Au moment où le Royaume est ciblé par une campagne médiatique dans l’Hexagone, la Justice française a rendu son jugement dans l’affaire Eric Laurent et Catherine Graciet. Les deux journalistes racketteurs ont été condamnés à un an de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende pour chantage à l’égard du Maroc, verdict étonnamment léger qui ne les a pas empêchés de faire appel. Malgré tout, cette sentence plus symbolique qu’autre chose signe la fin du premier acte de l’un des scandales les plus retentissants de ces dernières années, qui a définitivement souillé l’image et l’honneur du journalisme français, au point que la parole de la presse hexagonale a perdu toute crédibilité, selon Gilles Perrault. Chantage, scandale, enquête, procès…Récit d’un marchandage qui a tourné au fiasco de deux journalistes, dont l’acharnement contre le Maroc a ruiné leur carrière. Détails. Maroc-Espagne-Portugal : La Coupe du Monde des vrais «Khawa» Que ce soit au niveau de la forme, du fond ou de la chronologie, l’annonce par le Maroc de sa candidature groupée avec l’Espagne et le Portugal pour l’organisation de la Coupe du Monde 2030 est un événement majeur qui restera gravé à jamais dans l’Histoire du sport national comme une formidable action de so power et de diplomatie sportive. À l’international, cette candidature résonne déjà comme une belle leçon de partenariat intercontinental et intercommunautaire qui transcende les nombreux et dangereux clivages de la conjoncture actuelle. Pour la forme, l’observateur averti aura remarqué que cette candidature a été exprimée par la plus haute autorité du pays en la personne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en marge d’une cérémonie organisée à son honneur par la CAF qui vient de lui attribuer son Trophée d’excellence pour l’année 2022. Ce qui confère à cette candidature toute la solennité qui sied à son importance. Le même observateur aura également retenu que la candidature du Maroc a été présentée non pas par Fouzi Lekjaa, le Président de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), mais par l’actuel ministre du Sport et ancien président de la Commission Spéciale sur le Modèle de Développement (CSMD), Chakib Benmoussa. Le but étant de souligner sa haute institutionnalité étatique qui transcende le simple cadre sportif et footballistique incarné par Fouzi Lekjaa, en dépit de son autre casquette de ministre délégué chargé du Budget. Pour le fond, le fait que cette candidature soit présentée par le Maroc au nom des trois pays candidats honore non seulement notre pays, mais aussi et surtout les deux autres prétendants que sont l’Espagne et le Portugal qui ont démontré par cette délégation toute la confiance, l’estime et le respect qu’ils portent à leur voisin du Sud, ainsi qu’à l’ensemble du continent africain. Par cette profession de bonne foi, nos voisins du Nord signent en outre l’acte de naissance d’un nouvel ensemble régional qui traduit de la plus belle manière le fameux partenariat Nord-Sud, tout en esquissant les contours d’une intégration régionale maroco-ibérique des plus inattendues, mais franchement bienvenue pour le Royaume qui inflige ainsi un cinglant revers aux manœuvres algériennes visant à l’insulariser au sein de la région désunie et plus que jamais disloquée du Maghreb. Pour la chronologie, cette candidature groupée entre deux pays européens, occidentaux et foncièrement chrétiens, et le Royaume africain, amazigh et arabomusulman du Maroc, lequel était jadis longtemps considéré comme un voisin menaçant, voire terrifiant, au moment même où le monde traverse une forte période de turbulences marquée par le retour en force des séparatismes, des souverainismes et des communautarismes ethniques et religieux les plus fanatiques, dont on constate partout les dangereuses dérives racistes et xénophobes, constitue tout un symbole et un bel exemple de fraternité et de vivre-ensemble brandis à la face de ce bas-monde qui va très mal. Histoire d’un scandale qui rabaisse la presse française Affaire Éric Laurent / Catherine Graciet L’Opinion Coupe du Monde 2030 Lire en page 5 l’article de Anass MACHLOUKH Lire en pages 6&7 l’article de S. JAFRI et S. CHAHID Majd EL ATOUABI L’Union sacrée des anciens frères-ennemis P 3 Transport et logistique La formule de Abdeljalil pour gagner en compétitivité P 12 Investissement Trois ans pour améliorer le climat des affaires Interview croisée Quand le BTP se féminise à l’ère des NTIC P 2 P 4 « Ce qui se passe à Ouled Ziane reflète l’échec de gestion de la migration » Interview Khalid Mouna Professeur de sociologie à l’Université Moulay Ismaïl L’ www.lopinion.ma Opinion Partageons l’Information Jeudi 16 Mars 2023 / N°19.891 - Prix : 5 dhs - Directeur de la publication : Majdouline EL ATOUABI Il y a à peine trois mois, ils étaient adversaires sur les pelouses du Qatar, aujourd’hui, ils présentent un dossier conjoint pour abriter la Coupe du Monde 2030. Le Maroc, l’Espagne et le Portugal veulent marquer l’Histoire du football, en organisant un événement grandiose, reliant l’Afrique et l’Europe, le Nord et le Sud de la Méditerranée, le continent africain, le monde arabe et l’espace euro-méditerranéen. Une initiative qui témoigne de l’efficacité du So Power marocain et qui trace les contours d’un partenariat intercontinental et intercommunautaire, dans un contexte mondial marqué non seulement par la crise économique et les tensions géopolitiques, mais également par une montée des idéologies xénophobes et racistes. Décryptage d’une candidature à forte teneur symbolique, dont les enjeux économiques, politiques et socio-culturels sont innombrables. Il y a à peine trois mois, ils étaient adversaires sur les pelouses du Qatar, aujourd’hui, ils présentent un dossier conjoint pour abriter la Coupe du Monde 2030. Le Maroc, l’Espagne et le Portugal veulent marquer l’Histoire du football, en organisant un événement grandiose, reliant l’Afrique et l’Europe, le Nord et le Sud de la Méditerranée, le continent africain, le monde arabe et l’espace euro-méditerranéen. Une ini-
L’Opinion Jeudi 16 Mars 2023 02 ACTU MAROC La formule de Mohammed Abdeljalil pour gagner en compétitivité L a rencontre s’est assignée pour objectif de dresser un état des lieux du secteur du transport au Maroc, qui connaît un essor avéré, d’après le ministre Mohammed Abdeljalil. A ce titre, le Royaume, suivant les Hautes instructions Royales, veut en faire l’un des nouveaux leviers essentiels de compétitivité. Le grow up du secteur au Maroc Depuis 2003, les réformes du secteur du transport et de la logistique ne cessent d’être apportées, sous l’Impulsion de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, à commencer par 2003 avec la libéralisation du transport routier de marchandises, 2004, année de la libéralisation du transport aérien, et 2006, celle du transport maritime de marchandises, sans négliger la réforme portuaire et finalement la signature de l’accord Open Sky avec l’Union Européenne. De 2011 à 2020, plusieurs d’autres réalisations d’envergure se sont concrétisées pour réformer le secteur, telles que la création de l’Agence Marocaine de Développement de la Logistique en 2011 ; en 2015 l’adoption de la loi organique relative aux communes (transport urbain) et la loi organique sur les régions (transport régional). S’en sont suivis, en 2016, un nouveau code de l’aviation; et in fine en 2020 la création de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière. Modernisation en cours de l’infrastructure et de la logistique Il existe également un plan de modernisation de l’infrastructure du Maroc, dans le cadre des grands chantiers initiés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il s’agit du plan Rail 2040 (PRM). C’est un schéma directeur de long terme, portant sur le développement à l’horizon 2040 du réseau ferré national dans ses différentes composantes. Il prend en compte la cartographie des besoins de transport futurs, déclinés en besoins de services ferroviaires puis en banque de projets. S’ajoutent à cela d’autres programmes tels que celui des «schémas directeurs autoroutiers» ; le programme de modernisation des voies express ; le programme des routes rurales ; la stratégie portuaire 2030 et finalement la stratégie de développement de la compétitivité logistique 2030. Les réalisations déjà achevées au titre de ces stratégies Au cours de ces deux dernières décennies, le Maroc a pu élargir ses infrastructures de transport et de logistique pour une valeur financière de 400 milliards de dirhams, ce qui lui permet de disposer finalement d’un réseau routier de 58.000 km, dont 1.800 km d’autoroutes et 1.670 km de voies express. Quant aux chemins de fer, le Royaume détient à présent 2.300 km, dont 200 de grande vitesse. Quels enjeux en perspective ? Le secteur du transport et de logistique fait face à plusieurs enjeux, mais les plus importants sont la digitalisation ainsi que la dépendance énergétique. Pour la première, le ministre a fait savoir que le marché mondial de la logistique intelligente devrait atteindre 46,2 milliards de dollars en 2025 avec un taux de croissance annuelle de 11%, précisant que 65% des entreprises de transport envisagent d’investir dans des technologies de transport au cours des deux prochaines années. Généralement, le digital pourrait permettre aux entreprises des économies de 10 à 20%. Quant à la dépendance énergétique, le ministre a indiqué que le secteur doit faire face à la transition énergétique pour passer des énergies fossiles à celles propres en lien avec les défis climatiques, mais aussi vu que le carburant absorbe à lui seul 47% du prix de revient de chaque voyage. Le Maroc place le secteur du transport et de la logistique au cœur de sa stratégie de modernisation, partant des enjeux qui se posent pour en faire un levier essentiel de compétitivité. De telles problématiques ont été au centre d’un débat organisé, mardi à Casablanca, par l’Association pour le Progrès des Dirigeants (APD). Transport et logistique Mohamed ELKORRI
03Actu Maroc Jeudi 16 Mars 2023 Trois ans pour améliorer le climat des affaires Malgré le contexte actuel marqué par une multitude de défis et grâce aux mesures d’accompagnement prises à l’échelle nationale, le Maroc a fait preuve d’une résilience remarquable en matière d’investissement. C’est ainsi que le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, s’est exprimé sur les résultats réalisés, à ce jour, en la matière lors de la conférence nationale sur l’environnement des affaires. Le Chef de l’Exécutif fait référence aux mesures prises dans le cadre du soutien des trésoreries des entreprises concernées, en particulier les petites et moyennes entreprises. Il s’agit, notamment, du paiement des arriérés de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dus aux entreprises, dont le coût total s’élevait, selon Aziz Akhannouch, à 19,5 milliards de dirhams. Un effort qui a permis, d’après le responsable, d’augmenter de 20% les importations de biens d’équipement à fin 2022 et de 21% les revenus des investissements directs étrangers (IDE) pour atteindre 38 milliards de dirhams. Sur un autre registre, l’accélération des réformes liées au secteur de l’investissement ont permis d’impulser grandement, d’après le responsable, le rythme de création d’emploi dans des secteurs à forte valeur ajoutée. Dans le détail, un total de 188.000 emplois ont été créés en 2022 dans les activités non agricoles. Ainsi, la valeur ajoutée des activités non agricoles a augmenté à 3,6% en 2022, ce qui est supérieur à la moyenne enregistrée au cours de la période 2015- 2021. De nouveaux défis à relever à l’horizon 2026 En dépit des progrès notables réalisés par le Royaume en matière d’investissement, des efforts importants restent à mener dans les années à venir pour répondre aux attentes des acteurs économiques. C’est dans ce sens qu’intervient la nouvelle feuille de route stratégique visant à améliorer l’environnement des affaires à l’horizon 2026, élaborée par le gouvernement. Approuvée par le Comité National de l’Environnement des Affaires (CNEA), elle repose, d’après le Chef du gouvernement, sur quatre piliers qui comprennent 13 projets structurants en mesure de changer la donne sur plusieurs niveaux. Il s’agit d’abord de l’amélioration des conditions structurelles du climat des affaires à travers la digitalisation du processus et le renforcement du cadre relatif au droit des affaires. A cela s’ajoute la création des conditions favorables au développement des entreprises industrielles à travers la mobilisation des financements et le renforcement de l’accès au foncier. Quant au troisième pilier, il vise, d’après le Chef de l’Exécutif, à diffuser une forte culture entrepreneuriale basée sur une approche innovante en matière d’investissement, tout en veillant au respect des règles d’éthique et d’intégrité et renforcer la lutte contre la corruption comme pilier horizontal de ladite feuille de route. Afin de booster le climat des affaires, le chef du Gouvernement, Aziz Akhannouch, a lancé, mercredi, une nouvelle feuille de route, dont voici les principaux axes. Investissement Mina ELKHODARI Trois extrémistes de Daech arrêtés La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a publié les premiers résultats de l’enquête ouverte sur au meurtre d’un policier pendant l’exercice de sa fonction au quartier Errahma à Casablanca. Un meurtre qui a défrayé la chronique vu l’horreur de l’assassinant de la victime qui a été tuée et brûlée. Trois suspects ont été identifiés. Il s’agit de trois individus extrémistes ayant prêté allégeance à Daech. Ils ont été arrêtés, ce mercredi, suite à une opération menée par les services de la police judiciaire de Casablanca, en étroite coordination avec les éléments de la Brigade nationale de police judiciaire et de la Direction générale de la surveillance du territoire. Ce matin, deux opérations ont été menées simultanément et ont abouti à l’arrestation des deux principaux suspects, dont le premier à Casablanca et le deuxième dans la région de Sidi Hrazem près de Fès. Quant au troisième suspect, il a été appréhendé dans la capitale économique peu de temps après l’arrestation de ses complices. Les résultats de l’enquête préliminaire ont montré que les personnes arrêtées ont prêté allégeance l’émir autoproclamé de Daech. Ils ont décidé, selon la même source, de s’en prendre physiquement à un agent de police pour s’emparer de son arme de service dans le but de braquer une agence bancaire. Ils étaient en cours de planification d’un acte terroriste. Pour rappel, la brutalité du meurtre a choqué l’opinion marocaine. Le corps de la victime a été retrouvé calciné et jeté au fonds d’un puits. Meurtre du policier à Casablanca
