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Published by Santiago torres fernandez, 2024-02-06 06:55:41

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CYSP 1. à la Cité Radieuse en compagnie des danseuses du corps de ballet de Maurice Béjart Cybernetic Serendipity (1968/69)


Nicolas Schoffer Né en Hongrie, Nicolas Schöffer étudie à l’École des Beaux-Arts de Budapest et obtient parallèlement un doctorat de Droit. Il émigre à Paris en 1936 et poursuit des études à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Au-delà de son activité d’artiste pluridisciplinaire, il se consacre aussi à l’enseignement, à la création de plusieurs films ainsi qu’à la rédaction de nombreux ouvrages d’esthétique et de cybernétique (La ville cybernétique, 1969 ; La nouvelle charte de la ville, 1974). Membre de l’Institut de France, Officier de la Légion d’Honneur, Commandeur de l’Ordre National du Mérite et Officier des Arts et Lettres, Nicolas Schöffer a reçu les honneurs de l’Ordre du drapeau de Hongrie qui lui a consacré un musée et le prix Franck J. Malina-Leonardo (1986) à San Francisco. Artiste et théoricien polyvalent, représentant majeur de l’art cinétique et cybernetique, précurseur de l’art électronique et numérique, Nicolas Schöffer développe dès les années 1950 ses idées prospectives d’abord en peinture puis en sculpture, dans une tendance néo-plasticienne proche de Mondrian. Il élargit rapidement ses investigations à toutes les dimensions de la ville et développe de 1948 à 1956 son concept de « spatiodynamisme » au travers de structures stables d’abord, puis cinétique. Cherchant à restituer à l’art sa fonction première dans la société en permettant à l’homme de modifier radicalement ses conditions d’existence par un enrichissement spirituel, Nicolas Schöffer attribue à la nouvelle plastique un rôle thérapeutique. Exploitant son concept de « plasticologie », il est convaincu de l’incidence de l’ambiance plastique sur l’image rétinienne et donc sur le comportement de l’homme voire de sa morphologie. Il collabore avec Claude Parent de 1952 à 1955 à une architecture spatiodynamique. Fondées sur les technologies les plus actuelles, ses œuvres spatiales intègrent peu à peu d’autres paramètres, tels que la lumière, la couleur ou le son. Après la construction en 1954 de la première Tour spatiodynamique, cybernétique et sonore, Nicolas Schöffer crée en 1956 la première sculpture cybernétique autonome CYSP présentée sur scène au Théâtre Sarah Bernhardt sur une musique de Pierre Henry. Suivront en 1961 la Tour Lumière spatiodynamique et cybernétique (52 m) et le Mur Lumière coloré et mouvant au Palais des Congrès à Liège, tous deux classés depuis 1998 au Patrimoine des Monuments Historiques, avant de s’orienter vers des projets musicaux. La galerie Denise René l’expose régulièrement dans des groupes et foires d’art contemporain depuis 1957. Relief sériel, acier inoxydable et cuivre, 41 x 32,5 x 3 cm, 1962 Galerie Denise Rene


Eric-Vernhes Eric Vernhes crée des dispositifs et des installations cinétiques, visuelles ou sonores dont il programme les comportements en fonction de logiques auto-génératives, interactives ou hybrides. Initialement architecte, puis scénariste, cinéaste et musicien, Eric Vernhes a développé un parcours d’artiste multidisciplinaire tendu vers un propos résolument humaniste. Les procédés numériques qu’il utilise sont extraits de leur contexte technique pour être mis au service d’un discours intemporel inspiré de la littérature et de la philosophie. L’esthétique exigeante, ainsi que l’utilisation de matériaux nobles, nous éloigne des processus de fabrication de l’ingénierie pour nous rapprocher de l’humanité du geste. Eric Vernhes fait ainsi exister des créations anthropoïdes: le mouvement propre des oeuvres, en épousant celui de notre conscience, semble embrasser aussi notre propre humanité et nous en donne le spectacle. Le travail d’Eric Vernhes est montré dans les salons internationaux , centres d’art et fondations. Il réalise également des créations scénographiques et visuelles en spectacle vivant et enseigne les arts technologiques. Son travail fait partie de plusieurs collections privées et fondations, notamment la Fondation Hermès (FR), la Frankel Foundation (USA), BEEP collection (ES) et la Artphilein Foundation (CH). Horizon Négatif 4 2019 I mpression numérique (58 x 35 cm) Galerie Charlot


