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Published by maroc.lopinion, 2023-03-26 11:16:57

L'Opinion du 23 Mars 2023

L'Opinion du 23 Mars 2023

Après de longues délibérations, les économistes de Bank AlMaghrib (BAM) ont tranché, à l’issue du Conseil tenu le 21 mars, en faveur d’un relèvement du taux directeur à 3%. Un chiffre que le Maroc a déjà connu pendant la période 2006- 2014. Ce nouveau tour de vis est présenté comme une façon de juguler les effets de la demande et de la consommation pour faire face à une inflation galopante qui a augmenté en février. Une décision attendue par plusieurs experts qui estiment que BAM n’a pas eu le choix au moment où toutes les banques centrales au niveau international vont dans le même sens. Or, comme l’inflation semble perdurer, ils sont nombreux à se poser des questions sur l’éventualité de nouvelles hausses du taux directeur, surtout que l’inflation demeure en partie « importée ». Un scénario décortiqué par des experts contactés par « L’Opinion ». Détails. Interdits depuis des années dans les pays scandinaves puis en Europe en 2022, les médicaments à base de pholcodine sont désormais bannis des officines du Royaume. C’est ce qui ressort d’une note d’information de la Direction des Médicaments et de la Pharmacie datant du 16 mars qui fait état de la suspension de vente de tous les médicaments à base de pholcodine et du retrait des produits médicaux contenant cette substance (principalement des sirops) du marché marocain, et ce, du fait de risque d’allergies graves ou même mortelles, en cas d’opération sous anesthésie générale avec usage de curares. Il existe cependant d’autres alternatives thérapeutiques à prescrire par les médecins traitants. Jusqu’où ira la contre-offensive de Bank Al-Maghrib ? Lire en page 2 l’article de Anass MACHLOUKH Diagnostic et motivation du retrait de médicaments à base de Pholcodine Santé publique P 7 P 5 P 11 Inflation VS Taux directeur Lire en page 4 l’article de Mina ELKHODARI FRMF Arbitrage, réforme ou tour de passepasse ? Rabat / Technologies Le « gaming » et « l’eSport » font des émules Tribune Les incohérences de Abdelmadjid Tebboune Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib. L’ www.lopinion.ma Opinion Partageons l’Information Jeudi 23 Mars 2023 / N°19.896 - Prix : 5 dhs - Directeur de la publication : Majdouline EL ATOUABI « Les inégalités jalonnent nos textes de loi » Jouahri n’a pas de baguette magique ! Un troisième relèvement du taux directeur en neuf mois. Réuni le 21 mars, le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé de faire passer ce taux à 3%. Il s’agit d’une hausse brutale de 50 points de base, comparativement aux deux dernières qui s’étaient limitées à 25 points de base. Si la Banque centrale a décidé d’accélérer dans cette tendance, c’est que les chiffres sur l’inflation dépassent toutes les prévisions. De 8,3% en décembre dernier, elle a atteint 8,9% en janvier et même 10,1% en février. Et cette folle envolée des prix n’est pas prête de s’arrêter sur le court terme, puisque BAM prévoit que cette tendance risque de se poursuivre sous l’effet de chocs d’offre internes sur certains produits alimentaires. L’inflation est une calamité pour le pays, puisqu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’un appauvrissement généralisé de la population. Le rôle principal de Bank Al-Maghrib est d’endiguer l’inflation, puisqu’il est écrit dans l’article 6 de son statut que “l’objectif principal de la Banque est de maintenir la stabilité des prix”. Il est donc parfaitement compréhensible que l’institution dirigée par Abdellatif Jouahri tente de fermer les vannes monétaires afin de brider le crédit, au risque de freiner la croissance. Car il est bien là le dilemme d’une banque centrale. Comment protéger le pouvoir d’achat du citoyen sans affecter la croissance de l’économie ? Le Wali marche sur une ligne de crête, où toute mauvaise projection, tout mauvaise décision peut nous faire tomber dans le cauchemar des dirigeants politiques : la stagflation, c’est-à-dire une hausse brutale et continue des prix conjuguée à un ralentissement de l’économie, et donc une augmentation du taux de chômage. Aussi sage et déterminé soit-il, le Conseil de BAM et Abdellatif Jouahri à sa tête ne possèdent pas la formule magique pour résoudre cette équation. Si la Banque centrale essaie du mieux qu’elle peut de maîtriser l’inflation, le gouvernement tente de son côté de soutenir et de doper l’investissement public et privé créateur de valeur et d’emploi. Dans ce cadre, deux grands chantiers ont été engagés. D’abord, la nouvelle Charte de l’investissement censée à la fois attirer les capitaux étrangers et encourager le tissu entrepreneurial national. De l’autre, le lancement d’une nouvelle feuille de route stratégique pour l’amélioration de l’environnement des affaires à l’horizon 2026, dans le but d’assainir et de promouvoir le monde économique. Espérons que ces deux chantiers stratégiques pourront amortir les effets de la crise en remplissant le rôle, ne serait-ce que préliminaire, d’airbags de secours. L’Opinion Soufiane CHAHID A l’occasion de l’avènement du mois de Ramadan, « L’Opinion » présente ses meilleurs vœux de bonheur et de santé à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay Al Hassan, à L.L.AA. RR. la Princesse Lalla Khadija, le Prince Moulay Rachid, les Princesses Lalla Meriem, Lalla Asmaa, Lalla Hasnae et Lalla Salma, aux membres de la Famille Royale et à l’ensemble du peuple marocain. Nous implorons le Tout-Puissant de guider les Musulmans sur la voie de la droiture et de l’unité. Nos meilleurs vœux Interview Rahima Ouazzani Membre du Bureau exécutif de l’OFI P 6


L e 21 mars, à 16h30, les journalistes se pressent dans la salle de presse de Bank Al-Maghrib, attendant avec impatience l’arrivée du Wali Abdellatif Jouahri qui a dû reporter son traditionnel point de presse « pour des raisons personnelles ». Un report qui a déçu tout le beau monde qui s’impatientait d’entendre les explications du patron de la Banque centrale qui a opté pour un tour de vis supplémentaire de la politique monétaire en augmentant à nouveau le taux directeur à 3%. C’est la troisième fois consécutive en l’espace de neuf mois, sachant que BAM a augmenté le taux à 2,5% le 20 décembre, peu de temps après avoir poussé la barre à 2%. Il s’agit évidemment d’une décision difficile à prendre, en témoignent les délibérations que le Conseil de Bank Al-Maghrib a dû faire avant de trancher. Selon des sources bien informées, les débats étaient intenses. Une inflation « alimentaire » qui résiste La décision a été prise sur la base d’une lecture synchronisée de la situation économique et des perspectives des huit prochaines années. Les économistes de Bank Al-Maghrib ont justifié ce nouveau coup de pouce par la poursuite de l’inflation sous l’effet des « chocs d’offre internes » sur certains produits alimentaires, dont les prix ont augmenté de 4% en février par rapport à janvier. En somme, l’indice des prix à la consommation a grimpé à 10,1% en février, en hausse de 1,7%, par rapport à janvier. L’inflation a tellement muté que les économistes de Bank Al-Maghrib ont dû réviser leurs prévisions du mois de décembre en estimant que l’inflation se situerait à 5,5% à la fin de l’année avec une composante sous-jacente de 6,2%. Pour l’Etat, ce nouveau choc n’aura pas de forte incidence sur la mise en œuvre de la Loi des Finances puisqu’il n’y a aucun changement dans les dépenses publiques, nous confie une source gouvernementale. Une tendance transnationale La Banque centrale a fait le choix de poursuivre sa politique monétaire restrictive pour pallier au risque d’enclenchement des spirales inflationnistes « auto-entretenues » dans la perspective d’un retour à la normale. « Le relèvement du taux directeur de 50 points par Bank Al-Maghrib était attendu par la plupart des observateurs. Plusieurs éléments justifient théoriquement cette hausse », explique Mohammed Rahj, économiste et expert financier, ajoutant que cette décision s’inscrit dans un contexte international instable où tout le monde durcit la politique monétaire. « Plusieurs facteurs poussent les banques centrales à serrer la ceinture », poursuit notre interlocuteur, qui cite à titre d’exemple « la résurgence des risques bancaires ». Allusion faite à la crise bancaire qui touche les Etats-Unis avec la faillite de la Banque de la Sillicon Valley. Il fallait le faire de toute façon ? « Nous avons tardé à le faire, on aurait pu prendre cette décision plus tôt », estime, de son côté, Mehdi Fakir, économiste et professeur à l’ISCAE, qui est convaincu que Bank Al-Maghrib a patienté le plus longtemps possible avant de trancher en faveur du dopage du taux directeur. « Il n’y avait pas d’autres choix compte tenu de l’inflation actuelle. C’était prévu puisque toutes les banques centrales au niveau mondial ont fait pareil », a-t-il ajouté. En effet, Bank Al-Maghrib a emboîté ainsi le pas aux banques centrales des principaux blocs économiques internationaux. En fait, la Banque centrale européenne, en mars, a relevé le taux directeur de 50 points pour atteindre Jeudi 23 Mars 2023 3% Impact sur les contrats à taux variable Il est évident que chaque décision de relèvement du taux directeur se répercute visiblement sur le marché immobilier. Le passage à 3% a un impact mais il demeure difficilement mesurable, selon les experts que nous avons interrogés. Mais de façon générale, les décisions pareilles de Bank Al-Maghrib ont des conséquences sur les détenteurs de crédits immobiliers avec des taux d’intérêt variables. En effet, il est probable que la hausse du taux directeur entraîne celle du coût du crédit et, par conséquent, des traites mensuelles. C’est ce qu’a fait savoir l’expert en immobilier et auteur du guide «Répons’IMMO», Amine Mernissi, dans une interview accordée à la MAP. « En effet, lorsque le taux directeur de la Banque centrale évolue à la hausse ou à la baisse, cela se traduit par une hausse ou une baisse des taux d’intérêt appliqués aux emprunteurs qui avaient opté pour la variabilité », a-t-il expliqué, ajoutant « à la différence du taux fixe qui, comme son nom l’indique, n’est pas concerné par les variations du taux directeur et reste constant sur toute la durée du crédit ». 02 FAIT DU JOUR Inflation / Taux directeur Crédit immobilier L’info...Graphie Jusqu’où ira la contre-offensive de Bank Bank Al-Maghrib (BAM) a choisi de relever le taux directeur à 3%. Une mesur qui n’excluentpas de futures augmentations dans un contexte de plus en plus imprévisible est le nouveau taux directeur pour lequel a opté Bank Al-Maghrib à l’issue de son Conseil tenu le 21 mars 2023.


3%, tandis que la Réserve fédérale américaine reste dans des niveaux plus élevés (4,5 et 4,75%). Près de chez nous, les taux sont beaucoup plus élevés dans des pays comme l’Egypte où ça frôle les deux chiffres (9,75%). Idem pour le Kenya qui a maintenu le taux inchangé à 8,75%. D’autres économies dynamiques en Afrique comme la Côte d’Ivoire et le Rwanda sont respectivement à 6 et 6,5%. Du côté des économies émergentes, certains pays sont à des niveaux hyper-hauts. C’est le cas du Brésil, dont le taux directeur culmine à 13,75% malgré les pressions du gouvernement de Lula Da Silva qui n’ont pas eu raison de la détermination du banquier central. Toutefois, la Chine a choisi d’aller à contre-courant en baissant son taux à 2% dans la volonté d’accompagner la reprise de son économie après le choc de la politique zéro-Covid. Vers de nouvelles hausses ? A en croire les données actuelles, les restrictions de l’accès au crédit devraient être provisoires en attendant que l’inflation revienne à des niveaux normaux. La situation risque de ne pas s’alléger aussi rapidement qu’on le souhaite puisque l’inflation risque de résister jusqu’en 2024 à des niveaux élevés à cause de plusieurs facteurs, dont la décompensation et le passage aux aides directes. Cela devrait, selon BAM, maintenir le niveau général des prix à 3,9%. Aussi, la poursuite du relèvement du taux directeur continue de diviser les économistes dont certains redoutent de nouvelles hausses faute de visibilité sur la conjoncture. Pour sa part, Mehdi Fakir n’exclut pas cette probabilité aussi lointaine soit-elle. Pour lui, la Banque centrale réagit en fonction des données dont elle dispose et se voit dans l’obligation d’agir à chaque fois que l’inflation augmente. (Voir trois questions à…). D’autres doutent de l’efficacité d’une telle restriction sous prétexte que l’effervescence de l’inflation est due, à l’origine, à des facteurs exogènes plus qu’endogènes. Ce qui pousse certains à parler « d’inflation importée ». Mohammed Rahj trouve que le débat est légitime du moment que « l’inflation est pour l’essentiel importée de l’extérieur ». « Sur le plan théorique, on estime que les augmentations du taux directeur permettent de faire baisser la demande, ce qui a pour conséquence une baisse des prix, et donc de juguler l’inflation. Mais, il est incertain que ce cheminement théorique puisse s’appliquer parfaitement au Maroc dont l’inflation actuelle est importée », conclut notre interlocuteur, qui pense que le débat doit être centré sur les conséquences de la hausse du taux directeur sur le financement des entreprises et des ménages. Quel impact sur la croissance ? Lorsque le taux a été augmenté à 2,5%, Abdellatif Jouahri a minimisé l’impact de 50 points de plus. Il avait clairement fait savoir que le coût serait faible sur la croissance. L’impact a été estimé à -0,2%. Selon son argumentaire, une hausse de 0,5% est le minimum souhaitable puisque le retour au niveau normal de 2% nécessite 75 points de base, ce que le Maroc ne peut pas se permettre. En gros, Bank Al-Maghrib table sur un taux de croissance de 2,6%, soit moins que ce que prévoit le gouvernement qui parie sur 4,5%. BAM parie tout de même sur un recul de l’inflation à l’échelle mondiale. Anass MACHLOUKH Mehdi Fakir, économiste, expert financier et professeur à l’ISCAE, a répondu à nos questions. - Bank Al-Maghrib a relevé le taux directeur à 3%. D’aucuns pensent que c’était prévu, d’autres émettent des réserves, où vous positionnez-vous ? - De mon point de vue, la Banque centrale n’a pas eu le choix avec une inflation aussi galopante. Si je puis dire, c’est le moindre mal. Du coup, la décision a été attendue puisqu’elle est dictée par un contexte difficile où l’inflation est en train de s’ancrer progressivement dans le tissu économique. Bank Al-Maghrib essaye, en quelque sorte, de limiter les dégâts. Aujourd’hui, je ne pense pas que la décision puisse être remise en question, aussi difficile soit-elle. - Faut-il s’attendre à d’autres hausses du taux directeur ? - Je pense que tant que l’inflation est là, rien n’exclut une nouvelle hausse, puisque la réaction est souvent systématique. Cela dépend de la durée de la courbe des prix. Le taux directeur est l’un des rares instruments dont disposent les autorités monétaires pour atténuer l’ampleur de l’inflation. Quelle qu’en soit l’origine, l’inflation perdure. Bank Al-Maghrib a laissé assez de temps au gouvernement et aux opérateurs concernés pour se débrouiller avant de trancher. Je rappelle que BAM a tardé à réagir puisque nous étions parmi les derniers à agir. - Est-ce l’unique solution à la problématique de l’inflation qui semble perdurer ? - Je rappelle que c’est le gouvernement qui doit trouver des solutions et non pas Bank Al-Maghrib. Mais la solution structurelle se trouve dans la politique économique de l’Etat qui doit suivre les préceptes du Nouveau Modèle de Développement en matière de financement de l’économie. Concurrence accrue dans le marché bancaire, amélioration des marchés de capitaux, meilleures accessibilités des TPME aux marchés sont autant de pistes qui peuvent renforcer notre capacité d’amortir les chocs. Tout cela pour augmenter les capacités de production de l’économie nationale parce que le choc de la demande doit être contrebalancé par un choc de l’offre. Recueillis par A. M. Jeudi 23 Mars 2023 C’est un relèvement qui était prévu par les observateurs » Certes, l’inflation que connaît actuellement le Maroc est inédite depuis des années. Le Royaume en a enregistré le taux de 6,2% en 1992, soit le niveau le plus élevé depuis cette année, selon les statistiques de Bank Al-Maghrib. En effet, le Maroc a déjà connu des crises inflationnistes intenses comme c’était le cas durant les années 80 où le taux variait entre 9 et 12%. Durant les deux dernières décennies, c’est-à-dire depuis le début du nouveau millénaire, l’inflation n’a pas dépassé 3,9%. Ce niveau a été atteint en 2008 en pleine crise financière internationale. C’est ce qu’on peut lire dans les données du Haut-Commissariat au Plan (HCP), qui montrent que le niveau général des prix est resté stable autour de 2% tout au long de la décennie précédente (2009-2021) avec des reculs historiques à 0,4%, 0,7% et 0,2% enregistrés respectivement en 2014, 2017 et 2019. Selon la même source, sur la période 1960-2017, l’inflation moyenne était de 4,2% par an. Le plus fort niveau jamais enregistré était celui de 1974 où le taux d’inflation avait culminé à près 18% à l’époque du premier choc pétrolier. Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que le Maroc franchit la barre de 3%. Bank Al-Maghrib a pris cette décision à maintes reprises de 2006 à 2014. Selon les données de la Banque centrale, le Royaume est resté à 3% de 2012 à 2014 après avoir maintenu un taux de 3,25% pendant les trois ans 2009-2012. Le taux directeur a été plus élevé en 2008 en atteignant 3,5% à cause d’une conjoncture mondiale exceptionnelle (crise des subprimes). 03Fait du jour Trois questions à Mehdi Fakir offensive de Bank Al-Maghrib ? Une mesure attendue par les experts es augmentations dans un contexte de plus en plus imprévisible. Détails. « Tant que l’inflation perdure, Bank Al-Maghrib se verra obligée d’agir » Historique d’une inflation intermittente Flashback


