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Published by aqrp.drummondville, 2016-12-21 17:38:59

5-2 Gerald Levesque

MIEUX VIVRE AU QUOTIDIEN





le bulletin de l'AQRP section Drummond Décembre 2003


Un Noël de partage...





’est avec plaisir que nous avons accepté de BILLET… DE LA PRÉSIDENTE
C prendre la relève comme éditrices du journal La

Rumeur. Nous avons signé quelques articles
auparavant mais nous n’avons pas vraiment
l’expérience de notre prédécesseur, notre ami Rémi. Noël de partage
Nous profitons de l’occasion pour le remercier des C'est facile
bons conseils prodigués et de son entière à réaliser auprès des gens qu'on
disponibilité. Nous sommes ouvertes à toutes aime, qu'ils soient proches ou
suggestions et commentaires de votre part afin de éloignés; donner un coup de fil
nous aider à garder la qualité du contenu du journal. pour échanger des voeux,

Carmen Pariseau et Yolande Plasse envoyer une jolie carte de Nöel, fabriquer un
cadeau personnalisé, inviter une voisine ou
une amie pour partager sa joie du temps des

SOMMAIRE Fêtes, faire un effort pour sortir de son
quotidien et fleurir le Noël des plus démunis
Noël de partage ..................................... page 1 que soi. La télévision, la radio et les journaux
Billet de la présidente .......................... page 1 nous suggèrent mille façons de le faire.
Votre Conseil d’administration .......... page 2
Prochaines activités ............................. page 2 L'important, c'est de passer à l'action et que le
Faire plus ample connaissance .......... page 3 geste vienne du coeur.
Bonne Fête ........................................... page 4
Retour sur l’activité du 6 novembre .. page 5 Quant à moi, je demande pour vous la
Nouveaux membres ............................. page 5 santé, c'est le bien le plus précieux. Je
Moment de réflexion : Joyeux Noël ...... page 6 demande aussi la richesse, en avoir juste assez
Un peu d'humour ................................ page 7 pour partager avec d'autres. Je demande
La guignolée ......................................... page 8 également pour vous, la sagesse, celle qui
Bon à s’en lécher les doigts ................. page 9
J'ai lu pour vous .................................. page 10 permet de discerner ce qui convient le mieux
Programmation 2004 de l’UTA .......... page 11 à notre bonheur et à ceux qui nous entourent.
Une publication .................................... page 11 Que ce temps de réjouissances vous comble,
Conte de Noël : Le miracle est possible page 12 vous apporte tout ce que votre coeur désire et
Poésie de rémi ...................................... page 13 plus encore.
Générosité de la nature ....................... page 14
L’informatique ..................................... page 15 Meilleurs voeux de JOYEUX NOËl,
Communiqués, prochaines activités .. page 16 BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2004
En roulant ma boule ............................ page 16

Céline LeMaire

Page 2 La Rumeur


VOTRE CONSEIL D'ADMINISTRATION



Céline S. LeMaire, présidente, 394-2377
membre du comité régional, événements sociaux


Yvonne Pratte, vice-présidente, 478-3200 Rita B. Blanchette, vice-présidente, 475-0239
Le Reflet, activités culturelles activités culturelles, activités sportives
Rémi Blanchard, secrétaire, 477-3377 Henri Malenfant, trésorier, 472-4676
La Rumeur registre des membres


Directrice et directeurs

Thérèse L. Gardon, 478-1593 Roger Bérard, 478-3516
activités sociales tournoi de golf, sports

Lucien Blanchette, 475-0239 Roger Lemoyne, 478-3194
voyages, sports chaîne téléphonique
Alcide Pelchat, 478-4274
vente de billets, communications aux médias,
appels pour les anniversaires


Aumônier : Gaston Bergeron 474-3754



Membres du comité de rédaction de La Rumeur :

Mmes : Monique Champagne; Gérald Lévesque;
Thérèse Gardon; Henri Malenfant;
Léonne Ouellet; Côme Nolet;
Carmen Pariseau;
Yolande Plasse;
Mariette Rousseau.
M.M. : Rémi Blanchard


PROCHAINES ACTIVITÉS




Repas de Noël (au profit du journal La Rumeur)

Jeudi : le 11 décembre 2003 Samedi : 14 février 2004
Endroit : Hôtel et Suites le Dauphin Endroit : Salle de quilles Drummond
Heure : 17 h 30 pour le cocktail 167, rue Marchand
18 h pour le souper Coût : à venir
Animation : Quatuor Noires et Blanches Pour informations contactez :
Prévente : 5 décembre 2003 de 13 h 30 à 16 h Lucien Blanchette : (475-0239)
Coût : 22 $ en prévente Gérard Simard : (477-5679)
24 $ sur place (voir note)
Quillothon
Note : Lors d’activités avec prévente, si vous ne pouvez vous rendre acheter vos billets directement au local de l’association
au 545, rue des Écoles (porte arrière), veuillez réserver par téléphone à Monsieur Alcide Pelchat au 478-4274.

Page 3


Faire plus ample connaissance avec...