L’Opinion Jeudi 16 Mars 2023 04 ACTU MAROC « Ce qui se passe à Ouled Ziane reflète l’échec de gestion des migrants » - Ces derniers jours ont connu des tensions entre les migrants subsahariens installés à la Gare Ouled Ziane et les autorités locales. Quelle est votre lecture de cet incident ? - Ce qui s’est passé à Casablanca n’est pas nouveau. On a connu des événements pareils à Casablanca et dans d’autres villes où il y a parfois une forte concentration de migrants dans des quartiers et une confrontation avec la population locale. La caractéristique commune de cette population est que ses membres vivent souvent regroupés. Une caractéristique qui, évidemment, n’est pas généralisée à toute forme d’immigration subsaharienne au Maroc. Le problème le plus important que je soulève se situe au niveau de la gestion de la question migratoire par l’acteur local politique concerné par la gestion de la ville. Il ne la prend pas en charge car il ne sait pas comment agir, et ce, pour deux raisons. Premièrement, la question de la migration n’a jamais été un réel débat politique au Maroc. Deuxièmement, dans l’imaginaire de l’acteur politique qui gère la ville, le dossier de l’immigration est lié essentiellement à la haute autorité du pays. Donc, on n’y intervient pas. On a mené des études en 2016 et des débats sur la violence à Tanger avec des migrants subsahariens. Constat : les différentes communes ne savaient rien sur cette question et leurs points de vue étaient remplis de préjugés. Pour moi, ce qui s’est passé avec une partie des migrants en situation de précarité n’est que le reflet d’un échec de gestion globale au sein d’une ville aussi importante économiquement que Casablanca. - Ce drame intervient au moment où plusieurs pays de la région nord-africaine mènent des campagnes anti-migrants. Y a-t-il une corrélation entre ces deux événements ? - Je pense que ce qui se passe en Algérie et le discours du président tunisien par rapport à la migration subsaharienne sont liés au fait qu’on a importé dans les pays du Maghreb un débat franco-français, développé essentiellement par une branche de l’extrême-droite véhiculée à travers la campagne présidentielle d’Eric Zemmour en France autour du remplacement de la population française par une population musulmane d’origine maghrébine essentiellement. Il faut dire qu’il n’y a pas de frontières pour les idées idiotes. Celles-ci circulent beaucoup trop vite et ne sont pas contrôlées. Mais c’est un symptôme des sociétés qui vivent de véritables crises économiques et politiques auxquelles elles n’ont pas de réponse. Il fallait donc trouver un bouc-émissaire. En Europe, l’immigration est un point extrêmement important pour changer les figures politiques. On l’a vu récemment en Italie, et même dans des pays qui ne sont pas concernés par cette question, appelée de manière fausse « flux migratoire» venu du Sud, comme les pays scandinaves qui eux-mêmes ont versé dans un discours raciste et racialiste envers l’immigration venant de l’Asie ou de l’Afrique. L’immigration est devenue un moyen de divertir le public et de le détourner des réels problèmes au sein de ces pays. Heureusement au Maroc, le gouvernement n’a pas versé dans le discours malsain populiste et raciste, pour rappeler que le pays est culturellement et géographiquement africain et que les compatriotes du continent sont les bienvenus chez nous. Cependant, des associations sérieuses de protection des droits des migrants et des associations des droits de l’Homme dénoncent des déplacements collectifs de migrants des zones frontalières vers des villes éloignées du Maroc. - Où réside le problème ? Estce au niveau du cadre juridique national, ou au niveau du partenariat avec des pays de l’Europe, qui ferment de plus en plus leurs frontières aux migrants ? - Quand on parle de la migration dans la zone nord-africaine, il faut prendre en compte différents points de mesure. Le Maroc ne représente pas forcément le même cas que l’Algérie ou la Tunisie. C’est clair que ces deux pays sont des points de passage. Or, le Maroc s’est constitué réellement comme un point de transit, de résidence et de passage. Le cadre juridique est le même dans les trois pays. Ce sont des lois faites de la même manière sous pression de l’Europe. On a adopté à l’époque des lois extrêmement répressives venues de la France concernant la rentrée et la sortie du territoire maghrébin. C’est dans ce contexte qu’on a régularisé en 2014 des migrants subsahariens et des étrangers d’une centaine de nationalités. Cette régularisation essentiellement de subsahariens ne change pas le cadre de référence de la loi 02.03 relative à l’entrée et au séjour des étrangers au Royaume du Maroc, à l’émigration et l’immigration irrégulières qui reste à mon sens répressive. C’est la raison pour laquelle on a appelé à une campagne exceptionnelle. C’est une suspension de droit pour accorder le droit à des immigrants dans un moment donné. Beaucoup de ces migrants qui ont été régularisés par la suite se sont retrouvés dans une situation de précarité. Je parle de la situation du Maroc qui est une exception dans le cadre africain puisqu’on n’a pas de politiques à ce niveau. Malheureusement, ça n’a pas continué. Pire, ça n’a pas été accompagné d’un énorme travail sur l’insertion professionnelle, sociale et parfois culturelle de ces migrants. Ce qui fait que beaucoup se retrouvent en situation de précarité. Le cadre juridique doit être changé. Il y a une proposition de loi d’immigration et d’asile qui date de 2009 mais qui reste toujours dans les tiroirs du parlement et qui n’a pas encore été votée. - A combien estime-t-on le coût de la gestion de la migration au Maroc ? - Le coût de la gestion migratoire au Maroc est assez élevé. Selon une déclaration officieIle, on dépense à peu près un demi-milliard d’euros pour lutter contre l’immigration clandestine. Depuis 2017 à nos jours, on est à plus de 360.000 tentatives de traversée. Le Maroc utilise essentiellement ses moyens. L’aide européenne ne dépasse pas les 40 millions d’euros par an. Autrement dit, le Maroc met beaucoup plus de moyens par rapport à l’Europe pour lutter contre la migration clandestine. La question migratoire est un dossier extrêmement important. Aujourd’hui, il y a une sorte de chantage qui se fait à l’Union Européenne par certains pays européens pour demander chaque année encore plus d’aide pour la lutte contre la migration clandestine. Elle est devenue pour ceuxci une véritable ressource économique pour justifier la qualité de la gestion qu’ils font pour leurs frontières. - Concernant la protection des droits de ces migrants, une partie est prise en charge par l’Etat et une autre assurée par la société civile. Les efforts sontils fructueux ? Où se trouve le couac en matière de travail conjugué de ces deux parties ? - Dans le contexte marocain, heureusement on a une société civile qui défend les droits des migrants et qui les accompagne sur un certain nombre de droits. C’est une spécificité du Maroc par rapport à d’autres pays voisins où cette lutte pour les droits des migrants est quasiment inexistante de la part de la société civile. Les acteurs étatiques n’aiment pas qu’on vient leur montrer leur mauvaise gestion de la crise migratoire. Parmi ses conséquences, ce qu’on voit à Casablanca. Par rapport à l’intervention des forces de l’ordre, je pense que quand il faut établir l’ordre public, il faut le faire. Je ne suis pas là pour dire qu’elle est justifiée ou pas. Je dis que si on est réellement conscient de cette problématique en termes d’insertion, de gestion sur le plan économique et juridique, on n’aurait jamais besoin de faire appel aux forces de l’ordre, ni de donner une mauvaise image médiatique sur le Maroc par rapport à cette gestion migratoire. Les affrontements entre des migrants et les forces de l’ordre à côté de la gare routière Ouled Ziane sont venus rappeler la situation de précarité dans laquelle végète cette catégorie. Ces migrants sont-ils les seuls responsables de cette situation ? Interview avec Khalid Mouna, Professeur de sociologie à l’Université Moulay Ismaïl Recueillis par Safaa KSAANI “ Le Maroc met beaucoup plus de moyens que l’Europe dans la lutte contre la migration clandestine.
05Actu Maroc Jeudi 16 Mars 2023 Histoire d’un scandale qui rabaisse la presse française C’est une histoire assez invraisemblable qui vient de s’achever, où deux journalistes margoulins ont cédé à la tentation de l’argent, foulant ainsi au pied leur intégrité et celle de la presse de l’Hexagone tout entière. Après des années de procès, la Justice française a rendu son verdict en condamnant Éric Laurent et Catherine Graciet à un an de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende pour chantage à l’endroit du Maroc et de son Souverain. Le jugement est tombé mardi 14 mars, en vertu duquel les deux journalistes ont été reconnus coupables de chantage, ce qu’ils ont inlassablement nié depuis l’éclatement de ce scandale qui a défrayé la chronique. L’affaire remonte à 2015 où Éric Laurent a contacté le Palais Royal pour faire savoir qu’il préparait un livre qu’il jugeait « explosif » pour le Royaume. Laurent, qui connaît assez bien le Maroc parce que c’est lui-même qui avait recueilli les mémoires de feu Hassan II, dans son fameux livre « Mémoire d’un Roi », a prétendu que son livre est « dévastateur », dont « le contenu serait tel que le pays risquait d’imploser ». C’est dans ces termes qu’il l’a décrit à l’émission de « C à vous », le 7 septembre, au lendemain de l’éclatement de l’affaire. Un marchandage indéfendable ! Le 11 août 2015, un premier rendez-vous a eu lieu avec l’émissaire du Royaume, Hicham Naciri, au luxueux hôtel « Rafael » à Paris. A l’issue des échanges, les deux acolytes ont signé de leur propre main un accord explicite dans lequel ils attestent abandonner la publication de leur livre jugé dévastateur en contrepartie de deux millions d’euros. « Par ce texte, nous déclarons que nous n’écrirons plus rien sur le Royaume du Maroc et ne nous exprimerons plus jamais publiquement sur ce pays en contrepartie du versement de la somme de deux millions d’euros », ont-ils juré, tout en attestant avoir reçu, le jour de la signature de l’accord, une avance de 80.000 euros à raison de 40.000 chacun. Après ce premier rendez-vous, le Maroc avait porté plainte pour chantage à Paris, et la police française a rapidement ouvert une enquête. Les deux rencontres qui s’en sont suivies ont été tenues sous surveillance policière les 21 et 27 août.Finalement, les deux journalistes avaient été interpellés avec deux enveloppes contenant chacune 40.000 euros en liquide. Bien que toutes les preuves les accablaient, ils ont nié au début avoir exercé un quelconque chantage et d’avoir voulu monnayer leur enquête. Les deux journalistes ont prétendu qu’ils ont contacté le Cabinet Royal pour lui faire part des informations qu’ils ont recueillies dans le cadre d’une supposée enquête sur l’intimité de l’institution royale. Ils prétendaient vouloir donner la parole au Maroc et croiser les deux versions. Ce qui n’était absolument pas le cas puisque le démarche fut sournoise dès le départ. La plaidoirie des deux complices est tombée à l’eau du moment qu’ils ont reconnu avoir besoin de l’argent. Catherine Graciet a reconnu elle-même dans un documentaire de France Télévision, intitulé « Roi du Maroc, le règne secret », « être allé au rendezvous avec l’émissaire marocain pour prendre la mesure de la proposition financière ». « J’ai eu droit à 20 minutes où j’ai flanché de façon humaine parce que je me suis vue avec beaucoup plus d’argent que ce que je pourrais gagner en beaucoup de temps », a -t-elle lâché, tout en qualifiant son inconduite de « minable ». « C’est minable, j’ai commis une faute déontologique », a-t-elle avoué, précisant : « A un moment donné, j’ai voulu de l’argent et je l’assume pleinement ». Même le journaliste qui l’interviewait a dû l’interrompre pour l’interroger sur la malhonnêteté de sa démarche. Il lui a demandé si à ce moment-là « elle n’avait pas pensé qu’elle rayait d’un trait de plume dix ans de carrière ». Un besoin d’argent qui tourne au chantage ! Pour sa part, Éric Laurent s’est obstiné à faire croire qu’il s’agissait « d’un deal, pas d’un chantage », c’est ainsi qu’il a plaidé son innocence dans le tribunal médiatique. Il a sillonné les plateaux au lendemain de sa mise en examen pour apporter sa version des faits sans convaincre ses confrères qui ont eu l’air écœuré en l’interrogeant. Il a reconnu avoir eu soif d’argent pour des raisons personnelles. Au micro de RMC, il a dit littéralement, le 1er septembre 2015, qu’il a accepté l’argent parce qu’il en avait besoin à cause de son épouse atteinte d’un cancer généralisé. « Je le dis clairement, cet argent m’aurait aidé », a-t-il confié à Jean Jacques Bourdin, ajoutant sans plisser les yeux : « C’est une transaction privée, c’est mon travail, j’ai le droit d’en faire ce que je veux ». Quelques jours plus tard, il s’est rendu sur le plateau de « C à vous », pour se défendre sans savoir qu’il se trahira davantage. « Vous avez accepté de l’argent ? », lui demanda Pierre Lescure, ce à quoi il répondit gauchement : « Non ! j’ai accepté une transaction ». De quoi agacer les journalistes au plateau qui étaient sidérés de le voir nier toute faute déontologique sous prétexte que c’est un travail personnel dont il peut faire ce qu’il veut. « C’est une preuve de bonne de foi de la part du Maroc de saisir la Justice française », lui rétorqua vertement Patrick Cohen. En effet, les enregistrements des échanges entre les journalistes et l’émissaire marocain ont été ébruités et publiés dans le Journal du Dimanche (JDD). Le contenu des retranscriptions leur a donné totalement tort et ne laissa aucun doute sur leur culpabilité. Des recours infructueux Le contenu de ces enregistrements a fait l’objet d’une forte contestation de la part de la défense. Mais la Cour de Cassation a tranché en rejetant les recours des deux journalistes en 2017. Durant le procès, les accusés avaient nié en bloc les accusations de chantage même si toutes les preuves les accablaient. «Où est le chantage, M. le président ?», s’est défendu à la barre Éric Laurent, qui a contesté, comme sa coprévenue, «la moindre infraction pénale». En fait, comment se fait-il que des journalistes préviennent quelqu’un qu’ils préparent des livres dévastateurs sans vouloir tirer profit de leur enquête. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait quand ils ont un premier livre à charge contre le Royaume en 2012 sans donner la parole à l’intéressé. Quoi qu’ils aient dit, ils n’ont pas convaincu la Justice qui a conclu à leur culpabilité. Selon le jugement, «le prix du silence, c’est-à-dire correspondant à la non-parution du livre, non seulement vient des deux journalistes, mais le montant fixé aussi».»démarche commune» et ils ont exercé une «pression» sur l’émissaire en parlant entre autres d’un livre qui serait «dévastateur» pour le Royaume. Ainsi s’achève une des péripéties judiciaires les plus retentissantes de ces dernières années. Le Royaume s’en sort gagnant d’une affaire qui a fortement écorché l’honneur de la presse hexagonale. La Justice française a condamné à un an de prison Éric Laurent et Catherine Graciet, coupables de chantage à l’endroit du Maroc. Le Royaume sort finalement gagnant d’une affaire qui a terni l’image du journalisme français. Affaire Éric Laurent / Catherine Graciet Repères Qui sont Éric Laurent et Catherine Graciet ? Un moment sensible Spécialisé dans les affaires internationales, Éric Laurent est un ancien reporter de Radio France et du Figaro Magazine et auteur de nombreux ouvrages dans son domaine de spécialité. Il est connu pour avoir publié « Les mémoires d’un Roi » en 1993. Quelques années plus tard, il a commencé à s’intéresser à nouveau au Maroc en publiant avec Catherine Graciet un nouveau livre à charge contre le Royaume, dont la crédibilité n’a pas été reconnue par leurs pairs. « La Guerre des Bush » est l’un de ses ouvrages les plus connus. Publié en 2003, ce livre, vendu à 160.000 exemplaires, creuse les dessous de la guerre de l’Irak. De son côté, Catherine Graciet est auteure de livres sur le Maghreb et la Libye. Leurs carrières ont été ruinées après le scandale du chantage. Le verdict de la Justice française tombe au moment où le Maroc fait l’objet d’une campagne médiatique française sournoise. Le Royaume est pris pour cible par des médias qui enchaînent les accusations infondées. Affaire Pegasus, Qatargate… Autant d’affaires exploitées pour avancer des thèses calomnieuses à des fins politiques. En pleine campagne du « Maroc Bashing » en France, le verdict de la Justice tombe comme une piqûre de rappel pour l’ensemble de la presse française. Pour sa part, le Maroc s’en sort gagnant en défendant son honneur par la loi. Le Maroc et la France, rappelons-le, traversent une période difficile vu la tension diplomatique qui persiste entre les deux Anass MACHLOUKH capitales. Cette affaire a été fort préjudiciable à l’image du journalisme français, au grand regret de Gilles Perrault, l’auteur de « Notre ami le Roi », qui a reconnu que le marchandage auquel se sont livrés Laurent et Graciet a décrédibilisé la presse française. « De toute façon, chantage ou pas chantage, qui a pris l’initiative, la Justice le dira. Mais, c’est secondaire, ce qui compte c’est qu’ils ont accepté de se laisser acheter, c’est fini, le mal est fait », a-t-il asséné, reconnaissant que « c’est misérable ». Devant la caméra de France Télévision, Perrault n’a pas caché son amertume quand il a dit :« La parole du journalisme français est dévaluée, nous perdons toute crédibilité, pour un temps ». L’amertume de Gilles Perrault !
