerot, une pour ses circuits numériques et de gestion. Suisse certes, mais pas spécialement réservé Nos essais du Merason Frerot se sont déroulés en deux temps, toujours sur notre même système de référence câblé en Real Cable : d'abord avec l'appareil raccordé à son transformateur secteur de série, puis avec l'alimentation Merason Pow1. À l'écoute, ce petit convertisseur ne correspond pas tout à fait à l'idée que l'on peut se faire du tempérament audiophile suisse. Il est certes rigoureux, précis, globalement neutre, mais assez nerveux aussi. Avec lui, il n'y a peut-être pas le feu au lac, mais il y a le feu à la musique. Le son est articulé et donne l'impression, sur certains morceaux, d'avoir une cadence plus rapide que d'habitude. L'aigu est incisif. Le bas du spectre a déjà beaucoup de poids avec l'alimentation de série. Il semble en gagner encore lorsque l'on passe à l'alimentation Pow1. On ne va pas vous mentir, la différence est subtile, mais donne la sensation que la restitution sonore devient plus ample. Une petite pointe de verdeur dans le haut-médium s'estompe. Elle laisse place à plus de douceur et de délicatesse. L'image stéréophonique qui avait déjà un beau relief, sans effet de projection désagréable, apparaît plus vaste, plus profonde, prenant du recul sans perdre de sa concision. En résumé Le Merason Frerot est un convertisseur minimaliste, mais sérieux. Il s'adresse à ceux qui s'intéressent plus à la qualité du son qu'aux chiffres. Il faut l'écouter sans a priori. Il a des arguments à faire entendre. Son alimentation séparée Pow1 en option est un atout même si cela a un coût. Les audiophiles les plus exigeants apprécieront. ■ ON-mag >> 2023-3 93


Walkman NW-A306 SONY Unique grande marque à rester, envers et contre tout, sur le marché du baladeur audiophile, Sony y suit son propre chemin. Que ce soit en termes d'architecture audio ou de design, le constructeur ne fait en effet rien comme les autres acteurs du secteur tels Fiio, Astell & Kern ou Shanling. Son nouveau Walkman NW-A306, en plus d'être le baladeur Sony le plus abordable du moment (400 euros), est une créa�on par�culièrement compacte, qui se présente comme audiophile, connectée et endurante. par Guillaume Fourcadier Sobriété et simplicité, mais corps premium On le sent dès son déballage : le NW-A306 prend le marché du baladeur connecté à contre-pied. Ici, pas de châssis démesuré, pas d'écran de grande taille, pas d'envolée stylistique à base d'immense molette de volume. Sony a créé un modèle extrêmement compact (56,6 x 98,4 x 11,8 mm) et léger (113 g), ce qui devient vraiment rare dans le milieu du baladeur audiophile connecté. Pourtant, cette apparente simplicité n'empêche pas un vrai savoir-faire en matière de construction. Sans atteindre le luxe des références d’Astell & Kern, le Sony NW-A306 dispose d'un agréable châssis en aluminium anodisé, noir ou bleu clair, aux flancs élégamment arrondis et facettés, et au dos sculpté de vaguelettes. Très agréable à manipuler, le baladeur brille pourtant par sa discrétion. Il peut trouver sa place dans une petite poche sans problème. Cette grande discrétion ne vient pas sans une certaine simplicité de la connectique. Hormis la possibilité d'utiliser le port USB-C pour attaquer un DAC externe, le Sony NW-A306 reste un Walkman dans la plus élémentaire tradition, sans sortie numérique dédiée ni prise jack symétrique, mais pourvu d’une unique sortie casque asymétrique, en mini jack 3,5 mm. Pas un foudre de guerre, mais à l'épreuve de la modernité Nous sentons bien que Sony, outre son expérience en matière d'audio, est bien un concepteur de smartphones. Le Walkman NW-A306, aussi simple qu’il puisse paraître, adopte une base Android 12 à peine modifiée. On ne rencontre pratiquement jamais de version aussi récente sur les autres baladeurs connectés, même très haut de gamme. Cela assure, au moins, une prise en charge plus durable des applications de streaming. Plus encore, si l'on se doute bien que l'appareil ne renferme pas dans ses entrailles le plus puissant processeur pour smartphone du moment, Sony parvient à proposer une interface suffisamment fluide, même pour la navigation dans les applications de streaming. Sur ce point, nous sommes loin d’observer les mêmes ralentissements que sur l'Astell & Kern Kann Max, par exemple, un modèle pourtant bien plus onéreux. L'écran de 9,1 cm (3,58 pouces) et d’une définition de 1280 x 720 pixels, à défaut d'être très contrasté, est de très bonne qualité pour un si petit baladeur. Bien sûr, tout n'est pas parfait. La petitesse de cet écran, en premier lieu, impose des compromis. Il arrive régulièrement que les différents affichages soient un peu à l'étroit et se chevauchent. 