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Published by Santiago torres fernandez, 2024-02-06 06:55:41

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De la peinture à l’art génératif


GAlERIE DENISE RENE GAlERIE ChARLOt GAlERIE WAGNER


SOURCE CODE By JsT explore comment les artistes ont utilisé des concepts techniques et philosophiques pour creer del l’art abstrait. L’exposition analyse l’art de différentes disciplines, en commençant par la peinture et en terminant par des œuvres réalisées avec les moyens de notre epoque contemporain,l’utilisation de cartes electroniques et de moteurs pas à pas, la programmation d’images de synthèse, l’utilisation d’algorithmes des années, la réalité augmentée, l’art interactif, ainsi que l’art cinétique SOURCE CODE est né avec la complicité de Janine Sarbu et Santiago Torres. On va expolorer un univers numerique autour de techniques classiques comme la peinture et la sculpture qui sont présentées dans cet exposition. Metahaus réunit 20 artistes et 3 galeries qui danseront dans un mouvement poétique de lumière, de matière et de programmation. PREAMBULE


Cruz-Diez Alain LEVRIER-MUSSAt Félicie d’Estienne d’Orves Jaildo MARINHO Nicolas Schoffer Anne-Sarah Le Meur Manfred Mohr Santiago Torres Fabi Cruz Antoine Schmitt Vera Molnár Eric Vernhes Fabrice Ainaut India-Serena Olivier Ratsi Ueli Gantner Matti KUJASALO Laurent BOLOGNINI Ines Silva Pe-Lang


Abstraction Géometrique


Les matériaux ne sont pas inertes, au contraire, ils possèdent une force d’expression qu’on doit découvrir, pour démontrer qu’ils sont animés. Tristan Tzara


Abstraction Géometrique Les œuvres abstraites occidentales de Hilma af Klin, artiste peintre suédoise, théosophe comptent parmi les premières œuvres abstraites occidentales. Af Klint a voué sa vie et son travail à l’exploration de l’invisible. Se tournant vers l’abstraction et le symbolisme lui vient de son intérêt pour la théosophie et le spiritisme, très en vogue en Europe à la fin du xixe siècle et au début du xxe siècle. Ses peintures, qui ressemblent parfois à des diagrammes, elle sont une représentation visuelle d’idées et de recherches spirituelles complexes. les « artistes femmes » ont su trouver dans le spiritualisme une entrée en art, c’est parce qu’il leur offrait une place privilégiée, en tant qu’activité socialement admise et à travers ses présupposés philosophiques. La théosophie initiée en 1875 à New York par la célèbre philosophe russe Helena Blavatsky, autrice d’Isis dévoilée, plaçait en effet le masculin et le féminin sur un pied d’égalité. « la doctrine secrète » de Madame inspirera Kandinsky, Kupka et Mondrian. Vassily Kandinsky, auteur du livre Du Spirituel dans l’art (1912) et considéré comme un des pères de l’abstraction « pure » détachée de la représentation du réel, était lui-même féru de théosophie. Au XXe siècle, le suprématisme de Malevitch et les constructions abstraites de Tatlin ou Lyubov Popova, ont complètement révolutionné l’art, ainsi que le néoplasticisme de Mondrian, dans son développement, à partir des années vingt l’abstraction, ont une grande importance dans les œuvres et les idées du groupe Puteaux, s’intéressant aux bases mathématiques de la composition et aux expérimentations systématiques de la couleur issues des théories d’Eugène Chevreul, s’en servant pour souligner les liens structuraux. dans la toile, ainsi que le développement de l’art concret. L’abstraction géométrique avec les hommes se caractérise par la planification de la peinture sur des principes rationnels et aspire à l’objectivité et à l’universalité, défendant l’utilisation d’éléments neutres, normalement géométriques, qui donnent clarté, précision et objectivité à l’œuvre, tout en éliminant la capacité sensible et expressive des matériaux et réalisant ainsi une composition logiquement structurée. L’abstraction géométrique est apparue comme une réaction contre le subjectivisme excessif des artistes visuels antérieurs, dans une tentative de se démarquer des artistes purement émotionnels, qui étaient guidés par une focalisation sur l’expérience personnelle c’est pourquoi ces artistes se sont détournés de leur expression personnelle au profit d’une expression plus impersonnelle. Le discours critique de ces artistes est complété par une exaltation des deux dimensions contrairement à l’effort de la plupart des mouvements précédents pour tenter de représenter une réalité tridimensionnelle.


Hilma af Klint Le Cygne,no 17, Groupe 9, 1915 Kasimir Malevitch Carré noir sur fond blanc 1915


Piet Mondrian Mondrian est sensible à la mythologie et à l’immatérialité. Dès 1904, il s’intéresse à la théosophie, aux mathématiques et à la géométrie. En 1909, il adhère à l’idée d’un ordre cosmique du monde au-delà des apparences et des choses visibles, il se situe au-delà des images et des idées n’est pas seulement spirituel mais aussi physique. il recherche une peinture plus spirituelle. La transcendance du traitement de la lumière. « l’essence de l’univers est sa structure géométrique. « En octobre 1911, Mondrian voit des œuvres de Georges Braque à Amsterdam et en est profondément influencé. Il commence à explorer la forme abstraite de la peinture, rompant avec le mode de représentation naturaliste utilisé depuis la Renaissance. Entre 1913 et 1914, son cheminement l’amène à créer un langage pictural nouveau, ce qui en fait l’un des chefs de file et pionniers de l’art abstrait, alors en construction et en effervescence, aux côtés de Kandinsky, Kupka, Fernand Léger, Picabia, Robert Delaunay et Sonia Delaunay En janvier 1914, Mondrian écrit à son ami Bremmer : « Je construis des lignes et des combinaisons de couleurs sur des surfaces planes afin d’exprimer, avec la plus grande conscience, une beauté générale. La nature (ou ce que je vois) m’inspire, me met, comme tout peintre, dans un état émotionnel qui me pousse à créer quelque chose, mais je veux rester aussi près que possible de la vérité et à tout extraire, jusqu’à ce que j’atteigne au fondement (qui ne demeure qu’un fondement extérieur !) des choses […]. Je crois qu’il est possible, grâce à des lignes horizontales et verticales construites en pleine conscience, mais sans calcul, suggérées par une intuition aigüe et nées de l’harmonie et du rythme, que ces formes fondamentales de la beauté, complétées au besoin par d’autres lignes droites ou courbes, puissent produire une œuvre d’art aussi puissante que vraie» Composition Bleu, Jaune 1936 (1957) Sérigraphie Edition limitée à 200 exemplaires «Album de douze sujets». Publié par la Galerie Denise René, 1957. Galerie Denise Rene