L’Opinion Jeudi 23 Mars 2023 04 ACTU MAROC Des sirops à base de pholcodine bannis du marché L es médicaments à base de pholcodine, traitement courant contre la toux, sont désormais bannis des pharmacies du Royaume et ne devront plus être disponibles, ni sur ordonnance, ni en vente libre. C’est en tout ce qui ressort d’une note d’information de la Direction des Médicaments et de la Pharmacie, datant du 16 mars courant, dans laquelle l’organisme annonce la suspension des autorisations de mise sur le marché (AMM) des spécialités à base de pholcodine et du retrait du marché des produits médicaux contenant cette substance. Cette décision intervient, d’après la même source, suite aux recommandations de la Commission nationale de pharmacovigilance concernant un risque d’allergie croisée avec les curares (des molécules très spécifiques à l’anesthésie de réanimation). La Direction a de même appelé les professionnels de santé (médecins prescripteurs, pharmaciens d’officine et pharmaciens hospitaliers) à ne plus prescrire, ni délivrer les spécialités pharmaceutiques à base de pholcodine. En cas d’anesthésie et/ou utilisation du curare, poursuit la Direction, les professionnels de santé doivent s’enquérir de la consommation de médicament contenant la pholcodine par les patients afin d’éviter tout risque d’allergie grave. Pholcodine vs curares : risque d’allergie confirmé La pholcodine est un dérivé morphinique antitussif d’action centrale qui rentre dans la composition de plusieurs médicaments. Au Maroc, les médicaments commercialisés à base de pholcodine sont principalement des sirops contre la toux, notamment un sirop pour adulte :«Hexapneumine» et « Trophires » et un autre pour enfants : «Trophires». Cette substance a été suspendue, à titre de précaution, depuis 30 ans, dans les pays scandinaves, notamment la Suède et la Norvège du fait de suspicion de l’existence d’effets secondaires, en l’occurrence des allergies graves aux curares, chez les personnes qui ont subi une anesthésie générale. Jusque-là, même si les études menées dans ce sens ne sont pas parvenues à confirmer cette relation de cause à effet entre la pholcodine et les curares, les pays ayant interdit l’utilisation de ladite substance ont remarqué, d’après les explications de Dr Tayeb Hamdi, médecin-chercheur en politiques et systèmes de santé, une baisse notable des accidents allergiques lors de l’anesthésie générale. En effet, ce n’est qu’en septembre 2022 que cette substance a été interdite en Europe suite à la confirmation, par une étude menée en France, du risque de réaction allergique grave avec les curares après traitement par la pholcodine. « La prise d’un médicament à base de pholcodine expose à un risque important de faire une allergie très grave ou mortelle aux curares lors de l’anesthésie générale, même si l’anesthésie a lieu plusieurs semaines après la prise du médicament », nous explique Dr Tayeb Hamdi, soulignant que cette nouvelle mesure a pour finalité de préserver la santé publique. Traitement de la toux : la pholcodine pas si indispensable Bien qu’elle risque de causer des allergies très graves aux patients, la pholcodine n’est pas un médicament indispensable dans l’arsenal médical, du fait de l’existence d’autres alternatives thérapeutiques qui pourraient servir à mieux traiter les problèmes de la toux, tout en évitant d’exposer les patients éligibles à des interventions chirurgicales aux risques d’une allergie aux curares. « Le rapport bénéfice / risque des sirops à base de pholcodine est défavorable », C’est en tout cas ce qui justifie, selon Dr Tayeb Hamdi, la décision de la tutelle d’interdire sa commercialisation une fois pour toutes, au lieu de limiter son utilisation à des conditions particulièrement sévères. Ainsi, « les patients ayant déjà utilisé un médicament contenant de la pholcodine, même depuis des semaines avant de subir une intervention chirurgicale, sont appelés à aviser leur médecin anesthésiste pour qu’il adapte le protocole anesthésique en question, afin d’éviter toute complication allergique», rappelle Dr Tayeb Hamdi. Les médicaments à base de pholcodine utilisés dans le traitement de la toux sont retirés des officines à cause de risques d’allergies mortelles en cas d’opération sous anesthésie générale avec usage des curares, annonce la Direction des Médicaments et de la Pharmacie. Les médecins devront, désormais, opter pour de nouvelles alternatives thérapeutiques. Traitement de la toux Mina ELKHODARI Rime TAYBOUTA 47,9 milliards de DH de dépenses par cartes au Maroc L’activité monétique marocaine globale a connu une progression remarquable durant l’année 2022. Ainsi, le volume global de l’activité a progressé de 17,2% en termes de nombre d’opérations et de +15,1% concernant le montant global par rapport à l’année 2021, selon un rapport du Centre monétique interbancaire (CMI). D’après ce rapport, les réalisations globales de l’activité monétique au Maroc ont atteint, durant l’année 2022, 518,5 millions d’opérations pour un montant global de 428,2 milliards de DH. L’activité est en progression de 17,2% en nombre d’opérations et de 15,1% en montant par rapport à l’année 2021. L’encours des cartes bancaires émises par les émetteurs marocains reste à un niveau de 19,0 millions d’unités en circulation, dont plus de 14,1 millions de cartes avec la fonctionnalité du sans contact. Durant l’année 2022, les cartes marocaines ont enregistré, en paiements et en retraits, 494,2 millions d’opérations pour un montant de 399 milliards de DH, en progression de +15% en nombre d’opérations et +11,7% en montant global, selon le même rapport. Par ailleurs, l’activité paiement s’est montrée plus dynamique que l’activité retrait, avec une progression des paiements de 26,6% en nombre d’opérations et de 20,2% en montant global, tandis que l’activité retrait a connu une progression de 11,4% en nombre d’opérations et de 10,7% en montant global, durant l’année 2022 par rapport à l’année 2021. Quant aux cartes étrangères, les chiffres ont enregistré, en paiements et en retraits, 24,3 millions d’opérations pour un montant de 29,1 milliards de DH, soit une progression de 93,2% en nombre d’opérations et de +95,9% en montant, durant 2022. L’adoption progressive mais très forte du paiement sans contact se poursuit, on est ainsi passé d’un ratio contactless de 35,6% en nombre et de 15,7% en montant durant l’année 2021, à un taux de 52,1% en nombre et de 29,5% en montant, durant la même période en 2022. Les opérations de paiements par cartes marocaines auprès des commerçants et eMarchands affiliés au CMI ont totalisé, durant l’année 2022: 133,2 millions d’opérations pour un montant de 47,9 milliards de DH, en progression de 26,6% en nombre d’opérations et de 20,2% en montant par rapport à l’année 2021. Pour les opérations de paiements, par cartes bancaires marocaines et étrangères chez les commerçants et eMarchands durant l’année 2022, elles ont enregistré 149 millions d’opérations pour un montant global de 64,6 milliards de DH, en progression de 33,2% en nombre de transactions et de 40,4% en montant par rapport à l’année 2021. Par contre, pour les opérations de paiements sur GAB par cartes marocaines pour le règlement des factures, des taxes et ou l’achat des recharges Télécom durant l’année 2022, elles ont diminué à 1,3 million d’opérations pour un montant de 215,3 millions de DH, en régression de -24,8% en nombre d’opérations et aussi de -20,2% en montant par rapport à l’année 2021. Activité monétique


05Actu Maroc Jeudi 23 Mars 2023 U ne réforme qui laisse sceptique le monde du football national. Le 20 mars au complexe Mohammed VI de Football, s’est tenue une réunion du comité directeur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). A l’ordre du jour, un seul point, et pas des moindres : la restructuration des commissions de la FRMF. Dans son discours, le président de la FRMF Fouzi Lekjaa a expliqué devant les membres du comité que, désormais, les ligues nationales devaient assumer leurs rôles dans la gestion du football. Plusieurs prérogatives sont transférées aux ligues nationales, parmi lesquelles la gestion des dossiers disciplinaires, les infrastructures, ainsi que la formation et le développement du football. Une dernière compétence, au cœur de la polémique ces dernières semaines, a aussi été concernée par cette réforme: l’arbitrage. Le comité directeur a décidé la dissolution pure et simple de la Direction nationale de l’arbitrage (DNA). De plus, la Commission centrale d’arbitrage (CCA) sera remplacée par une Commission technique de l’arbitrage, qui regroupera des représentants de toutes les ligues nationales. «Ce n’est pas possible que si un arbitre siffle une fausse touche, ce soit la Fédération qui en assume la responsabilité», a critiqué le président de la Fédération dans son discours. Une déclaration qui sonne comme une réponse aux attaques qu’il subit depuis des semaines sur les réseaux sociaux. Mécontents de l’arbitrage, quelques supporters du Raja de Casablanca ont lancé un hashtag “#Lekjaa_corrompu”, accusant le président de la fédération de comploter contre leur club. “On dit stop!” «Pour la direction de l’arbitrage, à la tête de laquelle j’avais placé M. Hadqa, on dit stop ! Que la Ligue se réunisse, et qu’elle ramène un responsable du Maroc, de l’Angleterre ou de la Suisse. Et même chose pour la commission, qui va être dissoute. Que la Ligue forme la commission qui lui convienne», a résumé Fouzi Lekjaa durant la réunion du comité directeur. Cette nouvelle organisation paraît salutaire, puisqu’elle responsabilise les ligues, et par conséquent les clubs et tous les intervenants de la Botola. Cependant, le timing interroge. “Cette réforme intervient en pleine saison, et risque de perturber le déroulement du championnat”, critique l’ancien arbitre Mohamed Mouajah. “On a l’impression que Lekjaa cherche à absorber la colère populaire, sans pour autant s’attaquer aux problèmes de fond qui ont conduit à cette situation”, affirme un autre ancien arbitre qui a requis l’anonymat. Selon plusieurs sources du domaine, les problèmes de l’arbitrage footballistique n’ont jamais été pris à bras-le-corps par la fédération. Moyens humains et matériels insuffisants, manque de formation et de suivi, pressions diverses ont conduit à cette baisse de niveau d’un des éléments centraux dans le développement du football. “Les petites équipes se plaignent depuis des années de l’arbitrage, mais on voit que le sujet ne revient aux devants de la scène que lorsque les grandes équipes sont affectées”, critique Mohamed Mouajah. Rythme d’enfer D’après l’ancien arbitre, il n’y aurait que 12 arbitres sélectionnés pour diriger les matchs de Botola Pro1. Ces arbitres enchaînent les matchs à un rythme d’enfer, jusqu’à deux par semaine, sachant qu’ils ont un métier à côté et qu’ils doivent organiser leurs déplacements, leur vie professionnelle et familiale. “Il est normal qu’ils se trompent, puisqu’ils n’ont le temps de se préparer convenablement ni physiquement ni mentalement aux matchs qu’ils doivent arbitrer”, fustige Mohamed Mouajah. De plus, ces arbitres ne bénéficient d’aucun accompagnement ou de formation continue dans un domaine en constante évolution. “La décision de rattacher l’arbitrage, qui est censé rester indépendant, à des ligues dominées par les grands clubs me parait être un recul et un aveu d’échec de la part de la fédération”, balance un ancien arbitre sous couvert d’anonymat. Cette petite réformette ne fait pas oublier celle, plus conséquente, de transformer les clubs de foot professionnels en sociétés sportives. Engagée par la Fédération en 2016, cette réforme semble patauger. Arbitrage, réforme ou tour de passe-passe ? En pleine polémique sur l’arbitrage, la FRMF a décidé de se délester de ce rôle pour le rattacher aux ligues. Le timing et le sens de cette réforme interrogent. Ancien arbitre de football professionnel et grand connaisseur du domaine, Mohamed Mouajah répond à nos questions concernant la réforme décidée par la FRMF et la situation de l’arbitrage au Maroc. - Que pensez-vous de la décision de la FRMF ? - Le problème est qu’on ne garantit pas l’indépendance de l’arbitrage en donnant sa gestion aux ligues. J’aurais souhaité que la Fédération prenne ses responsabilités en laissant l’arbitrage sous son autorité et en nommant le responsable qui va présider l’instance centrale de l’arbitrage. Cette instance pourrait s’engager sur un projet à court, moyen et long terme, sur la base duquel on pourrait juger ses réalisations. Cette décision de tout confier aux ligues me paraît aventuriste. Cette situation est le résultat de plusieurs années de mauvaise gestion. Depuis la prise de fonction de Fouzi Lekjaa, ce problème n’a pas été traité dans le fond. - Quels sont ces problèmes, selon vous ? - Il y a d’abord le manque d’effectif. Nous avons des ressources humaines faibles, avec seulement 12 arbitres pour tous les matchs de la Botola Pro. Il y a des arbitres qui sont nommés deux fois par semaine. Comment cet arbitre va-t-il gérer son temps, alors qu’il a un emploi à côté. Il y a ceux qui ont des problèmes de déplacements. Ils n’ont pas le temps de s’entraîner, de se préparer physiquement et mentalement aux matchs. Il résulte de cette pression des erreurs d’arbitrage. De plus, si un arbitre se trompe dans un match impliquant un grand club, c’est la suspension pour 5, 6, voire 13 semaines. Comment voulezvous que l’arbitre soit confiant et qu’il prenne de lourdes décisions en toute indépendance ? - Et côté formation ? - La formation est minime. Il s’agit d’un stage de 10 jours où l’arbitre doit assimiler le maximum. Ce n’est pas suffisant. Tout au long de sa carrière, il n’y a ni formation continue ni même de retour d’expériences par rapport aux matchs précédents et aux erreurs qui auraient pu être commises. Trois questions à Mohamed Mouajah «On ne garantit pas l’indépendance de l’arbitrage en le confiant aux ligues» Les arbitres n’ont le temps de se préparer convenablement aux matchs ni physiquement ni mentalement», Mohamed Mouajah FRMF Recueillis par S. C. Soufiane CHAHID


Jeudi 23 Mars 2023 06 ACTU MAROC « Les inégalités jalonnent nos textes de loi » - Le Maroc a enregistré des avancées notables en matière d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes. Quelle question pensez-vous devoir maintenant s’inscrire comme priorité dans l’action du gouvernement ? Serait-ce celle de l’emploi des jeunes femmes et des jeunes hommes ? - Il me semble qu’il est primordial aujourd’hui plus que jamais d’arrêter des priorités en la matière. Les plus légitimes et les plus urgentes pour la jeunesse de notre pays ont trait, selon mon point de vue, à l’égalité des droits. C’est à ce niveau que les volontés réformistes rencontreront moins de résistance. Il est insupportable, par exemple qu’à travail égal, le salaire ne le soit pas, de même qu’il est inadmissible que les ayants-droit ne bénéficient pas de la pension de leur mère en cas de son décès. Ce ne sont là que des exemples parmi tant d’autres. Les inégalités jalonnent nos textes de loi et sont souvent même en contradiction avec les conventions internationales que le Maroc a signées. - Malgré certains progrès, les femmes sont encore sous-représentées dans les rôles managériaux, postes de direction dans le pays ? Quel est votre avis à ce sujet ? Comment réagissons-nous à cela ? - Lorsqu’on étudie les statistiques des fréquentations par genre dans les grandes écoles, universités et instituts supérieurs, force est de constater que les filles sont souvent plus nombreuses, plus assidues et plus impliquées. Lorsque, a contrario, on se penche sur leur représentativité dans les sphères de décisions politiques et économiques, la réalité est tout autre. Il serait, me semble-t-il, superficiel d’attribuer à cette situation une et seule cause. Plusieurs paramètres y contribuent vraisemblablement. Il ne faut certainement pas minimiser les facteurs culturels, idéologiques…, j’en ai parfaitement conscience. C’est d’ailleurs pour cette raison que je pense sincèrement qu’il faille tout d’abord ériger en priorités les revendications sur l’égalité des droits. - La clé de l’autonomisation économique des femmes africaines est l’esprit d’entreprise et un accent sur les PME. Êtesvous d’accord ? - Il est fondamental d’étudier les expériences qui ont été faites au Maroc et dans les pays africains en matière d’autonomisation et de développement des activités génératrices de revenus pour les femmes (coopératives, microcrédit). Aujourd’hui, elles sont en effet à même de nous permettre d’identifier leurs forces et carences. Certes, l’esprit d’initiative des femmes est crucial dans ces politiques. Mais, il me semble toutefois que le risque majeur qui perdure est que les produits du travail de ces femmes viennent nourrir encore davantage le secteur informel et représenter ainsi une source d’accumulation en amont à la fois incertaine et fragile. Une telle situation, malheureusement, ne peut à la longue qu’entretenir les précarités, incertitudes et fragilités, à l’endroit des femmes en quête en premier lieu à des revenus réguliers. Si on part de la réalité des secteurs productifs structurés au Maroc, il est clair que si l’on veut dépasser cette situation, ce serait au niveau des PME qu’il faudrait imaginer des relais d’une meilleure intégration des activités de ces femmes dans le processus, car ces entreprises sont les plus nombreuses dans le tissu productif, leurs activités sont très diversifiées et leurs capacités d’intégration les plus à portée. - Quel est votre message final pour la Journée internationale de la femme ? - C’est une journée de mise au point sur les avancées et les revendications des droits de la femme. L’ONU a bien défini les finalités et attentes d’une telle célébration. Il s’agit en effet de faire le bilan des avancées et des réalisations en matière de droits au profit des femmes et de partir de ce diagnostic pour mettre toute la lumière sur la légitimité des revendications que portent encore les femmes pour une égalité de leurs droits. Membre du Bureau exécutif de l’Organisation de la Femme Istiqlalienne (OFI), Rahima Ouazzani estime que l’autonomisation de la femme est un levier fondamental du développement politique,économique et social. Interview avec Rahima Ouazzani, membre du Bureau exécutif de l’OFI Recueillis par Safaa KSAANI Dans son récent rapport intitulé « Women, Business and the Law 2023 », la Banque Mondiale (BM) fait savoir que le Royaume est au-dessous de la moyenne pour ce qui est de l’égalité Hommes-Femmes. En chiffres, le Royaume a obtenu un score de 75,6/100, au moment où la moyenne mondiale est de 77,1. Il en ressort également qu’au niveau des biens bénéficiant en propre aux femmes, le Royaume ne totalise que 40 pts sur un score de 100 pts au niveau de la mobilité, 100 pts au niveau de l’environnement de travail et 100 pts pour l’entrepreneuriat. « À l’heure où la croissance économique mondiale ralentit, tous les pays doivent mobiliser l’intégralité de leurs capacités de production pour faire face à la confluence des crises auxquelles ils sont confrontés », indique Indermit Gill, économiste en chef du Groupe de la Banque Mondiale et premier vice-président en charge de l’Économie du développement. Et d’ajouter que « les États ne peuvent pas se permettre de mettre à l’écart près de la moitié de leur population. Le fait qu’une grande partie du monde n’accorde pas aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes constitue non seulement une injustice à l’égard de celles-ci, mais aussi un obstacle à la capacité de ces pays à promouvoir un développement vert, résilient et inclusif ». Notons que le Royaume a mis en marche des programmes multiformes pour réduire ces disparités, tout particulièrement durant les vingt dernières années. « Ils se reflètent à travers des indicateurs en amélioration tant en matière d’autonomisation économique des femmes, la mobilisation de source de financement de projets générateurs de revenus et la multiplication de coopératives, qu’en ce qui concerne la lutte contre la discrimination envers la femme dans le marché du travail, la conduite de campagnes de sensibilisation», en vue notamment d’assurer « un accès relativement plus important des femmes à des postes de responsabilité », explique Rahima Ouazzani, membre du Bureau exécutif de l’Organisation de la Femme Istiqlalienne. Bien que le Maroc ait entrepris de nombreuses actions pour réduire ces disparités ces dernières années, la Banque Mondiale estime qu’il lui reste encore du chemin à faire afin de garantir plus de droits aux femmes dans la société. Le Maroc à quelques pas de la moyenne mondiale Egalité Hommes-Femmes S. K.