D epuis plus d’une semaine, les médias de tous bords spéculaient sur l’éventualité d’une candidature conjointe du Maroc, avec l’Espagne et le Portugal, pour abriter la Coupe du Monde 2030. Mardi après-midi, SM le Roi Mohammed VI a mis fin aux spéculations dans un message, prononcé par le ministre des Sports, Chakib Benmoussa, à l’occasion de la remise du Prix de l’Excellence de la Confédération Africaine de Football (CAF) pour l’année 2022, décerné au Souverain à Kigali, au Rwanda. Rabat, Madrid et Lisbonne, anciens frères-ennemis, s’allient officiellement pour organiser cet événement, convoité par les pays du monde entier. Une première candidature du genre, réunissant un Etat africain et deux Etats européens et qui permet de relier l’Afrique et l’Europe, le Nord et le Sud de la Méditerranée, le continent africain et le monde arabe et l’espace euro-méditerranéen. Dans Son discours, le Souverain a affirmé également que cette initiative, qui illustre la conjugaison des efforts et les potentialités des deux continents, «dispose de tous les atouts pour aboutir», notant qu’elle sera la démonstration d’une alliance de génie, de créativité, d’expérience et de moyens. Enjeux géopolitiques majeurs Ceci dit, la candidature, dont l’annonce a été déléguée au Maroc - ultime signe de confiance de ses voisins du Nord -, intervient dans un contexte mondial marqué non seulement par la crise économique et les tensions géopolitiques, mais également par une montée des idéologies xénophobes et racistes, surtout en Occident. «Cet acte conjoint vient donc rappeler les valeurs de cohésion inter-Etats, mais aussi interculturelles entre l’Occident et l’Afrique, alors que le communautarisme extrémiste gagne du terrain dans le monde entier», nous indique mohamed Tajeddine Houssaini, professeur des relations internationales à l’Université Mohammed V de Rabat, notant que cette initiative permettra également de consolider les relations entre les trois pays sur tous les fronts. «Jusqu’à aujourd’hui, les relations entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal, qui contrôlent les deux rives de la Méditerranée, portaient sur plusieurs volets stratégiques, de la coopération militaire, au commerce, en passant par le tourisme, l’Education et la R&D. Mais en ajoutant le sport et particulièrement le football, qui réunit les peuples, le partenariat entre ces pays franchira un nouveau cap», explique notre interlocuteur. Sur le plan politique, Mohamed Badine El Yattioui, professeur de géopolitique à l’Université américaine des Émirats Arabes Unis à Dubaï, estime que cette candidature tripartite balaye d’un revers de main les spéculations sur l’effondrement du partenariat maroco-espagnol au cas où le gouvernement de Perdo Sanchez ne serait pas réélu. «On a une forme de garantie et de partenariat à long-terme entre les deux pays», affirme-t-il. Dans ce Jeudi 16 Mars 2023 6 06 FAIT DU JOUR Coupe du Monde 2030 L’info...Graphie L’Union sacrée des anciens fr La nouvelle a été annoncée, mardi, en grande pompe : le Maroc, l’Espagne et le Portugal présentent une candidatur abriter la Coupe du Monde 2030. Une initiative, première du genre, dont les dividendes sont innombr Est le nombre de candidatures déposées par le Maroc pour abriter la Coupe du Monde. Les 3 plus grands stades du trio Maroc, Espagne et Portugal Camp Nou 99.354 Barcelone Stade Ibn Batouta 65.000 Tanger Estádio da Luz 65.647 Lisbonne Santiago Bernabéu 81.044 Madrid Stade Moulay Abdellah 52.000 Rabat Estádio do Dragão 50.399 Porto Wanda Metropolitano 68.456 Madrid Stade Mohammed V 45.891 Casablanca Estádio José Alvalade XXI 50.076 Lisbonne La Roja Lions d’Atlas Selecção
même sillage, Tajeddine Houssaini alerte, néanmoins, contre les réactions haineuses de certains pays, dont l’Algérie «qui essayera sans doute d’utiliser l’alliance maroco-européenne pour mettre en doute l’engagement du Maroc envers l’Afrique». Sauf que l’Africanité du Royaume se traduit, selon Tajeddine Houssaini, par les multiples accords signés avec les pays du continent. En effet, depuis 2000, Rabat en a conclu, dans différents domaines de coopération, plus de 1.000, apportant ainsi son expertise et partageant son savoir-faire avec ses pairs africains, conformément aux ambitions du nouveau modèle de coopération Sud-Sud. Des projets qui prennent des formats réels en se concrétisant de manière effective dans les délais prévus. Houssaini souligne également que «le voisinage du Maroc connaît pertinemment le paysage politique du Royaume et ses défis. Rabat aspirait à une Coupe du Monde maghrébine, mais l’agressivité algérienne empêche la concrétisation d’une telle option». D’autant que, selon notre politologue, le Maroc représente à travers cette candidature «tout le Continent, comme en témoignent les messages inclusifs que contient le discours Royal». Coup de boost à l’emploi et aux infrastructures Dans un tout autre registre, cet acte conjoint s’annonce prometteur sur le plan économique, surtout en termes de création d’emploi. Si les trois pays disposent d’un partenariat de mobilité professionnelle exemplaire, nos experts estiment que l’organisation d’une Coupe du Monde implique l’ouverture de moult chantiers titanesques qui seront ponctués par l’échange des compétences, ouvrant ainsi des opportunités de travail de part et d’autre. Qui dit mégas-projets, dit de grandes enveloppes budgétaires. Et sur ce point, Tajeddine Houssaini, professeur des relations internationales à l’Université Mohammed V de Rabat, est catégorique : «Il faut s’attendre à une ruée d’investisseurs». Le Maroc dispose d’un terrain fertile à l’investissement, surtout avec la nouvelle Charte qui commence, d’ores et déjà, à booster son attractivité, sans oublier sa récente sortie de la fameuse liste grise du GAFI. Il ne faut pas s’étonner de voir également certains projets passer à la vitesse supérieure, notamment celui du tunnel ferroviaire sous-marin reliant le Maroc et l’Espagne. Sur une longueur de 42 kilomètres dont 27,8 sous l’eau, le pipe devrait, pour rappel, voir le jour en 2030, selon le calendrier initial annoncé par les deux parties. Côté tourisme, les perspectives sont également de taille. Déjà, après l’exploit de l’équipe nationale au Qatar, l’image du Maroc a rayonné à l’international, suscitant la curiosité des touristes de tous les continents, qui manifestent leur intérêt de visiter le pays des Lions de l’Atlas. Aujourd’hui, avec cette candidature tripartite annoncée en pompe, les choses prêtent encore plus à l’optimisme. «Tous les pays qui ont organisé une Coupe du Monde auparavant ont vu leur tourisme exploser, non seulement pendant la période de la compétition, mais même avant et après», souligne Houssaini, tout en donnant l’exemple du Qatar qui, tout au long de 2022, a observé le nombre de visiteurs augmenter régulièrement d’un mois à l’autre. Soft Power marocain : précision et efficacité «Le Soft Power marocain à l’international a toujours été lié à cette volonté de leadership africain», souligne Mohamed Badine El Yattioui, ajoutant que cette stratégie d’influence a reposé, entre autres, sur la diplomatie du sport, en particulier le football. Aujourd’hui, le Royaume cueille les fruits d’un travail de longue haleine. Ça a commencé avec la domiciliation de grands événements sportifs, tels que la Coupe du Monde des Clubs, qui s’est tenue après la prouesse des Lions au Qatar, et aujourd’hui, ça se poursuit avec cette candidature très favorite. Les prouesses du Soft power et de la diplomatie sportive du Maroc doivent être salués à leur juste valeur puisqu’ils inaugurent une nouvelle ère pour le Royaume, qui aspire à devenir un modèle continental et régional sur plusieurs fronts. S. JAFRI & S. CHAHID Dr Mohamed Badine El Yattioui, professeur de géopolitique à l’Université américaine des Émirats Arabes Unis à Dubaï, a répondu à nos questions concernant les aspects géopolitiques de la candidature commune Maroc-Espagne-Portugal. - Pensez-vous que le rapprochement Maroc-Espagne a permis cette candidature ? - Le rapprochement Maroc-Espagne de ces derniers mois a certainement favorisé cette candidature. Les relations avec le Portugal ont toujours été bonnes. On savait que Portugais et Espagnols souhaitaient une candidature ibérique, mais avoir un troisième pays est un plus, compte tenu des exigences de la FIFA. Cette candidature pour la Coupe du Monde est aussi une manière de consolider pour les prochaines années ce partenariat stratégique. Et d’ailleurs, cela permet aussi de sortir des rumeurs disant qu’une fois que Perdo Sanchez ne sera plus au gouvernement, le partenariat avec le Maroc sera remis en cause. On a une forme de garantie et de partenariat à long-terme entre les deux pays. - Quel est le message derrière le fait d’avoir donné à SM le Roi le privilège d’annoncer cette candidature commune ? - C’est une preuve de respect et d’estime envers le leader d’un pays qui devient de plus en plus important du point de vue régional. Et aussi de montrer que le partenariat euro-méditerranéen, euro-africain et euro-arabe peut se concrétiser, et que l’un des acteurs clés de ce changement du côté africain et arabe ne peut être que Sa Majesté le Roi. - Que va apporter l’organisation de la Coupe du Monde au niveau du leadership africain et du Soft Power à l’international ? - Le So Power marocain à l’international a toujours été lié à cette volonté de leadership africain. Et cette stratégie d’influence a reposé, entre autres, sur la diplomatie du sport, en particulier le football. Des efforts considérables, d’un point de vue budgétaire, organisationnel et de la gouvernance, ont été faits. Fouzi Lekjaa qui a reçu une feuille de route de la part de Sa Majesté a très bien rempli sa mission avec les performances réalisées dans diverses compétitions. Au-delà des résultats, il y a aussi cette volonté de démontrer que le Maroc a des infrastructures et des capacités d’accueil qui répondent aux standards internationaux. Jeudi 16 Mars 2023 L’Algérie essayera sans doute d’utiliser l’alliance maroco-européenne pour mettre en doute l’engagement du Royaume envers l’Afrique» 07Fait du jour Infrastructures ée des anciens frères-ennemis ortugal présentent une candidature conjointe pour dont les dividendes sont innombrables. Décryptage. “Cette candidature permet de consolider le partenariat stratégique Maroc-Espagne” Mohamed Tajeddine Houssaini 3 questions au Dr Mohamed Badine ElYattioui Enfin une liaison fixe Maroc-Espagne ? Cette candidature commune à la Coupe du Monde permettra-t-elle enfin de réaliser la liaison intercontinentale Afrique-Europe via le détroit de Gibraltar ? Cette option paraît pertinente car elle facilitera le déplacement de millions de supporters entre les deux pays. Entre pont et tunnel, l’option du tunnel ferroviaire sous-marin, sur le modèle du tunnel sous la Manche, serait la plus appropriée. Du côté espagnol, le dossier avance. La Société espagnole d’études pour les communications fixes à travers le détroit de Gibraltar (SEGECSA) a reçu en octobre 2022 une dotation gouvernementale de 750.000 euros permettant de mettre à jour l’avant-projet réalisé il y a trois décennies, en intégrant les avancées techniques accumulées ces dernières années. La dernière version de cet avant-projet envisage un itinéraire de 42 kilomètres entre les terminaux Nord et Sud pour unir les deux continents en un peu plus d’une demi-heure. Le transport de passagers et de marchandises se fera au moyen de trains-navettes pour voitures, autobus et camions. La prévision était d’environ 9,6 millions passagers à l’horizon 2030 et le transit de 7,4 millions de tonnes de marchandises. Si les contours du projet, du point de vue financier et technique, n’ont toujours pas été fixés, la volonté politique est bien présente. Cette volonté a été réaffirmée lors de la dernière Réunion de Haut Niveau entre les deux gouvernements. «Nous allons accélérer les études du projet de liaison fixe du détroit de Gibraltar qui a été lancé par les deux pays il y a quarante ans. Un projet stratégique pour l’Espagne et le Maroc, mais aussi pour l’Europe et l’Afrique», avait déclaré la ministre espagnole des Transports, de la Mobilité et de l’Agenda urbain Raquel Sánchez, lors de ce Sommet Maroc-Espagne.