Alain-Jacques LEVRIER-MUSSAT Dans ses dessins et peintures, LEVRIER-MUSSAT nous offre un accès privilégié à la beauté, au mystère et à la poésie de ce qu’il appelle « le monde réel «. Il a développé cette approche en élaborant une manière d’organiser la réalité telle qu’elle est perçue par l’œil humain. Une valeur universelle qui définit son travail et lui permet d’exprimer de manière impressionniste la vérité de ce qui existe. Les recherches artistiques de Alain-Jacques LEVRIER-MUSSAT se fondent à l’origine sur l’énigmatique densité d’un pigment bleu. Durant plusieurs années, l’artiste s’est astreint à décliner un carré de lumière, un carré aux dimensions et à la scripturalité changeante. Un carré, comme une tête, comme une équation, dont la géométrie s’est imposée comme le seul dessin possible. Inspiré de prime abord par les formes pures et les jeux d’iridescence, il nourrit aussi dans la confidentialité de son atelier, un intérêt pour un « naturalisme » très éloigné de l’art concret. La géométrie dans son travail est l’incidence d’une observation méthodique du réel. Il s’impose ainsi un protocole qui passe par des expériences de chimie, par l’analyse des constituants de la matière, du moléculaire au bulbaire, de l’organique au minéral. « Ce qui m’occupe aujourd’hui, – nous raconte l’artiste – c’est d’aller au-delà de l’impression picturale de la couleur pour me raccrocher à d’autres réalités observables : la part géométrique, visible ou invisible de la nature, les mystères de la science, une fascination pour les croyances lointaines et pour l’histoire de l’art. » ????????? ???????????????????? ??????????????? ??????????????????????? Galerie Wagner


India Serena Abstraction radicale un travail Profond, créatif et élégant sont les mots qui décrivent le mieux l’esthétique de ce travail. En se basant sur des principes fondamentaux ” Orden, secuencia, ritmo ” non seulement dans ses images mais aussi dans la matière, elle crée des œuvres qui présentent une exécution picturale avec une grande technique professional personnelle. Son art abstrait pictural se caractérise par la présence du rythme non seulement dans ses peintures mais aussi dans les matériaux de ses peintures, ce qui démontre à la fois une beauté et une simplicité uniques. Gérard Xuriguera nous révèle. “Après avoir travaillé sur la verticale puis l’horizontale, la figure du carré s’est imposée à l’artiste comme une évidence. Les titres des séries qui résultent de ces recherches (« Verticalité du carré », « Horizontalité du carré »…) s’avèrent comme étant des métaphores d’oxymores fertiles à la création.Par ailleurs, ce n’est pas tant la symbolique du carré qui intéresse l’artiste, mais sa capacité d’abolir les dimensions et ainsi d’ouvrir l’espace. Le choix des formes pures donne vie à des constructions autonomes en dissociation d’une représentation ou évocation du réel. Des aplats constitués par une palette chromatique restreinte accentuent la sobriété en gardant l’accent sur les formes qui s’en dégagent. Le travail d’India-Serena trouve sa source dans l’art construit tout en faisant évoluer ses exigences plastiques ; il s’inscrit dans un dialogue parmi les différents éléments qui intègrent ses compositions et propose des multiples axes de lecture dans des rythmes basés sur la répétition, le reflet, la continuité.” Orden, secuencia, ritmo 4 Acrylic on canvas 100cm x 100cm 2015 MetaHus


Olivier Ratsi Le travail d’Olivier Ratsi pose la réalité objective, le temps, l’espace et la matière comme autant de notions d’information intangibles. Se basant sur l’expérience de la réalité et de ses représentations ainsi que sur la perception de l’espace, il conçoit des œuvres qui amènent le spectateur à se questionner sur sa propre interprétation du réel. Durant le processus de création, Olivier Ratsi met en œuvre des dispositifs de déconstruction des repères spatio-temporels en s’appuyant sur la technique de l’anamorphose qu’il développe au cours de ses recherches. Opérant une cassure dans la réalité objective, ses créations ne se veulent pas tant un déclencheur d’émotions ou un moyen de perturber les sens qu’un catalyseur de points de vues, de références culturelles et psychologiques. Ainsi, le spectateur n’est nullement privé de sa capacité subjective de reconstruction/reconstitution de la réalité et est invité à prendre position afin de vivre l’œuvre en fonction de son propre ressenti. Olivier Ratsi est connu comme l’un des co-fondateurs et ancien membre du collectif d’artistes AntiVJ. Travaillant maintenant comme artiste solo, il a présenté ses oeuvres lors d’expositions individuelles et collectives à travers le monde, notamment à la Galerie Denise René et Galerie Charlot à Paris, Atsuko Gallery à Tokyo, Puerta Roja à Hong Kong, Odalys à Madrid et Wood Street Galleries à Pittsburgh. Ses œuvres ont été exposées dans des musées tels que OCT Museum à Shanghai et K11 Art Village à Wuhan, D-Museum à Seoul et le National Taiwan Museum of Fine Arts à Taichung. Il présente régulièrement son travail dans de nombreux festivals et événements en France et à l’international, dont Elektra, Mutek et International Digital Arts Biennial à Montréal ; Biennale Némo, Mirage, Bains Numériques, L’Ososphère, en France, FIMA au Mexique, LEV en Espagne, Signal en République Tchèque, Sonica au Royaume-Uni et en Slovénie... Perspicere, square 1.1, 1.2 and 1.3 Polycarbonate, wood, painting size: 20 x 20 x 20 cm) 2015 Galerie Charlot


