astrologique ont vu le jour au cours du développement de nombreuses civilisations, qu’elles soient égyptienne, hindoue, hellénistique, chinoise ou maya.
Issue des traditions égyptienne, mésopotamienne et grecque, seule l’astrologie occidentale est étudiée ici. Ce petit ouvrage voudrait, en situant historiquement sur des bases descriptives, en rassemblant les éléments objectifs dont nous disposons.
Cependant, il ne nous a pas paru possible de donner un aperçu sérieux de l’astrologie sans, au préalable, en connaître les lignes essentielles et la substance principale. C’est pourquoi nous nous sommes efforcé d’exposer dans un premier chapitre les composantes de la technique astrologique généralement admise aujourd’hui. Cette démarche nous a paru indispensable en raison de l’étendu de l’emploi du mot astrologie et de sa grande imprécision, presque paradoxale, dans l’esprit du public.
Ainsi pourrons-nous mieux comprendre l’origine et mieux suivre les développements et avatars de ses éléments depuis Babylone jusqu’à nos jours au cours de trois chapitres historiques.
Bien définies et située historiquement, il devient alors possible, dans un cinquième chapitre, de confronter l’astrologie et science moderne : problème épineux et difficile s’il en est. Nous en ouvrirons le dossier avec ses faits les plus marquants, le plus objectivement possible, avant de tenter une conclusion provisoire que pourra poursuivre le lecteur.
Suzel Fuzeau-Braesch, L’astrologie, PUF, Coll. Que sais-je ?, n° 2481, 3e éd. 1995.
L’auteur commence par rappeler que l’astrologie est un fait de civilisation fort ancien, dont elle évoque l’extension géopolitique. Elle précise que, seule, l’astrologie occidentale sera étudiée dans ce livre. Enfin, elle annonce très nettement sa démarche, donc le plan de l’ouvrage ».
B. L’INTRODUCTIONSERTDERECOMMANDATION
Non seulement elle donne une idée du reste du discours, mais il lui faut charmer et gagner les auditeurs. Pour cela vous cherchez à :
1. L’adapter au sujet et aux circonstances
Aux destinataires qui peuvent être bienveillants, indifférents ou hostiles.
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En particulier à l’oral, méfiez-vous de ces « décalages » malencontreux qui vous feraient aborder sur le mode hilare une assemblée glacée, ou heurter brutalement de front des récalcitrants qui ne demandent qu’à manifester leur désaccord : tout est ici affaire de tact. Cela est d’ailleurs vrai aussi à l’écrit – mais vous courez moins de risques immédiats !
En préparant votre intervention, demandez-vous quelles sont les dispositions de votre public, ce qu’il attend, quel procédé pourra l’atteindre, quelle réaction vous voulez provoquer.
Au moment : on ne concilie pas des clients éventuels à la fin d’un bon déjeuner de la même manière qu’un auditoire de spécialistes à 8 heures du matin.
Au lieu : on n’« attaque » pas de la même façon un compte rendu d’expérience dans un rapport technique et dans un vulgarisation destinée à des profanes ; dans un bureau et dans une salle de conférences.
À la nature su sujet : ne « volez » ni trop haut ni trop bas. Vos démêlés personnels avec le téléphone pourront être amusants s’il s’ag it d’introduire un court article pour la revue de l’entreprise, mais ils seront tout à fait déplacés dans une étude technique sur les télécommunications.
Au temps ou à l’espace dont vous disposez : un exposé de dix minutes et un rapport de 40 pages, bien évidemment, n’auront pas une introduction de même longueur. C’est une question de proportion comme pour la conclusion. De l’ordre de 1/6 du total pour une intervention courte, de 1/10 ou moins encore pour un exposé ou un texte long.
2. Lui donner de la vie
Attention : en tenant compte de ce qui précède, évitez l’impertinence, l’inopportunité, l’incongruité.
N’épuisez pas vos ressources dès le début : un acteur qui a cinq actes à jouer ne commence pas « à plein volume ».
Simplicité, modestie, enjouement, familiarité de bon aloi sans aucun appel à la complicité ni à la vulgarité, telle est l’allure qui convient. Ne vous « forcez » pas malgré votre désir de séduire. Les destinataires sont sensibles à l’excès d’artifices.
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Donc vous tâcherez de donner de l’animation, voire du piquant à votre début :
- Par des interrogations,
- Par des chiffres éloquents,
- Par un historique,
- Par une citation bien choisie, une formule célèbre,
- Par un dialogue,
- Par une définition,
- Par une anecdote amusante ou étonnante, etc.
Vous vous rappellerez que l’humour, l’imprévu, le paradoxe, l’actualité brûlante vous ouvrent l’attention des destinataires, qu’un sourire est toujours apprécié dans les rapports humains comme dans un texte ou un discours.
Ni l’introduction ni la conclusion ne sont plaquées artificiellement sur le corps du développement. Elles en sont l’origine et l’achèvement. C’est pourquoi nous devons nous persuader qu’elles sont naturelles et que nous les découvrirons en étant attentifs à la logique interne de la matière que nous traitons.