Nous vous présentons aujourd’hui Windsor, Coaticook et Sher- obtient son baccalauréat de
un homme fort sympathique qui est brooke. l’Université de Trois-Rivières.
toujours actif dans l’association.
Nous rendons hommage à Monsieur
Gérald Lévesque. En 1957, il commence à en- Il a rencontré en 1970 celle
seigner les travaux manuels, ce qui allait devenir son épouse,
qui l'amène à Drummondville en Lina Blanchard, en 1972.
érald Lévesque est né le 13 1964 pour participer à la fonda-
G avril 1928 (un vendredi) à tion de «L'initiation au travail». À la retraite depuis 1987, il
Saint-Arsène dans le comté de Lorsque ce cours est intégré aux n'est pas demeuré inactif pour
Rivière-du-Loup. Il est le on- études régulières, il devient pro- autant. Il a continué ses travaux
zième d'une famille de douze (5 en menuiserie (il a toujours son
soeurs et 6 frères) et est de san- atelier), une activité qui lui per-
té fragile car, à un an, il a sensi- met d'oublier tout le reste.
blement le même poids qu'à sa Membre de l'AREQ (association
naissance. Il restera marqué par des retraités de l'enseignement
cette fragilité pendant toutes ses du Québec), il en a été le tréso-
années d'études et même pen- rier; membre aussi de la Socié-
dant ses premières années de té de généalogie et enfin,
travail. membre de l'AQRP (il y est en-
tré pour connaître des gens…
Son père est cultivateur mais heureusement pour nous!), il en
est habile dans tous les métiers, a été le secrétaire pendant envi-
surtout comme menuisier ron sept ans. Il est toujours un
(métier qui est une tradition dans collaborateur très actif et très
la famille) mais aussi comme apprécié de La Rumeur.
mécanicien et électricien. Il est
d'ailleurs le premier dans la pa- En 1999, il participe à la
roisse à posséder une automo- Fondation de l'Association Lé-
bile. vesque Inc. et est membre du
C.A. Et en plus, il a écrit un livre
Après les études primaires à Gérald Lévesque «Ah! la petite maîtresse» dont
l'école du rang, il fait ses études vous avez lu de larges extraits
secondaires chez les Frères du dans La Rumeur et qui
Sacré-Coeur à Rimouski et ob- fesseur à l'école Paul Rousseau, en est à sa deuxième édition.
tient son premier brevet d'ensei- puis à La Poudrière en 1971. Il
gnement à Arthabaska. Il débute avait aussi poursuivi sa forma- Monsieur Lévesque, nos
dans l'enseignement en 1948, tion en étudiant en dessin indus- hommages pour une vie si
d'abord à Magog, et ensuite à triel, sculpture et philosophie de
la vie. Dans la même foulée, il (Suite page 5)

Page 4 La Rumeur


Bonne Fête Ha Ha ...




Anniversaires HUGUETTE CÔTÉ 04
RENÉ DEFOY 01 MARIETTE ALLY 06
Décembre PAUL BERNIER 02 EDMOND DIONNE 08
RENÉ BRODEUR 03 JACQUES BEAUDOIN 09
CONRAD ROBIDAS 01 MONIQUE YERGEAU 04 MARCELLE POULIOT 10
ANDRÉE CORRIVEAU 01 MAURICE PARENT 04 WILFRID TESSIER 14
YOLANDE PLASSE 02 GISÈLE LAUZIÈRE 04 NORMAND DUBOIS 14
LOUISE DESROSIERS 05 ANTOINETTE MONDOUX 05 HÉLÈNE BIRON 15
LUCILLE ROUX 06 HENRIETTE ROY 06 GEORGETTE LEMIRE 16
ROGER LEMOYNE 07 MICHELINE MARTEL 07 GAÉTAN LUPIEN 17
COLETTE LEMAIRE 07 CLAUDE CABANA 07 GUY DESROSIERS 17
YVAN MAILLETTE 07 JEAN-JACQUES PINARD 08 JEAN-PAUL VALLÉE 18
CÉCILE LEMIRE 09 JACQUELINE LAMARCHE 12 THÉRÈSE ARSENAULT 19
GUY LEBLANC 10 GERTRUDE BEAUDOIN 15 JACQUES BERTHIAUME 19
PAUL FOURNIER 10 MARTIAL PROULX 15 CLAUDE DIONNE 20
CAMILLE BLANCHETTE 12 ROSAIRE DUPUIS 16 JACINTE CLAIR MICHAUD 20
GUY DUBREUIL 13 MARCEL LEMAIRE 16 GILLES SAVOIE 22
LUCILLE DEMERS 13 CLERMONT GAGNÉ 17 GEORGETTE CROTEAU 22
THÉRÈSE BIBAUD 17 LISE GAUTHIER 17 FLORENCE GENDRON 23
LUCILLE BONNEAU 18 DENYSE MOREAU 17 ANDRÉ GRAVEL 24
ROBERT BLANCHETTE 18 JEAN-LUC ALIX 18 RUTH P. VEILLEUX 25
THÉRÈSE LAJOIE THERRIEN 18 MARCELLE T. PINARD 19 JEAN-PAUL TESSIER 26
RENÉ LAUZIÈRE 20 MICHELINE MAILLETTE 20 RENÉ FRÉCHETTE 27
ROGER BLANCHARD 21 FERDINAND PELLETIER 22
DENIS LEFEBVRE 22 MARC LAFOREST 23
NOËLLA CÔTÉ 22 ALINE PAQUIN 25
MADELEINE LEMIRE 22 LUCIEN LAFONTAINE 25
GUY THOMAS 23 ANDRÉE FONTAINE 25
JACQUELINE H.PERREAULT 23 CÉLESTIN BOISVERT 26
NOËL POTVIN 23 COLETTE PINARD-GIRARD 27
JOCELYNE ROUX GODBOUT 24 MARIE-ANGE SIMONNEAU 28
NOËL RONDEAU 24 CLAIRE BOUCHER 28
JACQUELINE DEMERS 28 LOUIS J. BONNEAU 29
RODRIGUE PERREAULT 28 ANDRÉ BOUSQUET 30
SIMONE CHABOT 29 GASTON CADORETTE 30
MADELEINE TÉTREAULT 30
IDA LESSARD 31
JEANNINE HOULE 31






Février

ROCK BEAUDET 02
Janvier LOUISE MERCURE 02

Page 5


(Suite de la page 3) Côme Nolet
bien remplie et nos meilleurs
vœux de santé pour demeu-

rer longtemps aussi actif.