Jaildo MARINHO L’artiste Jaildo Marinho aime jouer avec les contrastes : d’une part, ses œuvres abstraites en maebre blanc sont surprenantes et esthétiques, mais aussi stimulantes pour sa sensation de légèreté . Une œuvre sculpturale minimaliste à la fois subtile et intense, qui crée une nouvelle réalité à partir de chaque pièce. Marinho pense qu’une œuvre abstraite ne se limite pas aux caractéristiques de surface. Pour lui, celles-ci ne sont qu’un moyen de rendre visible un jeu métaphorique dans lequel chaque élément prend des dimensions et des qualités différentes. L’œuvre de Jaildo Marinho se répartit en différentes séries qu’il décline au fil des ans avec une inventivité sans cesse renouvelée. Dans un premier temps sont apparues les « Lignes diagonales » et les « Lignes obliques » (dates exactes), qui sont des tableaux de format rectangulaire dont la zone centrale évidée est activée par la présence de cordes. Suivent à partir de dates les « Soucoupes », formes circulaires généralement exécutées en marbre, à la surface légèrement bombée et striée. Elles sont assemblées suivant des axes horizontaux, verticaux ou obliques, comme également les modules de la série des « Carrés » (inaugurée en date), réduits souvent à leur plus simple ossature avec leur centre dématérialisé (leur ordonnancement a parfois donné naissance à de grands panneaux monumentaux). Les « Navettes », initiées en date, avec leurs surfaces convexes dynamisées par des trouées circulaires et colorés, prennent toute leur dimension lors de leur suspension dans l’espace. S’inscrivant dans l’héritage de l’abstraction géométrique européenne et du néo-concrétisme brésilien, peintures ou sculptures, parfois à mi-chemin entre les deux, les réalisations de Jaildo Marinho puisent leur origine formelle dans les paysages, les arts et les traditions populaires de son Brésil natal. Ce dialogue sous-jacent de l’artiste avec ses racines, qui témoigne d’une approche avant tout intuitive et autodidacte de la création, est devenu plus explicite à travers les installations « Cristalizaçao » et « Origen », ????????? ???????????????????? ??????????????? ??????????????????????? Galerie Wagner


Matti KUJASALO Célèbre dans son pays, Matti Kujasalo est sans doute l’un des artistes finlandais contemporains les mieux connus et les plus appréciés à l’étranger. Né à Helsinki en 1946 et initié à l’art dès son plus jeune âge par sa grand-mère, elle-même artiste confirmée, il intègre très tôt, en 1964, l’Académie des beaux-arts de Finlande, dont il prendra plus tard la direction après y avoir enseigné. Alliant l’art concret et la puissance de la peinture hard-edge, Kujasalo élabore ses tableaux selon des règles mathématiques fondées sur les possibilités de division de la trame carrée, exploration qu’il partage notamment avec certains des représentants majeurs de l’art construit suisse. La réalisation de ses œuvres est d’une telle perfection qu’on pourrait penser qu’il s’agit d’une technique digitale. En réalité, Matti Kujasalo peint directement sur sa toile, en mettant en œuvre une technique méticuleuse à partir de rubans adhésifs qui se chevauchent selon des parcours toujours plus sophistiqués avec le temps. L’artiste a ainsi développé au fil des années un vocabulaire expressif bien particulier et a su, à partir des règles formelles qu’il a élaborées, créer un univers visuel immédiatement reconnaissable, en même temps qu’infiniment nuancé et toujours différent d’un tableau à l’autre. Son œuvre, fascinante parce qu’elle excite au plus haut point l’intelligence de l’observateur et qu’elle lui offre sans cesse de nouvelles pistes de découverte, laisse pourtant toute sa place à la magie, à la surprise, et au surgissement de l’émotion esthétique. Matti Kujasalo acrylic on canvas 80x80cm 2016 Galerie Denise Rene


Ines Silva Inés Silva est une artiste vénézuélienne qui a développé un penchant pour les arts, depuis l’époque où elle était étudiante à la faculté d’architecture et d’urbanisme (FAU) de l’université centrale du Venezuela, après avoir obtenu son diplôme avec mention en 1992. Elle a décidé de se concentrer sur l’art, en se basant sur l’étude de la géométrie, des proportions et des couleurs pour explorer constamment de nouvelles possibilités créatives. Elle utilise les technologies de notre époque pour réaliser ses œuvres, comme l’utilisation de la découpe laser et des assemblages très précis de l’acrylique comme support de ses œuvres. Elle peint sur ce matériau des lignes ou des bandes avec des couleurs vives, ce qui donne lieu à un nombre illimité de vues qui permettent de l’apprécier pleinement depuis n’importe quelle position. Il en résulte un sens constant de la composition et de l’équilibre, ce qui contribue à l’importance de ce support dans son travail.. À la suite de ses recherches approfondies, elle a remporté le prix de la critique lors de la première biennale d’art de la (FAU) de l’Université centrale du Venezuela (2002); l’année suivante, elle a participé avec son travail au VI Salon Pirelli des Jeunes Artistes au Musée d’Art Contemporain de Caracas Sofia Imbert, Venezuela et elle a présenté son travail à la Triennale d’Art «Esprit de l’Art Géométrique et Constructiviste» au Satoru Sato Art Musée, Tome, Japon (2010). Son travail a été montré dans différents pays comme la Belgique, la Colombie, l’Équateur, la France, l’Allemagne, la Hongrie, l’Italie, le Japon, le Pérou, la Russie, l’Espagne, les États-Unis et le Venezuela. Décembre 2015, Inés Silva est représentée par la célèbre Galerie Denise René à Paris, où elle a participé à des expositions et projets collectifs tels que : «art intégré latino-americaine nouvelles propositions» à l’espace emblématique de la Galerie Denise René rive gauche (2015), «transparence» (2017) «Que de la sculpture » (2018), « Espace et Tension » (2019), femmes & abstraction (2020), « small is beautiful, dynamique du bleu », retour à la ligne (2021) et exposition collective Summer (2022) Vit et travaille à Miami. Dorico 8 Acrylic and paint 100x37cm 2018 Galerie Denise Rene