07Actu Maroc Jeudi 23 Mars 2023 Les incohérences de Tebboune Dans un entretien accordé à la chaîne qatarie Al-Jazeera, non encore diffusé et pas encore commenté par la presse algérienne, le président algérien a mis au grand jour les incohérences de sa politique extérieure. Cet entretien, le deuxième du genre après celui de juin 2021, depuis son entrée au palais présidentiel d’El-Mouradia, vient confirmer les caries d’une diplomatie suffisamment secouée par la valse de ses ministres des Affaires étrangères. Trois ministres (Sabri Boukadoum, Ramatane Lamamra et Ahmed Attaf) en trois années. Ramatane Lamamra, présenté comme un diplomate chevronné, n’a pas tenu plus d’un an et huit mois sous le pouvoir de Tebboune. En abordant les sujets concernant les trois pays clés dans les relations de l’Algérie avec son environnement immédiat, selon les premiers extraits écrits diffusés sur Al-Jazeera.net et repris par le portail de la présidence de la république algérienne, Abdelmadjid Tebboune n’arrivera pas à convaincre les observateurs de la scène politique algérienne du bien fondé de ses positions. A court d’arguments, le président algérien semble prendre les choses avec légèreté en usant d’un langage simpliste et incohérent. Avec le Maroc, le point de non-retour Des relations de l’Algérie avec son voisin marocain, le président Tebboune se contente d’une laconique « elles ont atteint un point de non-retour ». Sans fournir le moindre argument ni avancer une seule raison qui lui fait prononcer pareille sentence. Exagérément belliqueux, le régime du duo Tebboune-Chengriha semble battre de l’aile depuis les remontrances que lui a faites Washington en baissant le ton dans ses déclarations intempestives contre le Maroc. Il opte, aujourd’hui, pour le silence en évitant de parler de son voisin de l’Ouest. Cette déclaration laconique en est la preuve éclatante. Tebboune n’avance pas une seule raison qui justifie cette rupture dont souffrent beaucoup plus les populations algériennes et marocaines et plus particulièrement les transfrontaliers. Pourtant, il n’échappe pas à l’observateur averti que cette hostilité avérée du régime algérien à l’encontre du Maroc s’explique aisément par la volonté de maintenir « le danger extérieur » pour justifier la répression sur un peuple qui refuse de lui accorder la légitimité populaire qui lui fait défaut depuis son accession au pouvoir à bord d’un char d’une armée dont plus d’une cinquantaine d’officiers généraux sont en prison pour enrichissement illicite et détournements de deniers publics. L’autre raison de cette rupture se trouve dans le développement socio-économique que connaît le Maroc depuis quelques années et qui fait rougir de honte un régime algérien beaucoup mieux nanti financièrement. Enfin, l’autre raison de cette réponse laconique réside dans le fait que la chaîne qatarie ne souhaite pas ouvrir au président algérien une tribune pour déverser son venin contre le Maroc, pays plus proche politiquement du Qatar que l’Algérie. Selon des sources proches de la chaîne qatarie, cet entretien a été réalisé à la demande des autorités algériennes. C’est le deuxième du genre en trois ans de pouvoir du duo Tebboune-Chengriha. Et, pour ne pas froisser le président algérien, Al-Jazeera a délégué une journaliste algérienne, en l’occurrence Khadija Benguenna, une ancienne de la télévision publique algérienne. Il en a été de même pour le premier entretien de 26 mn réalisé en juin 2021 par un autre journaliste algérien, Abdelkader Ayadh. Deux entretiens dans lesquels on ne fait que « servir la soupe » comme on dit dans le jargon journalistique. Et on ne peut trouver mieux que deux anciens journalistes algériens de la télévision publique pour servir la soupe à leur président. L’enfant gâté de l’Elysée De la France, Tebboune déclare que les relations de son pays avec l’ancienne puissance coloniale sont « fragiles ». Mais, il annonce que l’ambassadeur d’Algérie à Paris ne tardera pas à retourner à son poste après avoir été rappelé le 8 février dernier pour une raison que nul autre Etat dans le monde ne lui aurait accordé crédit. C’est l’affaire de l’opposante francoalgérienne, Amira Bouraoui, qui a regagné la France à partir de la Tunisie en fuyant l’Algérie clandestinement. Il est bon de rappeler qu’Alger avait dans un premier temps rappelé son ambassadeur à Paris le 2 octobre en réaction à des propos, relayés par Le Monde, du président français, Emmanuel Macron, qui affirmait que l’Algérie, après son indépendance en 1962, s’était construite sur « une rente mémorielle » entretenue par « le système politico-militaire ». Et ce n’est que trois mois plus tard, soit le 6 janvier 2022, qu’Alger rétablit son ambassadeur à Paris. Par ses agissements envers la France, tantôt frondeur, tantôt conciliant, le président algérien donne l’image d’un enfant gâté qui croit faire avancer son statut d’ancien colonisé pour jouir des faveurs de l’Elysée. L’Espagne, ce nouvel ennemi L’autre point soulevé dans l’entretien accordé ou plutôt demandé à la chaîne Al-Jazeera, est celui concernant les relations algéro-espagnoles. Un point qui révèle l’étendue de la méconnaissance du président algérien du fonctionnement des institutions des Etats démocratiques. Sinon, comment expliquer que le président Tebboune n’a rien trouvé d’autre à dire au sujet du soutien de Madrid au plan d’autonomie des territoires du Sud du Maroc proposé par le Royaume alaouite pour clore le dossier du Sahara occidental (ndlr : Sahara marocain). Pour Abdelmadjid Tebboune, ce soutien madrilène est le fait du seul Premier ministre ibérique Pedro Sanchez. Comme si, en Espagne, un Premier ministre pouvait mener à sa guise la politique de son pays sans avoir besoin de l’approbation du parlement et des autres institutions de l’Etat. Et d’ajouter : « L’Espagne feint d’ignorer qu’elle était la puissance colonisatrice et continue d’avoir une responsabilité sur le territoire sahraoui ». C’est comme s’il demandait aux anciennes puissances coloniales de continuer d’exercer leur pouvoir sur leurs anciennes colonies. L’accepterait-il dans ce cas à l’Algérie ? C’est à ne rien comprendre avec un homme, qui montre, à chacune de ses sorties médiatiques, ses limites en matière de connaissances politiques. Et lorsque le président algérien affirme qu’il « maintient le contrat gazier avec l’Espagne, c’est juste par pitié envers le peuple espagnol pour lui permettre de se réchauffer ». Une déclaration qui se passe de tout commentaire. On remarque bien que la presqu’île ibérique est, aujourd’hui, aux yeux des dirigeants algériens, l’ennemi numéro 2 après le Maroc. Pourtant, l’Espagne n’est pas le seul pays au monde à avoir soutenu le plan marocain d’autonomie du Sahara Occidental (Sahara marocain). Faut-il rappeler que 28 pays ont ouvert des consulats à Dakhla et Laâyoune dont la majorité sont africains et arabes ? Faut-il rappeler à Alger que les Etats-Unis d’Amérique n’ont pas seulement soutenu le plan d’autonomie, mais ils ont tout simplement reconnu la marocanité du Sahara. Le pouvoir d’Alger n’a pas bronché. C’est ce qu’on appelle les incohérences d’un régime en mal de légitimité dans son propre pays. Dans des déclarations faites à la chaîne Al-Jazeera, le président Tebboune révèle les incohérences de sa politique sur les différents sujets qu’il a eu à aborder Algérie “ “ En identifiant le Maroc au « danger extérieur », Tebboune joue d’un procédé commode pour justifier la répression sur un peuple qui refuse de lui accorder la légitimité populaire. Pour Tebboune, le maintien du contrat gazier avec l’Espagne « c’est juste par pitié envers le peuple espagnol pour lui permettre de se réchauffer » ! Par Hichem ABOUD


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Rassemblements et tensions à Paris et dans plusieurs villes La Pologne a annoncé, mardi, l’ouverture d’une base militaire permanente par les Etats-Unis dans la ville occidentale de Poznan. La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence du ministre polonais de la Défense, Mariusz Błaszczak, et des responsables américains, a rapporté l’Associated Press. «Nous apprécions grandement la présence permanente des forces américaines dans notre pays», a déclaré Błaszczak. Et de rappeler «qu’il est très important que le monde occidental reste uni». Le ministre polonais de la Défense a, en ce sens, noté que «la coopération de la Pologne avec les États-Unis est exemplaire et vise à réaliser l’interopérabilité entre les forces armées des deux pays». Plus de 10.000 soldats américains sont actuellement stationnés en Pologne, pays via lequel transite la grande partie des équipements militaires vers l’Ukraine. Les États-Unis ont cinq bases militaires en Allemagne, une en Belgique et une en Italie. Les USA inaugurent une base militaire permanente en Pologne U n rassemblement, organisé à l’origine par des syndicats en début de soirée place de la République, s’est transformé en face à face tendu entre quelques centaines de manifestants et des forces de l’ordre, jets de projectile contre grenades lacrymogènes. Au plus fort du rassemblement intersyndical qui s’est achevé vers 20H30, environ 3.500 personnes étaient présentes place de la République, selon la préfecture de police de Paris. Puis, selon une source policière, «les organisateurs ont quitté les lieux mais un groupe d’individus a jeté des projectiles en direction des pompiers puis a ensuite tenté de s’élancer en cortège sauvage avant d’être empêché par les forces de l’ordre». Celles-ci ont procédé à plusieurs charges en noyant sous un nuage de gaz lacrymogène la place de la République. La station de métro du même nom a été envahie elle aussi de gaz lacrymogènes, jusque sur les quais et dans des rames en circulation sous terre, ont constaté des journalistes de l’AFP. La station a été temporairement fermée vers 21H00, du fait de cette «présence de gaz lacrymogènes» à l’intérieur, a confirmé la RATP. Peu avant minuit, des manifestants jouaient au chat et à la souris avec les forces de l’ordre sur la place de la Bastille et ses environs. Les pompiers ont dû éteindre de nombreux feux de poubelle. D’autres rassemblements, manifestations et cortèges ont été organisés dans plusieurs métropoles françaises.A Lille, le festival Series Mania a été brièvement perturbé quand quelques dizaines de manifestants ont tenté de faire irruption sur le tapis rouge, criant notamment des slogans anti-Macron, avant d’être rapidement repoussés par une charge policière, a constaté l’AFP. Quelque 900 personnes avaient d’abord participé dans le calme à Lille à une manifestation contre la réforme des retraites, selon la préfecture du Nord, puis des échauffourées ont opposé les forces de l’ordre à quelque 250 personnes, «surtout des jeunes», selon une source policière. A Grenoble, près de 5.000 personnes ont participé à partir de 19H00 à un défilé aux flambeaux, selon la préfecture de l’Isère. Vers 21H30, les autorités n’avaient pas constaté «d’incidents notables». A Nantes, où 10.000 manifestants selon les syndicats, 4.100 selon la police, ont participé à un cortège avec des flambeaux, les premiers gaz lacrymogènes ont été tirés peu après le début de la manifestation par les forces de l’ordre, qui essuyaient de nombreux tirs de mortier d’artifice, a constaté l’AFP. En marge du cortège, des dégradations ont été commises, des commerces saccagés, avec des tags comme «49.3 ça passera pas», ou «Macron ne comprend que l’émeute». Au Mans, environ 300 manifestants se sont réunis autour d’une «sculpture de feu» représentant un «49.3», en référence à l’article de la Constitution utilisé par le gouvernement pour faire passer la réforme des retraites sans le vote de l’Assemblée nationale, selon un photographe de l’AFP. De nouveaux rassemblements ont été organisés mardi soir contre la réforme des retraites dans plusieurs grandes villes françaises, théâtre pour certaines d’entre elles dont Paris, de tensions entre forces de l’ordre et manifestants. Jeudi 23 Mars 2023 09Monde Réforme des retraites Défense En Bref Deux soldats israéliens blessés par l’explosion d’une mine L’ONU alerte sur une crise mondiale «imminente» de l’eau Les «ChatGPT» chinois au défi de la censure et des sanctions US Deux soldats de Tsahal ont été blessés mardi lors d’une opération à la frontière nord avec le Liban. Ils ont été évacués conscients à l’hôpital. Une mine a explosé à la frontière avec le Liban touchant un véhicule de l’armée israélienne. Le directeur du centre médical, le professeur Masad Barhoum, a indiqué que l’un des blessés, dont l’état est modéré et stable va subir une opération. «Une explosion d’une mine a eu lieu lors d’une activité de routine dans le nord du pays. Il n’y a pas de crainte d’un incident sécuritaire», a déclaré l’armée israélienne dans un communiqué. Le journaliste d’Al Manar a noté que «les véhicules et les bulldozers de l’ennemi se sont retirés et les travaux ont été arrêtés aux frontières d’Ayta ash-Shab, après l’explosion d’une mine». Les pénuries d’eau risquent de se généraliser et de s’aggraver, en raison de la surconsommation et du réchauffement climatique, et pourraient provoquer une crise mondiale de l’eau imminente, a alerté l’ONU dans un rapport rendu public mardi. Dans l’avant-propos du rapport de l’ONU-Eau et de l’Unesco, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, déclare qu’«une surconsommation et un surdéveloppement vampiriques, une exploitation non durable des ressources en eau, la pollution et le réchauffement climatique incontrôlé sont en train d’épuiser, goutte après goutte, cette source de vie de l’humanité». Ces facteurs font peser le «risque imminent d’une crise mondiale de l’eau», met en garde le rapport. La présentation en demi-teinte en Chine d’une alternative à ChatGPT souligne les difficultés des firmes locales dans la course à l’intelligence artificielle, dans un contexte de rivalité technologique avec les Etats-Unis et de censure. Le géant chinois de l’internet Baidu a dévoilé la semaine dernière à Pékin «Ernie Bot», sa réponse au robot conversationnel américain ChatGPT, dont les prouesses sont suivies avec passion en Chine malgré son blocage. ChatGPT, lancé en novembre par la start-up californienne OpenAI, permet de formuler en quelques secondes des réponses détaillées sur un large éventail de sujets, d’écrire des dissertations ou de créer des contenus audiovisuels.


du système national de la santé afin d’accompagner le chantier de la couverture maladie universelle. Ces lancements de multiples centres de santé viennent répondre aux besoins de cette région qui connaît une croissance démographique importante, et permettent une meilleure proximité des citoyens aux soins de santé ainsi qu’un meilleur accueil et une meilleure orientation de ces derniers. Ces actions qui entrent dans le cadre du programme de réhabilitation d’une nouvelle génération de centres de santé primaires constituent la première étape dans le processus curatif et la pierre angulaire de la mise en œuvre de la politique de proximité adoptée par le ministère. Par ailleurs, le ministère s’est engagé à veiller à ce que ces centres et dispensaires soient équipés d’un matériel moderne ainsi que des équipements et des médicaments nécessaires. Il en outre mobilisé des ressources humaines qualifiées, pour assurer les services médicaux et curatifs au profit de la population. Ces services englobent les examens médicaux généraux, la santé scolaire, le suivi des maladies chroniques, la santé de la mère et de l’enfant, en plus des soins infirmiers et des services de sensibilisation et d’éducation à la santé. Ces centres de santé sont dotés de moyens et d’équipements techniques modernes, avec un système d’information qui enregistre les données numériques des patients, ce qui leur permet d’obtenir un numéro indicatif qui facilite le processus d’accès à toutes les structures de santé en cas de besoin, qu’elles soient régionales ou universitaires. A insi, dans la province de Taourirt, M. Ait Taleb, accompagné du gouverneur Larbi Touijer, outre d’élus et responsables locaux, a procédé au lancement des services de six centres de santé. Il s’agit du centre de santé urbain Moulay Ali Chrif, du centre de santé rural Sidi Moussa, ainsi que des dispensaires ruraux de Tanazart, Beni Oujguel, Beni Koulal, et Foum El Oued. Dans la province de Berkane, le ministre, accompagné du gouverneur Mohamed Ali Habouha, a lancé six autres centres de santé, à savoir le centre de santé urbain niveau II Aklim, les centres de santé urbains niveau I Ain Reggada, Sidi Slimane Chraâ et Saidia, ainsi que les centres de santé ruraux niveau I Fezouane et Madagh. M. Ait Taleb, en présence du secrétaire général de la wilaya, Abdessalam El Hattach, a également donné le coup d’envoi de deux centres de santé à Oujda, le centre de santé urbain niveau II Beni Drar et le centre de santé urbain niveau I Toba. Parallèlement, les services du centre de santé urbain niveau I Al Massira à Jerada, et du centre de santé urbain niveau I Sidi Mouha Ben Ahmed à Guercif ont été lancés. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la Vision clairvoyante de SM le Roi Mohammed VI, et en application de ses Hautes Instructions relatives à une refonte H ausse des coûts des intrants, frais de fret et de transport, désorganisation des chaines d’approvisionnements, persistance d’un contexte économique inflationniste, autant de contraintes dues à l’impact de la pandémie du Covid et de la guerre en Ukraine qui mettent à mal un secteur considéré, à juste titre, comme l’un des fleurons de la dynamique économique de notre pays. Pour apporter quelques éléments de réponse à cette problématique et avancer certaines propositions pour redynamiser un secteur qui souffre, une rencontre initiée par le bureau régional de Fès-Meknès de la Fédération Nationale du Bâtiment et Travaux publics (FNBTP) sous le thème « Secteur du BTP : État des lieux et perspectives face à la conjoncture actuelle » a dressé un tableau mitigé sur l’avenir du secteur. Pour les professionnels du secteur, le gouvernement a été proactif en promulguant une série de réformes juridiques et organisationnelles pour plus de transparence dans le secteur du BTP, surtout la révision de certains textes applicables aux marchés publics. L’une des mesures phares reste l’adoption de la « meilleure offre, qui privilégiera dorénavant la « qualité » au lieu d’opter, comme à l’accoutumée, pour « le moins disant ». Une pratique qui a montré ses limites. La recherche du plus bas prix a impacté la qualité de certaines réalisations tout en accentuant la faillite de plusieurs entreprises. Les professionnels ont d’ailleurs souligné que le Maroc est l’un des rares pays du continent à pouvoir compter sur ses propres entreprises pour la réalisation de ses infrastructures. Elles ont acquis une expertise et un savoir-faire reconnus qui offrent au pays une certaine autonomie dans ce domaine. A noter que cette rencontre aura permis aux professionnels du secteur de dresser un état des lieus sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés au niveau national et régional, en cette période caractérisée surtout par une augmentation des coûts de production qui pourraient impacter le développement du secteur et donc les emplois offerts. La rencontre ambitionne d’ailleurs de pouvoir redynamiser le secteur à travers le renforcement de partenariats avec les établissements publics et les institutions professionnelles dans l’objectif de soutenir les entreprises régionales et d’assurer leur pérennisation. En chiffres, le secteur du BTP c’est 10% de la population active au Maroc, soit plus de 1,2 million de postes d’emploi. C’est aussi 6% du Produit Intérieur Brut (PIB) et un chiffre d’affaires estimé à plus de 60 milliards de dirhams. Hassan BENMAHMOUD Les professionnels s’interrogent sur l’avenir du secteur L’Opinion Jeudi 23 Mars 2023 10 RÉGIONS Déficits en infrastructures Sauvetage de 5 marins La direction régionale de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) de Béni Mellal-Khénifra dispose désormais d’un nouveau siège, après son inauguration récemment dans le cadre des efforts visant à rapprocher les services de cet établissement administratif et social des citoyens et améliorer les prestations offertes aux adhérents. Le nouveau site qui a été conçu dans les moindres détails dispose en plus d’un parcours clients intégrant un circuit d’orientation pour toute catégorie d’affiliés (AMO, Prestations, Travailleurs non salariés, Affiliés…), d’une Division régionale de contrôle qui offre à tous les adhérents un service de proximité pour le traitement de leurs dossiers et la régularisation de leurs situations dans les délais impartis. Béni Mellal Lancement des services de 16 centres urbains et ruraux Oriental / Santé Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Khalid Ait Taleb a lancé, lundi, les services de 16 établissements de santé urbains et ruraux dans la région de l’Oriental. Dakhla Nouveau siège de la CNSS Fès-Meknès / BTP Un montant de 45 millions de DH a été alloué au programme de rattrapage des déficits en infrastructures et services de base de la troisième phase de l’INDH dans la province. Le montant alloué au programme de rattrapage des déficits qui vise à remédier aux défaillances des infrastructures et des services de base dans les zones territoriales les moins équipées a été annoncé lors de la tenue, récemment, par le comité provincial pour le développement humain (CPDH) de sa première session de 2023. Les fonds alloués à la province pour l’exercice 2023 dans le cadre de la troisième phase de l’INDH se chiffrent à 89 millions de DH répartis sur les 4 programmes de celle-ci. Cinq marins ont été secourus alors que les corps de dix autres ont été repêchés, mardi, suite au naufrage d’un chalutier près du village de pêche «Roc Choico», à quelque 220 km au large de Dakhla. Aussitôt informées, les équipes de secours composées d’unités de la Marine Royale et des services de la Gendarmerie Royale ont été mobilisées pour prendre toutes les mesures nécessaires en vue de venir en aide à l’équipage du chalutier qui comptait 17 personnes, fait-on savoir, ajoutant que tous les moyens matériels et logistiques ont été déployés, dont un avion de la Gendarmerie Royale pour le ratissage du lieu de l’accident. Les opérations de recherches se poursuivent afin de secourir les deux autres marins portés disparus. Béni Mellal