Retour sur l’activité du 6 novembre : Les cimetières



Monsieur Roger Bérard, notre d’achat sont le moins élevées au Québec;
conférencier, par sa longue expérience en ce -l’incinération est de plus en plus populaire
domaine, a su nous intéresser à un sujet qui, à et c’est plus écologique;
prime abord, s’annonce plutôt aride. -aucun cimetière n’appartient à un entrepre-
neur de pompes funèbres;
Sur le plan historique, il est intéressant de fixer -tous les monuments de nos cimetières ont
certaines dates : été identifiés par la société de généalogie de
1850 : premier cimetière catholique situé Drummondville.
sur l’emplacement du presbytère actuel (St-
Frédéric); Pour renseignements supplémentaires :
1890 : cimetière de la rue Marchand (Avec Monsieur Michel Beauchemin
la croix du clocher de la première église); Corporation des cimetières catholiques
1959 : cimetière de la rue St-Pierre. romains de Drummondville
Note : Bien malins ceux qui savent où est situé 880 rue St-Pierre. Drummondville
le cimetière de Saint-Philippe!…Informez-vous Téléphone : (819) 478-0677.
à ceux qui étaient présents à la conférence.
Gérald Lévesque
Renseignements utiles :
-On peut déclarer aux assurances la pos-
session d’un monument funéraire( utile en cas
de vandalisme, par exemple);
-c’est à Drummondville que les conditions







Bienvenue à nos nouveaux membres
Septembre à novembre 2003



MARTIN BOISVERT LISE FONTAINE
SUZANNE C. BOISVERT
BÉATRICE CHAYNEY ROY

Page 6 La Rumeur


Moment de réflexion...!














La
forme
triangulaire
de l’arbre de Noël
nous rappelle la Sainte
Trinité : Père, Fils et Esprit-
Saint. Il nous rappelle aussi les
trois personnes de la Sainte Famille
Jésus, Marie et Joseph. Nous utilisons
un arbre toujours vert, pour rappeler
que Dieu est éternel. Les arbres ne
perdent pas leurs couleurs en hiver, nous, nous
ne perdons pas la présence de Jésus dans nos vies.
Nous décorons notre arbre avec des lumières, pour rap-
peler que Jésus est la «Lumière du monde» et que par son
Esprit-Saint qui vit en nous, nous aussi, par nos prières,
et nos bonnes actions, nous devenons lumière. De même que
nous offrons et recevons des cadeaux, pour Noël, nous devons
nous rappeler que le plus précieux est JÉSUS qui nous
est donné par le Père. Lorsque que nous allumons les lumières de
notre arbre de Noël, nous devons nous rappeler combien nos vies,
seraient noires et obscures, sans la Présence de Jésus qui nous
accompagne partout. Pouvez-vous illuminer votre arbre de Noël et en
admirer toute la beauté sans vous souvenir de la place très spéciale
que le Seigneur vous a préparée dans son Royaume où le bonheur n’aura
pas de fin, si
seulement nous
vivons dans son
amour? Que Jésus
et Marie vous y
gardent à tout
moment pendant la

nouvelle année
qui vient!








Texte recueilli par Yolande Plasse
dans la revue Chanteclerc

Page 7







UN HOMME DONNE DES CONSEILS À SON Un journaliste local décide donc de faire un reportage
FILS sur ce couple, afin de connaître le secret de leur bon-
heur.
«Mon gars, il ne faut jamais épouser une standar-
diste» dit le père. «Et bien, ça remonte à notre voyage de noce», ex-
«Pourquoi pas?» demande le fils. plique le mari. «Nous visitions le Grand Canyon et
«Car une standardiste te dira sans cesse avons décidé de le traverser à dos d'âne.
que tes trois minutes sont terminées et
qu’elle va te couper». Nous n'avions pas encore parcouru une grande dis-
«Ah, je comprends!» dit le fils. tance que l'âne de ma femme a trébuché. Ma
«Et puis, mon gars, il ne faut jamais épouser femme, sur un ton tranquille a dit : «Première
une infirmière!» continue le père. fois». Elle a fait se relever l'âne et nous avons
«Pourquoi pas, papa?» lui demande le fils. continué.
«Car elle te dira sans cesse. Il faudra te stériliser. Il
faudra te stériliser». Après une courte distance, l'âne trébuche de nou-
«Ah, je comprends!» dit le fils. «Mais dis papa, veau. Une fois de plus, ma femme, sur un
avec qui pourrais-je bien me marier?» ton tranquille, dit «Seconde fois» . Elle a en-
«Il faudra que tu te trouves une institutrice!» lui core fait se relever l'âne et nous sommes
sourit son père. repartis.
«Ah bon? Pourquoi?» lui dit le fils curieux.
«Car elle te dira sans cesse :Tu me referas ça, Nous n'avions pas fait la moitié d'un mille
e
jeune homme, jusqu’à ce que ça soit parfait. que l'âne trébuche pour une 3 fois. Tranquil-
Yolande Plasse lement, ma femme a sorti un pistolet de sa
bourse et a tiré l'âne.
SI VOUS BUVEZ TROP…
C'est alors que je me suis fâché et que je lui
 Vous n'avez pas le dessus en vous disputant ai dit ce que je pensais de la façon dont elle avait trai-
té cette pauvre bête, quand soudain, elle m'a regardé
avec des objets inanimés. et m'a dit d'une voix tranquille : «Première fois».
 Vous vous accrochez à l'herbe
pour ne pas tomber par terre. Depuis ce jour, nous vivons heureux...
 Une analyse sanguine a montré Rémi Blanchard
que votre alcool contenait des traces
de sang.
 Le barman vous connaît tellement bien qu'il vous POÉSIE
permet de le remplacer derrière le bar.
 Chaque femme que vous rencontrez se ballade Je vais te chercher jusqu’à te trouver
Alors je t’emmènerai
avec sa soeur jumelle.
 Vous appelez vos enfants Okeefe et Budweiser. Au lit…
Et lentement, je te ferai trembler
 Le verre s'obstine à rater votre bouche. Transpirer avec profusion
 Vous commencez à comprendre ce que dit Jean Je te ferai gémir, et même rugir…
Chrétien. Tes tempes vont battre
 Vous êtes refusé dans les collectes de sang. Ta tête va exploser quand j’en aurai ter-
 Les moustiques meurent d'overdose quand ils miné
vous piquent. Je partirai…
 Rémi Blanchard À la prochaine!
Avec tout mon amour…
HEUREUX EN MÉNAGE LA GRIPPE…
Henri Malenfant
e
Un couple célèbre son 38 anniversaire de mariage.
Leur tranquillité a toujours été
le sujet de conversation dans
leur village. On disait «Quel
couple pacifique et amoureux».