Cinetique - luminoCinetique


J’ai simplement pensé à l’idée d’une projection, d’une quatrième dimension invisible ..., autrement dit que tout objet de trois dimensions, que nous voyons froidement, est une projection d’une chose à quatre dimensions, que nous ne connaissons pas.. Marcel Duchamp


LE MOUVEMENT La photographie a eu un impact profond sur les arts. En particulier, l’une des avancées les plus influentes de l’histoire de l’art a été le développement de L’étude du mouvement par Eadweard Muybridge “Femme descendant un escalier (1887)” Cette technique a permis de reproduire le mouvement et le temps, ce qui a grandement influencé l’art moderne. Le nu a toujours été une représentation codifiée dans l’art, en 1912, Le nu descendant l’escalier de Marcel Duchamp change radicalement ce style de codification puisque le nu ne pose pas, au contraire, il est montré en mouvement comme s’il voulait nous montrer que parvient à capter en une seule image ce que le temps et l’œil ne nous permettent pas de voir. Cette œuvre est une rupture du temps figé et ouvre la compréhension d’un monde fragmenté par le temps. Le tableau fait référence aux codes de la représentation cubiste tout en s’en écartant un peu. On y retrouve en effet des compositions et des formes, une volonté de mettre en valeur des géométries d’ un certain dynamisme alors que les cubistes prônent une forme fixe. Il s’agit donc en quelque sorte d’un défi au cubisme. Cette volonté de saisir le mouvement se réfère au futurisme et sera l’une des premières ruptures produites par Duchamp dans l’esthétique moderne. Un peu plus tard, Marcel Duchamp se débarrasse complètement de la figuration et il est allé plus loin, et il réalise en 1925 Rotary Demisphere (Precision Optics). L’art du mouvement a été reconnu pour la première fois en 1955, lorsque Denise René a organisé une grande exposition dans sa galerie à Paris. L’événement, ou plutôt les traces de l’art cinétique, est devenu une partie importante de l’histoire et de la culture modernes. Le mouvement cinétique a été influencé par de nombreuses sources, notamment Il a été développé par des artistes tels que Duchamp, Moholy-Nagy, Vasarely, Schoffer, Agam, Soto, Calder ,Tinguely, Jacobsen entre autres qui ont tous contribué à la création de nouvelles formes d’art qui mettent en valeur le mouvement et la dynamique de participation. En organisant en 1955 l’exposition Le Mouvement, Denise René suscitait un nouveau concept de l’art, créait un mouvement en même temps qu’elle faisait découvrir une génération d’artistes inconnus. L’art cinétique, pour reprendre le terme utilisé en 1955 par Vasarely, suivi des développements de l’op’art, allait s’imposer pendant quinze ans comme l’une des tendances majeures de l’art contemporain international. Peut-être faut-il voir dans le succès public de l’art cinétique, son immédiat retentissement en Europe comme aux Etats-Unis, le fait qu’il semble le contrepoint naturel et indispensable du pop’art. Où ce dernier restaurait l’image dans ses pouvoirs, entendait témoigner du monde social, les artistes cinétiques remettaient l’art en question, interrogeaient la vibration, la couleur virtuelle, tout ce qui dans l’image fixe sollicitait le nerf optique ou au contraire introduisaient par le mouvement réel une dimension de durée qui modifiait l’approche des arts visuels en les rapprochant du développement dans le temps qu’offrent le cinéma et la musique.


Marcel Duchamp Nu descendant un escalier, huile sur toile 1912 Prise de vue de l’exposition „Le Mouvement“, Galerie Denise René, Paris 1955, avec des œuvres de Yaacov Agam, Alexander Calder, Marcel Duchamp (Rotary Demisphere/Precision Optics, 1925) Jean Tinguely (Sculpture méta-mécanique automobile, 1954) Photo: Galerie Denise René, Paris


CRUZ-DIEZ né le 17 août 1923 à Caracas (Venezuela) Il est l’un des acteurs majeurs et l’un des principaux représentants de l’art cinétique. Il s’installe à Paris à partir de 1960. Ses multiples investigations ont apporté une nouvelle approche sur le phénomène de la couleur dans le domaine de l’art en développant notamment l’univers perceptif de celle-ci. Théoricien de la couleur, il en a élaboré les dernières avancées conceptuelles. Ses recherches, fondées sur trois situations chromatiques: soustractive, additive et réfléchie, ont permis une nouvelle approche cognitive du phénomène de la couleur, amplifiant considérablement son champ de perception. Cruz-Diez appréhende la couleur comme une réalité autonome, dépourvue d’anecdote, évoluant dans l’espace et le temps réels, sans passé ni futur, en un présent perpétuel. Dans ses œuvres, la couleur devient une réalité qui peut exister sans recours à une forme ou à un support. Son travail s’est structuré sous huit axes de recherche : couleur additive, physichromie, induction chromatique, chromointerférence, transchromie, chromosaturation, chromoscope et couleur à l’espace. « Dans mes œuvres, la couleur apparaît et disparaît au cours du dialogue qui se génère entre l’espace et le temps réels. Simultanément, il apparaît de façon indiscutable que l’information acquise, comme les connaissances mémorisées au cours de notre expérience de vie, ne sont probablement pas exactes – du moins partiellement. Il est d’ailleurs possible que grâce à la couleur, abordée au travers d’une vision élémentaire dépourvue de significations préétablies, nous puissions réveiller d’autres mécanismes d’appréhension sensibles plus subtiles et complets qu’on ne le supposait de par le conditionnement culturel et l’information massive des sociétés contemporaines. » — Carlos Cruz-Diez, Paris, 1969. ???????????? ??????????? ?????????????? Galerie Denise Rene