Jeudi 23 Mars 2023 L’Opinion 11Rabat / Casa L’Académie Hassan II des Sciences et Techniques a été élue pour un deuxième mandat de trois ans (2023-2026) à la présidence du Programme de l’Éducation des Sciences de l’InterAcademy Partnership (IAP), en la personne de son membre résident, le professeur Mahfoud Ziyad. Cette élection a eu lieu en marge de la réunion du Conseil Global de l’Éducation des Sciences de l’TAP (SEP-IAP) dont l’Académie Hassan II assure la présidence depuis 2019, indique mardi un communiqué de l’institution. Cette réunion a été marquée par la participation d’une quarantaine d’éminents experts du domaine de l’enseignement des sciences, dont une vingtaine de membres du Conseil du SEP-IAP, venant d’une quinzaine de pays, ainsi que des cadres du ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, lit-on dans le même document. Le premier jour de cette rencontre, est-il précisé de même source, a été marqué par des échanges fructueux d’expériences et des présentations de très haut niveau sur les différentes méthodes d’enseignement des sciences, alors que le deuxième jour a été consacré à une réunion interne du Conseil Global du SEP-IAP, donnant lieu à la présentation du bilan et des différentes réalisations ainsi que du plan d’action pour les trois années à venir. Les membres du Conseil Global SEP-IAP ont unanimement félicité l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques pour le bilan des réalisations obtenues pendant les années 2019 à 2022, au cours desquelles la présidence était assurée par la professeure Wafa Skalli, membre correspondant à l’Académie. O rganisé par l’agence Maplab, spécialisée dans le gaming, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, l’évènement a baissé le rideau ce mardi 21 mars par une cérémonie de remise de Prix au théâtre Mohammed V de Rabat. La compétition avait comme principe de désigner six gagnants répartis sur six différentes catégories, à savoir le meilleur streamer masculin, la meilleure streamer au féminin, la meilleure équipe «eSport», le meilleur joueur «eSport», le meilleur créateur de contenu en ligne et enfin, le meilleur «caster», comme l’a expliqué Yassir Bachour, directeur général de MapLab, il y a quelques semaines au dictaphone de L’Opinion. Bachour a en outre précisé que le Gaming au Maroc est en plein essor, et ce grâce à l’organisation annuelle de cet événement. «Nous constatons toujours que le Gaming au Maroc est aperçu encore par une grande partie, comme une activité de passe-temps, alors qu’il s’agit d’un secteur qui pourrait générer d’importantes retombées financières», a fait savoir à notre équipe de rédaction le directeur général de MapLab. Selon l’organisateur, le Gaming et eSport pourrait générer des retombées financières bien substantielles au Maroc et ce, dans une proportion trois fois plus importante que celle générée par le cinéma et le théâtre réunis. «Nous nous attachons à vouloir démocratiser ce secteur, et le rendre plus populaire au Maroc. Ceci ne peut être concrétisé qu’à travers une étroite collaboration avec le ministère de la Culture, de la Jeunesse et de la Communication ainsi qu’avec la Fédération Royale marocaine des jeux électroniques,» a tenu à détailler notre interlocuteur, sans omettre de souligner que le volet technique est primordial dans l’industrie du gaming. La société HP est, à titre indicatif, le partenaire hardware de l’événement. Il convient tout autant de préciser que LGAMING AWARDS est premier de son genre au Maroc et la région MENA (Middle East North Africa) voire la région MEA (Middle East Africa). Cela signifie qu’il s’agit manifestement d’une opportunité pour les «Gameurs» et les créateurs de contenu marocains afin de valoriser leur talent et développer leur carrière. L’événement est tout aussi bien une occasion en or pour le Maroc de se positionner sur la scène internationale du Gaming/ eSport, ce marché qui pèse aujourd’hui plus de 200 milliards de dollars. Cette deuxième édition de l’événement «LGaming Awards» a permis de récompenser les meilleures équipes «eSports», les meilleurs «streamers» et les meilleurs «créateurs de contenu» du Maroc. Six gagnants dans six catégories - meilleur streamer masculin, meilleure streamer féminine, meilleure équipe eSport, meilleur joueur eSport, meilleur créateur de contenu et meilleur diffuseur/ hôte - ont été sélectionnés. Au cours de la soirée de clôture des LGaming Awards, plusieurs chanteurs et rappeurs marocains ont égayé l’événement en montant sur scène, dont Stormy, Rym Fikri, une artiste montante, et Nouamane Belaichi. Le Patrimoine bidaoui à l’honneur Casamémoire organise les Nocturnes du Patrimoine de Casablanca, déclinées en deux soirées durant le mois de Ramadan, à savoir les 31 mars et 1er avril 2023 à partir de 21h. Cet événement offrira aux habitués et aux visiteurs l’opportunité de redécouvrir la richesse architecturale et culturelle de Casablanca, de nuit, à travers des circuits guidés. Casamémoire propose trois circuits-découverte pour cette édition des Nocturnes. Les participants pourront ainsi explorer l’histoire de l’Ancienne Médina de Casablanca, admirer le paysage urbain du centre historique de la ville et s’immerger dans l’architecture traditionnelle du quartier des Habous. Les jeux vidéo de compétition ou eSport commencent à s’inscrire dans les loisirs ludiques de plus en plus de jeunes, à en juger par une manifestation à Rabat qui a rassemblée nombre de passionnés. Le « gaming » et « l’eSport » font des émules à Rabat La francophonie se positionne en vecteur des sciences L’Académie Hassan II reconduite à la présidence d’un Programme inter-académique Rabat / Technologies Rabat / AUF Rabat / Enseignement supérieur Aux dernières nouvelles, le réseau de la Francophonie vient tout juste d’étendre ses structures avec l’inauguration en panache, ce mardi 21 mars 2023 à Rabat, du siège de l’Académie internationale de la francophonie scientifique (AIFS) et ce, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdellatif Miraoui. «Cette académie constitue un réseau de partage du savoir et de la recherche à travers plus de 1.300 membres francophones, universités, grandes écoles, et centres de recherche dans 120 pays», a fait savoir, dans une allocution, le ministre Abdellatif Miraoui devant une kyrielle de professeurs universitaires, d’ambassadeurs de pays européens et africains et de dirigeants de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), dont son président, le Roumain Sorin-Mihai Cimpeanu. A la cérémonie d’inauguration, Abdellatif Miraoui et Sorin-Mihai Cimpeanu ont vivement remercié Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour avoir donné son accord pour la domiciliation de cette académie au Maroc. L’assistance a également salué la contribution du secrétaire permanent de l’Académie du Royaume du Maroc, Abdeljalil Lahjomri, pour que ce projet voit le jour. Le siège de l’AIFS est situé au quartier universitaire Al Irfane, près de l’annexe de l’Université Mohammed V de Rabat. Casablanca / Ramadan Une deuxième édition prometteuse Le festival a débuté le 18 février et s’est terminé hier au Théâtre Mohammed 5 de Rabat avec la cérémonie de remise des Prix. Les Prix visent à promouvoir le potentiel offert par le marché marocain tout en reconnaissant, en encourageant et en favorisant l’esprit d’innovation et l’émulation dans les secteurs du gaming et de l’eSport.


Jeudi 23 Mars 2023 12 ECONOMIE -Selon le rapport de l’Office des Changes, les matériaux de construction peuvent avoir un potentiel annuel de trois milliards de dollars. Quelle analyse en faites-vous ? Effectivement, c’est un secteur à fort potentiel qui n’est plus à présenter. Dans l’ensemble, ce secteur se compose de plusieurs types de matériaux de construction selon l’avantage compétitif durable que le Maroc peut produire pour ensuite les exporter. Les matériaux à forte demande énergétique ont un process qui intègre la cuisson et plus généralement de l’énergie pour leur transformation. Ces matériaux, pour qu’ils puissent s’exporter, nécessitent une maîtrise et une réduction de leur coût énergétique. Sinon une maîtrise industrielle compétitive qui dépasse le coût énergétique. Comme vient de le démontrer un opérateur dans l’exportation en Europe de fibre métallique. Pour les autres produits tels le marbre et les produits d’ornement, le soussol marocain regorge de produits uniques recherchés partout dans le monde et à forte valeur ajoutée. Car ces pierres et marbres sont souvent uniques et sont appréciés dans les différents marchés, notamment en Asie. A signaler que certains industriels marocains ont pu dernièrement conquérir le marché européen et américain avec des produits dont le Maroc n’est pas forcément producteur de la matière première mais il a pu développer une maîtrise dans le design et le process industriel. Une étude a été faite dans ce sens pour évaluer le potentiel d’exportation. Ce secteur est très important pour le Maroc car il compte plus de 700 entreprises environ, réalisant un chiffre d’affaires global annuel de l’ordre de 45 milliards de dirhams (MMDH). Selon l’Office des Changes, la valeur ajoutée produite annuellement par ce secteur serait de 14 MMDH, ce qui représenterait 6,6% du PIB de l’industrie nationale. Enfin, le secteur fournit plus de 200.000 emplois directs et indirects. C’est dire son importance dans notre économie. -À votre avis, quels sont les préalables pour que secteur soit plus compétitif ? Ce défi passe nécessairement par la maîtrise du coût de l’énergie. Dans cette optique, le Maroc pourra exporter plus largement une fois que ce coût sera optimisé. Aussi, il y a moyen de se positionner comme un centre d’excellence pour développer des filières de systèmes constructifs. Basé justement sur le design et la recherche appliquée qui pourrait faire du Maroc un producteur de solutions pour l’ensemble du continent et l’Europe occidentale. Nous disposons au Maroc d’une fédération des industries de matériaux de construction active avec 14 métiers et d’un Centre d’excellence, le CETEMCO. Aussi, le calcul monétaire du potentiel exportable peut être fait en deux parties. D’abord, ce qui peut être produit au Maroc et non importable. Pour cela, une initiative a été lancée afin de penser nos capacités industrielles. Ensuite, il faudra évaluer les demandes des marchés africains, européens et américains par produit pour identifier le potentiel d’exportation. Je pense notamment à des produits d’inspiration ancestrale et des produits où la proximité au marché est décisive. Il ne faut pas oublier que la pandémie a renchérit le coût logistique ce qui a pu donner des opportunités de ce fait. C’est un grand enjeu pour notre pays. Dans cette optique, il faut faire en sorte que ce secteur puisse retrouver son rôle de moteur de croissance pour l’économie marocaine, notamment une transformation structurelle de cette filière, et un accroissement des capacités productives sur le territoire national afin de répondre aux besoins du marché intérieur et de développer les exportations du Royaume. -Quel rôle pourrait jouer la construction 4.0 dans ce challenge ? La construction 4.0 amène une nouvelle donne à savoir l’offsite ou la construction modulaire qui permet de produire un ensemble immobilier intégré et ensuite l’exporter. C’est ce qui a été recommandé dernièrement avec une production à Benslimane et un montage à Londres -Sur un autre plan, vous dites que le BTP se féminise. Quel constat peuton en déduire ? Le BTP se féminise indéniablement car les Instituts, écoles d’inFaire face à la maîtrise du coût de l’ Le secteur des matériaux de construction doit retrouver son rôle de moteur de croissance pour l’économie nationale structurelle de cette filière, et un accroissement des capacités productives afin de répondre aux besoins du marché intérieur et de développer les exportations du Royaume. Explications avec Hassan Jaï, ingénieur, expert en modes constructifs et enseignant. Entretien avec Hassan Jaï, ingénieur, expert BPT Grande accessibilité des adultes marocains Selon la base de données Global Findex (2021) de la Banque mondiale, une proportion de 44% des adultes marocains a accès à un compte financier formel (ouvert auprès d’une institution financière formelle ou d’un fournisseur de services d’argent mobile), contre 29% seulement en 2017. Dans le même sillage, le Maroc dispose depuis 2019 d’une Stratégie nationale pour la finance inclusive (SNIF), pilotée conjointement par Bank Al-Maghrib (la banque centrale) et le ministère de l’Économie et des Finances, et qui cible un taux d’inclusion financière de 50% en 2023 et de 75% en 2030. En revanche, environ 15 millions d’adultes au Maroc ne sont toujours pas bancarisés, l’inclusion financière des segments traditionnellement mal desservis reste donc un enjeu important dans le pays. À titre d’exemple, 56% des hommes, contre seulement 33% des femmes, possédaient un compte en 2021. Ces chiffres représentent certes une augmentation par rapport à 2017, où 41% des hommes et 17% des femmes disposaient d’un compte, mais cela montre aussi que l’écart de 23 points de pourcentage entre les hommes et les femmes n’a pas changé durant cette période. Parallèlement, seulement 6% des adultes marocains déclarent posséder un portefeuille électronique (e-wallet). C’est dans ce contexte qu’intervient la visite de la Reine Máxima Zorreguieta des Pays-Bas, en sa qualité de Mandataire spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la promotion de services financiers accessibles à tous, qui favorisent le développement (UNSGSA). Une visite axée sur les innovations technologiques financières, la finance verte et inclusive, et le développement de systèmes de paiement numériques favorisant l’inclusion financière, et qui a pour objectif de promouvoir une plus grande avancée des progrès accomplis ces dernières années par le Maroc dans le domaine de l’inclusion financière. Au cours de la première journée de sa visite, la Reine a également rencontré le directeur général d’une épicerie de digitalisation pour la commercialisation de ses produits, en plus d’une réunion avec un groupe d’entreprises fin-techs. Lors des réunions et des discussions, la Mandataire spéciale insistera sur les investissements essentiels qui aideront à lancer le marché des paiements numériques au Maroc, et également la manière dont le secteur des fin-techs peut progresser davantage. Compte financier formel génieurs et d’architectes attirent l’ensemble. Et souvent, en études les dames sont plus brillantes. Maintenant, lors du parcours professionnel, d’autres priorités se font pour les femmes. D’autant plus que c’est un métier qui demande beaucoup de déplacements sur le terrain. Cependant, la digitalisation du secteur permettra de réduire cette exigence et permettra aux femmes de prendre plus de poids dans le secteur. D’ailleurs, nous retrouvons, aujourd’hui, plusieurs dames aux postes de management, si ce n’est de leadership au sein d’entreprises et d’organisations professionnelles dans le secteur. Propos recueillis par Wolondouka SIDIBE