Bien entendu, une fois que vous avez défini le rôle dynamique de votre introduction et de votre conclusion, il vous reste à leur donner un tour agréable et donc efficace. Vous mettrez en œuvre les procédés d’animation de la parole dont vous disposez.
Pour cela vous ferez preuve aussi d’invention. L’habitude vous en rendra capable. L’observation vous fera découvrir des pistes, vous remarquerez les idées ingénieuses des bons conférenciers que vous avez l’occasion d’entendre, des auteurs d’articles ou de rapports que vous serez amené à lire. Vous vous convaincrez que vous pourrez, vous aussi, trouver d’heureux moyens d’intéresser les autres à ce que vous voulez leur communiquer.
Les exercices qui suivent ont principalement pour but de stimuler votre esprit d’observation. Votre travail ou vos études vous fournissent constamment des occasions de rédiger.
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L’EXPOSÉ
L’exposé est un exercice qui se prépare. Il faut donc effectuer des recherches pour récolter les documents nécessaires, trier et classer les documents, mettre en forme un plan avant de présenter un dossier complet et bien articulé.
1. RECHERCHE DE DOCUMENTS
Vous ne devez négliger aucune piste vous permettant de trouver une documentation abondante ; ces pistes sont nombreuses et variées. Il est donc utile de sérier votre recherche.
D’abord les documents « papier » :
- Magazine, journaux, livres divers, encyclopédies, dictionnaires. Les dictionnaires
peuvent fournir des entrées variées suivant que vous consulterez un dictionnaire de langue, un dictionnaire étymologique, des synonymes, des citations, des mots rares, du français parlé, ou un dictionnaire spécialiste (de la mythologie, des religions, de la philosophie...).
- Vous vous orientez pour ce type de recherches vers les bibliothèques et les centres de documentation ; les bibliothécaires peuvent vous guider dans vos investigations.
- Pensez également aux documents iconographiques suivant le sujet que vous abordez. Ces documents peuvent être des photographies, des images publicitaires, des reproductions d’œuvres d’art, des dessins, des BD ; un diaporama vous sera d’une grande utilité. Tout ceci constitue une documentation iconographique faite d’images fixes.
La documentation peut également s’appuyer sur l’image mobile : extraits de films, de
documentaires...
- L’informatique, enfin, est un moyen très riche pour trouver de la documentation :
cédéroms, sites internet. Le choix est vaste, ne vous laissez pas déborder, sélectionner avec rigueur les propositions.
Au fur et à mesure que vous rassemblez vos documents, commencez à les classer dans divers dossiers ; n’oubliez pas de donner un titre significatif à chaque dossier, cela vous facilitera la tâche lorsque vous devrez choisir les informations.
Prenez des notes lorsque vous lisez ou consultez les documents, n’omettez pas, par exemple, d’inscrire les titres et les auteurs, l’éditeur, la date de parution, en particulier
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pour les journaux et magazines, le nom du réalisateur pour les documentaires et extraits de films, la date de sortie du film...Ces informations vous seront nécessaires car vous devez citer vos sources. Pensez également à inscrire sur une fiche la référence sous laquelle le document est enregistré à la bibliothèque ou à la médiathèque.
Vous éviterez ainsi de refaire la recherche si vous devez consulter à nouveau l’ouvrage. Ensuite, les notes détaillées sur le contenu proprement dit des documents seront claires et concises : donnez des titres, utilisez des surligneurs pour repérer facilement les idées les plus importantes dont vous devrez absolument tenir compte.
Lorsque vous avez réuni toute la documentation, il faudra sans doute faire une sélection, certains documents seront plus appropriés ou plus pertinents que d’autres.
2. MISE EN FORME DE L’EXPOSÉ
A présent que vous possédez votre sujet, il va donc falloir procéder à la mise en forme de votre exposé.
Un exposé oral se construit par écrit. Si tout n’est pas rédigé dans le détail – cela vous évitera de lire vos feuilles- il faut cependant travailler le plan avec précision et certaines parties telles que l’introduction, les transitions et la conclusion devront être rédigées avec soin.
L’introduction doit présenter avec clarté le sujet que vous allez exposer. Une problématique peut éventuellement être mise en place dès l’introduction. Vous devez terminer en annonçant le plan que vous allez suivre. Celui-ci peut être inscrit sur un tableau ; vous devrez en tout cas rappeler, au fur et à mesure que vous progresser, la partie de l’exposé que vous abordez. L’auditoire doit pouvoir suivre facilement la progression de votre compte-rendu.
Le plan met en évidence les parties principales de votre sujet, des sous-parties sont également nécessaires. Numéroter chaque partie et sous-partie ; n’hésitez pas à utiliser des couleurs différentes sur vos feuilles cela vous permettra de visualiser rapidement votre progression, vous éviterez ainsi toute confusion possible, surtout si vous êtes stressé quand vous devez prendre la parole.
Indiquez aussi, pour vous, les moments où vous devez utiliser u document particulier (séquence vidéo, enregistrement audio, distribution de photocopies...).
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Rédigez des transitions entre vos différentes parties. Elles permettent de montrer la progression de votre pensée.