Fabrice Ainaut ... Issu des ultimes générations venues à l’art construit, Fabrice Ainaut développe à sa façon les avancées de cette expression physique aux multiples combinatoires, dont il a su tirer les dispositifs et les effets les plus pénétrants, qui déroutent les codes de perception attachés à l’inertie de l’image. D’abord passé par les instances de l’orthodoxie géométrique dans le sillage d’Arden Quin, qui préconisait le procédé du tableau transformable, il gagne peu à peu son autonomie, s’intéresse à l’art africain, se passionne pour les systèmes sériels et se tourne vers le mouvement et son inscription dans l’espace, au plus prés des innovations du monde actuel. Les formes réglées d’Ainaut, répondent à un processus physique et mental très élaboré, qui insuffle à ses structures un mouvement tournant, par le recours à des échappées lumineuses intermittentes, fédératrices de ses volumes coniques, le tout obtenu à l’aide d’un ou de plusieurs micro-moteurs. Généralement levées verticalement, parfois courbées au milieu, de face ou de profil, accouplées ou individuelles, ses armatures lisses en PVC, s’accompagnent souvent sur l’arête de leur surface, d’un rayon chromatique lumineux qui aimante la rétine. D’autres fois, les armatures se dédoublent ou s’amalgament en petits groupes, sinon se parent de reliefs triangulaires bleutés, qui offrent au regard l’écheveau de leurs épidermes striés... ... ll y a là beaucoup de rigueur architectonique dans l’articulation colorée de ces agencements rotatoires, un exact dosage de la vitesse des miroitements, une vigilance extrême dans le contrôle du mouvement et de la lumière directement assurés par l’ordinateur, une subtile ingéniosité dans la synthèse des éléments, enfin, une aptitude éclairée à faire cohabiter esprit et matière. Mais on y recense également le signes d’un ludisme discret, une juste intuition dans la mise en place d’autant de mirages optiques, liés à la prégnance d’un sentiment intérieur qui en transcende les mécanismes. Dans ces périmètres, métamorphoses, transparences et ombres portées, sécrètent des atmosphères silencieuses et feutrées, qui associent réel et virtuel. Ici, tout bouge et se rétracte, réapparait et à nouveau s’estompe, au fil d’un va et vient maîtrisé, qui trouve des prolongements dans l’imaginaire de chacun. Voilà une démarche truffée d’idées et de perspectives en phase avec notre aujourd’hui. En somme, l’œuvre à la fois inquiète et cohérente de Fabrice Ainaut, donne plus que des promesses. Elle est prête pour demain. Gérard XURIGUERA Paris, Juin 2016 Fabrice Ainaut vit et travaille à Savigny sur Orge. 7 Eléments - Installation lumino cinétique programmée Acrylique sur pvc, leds, moteurs, microcontrôleurs... Dispositions et dimensions variables. 2015-2023 Galerie Wagner


Pe Lang Né en 1974, Suisse) crée des systèmes cinétiques qui contrôlent et mettent en action les forces physiques avec une élégance captivante. Ses machines obéissent à une optimisation constructive rigoureuse dans laquelle chaque élément peut être décrypté au regard de sa fonctionnalité. Rien en eux ne semble ornemental ou arbitraire. Leur syntaxe est dominée par la précision et le contrôle comme cadre d’aléatoires sophistiqués où l’ordre et le chaos sont amenés dans un équilibre fragile. Texte : Marc Wellman Ses sculptures et installations combinent systèmes mécanisés fait main avec une optimisation rigoureuse constructive dans laquelle chaque élément peut être déchiffré par rapport à sa fonctionnalité. Les œuvres de Lang font partie des collections permanentes de nombreuses institutions, dont la Saastamoinen Foundation Art Collection, Espoo, Finlande ; l’EMMA - Espoo Museum of Modern, Espoo, Finlande; le Futurium, Berlin, Allemagne ; HeK House of Electronic Arts, Bâle, Suisse ; le Borusan Contemporary, Istanbul, Turquie ; la Fondation Boghossian, Villa Empain, Bruxelles ; la Fondation Artphilein, Vaduz, Liechtenstein ; la Maxine and Stuart Frankel Foundation for Art, Michigan, États-Unis ; et la Collection Majudia, Arsenal Contemporain, Montréal, Canada. Lang est le récipiendaire du Pax Art Award; le prix Aurélie Nemours et deux fois le prix suisse d’art. Il a été nommé artiste en résidence à l’Exploratorium Museum of Science, Art, and Human Perception, San Francisco ; Université Cornell, Ithaca, New York; Technorama, Winterthour, Suisse ; et le CSEM Artists in Labs, Suisse. En 2021, le Prix Nemours a été décerné à Pe Lang pour l’ensemble de son oeuvre et à Marianthi Papalexandri-Alexandri pour leur travail en commun alliant les arts plastiques et le son. ??????? ????????? ????????? ?????????????? Galerie Denise Rene