Jeudi 23 Mars 2023 13Economie e face à la maîtrise du coût de l’énergie oissance pour l’économie nationale, notamment une transformation structurelle de cette filière, et un accroissement des capacités productives afin de répondre aux besoins du marché intérieur et de développer t en modes constructifs et enseignant. Vers une accélération de la croissance Au terme de sa première réunion trimestrielle, au titre de l’année 2023, Bank Al-Maghrib (BAM) prévoit qu’une croissance de l’économie nationale devrait se consolider à 2,6% en 2023 et s’accélérer à 3,5% en 2024. Il s’agit de prévisions élaborées sur la base des données disponibles au 10 mars 2023. C’est la résultante d’une augmentation de la valeur ajoutée agricole de 1,6% en 2023 et du ralentissement des activités non agricoles avec une progression de leur valeur ajoutée de 2,7%. Ces projections tablent sur une récolte céréalière autour de 55 millions de quintaux, précise la Banque centrale. Au total, après une forte décélération à 1,2% prévue en 2022, la croissance de l’économie nationale devrait se consolider à 2,6% cette année et s’accélérer à 3,5% en 2024. Pour ce qui est de l’inflation, BAM table sur 5,5% en moyenne en 2023, avant de revenir à 2,3% en 2024. Ainsi, après avoir atteint 6,6% en 2022, son plus haut taux depuis 1992, l’inflation devrait rester à des niveaux élevés à moyen terme. Elle ressortirait en 2023 à 5,5% en moyenne et sa composante sous-jacente se situerait à 6,2%, soit une révision à la hausse de 2 points de pourcentage par rapport à la prévision de décembre dernier, et ce, en raison essentiellement de la flambée des prix de certains produits alimentaires qui y sont inclus. Ces projections supposent que les chocs à l’origine de cette augmentation se dissiperaient graduellement au second semestre à la suite des différentes mesures prises par le gouvernement à cet égard, indique la même source, notant qu’ en 2024, et sous l’hypothèse que les pressions aussi bien internes qu’externes continueraient de s’atténuer, la tendance fondamentale des prix se situerait à 2,3%. Cependant, ajoute BAM, le démarrage programmé de la décompensation des prix des produits subventionnés devrait maintenir l’inflation globalement à un niveau élevé, soit 3,9%. Malgré une relative atténuation des pressions d’origine externe, les données récentes montrent que l’inflation continue de s’accélérer, sous l’effet notamment de chocs d’offre internes sur certains produits alimentaires, relève le Conseil, prenant note, à cet égard, des mesures mises en place par le gouvernement pour améliorer l’offre de ces produits et assurer le bon fonctionnement de leurs marchés. Concernant le taux directeur, BAM décide de le relever à 50 points de base (pbs) à 3% en vue de prévenir l’enclenchement de spirales inflationnistes auto-entretenues et renforcer davantage l’ancrage des anticipations d’inflation en vue de favoriser son retour à des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix. Ceci tout en continuant de suivre de près l’évolution de la conjoncture économique et les pressions inflationnistes, tant au niveau national qu’international. Rappelons que BAM a analysé l’évolution de la conjoncture économique nationale et les projections macroéconomiques de la Banque pour les huit prochains trimestres, en s’arrêtant en particulier sur la transmission de ses dernières décisions de relèvement du taux directeur. Ainsi, il a relevé que malgré une relative atténuation des pressions d’origine externe, les données récentes montrent que l’inflation continue de s’accélérer, sous l’effet notamment de chocs d’offre internes sur certains produits alimentaires. Office national des aéroports Dans une note rendue publique, l’Office national des aéroports (ONDA) indique que le volume de trafic commercial des aéroports du Royaume a atteint 1.871.095 passagers en février 2023, en hausse de 11% par rapport au même mois en 2019. Selon l’Office, ces aéroports ont enregistré 14.432 mouvements aéroportuaires en février dernier, soit un taux de récupération de 98% par rapport à la même période de l’année 2019. Ainsi, l’aéroport Casablanca Mohammed V a accueilli 636.989 passagers via 5.410 vols, soient des taux de récupération de l’ordre respectivement de 99% et 88%, par rapport à la même période de 2019, fait savoir la même source. Durant février dernier, plusieurs aéroports ont enregistré des taux d’évolution à deux chiffres, par rapport au trafic enregistré durant la même période de 2019. Il s’agit des aéroports de Tanger (49%), d’Oujda (48%), d’Agadir (19%), de Nador (16%), de Marrakech (15%), et d’Essaouira (13%). Parallèlement plusieurs aéroports ont enregistré des taux importants de récupération, dont Casablanca Mohammed V (99%), Ouarzazate (99%), Dakhla (95%) et Al Hoceima (90%). Le trafic aérien domestique a enregistré, durant le mois de février, 179.406 passagers, avec un taux de récupération de 93% par rapport à la même période de 2019. Le trafic aérien international a, quant à lui, enregistré 1.691.689 passagers durant le même mois, soit une évolution de l’ordre de 13% par rapport à février 2019. L’Europe représente plus de 84% du trafic international et enregistre un taux de croissance à deux chiffres (+17%) par rapport au mois de février 2019. De même, le trafic aérien avec l’Amérique du Nord a connu un taux d’évolution de l’ordre de 52%. Quant aux marchés du Moyen et Extrême Orient et de l’Afrique, ils ont enregistré des taux d’évolution respectifs de 4% et de 2% par rapport au mois de février 2019. Aussi, l’ONDA fait savoir que le fret aérien a enregistré 5.743 tonnes durant le mois de février, soit un taux de récupération de 79%. Hausse du trafic aérien en février 2023 L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) participe à la 11ème édition de la « Global Money Week » (GMW), qui se tient du 20 mars au 02 avril 2023, confirmant son engagement en faveur de l’éducation financière des jeunes. La Global Money Week est une campagne annuelle mondiale organisée par l’OCDE/INFE (Réseau international de l’OCDE pour l’éducation financière) ayant pour objectif majeur la sensibilisation des jeunes aux questions financières afin de développer les compétences permettant une prise de décision financière éclairée. L’édition 2023 est célébrée sous le thème « Plan your money, plant your future ». En tant que membre fondateur de la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière (FMEF), l’AMMC réaffirme son engagement à travers un programme varié visant à renforcer les connaissances des jeunes en matière d’épargne et d’investissement sur le marché des capitaux. L’AMMC inscrit au programme un ensemble d’actions dont notamment l’organisation de journées d’immersion et de conférences en faveur des étudiants de grandes écoles et d’universités, le lancement de la 3ème édition de la compétition « Quiz Finance » pour les lycéens à travers plusieurs villes du Royaume. Engagement en faveur de l’éducation financière des jeunes AMMC Bon à savoir Selon le rapport de l’Office des Changes, la perte d’emplois enregistrée dans le secteur du BTP est de 9.000 postes en 2020, essentiellement localisée en milieu urbain avec 8.000 emplois et 1.000 postes en milieu rural. Au titre de l’exercice 2021, le secteur du BTP est parvenu à créer 71.000 nouveaux emplois, dont 53.000 en milieu urbain et 18.000 en zones rurales. Pour ce qui est de la consommation du ciment en 2021, elle s’est redressée de %13,8 pour atteindre 14 millions de tonnes, soit à peine le niveau constaté en 2016 et loin derrière le record enregistré en 16,1) 2011 millions de tonnes). Quant à la production de logement, fait remarquer le rapport, elle a stagné en 2019 pour ensuite enregistrer une régression de l’ordre de %19 en 2020. Au cours des dix dernières années la production de logements a atteint 1.308.766, dont 35.356 logements à faible valeur immobilière (140.000 dirhams par unité), 501.223 logements à 250.000 dirhams, 540.308 logements auto-construits en maisons marocaines, 140.134 appartements de type moyen et haut standing et 12.640 villas. Situation de l’économie nationale


JEUX & DÉTENTE Jeudi 23 Mars 2023 14 Mots fléchés S.A. Arrissala – ICE 001639258000067 10, Rue Al Marj, RABAT Central : 0537 29 30 03 (04) Directeur du journal Majdouline EL ATOUABI Rédacteur en Chef Saâd JAFRI Rédacteur en Chef économie Soufiane CHAHID Editorialiste Jamal HAJJAM Responsable de production Mohammed BENAZZOUZ Chef adjoint des éditions web Anass MACHLOUKH Responsable Sport Hamid YAHYA Mail : [email protected] Mail : [email protected] Tél : 0667 35 73 73 Agences régionales RABAT - 11 Av. Allal Ben Abdallah Tél : 0537 72 78 12 - 0667 35 73 73 CASABLANCA - 6 boul. Mohammed V Tél : 0522 20 33 23 – 0667 35 73 73 AGADIR -Av. Hassan II Tél : 0528 84 14 47 – 0667 35 73 73 MARRAKECH - Guilliz, 21 rue Tarik Ibn Ziad (loc. 10) Tél : 0524 43 75 10 – 0637 35 73 73 TANGER - 80, Rue de la Liberté Tél. 0637 35 73 73 Impression : GLM Solutions Mots fléchés qu’un même chiffre ne figure qu’une seule fois par colonne, une seule fois Sudoku Solutions Mots fléchés Expert Facile Moyen Difficile ∞ B R G V E R A N D A C A P I T U L E E P E E F E V R I E R C A F R E O L E A G I N E U X M U G U E R I N I N C A S A I R T E L E A C H A T L I M A I S H N O M U L N A I R E B A N A L E R E A L E U P T A R O T A R G E N T E R I E D G A N E T A I L A I L I I D B R O C A N T E E M O U V O I R I S O A P R O F U S I O N N O S P I N S L E K E A N U C E E R E E L S T E R E Mots fléchés par Moncef BENKIRAN Difficile Expert Facile Moyen Solutions Soduku À VOS MÉNINGES À partit D’aujourd’hui et ce pendant tout le mois de Ramadan une grille quotidienne de Mots Fléchés spécial Ramadan ainsi que d’autres jeux vous attendent afin de vous accompagner tout au long de ce mois sacrée.


C ette idée ingénieuse de Microso,consistant en le lancement d’un magasin d’applications pour les jeux mobiles sur iPhone et Android, a été évoquée en fin d’année dernière. Il est donc vrai que le groupe américain a construit un véritable empire vidéo ludique et continue sur cette lancée pour fidéliser ses clients. Ainsi, l’opération nouvelle sera donc fonctionnelle dès que son rachat d’Activision Blizzard pour 68,7 milliards de dollars, aura été validé par l’autorité américaine de la concurrence. Il faut préciser dans ce sens que le Parlement et le Conseil européen avaient promulgué de nouvelles règles qui obligeront Apple et Google à ouvrir leurs systèmes d’exploitation (iOS et Android) à d’autres magasins d’applications détenus par la concurrence. Ces instructions sont rassemblées dans le digital marketact (ou DMA), qui compte entrer en application vers le début de l’année 2024 dans ce sens, et puisque Google dispose déjà d’un magasin d’applications alternatifs sur Android, Apple sera le principal acteur concerné. Il faut indiquer que Microso Corporation est le n° 1 mondial de la conception, du développement et de la commercialisation de systèmes d’exploitation et de logiciels pour PC et serveurs. L’entreprise développe aussi une activité de fabrication et de vente de matériel informatique. Dans le même sillage, Microso n’a pas manqué de s’exprimer sur le sujet. Ainsi, le directeur de la branche jeu vidéo, Phil Spencera déclaré: “Nous voulons être en mesure d’offrir la Xbox, son contenu et celui de nos partenaires tiers, sur n’importe quel écran où quelqu’un pourrait jouer», selon ce que rapporte le Financial Times. Il a ajouté par la même occasion qu’il serait difficile de prédire exactement la date de sortie du magasin d’applications de Microso. Selon lui, le manque actuel de jeux mobile estampillés Microso était “un trou dans leurs capacités”, qu’il fallait que le rachat d’Activision Blizzard comble. L’initiative va surement permettre au futur magasin mobile d’Xbox de rivaliser avec les géants Apple et Google. Pour ce faire, des mastodontes des jeux sur smartphone comme Call of Duty Mobile, Diablo Immortal et Candy Crush Saga, seraient “d’une importance cruciale” pour rééquilibrer la balance et marquer le terrain. Pour rappel, l’entreprise avait testé une première approche du marché mobile avec le projet Xcloudvers fin 2020, cet outil permettant de s’adonner à certains jeux de la Xbox sur smartphone. Mais la tentative avait été bloquée par Apple, à cause des règles d’utilisation de l’App Store qui s’avèrent restrictives. Mariem LEMRAJNI Une version mobile du Xbox Store sur iPhone et Android Une première, Microsoft envisage une version mobile du Xbox Store sur iPhone et Android. Dans un contexte de concurrence acharnée avec l’App Store, cette nouvelle démarche intéressant les futurs jeux mobiles permettra leur disponibilité sur l’ensemble des smartphones. Jeux vidéo Un site Web qui offre différentes ressources allant des compétences interpersonnelles, aux compétences en leadership et plus encore. Il dispose d’un ensemble d’informations pour développer les compétences dans la vie quotidienne. Une plateforme web qui propose un outil de carte mentale en ligne gratuite. Idéal donc pour le développement personnel et pour la rédaction d’un compterendu lors d’une réunion, ou encore pour enregistrer des informations essentielles. Un site dédié à l’amélioration de compétences; il propose des milliers de cours sur le développement de logiciels, la conception, le développement Web, la photographie et les affaires. 3 sites Web qui vous seront utiles un jour Lynda.com GitMind Skillsyou Need Jeudi 23 Mars 2023 L’Opinion 15Multimédias Jeux ramadanesques Par Moncef BENKIRAN


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Nous avons perdu notre duplicata du titre foncier n°11323/j concernant le bien nommé SAADIA SIS à Azemmour dans des circonstances indé-terminées. (13762)