Plus de 200 morts au Malawi et au Mozambique Bachar el-Assad à Moscou Bachar el-Assad est arrivé mardi soir à Moscou « pour une visite officielle au cours de laquelle il s’entretiendra avec le président russe Vladimir Poutine », selon un communiqué de la présidence syrienne. Bachar el-Assad, « accompagné par une importante délégation ministérielle », a été reçu par Mikhaïl Bogdanov, représentant spécial du président Poutine et vice-ministre des Affaires étrangères, a ajouté la présidence. Vladimir Poutine devait rencontrer mercredi 15 mars Bachar el-Assad à Moscou, selon un communiqué du Kremlin. Les chefs d’État russe et syrien devaient évoquer « les questions d’actualité concernant le développement de la coopération russo-syrienne dans les sphères politique, économique, commerciale et humanitaire, ainsi que les perspectives du règlement coordonné de la situation en Syrie et autour du pays », indique le communiqué. La dernière visite publique du président syrien à Moscou remonte à septembre 2021, lors de laquelle il s’était entretenu avec Poutine. Le journal progouvernemental Al-Watan, qui cite le journal russe Vedomosti, a indiqué mardi que les deux présidents devraient discuter notamment de « la normalisation entre Damas et Ankara », dans laquelle la Russie joue le rôle de médiateur. Le journal, citant la même source, estime que « les développements actuels concernant les relations syro-arabes » devraient également être abordés. «Nous partons du principe que les Etats-Unis s’abstiendront de spéculations ultérieures dans l’espace médiatique et cesseront leurs vols près des frontières russes», a déclaré sur le réseau Telegram l’ambassadeur russe aux Etats-Unis, Anatoli Antonov. «Nous considérons toute action avec recours à des armements américains comme ouvertement hostile», a-t-il souligné, assurant que «la Russie ne cherche pas de confrontation et reste pour une coopération pragmatique dans l’intérêt des peuples de nos pays». «Notre drone MQ-9 effectuait des opérations de routine dans l’espace aérien international quand il a été intercepté et percuté par un avion russe, entraînant le crash et la perte du MQ-9», avait déclaré mardi le général James Hecker, commandant des forces aériennes américaines en Europe, confirmant des informations révélées plus tôt par l’AFP sur un incident impliquant un drone Reaper en mer Noire. Il avait précisé qu’avant la collision de l’un des chasseurs russes Su-27 avec le drone endommageant l’hélice, ils avaient largué du carburant et survolé l’appareil à plusieurs reprises. L’armée russe a démenti avoir provoqué la chute de l’appareil, tout en reconnaissant que deux de ses chasseurs l’avaient intercepté mardi. «Un acte dangereux et non-professionnel» C’est la première fois depuis le début du conflit en Ukraine le 24 février 2022 qu’un pays de l’Otan, soutien de l’Ukraine, reconnaît perdre un équipement opéré par lui-même dans cette région hautement inflammable. «Il s’agit d’un acte dangereux et non-professionnel des Russes», avait souligné le haut gradé américain. «Les drones des Etats-Unis et des alliés continueront à opérer dans l’espace aérien international», avait-il ajouté en appelant les Russes à «se comporter de manière professionnelle». «Les actions agressives des équipages russes pourraient aboutir à des malentendus et une escalade involontaire», avait insisté l’armée américaine. Un porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby, avait dénoncé un «acte irréfléchi» des Russes, notant qu’il y avait déjà eu dans le passé des interceptions de drones américains par des avions russes, mais que cet incident était «unique» dans la mesure où il avait abouti à la perte du Reaper. En guise de protestation, le département d’Etat américain a convoqué M. Antonov, et l’ambassadrice des Etats-Unis à Moscou, Lynne Tracy, a adressé un message au ministère russe des Affaires étrangères. «Nous sommes en contact directement avec les Russes, au niveau des hauts responsables, afin de leur transmettre notre forte objection face à cette interception», avait déclaré à la presse le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price. Selon le ministère russe de la Défense, le drone américain avait été détecté «dans la zone de la péninsule de Crimée» et avançait «en direction» des frontières de la Russie. L’appareil avait violé «la zone du régime provisoire d’utilisation de l’espace aérien établie pour mener l’opération militaire spéciale» en Ukraine, selon le ministère. Il a été intercepté par deux chasseurs russes qui ne l’ont pas heurté et n’ont pas entraîné sa chute, avait-il ajouté. Le ciel de la mer Noire est le théâtre de très régulières interactions entre des drones et des aéronefs des pays de l’Otan et les forces armées russes, en particulier depuis le début de la guerre en Ukraine. «Avec la crise actuelle, on a une augmentation du nombre de vecteurs de reconnaissance vers la Crimée, avec du Reaper, que l’on n’avait pas avant. Et en fonction de la situation, cela peut énerver les Russes», souligne un expert français sous couvert d’anonymat. De la tension en l’air Les tensions étaient vives, mercredi, au lendemain d’un incident aérien au-dessus de la mer Noire, entre Américains et Russes. Washington accuse Moscou de la chute d’un drone US, cette dernière dément et appelle Washington à cesser les vols «hostiles» près de ses frontières. Retrouver des survivants du cyclone Freddy au Malawi et au Mozambique semble mercredi de plus en plus incertain, après que des inondations et glissements de terrain ont tué plus de 200 personnes, ravageant villes et villages. Freddy a suivi une trajectoire en boucle rarement répertoriée par les météorologues, et a touché terre pour la seconde fois pendant le week-end au Mozambique, avant de se diriger tôt lundi vers le sud du Malawi voisin. Les autorités du Mozambique ont fait état de 20 morts et 24 blessés. Mais le Malawi paie jusqu’ici le plus lourd tribu au retour du cyclone tropical, dénombrant désormais au moins «190 morts, 584 blessés et 37 disparus», selon un communiqué le Bureau national de gestion des catastrophes. Le président Lazarus Chakwera, de retour mardi du Qatar, a loué les efforts des volontaires: «Nous sommes arrivé dans une nation dévastée», a-t-il déploré dans un communiqué. L’état de catastrophe a été déclaré dans la région de Blantyre, capitale économique et épicentre des intempéries. Près de 20.000 Malawites ont perdu leur toit avec le retour du cyclone dans la région de Blantyre.L’hôpital de la région est «débordé par l’afflux de blessés», a alerté dans un communiqué Médecins sans frontières, présent sur place et qui craint un bond des cas de choléra dans le pays, qui lutte déjà contre l’épidémie de cette maladie infectieuse la plus meurtrière qu’il a connue. Jeudi 16 Mars 2023 08 MONDE Kiev accuse Poutine de vouloir «étendre» le conflit L’Ukraine a accusé mercredi la Russie de chercher à «étendre» la guerre en Ukraine à d’autres parties, après un incident entre des chasseurs russes et un drone américain en mer Noire. «L’incident avec le drone américain MQ-9 Reaper provoqué par la Russie en mer Noire est un signal de (Vladimir) Poutine qu’il est prêt à étendre la zone du conflit et à y impliquer d’autres parties», a déclaré sur Twitter le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien Oleksiï Danilov. La Russie utilise la «tactique de va-tout» consistant à «toujours faire monter les enchères», a-t-il encore fustigé. Les Etats-Unis ont accusé mardi l’aviation russe d’avoir «intercepté et percuté» un drone américain Reaper audessus de la mer Noire et provoqué sa chute. Moscou a démenti ces accusations tout en reconnaissant que deux de ses chasseurs avaient intercepté un drone américain qui avait été détecté «dans la zone de la péninsule de Crimée», péninsule ukrainienne annexée par la Russie, et avançait «en direction» des frontières russes. «Les chasseurs russes n’ont pas utilisé leurs armements», et ne sont pas entrés en contact avec le drone qui volait «avec des transpondeurs éteints» et avait violé «la zone du régime provisoire d’utilisation de l’espace aérien établie pour mener l’opération militaire spéciale», s’est défendue l’armée russe qui utilise ce terme pour son invasion de l’Ukraine lancée il y a plus d’un an. Russie - USA Russie - Syrie Intempéries
Tel-Aviv poursuit son extermination ethnique au Néguev Dimanche, les douanes colombiennes se félicitaient de l’interception d’un sous-marin de quinze mètres de long utilisé par les narco-trafiquants pour transporter de la drogue, principalement destinée au trafic de stupéfiants en Amérique centrale. Pour l’armée colombienne, cette interception sans un coup de feu est une grande victoire. Dans un communiqué, le ministère colombien de la Défense nationale précisait que plus de 2,6 tonnes de chlorhydrate de cocaïne avaient été saisies. A son bord se trouvaient quatre hommes, deux morts et deux vivants. «Une fois le semi-submersible localisé, les militaires ont trouvé deux personnes en mauvaise santé à l’extérieur du navire. Apparemment, il y a eu un accident à l’intérieur du sous-marin en raison de la génération de gaz toxiques», précise le communiqué. En effet, à l’intérieur du bâtiment presque rempli d’eau et donc proche de couler, se trouvaient deux corps sans vie, en cours d’identification. Ce n’est pas le premier sous-marin intercepté par la marine colombienne. Les Farcs, guérilla communiste qui a sévi jusqu’à la signature d’un armistice en 2017, les utilisaient pour transporter de la drogue, des armes et des hommes, afin d’échapper aux radars et équipements de surveillance. Ils ont été construits dans la jungle colombienne, loin des regards, avant d’être mis à l’eau. Interception d’un sous-marin plein de coke en Colombie I l y a trois semaines, le Palestinien Raji Abu Sabila (29 ans), père de deux enfants, qui vit à «Abu Talul» dans le Néguev, a été contraint de démolir sa maison par lui-même pour ne pas payer les frais de la démolition imposés par le gouvernement israélien. Abu Sabila a expliqué qu’il vit actuellement avec sa famille «dans une cabane en tôle qui ne convient pas aux chiens», selon ce qui a été rapporté par le journal «Haaretz», dans un rapport préparé par Nati Yefet. Le Palestinien a souligné qu’en plus de disperser sa famille, la démolition de sa maison lui a causé de grands dommages économiques, car des dizaines de milliers de shekels d’équipement (un dollar = 3,62 shekels) ont été gaspillés. Des habitants et des militants du Néguev ont confirmé que « depuis la formation du nouveau gouvernement de droite, il y a eu une forte augmentation des ordres de démolition et de la distribution d’avertissements. Il y a environ trois semaines, 450 avertissements pré-démolition ont été distribués dans tout le Néguev, dans le cadre d’une opération nommée : Faucon du Sud ». Le journal a noté que «l’augmentation exceptionnelle des ordres de démolitions coïncide avec le recours de l’Autorité foncière en Israël à l’utilisation d’un puissant système d’intelligence artificielle pour déceler les constructions «illégales» (du point de vue de l’occupation) datant de moins de trois ans, et qui peuvent être démolies sans recours à aucune procédure légale. 15.000 bâtiments démolis en six ans La même source précise que « Ce ne sont pas seulement les nouveaux bâtiments qui sont sujets à démolition. Il y a environ deux semaines, 4 bulldozers, sous la protection de 150 policiers israéliens, sont arrivés au conseil local du village d’Arara dans le Néguev pour démolir sept maisons et un salon de familles palestiniennes qui y vit depuis près de 100 ans (c’està-dire avant même l’existence d’Israël), et après avoir démoli leurs maisons, ils vivent maintenant dans des tentes. Le forum «Coexistence» dans le Néguev a rapporté que «les données sur les démolitions de maisons montrent qu’au cours des six dernières années, environ 15.000 bâtiments ont été démolis, dont 2845 l’année dernière, et en 2021, 3004 bâtiments ont été démolis». L’avocat Dr Qais Nasser, expert en droit de l’urbanisme et de la construction, a expliqué qu’»en temps normal, nous recevons environ 50 ordres de démolition et avertissements à traiter, mais ces derniers mois, il y a eu une augmentation significative du nombre d’ordres auxquels je m’occupe, ce mois-ci j’ai traité 150 commandes, et je ne suis pas le seul, il y a d’autres avocats et organisations de défense des droits de l’Homme qui s’en occupent», soulignant que « ce que fait le gouvernement actuel n’est qu’une escalade dans le projet de nettoyage ethnique des Bédouins du Néguev ». Les autorités d’occupation israéliennes poursuivent la politique de nettoyage ethnique envers les résidents palestiniens du Néguev dans le territoire palestinien occupé en 1948, détenteurs de la citoyenneté israélienne. Jeudi 16 Mars 2023 09Monde Palestine Narcotiques En Bref Un haut responsable iranien attendu aux Émirats L’Arabie saoudite pourrait investir «très rapidement» en Iran Washington adopte une stratégie pour pousse Ryad à respecter les droits de l’Homme Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien Ali Shamkhani doit se rendre aux Émirats arabes unis (EAU), rapporte Amwaj.media. Le haut responsable iranien de la sécurité sera accueilli par son homologue émirati, le conseiller à la sécurité nationale le cheikh Tahnoon bin Zayed Al Nahyan. Ali Shamkhani devrait également rencontrer le président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan. «Ce voyage devait avoir lieu il y a deux semaines, mais il a été retardé en raison de l’accord avec la Chine», indique une source anonyme au fait du dossier, faisant référence au récent voyage d’Ali Shamkhani à Pékin. La date de sa visite aux EAU n’a pas encore été fixée. L’Arabie saoudite pourrait commencer à investir en Iran «très rapidement» après le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, a indiqué mercredi le ministre saoudien des Finances, malgré les sanctions internationales imposées à la République islamique. «Si l’on s’en tient aux principes de ce qui a été convenu, cela pourrait arriver très rapidement», a déclaré Mohammed Al-Jadaan en réponse à une question sur le retour des investissements bilatéraux après l’accord annoncé vendredi entre les deux puissances rivales au MoyenOrient, lors d’une conférence sur le secteur financier à Ryad. Des sénateurs démocrates et républicains ont présenté mercredi une résolution qui pourrait obliger l’administration du président Joe Biden à préparer un rapport sur le respect des droits de l’Homme en Arabie saoudite et éventuellement conduire à une réévaluation de l’aide américaine à la sécurité du royaume. Si la résolution est adoptée, l’administration devra soumettre le rapport dans les 30 jours, faute de quoi toute assistance à la sécurité du pays sera automatiquement interrompue. Une fois le rapport reçu, la loi stipule que le Congrès peut adopter une résolution commune mettant fin, restreignant ou poursuivant l’assistance à la sécurité de ce pays.