Ueli Gantner Les œuvres de Ueli Gantner ne se regardent pas de manière statique elles se vivent comme des images fugitives ! Dans la lignée des artistes cinétiques tels Jesus Rafael Soto, Julio Le Parc ou encore Carlos Cruz Diez…, Ueli Gantner joue avec notre perception visuelle, donnant à voir l’invisible, disant l’indicible. Ces sculptures murales en trois dimensions sont composées de lamelles de bois peintes et organisées de manière à créer d’autres formes et d’autres “sensations” colorées pour le spectateur en mouvement. Si des losanges, des cercles, des carrés ou toutes autres formes géométriques sont physiquement présentes, souvent mises en relief, le rythme des couleurs, les épaisseurs de lamelles, le jeu des découpes laissent entrevoir d’autres rythmes, d’autres couleurs et d’autres formes virtuelles par le simple déplacement physique du regardeur créant une oscillation. Il a souvent recours au nombre d’or et utilise quasi exclusivement les trois couleurs primaires chères à Mondrian — le bleu, le jaune et le rouge – qu’il marie parfois à leurs complémentaires — orange, vert et violet —, le blanc et le noir étant employés en fond ou en dominante. Cette économie chromatique sert son approche minimaliste et sa recherche de l’épure formelle. Une œuvre troublante, fascinante, ludique autant que mystique ! ??????? ????????? ????????? ?????????????? Galerie Wagner


Algorithmique - Art génératif


Le rôle de l’artiste n’est plus de créer une oeuvre, mais de créer la création. Nicolas Schöffer La Ville cybernétique (1969)


Algorithmique Algorithme Ensemble ordonné d’opérations systématiques qui permet de faire un calcul et de trouver la solution d’un type de problème. Algorithmes art et pinture de xx siecle Appliquant les mêmes principes que l’algotitme matematique Vasarely lorsqu’il était publicitaire, en 1959, désormais français, dépose le brevet de «l’unité plastique», une espèce d’alphabet formé à partir d’une forme (triangle, rond, losange...) inscrite dans un fond (carré). Un alphabet graphique,une sorte d’algorithme pictural ces formes sont assemblées au millimètre près suivant des plans rigoureux pour former non pas des mots mais des ensembles graphiques, à partir de six couleurs de base, un jaune de chrome, un vert émeraude, un outremer, un violet de cobalt, un rouge ainsi qu’un noir et blanc. Dès le milieu des années 1960, Vasarely se passionne pour l’informatique, alors en plein essor. L’ordinateur, comme ses assistants, permet de créer des combinaisons identiques à ses oeuvres, mais en un rien de temps. Algorithmique à l’ère Electronique Si l’on tient compte de ces paramètres du vrai sens de l’algorithme à l’ère Electronique, on pourrait considérer Benjamin (Ben) F. Laposky comme le père de l’art de cette tendance, en 1950 le dessinateur, graphiste et mathématicien américain faite avec un oscilloscope à rayons cathodiques avec des générateurs d’ondes sinusoïdales et divers autres circuits électriques et électroniques pour créer de l’art abstrait, qu’il a appelé : «compositions électriques». Les vibrations électriques montrées sur l’écran de l’oscilloscope, qui comprenait des figures de Lissajous, il les a enregistrées par photographie. Certaines des images de Laposky ont été publiées dans Scripta Mathematica en 1952. Celles-ci ont été appelées les premières infographies. En 1953, Ben F. Laposky expose une cinquantaine d’images appelées « Oscillons » (ou oscillogrammes) au Sanford Museum de Cherokee (Iowa).L l’art algorithmique est un sous-domaine de l’art génératif (généré par un système autonome) et est lié à l’art des systèmes (influencé par la théorie des systèmes). définition


vasarely alphabet plastique Oscillons: Electronic Abstractions


Algorithmique Vers la fin des années 1960, l’art généré par ordinateur de Georg Nees, Frieder Nake, A. Michael Noll, Manfred Mohr et Vera Molnár, en réponse au changement social provoqué par la révolution des communications entre ordinateurs et robots. créen de nouvelles formes d’art qui ne seraient pas limitées par la perception ou les capacités humaines. leur travail était axé sur la création d’algorithmes pouvant être exécutés par des ordinateurs et des robots. Roman Verostko affirme que les figures géométriques arabes sont construites à l’aide d’algorithmes , tandis que les peintures de la Renaissance italienne utilisent des techniques mathématiques, notamment la perspective linéaire et les proportions. Georg Nees il a reçu son doctorat portant sur la thèse de Générateur d’images génératives son thèse est considéré comme étant la première thèse sur l’art numérique. Karl Gerstner Pionniers de la typographie suisse, mit au point une approche rationnelle et systématique de la création graphique. […] Il développa une approche globale susceptible de générer un grand nombre de solutions créatives, qu’il basa sur le modèle alors naissant de la programmation informatique. Gerstner décrivit son système dans Programme Entwerfen/Designing Programmes, un livre qui devint un classique dans les années 1960. Il dirigea durant trois décennies GGK, l’agence de publicité qu’il fonda avec Markus Kutter en 1959. Ses premières réalisations de graphisme programmatique révèlent, dit-il, “ à quel point les ordinateurs influent -ou peuvent influer- non seulement sur le processus d’élaboration mais encore sur le résultat lui-même ”. […] » l fut l’un des premiers designers à expérimenter avec l’ordinateur, et ce dès le début des années 60, époque où l’informatique était essentiellement réservée aux militaires et aux scientifiques. Vera Molnár en 1968 commence à inscrire ses règles dans un ordinateur qui lui permettra de calculer des formes, puis de les tracer. Lors d’entretiens, elle expliquait à ce sujet que l’ordinateur avait joué le rôle du hasard. Mais cela crée aussi beaucoup de fragments. En tant qu’artiste, il lui fallait par conséquent choisir la bonne image–ce n’est pas l’ordinateur qui produit l’œuvre d’art, mais bien elle-même. Quand l’art provient d’un ordinateur – qui en est l’artiste? «Moi», dit Vera Molnár, la «Grande Dame» de l’art numérique. En 1968, Manfred Mohr co-fonde le séminaire «Art et Informatique» à l’Université de Vincennes et en mai 1971 présente une exposition personnelle à l’ARC - Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Depuis lors, cette exposition est devenue historiquement la première exposition personnelle dans un musée en france d’œuvres entièrement calculées et dessinées par un ordinateur numérique. à l’ère de l’informatique