Jeudi 23 Mars 2023 17Annonces ANNONCES ADMINISTRATIVES ROYAUME DU MAROC FORCES ARMEES ROYALES ETAT MAJOR GENERAL SERVICE DE PRESSE AVIS D’APPEL D’OFFRES OUVERT SUR OFFRES DE PRIX N°28/HMIMV/APPRO/2023 (Séance non publique) Le 18/04/2023 à 10 heures, il sera procédé, dans les bureaux de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V à Rabat, à l’ouverture des plis relatifs à l’appel d’offres ouvert sur offres de prix pour : L’ACHAT DES FONGIBLES MEDICAUX CHIRURGICAUX au profit de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V Rabat en 06 lots séparés à savoir : LOT 1: Achat des Guide et introducteur. LOT 2 : Achat des Cathéters diagnostic. LOT 3: Achat des Kits spécifiques de cardiologie. LOT 4: Achat des Cathéters guide. LOT 5: Achat des Pince de thermofusion pour l’urologie. LOT 6: Achat des Extracteur de calculs rénaux et plaque pour urologie. Le dossier de l’appel d’offres peut être retiré au Service d’Approvisionnement de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V, Hay Riad Rabat. Le cautionnement provisoire est fixé à la somme : Lot 1 : 4 000,00 DH (Quatre mille dirhams) Lot 2 : 3 000,00 DH (Trois mille dirhams) Lot 3 : 5 000,00 DH (Cinq mille dirhams) Lot 4 : 3 000,00 DH (Trois mille dirhams) Lot 5 : 4 000,00 DH (Quatre mille dirhams) Lot 6 : 5 000,00 DH (Cinq mille dirhams) L’Estimation des coûts des prestations établies par le maitre d’ouvrage est fixée à la somme de : Lot 1 : 253 800,00 (Deux cent cinquantetrois mille huit cent dirhams TTC) Lot 2 : 180 000,00 (Cent quatre-vingt mille dirhams TTC) Lot 3 : 277 200,00 (Deux cent soixantedix-sept mille deux cent dirhams TTC) Lot 4 : 134 400,00 (Cent trente-quatre mille quatre cent dirhams TTC) Lot 5 : 259 200,00 (Deux cent cinquanteneuf mille deux cent dirhams TTC) Lot 6 : 320 832,00 (Trois cent vingt mille huit cent trente deux dirhams TTC) Le contenu, la présentation ainsi que le dépôt des dossiers des concurrents doivent être conformes aux dispositions des articles 27,29 et 31 du décret n°2.12.349 du 8 Joumada I 1434 (20 mars 2013) relatif aux marchés publics. Les concurrents peuvent : Soit les envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception au service précitée. Soit déposer contre récépissé leurs plis au service d’approvisionnement à l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V Rabat. Les documentations et/ou prospectus exigées par le dossier d’appel offres doivent être déposés au service pharmacie de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V, Hay Riad Rabat au plus tard le 17/04/2023 à 15 heures. Les pièces justificatives à fournir sont celles prévues par l’article 04 du règlement de consultation. (13793/1) ROYAUME DU MAROC FORCES ARMEES ROYALES ETAT MAJOR GENERAL SERVICE DE PRESSE AVIS D’APPEL D’OFFRES OUVERT SUR OFFRES DE PRIX N°34/HMIMV/APPRO/2023 (Séance non publique) Le 05/05/2023 à 10 heures, il sera procédé, dans les bureaux de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V à Rabat, à l’ouverture des plis relatifs à l’appel d’offres ouvert sur offres de prix pour : L’ACHAT DE MATERIEL MEDICO-TECHNIQUE POUR SERVICE PNEUMOLOGIE au profit de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V Rabat. Le dossier de l’appel d’offres peut être retiré au Service d’Approvisionnement de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V, Hay Riad Rabat. Le cautionnement provisoire est fixé à la somme : 40 000,00 DH (Quarante mille dirhams) L’Estimation des coûts des prestations établie par le maitre d’ouvrage est fixée à la somme de : 2 640 000,00 (Deux million six cent quarante mille dirhams TTC) Le contenu, la présentation ainsi que le dépôt des dossiers des concurrents doivent être conformes aux dispositions des articles 27,29 et 31 du décret n°2.12.349 du 8 Joumada I 1434 (20 mars 2013) relatif aux marchés publics. Les concurrents peuvent : Soit les envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception au service précitée. Soit déposer contre récépissé leurs plis au service d’approvisionnement à l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V Rabat. Les documentations exigées par le dossier d’appel d’offres doivent être déposées au service matériel de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V, Hay Riad Rabat jusqu’au le 04/05/2023 à 15 heures. Les pièces justificatives à fournir sont celles prévues par l’article 04 du règlement de consultation. (13793/2) OFFICE NATIONAL DE l’ÉLECTRICITÉ et de L’EAU POTABLE (ONEE) Branche Eau DIRECTION REGIONALE DES PROVINCES SAHARIENNES Fourniture des produits de traitement pour les SD de DR8 ( Produits CIP). AVIS D’APPEL D’OFFRES OUVERT - N° 4/DR8/C/2022 à Lot unique Séance publique La Direction Régionale des Provinces Sahariennes de l’ONEE-Branche Eau, sise à Laâyoune, lance le présent appel d’offres qui concerne : Fourniture des produits de traitement pour les SD de DR8 ( Produits CIP). Les pièces justificatives à fournir sont celles prévues par l’article 10 du règlement de la consultation. L’estimation du coût des prestations s’élève à 660.000,00 DH TTC. Le montant du cautionnement provisoire est fixé à 6.600,00 DH. Le dossier d’appel d’offres est téléchargeable sur le portail marocain des marchés publics à l’adresse : https://www. marchespublics.gov.ma/. Le dossier d’appel d’offres peut être retiré à l’adresse suivante : •Bureau d’ordre de la Direction Régionale des Provinces Sahariennes de l’ONEE- Branche Eau. Adresse : Quartier Administratif, Avenue de la Mecque – Laâyoune, Tel : 0528 89 36 56 - Fax : 0528 89 24 93. •Le dossier d’appel d’offres est remis gratuitement aux candidats. Les plis des concurrents, établis et présentés conformément aux prescriptions du règlement de la consultation, doivent être : •Soit déposés contre récépissé au Bureau d’ordre de la Direction Régionale des Provinces Sahariennes (DR8) – Adresse : Quartier Administratif, Avenue de la Mecque - Laâyoune avant la date et l’heure fixées pour la séance d’ouverture des plis. •Soit envoyés par courrier recommandé avec accusé de réception au Bureau d’ordre de la Direction Régionale des Provinces Sahariennes (DR8) – Adresse : Quartier Administratif, Avenue de la Mecque - Laâyoune avant la date et heure de la séance d’ouverture des plis. •Soit remis au président de la commission d’appel d’offres en début de la séance publique d’ouverture des plis. L’ouverture publique des plis aura lieu le 18/04/2023 à partir de 10H au siège de la Direction Régionale des Provinces Sahariennes (DR8) – Adresse : Quartier Administratif, Avenue de la Mecque – Laâyoune. L’ouverture des enveloppes se fait en un seul temps. Pour toute demande d’éclaircissement, renseignement ou réclamation concernant le présent appel d’offres ou les documents y afférents, contacter la Division Achats de la Direction Régionale des Provinces Sahariennes (DR8) de l’ONEE-Branche Eau - Adresse : Quartier Administratif, Avenue de la Mecque - Laâyoune – Maroc – Tel : (212) 5 28 89 36 56 Fax : (212) 5 28 89 24 93. - Email : [email protected]. Les demandes d’éclaircissements peuvent être également formulées sur le portail des marchés publics. Le règlement des achats de l’ONEE et les cahiers généraux sont téléchargeables à partir du site internet des achats de l’ONEE – Branche Eau à l’adresse : http:// www.onep.ma (Espace Entreprise – rubrique Achats). (13760) ROYAUME DU MAROC FORCES ARMEES ROYALES ETAT MAJOR GENERAL SERVICE DE PRESSE AVIS D’APPEL D’OFFRES OUVERT SUR OFFRES DE PRIX N°29/HMIMV/APPRO/2023 (Séance non publique) Le 18/04/2023 à 10 heures, il sera procédé, dans les bureaux de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V à Rabat, à l’ouverture des plis relatifs à l’appel d’offres ouvert sur offres de prix pour : L’ACHAT DES FONGIBLES MEDICAUX CHIRURGICAUX au profit de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V Rabat. Le dossier de l’appel d’offres peut être retiré au Service d’Approvisionnement de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V, Hay Riad Rabat. Le cautionnement provisoire est fixé à la somme : 25 000,00 DH (Vingt cinq mille dirhams) L’Estimation des coûts des prestations établies par le maitre d’ouvrage est fixée à la somme de : 1 601 592,00 (Un million six cent un mille cinq cent quatre-vingt-douze dirhams TTC) Le contenu, la présentation ainsi que le dépôt des dossiers des concurrents doivent être conformes aux dispositions des articles 27,29 et 31 du décret n°2.12.349 du 8 Joumada I 1434 (20 mars 2013) relatif aux marchés publics. Les concurrents peuvent : Soit les envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception au service précitée. Soit déposer contre récépissé leurs plis au service d’approvisionnement à l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V Rabat. Les documentations et/ou prospectus exigées par le dossier d’appel offres doivent être déposés au service pharmacie de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V, Hay Riad Rabat au plus tard le 17/04/2023 à 15 heures. Les pièces justificatives à fournir sont celles prévues par l’article 04 du règlement de consultation. (13793/3) ROYAUME DU MAROC MINISTERE DE L’INTERIEUR WILAYA DE LA REGION DE RABAT- SALE- KENITRA PREFECTURE DE RABAT BUDGET GENERAL AVIS D’APPEL D’OFFRES OUVERT N° 02/23/BG Le 17/04/2023 à 11 heures il sera procédé, dans les bureaux de la Wilaya de la Région de Rabat- Salé- Kenitra (salle de réunion au 2ème étage) à l’ouverture des plis relatifs à l’appel d’offres ouvert sur offres de prix, pour : Travaux d’aménagement et d’installation de la structure d’accueil du seige de la Préfecture de Rabat Le dossier de l’appel d’offres peut être retiré au bureau du Service des Marchés (2ème étage du siège de la Wilaya de la Région de Rabat-Salé-Kenitra), il peut également être téléchargé à partir du portail des marchés publics : www. Marchespublics.gov.ma Le cautionnement provisoire est fixé à la somme de Cinq cent mille dirhams (500.000,00 dirhams) L’estimation des couts des prestations établie par le maitre d’ouvrage est fixée à la somme de Onze millions Trois cent sept milles quatre cent douze dirhams et quatre vingt centimes (11.307.412,80 dirhams) TTC. Le contenu, la présentation ainsi que le dépôt des dossiers des concurrents doivent être conformes aux dispositions des articles 27, 29 et 31 du décret n° 2-12-349 relatif aux marchés publics. Les concurrents doivent, obligatoirement, transmettre leurs plis par voie électronique au maître d’ouvrage à travers le portail des marchés publics : www. Marchespublics.gov.ma, conformément à l’arrêté du Ministre de L’Economie et Finances n° 1982-21 du 14 décembre 2021 relatif à la dématérialisation des procédures de passation des marchés publics et des garanties pécuniaires. Les pièces justificatives à fournir sont celles prévues par l’article 10 du règlement de consultation. Dossier technique comprenant : les entreprises installées au Maroc doivent fournir une copie certifiée conforme à l’original du certificat de qualification et de classification. Le secteur de l’activité concernée, la classe minimale et les qualifications exigées sont les suivantes : Secteur A Classe 3 Qualifications exigées A5 NB : les entreprises non installées au Maroc doivent fournir le dossier technique tel que prévu par par l’article 10 du règlement de la consultation (13784) اململكة املغربية وزارة الداخلية إقليم القنيطرة جماعة سوق األربعاء مصلحة املوارد البشرية إعالن عن تأجيل مباريات التوظيف بجماعة سوق األربعاء تعلن رئيسة اجمللس اجلماعي لسوق األربعاء أنه تقرر تأجيل جميع مباريات التوظيف املزمع إجراؤها يوم 26 مارس 2023 ويتعلق األمر باملناصب التالية : طبيب ، مهندس معماري ، مهندس دولة من الدرجة األولى ، ممرضني ، تقنيني من الدرجة الثالثة والرابعة ، وذلك نظرا لعدم توفرالوسائل اللوجستيكية والبشرية إلجراء هذه املباريات ، وبالتالي مت تأجيلها إلى وقت الحق، وسيتم اإلعالن عن إجرائها مستقبال فور توفر الوسائل . اللوجستيكية والبشرية . وبه وجب اإلخبار والسالم ......................... : سوق األربعاء في الرئيسة (13789) 1                                Le   20      Avril  2023 à    11 h  00 mn, il  sera    procédé,  à  la  salle  des  réunions    au  7ème   étage  de  la  Préfecture  de  Police  de  Casablanca  sis  Bd  Zerktouni    à  l’ouverture  des  plis   relative  à:  l'appel  d'offres  ouvert  sur  offres  de  prix  n°10/SAP/SP.IM/2023 relatif  à :   l’installation,  et  mise  en  service  de  solutions  de      vidéo  protection  pré-­‐acquises  au  niveau   des  sites  relevant  de      la  Préfecture    de  Police  de  Casablanca  (lot  unique) Le  dossier  d'appel  d'offres  peut  être  téléchargé  à  partir  du  portail  des  marchés   de  l’Etat  www.marchespublics.gov.ma.   Le  cautionnement  provisoire  est   fixé  à  la  somme  de  :  60.000,00  dhs  Soixante mille  dirhams  (version  électronique)   L’estimation  des  coûts  des  prestations  établie  par  le  maître  d’ouvrage  est  fixée   à   la   somme   de  :   (3.322.425,60   Dh   TTC   Trois  Million   Trois Cent   Vingt   deux Mille  Quatre   Cent  Vingt  Cinq    Dirhams  Soixante  Centimes  toute  taxe  comprise).     Le   contenu,   la   présentation   ainsi   que   le   dépôt   des   dossiers   des   concurrents   doivent  être  conformes  aux  dispositions  des  articles  27,  29  et  148 du  Décret  N°  2.12.349   du  20  Mars  2013  relatif  aux  marchés  publics. Les  concurrents  peuvent envoyer  l’offre  par  voie  électronique  conformément  à   l’arrêté   du  ministre   de   l’économie  et   des   finances   n   °1982-­‐21  DU   9   Joumada  I   1443   (14   Décembre  2021). Pour  les  concurrents  installés  au  Maroc  :   doivent  produire  la  Copie    certifiée  conforme  à  l’original  du  certificat  de  qualification  et  de   classification   en   précisant   le   secteur   de   l’activité   concernée,   la   classe   minimale   et   les   qualifications  exigées  de  la  façon  suivante  :   Secteur                                    Classe Qualifications  exigées K   1   K.2 Pour  les  entreprises    non  installés    au  Maroc :  doivent  fournir  le  dossier  technique  tel   que  prévu  par  le  règlement  de  la  consultation     (13754)


Jeudi 23 Mars 2023 18 ANNONCES ANNONCES LEGALES ANNONCES ADMINISTRATIVES centre hospitalo-universitaire IBN SINA AVIS MODIFICATIF Objet : Avis modificatif. Référ : Appel d’offres n° 42/2023 relatif à l’Acquisition de mobilier de bureau pour le dixième étage de la Maternité Souissi relevant du CHUIS. Conformément aux dispositions du règlement du 13/05/2015 relatif aux marchés du CHIS, le directeur du centre hospitalo-universitaire IBN SINA de Rabat porte à la connaissance du public que l’estimation globale de l’appel d’offres a connu des modifications et ce comme suit : il faut lire : 1.274.952,00 DH TTC (un million deux cent soixante-quatorze milles neuf cent cinquante-deux) au lieu de : 1.180.872,00 DH TTC (Un Million Cent Quatre-Vingt Mille Huit Cent Soixante Douze dirhams) Le reste sans changement. (13761) ROYAUME DU MAROC OFFICE NATIONALE DE L’ELECTRICITE ET DE L’EAU POTABLE (ONEE) BRANCHE EAU Direction Approvisionnement et Marchés Avis d’Appel d’offres Ouvert N° : 14/DAM/E/2023 à lot unique Séance Publique La Direction Approvisionnement et Marchés de l’ONEE-Branche Eau, sise à Rabat lance le présent appel d’offres qui concerne : Marché cadre pour la réalisation des puits et galeries dans les centres et villes relevant des directions régionales DR3, DR4, DR5, DR6, DRD, DR9 et DRC. Les pièces justificatives à fournir sont celles prévues par l’article 10 du règlement de la consultation. Cette consultation est ouverte uniquement aux petites et moyennes entreprises (PME) nationales, aux coopératives, aux unions de coopératives et aux auto-entrepreneurs. L’estimation du coût des prestations s’élève à : 5.998.848,00 DH TTC. Le montant du cautionnement provisoire est fixé à : 60.000,00 MAD Le dossier d’appel d’offres est téléchargeable sur le portail marocain des marchés publics à l’adresse : https://www. marchespublics.gov.ma/. Le dossier de consultation peut être retiré à l’adresse suivante : Bureau des marchés (DAM) de l’Immeuble G, Avenue Mohamed Belhassan El Ouazzani - Rabat - Maroc, Tel : (+212) 0537 66 73 05/06, Fax : (+212) 0537 66 75 13 Le dossier d’appel d’offres est remis gratuitement aux candidats. Les plis des concurrents, établis et présentés conformément aux prescriptions du règlement de la consultation, doivent être : •Soit déposés contre récépissé au Bureau des marchés (DAM) de l’Immeuble G à l’adresse : Avenue Mohamed Belhassan El Ouazzani - Rabat avant la date et l’heure fixées pour la séance d’ouverture des plis. •Soit envoyés par courrier recommandé avec accusé de réception au bureau précité avant la date et l’heure fixées pour la séance d’ouverture des plis. •Soit remis au président de la commission d’appel d’offres en début de la séance publique d’ouverture des plis. L’ouverture publique des plis aura lieu le Mercredi 19 Avril 2023 à 10:00 (heure locale) à la Salle d’ouverture de l’Immeuble G à l’adresse : Avenue Mohamed Belhassan El Ouazzani - Rabat. L’ouverture des enveloppes se fait en un seul temps. Pour toute demande d’éclaircissement, renseignement ou réclamation concernant le présent appel d’offres ou les documents y afférents, prière de contacter l’entité d’achat Division Achats Projets Eau Potable de la Direction Approvisionnement et Marchés à l’adresse : Avenue Mohamed Belhassan El Ouazzani - CP 10220 - Rabat - Fax : (+212) 05 37 66 72 22. Le règlement des achats de l’ONEE et les cahiers généraux sont consultables et téléchargeables à partir du site internet des achats de l’ONEE-Branche Eau à l’adresse : http://www.onep.ma (Espace entreprise - rubrique Achats) (13790) SOCIETE « BEST DECOUPAGE » SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE A ASSOCIE UNIQUE SIEGE SOCIAL : BOUTIQUE N° 50, RUE OKBA BNOU NAFIA, HAY BIN JRADI TAZA CAPITAL SOCIAL : 100 000,00 DHS RC : 5501 AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION Aux termes de la décision de l’associé unique de la société BEST DECOUPAGE SARL AU en date du 16/03/2023 à Taza, il a été décidé ce qui suit : • Clôture de liquidation et radiation de la société BEST DECOUPAGE SARL AU du Registre de Commerce • Nomination de M. Oussama Bousfiha, demeurant à 108, rue de Tanger, Taza, comme liquidateur de la société. • Fixation de siège de liquidation : Boutique N° 50, rue Okba Bnou Nafia, Hay Bin Jradi, Taza. Le dépôt légal a été effectué au greffe du Tribunal de Première Instance de Taza, le 14/03/2023 sous le n° 90/2023, RC N° 5501. (13785) *STE AGRICOLE REFORME DES TERRES ARIDES* *SARETAR* SARL Ι- Aux termes de PV de l’assemblée générale Extraordinaire du 12/12/2022, de la société * STE AGRICOLE DE REFORME DES TERRES ARIDES **SARETAR* SARL dont le siège social est à : Ouled Mimoun Rue 1 N° 7 - Nador, au capital social de 100.000 Dhs, ont, à l’unanimité : - la dissolution anticipée de la société - la nomination de Mr. AZIRAR Tayeb, en qualité de liquidateur et ayant fixe le siège de liquidation au siège social de la société. ΙΙ- Le dépôt légal a été effectué au tribunal de première instance de Nador le 20/02/2023 sous le n° 5368. IIΙ- Aux termes de PV de l’assemblée générale Extraordinaire du 28/12/2022, de la société * STE AGRICOLE DE REFORME DES TERRES ARIDES **SARETAR* SARL dont le siège social est à : Ouled Mimoun Rue 1 N° 7 - Nador au capital social de 100.000 Dhs, ont, à l’unanimité : - Approuvé le rapport de liquidation ; - Donné quitus définitif de la gestion et du mandat du liquidateur ; - Constaté la clôture de liquidation à compter du 28/12/2022. IV - Le dépôt légal a été effectué au tribunal de première instance de Nador le 10/03/2023 sous le n° 5518. POUR EXTRAIT ET MENTION LE LIQUIDATEUR (13759/2 *NEWSTAP IMPORT EXPORT* SARL Ι- Aux termes de PV de l’assemblée générale Extraordinaire du 06/12/2022, de la société * NEWSTAP IMPORT EXPORT * SARL dont le siège social est à : Qu Ouled Mimoun Rue 49 N° 23 - Nador, au capital social de 100.000 Dhs, ont, à l’unanimité : - la dissolution anticipée de la société - la nomination de Mr. BENDRIOUCH Ahmed, en qualité de liquidateur et ayant fixe le siège de liquidation au siège social de la société. ΙΙ- Le dépôt légal a été effectué au tribunal de première instance de Nador le 16/01/2023 sous le n° 5351. IIΙ- Aux termes de PV de l’assemblée générale Extraordinaire du 22/12/2022, de la société * NEWSTAP IMPORT EXPORT * SARL dont le siège social est à : Qu Ouled Mimoun Rue 49 N° 23 - Nador au capital social de 100.000 Dhs, ont, à l’unanimité : - Approuvé le rapport de liquidation ; - Donné quitus définitif de la gestion et du mandat du liquidateur ; - Constaté la clôture de liquidation à compter du 22/12/2022. IV - Le dépôt légal a été effectué au tribunal de première instance de Nador le 10/03/2023 sous le n° 5505. POUR EXTRAIT ET MENTION LE LIQUIDATEUR (13759/1) «PALM AGENCY» Société à responsabilité limitée Au Capital de 20.000.00 Siège social : 15 Avenue Al Abtal n° 4 Agdal - Rabat RC N° 153807 PREMIERE RESOLUTION : En date du 16/02/2023 l’Assemblée Générale décide de nommer en qualité de fondé de pouvoir, pour une durée illimitée : - Madame THERY Véronique, de nationalité française, née le 16/06/1987 à Melun, titulaire du passeport n°19EI37125, et demeurant à 8 IMPASSE JUAN BAT B 06160 ANTIBES, France. DEUXIEME RESOLUTION : L’Assemblée Générale décide de conférer à Madame THERY Véronique, les pouvoirs ci-après énoncés, à l’effet de : Gérer et administrer la société ; Diriger et surveiller les affaires de la société ; Signer la correspondance ; Faire tous aménagements d’ordre courant et tous travaux d’entretien ; Engager, recruter et licencier tous salariés de la société, fixer leur rémunération, organiser leur travail, exercer à leur égard un pouvoir disciplinaire et, d’une manière générale, représenter la Société en tout ce qui concerne ses rapports avec le personnel et faire appliquer la réglementation du travail ; Retirer de la poste et de toutes administrations ou entreprises de roulage, messagerie, chemin de fer et autres moyens de transport, les lettres, paquets, affranchis ou non affranchis et articles qui contiennent des valeurs déclarées, à la Société ou à son administration, avec autorisation de substituer une ou plusieurs personnes ; Et généralement faire tout ce qui sera nécessaire pour la gestion et l’administration des affaires de la Société. Ces pouvoirs prendront effet à compter de la date du présent procès-verbal. Dépôt légal : Le dépôt légal a été effectué au greffe du Tribunal de Commerce de Rabat le 16/03/2023 sous le N°134163. (13764) Fiduciaire Zaytoune av. Hammane El fetoiki aarest el maache immeuble 9 bureau 3 et 4 Marrakech Tél/fax : 0524.44.09.57 Aux termes d’un acte sous seing privé en date du 02/02/2023 à Marrakech, il a été crée une société à responsabilité limitée dont les caractéristique sont les suivantes dénomination BYKECH objet sociale TRANSPORT TOURISTIQUE durée 99 ans siège social DAR EL BAROUDE 258 HAY BAB AGHMATE nommé ZAOUIA SIDI BEN ALI MARRAKECH Capital sociale 100.000 dh diviser en 1000 parts de 100 dh de valeur nominale comme suit M. Youssef TERFANI 500 parts social et M. AMIEL BRUNO SERGE 500 parts sociale la gérance M. Youssef TERFANI nommé gérant année sociale 1er janvier au 31 décembre de chaque année Dépôt légale les statuts de la société ont été déposer au greffe du tribunal de commerce de Marrakech sous n°145721 RC n° 134137. (13765) ROYAUME DU MAROC MINISTERE DE L’INTERIEUR PREFECTURE SKHIRATE TEMARA COMMUNE DE SIDI YAHIA ZAERS AVIS DE DEPOT Le public est informé du dépôt au siège de la commune de Sidi Yahia Zaers du projet de plan d’aménagement sectoriel relatif à la zone RB2 de la commune de Sidi Yahia Zaers ; pendant un délais de un mois à compter de 23 mars 2023 Jusqu’au 21 avril 2023 Le dossier ainsi qu’un registre destiné à recevoir les observations seront mis à la disposition du public au siège de la commune de Sidi Yahia Zaers aux jours et heures d’ouverture des bureaux. (13517) Avis de constitution de la société à responsabilité limitée d’associé unique «ECOLE DUVINCI PARAMEDICAL PRIVEE» SARL AU I - Aux termes d’un acte sous seing privé en date du 08 Novembre 2022 fait à Rabat, il a été constitué une société à responsabilité limitée d’associé unique dont les caractéristiques sont les suivantes : 1) DENOMINATION : «ECOLE DUVINCI PARAMEDICAL PRIVEE SARL AU» 2) OBJET : CONSEIL DE GESTION 3) CAPITAL SOCIAL : Le capital est fixé à la somme de Cent Mille Dirhams (100.000 DH) divisé en 100 parts sociales de cent dirhams chacune, entièrement souscrites, libérées et attribuées : M AMYMI JAOUAD 100 PARTS SOCIALES 4) DUREE : 99 années à compter de la date d’immatriculation au registre du Commerce. 5) SIEGE SOCIAL : RUE SABOU IMM 28 APT N°7 AGDAL-RABAT 6) GERANCE : La société est gérée et administrée par Mme MERIEM NHAILA II - Le dépôt légal a été effectué au Tribunal de Commerce de Rabat, et le numéro du RC attribué est 165155 (13763) DIRECTION GENERALE ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE DIRECTION ACHATS DIVISION ACHATS INFRASRUCTURES & SI ACTIVITE ACHATS SYSTEMES D’INFORMATION ITISSALAT AL MAGHRIB AVIS D’APPEL D’OFFRES OUVERT N° PR602696/SI Itissalat Al Maghrib informe les soumissionnaires intéressés par l’Appel d’Offres ouvert N° PR6026696/SI, relatif à « La fourniture, l’installation et la mise en service d’un système cartographique de conception, suivi de déploiement et SAV des réseaux FTTH/CUIVRE» que la date de dépôt des offres initialement prévue le 28/03/2023 est reportée au 13/04/2023 à 12H00 mn. Les candidats désirant participer à cet appel d’Offres ouvert peuvent demander le cahier des charges auprès de l’adresse e-mail suivante : HYPERLINK «mailto:K.Laaouaouda@ iam.ma» [email protected] (13787) ITISSALAT AL MAGHRIB AVIS D’APPEL D’OFFRES OUVERT NATIONAL N° PR603143/SI Itissalat Al Maghrib procède au lancement d’un Appel d’Offres Ouvert national pour la réalisation du projet ci-après: TIERCE MAINTENANCE APPLICATIVE SELFCARE FEDERATEUR. Les candidats désirant participer à cette consultation ouverte peuvent demander le cahier des charges auprès de l’adresse e-mail suivante : HYPERLINK «mailto:n.belgomri@iam. ma» [email protected] La date limite de dépôt des offres est fixée pour le 20/04/2023 à 12 H. (13786) (13788)