Enfin pensez à rédiger la conclusion. Elle est aussi importante que l’introduction. C’est sur la conclusion que votre auditoire achève de vous écouter. Elle doit être claire et emporte l’adhésion de votre public. De quoi est-elle constituée ? Une brève synthèse rappelle les points importants que vous avez abordés ; une ouverture est la bienvenue (perspective d’avenir, point annexe qui mériterait une prise en compte nouvelle, estimations statistiques ou autres qui permettraient de relancer le débat, ou invitation au débat).
A ce point de votre travail vous reverrez les conseils de présentation (attitude, diction, élocution...) donnés lors des séances de cours.
Voici quelques propositions de sujets d’exposés :
D’ordre social ou économique : les personnes âgées dans notre société, l’enfance en danger, la famille d’aujourd’hui, la place des femmes, la société de consommation, l’informatique dans le quotidien...
- D’actualité : un événement culturel ou sportif (fête du livre, remise de prix littéraires, printemps des poètes, les JO, un championnat particulier...)
- D’ordre historique : le Moyen Âge, la Première Guerre mondiale, la Résistance, la guerre froide...
- D’ordre littéraire : un écrivain et son œuvre, un prix Nobel, un thème littéraire, un genre (le roman depuis ses origines, le théâtre contemporain, la poésie médiévale...)
La liste est bien entendu loin d’être exhaustive mais elle vous fournira quelques idées pour vous entraîner.
N’oubliez pas que l’exposé oral doit avoir une durée précise (un quart d’heure, une demi-heure, plus rarement une heure). Fixez-vous une durée et chronométrer votre temps de parole. La grille d’évaluation peut vous être très utile.
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3. LES LEÇONS DE VOS EXPÉRIENCES
Si vous n’êtes pas satisfait de votre prestation, analysez ce qui n’a pas marché, reconnaissez ce qu’il aurait fallu dire autrement ; peu à peu, vous progressez, soyez-en certain.
Réfléchissez aux procédés et à la méthode de ceux qui, autour de vous, vous semblent réussir des interventions efficaces ; on apprend beaucoup par imitation comme vous le démontrent les peintres débutants qui s’astreignent à réaliser des copies de tableaux de grands maîtres.
Entraînez-vous enfin à l’aide d’un magnétophone dont vous vous servirez comme d’un miroir vocal, mais en sachant que ces essais et répétitions rendent un peu artificielle la situation de communication : vous êtes alors seul et sans public.
Utilisez adroitement le tableau si vous le pouvez, dessinez à l’avance vos croquis, schémas, etc. Le tableau dit de conférencier (chevalet sur lequel est fixé une liasse épaisse de feuilles de grand format) est, malgré ses dimensions plus restreintes, souvent préférable au tableau noir traditionnel : couleurs plus vives et plus variées, liberté de préparer et de conserver de nombreuses pages d’inscriptions, de revenir en arrière.
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Dans ce cas, il vaudrait mieux ne démasquer votre tableau qu’au moment de vous en servir. Vous produirez ainsi un léger effet de surprise et surtout vos auditeurs n’auront pas été distraits par vos « graffitis » depuis le début de l’exposé. Placez-vous de côté, pour ne gêner personne, au cours de la démonstration ; munissez-vous d’une règle ou d’une baguette.
Soyez persuadé que votre exposé sera plus efficace si vous utilisez un tableau ou si vous montrez une pièce, une maquette, etc. Mais connaissez bien votre sujet, car il vous sera plus difficile de consulter des notes en même temps.
a. Retenez l’attention
N’oubliez pas que l’auditeur ne peut, comme un lecteur, revenir en arrière, s’il s’est égaré, pour reprendre la bonne direction. Il faut donc être d’une netteté encore plus évidente qu’à l’écrit dans l’enchaînement des idées ou des faits. Pour cela, n’hésitez pas à marquer avec force les articulations de votre discours ; les transitions dans ce cas peuvent être plus lourdement soulignées que dans un texte écrit : mieux vaut un peu de lourdeur qu’une subtilité ingénieuse qui risque de n’être pas saisie au vol. (Vous pouvez même présenter au tableau le schéma de votre discours, au fur et à mesure).
• Tout message oral subit obligatoirement une perte : un moment d’inattention, une toux malencontreuse, et l’auditeur aura perdu un passage pourtant essentiel. D’où la nécessité de se répéter lorsqu’un point de l’exposé est particulièrement important, pour être sûr qu’il a bien « passé la rampe ». Ne soulignez pas votre insistance par une phrase maladroite (« je me répète un peu, je m’en excuse »), efforcez-vous plutôt de varier les formulations d’une même idée.
• Ne pas ennuyer doit être la première préoccupation. L’auditoire est, en général, très attentif au début d’un discours, assez attentif sur la fin, mais il y a un redoutable creux de la vague vers le milieu. Il faudra tenir compte de cette courbe habituelle et réagir dès que vous sentirez que vos auditeurs, qui se sont fait une opinion sur vous et sur vos idées, vous « lâchent ». Évitez pour cela deux écueils : obscurité, monotonie.