tier dans la province. Lors de cette visite, les projets routiers et hydrauliques situés dans le circuit touristique de l’Oum Er Rbia dans le cadre du programme de lutte contre les disparités spatiales et sociales ont été, également, présentés. Il s’agit, entre autres, d’un projet d’élargissement et de renforcement de la route provinciale n° 7304 sur une longueur de 26 km du point kilométrique n° 0+000 au point kilométrique n° 26+000 reliant la route nationale n° 8 et les sources de l’Oum Er-Rbia pour un coût de 50 millions de dirhams. Ces projets englobent aussi la reconstruction d’un pont sur Oued Bouguedjig au point kilométrique 28+200 de la route provinciale 7311 pour un coût de 7 MDH, la reconstruction d’un pont à Oued Fellat au point kilométrique 29+100 de la route provinciale 7311 pour un coût de 11 MDH ainsi que d’autres projets afférents à la sauvegarde de l’eau dans ces sources. Dans une déclaration, M. Baraka a rappelé l’importance de réhabiliter et de sauvegarder le circuit touristique et les eaux de l’Oum Er Rbia, soulignant que la mise à niveau de cette province et des services offerts à la population locale permettra d’asseoir les bases d’un développement économique intégré et durable. Il est également question de développer le tourisme écologique à la lumière du renforcement de la route entre Khénifra et Bejaad qui est de nature à améliorer la qualité de vie dans la région et à favoriser l’inclusion des habitants dans la dynamique économique. A insi, M. Baraka, qui était accompagné du gouverneur de la province, d’élus et d’autres personnalités, s’est informé, mardi, dans la commune de l’Oum Er Rbia, de l’état d’avancement des projets inclus dans le programme de lutte contre les disparités spatiales et sociales dans la province au titre de la période 2017-2023. A cette occasion, des explications ont été fournies par le Directeur régional de l’Equipement, du Transport et de la Logistique de la région de Béni Mellal-Khénifra au sujet de ce programme dans son volet relatif à l’infrastructure routière. Aussi 216 km de routes ont été réhabilités dans la province dans le cadre du programme de lutte contre les disparités spatiales et sociales entre 2017 et 2023 pour un coût global de 295 millions de DH (MDH). Le programme comprend au niveau de la province 26 projets incluant la reconstruction de 5 ouvrages d’art. Dans son volet relatif aux routes et pistes rurales, ce programme vise à améliorer les conditions d’accès des habitants des villages et des zones montagneuses aux services de base, fournir des conditions favorables à la valorisation du potentiel économique des zones montagneuses et rurales, en plus de préserver l’actif rouC lap de fin pour la 21ème édition du Festival International du Cinéma d’Animation de Meknès (FICAM) qui aura, selon les organisateurs, dépassé toutes les attentes en terme d’affluence, plus de 28.000 festivaliers dont 6.700 écoliers ont assisté à des projections scolaires en présence de professionnels du cinéma d’animation, et surtout en terme de qualité artistique et d’échanges. Des rencontres qui ont permis une certaine transmission de valeurs patrimoniales, d’humanisme joyeux, de tolérance, de respect de l’autre. Des préoccupations plus que légitimes en cette période d’incertitudes, selon M. Fabrice Mongiat, directeur de l’Institut français de Meknès. En effet, depuis plus de 21 ans, l’équipe artistique propose un univers singulier présentant principalement des films d’auteurs avec des valeurs éducatives, des valeurs de transmission du patrimoine et de la mémoire. Sans oublier les films de divertissement, si ces derniers véhiculent des valeurs similaires et s’ils offrent une réelle émotion aux spectateurs. Pour les récompenses, cette année le jury a octroyé le Grand prix (3000 euros) à Stéphanie Clément, pour son court-métrage «Pachyderme», alors que la mention spéciale du jury a été décernée à la marocaine Sofia El Khyari pour son court métrage «L’ombre des papillons». Le Prix du meilleur film étudiant a été octroyé à Mohammed Babakoohi pour «Feux», alors que le Prix Jeune public est revenu à «C’est la mer à boire» d’Eugénie Marguerite. «Ecorchée» de Joachim Hérissé a reçu le Prix du jury junior, composé d’élèves de la spécialité cinéma du lycée Paul Valéry et le Prix du public a été décerné à «A cœur perdu» de Sarah Saidan. Quant au Prix du meilleur longmétrage d’animation, doté de 2000 euros, il a été décerné à «Dounia et la princesse d’Alep» de Marya Zarif. A noter que «La résidence», projet initié en 2016 par la NEF Animation, l’Institut français de Meknès et la Fondation Aïcha qui offre à des auteurs francophones un mois de résidence à Meknès pour développer la phase d’écriture de leur projet de film d’animation poursuit son activité jusqu’au 20 mars courant. Cette résidence s’inscrit dans une logique de soutien à l’émergence de la filière animation en Afrique et au Maroc, de coopération NordSud dans l’espace francophone et de mobilité des jeunes créateurs. Hassan BENMAHMOUD Mention spéciale à « L’ombre des papillons » de Sofia El Khyari L’Opinion Jeudi 16 Mars 2023 10 RÉGIONS Développement durable Autonomisation économique des femmes Le Comité Provincial du Développement Humain (CPDH) a tenu, mardi, sa première réunion de l’année 2023, au cours de laquelle il a approuvé 113 nouveaux projets, d’une valeur globale estimée à plus de 103 millions de DH (MDH). Ces projets sont répartis entre le programme de rattrapage des déficits en infrastructures et services de base dans les territoires sous-équipés (17 projets, 67,5 MDH), le programme d’accompagnement des personnes en situation de précarité (22 projets, 6,76 MDH), le programme d’amélioration du revenu et inclusion économique des jeunes (49 projets, 9,010 MDH) et le programme d’appui pour le développement humain des générations montantes (25 projets, 19,75 MDH). Oujda Renforcement des infrastructures routières Province de Khénifra Les infrastructures routières de la province de Khénifra viennent d’être renforcées grâce aux projets de développement lancés ou présentés en présence du ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka. Laâyoune 113 projets sociaux Meknès / Clôture FICAM Les travaux des Assises régionales de l’Oriental sur le développement durable se sont tenus, mardi, sous le signe «Enjeux et défis de durabilité des territoires». Ces Assises organisées sous le Haut Patronage de SM le Roi, et dont les trois premières étapes se sont déroulées respectivement à Laâyoune, Dakhla et Guelmim, constituent une phase importante de la refonte de la Stratégie nationale de Développement durable (SNDD). Intervenant à l’ouverture de ces Assises, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali a mis l’accent sur le rôle central de ces consultations qui sont de nature à permettre à chaque citoyen de contribuer à l’élaboration des politiques publiques et de participer de façon active à l’édification d’un avenir commun. Les travaux du 3ème forum de Laâyoune se sont ouverts, mardi. Initié par le «Forum de la femme sahraouie: Développement et démocratie», ce forum de deux jours (14 et 15 mars) s’assigne pour objectifs de renforcer les capacités des coopératives, développer l’esprit d’innovation et de créativité en termes de valorisation et de commercialisation de leurs produits, en particulier les coopératives agricoles, de la pêche maritime et de l’artisanat. Dans ce sillage, la ministre du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, a indiqué, dans une allocution lue en son nom, que la promotion des droits de la femme a connu une évolution considérable dans divers domaines au cours des deux dernières décennies au Maroc. Essaouira
Jeudi 16 Mars 2023 L’Opinion 11Rabat / Casa «Je n’ai pas assisté à l’enterrement de ma mère. Pendant une interminable année, des assauts de culpabilité m’ont rongé. Il m’a semblé, pour en sortir, qu’un catafalque de papier me permettrait non point d’ensevelir la disparue, mais de reconstituer son existence et de m’apaiser ». La suite, vous pourriez la lire dans «Habiller le ciel » du Camerounais Eugène Ebodé qui dirige, aujourd’hui, la chaire de Lettres et arts africains à l’académie du Royaume. Né à Douala au Cameroun, il fait ses études secondaires au collège Libermann à Ndjamena, au Tchad. Avant les épreuves du Baccalauréat, les troubles politiques récurrents l’obligent à rentrer à Douala. Marqué par son errance intra-africaine, il a le sentiment d’assister aux convulsions d’un monde qui n’arrête pas d’agoniser. Il émigre en France où il reprend ses études. Après l’obtention du Baccalauréat et une année à l’université Panthéon –Sorbonne, il est admis au concours d’entrée de Sciences Po Aix. Diplômé de l’Institut d’Etudes politiques en 1988, il entre au CELSA où il obtient un DESS en communication et relations publiques, puis un master 2 en sciences politiques à l’Université de Montpellier I et un doctorat en littératures françaises et comparées à l’Université Paul Valéry à Montpellier III. Après avoir rempli diverses fonctions de directeur des affaires culturelles, cet écrivain prolifique a exercé le métier de journaliste en tenant, depuis 2006, une chronique littéraire et francophone dans le journal suisse Le Courrier de Genève. En tant que chercheur, il publie plusieurs articles universitaires. Aux dernières nouvelles, il a donné une conférence, en ce début de mois, chez la maison d’édition Nouiga à Rabat. La cérémonie d’inauguration officielle s’est déroulée en présence du préfet de police de Casablanca et des représentants des services centraux de la Direction générale de la sûreté nationale et des différents représentants des autorités judiciaires et locales au niveau de la wilaya de la région Casablanca-Settat. Edifié sur une superficie de 4207 m2, le nouveau siège de quatre niveaux dispose d’un ensemble complet de dépendances et de moyens logistiques (antenne de la documentation et des titres identitaires, un poste de commandement et de coordination, un laboratoire scientifique, une cellule de prise en charge de femmes victimes de violence, entre autres) qui allient l’aspect architecturel moderne et des structures d’accueil offrant aux usagers des services de police de premier rang. Ce nouveau siège s’inscrit dans le cadre des efforts de la DGSN visant à offrir une nouvelle structure de police qui sert d’espace intégré et pratique au profit des fonctionnaires de la police d’une part, et apporte une autre pierre à l’édifice de la stratégie visant à améliorer les services de police à caractère administratif et judiciaire, fournis aux citoyens marocains et aux résidents étrangers au Maroc, d’autre part. A cet effet, il a été décidé de doter ce nouveau siège, sis dans une zone urbaine, d’un réseau intégré d’accessibilités et de l’équiper de moyens en phase avec les missions des services de police, avec ses unités, brigades et spécialités, outre de structures de soutien logistique, technique et informatique. Le nouveau siège dispose également d’espaces pour des activités parallèles au profit des fonctionnaires de la police avec notamment une salle de sport entièrement équipée, une cantine, un espace dédié à la prière et des parkings, entre autres. Développer les infrastructures La Direction générale de la sûreté nationale s’est engagée tout au long des dernières années dans le chantier d’élaboration et de mise en œuvre de plans globaux pour le développement des infrastructures de police, tant au niveau central que régional. Il s’agit d’en faire des espaces intégrés de travail en mesure d’accompagner les opérations de modernisation continue des stratégies sécuritaires en offrant de bonnes conditions de travail pour les fonctionnaires, de façon à hisser le niveau du rendement des services de police dans l’accomplissement de leurs missions au service de la sécurité des citoyens et de la protection de leurs biens. Avec MAP Mohamed El Jem tient colloque ! L’Association des Amis de Mohamed El Jem pour le théâtre de la région de Casablanca-Settat, en partenariat avec la Direction régionale du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication (secteur de la jeunesse) vient d’organiser ce mardi, à la commune des Roches noires à Casablanca, un colloque sur le théâtre et la santé mentale. S’inscrivant dans le cadre de la 11ème édition du Festival du Prix Mohamed El Jem et la 2ème édition régionale du Festival national du éâtre de la Jeunesse, ce colloque connaît la participation de plusieurs artistes, hommes de théâtre et universitaires du Royaume. La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a procédé, lundi, à l’inauguration officielle du nouveau siège du district provincial de Médiouna relevant de la préfecture de police de Casablanca, dans le cadre de la concrétisation sur le terrain des plans d’action annuels de la DGSN visant à développer et moderniser les infrastructures de police. Les infrastructures de police se renforcent pour de meilleures prestations Des acteurs associatifs s’impliquent dans l’encouragement de l’entrepreneuriat Une rencontre inspirante chez Nouiga Casablanca / DGSN Casablanca / Femmes Rabat / Edition Une rencontre de partage, d’échange de bonnes pratiques et de création de synergies entre les acteurs de l’écosystème de l’employabilité et de l’entrepreneuriat, a été organisée, mardi à la plateforme des Jeunes Bin El Ouidane à Anfa (Casablanca). L’idée émane de l’initiative de l’Association REEM Moubadarat, en partenariat avec l’Association pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’Etranger (APEFE) et le CPDH Préfecture Casablanca-Anfa. Cette rencontre, placée sous le thème « L’accompagnement à l’autonomisation économique des femmes à l’ère du digital : Opportunités et défis », a été marquée par la participation de représentants institutionnels travaillant sur la question de l’autonomisation économique des femmes ainsi que des associations de la société civile. En marge de cette rencontre, une convention de partenariat a été signée entre REEM Moubadarat et l’APEFE. REEM Moubadarat est une association à but non lucratif créée en 2006, qui vise la promotion et le développement de l’esprit et de la culture entrepreneuriale chez les jeunes. Casablanca / Théâtre Sécuriser Médiouna, autrement Sécuriser Médiouna, c’est aussi participer au développement de son réseau de traitement des eaux pluviales. Ainsi, le Conseil municipal de la métropole a décidé de consacrer 3 milliards de dirhams au renforcement de son réseau de traitement des effluents pluviaux dans la localité. Un projet qui s’inscrit dans le cadre de son Plan d’action communal (PAC) pour la période 2023-2027, encore en cours de finalisation au niveau des commissions pour être discuté et voté lors de la session extraordinaire qui se tiendra fin mars 2023. De manière détaillée, ce chantier consiste en l’installation de nouveaux collecteurs reliés à une pipeline qui s’étend sur 78 kilomètres, en plus des capteurs d’appui et de 30 bassins d’orage.