Page 8 La Rumeur


La Guignolée



Parce que Noël est d’abord une fête de partage


utrefois, un peu avant Noël, des gens de par la Saint-
A tous les milieux se transformaient en Vincent-de-Paul.
«quêteux» d’un jour. Ils allaient, de maison en Déjà, dans les an-
maison, recueillir des denrées et de l’argent nées 1930, on fai-
pour les plus pauvres. C’est ce qu’on appelait la sait La Guignolée
guignolée. Cette tradition existe encore aujour- vers le 10 dé-
d’hui, mais elle ne se pratique plus toujours de cembre. Comme
la même manière qu’avant. la collecte se te-
nait un peu avant
Lors des visites, les «quêteux» entament Noël, les
une chanson, surtout son refrain, souvent repris «guignoleux» en
par les résidants. «La guignolée», mot du vieux profitaient pour boire «un p’tit coup» et pour en-
français dont la signification s’est perdue mais tonner des chansons. Dans chaque maison où
qui est à l’origine du nom de cette activité si im- ils étaient invités à entrer, on leur servait une
portante La Guignolée. boisson forte qui les réchauffait et qui leur re-
montait le moral.
Les origines de la guignolée se perdent
dans la nuit des temps. Il y a plus de 2 000 ans, Dans son livre Le folklore du temps des
à l’approche de la saison froide, les druides cel- fêtes, Jacques Lamothe a inclus une descrip-
tiques et gaulois cueillaient du gui, une plante à tion, d’abord publiée dans le journal Le Soleil,
laquelle on prêtait de multiples vertus thérapeu- de la première guignolée «officielle» du Qué-
tiques. Ils en donnaient aux malades, aux bec. Écoutons-le un peu : «C’est en 1844,
pauvres, aux prisonniers et aux malheureux qu’eut lieu à Québec la première guignolée. Elle
pour les réconforter; en temps de guerre, ils en rapporta la somme de 130 dollars en espèces et
distribuaient aussi aux soldats. Chaque fois des marchandises en quantité suffisante pour
qu’ils offraient de la précieuse plante à quel- remplir une dizaine de voitures attelées». Les
qu’un, les druides criaient : «Au gui l’an neuf!», guignoleux revêtaient de lourds capots de chat
serait-ce là l’origine de l’expression du mot et un ceinturon rouge. Sur le dos, ils avaient
«guignolée»? une imposante poche destinée à contenir les
victuailles et un bas pour recueillir les dons en
En France, anciennement la coutume con- espèces. À mesure que la journée avançait, les
sistait à faire la quête pour les pauvres la veille fêtards s’amusaient de plus en plus…
du Jour de l’An, en chantant un refrain dans le-
quel entrait le mot «Ignolée, Guignolée, La guil- Vienne la neige, maintenant, pour compléter
lona, Aquilonleu», suivant les dialectes de di- les préparatifs du temps des Fêtes!
verses provinces de France où cette coutume
avait été conservée des anciennes moeurs gau- Yolande Plasse
loises. Cette ancienne coutume semble être
tombée dans l’oubli.
Au Canada et au Québec, les premières gui-
gnolées ont vraisemblablement été organisées

Page 9


Bon à s’en lécher les doigts...







AVOCAT EN SAUCE TOMATE Tiré de l'émission "Les pieds dans les
plats" de Daniel Pinard PETITS PAINS NOCTURNES
INGRÉDIENTS :
On en conservera beaucoup au congé-
 2 avocats murs mais Cette tarte est vraiment renversante! lateur pour recevoir pendant les Fêtes

sans taches INGRÉDIENTS :
INGRÉDIENTS :
Sauce :  1 abaisse de tarte  2 tasses de farine tout usage
de 9 pouces (maison ou du  ½ tasse de beurre ou marga-
 28 on. de tomates entières en commerce) rine dure, ramolli
boîte  6 à 7 grosses pommes  ½ tasse sucre granulé
 1 échalote Cortland épluchées et taillées  1 gros oeuf
 ½ c. à thé sucre en quartiers  2 tasses eau froide
 1 c. à thé thym frais  jus de citron  ½ c. à thé de sel
 Poivre noir moulu  3 à 4 c. à soupe de beurre  ½ poudre à pâte
 Sel  1 tasse de sirop d’érable  1¼ on. de levure sèche active
 2 c. à soupe de fécule de maïs  4 tasses de farine tout usage,
PRÉPARATION : (environ)
PRÉPARATION :
Préparer la sauce : PRÉPARATION :
- Passer les tomates entières avec - Peler les pommes et passer-les
leur jus, l’échalote coupée en au jus de citron ou jus de pommes. Combiner les 5 premiers ingré-
tranches, le sucre, le thym, le sel et dients dans un grand bol. Battre
le poivre au mélangeur pour obtenir Préparer le sirop : lentement pour humecter la farine.
une crème onctueuse. La faire re- 3 à 4 c. à soupe de beurre qu’on Saupoudrer le sel, la poudre à pâte
froidir au réfrigérateur. fait fondre dans 1 tasse de sirop et la levure sur le dessus. Laisser
d’érable. Ajouter 2 c. à soupe
combles de fécule de maïs qu’on reposer 1 minute. Bien battre le
- Découper les avocats tout autour tout.
du noyau et séparer les deux moi- aura préalablement délayée dans Incorporer assez de farine pour
tiés. un peu d’eau en prenant soin d’évi- faire une pâte ferme. Poser la pâte
- Sur une planche à découper, ter les grumeaux. Amener à ébulli- dans un bol graissé et la retourner
déposer une moitié d’avocat et, à tion jusqu’à épaississement, à peu pour en graisser le dessus. Couvrir
l’aide d’un couteau extraire le près 7 à 8 minutes et laisser refroi- le bol avec un papier ciré graissé et
noyau. dir.
- Découper la peau de l’avocat - Mélanger le sirop et les pommes. un linge. Laisser reposer sur le
- Déposer les pommes pleines de
avec un couteau très effilé et éplu- sirop dans le fond de l’assiette, rou- comptoir jusqu’au lendemain. Le
cher le fruit. Plus la peau sera dure ler la pâte feuilletée ou la pâte à matin, dégonfler la pâte. Façonner
et plus les lamelles découpées de- des petits pains, en se graissant les
vront être minces. tarte et recouvrir les pommes, badi- mains au besoin. Disposer ceux-ci
- Mettre les deux moitiés de l’avo- geonner la pâte d’un oeuf battu dans un moule à muffins graissé.
cat sur un plat et pratiquer des inci- (seulement le jaune si on veut faire Laisser reposer dans le four, avec
sions longitudinales parallèles sans plus doré), piquer la pâte pour que la lumière allumée et la porte fer-
arriver jusqu’au bout du fruit. la vapeur de cuisson puisse mée, pendant 2 à 3 heures, jusqu’à
s’échapper sans que ça déborde.
- Exercer une pression délicate sur - Enfourner à 375 F pendant 1 ce que la pâte ait doublé de vo-
0
les tranches de l’avocat pour l’ou- lume. Cuire au four à 375 °F pen-
vrir en éventail. heure. dant environ 35 à 40 minutes, jus-