20 SPORT Jeudi 23 Mars 2023 Avec l’objectif d’améliorer le vivreensemble, l’inclusion et l’interaction inter-écoles, plusieurs activités ont été mises en place grâce à la collaboration avec l’AREFTTH et le Département de l’Education de l’Ambassade d’Espagne au Maroc. Afin de transmettre les valeurs positives du football comme le respect, la sportivité, le travail en équipe et la tolérance, diverses activités sociosportives ont eu lieu les 8, 9 et 10 mars pour les garçons et les filles des provinces de Tanger et Tétouan (Maroc), grâce à la collaboration entre LaLiga, la Fundación LaLiga, l’AREFTTH (Aref Tanger-Tetouan Al Hoceima) et le Département de l’Education de l’Ambassade d’Espagne au Maroc. Un peu plus de 1000 élèves de deux écoles de Tétouan (Collège Abi Bakr Errazi et Collège 20 août) et deux écoles de Tanger (Lycée des sports et Collège AbderrahmanYoussufi), sans oublier le Collège Ramón y Cajal, situé à Tanger, mais aussi d’autres collèges espagnols ont pu bénéficier de la méthodologie de la Fundación LaLiga “Valeurs pour Gagner”, qui vise à améliorer le vivre-ensemble dans la communauté, faciliter l’inclusion dans les groupes d’enfants et améliorer l’environnement dans les écoles grâce à la revitalisation du jeu et de la pratique sportive. Ces activités font partie du programme que le Département de l’Education déploie dans 11 centres éducatifs, avec qui un Tournoi annuel Inter-centres est organisé, dans le but d’organiser des journées de vivre-ensemble pour faciliter les interactions entre les élèves des différents centres. De plus, grâce à ce projet, une dynamique de coopération éducative fructueuse et constructive se créé. Vendredi 10 mars, au Collège Espagnol Ramón y Cajal de Tanger, a eu lieu l’acte institutionnel informatif concernant ces journées du vivreensemble, en présence du Conseiller en Charge de l’Education à l’Ambassade d’Espagne au Maroc, Lorenzo Capellán; la responsable des projets internationaux de la use la Fundación LaLiga, Elena Montoro; le délégué de LaLiga en Afrique du Nord, Ignacio Gómez; le Responsable de la Coopération à l’AREF TangerTétouan-Al Huceima, Youssef El Hamdouni et Redwan Diki; le responsable de l’inspection à l’AREFTTH. De plus, des professeurs et certains participants aux projets étaient présents, recevant ce jour-là une dotation en matériel sportif. Déclarations “Pour LaLiga et la Fundación LaLiga, il est très important de pouvoirparticiper à ce type de projets avec l’AREFTTH et le Département de l’Education, car cela nous permet d’atteindre des élèves en situation difficile et d’utiliser le football comme moteur pour travailler avec eux sur les valeurs positives du football dans une region où LaLiga et le football sont vécus avec passion”, analyse Ignacio Gómez, Délégué de LaLiga en Afrique du Nord. Elena Montoro, responsable des projets internationaux de la Fundación LaLiga, assure que “cette action est d’une grande pertinence pour nous, car elle réunit toutes les composantes que nous mettons en avant : les valeurs, l’éducation et la pratique sportive. Pouvoir développer ce projet à Tétouan et Tanger avec plus de 1000 garçons et filles en risque d’exclusion sociale est une grande responsabilité et a un fortimpact”. De son côté, le Conseiller en charge de l’Education à l’Ambassade d’Espagne au Maroc, Lorenzo Capellán, indique que “nous espérons que ces premiers ateliers ont été la première étape pour parvenir à une relation fructueuse entre toutes les entités participantes et que nous pourrons exporter ce projet vers plus de centres et de régions du pays, en promouvant grâce au sport certains aspects éducatifs que nous considérons comme très importants, tels que l’espritd’équipe, la camaraderie et la tolérance”. Concernant LaLiga Créée en 1984, LaLiga est une association sportive qui comprend les 42 équipes qui évoluent en première et deuxième divisions du football professionnel en Espagne. LaLiga, dont le siège est à Madrid, est responsable de LaLiga Santander, LaLiga 123 et la production télévisuelle, qui a touché plus de 2 500 millions de personnes dans le monde entier lors de la saison 2016/17. L’association dispose également d’une fondation active et elle est la première ligue de football professionnel au monde à organiser une compétition pour les footballeurs handicaps mentaux : LaLiga Genuine Santander. Concernant la Fundación Créée en 1993 et pionnière au sein du football professionnel, la Fundación LaLiga est une entité culturelle privée, avec sa propre personnalité juridique, sans but lucratif et constituée à l’initiative et avec l’accord unanime de l’Assemblée Générale de LaLiga. Son objectif principal est de centraliser l’action sociale de LaLiga et de promouvoir les stratégies de responsabilité sociale de ses clubs et fondations, de favoriser la coopération entre eux et de démultiplier le pouvoir de transformation sociale du football pour parvenir à une société plus juste, inclusive et égalitaire. Actuellement, 36 fondations issues des 42 clubs qui forment LaLiga sont enregistrées. De plus, la Fundación organise la première ligue au monde pour les footballeurs handicapés mentaux : LaLiga Genuine Santander. Méthodologie “Valeurs pour gagner” Plus de 1000 élèves de Tétouan et Tanger bénéficiaires Fundación LaLiga Les AREFs de l’Oriental et de CasablancaSettat en haut du podium Les Académies régionales d’éducation et de formation de l’Oriental et de Casablanca-Settat ont décroché le titre du Championnat national scolaire de mini-foot (Filles) au titre de l’année scolaire 2022-2023, respectivement dans les catégories des -18 ans et des -15 ans, à l’issue de cette compétition qui a pris fin lundi soir à Laâyoune. Le titre de champion pour la catégorie des -18 ans est revenu aux élèves du Lycée qualifiant Omar Ibn Abdelaziz d’Oujda suite à leur victoire aux tirs au but face à l’équipe du Lycée qualifiant Assalam de Tata (AREF de Souss-Massa), en finale de ce championnat organisé par le ministère de l’Education nationale, du préscolaire et des sports. Dans la catégorie des -15 ans, le Lycée collégial Imam Al-Boukhari de Casablanca-Anfa a terminé en tête du podium après avoir pris le meilleur sur l’équipe du Lycée collégial Omar Ibn Al-Khattab de Rabat, sur le score de 2 à 1. La troisième place des deux catégories est revenue à l’AREF de Beni Mellal-Khénifra, représentée par le Lycée qualifiant Abou El Kacem Zayani de Khénifra (U18) et le lycée collégial Al Hassan 1er de Sidi Ifni (U15) (Guelmim-Oued Noun). Ainsi, 144 filles âgées de moins de 15 ans (2008, 2009 et 2010) et 192 autres âgées de moins de 18 ans (2005, 2006 et 2007), ont pris part à ce championnat national regroupant 24 équipes qui se sont qualifiées à l’issue des championnats régionaux. Ce championnat s’inscrit également dans le sillage du développement du sport scolaire, de la concrétisation de l’équité territoriale, de la diversification du sport scolaire et la promotion de l’égalité des sexes dans la pratique des activités sportives scolaires. A l’issue de cette compétition sportive, il a été procédé à l’organisation d’une cérémonie de remise des médailles et des trophées aux vainqueures, outre des hommages rendus à la famille de l’éducation et de la formation en reconnaissance de services rendus pour la promotion du sport scolaire. Mini-foot / Championnat national scolaire (Filles)


Jeudi 23 Mars 2023 21Sport Dans notre édition, d’hier mardi, nous vous avons relaté, en long et en large, les péripéties de la 35ème édition du World Tennis Tour Juniors du COC J300 qui a vu la victoire du Serbe Branko Djuric et de la Roumaine Mara Gae. Aujourd’hui, on va vous faire visiter les coulisses de ce premier tournoi international du Maroc de l’année 2023. Réda, la sensation ! Le fait marquant de cette édition, cuvée 2023, reste l’excellente prestation du jeune espoir du tennis national, Reda Bennani. En tête de série n°4, il s’est permis le luxe de ne s’arrêter qu’en finale où il a tenu la dragée assez haute au n°1 du tableau et 14e mondial Juniors, le Serbe Branko Djuric, avant de s’incliner sur le score de 6/4, 1/6, 6/4. Ce fut la révélation et la sensation du tournoi. Vingt ans après ! Le dernier Marocain à avoir atteint la finale en simple, de ce «Med-Avenir», remonte à 2003. Il s’agit de Mehdi Ziadi, le frère de l’actuelle directrice du tournoi Mme Sanaa, qui avait, même, gagné le tournoi, succédant, ainsi, à ses compatriotes du R.T.C.Mohammedia, Badr Messaoudi et Reda El Amrani. Pas de chances pour Aya et Malak Chez les filles, ce sont nos deux hirondelles du tennis national féminin, Aya El Aouni et Malak El Allami, qui ont retenu l’attention du public, des organisateurs et, bien sûr, de la fédération. Malheureusement, leurs ambitions se sont arrêtées en quart, pour Malak, contre le future vainqueur du tournoi, la Roumaine Mara Gae, et en demi-finale, pour Aya, stoppée par la Russe et vice-championne du tournoi, Anastasiia Gureva. La D.T.N en force ! Pour suivre la présentation et l’évolution de nos trois espoirs (Reda, Aya et Malak) et de certains jeunes qui promettent, la Direction Technique Nationale était en force tout au long de la semaine à l’exception de la journée de la finale. Les Mehdi Ait Barhouch, Mehdi Tahiri, Mohamed Rharbal (allias Alaska) et leur directeur Khalid Afif ont suivi avec intérêt les principales rencontres des nationaux. Le «Trésor» de la FRMT, omniprésent ! S’il y avait un membre fédéral qui n’a pas raté l’essentiel de cette édition, c’est bien le trésorier de la fédération, Hicham Kanouni, que le président El Houari a surnommé, lors de la cérémonie de clôture, le «Trésor» de la fédération. Mme Jamila, la dame de fer du COC ! Elle est partout et veille sur le moindre détail. Rien ne filtre et lui échappe. De sa tour de contrôle, Mme Jamila reste la plaque tournante du club et fait partie, même, du patrimoine du club des «Sang et Or». Une «dame de fer», mais aux gants de velours, qui ne baisse jamais les bras pour mener à bon escient et avec maestria sa tâche qui n’est pas de tout repos. Et ce ne sont pas les membres du club, surtout les jeunes, qui vont nous contredire. N’en parlons pas des différents comités directeurs, qui se sont succédés à la tête du club, qui trouvent en elle tout le professionnalisme escompté. Bravo Jamila et longue et heureuse vie. Le COC et le social ! Au cours de la saison 2022/2023, le COC-Tennis, en collaboration avec l’association pour la protection de l’enfance «Bab Rayan» (une association d’utilité publique), a pris en charge des enfants orphelins au niveau de l’école de tennis. Il s’agit de huit enfants, dont trois filles, nés entre 2015 et 2017. Cette louable initiative sociale est prévue de durer plusieurs années et d’en faire, incha Allah, des joueurs et joueuses de tennis de compétition et ce, quel que soit le comité directeur en place. C’est un engagement personnel du président actuel, Dr. El Houari. Adyel au service ! Mercredi après-midi, le clubhouse du COC a été le théâtre d’une conférence sur le thème «Introduction en droit du sport», «la singularité du tennis dans le sport et la société» et «tribune sur le droit du sport et droit comparé» qui a été animée par notre maître de céans, Karim Adyel, docteur d’État français en droit comparé, avocat au barreau de Casablanca, agréé à la cour de cassation (Maroc) et arbitre au Tribunal Arbitral du Sport TAS-CAS, qui était accompagné d’experts de renoms. Le comité d’organisation n’a pas manqué, d’ailleurs, de lui décerner un prix de mérite. Notre confrère Bouimid à l’honneur ! En parlant des prix de mérite, signalons que notre confrère Belaid Bouimid de «Radio Mars» a eu, également, droit à un geste ô combien sympathique et symbolique de la part du comité d’organisation qui a, de toujours, honoré la presse nationale et les plus méritants. Un moment magique et inoubliable ! Ce même mercredi où les jeunes de l’école de tennis du club organisateur ont eu le privilège de côtoyer, de plus près, quelques têtes d’affiche du tournoi, dont nos Aya et Malak, dans le cadre de leur Kid’s Day. Un moment inoubliable et magique pour les pépites du COC qui étaient comblés au même titre que leurs parents et proches. « L’Opinion » et Arryadia, fidèles partenaires ! Lors de la cérémonie de clôture, la directrice du tournoi, Mme Sanaa Ziadi, n’a pas omis, lors de son spitch, de mettre en exergue le partenariat, avec le tournoi du COC, de votre journal préféré «L’Opinion» et de la chaîne de télévision nationale et sportive Arryadia. «L’Opinion» qui est, d’ailleurs, omniprésent dans tous les tournois nationaux et internationaux du Royaume. La fausse et la bonne note du président ! Lors de la conférence de presse de mercredi d’avant-tournoi, le président Dr. Abderrahim El Houari, a, à un moment, déclaré «qu’en tennis, le COC et le RUC, c’est comme le Raja et le Wydad en football». Ce qui n’a pas plu, bien sûr, à plusieurs dont le président du club voisin, l’ACSA, L’hamidi, qui a préféré quitter la conférence sans piper mot. Pour se rattraper, le président du COC a tenu, lors de la cérémonie de remise des prix, à rectifier le tir en décernant un prix de mérite au club de l’office des Aéroports qui reste, bien sûr, l’un des locomotives du tennis national. Ramadan Karim à tous nos fidèles lecteurs et lectrices qui nous suivent au quotidien. En marge du 35ème «Med-Avenir» du COC… Les «Cocistiyates» M. BELAOULA Les rideaux sont tombés sur la 35ème édition du World Tennis Tour Juniors du COC J300 qui a été, surtout, marquée par l’excellente prestation du jeune Réda Bennani Tennis « L’Opinion » était omniprésent sur le central du COC. La FRMT et l’ITF, côte à côte. Dr Karim Adyel recevant son Prix de mérite. Réda Bennani était la vedette de cette 35ème édition. Le Prix du mérite pour notre confrère Bouimid. Le Prix de mérite de l’ACSA remis par Mme la directrice du tournoi. Jamila, la secrétaire administrative du club.