• Variez le parcours : la monotonie est très pénible pour l’auditeur et ... pour l’orateur qui se rend souvent compte qu’il est ennuyeux comme un jour de pluie, mais ne sait où trouver un rayon de soleil. Vous éviterez l’uniformité :
• Dans la matière même du discours, en faisant succéder à un développement abstrait un exemple concret, parfois en citant une anecdote amusante et significative ;
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• en coupant votre exposé par la projection de vues fixes, de films, par la communication de notes écrites, et ; au besoin, distribuez des textes (schémas, graphiques, dessins, statistiques, etc.) pour faciliter et éclairer vos explications.
b. Animezvotreexposé
Si vous manquer de dons naturels, ne sombrez pas dans le pessimisme : la réflexion, l’entraînement et l’expérience peuvent amener des progrès surprenants. On apprend à parler.
• Variez les formules d’entrée en matière et de conclusion. Le chapitre précédent vous en propose de bons exemples.
• Prévoyez des « relais », des moments où vous ressaisirez un auditeur qui se lasse vite, même pour un bref exposé : présentation piquante d’un argument, comparaison, tour interrogatif, exclamatif, trait d’humour, etc. Si vous n’osez vous fier à votre « créativité », préparez à l’avance ces formules.
c. L’efficacité
Dans ce genre de « discours », on s’efforce avant tout de bien « faire passer » une information ou une opinion, c’est-à-dire d’être exactement compris.
Rappelons seulement ici trois moyens pour « être suivi » et attirer l’attention sur l’essentiel :
• bien marquer la succession des développements ; indiquer au besoin le plan ;
• formuler avec vigueur les idées principales, en particulier celles qui trouvent naturellement leur place au début et à la fin de chacun de ces développements ;
• changer de rythme, de force et d’intonation. Quand vous indiquez un résultat important de votre enquête, ralentissez, articulez davantage, changez de ton (voix plus grave généralement).
Vous pouvez aussi répéter (sans en abuser), ménager un court silence avant ou après, etc. Inutile de multiplier les conseils théoriques : que chacune de vos expériences soit une occasion de réflexion et de progrès.
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LE MÉMOIRE OU RAPPORT DE STAGE
Dans les établissements Universitaires de dans les grandes Écoles ou organismes de formation, il est souvent demandé la rédaction d’un mémoire. Le sujet choisi est habituellement en liaison avec le cursus universitaire ou professionnel souhaité ou avec le stage professionnel effectué dans une entreprise. Ce mémoire se distingue d’un simple compte rendu de stage, il s’apparente au genre du rapport.
En effet le candidat ne se contente pas de décrire le fonctionnement du service où il a passé plusieurs semaines et l’activité qu’il a pu exercer ; le stage, par exemple, lui a fourni l’occasion de confronter ses connaissances théoriques avec des réalisations concrètes et de faire preuve d’esprit critique.
Les exigences des jurys sont variables. Il convient donc de s’en informer et surtout de travailler en liaison étroite avec le professeur ou le responsable qui dirige le mémoire. C’est à lui qu’on s’adressera pour délimiter le sujet, construire le plan, et.
Toutefois, voici quelques conseils utiles dans tous les cas.
A. PENDANT LE STAGE
1. OBSERVER
- L’organisation générale et le fonctionnement du bureau d’études ou du service.
- Sa place et son rôle dans l’entreprise.
- Ses liaisons avec les autres services et avec la direction.
- Les diverses étapes de conception d’une étude ou d’une opération, depuis
l’ingénieur jusqu’aux exécutants : rôle de chacun, nature des documents établis.
- Méthodes de classement des documents.
- Documentations utilisées.
- Les méthodes de travail, leur rapidité, leur efficacité.
- Les dénominations utilisées.
2. Participer à la vie du service
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- Petite étude ou travail à exécuter.
- Réclamer du travail éventuellement.
- Étudiez le climat social, les relations humaines et hiérarchiques.
- Déterminer l’origine du personnel.
- Ne pas hésiter à prendre contact avec tous ceux qui peuvent fournir une information.
3. Recueillir une documentation
- Documentation générale de l’entreprise (notices commerciales, notices techniques).
- Extraits de standard (cotation, états de surfaces, traitements, ...).
- Tirages des documents établis.
- Échantillons des matériaux.
- Informations sur le sort ultérieur du travail que l’on fournit, et son insertion dans l’ensemble de l’activité de l’entreprise.
B. LECALENDRIERETL’ORGANISATIONDUTRAVAIL
En gros, on se conformera, pour la mise au point du mémoire, aux directives fournis ci- dessus pour la présentation des rapports. Mais comme il s’agit du premier travail important entrepris par un débutant, attirons son attention sur quelques points.
La plupart des difficultés naissent d’un calendrier mal établi ou mal respecté. Semblables au lièvre de la fable, certains ne se préoccupent de la rédaction que dans les jours qui précèdent la remise du mémoire. D’où une précipitation nuisible : il faut du temps non seulement pour bâtir le plan de l’ouvrage, mais aussi pour écrire, car l’on manque d’entraînement, puis pour saisir ou faire composer son texte, le relire, le relier. Certains détails, pour ainsi dire matériels, sont incompressibles.