Jeudi 16 Mars 2023 12 ECONOMIE L’Opinion : Vous avez participé au webinaire sur l’apport de la gent féminine marocaine dans les BTP. Quel est l’état des lieux à travers les chiffres ? Bouchra Kadiri : Comme nous avons pu l’apercevoir lors du dernier Salon du bâtiment (novembre 2022), la femme investit de plus en plus dans le secteur du BTP que ce soit dans les métiers techniques ou dans ceux plus classiques de gestion. C’est une avancée en soi.Pour ce qui est des chiffres, je ne pense pas qu’il existe de véritables statistiques. Mais d’une manière générale, au Maroc, et même si le nombre de femmes dépasse en proportion le nombre d’hommes, le niveau de parité en termes d’activité reste très faible avec à peine 2,4 millions d’actifs féminins occupés. L’Opinion : Ce constat établi, que faire pour encourager l’émergence du leadership féminin dans le BTP ? Bouchra Kadiri : Il existe plusieurs actions qui peuvent être entreprises pour soutenir et accentuer l’émergence de leadership féminin dans le secteur du BTP. Il s’agit, entre autres, d’encourager les jeunes femmes à étudier les filières scientifiques et techniques pour accéder aux métiers de la construction, de l’ingénierie, de l’architecture et de la gestion de projet.Chez URBACOM, nous mettons en avant, lors de nos événements et dès qu’il nous est possible de le faire, les femmes qui œuvrent dans le secteur. Nous proposons systématiquement des plateformes de partage et de visibilité telles que l’espace SIB Women qui a connu un grand engouement lors de notre dernier salon. L’Opinion : Qu’en est-il de la parité homme et femme dans ce secteur ? Bouchra Kadiri : Il est évident que nous sommes très loin de la parité homme/femme dans le secteur du BTP. Cela est cohérent dans un métier principalement et historiquement masculin. Aujourd’hui, les femmes, qui se lancent de ce secteur par vocation et par envie, y apportent beaucoup de valeur ajoutée en y intégrant des éléments pratiques et qualitatifs.Il faut aussi noter que la promotion de la parité homme-femme dans le secteur du BTP ne doit pas être considérée comme une fin en soi, mais plutôt comme une étape nécessaire pour atteindre une culture de travail plus égalitaire et plus inclusive. L’Opinion : Pourquoi avez-vous choisi d’être sur un métier de terrain, à savoir la topographie ? Kaltoum Momayiz : Le choix du métier du topographe est fondé sur ma volonté et ma passion. La topographie est un métier axé principalement sur les mathématiques qui ne séparent pas la femme de l’homme. Ce métier regroupe la gestion, le travail sur terrain et au bureau. Du coup tout cerveau orienté et très bien appliqué dans ce métier réussit. L’Opinion : Vous êtes aujourd’hui SG de votre Ordre, comment jugez-vous ce parcours de leadership au milieu d’un environnement d’hommes ? Kaltoum Momayiz : Il faut dire que les circonstances au Maroc ont beaucoup changé.Ça fait pratiquement plus qu’un quart de siècle, les gens ne croyaient pas beaucoup aux compétences féminines mais actuellement ce n’est plus le cas. Surtout avec les orientations royales et politiques qui ont donné la chance et le droit à la femme d’être dans tous les domaines. Ainsi la femme, avec son caractère holistique, a vraiment montré ses performances.L’Etat marocain œuvre à la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes et à la lutte contre toutes formes de discrimination par application de la Constitution de 2011, article 19. L’Opinion : Vous êtes précurseur du BIM, en quoi la technologie favorise-t-elle la femme dans le secteur ? Kaltoum Momayiz : Vous savez le BIM (Bulding information modeling) n’a pas changé le métier mais c’est le BTP qui se féminise. Certes, le numérique facilite les métiers. A cet effet, il favorise beaucoup la femme et plus particulièrement dans le secteur du BTP. Dans le métier des topographes, les technologies innovantes appliquées dans l’acquisition sur terrain notamment, les scanners 3D et les drones au vu de leur poids qui est léger ont vraiment contribué dans la facilitation du métier des topographes. L’Opinion : Comment se présente aujourd’hui l’entrepreneuriat féminin dans le secteur des BTP à l’heure des nouvelles technologies ? Safae Badur :Il faut le reconnaître que l’entrepreneuriat féminin dans le secteur des BTP a considérablement évolué grâce aux nouvelles technologies. Les femmes entrepreneures peuvent désormais accéder à des outils qui leur permettent de gérer plus efficacement leurs projets, d’améliorer leur productivité et de réduire les coûts de main-d’œuvre. Bien que des défis subsistent, les technologies de pointe offrent des opportunités importantes pour les femmes entrepreneures dans le secteur des BTP. A cet égard, elles peuvent, dans cette activité, tirer parti des nouvelles technologies pour se démarquer et être compétitives sur le marché. L’Opinion : Peut-on parler, actuellement, de transactions immobilières des femmes ou des hommes par l’approche méthodologique ? Safae Badur : L’approche méthodologique dans les transactions immobilières diffère entre les hommes et les femmes. En tant que professionnels de l’immobilier, nous avons, chez Century21 Casa Immo, la responsabilité de faire en sorte que tous nos clients soient traités de manière égale et juste.Cela signifie que nous devons nous efforcer de comprendre les préoccupations et les besoins de nos clients, quel que soit leur sexe.Autrement dit et bien que la méthodologie de travail devrait être la même pour les hommes et les femmes dans le secteur de l’immobilier, il peut y avoir des différences de perception et de traitement des clients. L’Opinion : Qu’en est-il réellement de l’inclusion des femmes dans ce marché de la transaction immobilière ? Quels sont les principaux défis ? Safae Badur : En tant que directrice d’agence immobilière, je peux vous dire que l’inclusion des femmes dans le marché de la transaction immobilière est en constante progression, mais il y a encore du travail à faire pour atteindre une véritable parité.Toutefois, l’utilisation des plateformes en ligne telles que Zillow et Redfin ont permis aux femmes de rechercher et de trouver des propriétés en toute sécurité depuis leur domicile, sans avoir à se rendre physiquement dans les agences immobilières. Propos recueillis par Wolondouka SIDIBE Quand le BTP se féminise à l’ère des NTIC Elles sont trois femmes, parmi tant d’autres, à entreprendre dans le secteur des BTP. Il s’agit de Bouchra Kadiri, Directrice d’URBACOM, Kaltoum Momayiz, SG de l’ONIGT et Saf Des domaines variés mais complémentaires. Elles s’expriment sur leur activité en marge de la conférence organisée, ce mercredi, par Welearn Mar Brève La Direction du Trésor et des Finances extérieures (DTFE) a lancé, mardi, deux opérations de placement des excédents de trésorerie d’un montant global de 500 millions de dirhams (MDH). Il s’agit d’un placement de 300 MDH, avec prise en pension, souscrit sur un jour au taux moyen pondéré de 2%. Le second placement, également avec prise en pension, porte sur 200 MDH et souscrit sur deux jours au taux de 2%. A rappeler que la DTFE définit les conditions des équilibres macroéconomiques et la contribution à leur réalisation. En outre, elle veille, entre autres, sur l’adéquation entre les besoins et les capacités de financement. Excédents de Trésorerie Dans le cadre du programme de l’Union Européenne (UE) pour les échanges commerciaux et la compétitivité « Trade and Competitiveness Programme », avec le soutien financier de l’UE, la Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé, ce mercredi, la signature d’un contrat de financement de 50 millions d’euros avec la Banque Centrale Populaire (BCP). Ce financement offrira un levier supplémentaire pour faciliter l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME) exportatrices afin de soutenir leur intégration dans les chaînes de valeur locales et internationales, indiquent la BEI Monde et l’UE dans un communiqué conjoint. Ce nouveau contrat de financement permettra à la BCP d’octroyer de nouveaux crédits à des conditions avantageuses aux PME des secteurs exportateurs cibles, à savoir l’automobile, le textile et l’agroalimentaire (agro-industrie et filières agricoles). Les projets éligibles concernent tout d’abord des investissements « lean and green », incluant une amélioration de l’efficience, de la productivité de la valeur ajoutée ou de la qualité, comme des investissements de décarbonation (réduction des déchets et recyclage, efficacité énergétique et énergies renouvelables, mise à niveau des procédés). Ils pourront porter également sur le financement de fonds de roulement, sous réserve d’impact positif sur le potentiel à l’export dans les chaînes de valeur exportatrices, ainsi que le financement de la digitalisation et de la R&D pour l’ouverture de nouveaux marchés. Ce contrat vient compléter un premier accord conclu entre la BEI et la BCP en octobre 2022, à l’occasion du coup d’envoi du programme de l’UE pour les échanges commerciaux et la compétitivité, avec la signature d’un premier accord de garantie de 8 millions d’euros avec la BCP. Celui-ci visait le financement, par la BCP, d’un volume d’investissement de l’ordre de 50 millions d’euros pour les PME marocaines exportatrices grâce à une meilleure prise de risques. Ces deux volets du programme BCP, à savoir un financement intermédié et un mécanisme de partage des risques, sont complétés par une assistance technique offerte aux entreprises, aux institutions financières partenaires et aux parties prenantes, notamment les fédérations professionnelles des secteurs cibles. Financement des PME exportatrices Entretien-Femmes entrepreneures Contrat de soutien BEI-BCP de 50 M€ De G à D : Mmes Bouchra Kadiri, Directrice d’URBACOM, Kaltoum Momayiz, SG de l’ONIGT
Jeudi 16 Mars 2023 13Economie Quand le BTP se féminise à l’ère des NTIC Kaltoum Momayiz, SG de l’ONIGT et Safae Badur, DG de Century21 Casa Immo. elearn Maroc au Technopark de Casablanca. Activité de conseiller en investissement financier Voici le nouveau dispositif de l’AMMC L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) vient de lancer son nouveau cadre réglementaire régissant l’exercice de l’activité de Conseiller en investissement financier (CIF), introduit par la circulaire de l’AMMC n° 01/20 relative aux conseillers en investissement financier, publiée au Bulletin Officiel n°7168 du 9 février 2023. C’était lors d’une conférence, à Rabat, dédiée à cet effet et marquée par la participation de nombreux professionnels du marché, représentant les différentes parties prenantes concernées par ce nouveau dispositif (Associations professionnelles, Conseillers financiers, Sociétés de Bourse…). La circulaire de l’AMMC n° 01/20 précitée, édictée en application des dispositions de la loi n°19-14 relative à la Bourse des valeurs, aux sociétés de bourse et aux conseillers en investissement financier, précise les nouvelles exigences applicables aux CIF. En premier lieu, elle clarifie le champ d’application des activités concernées par le nouveau dispositif, à savoir, d’une part, des activités de conseil aux investisseurs (Conseil en matière d’acquisition et de cession d’instruments financiers, Conseil en gestion de portefeuille d’instruments financiers et Conseil et assistance en matière de gestion de patrimoine). Il s’agit, d’autre part, des activités de conseil aux entreprises faisant appel public à l’épargne (Conseil à l’occasion des opérations financières, Conseil en matière d’introduction en bourse et accompagnement après ladite introduction, Conseil et assistance en matière de gestion financière et d’ingénierie financière). Ladite circulaire précise également les conditions d’exercice de l’activité de CIF et les procédures d’enregistrement auprès de l’AMMC. A ce titre, le CIF doit principalement se doter des moyens humains, matériels, organisationnels et financiers adaptés aux activités qu’il exerce ou qu’il envisage d’exercer. Transparence du marché En outre, elle soumet les CIF à des règles déontologiques et de bonne pratique professionnelle, notamment en ce qui concerne l’identification, la prévention et la gestion des conflits d’intérêts, ainsi que le respect des principes d’équité, de transparence, d’intégrité du marché et de primauté de l’intérêt du client. L’ensemble des règles et principes prévus par la circulaire de l’AMMC n°01/20 précitée ont été inspirés des meilleures pratiques internationales, et ont été développés en concertation avec l’écosystème du marché des capitaux à travers deux périodes de consultations publiques et des réunions de discussion avec les parties prenantes. Ainsi, le nouveau cadre applicable aux CIF vise à structurer ce métier et améliorer la capacité de ses acteurs à répondre aux exigences de leurs clients en renforçant la transparence et la confiance entre eux. Il permettra notamment d’accompagner les professionnels concernés dans leurs démarches d’enregistrement auprès de l’AMMC et dans le déploiement des moyens nécessaires à l’exercice des activités de CIF. Le guide relatif aux conseillers en investissement financier est publié sur le site de l’AMMC « www.ammc. ma/fr/guides-et-formulaires » et sera ouvert à une période de consultation publique du 15 mars au 15 avril 2023, afin de recueillir les suggestions des acteurs du marché avant son adoption définitive. Dans son bulletin mensuel des statistiques des finances publiques (BMSFP) du mois de février, la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) indique que la situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 5,69 milliards de dirhams (MMDH) à fin février 2023, contre un déficit de 11,36 MMDH un an auparavant. La TGR souligne que ce déficit tient compte d’un solde positif de 14,7 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA). Le bulletin fait également état d’une hausse des recettes ordinaires brutes de 11,6% à 43,4 MMDH et une baisse des dépenses ordinaires émises de 3,9%, dégageant ainsi un solde ordinaire négatif de 3,76 MMDH. La hausse des recettes s’explique par l’augmentation des impôts directs de 11%, des droits de douane de 22,1%, des impôts indirects de 9,5%, des droits d’enregistrement et de timbre de 11,2% et des recettes non fiscales de 24%. S’agissant des dépenses ordinaires émises, leur baisse provient de la hausse de 8,2% des dépenses de biens et services, due à l’augmentation de 6,4% des dépenses de personnel et de 11,4% des autres dépenses de biens et services, de l’augmentation de 8,1% des charges en intérêts de la dette, du recul de 92,6% des émissions de dépenses au titre de la compensation et de la baisse de 32% des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux. Pour ce qui est des CST, leurs recettes ont atteint 27,5 MMDH. Elles tiennent compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 11,8 MMDH, contre 11,1 MMDH à fin février 2022. Les dépenses émises se sont chiffrées à 13 MMDH. Elles intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 318 MDH. Le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’élève ainsi à 14,4 MMDH.Côté SEGMA, leurs recettes ont augmenté de 33% à 274 MDH à fin février 2023 et leurs dépenses ont reculé de 25% à 12 MDH durant cette période. Nette baisse du déficit budgétaire à fin février Trésorerie Générale du Royaume L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) vient de lancer un appel à candidatures pour les porteurs de projets innovants dans le secteur de l’assurance au Maroc. Cette initiative, lancée en partenariat avec FSD Africa, s’inscrit dans le cadre d’un programme baptisé « Bimalab Insurtech Accelerator » (BimaLab) ciblant les insurtechs africaines et visant à promouvoir l’innovation au sein du marché national d’assurance. Ce programme vise, d’une part, à renforcer les compétences des insurtechs et à les aider à relever plusieurs défis, tels que l’accès au financement et aux partenariats stratégiques, et d’autre part, à leur garantir un environnement propice au développement de leurs idées à travers notamment le renforcement du réseautage et des partenariats stratégiques. Ainsi, les startups sélectionnées seront accompagnées pendant une période de six mois et auront l’occasion de présenter leurs projets à de potentiels investisseurs et entreprises. Les trois insurtechs gagnantes se verront attribuer un Prix de 25.000 USD chacune à l’issue de ce programme. OM, Kaltoum Momayiz, SG de l’ONIGT, et Safae Badur, D.G. de Century21 Casa Immo. Porteurs de projets innovants Appel à candidatures de l’ACAPS Dans son récent bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP), la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) souligne que les émissions des dépenses de la compensation ont atteint 400 millions de dirhams (MDH) à fin février 2023, en baisse de 92,6% par rapport à l’année précédente. Ces émissions représentent un taux de réalisation de 1,5% du total prévu par la Loi des Finances 2023 (400 MDH). Le bulletin fait aussi ressortir que les dépenses de fonctionnement émises ont atteint 42,3 MMDH, dont 25,6 MMDH concernent les traitements et salaires qui enregistrent une hausse de 6,4%.Les dépenses de matériel ont augmenté de 8,6% à 13,8 MMDH et les dépenses des charges communes ont baissé de 67,8% à 2,1 MMDH.La part du budget général dans les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux a diminué de 32% en raison de la baisse des remboursements de la TVA à l’intérieur (726 MDH). Dépenses de la compensation Les émissions ont atteint 400 MDH à fin février
JEUX & DÉTENTE Jeudi 16 Mars 2023 14 Mots fléchés par Moncef BENKIRAN S.A. Arrissala – ICE 001639258000067 10, Rue Al Marj, RABAT Central : 0537 29 30 03 (04) Directeur du journal Majdouline EL ATOUABI Rédacteur en Chef Saâd JAFRI Rédacteur en Chef économie Soufiane CHAHID Editorialiste Jamal HAJJAM Responsable de production Mohammed BENAZZOUZ Chef adjoint des éditions web Anass MACHLOUKH Responsable Sport Hamid YAHYA Mail : [email protected] Mail : [email protected] Tél : 0667 35 73 73 Agences régionales RABAT - 11 Av. Allal Ben Abdallah Tél : 0537 72 78 12 - 0667 35 73 73 CASABLANCA - 6 boul. Mohammed V Tél : 0522 20 33 23 – 0667 35 73 73 AGADIR -Av. Hassan II Tél : 0528 84 14 47 – 0667 35 73 73 MARRAKECH - Guilliz, 21 rue Tarik Ibn Ziad (loc. 10) Tél : 0524 43 75 10 – 0637 35 73 73 TANGER - 80, Rue de la Liberté Tél. 0637 35 73 73 Impression : GLM Solutions Sudoku Solutions Mots fléchés neuf lignes et neuf colonnes remplir ces cases avec des c qu’un même chiffre ne figure qu’une seule fois par colonne, une seule fois vingtaine de c aboutir qu’à une et une seule solution. Sudoku Solutions Mots fléchés Expert Facile Moyen Difficile ∞ c C A C R I A D F P O R T S I N A L T E R E Q U E U X T U E U S E S H U M I D I T E X E A S A I N I A R M A M I I L O T S R E I N U S E E L E T A I T D E S I R A D E V E A R M E R I G U E E D I E S E S D E R M E G R E N U N E O S S U T A U R E S E L L S B I R E S E C L E T C U R E Y M A T E S O R T E D E V O R E E D E L I E E S N O U E E S Après une période creuse de plusieurs semaines pendant laquelle nous étions obligés de republier d’anciennes grilles, nous portons à la connaissance de nos chers lecteurs auxquels nous adressons nos sincères excuses que c’est désormais notre collaborateur Sadiq Jyar, lui même sudokiste invétéré, qui produira les grilles de votre jeu préféré. Bonne cogitation et merci pour votre fidélité.