- Faire couler la sauce autour de N.B. On est patient parce qu’après, qu’à ce que les pains soient dorés.
l’avocat. il faut que la tarte refroidisse un bon Donne environ 20 petits pains
20 minutes avant qu’on puisse la moyens.
Thérèse Gardon retourner dans une assiette de ser-
vice. On sert avec une crème gla- Rémi Blanchard
cée à la vanille ou un filet de
crème.
TARTE AUX POMMES ET AU Carmen Pariseau
SIROP D’ÉRABLE

Page 10 La Rumeur


J'ai lu volumes qui devraient être un sujet d’étude obliga-
toire pour les élèves en psychiatrie.
pour On a beau dire qu’un roman est une oeuvre ima-
ginaire, personne sauf madame Laberge, ne peut
vous imaginer que tous les malheurs qui arrivent à Ga-
brielle, ses enfants et leurs conjoints puissent arriver
Titre: Ta bouche est ravissante à une seule famille même sur plus d’une génération.
Auteur: Nancy Richler Sauf Gabrielle et Edward, les premiers de cette li-
Édition : Flammarion/Québec gnée, aucun des couples qui se forment ne peut vivre
un amour sans histoire, rupture, adultère, mauvais
La belle surprise de cet automne est le formidable mariage, mort etc. De plus il y a quatre meurtres,
roman d’une Montréalaise vivant maintenant à Van- deux tentatives de meurtres, des suicides et des in-
couver, que j’ai lu d’une traite. Le titre est tiré de la ternements psychiatriques. À part les déséquilibrés,
prière juive qu’une mère récite à son enfant lorsque les protagonistes de ces briques ne cessent de fouil-
celui-ci prononce ses premiers mots. ler l’âme des autres et la leur afin de donner un sens

L’histoire se déroule entre 1887 et 1912, en Biélorus- à leur vie. Nul n’y parvient.
sie et en Ukraine, avant que la révolution ne disloque J’ai décroché quand Adélaïde la fille la plus bril-
l’Empire russe. En 1911, Miriam a 24 ans et est em- lante de Gabrielle a fait l’amour avec Florent, un cou-
prisonnée en Sibérie pour crime politique. Elle écrit à turier homosexuel et son ami d’enfance depuis tou-
sa fille, née en prison, 6 ans plus tôt et qui lui a été jours. Je ne suis pas prude loin de là. Ils sont jeunes
enlevée à sa naissance. Tout au long de ces pages tous les deux, et des amis d’enfance peuvent tomber
foisonnantes, c’est la vie de Miriam dans la commu- amoureux. C’est la raison de leur rapprochement
nauté juive d’un village perdu qui défile : le suicide de amoureux qui me pose problème. En faisant l’amour
sa propre mère, les rites religieux et les traditions an- ensemble, ils s’unissaient à Nic le mari d’Adélaïde
cestrales que lui enseigne sa belle-mère, les supersti- assassiné par sa soeur qui le voulait comme amant.
tions et les commérages de gens, la rencontre de Florent était amoureux de Nic depuis toujours, mais il
révolutionnaires qui l’entraîneront à Kiev et, finale- ne l’avait pas révélé sachant que son amour n’était
ment les émeutes qui feront basculer son destin. Sa- pas partagé. Adélaïde la veuve de Nic avait deviné le
ga familiale, doublée d’une impressionnante fresque secret de Florent a consenti à cette rencontre
historique, ce roman, traversé par un souffle lyrique, sexuelle en espérant revivre celles qu’elle avait eues
est fabuleux. avec Nic. Nic avait épousé Adélaïde quand son père
Monique Lemaire Édouard l’avait reniée en apprenant qu’elle était en-
ceinte, mais à cette époque le beau Nic était secrète-
Titre: Contes, Légendes et récits ment amoureux de Gabrielle, la femme d’Édouard et
du Bas-du- Fleuve la mère d’Adélaïde. Est-ce assez tordu à votre goût?
Sous-titré «Les temps sauvages»
Auteur: Victor-Lévy Beaulieu Je dois dire cependant que c’est très bien écrit,
Édition : Les Éditions Trois-Pistoles pas de descriptions fastidieuses, on a hâte de tourner