Prévoir donc les phrases suivantes :
• Choix et détermination exacte du sujet : cela doit normalement se faire au cours du stage et recevoir l’agrément du maître de mémoire. S’il est en effet dangereux de fixer prématurément un sujet alors qu’on ne se rend pas encore bien compte des possibilités offertes par le stage, il est désagréable d’être obligé, plus tard, de revenir dans
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l’entreprise, parfois éloignée, pour effectuer un complément d’enquête, surtout à un moment où les cours ont repris.
• Plan détaillé et soumis au maître de mémoire ; prévoir des modifications éventuelles ; équilibre des parties, désir de présenter un point de vue personnel, etc. Cette mise au point peut demander 8 à 15 jours de travail.
• Rédaction. Deux préoccupations pour le candidat : tirer parti de la documentation et présenter éventuellement, si la saisie est effectuée par une autre personne, un manuscrit lisible.
• Révision du manuscrit : relecture et indications pour la mise en page.
• Détails de saisie.
• Correction de tous les exemplaires. • Remise à l’administration.
Quelques suggestions pour s’entraîner
1. Présenter sous forme de rapport circonstancié et argumenté une revendication que vos camarades désirent porter à la direction de l’établissement (aménagement d’horaire, modification du système de contrôle des connaissances, etc.). Cela aide parfois considérablement les délégués étudiants aux Conseils d’Administration.
2. Une catégorie de rapport assez délicats à composer est celle qui concerne un jugement à porter sur un candidat à un emploi, sur un homme. Faites un rapport sur votre voisin de travail (soit que vous imaginiez qu’il postule un poste de technicien auquel il se prépare, soit que vous jugiez l’activité professionnelle qu’il assume déjà). Attention : ce n’est pas votre sympathie, mais son aptitude ou ses difficultés à tenir l’emploi en question.
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3. Dans un rapport de trois pages au maximum, et au profit de vos camarades de la promotion suivante, faites la critique de l’enseignement de formation générale de cette année (ce qui va, ce qui ne va pas, vos suggestions, etc.).
4. (Ce sujet a donné d’excellent résultats.). Rédigez un rapport proposant, avec précision, la création d’une association d’anciens étudiants de votre établissement.
5. Composez le rapport d’un conseiller municipal voulant qu’un sens unique soit institué dans une rue passante de la ville.
6. Entrée gratuite ou entrée payante au musée municipal ?
7. Rapport prônant la publication d’un journal des étudiants du département ou de
l’École.
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Quel que soit le domaine, littérature, économie... la dissertation se présente comme une réflexion personnelle argumentée qui vise à défendre un point de vue. A partir d’une problématique dégagée au préalable, il s’agira de construire un raisonnement mettant en évidence des arguments illustrés d’exemples.
Toute dissertation est un devoir construit qui présente trois parties principales : Introduction, développement et conclusion.
Fiche technique
Avant de se lancer dans l’écriture de la dissertation, il convient de procéder par étapes : analyse précise du sujet, qui conduit à dégager la problématique, recherche des idées que l’on utilisera dans le développement, construction du plan.
Analyse du sujet et problématique
Pour analyser un sujet, on cherchera à répondre à quelques questions : à quel domaine fait-on référence ? Comment se présente le sujet ? Y a-t-il une simple question, une citation ? Nous est-il proposé d’étayer, de réfuter ou de discuter le point de vue d’un auteur, d’un chercheur... ?
Rechercher ensuite les mots-clés permettra de dégager les problèmes explicites ou implicite posés par le sujet : nous pouvons alors dégager la problématique.
La problématique, si elle est clairement formulée, va permettre de construire le plan autour duquel va s’articuler la réflexion.
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Recherche des idées
Le plan apparaît à présent, qu’il faudra peut-être affiner en fonction des idées trouvées. Il se composera de plusieurs parties (à mon avis, deux au minimum, quatre au plus dans la plupart des cas). On établira alors, au brouillon un tableau comportant autant de colonnes que de parties pour le plan. Il s’agit alors de rassembler ses idées et ses connaissances et de les répartir dans les différentes colonnes. (statistiques, études de cas, expériences en entreprise, expériences personnelles, données scientifiques...).
Construction du plan
Le travail préalable d’analyse du sujet et de recherche des idées a permis de dégager les grands axes de notre réflexion et d’affiner le plan. Une idée directrice sera à l’origine de chaque partie, mais il conviendra, pour faire progresser la réflexion, de construire des sous-parties : chaque partie principale présente donc plusieurs paragraphes mettant en évidence un argument et un ou plusieurs exemples.
Rédaction de la dissertation
doit présenter avec précision et clarté le sujet, en une phrase ; si le sujet comporte une citation, il conviendra de la reprendre et de formuler, à partir de
celle-ci, la problématique.
Enfin, il faut annoncer le plan que l’on va suivre dans le développement.
se doit de répondre à la question formulée en introduction. Les différentes parties vont permettre de mettre en évidence le raisonnement qui devra
aboutir à la conclusion. Pour cela, il faut montrer la progression de la pensée et la logique de la réflexion (ne pas oublier les connecteurs logiques et chronologiques...). On veillera donc à mettre en lumière cette progression en rédigeant une phrase introductive qui présente l’idée directrice de chaque partie, une transition, à la fin de chaque partie, établissant un bilan partiel et introduisant la partie suivante.