400 € TEST 94 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Polyvalence Performances Spécifications •Type : baladeur audiophile connecté •Circuit S-Master HX (type Full Digital Amplifier) •Système : Android 12 •Écran : 9,1 cm de 1280 x 720 pixels •Mémoire interne : 32 Go (18 Go utilisables), extensible via port micro-SD •Puce réseau : WiFi, Bluetooth (AptX HD et LDAC) •Connectique : USB-C (recharge/DAC externe/transfert de fichiers), sortie casque jack 3,5 mm •Autonomie annoncée : 36 h en MP3, 32 h en FLAC 24 bits/96 kHz, 14 h en DSD256 •Recharge : 3 h 30 •Dimensions : 56,6 x 98,4 x 11,8 mm •Poids : 113 g •Déclinaisons : noir, bleu Concernant les boutons de navigation, nous sommes en terrain connu. Regroupés sur la tranche droite, ils sont à la fois discrets et simples à identifier, même à l'aveugle (grâce à leurs petits repères en relief façon braille). De plus, malgré l'absence de molette, la montée dans les paliers de volume est suffisamment rapide. Enfin, la mémoire interne, portée à 18 rachitiques gigaoctets utilisables (32 Go au total, dont la moitié est réservée au système Android), est bien trop restreinte en pratique pour y stocker une belle musicothèque lossless. Ce défaut reste assez secondaire, puisqu'il est possible d'étendre la mémoire sensiblement grâce au port pour carte micro-SD. Expérience Sony Si ce Walkman est bien 100% Android, il n'échappe pas à une légère surcouche appliquée par le constructeur japonais. Celle-ci consiste en un mélange d'applications préinstallées et d'options sonores maison. Sony place bien en évidence le trio d'applications suivant : Réglages sonores, Lecteur Sony Walkman (fichiers stockés) et Sony Headphones (pour casques Bluetooth de la marque). Concernant les réglages sonores, Sony donne le choix entre un mode Direct, qui conserve le signal tel quel et un mode "non Direct", qui ouvre la voie à de nombreux (bien que généralement dispensables) réglages sonores. Parmi les fonctions utiles, nous pouvons au moins retenir l'égaliseur 10 bandes et l'optimisation ClearAudio+, qui permet d'améliorer la clarté. Grande richesse sonore, mais pas pour tout le monde Véritablement unique, l'architecture audio des baladeurs Sony s’appuie sur la technologie S-Master HX. Peu explicitée par la marque, elle repose sur un principe d'ampli Full Digital, dans lequel l'étage de conversion et l'amplification ne font qu'un. À l'écoute, le Sony NW-A306 est un parfait exemple de sonorité technique et équilibrée, de maîtrise et de musicalité. La proposition de ce Walkman, loin de s'arrêter à celle de baladeur connecté au format mini, est d'égaler en qualité pure les concurrents armés de très bons DAC AKM ou ESS. L'appareil est particulièrement brillant dans sa reproduction des détails et des petites inflexions du signal. Cela lui confère une personnalité presque intransigeante, mais qui ne rime pas avec ennui. Dans cette continuité, le NW-A306 conserve une scène sonore réaliste, sans emphase. Nous profitons ainsi d’une belle profondeur et d’une excellente séparation des instruments, qui cohabitent avec une largeur de la scène sonore assez classique. Son sens de la nuance et sa technicité s'accordent à merveille avec des écouteurs filaires, quelle que soit leur sensibilité. Le bruit de fond du circuit S-Master HX est imperceptible ; nous sentons bien que le Walkman de Sony est taillé pour ces petites objets. À l'inverse - et cela constitue le seul gros défaut ou plutôt la seule limitation du NW-A306 - la puissance de sortie est particulièrement faible. Cet appareil ne s'adresse donc pas aux gros casques de salon. Il s’agit d’un pur baladeur qui n'épuise pas son énergie dans l'amplification. Forcément, cela lui ferme des portes, mais lui permet également d'afficher une autonomie hors du commun pour un modèle audiophile. Même en PCM 24 bits/96 kHz et en DSD64, on peut facilement atteindre 30 h en pratique, ce qui est tout simplement le triple de ce que propose la concurrence. En résumé Avec le NW-A306, Sony présente un ovni dans le monde du baladeur audiophile connecté, qui constitue une bonne synthèse de sa philosophie. Petit, léger, endurant, il est suffisamment convaincant dans son ergonomie et doté d'une très bonne base audiophile malgré un certain manque de puissance. Il devrait combler les attentes d'utilisateurs friands de pur nomadisme. ■ ON-mag >> 2023-3 95