Dans cet ouvrage sous-titré «Les temps sauvages», la page pour voir ce que l’auteur nous réserve même
on trouve les textes littéraires importants qui ont été si on ne croît pas tellement que c’est plausible. L’anti-
écrits sur le Bas-du-Fleuve alors qu’y vivaient encore cléricalisme est bien raconté en soulignant l’obéis-
les Amérindiens, notamment les Micmacs et les Malé- sance des femmes mariées à leur confesseur.
cites.
Les Contes,légendes et récits du Bas-du-Fleuve sont Comme les vieux livres de bibliothèque, cette
soigneusement présentés et abondamment illustrés. trilogie de Marie Laberge aurait eu besoin d’être éla-
Thérèse Gardon guée. Moins de personnages ‘'fuckés’', beaucoup
Titre: Trilogie (Gabrielle, Adélaïde, Florent) moins de pages (700 maximum) et le roman aurait
Auteur: Marie Laberge été à couper le souffle. ais vendre un volume est
Édition: Boréal beaucoup moins payant que trois. Trop c’est comme
pas assez.
Plus de 2 000 pages d’une écriture serrée, trois rémi
L’enfance, c’est croire qu’avec le sapin de Noël et 3
flocons de neige, toute la terre est changée.
André Laurendeau

Devenir adulte, c’est reconnaître sans souffrir que le
Père Noël n’existe pas.
Hubert Reeves

Page 11

E
PROGRAMMATION 2004 DE L’UNIVERSITÉ DU 3 ÂGE

Cours et ateliers


Titre Jour et Heure Date du début Professeur

Conflits au Moyen-Orient Mercredi 9 h 30 28 janvier 2004 Jean Thibault


Actualité politique internatio- Lundi 13 h 30 26 janvier 2004 Édith Dupont
nale
Espagnol pratique Jeudi 9 h 30 Atelier de 20 heures Diane Lefebvre


Mini-ateliers (4) sur l’instrument de la connaissance Atelier de 8 heures Francine Richard
de soi par le test Myers Brigg
Session d’inscription Jeudi le 8 janvier 2004 de 13 h30 à 15 h 30
Endroit : Centre Côme Saint-Germain, 545, rue des Écoles, Drummondville
Information : Jacinte Clair : (819) 395-4367 Madeleine D. Dufort (819) 472-5894

Source : Programme des activités UTA 2004 Carmen Pariseau


Vieillir n’a rien de redoutable il suffit d’accepter l’inévitable,
J’efface du caractère les mauvais plis
J’écarte du mieux que je peux les soucis
Je pars à neuf chaque matin, c’est le meilleur moyen
De vivre le moment présent avec un seul regard en avant
Il y aura des lendemains remplis de bonheur
Si je tends la main et j’ouvre mon cœur.
Julie Marolais Leblanc



Une publication... Veuillez noter que quelques chapitres de ce livre ont déjà parus dans le
journal La Rumeur sous la rubrique La p’tite maîtresse.

Auteur : Gérald Lévesque Marie-Rose Lévesque, née en 1910 fut une
institutrice engagée qui a laissé sa marque dans
Titre: Ah! La p’tite maîtresse le milieu où elle a oeuvré. D’une lecture facile et
«Marie-Rose Lévesque vivante, ce livre saura captiver ses lecteurs, prin-
institutrice» cipalement ceux et celles qui ont fait carrière
dans l’enseignement.

À compte d’auteur 112 pages.
Adresse: 116, rue Gill Tel.: (819) 478-5903
Ce livre se veut un tableau du milieu au sein Drummondville Qc J2C 5B6
duquel Marie-Rose Lévesque a vécu et Courriel : [email protected]
enseigné. Il met en évidence le contraste des Prix: 10 $ (Si par la poste:12 $).
conditions de vie d’hier et d’aujourd’hui. Il Vous recevrez votre livre dans les 15 jours sui-
raconte des situations pittoresques, nous vant la réception de votre chèque.
rappelant l’évolution rapide de notre milieu. À la
suite de cette lecture nous apprécierons mieux
notre propre situation.





Ce qui compte à Noël ce n’est pas de décorer le sapin, c’est d’être
Kevin Bright

Page 12 La Rumeur



Le miracle est possible SI...

sayant bien inutilement d’absorber la douleur. Il re-
a femme est étendue sur son lit, du coin de l’oeil grette de ne pas avoir demandé à Ismaël d’aller
L elle voit l’homme qui marche lentement dans la chercher la sage-femme, mais il sait pourquoi il ne
maison. Elle est toute petite avec une pièce princi- l’a pas fait.
pale qui renferme toutes les richesses du couple. En
entrant le visiteur se trouve face à une table bancale Le petit cadran sur les boîtes empilées qui servent
avec deux chaises disparates masquant dans un de bureau indique 23 h 30 et les douleurs sont telle-
coin du mur un bat-flanc qui sert de lit. Quelques ment vives et rapprochées que Leila est rendu au
caisses de carton placées le long du mur de droite bout de ses forces.
contiennent le peu de linge que possède le couple. Soudain, des coups de crosse de fusil ébranlent la
Dans le coin gauche, un évier inséré dans un comp- porte. Mohammad n’ose pas bouger, Leila a besoin
toir de planches de différentes couleurs semble gê- de lui. De toute façon, la porte vole en éclats et trois
né de montrer sa rouille. Sur le mur, un rectangle soldats américains font irruption, les armes à la
plus pâle indique l’endroit où trônait jadis la photo du main. De la pointe de leur M-16, ils leur font signe
chef déchu. de sortir à l’extérieur.

Telle une excroissance à la maison, une salle de C’est le moment que choisit Leila pour hurler de
toilettes a été ajoutée quand la municipalité fut en douleur. Le plus jeune des soldats pensant qu’elle
mesure de fournir l’eau potable dans le quartier. Au crie pour alerter quelqu’un, presse la gâchette, mais
dessus de la table, une ampoule éclaire la pièce le sergent a eu le temps de frapper le fusil et la balle
d’une lueur sautillante et irrégulière et termine ce se perd dans le plafond.
décor inimaginable en d’autres contrées.
«Ne tirez pas, cette femme va accoucher». Il s’ap-
La femme sait bien que son amour s’en fait pour proche du lit et offre son aide à Mohammad, avec sa
elle. Le bébé n’est pas à terme et le travail est com- trousse de secours et son expérience en premiers
mencé. Elle n’a pas voulu que son mari aille cher- soins. Les yeux de Leila disent que toute aide qui
cher la sage femme au début des contractions car pourra soulager la douleur sera bien accueillie. Mo-
elle était convaincue qu’elles s’arrêteraient. Mainte- hammad donne sa place au sergent qui donne un
nant il est trop tard car elle ne veut pas qu’il la laisse calmant à Leila et lui place ensuite les mains sur les
seule. épaules en disant :«Ma petite dame, je m’appelle

Il passe près du lit et regarde sa compagne, lui fait Bob, on va tout faire pour vous aider. Rick va de-
un beau sourire pour l’encourager et en même mander une ambulance, et si vous avez mal ne vous
temps, il serre les poings se trouvant impuissant à gênez pas, vous m’agrippez les bras et vous les ser-
l’aider dans son travail. rez, ils sont solides».