Karl Gerstner Manfred Mohr computer controlled plotter Institut Météorologique, Paris 1970


Manfred Mohr Manfred Mohr est considéré comme un pionnier de l’art digital. Sa pensée artistique change radicalement suite à la découverte de l’»esthétique de l’information» du Prof. Max Bense au début des années 60. Rapidement, son travail évolue d’un expressionnisme abstrait vers une géométrie algorithmique générée par ordinateur. Encouragé par le compositeur de musique algorithmique Pierre Barbaud, qu’il rencontre en 1967, Mohr programme ses premiers dessins à l’ordinateur en 1969. Son travail fait partie de plusieurs collections : Centre Pompidou, Paris; Joseph Albers Museum, Bottrop; Mary and Leigh Block Museum of Art, Chicago; Victoria and Albert Museum, London; Ludwig Museum, Cologne; Wilhelm-Hack-Museum, Ludwigshafen; Kunstmuseum Stuttgart, Stuttgart;Stedelijk Museum, Amsterdam; Museum im Kulturspeicher, Würzburg; Kunsthalle Bremen, Bremen; Musée d’Art Moderne et Contemporain,Strasbourg; Daimler Contemporary, Berlin; Musée d’Art Contemporain, Montreal; Borusan Art Collection, Istanbul; McCrory Collection, New York;Esther Grether Collection, Basel. Nombreuses expositions personnelles / retrospectives dans des musées et galeries dans le monde lui ont été consacrées : ARC - Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, Paris 1971 ; Joseph Albers Museum, Bottrop 1998 ; Wilhelm-Hack-Museum, Ludwigshafen 1987, 2002 ; Museum for Concrete Art, Ingolstadt 2001; Kunsthalle Bremen, Bremen 2007 ; Museum im Kulturspeicher, Würzburg 2005; Grazyna Kulczyk Foundation, Poznan 2007; ZKM - Media Museum, Karlsruhe 2013; Featured Artist at Art Basel, Basel 2013. Son travail a été exposé au MoMA - Museum of Modern Art, New York 1980; Centre Pompidou, Paris 1978, 1992; ZKM (Center for Art and Media), Karlsruhe 2005, 2008, 2010; Museum Ritter, Waldenbuch 2005, 2006, 2008, 2013; Centro Cultural de la Villa, Madrid 1989; MoCA, Los Angeles 1975; National Museum of Modern Art, Tokyo 1984; Museum of Modern Art, San Francisco 1973, 1977, 1980; MoMA-PS1, New York 2008; MACM - Musée d’Art Contemporain, Montreal 1974, 1985, 2013; Fundacion Banco Santander, Madrid 2014; Muzeum Sztuki, Lodz 1981, 2011; Neue Nationalgalerie, Berlin, 1999; Leo Castelli Gallery, New York 1978; Galerie Paul Facchetti, Paris 1965 et Zürich 1970. Parmi les prix que Manfred Mohr a reçu on peut compter : ACM SIGGRAPH Distinguished Artist Award for Lifetime Achievement in Digital Art, 2013; [ddaa] d.velop Digital Art Award, Berlin 2006; Artist Fellowship, New York Foundation of the Arts, New York 1997; Golden Nica from Ars Electronica, Linz 1990; Camille Graesser-Preis, Zürich 1990. Untitled (35 x 35 cm chacune) 1968-1969 Galerie Charlot


Vera Molnar Née à Budapest le 5 janvier 1924 Vit actuellement à Paris Originaire de Hongrie, Vera Molnar réalise des études à l’École des Beaux-arts de Budapest puis s’installe à Paris en 1947 où elle délaisse définitivement toute trace de figuratif au profit d’un vocabulaire formel réduit à l’essentiel. Les formes géométriques deviennent un pilier de sa création en élaborant un art radical et expérimental fortement influencé par le domaine des sciences et des mathématiques. Proche des artistes tels que Julio le Parc ou François Morellet, elle et son mari François Molnar s’impliquent dans la création du CRAV (prédécesseur du GRAV, Groupe de Recherche d’Art Visuel) en 1960. Ils s’en détachent néanmoins très rapidement en raison d’un désaccord autour de la diffusion des œuvres des membres du CRAV : « En somme, notre intention doit être de préparer certains changements non seulement à l’intérieur des œuvres, mais aussi à l’intérieur de la société artistique. Et ce n’est pas en courant après les critiques d’art ni après les galeries que nous préparerons ce changement. Je sais bien que le groupe pourrait servir de tremplin pour réussir. Mais il me semblait que ce n’est pas cela que nous voulions. Si notre but est seulement d’arriver dans ce « système », le groupe ne diffère en rien des autres groupes artistiques et est condamné à l’avance. » (Extrait de la lettre de démission de François Molnar, 30/11/1960) Vera Molnar a en effet longtemps été réticente à entrer dans le marché de l’art ce qui explique la reconnaissance tardive de son travail. Vera Molnar intègre la programmation dans sa pratique artistique en 1959 en inventant une machine imaginaire qui créée des dessins par des algorithmes qu’elle réalise. En 1967, elle cofonde le groupe Art et Informatique à l’Institut d’Esthétique et des Sciences de l’Art de Paris. En 1968, c’est l’ordinateur qu’elle commence à utiliser faisant d’elle une pionnière dans l’art numérique. Elle voit dans la machine un outil qui libère ses possibilités de création en jouant avec la variation et le hasard maitrisé : « Grâce à ses possibilités combinatoires, l’ordinateur permet des recherches systématiques dans le domaine visuel, aide le peintre... à trouver des combinaisons de formes que l’on n’avait jamais vues auparavant, ni dans la nature, ni dans un musée : il permet de produire des inimaginables. L’ordinateur aide, mais il ne fait, il ne crée, il ne trouve rien. » (Extrait d’un entretien de Amely Deiss et Vincent Baby avec Vera Molnar, 2012) ???????????S ??????????? ??????????????????? ???????????????????????? Galerie Charlot