Fabi Cruz Né à Caracas, Venezuela, en 1984. Diplômée d’Arts Plastiques de l’Université La Sorbonne - Paris I Vit et travaille à Valence, en Espagne, où elle continue à créer et à faire des recherches sur la musique visuelle et la synesthésie. Artist Statement Fabi Cruz est une artiste et musicienne connue pour ses créations de Musique Visuelle qui explorent le lien entre l’image et le son. Elle crée des vidéos animées abstraites dans lesquelles elle traduit la musique qu’elle compose en formes, couleurs et mouvements, selon sa propre perception synesthésique. Son intention, comme elle le dit, est de «tromper le cerveau, ne serait-ce que pour une seconde, en lui faisant voir des sons et entendre des couleurs». ?????????????? ?????? impression numérique (???????? cm) MetaHaus


Laurent Bolognini L’art est l’espace où l’art rencontre la science. Les installations lumineuses de Laurent Bolognini s’inscrivent dans la continuité des pratiques cybernetiques apparues au début des années 1960. Le secret des autres dimensions sera révélé par l’évocation de lignes fines et délicates suspendues dans l’espace d’une dimension que seule la perception rétinienne peut nous offrir. Laurent Bolognini commence sa carrière par une formation de photographe à la Société Française de Photographie. Il travaille depuis 90 comme concepteur lumière. C’est en 1998 qu’il conçoit et réalise avec Françoise Henry le premier “Galiléographe“, appareil à tracés lumineux pour Benvenuto Cellini de Berlioz, réalisé dans le cadre de la bourse de recherche de l’Académie de France à Rome. S’ensuit, en 1999 la première exposition du “Galiléographe n°1 à l’espace Electra, rue Récamier à Paris. À partir de l’année 2000, commence pour l’artiste une longue aventure de partenariat entre son travail plastique, le monde du spectacle et celui des compositeurs, qui prend tantôt la forme d’exposition tantôt de performances. “Illumination“, est un événement qui témoigne de ce passage entre le monde des arts du spectacle et celui des arts plastiques. Pour ce spectacle exposition lumino sonore, l’artiste y présente le Galiléographe n°1, sur une musique de Frédéric Costa. En 2001, Laurent Bolognini conçoit et réalise le Galiléographe “Olympia“ pour les Contes d’Hoffmann au grand théâtre de Genève, mis en scène par Olivier Py. L’artiste collabore aussi avec le milieu musical, proposant des installations lumineuses pour des concerts d’improvisation : au théâtre de Compiègne, sur une musique de Patrice Moulet, au festival Musique Démesurées à l’opéra de Clermont-Ferrand, à l’arsenal de Metz, pour le concert “antre ciel “ sur une musique des compositeurs Grisey, Xenakis, d’Adamo, Narboni, Matalon, ainsi qu’en Grande-Bretagne avec le Quatuor Arcanes à Londres et Cambridge. Outres ses expositions régulières dans différentes galeries, Laurent Bolognini a eu l’honneur à plusieurs reprises de présenter ses machines lumineuses lors de grands événements artistiques, comme la Biennale d’architecture de Venise, les nuits Blanches de Paris, la nuit des Musées à Cassel. Plusieurs oeuvres ont récemment fait l’objet d’acquisitions par des institutions publiques et privées dont “Electra“ au Mac/Val (Vitry sur Seine), Variations #2 et F-Vecteur à Borusan Contemporary (Istanbul, Turquie).Variation 3 Musée de cambrai ???????????? ???????????????? ????????????????? ?????????????????? Galerie Denise Rene