22 SPORT Jeudi 23 Mars 2023 Sept arbitres marocains au stage de préparation pour les phases éliminatoires Sept arbitres marocains prendront part au stage de préparation pour les phases éliminatoires de la Ligue des Champions d’Afrique et de la Coupe de la CAF, a annoncé la Confédération africaine de football (CAF). Il s’agit de Redouane Jiyed et Samir Samir Guezzaz (centraux), Lahcen Azgaou, Mustapha Akarkad et Zakaria Brinsi (assistants), Hamza El Fareq et Adil Zourak (VAR). La commission des arbitres de la CAF a décidé d’organiser un stage de préparation pour les arbitres en Egypte du 14 au 18 avril. Un total de 22 arbitres principaux, 20 assistants, en plus de 5 arbitres de la VAR y participeront. Les quarts de finale de la Ligue des champions d’Afrique et de la Coupe de la Confédération sont prévus du 21 au 30 avril. Les demi-finales se dérouleront du 12 au 21 mai. CAF *Deuxième victoire du CODM, et cette fois-ci à Mansouria, 2 buts à 1. Les protégés de l’entraîneur Ahmed Zaheir ont fourni une grande partie et auraient pu revenir avec un score plus lourd si ce n’était la précipitation des joueurs codémistes. Les buts furent réussis par Mohamed Amine Mahmoudi à la 55ème minute et le but de la victoire dans le temps à ajouter par Gonazo sur penalty. Cette nouvelle victoire est plus qu’encourageante du fait que Meknès va recevoir le second Tiznit pour le compte de la 22ème journée. *Le retour de l’attaquant Gonazo est plus que prometteur, c’est un avant-centre doué et capable de faire à lui seul la décision. Contre Al Mansouria il a été bien surveillé par les défenseurs locaux qui ne lui ont nullement laissé l’occasion de s’exprimer, mais il a, quandmême, inscrit le but de la victoire sur penalty. *Attention le match contre Tiznit ne va pas être facile pour les Codémistes, vu l’importance du choc. L’adversaire du jour des Meknassis est second au classement général, et possède une formation solide, donc Ssi Ahmed Zaheir est averti et doit tout faire pour ne pas décevoir ses fanatiques qui vont être pour l’occasion plus de 20.000 au stade d’honneur. Attention le match devra se dérouler dans un bon esprit sportif. *La crise financière des footballeurs codémistes persiste. On attend toujours les subventions de la Région Fès-Meknès et celle du conseil de la ville. Si l’on excepte M. Mohamed Kendouci aucune autre bonne volonté ne s’est manifestée et c’est dommage, surtout que maintenant les résultats sont satisfaisants, mais les joueurs et les cadres attendent. Le président à lui seul ne peut supporter tous les frais. Nous sollicitons des bonnes volontés de la ville de bouger. *Le Fath de Ouislane a renoué avec le succès en venant à bout du Tihad Abijâad (1-0). Les protégés d’Amer sont encore loin de leur meilleure forme. Ils doivent déployer plus d’effort pour revenir à leur meilleure forme. *A Toulal, rien ne va plus. Ils se sont fait écraser par les espoirs du Rajae (3-0). Les Toulalis restent sur une mauvaise pente qui va certainement les mener en division ligue Fès-Meknès. La population toulalie devra bouger pour ne pas laisser son équipe aller à la dérive. *Une centaine de supporters de l’équipe nationale, vont descendre à Tanger pour supporter les nationaux. Ils ont tous acheté leurs billets pour être présents au stade de Tanger. Bravo Messieurs pour l’amour de votre pays et celui de l’équipe nationale. *C’est dommage pour l’USK qui a été battue à Nador par le Fath (3-1). Les Kacémis ont ouvert le score, mais ont failli vers la fin du match laissant ainsi l’avantage à leur adversaire. En tous les cas, les Kacémis, avec le retour au stade El Allam, peuvent espérer. *Excellent résultat, celui du CAK obtenu au stade municipal de Béni-Mellal sur le RBM (3-1). Ce résultat va permettre aux Zayanis de voir l’avenir avec beaucoup d’optimisme, pourvu que la ville suive. * Le WAF est retourné de son déplacement avec un nul blanc (0-0). Un résultat qui va donner beaucoup d’espoir aux hommes de M. Jamaï, qui continuent à souffrir du manque de moyens et du laisser aller des trustes de la capitale spirituelle. *En basket-ball division excellence le MAS a obtenu une difficile mais combien importante victoire à Tanger devant le MAJD Local qui était leader (81-79). Les protégés de l’excellent Bassim Haouari l’ex international ont fourni un grand match et ont suivi à la lettre les consignes de leur jeune entraineur Bassim. Après cette victoire dans la salle d’El Majd, le MAS peut espérer remporter le titre. Bravo. *Nous avons appris à la dernière minute que l’entraineur de l’IZK, M. Mouloud Modakar s’est séparé à l’amiable de l’équipe de Khémisset suite à l’accord entre les deux parties. On sait que l’ex international marocain a pris en main les khémissis dans des conditions déplorables. Nous lui souhaitons plein de succès dans sa noble mission d’entraineur. A. CHRAIBI *Les basketteuses du CODM étaient au repos le week-end dernier. Cet arrêt était bénéfique pour les filles de Daif Aziz qui souffre du manque de moyens financiers et dont plusieurs joueuses menacent d’arrêter et c’est dommage. *Les basketteurs, eux, attendent le play-off pour chercher une place en division excellence. D’après les rumeurs, leur 1er match va avoir lieu à Kénitra contre le KAC. Dans ce play-off, il y a aussi l’AREH et peut être M’Dieq. Les chances du CODM sont grandes pour revenir chez les grands. *Heureusement qu’il y a toujours des fanatiques de volley-ball à Meknès. Pourquoi cette question, c’est parce que le CODM volleyball allait déclarer forfait pour son dernier match avant le play-off. Le match de samedi était prévu à Figuig, et le président du CODM dont personne ne voulait l’aider, a voulu ne pas déplacer ses éléments, car il n’en pouvait plus avec ses millions de dépenses. Nous l’avons toujours dit et écrit. Meknès ne veut plus de sports, malgré que les sections brillent et font honneur à la cité. *Finalement, grâce à ses bonnes volontés, les protégés d’Ismaïl Moujoud ont pu se déplacer et ont gagné 3 sets à rien, confirmant ainsi leur qualification pour le play-off. Mais à côté de tout ça, est-ce qu’à Meknès, ville impériale, ville au passé glorieux, se voit arriver à un tel stade ? Enplus du football, Basket et volley, la crise persiste et nul ne s’inquiète sur le sort du sport. Est-ce que MM Tâarabet, Abdelkrim Riffai, Aziz Daif, vont-ils continuer à vivre ce drame ? Non Meknès mérite un bien meilleur sort, Messieurs les décideurs… Echos du basket et du volley meknassis Courrier du Nord-Est Repères Omnisports Rendez-vous hebdomadaire des indiscrétions et des dernières nouvelles du sport dans la région de Fès-Meknès *C’est avec un grand honneur que nous avons appris le passage au grade d’arbitre internationale de boxe de Madame Oumaima Semlali, la seule et unique arbitre internationale arabe et africaine. Elle a été formée au club Rachad de Meknès et a été très active et dynamique. Plusieurs fois championne du Maroc. Madame Oumaima Semlali a arbitré, avec brio, plusieurs combats au tournoi international de Marrakech. Bravo à cette jeune femme meknassie pour cette distinction. Boxe : Oumaima Semlali passée arbitre internationale L’équipe du CODM football qui s’attend à une dure explication face à Tiznit. Ph. Laglag


Sport 23 Jeudi 23 Mars 2023 La 12ème session de l’Université de printemps 2023 a été ouverte, mardi à la prison locale de Salé, en présence des membres de l’équipe nationale de football, auteurs d’un parcours historique lors de la dernière Coupe du Monde. Lors de la cérémonie d’ouverture de cette session, organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, des cadeaux ont été remis aux joueurs de l’équipe nationale et des chansons ont été interprétées par les détenus de cet établissement pénitentiaire. De même, des tableaux ont été remis par le Délégué général de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion au sélectionneur national Walid Regragui, alors que des maillots officiels des Lions de l’Atlas et des ballons ont été distribués aux détenus de la prison locale de Salé. Cette journée restera ancrée dans la mémoire des détenus de cet établissement pénitentiaire, en raison de son impact positif sur le parcours de réinsertion et d’intégration des détenus, avec la présence de l’équipe nationale de football dans un geste généreux à caractère humain et social, a souligné un responsable dans une déclaration à la presse. Pour sa part, le sélectionneur national Walid Regragui a mis en avant l’importance du travail social de l’équipe, expliquant qu’il s’agit d’une occasion de donner un esprit positif et de renforcer davantage les liens entre l’équipe nationale du Maroc et ses fans, notamment après son parcours lors de la Coupe du Monde au Qatar. L’ouverture de la 12ème session de l’Université de Printemps a été marquée par la présence de plusieurs personnalités. Les Lions de l’Atlas honorent la 12ème session Université de printemps 2023 13838 L’attaquant vedette de la Suède Zlatan Ibrahimovic a affirmé hier qu’il espérait toujours disputer l’Euro de football en Allemagne l’an prochain, ce qui ferait de lui, à 42 ans, le joueur le plus âgé à participer au tournoi. «Si je me sens bien et que je suis choisi par le sélectionneur, je l’aiderai, lui, l’équipe et le pays, et je ferai de mon mieux», a-t-il dit lors d’une conférence de presse. «À mon âge, on ne peut pas penser +avenir+ mais on pense +présent+, même si je suis le passé, le présent et l’avenir», a lancé le géant suédois (1,95 m) de 41 ans, connu pour ses déclarations à tendance mégalomane. Le buteur deviendra le joueur le plus âgé à disputer un match qualificatif pour le Championnat d’Europe, et battra le record établi par l’Italien Dino Zoff, s’il entre sur le terrain lors des deux prochains matches de sa sélection, vendredi (20h45) contre la Belgique ou lundi (20h45) contre l’Azerbaïdjan. La star suédoise, de retour avec l’AC Milan après une longue absence, est déjà devenue ce week-end le joueur le plus âgé à marquer en Série A. S’il est content de ce record, Ibrahimovic a dit vouloir continuer à «être comparé à tous les autres», pas seulement pour son âge, inhabituellement avancé pour un joueur professionnel au plus haut niveau. «Je ne suis pas là par acte de charité. Je suis là pour faire mon match et apporter des résultats via ma performance. Et j’espère que je pourrai continuer à le faire», a assuré le géant suédois, né le 3 octobre 1981. S’il dispute l’Euro allemand (14 juin-14 juillet) après avoir échoué à se qualifier au Mondial au Qatar fin 2022, le natif de Malmö établira un nouveau record de longévité, actuellement détenu par le portier hongrois Gabor Kiraly, qui a joué l’Euro 2016 après avoir soufflé ses 40 bougies. La Suède, la Belgique et l’Azerbaïdjan s’affrontent dans le groupe F, où figurent également l’Autriche et l’Estonie lors des éliminatoires. Les deux premières places sont qualificatives. Zlatan Ibrahimovic espère disputer l’Euro l’an prochain, à 42 ans Football


L’Agence Marocaine AntiDopage (AMAD) n’a de cesse de mobiliser ses partenaires pour les associer à la sensibilisation à la lutte de concerts contre le fléau néfaste du dopage. En effet, après avoir convié les médias en octobre dernier lors d’un séminaire, le tour est venu pour les fédérations sportives dont 27 ont fait acte de présence lors de la 2ème rencontre organisée mardi 21 mars 2023, à Bouznika, sous la thématique : « Partenariat immuable entre l’AMAD et les fédérations sportives ». La lutte contre le dopage est une affaire de tous Le ton a été donné d’emblée par la présidente de l’AMAD, Dr Fatima Abouali, qui mit en garde contre les méfaits du dopage, le qualifiant de menace pour l’intégrité physique et mental des sportifs, tous niveaux confondus. Des méfaits également sur le plan de l’éthique puisqu’il fausse la performance et nuit aux valeurs du sport. Le chantier ouvert par l’AMAD est justement la lutte contre ce phénomène qui prend de l’ampleur, par l’institution d’un code éthique, partant du principe que cette mission est dévolue à tous, y compris le gouvernement. Notre pays s’en est rendu compte d’ailleurs assez tôt en adoptant une politique sportive intégrée qui s’articule autour des axes suivants : l’institution de l’arsenal juridique, la création et la rénovation des infrastructures de proximité et la promotion de l’éthique et de la bonne gouvernance. Mais on était conscients que ces piliers ne sauraient être efficients sans la prise en compte de facteurs exogènes à savoir la préservation de la santé des pratiquants par leur protection de la tentation du dopage. L’Etat agit, dans ce sens, par le biais de l’Agence Marocaine AntiDopage qui fait de la sensibilisation son credo. Elle œuvre inlassablement pour toucher l’ensemble des partie-prenantes et en restant en veille car le contexte ne se prête pas encore à exécuter les commandements de l’Agence. Celle-ci n’a pas force de police, sinon les fédérations sportives auraient adhéré prématurément et sans retenue au projet de l’éradication du fléau ou du moins son atténuation. Alignement du Maroc sur les standards réglementaires internationaux La lutte contre le dopage a démarré effectivement, de manière sereine à partir de 2015. Les bons scores obtenus de la part de l’instance internationale ont été, et demeureront, des motifs pour aller encore de l’avant. Cette notation n’est pas fortuite, on remplit les conditions nécessaires pour être bien noté, à savoir d’abord l’alignement sur les standards internationaux et la signature de la convention de l’UNESCO, et ensuite l’adoption du Code de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA). Ces éléments ont été publiés au Bulletin Officiel du Royaume du Maroc en 2011. Pour rappel, le Maroc a été le 111ème pays à ratifier la convention de l’UNESCO en avril 2009. Une Loi (97-12) sera alors promulguée au mois d’août 2017, attestant de la volonté franche du gouvernement, ce qui a donné naissance à l’AMAD, le 13 janvier 2021. L’AMAD, acteur principal de lutte antidopage Parmi les objectifs de cette nouvelle entité est de développer des partenariats avec les fédérations sportives, de se mettre en conformité avec les conventions nationales, de respecter les exigences internationales, développer des procédures de travail. L’opération a été concluante si l’on juge par les propos de la Présidente de l’AMAD qui confia que son agence a réussi à contenir des contraintes mais, reconnait-elle, grâce à l’appui des pouvoirs publics, du CNOM et d’autres partenaires. Ce succès se mesure à l’aune du nombre d’actions réalisées ces deux dernières années, notamment en 2022 où elles ont été multipliées par 9 ! Et pour accélérer la cadence, des représentations régionales ont été installées dans trois régions en attendant de les étendre aux autres parties du pays. Cela permettra une meilleure couverture sachant qu’en 2021, le nombre de contrôle s’est élevé à 666 et grimpa à 895 en 2022. Les prévisions tablent sur un nombre de 1000 contrôles en 2023. Pour les besoins de la cause, l’AMAD s’est lancée dans la formation des formateurs qui sont au nombre de 10 actuellement, ce nombre devra augmenter sensiblement au gré du temps. Les fédérations sportives, un partenaire incontournable Pour l’AMAD, les fédérations sportives constituent un maillon essentiel de lutte antidopage. « L’AMAD ne peut pas tout contrôler seule surtout quand les sportifs fuient les contrôles antidopage », s’exclama la présidente de l’Agence. Une sorte de rappel à l’ordre, considérant que les fédérations sont les partenaires indiqués, qu’il convient d’associer pour protéger le sport propre. Les fédérations doivent partager les mêmes valeurs et le même slogan, celui de servir le sport. L’autre contrainte est la méconnaissance des dangers du dopage par les sportifs. L’autre handicap amplificateur du fléau, c’est la vente non contrôlée des produits dopants. La diététique constitue également un facteur pigeant d’où la nécessité absolue d’éviter les mauvaises habitudes comme la consommation des suppléments alimentaires qui peuvent contenir des produits dopants cachés. Ces produits pénalisants se trouvent également dans les boissons énergisantes. Afin d’éviter les désagréments et les sanctions, l’AMAD élabore et renouvelle annuellement les listes des produits dopants. Elle délivre également des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT), une autorisation spéciale qui donne la possibilité de suivre un traitement nécessitant l’utilisation d’une substance ou d’une méthode interdite pour un état pathologique diagnostiqué. Unanimité autour du rôle de la prééminence Bref, il y a eu unanimité autour du fait que la sensibilisation reste le meilleur moyen au lieu de sanction face au phénomène du dopage et que la responsabilité d’initiative incombe aux différents partenaires, d’abord les fédérations sportives. Celle-ci doit disposer d’un médecin du sport, à défaut de cas isolés comme la fédération de ski et des sports de montagne qui a été d’ailleurs félicitée pour cela. Pour l’AMAD, il y a de fortes chances de relever la gageure d’un partenariat durable à même répondre aux attentes des uns et des autres, grâce au développement des synergies qui faciliteront le développement de l’esprit d’appartenance et la confiance dans le sport propre. Un appel solennel a été lancé aux fédérations sportives, leur demandant de sensibiliser par l’écoute, par une meilleure orientation et par le développement de l’esprit d’appartenance. L’opération de sensibilisation ne devra pas être individuelle mais également collective. A cet effet, l’AMAD compte organiser une caravane nationale de sensibilisation qui sillonnera le pays entier, le point de départ étant la ville de Laâyoune. Les fédérations sportives constituent un maillon essentiel de lutte antidopage Agence Marocaine AntiDopage • Développer des partenariats entre l’AMAD et les Fédérations Royales Marocaines ; • Communiquer à l’AMAD les programmes sportifs nationaux et internationaux tout en assurant une mise à jour régulière de ces programmes afin de permettre à l’AMAD d’établir ses programmes d’éducation et de contrôle et les tenir à jour ; • Etablir des programmes d’éducation et de sensibilisation pour mettre le sportif au cœur du programme antidopage et minimaliser le taux de sanctions ; • Accompagner les programmes scolaires pour la sensibilisation des élèves à un âge précoce pour un sport propre ; •Participer à la caravane programmée par l’AMAD qui touchera un grand nombre de sportifs à travers les différentes régions du Royaume ; •Sensibiliser les sportifs aux risques de l’automédication et à leur droit de demander des AUTs lorsque c’est nécessaire ; •Eviter la consommation des compléments alimentaires ; • Inciter les fédérations à participer aux études et recherches scientifiques programmées par l’AMAD. Recommandations Brahim OUBEL port L’Opinion S Université de printemps 2023 Les Lions de l’Atlas honorent la 12ème session P 23 Jeudi 23 Mars 2023 Ph. Nidal


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