Anne-Sarah Le Meur Depuis bientôt trente ans, Anne-Sarah Le Meur utilise l’ordinateur et le langage informatique pour créer ses images. Les nombres, itérations et boucles, qu’elle explore et mélange, modulent les formes, les couleurs, les rythmes comme elle ne pourrait sans doute pas le faire sans eux. Tout en revendiquant un héritage pictural (Turrell, Rothko, Monet… Guston), Anne-Sarah Le Meur cherche les limites de l’image de synthèse : Quelle serait la 3D la plus élémentaire possible techniquement ? L’image 3D peut-elle être plane plutôt qu’ostensiblement tridimensionnelle ? Les phénomènes lumineux de l’espace virtuel peuvent-ils différer de ceux de notre espace concret ? Comment nuancer les tons dans des flous très précisément contrôlés… Le corps de l’artiste influence-t-il encore la création lorsque celle-ci s’enracine dans l’informatique ? Emerge ainsi un monde onirique, abstrait certes, mais vivant, grouillant, étrangement organique, quasi-sensuel. Ses images adoptent diverses formes, fixes ou animées, enregistrées ou génératives, projetées en performance (sonore ou silencieuse), ou encore exposées en tirages photographiques. Elle a également réalisé une pièce interactive pour écran cylindrique, basée sur la vision périphérique, où la lenteur du regard active l’image (ZKM, 2011). Vermille, œuvre fleuve écrite sur plusieurs années, diffusée en écran unique ou en polyptyque, joue sur les séries de variations colorées. Après avoir étudié l’image 3D artistique à l’Université Paris 8, Anne-Sarah Le Meur enseigne les pratiques numériques à l’Université Bauhaus-Weimar puis à l’Université Paris 1, Ecole des Arts de la Sorbonne. Son activité de chercheuse se partage entre l’enseignement, la création et l’écriture d’articles, la participation à des colloques et à des festivals. ,??????????????? ??????????????????? ???????????????????? ????????????? Galerie Charlot


Art cybernétique - Interactive


«je peux très bien imaginer qu’on génère des expositions complètes en les projetant simplement sur les murs.» Victor Vasarely 1973


Cybernétique La cybernétique est apparue avec Norbert WIENER dans les années 1943 Parution du texte fondateur de la cybernétique, écrit en collaboration avec le physiologiste Arturo Rosenblueth et l’ingénieur Julian Bigelow : « Behaviour, Purpose and Teleology ». 1946-1953 Il participe aux rencontres interdisciplinaires appelées « conférences Macy ». Le cycle des 10 conférences Macy sera reconnu, plus tard, comme ayant été le lieu de la naissance de la cybernétique. Dans ce domaine, Wiener a fait des avancées révolutionnaires qui ont marqué le début d’une approche basée sur les boucles de rétroaction ou «systèmes de rétroaction». Nicolas Schoffer fondateur du l’art cybernétique, prend conscience de la théorie de l’information, et prend la décision de créer un mouvement dont le rôle principal est d’humaniser ces théories et de se les approprier dans un champ artistique et architectural, pour lui, la cybernétique, élément essentiel de son œuvre, est l’art qui utilise les technologies de l’informatique et de l’électronique pour créer des œuvres interactives. Il a émergé à partir de la création de cyps 1 - 1956 à une époque où l’informatique et les technologies électroniques étaient en pleine recherche et expansion. CYSP 1. (1956) est la première « sculpture spatiodynamique et luminodynamique » dotée d’une autonomie totale du mouvement. L’oeuvre se présente comme une sculpture dansante et fait preuve d’une double expression artistique en associant la sculpture et la chorégraphie. CYSP 1. Cybernetic Serendipity 1968 Est le titre de la première grande exposition collective consacrée à l’art cybernétique et électronique. Elle s’est tenue à l’Institute of Contemporary Arts de Londres du 2 août 1968 au 20 octobre 1968, puis a ensuite été présentée à la Corcoran Annex (Corcoran Gallery of Art) à Washington, puis à l’Exploratorium de San Francisco, du 1er novembre 1969 au 18 décembre 1969. Les œuvres et les expérimentations algorithmiques ou robotiques présentées lors de l’exposition couvrent un large spectre de la création arts visuels, musique, littérature, chorégraphie. Les œuvres de plasticiens et de musiciens à la notoriété déjà installés tels que Nicolas Schöffer, John Cage, Iannis Xenakis, Nam June Paik ou Jean Tinguely côtoyaient des expérimentations issues des laboratoires de Honeywell, Boeing, General Motors ou Bell. Une autre partie décrivait des projets informatiques tels que l’autodestructeur Five Screens With Computer de Gustav Metzger , une conception pour un nouvel hôpital, une structure programmée par ordinateur et une chorégraphie de danse.. Gordon Pask a produit une collection de grands mobiles (Colloquy of Mobiles (1968)) avec des parties interactives qui permettent aux téléspectateurs de se joindre à la conversation.De nombreuses machines formaient des environnements cinétiques ou affichaient des images animées. Jean Tinguely a fourni deux de ses machines à peindre. Wen-Ying Tsai a présenté ses sculptures cybernétiques interactives de tiges vibrantes en acier inoxydable, de lumière stroboscopique et de contrôle de rétroaction audio.


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