Il s’agit d’un premier enfant pour ce jeune couple. Rick dit au sergent que le lieutenant ne veut pas en-
Leila travaillait au journal Asharq Al-Awsat mais de- voyer d’ambulance pour des civils. La réponse de
puis que les Américains ont pris Bagdad, le journal Bob ne se fait pas attendre : «Si je n’ai pas l’ambu-
est fermé. Pour sa part, Mohammad travaille au mi- lance d’ici dix minutes, je vais aller lui botter les
nistère de l’Intérieur, mais il n’est pas payé souvent fesses et tout lieutenant qu’il est, il ne pourra pas
car la trésorerie du pays est souvent vide. s’asseoir pendant au moins une semaine». Après
que Rick eut transmis le message par le radio télé-
Mohammad entend un grattement furtif à la porte, il phone de l’armée, il se tourne vers le sergent et il
ouvre et sort à l’extérieur. Son ami Ismaël lui mur- lève son pouce avec un sourire éclatant dont seuls
mure à l’oreille : «Les Américains ont encerclé le les noirs ont le secret.
quartier, ils fouillent les maisons à la recherche
d’armes». Mohammad répond d’un signe de tête, les Après une nouvelle contraction, Leila fit un geste de
deux hommes se comprenant d’un regard, d’un la main pour indiquer que le bébé arrivait. Bob mit
signe, sans qu’une parole ne soit échangée. Il re- les gants que contenait la trousse et apercevant la
vient à l’intérieur, offre son sourire le plus rassurant tête du bébé, il le saisit sous la mâchoire et tire dou-
à la future mère et s’assoit à la table pour se plonger cement pour aider Leila. Quelques secondes et
dans ses pensées. deux contractions plus tard, le petit garçon était né.
Il se mit à pleurer immédiatement. Après l’avoir net-
Soudain, Leila lance un cri d’animal blessé en se re toyé, Bob l’enveloppe dans une couverture propre
trouvée dans la trousse et le donne à sa mère.
dressant, le corps tordu par la douleur. Mohammad
se précipite, la soutient, lui mouille le visage en es- (Suite page 13)

Volume 5 Numéro 2 Page 13


(Suite de la page 12) trois hommes à son bord s’arrête devant la maison.
L’ambulance étant arrivée, les infirmiers installent un Ils entrent dans la maison, déplacent le bat-flanc,
soluté et demandent à quelle heure l’enfant était né. enlèvent le tapis qui dissimule une trappe et trans-
Vers zéro heure trente le 25 décembre répondit portent dans le véhicule toutes les armes et les mu-
Rick. nitions qui s’y trouvent. Le camion disparaît alors
dans la nuit noire emmenant avec lui à jamais un
Un grand silence se fit dans la maison, la plupart des moment magique vécu par des hommes de bonne
gens présents bien que de confessionnalités diffé- volonté.
rentes sentirent que le miracle de l’enfant de la
crèche venait de se perpétrer devant eux. Une rémi
pauvre demeure, des gens humbles, tout était réuni.
Le moment magique se termina quand les ambulan-
ciers placèrent Leila sur la civière et partirent pour
l’hôpital. Par la fenêtre de l’ambulance, Mohammad
fit un signe à Ismaël qu’il devinait dissimulé à côté
de la maison.

Les soldats tout à leur émotion, ne fouillèrent pas la
maison et ils repartirent. Quand tous les soldats eu-
rent quittés le quartier, une vieille guimbarde avec


Poésie… de rémi


GRAND-MAMAN MON SOLEIL EST DISPARU

Les petits bobos sont venus avec l’âge, L’ombre a recouvert ma vie,
La fin de ta vie approche trop rapidement. Les ténèbres sont devenues mon quotidien,
Quand ton front s’obscurcit, Car tu n’es plus là.
Un seul souvenir suffit à ramener ton sourire.
Depuis ton départ, je me contente d’exister.
Le rire du petit Rosaire qui te tend les bras La vie remplie de lumière que j’ai connue,
Et te crie : « Grand maman je t’aime ». S’est terminée avec ton départ.

Tous tes soucis disparaissent, La lumière dans tes yeux éclairait ma vie
Il passe ses petits bras autour de ton cou, D’un éclat incomparable.
Et il t’embrasse sur tout le visage.
Ton sourire si chaleureux,
Tu as envie de mordiller ses joues, ses bras, Me transportait de bonheur.
Ses cuisses si potelées.
Le contact de ta peau, les effluves de ton parfum,
Tu l’as fait quand il était tout petit, Ta façon de te coller à moi,
Tout comme le faire rire aux éclats Tout en toi me ravissait.
Avec un baiser sonore sur son ventre.
Je t’aime et je t’aimerai toujours.
Plus maintenant, car c’est devenu un petit
homme, Mais tu n’es plus là,
Il marche, il parle, Tu m’as quitté sans un mot.
Vous vous racontez des histoires.
Je dois vivre pour témoigner de cet amour.
Autres temps de la vie,
Autres plaisirs. Mais mon soleil est disparu.