Félicie d’Estienne d’Orves Née en 1979 à Athènes, Félicie d’Estienne d’Orves étudie à l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris et réalise ses premiers travaux dans l’Atelier de recherches interactives. Sa première exposition de groupe, Ecoute (2004) a lieu au centre national d’art et de culture Georges-Pompidou et met en scène plusieurs créations sonores, medium qu’elle explore dans ses installations immersives telles que Continuum (2018) à la Biennale des imaginaires numériques. Passionnée d’astrophysique, Félicie d’Estienne d’Orves questionne les limites de la perception humaine, comme dans Monolithe (2008), œuvre mêlant projection vidéo, jeux de lumière, son et fumée. La série Light Standard réintroduit l’idée du temps cosmique lié aux cycles naturels comme système de référence. Chaque étalon correspond à un objet du système solaire et correspond au temps que la lumière met pour atteindre la terre à partir de chacun de ces objets. Soit environ 8mn pour le Soleil, 2 à 15 mn pour Vénus, 3 à 22 mn pour Mars, 4h à 4h30 pour Neptune... L’amplitude variable de chaque Light Standard suit en temps réel la distance qui nous sépare de chaque planète du système solaire. Sur la longueur d’un mètre, la lumière de ce repère reproduit cette durée qui évolue au fil de l’année, tout en suivant la véritable position des planètes, telle que donnée par les prédictions de la NASA. Les oscillations constantes de chaque étalon de Lumière - programmées jusqu’en l’an 3000 - semblent s’affranchir d’une échelle de temps métrique fragmentée, transformant la pensée instantanée en perception à long terme. SUN, VENUS, MARS, URANUS Light standards series, 2016, steel, LED, electronic device, duration variable 113 x 4 x 3 cm. Project developed in collaboration with astrophysicist Fabio Acero (AIM/CEA). Daily data : NASA. Production : Bipolar production / Maison Populaire. Manufacturing MetaHaus


Antoine Schmitt Artiste plasticien, Antoine Schmitt crée des œuvres sous forme d’objets, d’installations et de situations pour traiter des processus du mouvement et en questionner les problématiques intrinsèques, de nature plastique, philosophique ou sociale. Héritier de l’art cinétique et de l’art cybernétique, nourri de science-fiction métaphysique, il interroge inlassablement les interactions dynamiques entre nature humaine et nature de la réalité. À l’origine ingénieur programmeur en relations homme-machine et en intelligence artificielle, il place maintenant le programme, matériau artistique contemporain et unique par sa qualité active, au cœur de ses créations pour révéler et littéralement manipuler les forces à l’œuvre. Avec une esthétique précise et minimale, il pose la question du mouvement, de ses causes et de ses formes. Antoine Schmitt a aussi entrepris d’articuler cette approche à des champs artistiques plus établis comme la danse, la musique, le cinéma, l’architecture ou la littérature, et a collaboré avec Franck Vigroux, Atau Tanaka, Vincent Epplay, Jean-Jacques Birgé, Delphine Doukhan, K.Danse, Patrice Belin, Don Nino, Cubenx, Alberto Sorbelli, Matthew Bourne… Comme théoricien, conférencier et éditeur du portail gratin.org, il explore le champ de l’art programmé. Son travail a reçu plusieurs prix dans des festivals internationaux : transmediale (Berlin, second prize 2007, honorary 2001), Ars Electronica (Linz, second prize 2009), UNESCO International Festival of Video-Dance (Paris, first prize online 2002), Vida 5.0 (Madrid, honorary 2002), CYNETart (Dresden, honorary 2004), medi@terra (Athens, first prize 1999), Interférences (Belfort, first prize 2000), et a été exposé entre autres au Centre Georges Pompidou, au Musée des Arts Décoratifs (Paris), à Sonar (Barcelone), à Ars Electronica (Linz), au Centre d’Art Contemporain de Sienne, au Musée d’Art Contemporain de Lyon, aux Nuits Blanches (Paris, Amiens, Metz, Bruxelles et Madrid). Il fait partie des collections des fondations Artphilein (CH), Fraenkel (USA), Meeschaert (FR), de l’Espace Gantner (Bourogne, FR), du Cube (Issy-Mx, FR), du Fond Municipal d’Art Contemporain (FMAC) de Paris… Antoine Schmitt est représenté par la Galerie Charlot (Paris), et est accompagné par le bureau Olivia sappey d’anjou. Antoine Schmitt vit et travaille à Paris. Black Square Ecran, programme spécifique, ordinateur, cadre bois 57 x 40 x 6 cm Durée : infinie 2016 Galerie Charlot