L es géants du web Microso et Google continuent de rivaliser à qui s’intègre le mieux dans le créneau de l’intelligence artificielle. Ainsi, Google a présenté mardi une foule de fonctionnalités et de nouveaux outils à base d’intelligence artificielle (IA) générative pour les entreprises et particuliers, souhaitant lui déléguer certaines tâches, de la rédaction d’emails à la création de campagnes publicitaires. Cet ensemble de technologies qui permettent aux ordinateurs d’exécuter diverses fonctions avancées, de comprendre et traduire le langage parlé et écrit, et analyser des données, s’inscrit dans le domaine scientifique qui vise à créer des ordinateurs et des machines capables de raisonner, d’apprendre et d’agir d’une manière qui nécessiterait normalement l’intelligence humaine ou qui implique des données dont l’échelle dépasse ce que les humains peuvent analyser. Dans ce sens, et lors d’une conférence de presse en ligne, le patron de Google Cloud, omas Kurian, a vanté Google Workspace, la suite de bureautique du groupe californien (email, visioconférence, etc.), avant d’ajouter qu’il «a longtemps été un pionnier de la collaboration en temps réel entre humains». Pour lui, «L’étape suivante c’est d’avoir une IA capable de collaborer, de travailler de concert avec des êtres humains, en temps réel». Ainsi, depuis que l’interface ChatGPT a envahi la Toile ces dernières semaines, Microso et Google rivalisent d’avancées dans cette IA générative. Ce phénomène de l’IA marque la rupture entre des algorithmes, il est capable de comprendre le langage humain naturel et de générer un dialogue textuel d’un niveau de détail inégalé. Dans Docs et Gmail, ils s’attaquent au syndrome de la page blanche, ainsi, le logiciel pourra aider les utilisatrices et utilisateurs à commencer à écrire une description d’un poste par exemple ou une offre d’emploi. L’IA pourra aussi être utilisée pour rédiger un résumé plus soigné à partir de simples notes de réunion, écrites en quelques points sur un téléphone. L’entreprise explique dans un communiqué que Gmail et Google Docs donnent aux utilisateurs la possibilité de «saisir un sujet sur lequel ils souhaitent écrire, et un brouillon sera instantanément généré». Elle indique dans la même veine: « Si vous êtes un responsable d’équipe qui intègre un nouvel employé, Workspace vous fait gagner du temps et des efforts pour rédiger ce premier e-mail de bienvenue». Il est à préciser que grâce à des modèles d’IA, les entreprises clientes de Google Cloud (la branche d’informatique à distance) vont avoir la possibilité de déléguer des tâches complexes, ces modèles sont d’ailleurs nourris avec leurs propres données. Ces fonctionnalités ne seront toutefois offertes qu’à une poignée de testeurs et testeuses pour le moment. Mariem LEMRAJNI Gmail et Docs, les outils de Google endossent l’innovation Google persévère dans sa course à l’intelligence artifi cielle en l’intégrant à plusieurs de ses services dernièrement, ceci quelques semaines après la présentation de Bard. Intelligence artificielle Jeudi 16 Mars 2023 L’Opinion 15Multimédias « Une nouvelle souche du Coronavirus est apparue en Angleterre ». L’information soulève depuis plus d’une semaine beaucoup d’interrogations et éveille l’inquiétude des Marocains qui craignent de se retrouver « interdits » de sortie et encore une fois cloitrés. Cependant, la nouvelle n’a pas lieu d’inquiéter outre-mesure. La variante anglaise n’est pas plus mortelle que celle découverte à Wuhan en décembre 2019. Toutefois, une recrudescence des cas de contaminations est à envisager, si la précaution n’est pas de mise. L’épidémiologiste Jaâfar Heikel et le directeur du laboratoire de virologie de l’université Hassan II de Casablanca, nous offrent leurs expertises afin d’éclaircir les zones d’ombre qui entourent la question. D’une importance considérable dans l’accompagnement des entreprises, la Caisse Centrale de Garantie (CCG) est intervenue durant la crise sanitaire, par l’intermédiaire des mécanismes de prêts garantis, pour le sauvetage des entreprises en difficulté. Dans le cadre de la réforme dusecteurpublic, siimportante pourl’avenir du pays, cet établissement prendra une nouvelle forme, celle d’une société financière dont le futur mode de gestion « bancaire » a été clarifié par le ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’Administration Mohammed Benchaâboun, lors de son passage à la Commission de la Justice à la Chambre des Représentants. La procédure de désignation du directeur de la nouvelle Société de Garantie et de Financement des Entreprises (SNGFE) a également fait beaucoup parler. Eclairage. Partageons l’Information www.lopinion.ma Ecrivains, réveillez l’espion en vous ! Quiconque a vu le film « Espion, levezvous » fera le parallèle entre l’agent dormant et l’écrivain en qui sommeillent divers genres littéraires, mais qui n’en exploite que quelques-uns. A l’exception de Driss Chraïbi qui a parcouru les chemins du théâtre, du roman familial et social, avant d’opérer une bifurcation qui l’a mené au roman policier et d’espionnage, la plupart de nos auteurs se sont enfermés dans des genres donnés, alors même qu’ils pouvaient exceller dans d’autres, dont en l’occurrence le roman policier et d’espionnage. On citera à titre d’exemple de ces talents inexplorés, Abdelkébir Khatibi, dramaturge, poète et romancier, mais qui n’a jamais pris ce «Chemin de traverse» qu’est la littérature policière et d’espionnage, alors même qu’il était un grand consommateur et connaisseur des œuvres d’Edgar Poe, l’inventeur du polar, et qu’il a grandi et évolué dans ce même Maroc qui a inspiré tant d’écrivains et créateurs du genre. Dans l’imaginaire romanesque, le Royaume a fréquemment été dépeint comme un champ de batailles où se côtoient et s’affrontent divers services. Tanger, notamment lorsqu’elle était sous mandat international, fut représentée dans le cinéma américain comme cette base de repli douillette et glamour des espions de tous bords. Casablanca n’a pas échappé à la règle et encore moins Marrakech que l’on retrouve, toutes les deux, dépeintes dans diverses œuvres cinématographiques, comme des plaques tournantes de barbouzes, ainsi que comme théâtres d’intrigues policières plus ou moins haletantes. Seule Rabat, avecsa multitude de représentations diplomatiques et sa myriade de «services» en tous genres, qui en font, comme toute capitale administrative, un véritable nid d’espions, a échappé au genre… du moins jusqu’à ce qu’un certain Guillaume Jobin lui consacre son désormais célèbre «Route des Zaers» où la «ville lumière» est présentée sous sa face ténébreuse d’épicentre de l’espionnage international. En ces temps troubles de tensions régionales et internationales, il importe de s’en rappeler, comme il importe de se rappeler qu’il arrive souvent, en littérature policière et d’espionnage, que la fiction soit rattrapée par la réalité. Refonte de la CCG : vers une société financière à vocation bancaire ? Finance L’Opinion P 4 P 7 P 12 P 24 Nouvelle variante Covid Mercredi 30 Décembre 2020 / N°19.331 - Prix : 5 dhs - Directeur de la publication : Majdouline EL ATOUABI Lire en page 5 l’article de Anass MACHLOUKH Lire en page 2 l’article de Nabil LAAROUSSI Abdellah BENSMAÏN La nouvelle variante a rapidement envahi toute la Grande Bretagne et a atteint aussi plusieurs pays. L’Opinion Sport Diplomatie Une délégation marocaine en Israël pour ouvrir un Bureau de liaison Rétrospective En 2020, le football national à l’épreuve du Covid-19 Roman policier et roman d’espionnage Des genres littéraires qui restent dans l’ombre “Nous souhaitons attirer l’attention sur le sport, un secteur économique comme les autres” Mehdi Sekkouri Les précisions des experts marocains Tribune Plaidoyer pour une grande mobilisation du secteur privé africain P 6 Les Lions de l’Atlas, les Panthères, les Aigles, les Black Stars, les Warriors... autant de surnoms de sélections africaines qui peuvent paraître saugrenus de prime abord dans le monde du sport, mais qui ont été puisés dans l’imaginaire collectif, les croyances traditionnelles ou mythiques, glorifiant le charisme, la force et la bravoure d’une équipe. La force, le courage ou la vitesse Une grande partie de ces équipes africaines ont puisé leur inspiration dans le règne animal, dans le dessein de s’identifier à certaines caractéristiques de l’animal en question telles que la force, le courage ou la vitesse. Ainsi, chaque sélection s’emploie à développer les attributs et les valeurs, supposés ou réels, de l’animal choisi. Certaines sélections ont porté leur choix sur des appellations autres que d’origine animale à l’instar des «Brave Warriors» (Namibie), des Kilimanjaro Stars (Tanzanie), The Flames (Malawi), soit des surnoms qui galvanisent les joueurs et leurs supporters d’une part et sèment la peur en intimidant les adversaires d’autre part. Selon certains observateurs, ces noms revêtent une signification importante pour les sociétés africaines, faisant généralement partie du patrimoine, de l’environnement ou du folklore. Tous les Lions dans l’arène du CHAN 2021 L’édition 2021 du Championnat d’Afrique des Nations, qui se déroule actuellement au Cameroun, est marquée par la participation de nombreuses équipes portant des surnoms d’animaux à l’instar de nos Lions de l’Atlas, des Lions de la Teranga, des Lions indomptables ou des Aigles. La sélection du Cameroun, payshôte du tournoi, est surnommée l’équipe des «Lions indomptables» symbolisant la force et la férocité qui caractérisent le lion, choisi comme surnom par plusieurs équipes notamment du Sénégal, rebaptisé «Lions de la Téranga». Les Sénégalais ont préféré rajouter le mot «Teranga», qui signifie «hospitalité» dans la langue locale, afin de se distinguer du reste des équipes qui détiennent le même surnom. En ce qui concerne la sélection nationale marocaine, le choix a été porté sur «Lions de l’Atlas» en référence aux noms des félins qui vivaient dans le massif de l’Atlas et qui représentent la force, le courage et la suprématie. Également appelé Lion de Barbarie, cette espèce est caractérisé par une crinière beaucoup plus volumineuse que celle de ses cousins africains, très sombre voire noire. Pour ce qui est des joueurs de la sélection de la République démocratique du Congo, ils sont surnommés les «Panthères», pour leur style de jeu combinant vitesse et force athlétique à l’instar du félin. Et dans certains mythes africains, la panthère est préféré au lion comme le roi de la jungle qui incarne la force, le courage et la fierté. L’aigle est aussi régulièrement consacré sur le continent africain, avec «les Aigles de Carthage» de la Tunisie en référence à l’emblème de la civilisation carthaginoise, ainsi qu’avec «les Super Aigles» du Nigeria et les «Aigles» du Mali. À l’inverse de leurs homologues européens et américains, qui optent le plus souvent pour un surnom en fonction des couleurs nationales, les équipes africaines, qui entretiennent un lien indéfectible avec la faune, optent le plus souvent pour des références animalières apportant ainsi une motivation et un enthousiasme aux joueurs qui donnent le meilleur d’eux même pour leur sélection et leur nation. Des surnoms puisés dans la faune, la tradition ou le mythe Sélections africaines Lions, Aigles, Panthères, Black Stars ... Taoufik SAOULAJI* *(MAP) port L’Opinion S Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) Aujourd’hui à 20h00, Maroc-Ouganda pour le compte de la 3ème et dernière journée du 1er tour. Mardi 26 Janvier 2021 CAN U20 La sélection nationale des moins de 20 ans, en stage de préparation à Laâyoune du 20 au 28 janvier, visent à accrocher le podium de la Coupe d’Afrique des Nations de la catégorie qui se disputera à la Mauritanie au mois de février, a indiqué dimanche le sélectionneur national, Zakaria Aboub. «L’objectif est de constituer une très bonne équipe pour arriver parmi les quatre premiers et pourquoi pas accrocher le podium», a souligné M. Aboub en marge d’une séance d’entraînement ouverte à la presse au Stade Moulay Rachid de Laâyoune. Il a relevé que le choix de Laâyoune pour organiser ce stage est motivée par les similitudes climatiques par rapport aux villes mauritaniennes de Nouakchott ou encore Nouadhibou, notamment les conditions venteuses. «Il s’agit de réaliser une adaptation climatique pour les joueurs, qui est un facteur essentiel dans ce genre de compétitions», at-il ajouté. L’entraineur de l’équipe nationale U20 s’est félicité des conditions propices d’hébergement et d’entraînement à Laâyoune, grâce à la mobilisation des autorités de la ville. L’équipe nationale a disputé lundi un premier match amical contre la Renaissance Zemamra en vue d’évaluer le niveau de quelques joueurs et voir la possibilité de leur participation à la phase finale de la Coupe d’Afrique, a-t-il dit. Au deuxième match de ce stage, les Lionceaux de l’Atlas affronteront jeudi le Moghreb AS de Fès. «Ces matches nous aideront à s’assurer de la disponibilité et la bonne tenue des joueurs convoqués» pour le prochain rendez-vous continental, a noté M. Aboub. Avant d’entamer ce stage, les joueurs de l’équipe nationale ont effectué des tests de dépistage de la Covid-19 selon le protocole sanitaire mis en place par les autorités compétentes. Les Lionceaux de l’Atlas visent le podium En vue d’assurer le bon déroulement de la campagne de vaccination anti-Covid, qui débutera cette semaine, les autorités sanitaires ont mis en place un ensemble de procédures prévaccinales, fixant les modalités de prise de rendez-vous, les critères d’éligibilité et toutes les dispositions à prendre pour réussir cette opération d’envergure. Mais l’une des étapes qui brille par son absence, c’est celle relative à la consultation pré-vaccinale, pourtant en vigueur dans plusieurs pays. Cette dernière, dont l’objectif est de renseigner sur l’état de santé des patients potentiels avant l’inoculation des doses, a été exclue des procédures obligatoires, sans doute du fait qu’elle pourrait ralentir le calendrier vaccinal de 12 semaines fixé par la tutelle. Éclairage sur les pertes et profits de cette exclusion. Après un court suspens, la nouvelle Administration américaine vient de déclarer de manière officielle son soutien à l’accord tripartite signé le 22 décembre entre le Royaume du Maroc, l’État hébreu et le pays de l’Oncle Sam, sous l’impulsion de Donald Trump et en présence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Contrairement aux nombreuses spéculations relatives à un potentiel revirement de l’Administration Biden, la Maison Blanche a réaffirmé son