Remarque : comment utiliser les citations dans le devoir ? Tout d’abord elles doivent être pertinentes, c’est-à-dire qu’elles doivent expliquer, illustrer ou justifier l’argument
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proposé. Elles doivent être citées avec exactitude et figurer entre guillemets. Elles doivent enfin être intégrées à la phrase de façon élégante.
est à soigner tout particulièrement. Le lecteur ou le correcteur reste sur cette dernière impression et elle doit être positive.
La conclusion comporte un bilan de la réflexion, exprimé par une phrase de synthèse qui reprend les idées principales que l’on a abordées. Elle répond sans équivoque à la question posée en introduction et propose enfin un élargissement.
Remarque : en conclusion, comme en introduction d’ailleurs, essaie d’éviter les partis pris trop enthousiastes ou trop rigoureux.
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RÉSUMÉ ET SYNTHÈSE DE DOCUMENTS
1. DÉFINITIONS
À quoi servent résumé et synthèse ?
De nombreux concours ou examens soumettent aux candidats, pour l’épreuve de français, soit un résumé de texte, qui peut parfois déboucher sur une discussion à propos d’un problème soulevé par le texte à résumer, ou une synthèse de plusieurs documents abordant un même thème.
Ces épreuves permettent de tester l’aptitude des candidats à comprendre les idées formulées et à les restituer avec fidélité.
Notons que dans les épreuves de BTS, par exemple, il est demandé aux candidats de réduire le texte au quart ou au cinquième de sa longueur. Les textes proposés comportent environ 800 mots.
Définitions
Le résumé de texte: résumer consiste à contracter un texte en respectant scrupuleusement son contenu et son organisation.
Le résumé porte sur un seul document. Il conviendra de lire avec beaucoup d’attention le texte proposé, d’en dégager les idées fortes et le plan afin d’en rendre compte avec exactitude.
La synthèse porte sur un ensemble de documents dont il s’agit de rendre compte. Les documents peuvent être des textes, des documents iconographiques ou des tableaux, voire des graphiques.
Il conviendra, après lecture attentive de tous les textes du corpus, d’en restituer le contenu de façon brève, en tenant compte des différents points de vue sans faire d’impasses.
2. Fiche technique
Quelle méthode adopter pour chacune de ces épreuves ?
a. Le résumé de texte
Lecture
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Afin de bien situer le document proposé, il est utile de prendre connaissance du paratexte, c’est-à-dire de toutes les informations qui gravitent autour du texte : qui est l’auteur ? De quand date ce document ? De quel ouvrage est-il extrait ? Y a-t-il un titre ? Des sous-titres ?
Une première lecture du texte permet de dégager quelques paramètres : de quel type de texte s’agit-il (texte explicatif, argumentatif) ? Quel est le thème abordé par le texte ? Quelle est sa structure ?
On relèvera utilement la présence des connecteurs logiques. Une seconde lecture plus approfondie permettra d’entrer dans les détails de l’argumentation ou de l’explication.
Énonciation
Qui est l’émetteur du texte ? Grâce à quels procédés l’émetteur met-il en place son point de vue ?
Parfois l’émetteur emploie le pronom personnel « je », mais très souvent il ne donne pas de marques explicites de sa présence.
Comme nous pouvons le voir pour tout travail argumentatif, aussi bien écrit qu’oral, l’argumentation est mise en place grâce à des procédés stylistiques.
On examinera donc le lexique ; est-il valorisant ou péjoratif ? Les champs lexicaux, les connotations fourniront des éléments appréciables. La construction des phrases (interrogatives, interronégatives, injonctives, nominales ...) permettent parfois l’implication du lecteur. Le temps de verbes, l’emploi du conditionnel, par exemple, peut être significatif de même que l’emploi de certains pronoms indéfinis (on, certain ...). L’emploi de certains modalisateurs: peut-être, sans doute, vraisemblablement, en un (certain) sens, selon moi ... permettent de nuancer le propos. Enfin, le registre employé (ironique, polémique ...) éclairera la manière dont l’auteur réfute les thèses adverses.
Organisation du texte
Comment les paragraphes du texte sont-ils organisés ?
S’il y a plusieurs paragraphes, on repèrera l’idée directrice de chacun d’eux ; s’il n’y a qu’un paragraphe compact on dégagera l’idée maîtresse et les idées qui en découlent.
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Les connecteurs ayant été repérés, il s’agira de définir qu’elle relation logique ils supposent (cause, conséquence, opposition, hypothèse ...). Ce repérage permet de mettre au jour la structure logique du texte.
Remarque : les liens logiques peuvent être clairement formulés par des connecteurs, conjonctions de subordination ou conjonctions de coordination, mais ils peuvent quelquefois être implicites : ellipses, sous-entendus, lien logique marqué uniquement par le sens des propositions (il n’a pas fini son travail, il ne sortira pas ; le lien logique entre les deux indépendantes juxtaposées est un lien de conséquence).