Santiago Torres Santiago Torres né à Paris 1986, dé famille colombienne et vénézuélienne vit et travaille à Paris Artiste-programmeur multidisciplinaire. Ses recherches sont basées sur une analyse approfondie de la Programmation et interaction depuis 2007, influencé par les jeux vidéo et l’univers quantique et sa relation personnelle avec les pionniers de l’art cinétique et cybernétique (Julio Le Parc et de l’ Atelier Schöffer). Torres crée des espaces immersifs interactifs. Le travail de Torres s’inscrit dans une perpétuelle évolution cybernétique, maintenant multidimensionnelle. Il développe des tableaux non seulement tactiles et en trois dimensions, mais où il réussit à intégrer au sein de ses œuvres la 4eme dimension, celle du mouvement interactif Par le biais de capteurs “tactile”, le visiteur interagit avec l’œuvre au moyen de gestes, modifiant les formes et couleurs, les transformant au fil de ses mouvements corporels, afin de développer sa propre création. Son travail est présenté depuis 2009 avec la Galerie Denise René dans les principales foires d’art en Europe, Art Basel, Arco Madrid ,FIAC Paris, Art Brussels, Art Paris, Art Istanbul, Art silicone valley et il a également exposé en France, Angleterre, Belgique, Corée, Japon, Turquie, Espagne, Etats-Unis, Allemagne, Tunis, Suisse, Colombie, Mexique, Venezuela. Torres a travaillé pour plusieurs ateliers de restauration d’œuvres des années 60 “atelier Julio LeParc, atelier Schoffer entre autres, et a participé à différents projets sociaux, notamment des visites dans les hôpitaux et des installations artistiques dans les chambres d’hôpitaux avec Art Dans la Cité. Il a également travaillé pendant deux ans dans la recherche en intelligence artificielle dans le cadre d’un programme d’apprentissage La Villa Dufraine Propriété de l’Académie des beaux-arts et en résidence artistique à la Cité internationale des arts. Torres est actuellement membre de Meta Haus avec Janine Sarbu. Sa dernière œuvre Real-time Algorithmic IA est la création d’une intelligence artificielle qui se transforme à l’aide de données provenant de points dans l’espace. Elle a été présentée lors de l’exposition curatée par Dominique Moulon « Computing Beauty » qui présente des œuvres de 13 artistes spécialisés en art numérique, dont de nombreux artistes de la scène française, sur des écrans au sein de la galerie NFT. Ces œuvres seront ensuite puis tokénisées sous forme de jeton non-fongible (NFT). «Il sait tout faire comme les artistes d’autrefois, à la fois artisan, ouvrier, peintre, et il connaît toutes les technologies. Il joue de son ordinateur comme d’un instrument de musique» Eleonore Schoffer Paris-2007 composition colors runnig 70k.exe ecran tactile 65 pouces serie - 2008 - Paris-2023 Galerie Denise Rene


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