Madison WATTSON Conçu par une équipe suisse spécialiste des électroniques audionumériques, le Wa�son Madison est avant tout un lecteur réseau, ou streamer filaire, mais aussi un conver�sseur (DAC) et un ampli casque. C'est un pe�t concentré de technologie op�misée, épurée et propriétaire qui promet une belle musicalité. par Pierre Stemmelin L'appareil est très compact et d'un design immédiatement attachant. Son coffret, dont un des flancs est arrondi et incliné, est réalisé à partir d'un billot d'aluminium usiné dans la masse, revêtu d'une peinture bronze métallisé d'un bel effet. En façade, outre les diodes rouges indiquant la source sélectionnée et le niveau de volume, on trouve une prise casque et un bouton rotatif à pression. Ce dernier sert à la fois à allumer et éteindre le Madison, à choisir la source et à ajuster le volume. À l'arrière, deux entrées numériques sont disponibles (coaxiale et optique) et la sortie analogique dispose de prises asymétriques RCA ainsi que symétriques XLR. La connexion au réseau se fait depuis un port Ethernet, donc en filaire. Il n'y a pas de connexion WiFi ici. Tout en simplicité et à son rythme Pour piloter le Madison, il y a une application Wattson Music, uniquement disponible sur appareils iOS. Cette appli intègre Qobuz, Tidal et le service de webradios Airable. Pour les utilisateurs d’appareils Android, une autre application, Wattson Remote, est proposée. Elle donne accès aux réglages du Madison, mais pas aux services de musique ou radios en ligne. L'ajout est prévu dans le futur, mais aucun calendrier n'est annoncé pour l'instant. En attendant, pour envoyer de la musique au Madison par le réseau, il est possible d'utiliser Roon, Audirvana, Tidal Connect ou encore une application DLNA/UPnP. À noter que le Wattson Madison est également compatible avec le protocole AirPlay. Processing Anagram et contrôle de volume Leedh Le Wattson Madison est fabriqué en Suisse. Il est le fruit de la société Engineered SA à l'origine d'Anagram Technologies et qui développe depuis plus de 15 ans des solutions audionumériques pour des marques de Hifi haut gamme. Ce n'est donc pas un hasard s'il utilise un processeur DSP Analog Devices SHARC (ADSP-21489) pour réaliser un suréchantillonnage selon des algorithmes propriétaires hérités d'Anagram. Il ajoute à cela un contrôle de volume numérique sans perte Leedh Processing qui, lui, est une invention française. Les étages de conversion et de sortie analogique sont 3390 € TEST 96 ON-mag >> 2023-3


Notre avis Construction Fonctions Performances Musicalité Spécifications •Type : streamer/DAC/ampli casque •Connectique : entrées audionumériques coaxiale RCA et optique Toslink ; réseau Ethernet RJ45 ; prise casque jack 6,35 mm ; sortie analogique sur prises asymétriques RCA et symétriques XLR •Protocoles réseau supportés : Roon, Tidal Connect, DLNA/UPnP, AirPlay •Niveau de sortie : 2,1 VRMS (asymétrique), 4,2 VRMS (symétrique) •Puissance ampli casque : 2 x 150 mW sous 32 ohms, 2 x 50 mW sous 150 ohms, 2 x 10 mW sous 600 ohms DHT + bruit : 0,001% •Rapport signal/bruit : 124 dBA •Alimentation : externe, transformateur 5 V DC •Dimensions : 17,4 x 4,7 x 18,5 cm •Poids : 1,05 kg de leur côté entièrement de topologie symétrique. Chaque canal utilise une puce de conversion stéréo Wolfson (WM8741GEDS) de type 32 bits/192 kHz. Aisance, fluidité et sérénité Pour l'essayer dans les meilleures conditions, nous avons raccordé le Wattson Madison à notre système point de repère à partir de cordons de modulation Real Cable CA1801 et nous l'avons posé sur la base Modulum Podio que son distributeur, Rhapsody Hifi, propose en option (à 650 €). Ce socle anti-vibration est formé d'un panneau de médium de 20 mm, lesté de plaques d'aluminium découplées par du liège, monté sur trois pieds en matériau synthétique dur et en forme de billes. La sortie casque du Wattson Madison n'est pas très puissante, mais déjà capable d'alimenter des casques à haute impédance jusqu'à 600 ohms. Elle s'est montrée tout à fait à l'aise avec notre Audeze LCD-2 Closed-Back, modèle déjà exigeant et légèrement énergivore. À l'écoute, la restitution sonore du Madison apparaît immédiatement d'un grand naturel. Cette sensation de son crispé que les audiophiles reprochent à certaines sources audionumériques semble ici totalement absente. La musique est fluide, tout en aisance et sérénité. Cela ne veut pas dire que cet appareil Wattson a un son mou. Il a, au contraire, des basses fermes qui concilient avec beaucoup de nuances articulation, impact et profondeur. L'équilibre tonal est subjectivement légèrement descendant, mais là non plus cela ne se traduit pas par un sentiment de lourdeur. La transcription est alerte, légère, faisant preuve de beaucoup de finesse dans le médium et le haut du spectre. Tous les styles musicaux passent avec égal bonheur et l'image stéréophonique est aérée avec une belle profondeur. Le Madison Wattson ne cherche pas à impressionner. Il n'est pas démonstratif, mais sonne juste et de façon fort séduisante. En résumé Le petit streamer/DAC/ampli casque Wattson Madison, positionné à un prix conséquent, ne propose qu'un équipement et des fonctions limités. Il ne possède même pas de liaison réseau sans fil. Mais sa conception est très savante et, à l'écoute, il caresse les trompes d'Eustache dans le très bon sens du poil, se révélant particulièrement convaincant. ■ ON-mag >> 2023-3 97


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