Grand-maman est heureuse.
Octobre 2003

Octobre 2003

Page 14
La Rumeur
Générosité de la nature





Avez-vous visité les mosaïcultures? Depuis coquelicots, crocus, anémones, tulipes, lys, iris,
quelques années déjà, le Vieux Port de Montréal lotus, et bien entendu des milliers de roses si
déploie sous le regard des visiteurs des jardins chères à notre reine.
grandioses d’arrangements floraux spectaculaires,
éblouissants de beauté, de structures gigantesques Complètement transporté par cette abondance,
représentant à grande échelle des sculptures de je m’assieds sur les marches de la dernière
fleurs et de verdure et toujours plus élaborées d’une terrasse, embrasse du regard toute la ville, aspire
année à l’autre. Autant de merveilles, créatures de l’air chargé de parfums et laisse couler une larme
la nature et des hommes, sont à vous couper le de bonheur. Si les jardins sont la mesure de notre
souffle! degré de civilisation, merci à tous les hommes qui
ont imaginé et créent une si extraordinaire beauté.
Cependant, ce n’est pas d’aujourd’hui que les Je descends rejoindre les miens, mais je suis un
(1)
humains rêvent de se créer des paradis autre homme.
temporaires de cette sorte. Déjà bien
avant notre ère, au Moyen Orient, Si les Perses ont détruit
non loin de l’actuel Bagdad, au coeur Babylone 539 ans après J.-C., si les
de l’Arabie, dans l’Irak d’aujourd’hui, mosaïcultures ne reviennent plus à
on se glorifiait de jardins fabuleux. Montréal, la nature elle, continuera
Six cents ans avant J.-C., cette de nous émerveiller. Les hommes
contrée se nommait Babylonie. C’est n’ont fait qu’emprunter à la nature
à Babylone même qu’un roi, ce qu’elle nous offre tous les jours,
Nabuchodonosor, pour plaire à son autrement. Si nous n’avons pas le
épouse Amytis, princesse originaire privilège de visiter tous ces jardins
de Médie (Iran actuel), fit aménager fastueux où nous invite la publicité,
ces jardins paradisiaques nous avons encore et toujours
surnommés depuis «Les Jardins l’avantage d’observer les paysages
suspendus de Babylone» qu’un qui se déploient autour de nous. Il
contemporain aurait ainsi décrit : suffit d’être éveillé à la beauté pour
apprécier un coucher de soleil, la
Enivré par les parfums qui s’en coloration du feuillage en automne,
exhalent, je ne sais où porter mon le décor de blancheur d’une
regard; il me semble être dans un autre Mosaïcultures Montréal 2003 première neige, les arabesques de
(Photo : Thérèse Gardon)
monde, hors du temps. Ces jardins en givre qui décorent un carreau de la
terrasses joignent le ciel et la terre, les arbres sont fenêtre en un matin de décembre…etc. La nature
luxuriants, la végétation abondante, les fleurs généreuse n’en finit plus de nous gâter par ses
omniprésentes. Les cascades enchantent mes éternelles transformations. Elle nous conduit de
oreilles, embrument ce petit paradis. J’emprunte surprise en surprise.
une allée de palmiers qui serpente le long de la
première terrasse, véritable forêt enchantée : pins, Le bruit qui nous entoure nous fait trop souvent
peupliers, platanes, palmiers, dattiers, cèdres, oublier ce spectacle silencieux qui journellement
robiniers, saules, frênes, bouleaux, chênes. Des évolue sous nos yeux. Et justement, ce silence, si
voûtes et des piliers, complètement envahis de on sait l’écouter, nous permet de profiter de ce
verdure, soutiennent les terrasses supérieures bonheur d’être, au milieu d’une nature généreuse
auxquelles j’accède par un escalier de marbre. d’une si extraordinaire beauté… et tout ça
Toutes les terrasses surplombent les précédentes, gratuitement.
donnant l’impression que les plantes sont
suspendues au ciel par de minces toiles Gérald Lévesque
d’araignée. La deuxième terrasse, cinq mètres plus
haut est consacrée aux arbres fruitiers : (1) Texte de Michèle Drissen tiré de Voyage à Babylone dans
amandiers, oliviers, pommiers, poiriers, l’AGORA, VOL. 10 No 1
cognassiers, figuiers, grenadiers auxquels se
mêlent genévriers, cyprès, buis, tamaris,
térébinthes dans une harmonie toute naturelle. De
terrasses en terrasses, de cascades en cascades,
je traverse une nature merveilleuse, féconde et
belle, mimosas, jasmins, myrtes, vignes,

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Page 16 La Rumeur


Communiqués...



Veuillez prendre note des informations suivantes :
Si vous changez d’adresse Courriel , S.V.P. informez Monsieur Henri Malenfant :
[email protected]

Si vous apprenez le décès d’un des membres de l’Association, nous vous demandons
d’aviser Madame Céline S. Lemaire, notre présidente, son Courriel est :
[email protected].





PROCHAINES ACTIVITÉS




Repas de Noël Dîner des quilles
Voir page 2 Date : 5 mai 2004

Quillothon au profit de Tournoi de golf
La Rumeur Date : 16 juin 2004
Voir page 2

Assemblée générale à la
cabane à sucre
Date : 15 avril 2004




En roulant ma boule....




Quilles : statistiques au 12 novembre 2003


Semaine du 12 novembre 2003 Pour la saison
Meilleur simple Meilleur triple Meilleur simple Meilleur triple
Femme Hélène Ouellette 197 Hélène Ouellette 536 Femme Jacqueline Lamarche 223 Hélène Ouellette 536
Homme Léonide Dionne 235 Gérard Simard 591 Homme Jean-Guy Mercier 259 Roland Dionne 619

Équipe Gérard Simard 818 Gérard Simard 2392 Équipe Micheline Martel 935 Micheline Martel 2505
Meilleure moyenne chez les femmes : Jacqueline Hélie 145 Meilleure moyenne chez les hommes : Léonide Dionne 179

Les positions : 3– Yvon Hélie 8– Robert Thibeault
4– Gérard Simard 9– Edmond Dionne
1– Jean Ouellette 5– Léonide Dionne 10–Micheline Matel
2– Roland Dionne 6– Jean-Guy Mercier
7– Hélène Mathieu


Quand la neige fond, où va le blanc?
À la Pierre Légaré


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