Enfin, il faut distinguer les idées essentielles des idées secondaires. Hiérarchiser les idées contenues dans le texte permet de bâtir le plan du résumé.
Élaboration d’un plan et rédaction
On fera apparaître, au brouillon, un plan clair qui tienne compte de la thèse ou de l’idée dominante et qui propose une progression des idées et des arguments de l’auteur. Ce plan doit être suivi dans la reformulation des idées mais il ne doit pas réapparaître sous forme de titres.
Quelques écueils à éviter :
Ne pas reprendre de phrases du texte (il s’agit de reformuler brièvement) ; éviter ce qui est de l’ordre du détail comme les exemples, sauf s’il sont indispensables à la démonstration, ou les anecdotes. S’en tenir strictement aux idées de l’auteur, même si l’on n’y adhère pas, donc ne jamais formuler d’avis personnel.
Bannir la parataxe, c’est-à-dire la juxtaposition des idées : le résumé est un texte argumentatif, à ce titre il doit faire apparaître une organisation logique.
b. Lasynthèsededocuments
Lecture des consignes et du corpus
Les consignes
La présentation du dossier donne des éléments dont on doit tenir compte. Une formule plus au moins précise invite le candidat à rédiger la synthèse : « vous rédigerez une note de synthèse à partir des x documents suivants » ; « vous rédigerez en x mots environs, une note de synthèse précise et ordonnée, en confortant, sans appréciation personnelle les documents suivants. » ; « rédigez une synthèse cohérente, organisée et objective des
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x textes suivants en les confrontant sur les points essentiels que vous aurez dégagées. » ; « à partir des x documents suivants, vous rédigerez une note synthèse de x pages environs, rigoureusement composée5. »
De ces quelques formules, on peut dégager certaines constantes :
Le texte de la synthèse est un texte rédigé, c’est-à-dire que rien ne doit être laissé sous forme de plan ; comme pour le résumé, la progression logique de la synthèse est marquée par les articulations et les transitions.
La synthèse répond à une organisation cohérente qui fasse apparaître la progression de la pensée. Elle se doit d’être objective, donc pas d’avis personnel dans la rédaction de celle-ci.
Elle doit prendre en compte tous les documents proposés quelle que soit leur nature et en restituer fidèlement le contenu, en les mettant en écho.
Remarques
La consigne précise parfois le thème de la synthèse et la problématique. La problématique peut porter sur une question d’actualité qui fait débat (c’est généralement le cas les dossiers proposés dans les grandes Écoles), ou sur des questions spécifiques à une profession pour laquelle un concours de recrutement est ouvert (par exemple, concernant le concours de Professeurs des écoles, les questions seront relatives aux apprentissages de la langue : lecture, écriture, expression orale, maîtrise de la langue ...). Un nombre de mots ou de pages est parfois imposé.
À la fin de la synthèse un avis personnel est quelquefois demandé : exemple : « vous ferez une synthèse objective, concise et ordonnée des x documents joints. Dans une brève conclusion, vous donnerez votre point de vue sur la question. »
Dans certaines épreuves, après le travail de synthèse, un travail d’argumentation personnel peut-être demandé ; il fait alors partie d’une autre question.
Le corpus
Le nombre de documents à analyser est variable, mais il comporte le plus souvent trois à cinq documents.
Ceux-ci sont de nature variée. Pour les textes il peut s’agir d’essais, d’articles, d’interviews, de textes techniques ou littéraires.
5 Il s’agit ici d’exemples de formulation des questions proposées dans ces exercices de synthèse. Le nombre de documents est variable.
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Pour les autres documents, il peut s’agir de tableau, de graphiques ou de schémas, de documents iconographiques : dessins, caricatures, photographies, images publicitaires ...
On prendra d’abord connaissance de l’ensemble des documents pour en dégager quelques paramètres : tous les documents abondent-ils dans le même sens ? Certains sont-ils en opposition ? D’autres apportent-ils des nuances ? Quelles informations particulières apportent les documents qui ne sont pas des textes ?
Pour les textes d’idées : quel est leur rôle ? informer, décrire différents aspects d’un phénomène, prendre position pour ou contre, expliquer, analyser ? On repèrera, comme pour le résumé, mais cette fois pour chacun des textes en question : l’idée directrice ou la thèse s’il s’agit d’une argumentation, les étapes du raisonnement ou de la démonstration, les enchaînements logiques, les arguments.
Pour les textes littéraires : à quel genre appartiennent-ils (poésie, roman, théâtre) ? Présentent-ils des personnages, des lieux, des objets, des situations, des actions ? Quels liens entretiennent-ils avec la problématique ? Des paroles de personnages permettent- elles la mise en évidence de certaines idées ? Le personnage est-il le porte-parole de l’auteur ? Quel est le caractère du texte (poétique, réaliste, imaginaire ...) ? Quel est le registre employé (lyrique, ironique, épique ...).
Les documents publicitaires : quelles sont leurs caractéristiques ? Image seule ou image et texte ? Typographie utilisée ?
L’objectif du document publicitaire étant la vente, on repèrera les arguments de vente, les procédés de persuasion, les valeurs prônées. Quels désirs le produit vanté peut-il satisfaire ? À quelle catégorie sociale le document s’adresse-t-il plus particulièrement ? Les schémas et tableaux : ces représentations simplifiées d’une donnée permettent de mettre en évidence des relations entre plusieurs éléments. Que révèlent-ils de particulier à propos du thème abordé ? Quelles tendances ? Quelles relations et quelle organisation font-ils apparaître ? Un tableau donné révèle-t-il des points communs, des oppositions avec les autres documents ? On repèrera utilement les entrées (titres des colonnes ou des lignes), les données (chiffres, pourcentages, dates, produits, catégories prises en compte ...). Il en va de même pour les graphiques qui pourront mettre l’accent sur un aspect spécifique du problème.
Les images : quelle est la nature du document (photographie noire et blanc ou couleur, dessin figuratif, abstrait, humoristique ...) ? Un texte (titre, légende, commentaire, phylactère pour la BD ...) accompagne-t-il ce document ? Que représente l’image ?
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Quel est son rôle par rapport à la problématique soulevée par le corpus ?
Confrontation des documents
Cette confrontation va permettre de dégager, à terme, un plan pour présenter la synthèse. Une première lecture attentive a permis de dégager une problématique d’ensemble, si celle-ci n’est pas proposée dans le libellé du sujet. Cette problématique clairement définie va permettre la confrontation des documents.
Conseils de travail
Pour chaque document indiquez, sur votre brouillon, ce qu’ils révèlent : pour les documents autres que les textes, envisager le point particulier qu’ils illustrent. Pour les textes, contiennent-ils des faits, des informations, des points de vue (textes explicatifs et argumentatifs) ? Lesquels ? Illustrent-ils un aspect particulier du problème (textes littéraires par exemple) ?
Remarque : le texte le plus dense et le plus complexe est souvent le pivot de la confrontation.
C’est celui qui offre les aspects les plus variés du problème. Et c’est à partir de celui-là que la comparaison peut généralement s’établir.
Établissez un tableau synoptique. Il y a autant de colonnes que de documents. Pour chaque colonne on note le titre du document et le nom de l’auteur.
Ce tableau, que l’on complètera au fur et à mesure de l’analyse des textes :
- Met en évidence l’idée directrice de chaque document.
- Pour chaque document, il présente les aspects particuliers mis en évidence.
- Les articulations logiques à l’intérieur de chaque document seront notérs, le cas
échéant.
Une fois complété, ce tableau doit faire apparaître les points de convergence des documents, les oppositions ou les réserves émises. Pour plus de commodité, on peut surligner de couleurs différentes ce qui converge et ce qui s’oppose.
On procède document après document pour remplir le tableau.
Lorsque ce travail de lecture des documents et d’élaboration du tableau est achevé, on effectuera une vérification : tous les documents ont-ils été pris en compte par le tableau ? Les documents ont-ils été correctement exploités : par exemple, une image a-t-elle apporté une idée nouvelle permettant d’illustrer un propos ? A-t-on bien cerné les
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données d’un graphique ou d’un tableau par rapport à la problématique ? Si une colonne paraît ne pas comporter suffisamment de renseignements, on vérifie que toutes les idées ont bien été prises en compte. Ce problème se pose plus particulièrement pour les textes. Une vue d’ensemble du tableau permet, à présent, de faire apparaître des pistes de réflexion qui fédèrent les idées mises en évidence. On dressera la liste de ces pistes de réflexion qui doivent permettre de construire le plan et de répondre à la question soulevée par la problématique.
Élaboration d’un plan de rédaction
Faites apparaître vos pistes de réflexion sous forme de titres ou de question sur votre brouillon, hiérarchisez les idées ainsi résumées ; vous partirez de l’idée forte, pour ensuite placer les arguments des différents documents relatifs à la thèse, puis à l’antithèse, par exemple, enfin vous formulerez une conclusion qui réponde à la question posée par la problématique.
Lorsque vous rédiger votre synthèse, bien entendu, les titres que vous avez donnés à vos différentes parties disparaissent au profit de phrases de transition.
Une fois encore, comme pour le résumé, la logique de votre réflexion doit être mise en évidence par l’utilisation de connecteurs logiques.
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Bibliographie
- Pour améliorer la méthodologie :
COMMEIGNES Jean-Denis et FAYET Michelle, Rédiger des rapports efficaces,
Dunod, 2009
COMMEIGNES Jean-Denis et FAYET Michelle, Synthèse : mode d’emploi, Dunod, 2007
BRETON Philippe, L’argumentation dans la communication, Collection Repères, la Découverte, 2005
SIMONET René et Jean, Savoir prendre des notes, Editions Eyrolles, 2005 - Pour renforcer les capacités rédactionnelles :
COMMEIGNES Jean-Denis et FAYET Michelle, Méthodes de communication écrite et orale, Dunod, 2008
FAYET Michelle, Rédiger sans complexes, Editions Eyrolles, 2003
NIQUET Gilberte, Structurer sa pensée, structurer sa phrase, Hachette ; 1987
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