soutien aux accords d’Abraham dont l’un des principaux volets est la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Nouvelle claque retentissante pour les ennemis de notre intégrité territoriale. Partageons l’Information www.lopinion.ma La Maison tranche... L’Administration Biden a mis fin à la rumeur. Malgré la ridicule guéguerre médiatique algérienne, les spéculations des occupants de la Mouradia comptant sur un revirement de la politique étrangère américaine, et les gesticulations d’une extrême gauche espagnole immature campant sur des positions obsolètes quant à la marocanité du Sahara, Washington réaffirme son engagement dans les «Accords d’Abraham». Ce qui revient de facto à maintenir la reconnaissance américaine de la souveraineté du Royaume surses terres qui ne figure pas, comme l’espéraient les ennemis de notre intégrité territoriale, parmi les décisions à réviser par les nouveaux occupants de la Maison Blanche. Si cela prouve une chose, c’est que la foreign policy des USA n’est pas une affaire d’égo, mais d’institutions. Les décisions y sont prises dans une optique stratégique, et non pas sur des considérations tactiques liées à l’immédiateté, et encore moins sur des sautes d’humeur. Cela prouve également l’efficacité d’une diplomatie nationale qui a pu, avec le temps et le travail acharné, convaincre de la validité, du réalisme et de la justesse du plan marocain pour la résolution du différend sur notre intégrité territoriale. La décision de l’Administration Biden publiée sur le site de la Maison Blanche et donc gravée dans le marbre gris de la diplomatie américaine, met un terme aux illusions des détracteurs de notre cause nationale, mais aussi à la frilosité de certains pays (notamment européens) qui préféraient se calfeutrer dans leurs positions ambiguës sur cette question, le temps de jauger le sens du vent et des puissants. Mais jusqu’à quand ? Il ne faudra en effet pas s’étonner de les voir emboîter le pas aux USA et annoncer l’ouverture de nouvelles représentations diplomatiques à Laâyoune ou Dakhla. Plus que jamais, la caravane Maroc poursuit sa marche d’un pas sûr… n’en déplaise à ceux qui persistent à vouloirse voilerla face. Biden confirme la proclamation US sur la marocanité du Sahara Cause nationale L’Opinion P 5 P 12 P 11 P 24 Campagne de vaccination Mardi 26 Janvier 2021 / N°19.348 - Prix : 5 dhs - Directeur de la publication : Majdouline EL ATOUABI Lire en page 7 l’article de Anass MACHLOUKH Lire en page 2 l’article de Saâd JAFRI Mustapha BOURAKKADI L’Opinion Sport P 6 Sélections africaines Lions, Aigles, Panthères, Black Stars ... Interview avec la créatrice de Shama, robot humanoïde marocain Hajar Mousannif Le Maroc zappe la consultation pré-vaccinale Casablanca L’ATEC organise une campagne contre le froid Relance économique L’AMMC expose ses actions prioritaires pour 2021 Bachelor La tutelle adopte une approche graduelle Le FC Barcelone s’est imposé à Séville (2- 0) samedi lors de la 25e journée de Liga, dans un match important dans la course au titre en attendant ceux de l’Atlético Madrid, leader, et du Real Madrid, troisième. Les Catalans se rapprochent Cette victoire, acquise grâce à Ousmane Dembélé et Lionel Messi, permet aux Catalans de prolonger leur série d’invincibilité en championnat (15 matches), et de passer provisoirement deuxième au classement, à deux longueurs de l’Atlético Madrid. Largué à onze unités des Colchoneros début janvier, Barcelone talonne désormais les Madrilènes (1ers, 55 pts), qui comptent néanmoins deux matches en moins, et le Real Madrid (3e, 52 pts). Au stade Ramon Sanchez Pizjuan, Ronald Koeman avait laissé sur le banc l’Uruguayen Ronald Araujo, de retour de blessure (cheville), positionnant Clément Lenglet et Oscar Mingueza aux côtés de Gerard Piqué dans une défense centrale à trois. En attaque, le technicien néerlandais avait associé Ousmane Dembélé à Lionel Messi, laissant Antoine Griezmann sur le banc. L’éclair est venu de l’ailier français, bien servi en profondeur par Lionel Messi pour tromper Yassine Bounou d’une frappe du gauche, son 3e but de la saison en championnat (1-0, 29e). L’inévitable argentin a ensuite mis les siens à l’abri en fin de rencontre, de près (2-0, 86e). Son 19e but en Liga le conforte en tête du classement des buteurs. Barcelone a parfaitement contrôlé le jeu grâce à un duo De Jong-Busquets performant, et Sergino Dest aurait même pu aggraver le score au terme d’une superbe action collective, mais sa frappe a touché le poteau (59e). Seule ombre au tableau pour le Barça: la rechute d’Araujo, de nouveau blessé, après quinze petites minutes passées sur le terrain. Un coup d’arrêt pour Séville Les Andalous se sont eux montré trop inoffensifs pour inquiéter la défense barcelonaise (aucun tir en première mi-temps). Et les trois changements effectués par Julen Lopetegui à la mi-temps pour redynamiser le jeu de son équipe n’ont rien changé. Cette défaite marque un coup d’arrêt pour Séville, vainqueur avant samedi de ses six dernières rencontres en championnat. Avec ce succès, les Barcelonais préparent de la meilleure des manières une semaine décisive pour la fin de saison du club catalan. Ils retrouveront Séville mercredi au Camp Nou en demi-finale retour de la Coupe du Roi, où ils devront remonter un retard de deux buts pour aller en finale. Avant l’élection pour la présidence du club dimanche prochain (7 mars). Le nom du prochain président pourrait avoir de grosses conséquences sur la future gestion sportive du Barça...et sur celle de son capitaine star, Lionel Messi (33 ans), au club depuis deux décennies et en fin de contrat en juin. Barcelone affrontera ensuite, le 10 mars, le Paris SG, en huitième de finale retour de la Ligue des champions. En attendant, les Barcelonais ont mis la pression sur leurs deux concurrents madrilènes. Dans la deuxième partie de tableau, Valence, réduit à 10, s’est incliné 3-0 dans la soirée sur le terrain de Getafe et voit son adversaire lui subtiliser sa 13e place. Osasuna, vainqueur 1-0 chez le mal classé Alavés (17e), occupe la 12e place. En bas de classement, Eibar et Huesca s’étaient quittés plus tôt dans la journée sur un match nul (1-1) qui n’arrange aucune de ces deux formations à la lutte pour le maintien. Huesca est toujours bon dernier de Liga (20e) et Eibar (16e) reste au bord de la zone rouge. Bien loin des hauteurs du Barça. Barcelone continue sa belle série en Liga Football Bounou a perdu son duel avec Messi port L’Opinion S La fédération américaine de football supprime l’interdiction de s’agenouiller durant l’hymne national Lundi 1er Mars 2021 Cyclisme L’équipe nationale de cyclisme prendra part au Championnat d’Afrique sur route et sur piste, qui se déroulera du 2 au 13 mars en Égypte, a annoncé samedi la Fédération Royale Marocaine de Cyclisme. Les courses sur route se dérouleront du 2 au 6 mars, tandis que celles sur piste sont prévues entre le 10 et le 13 du même mois, a indiqué un communiqué de la FRMC. Dans cet événement continental qui constitue une étape clé pour la qualification au Championnat du monde sur route en Belgique, le Maroc participera avec une vingtaine de cyclistes représentant les catégories des adultes, des moins de 23 ans et des jeunes, ainsi qu’une équipe féminine, a fait savoir le communiqué. Dans la catégorie féminine, la sélection sera composée de Fatima Zahraa Zahra Hayani et Fatima Zahra Benzekri, Noura Sihamoud, Hakima Baghraoui et Siham Barbouch. Chez les messieurs, le Maroc sera représenté par Mohsen El Kourji, Houcine Essebahi, Achraf Deghmi, Adel El Arbawi, Hassan Majdoubi, Nasr-Eddine Maatouki, Mohamed Sidki, Mohamed Nizar Sail, Mohamed Nemsi, Hamza Ayoub, Ilyas Hasanani et Youssef Lamzouq, Mohamed Najib Sanbouli, Ilyas Skaini et Fouad Ayoub. Le staff technique comprend le directeur technique national, Moustafa Najari, et les cadres Ahmed Rahaili, Mustafa Ommal, Abdelaati Saadoun, Adil Dahakila et Moustafa Khalawi. La sélection nationale avait pris part, du 23 janvier au 15 février à Benslimane, à un stage de préparation afin de connaître leur niveau de préparation et capacités techniques, dans le sillage des effets du Covid-19. Le Maroc participe au Championnat d’Afrique sur route et sur piste en Égypte VSD 16, 17 et 18 avril 2021 13 Magazine VSD 16, 17 et 18 avril 2021 12 MAGAZINE La comédie est sa vie, quoique le concept de l’existence soit un brin insolite chez elle. Elle cogite sans discontinuer, même pendant son sommeil. Pour elle, la dose thérapeutique n’est pas loin de la dose toxique. Du coup, elle vit à tout va et ne s’encombre jamais de futilités. Les paradoxes qui se télescopent dans son esprit la rendent énigmatique. Dérou- tante par une joie affichée, sa personnalité regorge de mystères. Le cas Nisrin Erradi donnerait du fil à retordre à un psychana- lyste. Timide dans son enfance, elle se fait violence en s’inscri- vant à l’atelier Théâtre de son école. «Je jouais comme un pied, ce qui faisait beaucoup rire mes petits camarades. En fait, ils se moquaient de moi. Ce qui ne m’a pas empêchée de continuer à me tromper». Son entêtement, elle le poursuit au lycée où elle gère les activités théâtrales. Pendant ce temps, elle se rend régulièrement devant l’ISADAC (Institut supé- rieur d’art dramatique et d’ani- mation culturelle) et fond en larmes : «Je priais pour que mon rêve d’intégrer cette institution se réalise. Malheureusement, une fois admise, j’ai vite déchanté. Je m’attendais à autre chose que ce que l’Institut offrait. Je me chamaillais avec tout le monde. Deux personnes m’ont aidée à tenir : la directrice de l’époque, Naïma Harifi, qui me rassurait sur la qualité de mon travail et un professeur, Ahmed Izedda, qui m’a tout appris. Il me disait que si on me proposait un rôle pendant ma formation, il ne fallait pas que j’hésite à le prendre». C’est ainsi qu’elle a pu participer à «Malak» d’Abdeslam Kalai, «Les Ailes de l’amour» d’Abdelhai Laraki et à des productions télévisées. Nis- rin ne lâche pas pour autant son cursus et monte pour son projet de fin d’études «Le paradis sur terre», pièce de Tennessee Wil- liams dans laquelle elle joue. Le métier avant l’amour Les rôles s’enchaînent pour cette rebelle vivace et sa carrière prend de plus en plus de carrure. Au théâtre, mais plus encore à la télévision et au cinéma. Dans les années 2000, elle cumule des rôles de premier ordre. Jusqu’à la consécration qui arrive en 2019 avec «Adam» de Maryam Touza- ni aux côtés de Lubna Azabal. Le film, chaudement applaudi lors de sa projection à Cannes dans la section «Un certain regard», vaut à Nisrin Erradi une nomination aux Césars pour le meilleur es- poir féminin. «J’aurais pu donner beaucoup plus dans « Adam », mais je n’étais pas bien sentimen- talement. Pourtant, cela faisait dix ans que j’attendais une telle occasion. J’ai toujours deman- dé à Dieu deux choses : devenir actrice internationale et vivre le grand amour. J’ai connu les deux et j’ai découvert leurs mauvais côtés». Même si elle procure du bonheur à son nombreux pu- blic, Nisrin demeure dure avec sa propre personne : «Je peux rendre heureux les gens par un rôle mais cela ne veut pas dire que je suis heureuse. Je ne suis heureuse que lorsque je suis en action, quand je joue. Paradoxalement, la seule chose qui peut me rendre heu- reuse, c’est l’amour. Mais, à un moment donné, je devais choisir entre l’amour et mon métier. J’ai alors fait le choix de ma carrière. J’ai enterré un grand amour pour me consacrer à mon métier». Energie intérieure La réussite de Nisrin Erradi est truffée de questionnements. Quelques démons ont la peau dure : «Je n’ai jamais cru en moi et je ne me trouve pas belle. Un peu moins maintenant. En revanche, j’étais certaine que je pouvais être comédienne. Je savais aussi qu’il y avait une énergie intérieure qui me guidait». Malgré une apparence fofolle, Nisrin développe un certain mysticisme : «J’ai deux âmes. La première me renvoie à l’au-delà qui est un mystère et la seconde agit comme un miroir qui se tra- duit par ce que je suis sur terre, actrice entre autres». Et puis, il y a l’absence de ce père parti à l’âge de 67 ans et auquel elle était très liée. Il fait réguliè- rement éruption dans ses rêves. Des rêves qui la maintiennent en équilibre. Anis HAJJAM Nisrin Erradi, la timide audacieuse A bientôt 32 printemps, l’actrice collectionne les succès en se projetant dans un avenir radieux. Confidences hors divan. Télévision L’autisme, le cancer, l’amour «Mon mari n’est pas malade, il est différent», dit Houda de Brahim atteint d’autisme. Une différence encore illisible chez ceux qui se vautrent dans la «normalité». Au quotidien, la tâche est délicate, souvent insoutenable.Une incompréhension vé- cue dans la douleur, dans le silence. Cela peut se traduire par des actes de violence, engendrés par une ignorance têtue. Pourtant, personne n’en veut à Brahim (grandiose Amine Ennaji) et c’est toute la subtilité du récit d’Abdeslam Kelai, scénariste et réalisateur de cette pépite. Le téléfilm est poignant, prend par moments à la gorge, tient en haleine. Car, autour de cette histoire bouleversante gravitent d’autres thèmes. Brahim rencontre sa future femme (l’étonnante de justesse, JalilaTlemci) dans une école de Beaux-arts où la foudre les éclaire. Unis par un amour immuable, ils mènent une vie sereine entre leur commerce de poterie et les peintures de Brahim. Jusqu’au jour où Houda est diagnostiquée d’un cancer. Pour elle, c’est une course contre la montre qui commence. Le médecin lui donne six mois à vivre. Elle s’affole en gardant la terrible nou- velle pour elle, pensant essentiellement au devenir de Brahim après son grand départ. Cette inquiétude la pousse, dans un moment d’étourdissement, à de- mander à son employée (Nisrin Erradi) si elle ac- ceptait de prendre le relais au cas où quelque chose lui arrivait. Le droit à la différence Brahim, personnage méti- culeux, développe une poésie philosophique : «Les choses les plus importantes, on les voit avec le cœur, pas avec les yeux». Ou encore : «Les arbres ne se ressemblent pas mais vivent ensemble. Pas comme les humains qui ne savent vivre qu’avec ceux qui leur ressemblent». Des réflexions lourdes de sens, prononcées par quelqu’un qui réclame simplement son droit à la différence. «Six mois et un jour», dif- fusé le 13 avril sur 2M, évoque avec doigté d’autres maux de la société : la violence faite aux femmes, la maltraitance des enfants, les ravages de l’alcoolisme. C’est dire la soif du réalisateur à provoquer des ré- veils, mêmes brutaux, en abordant pareils sujets, ce qui ne lui est pas étranger. Le téléfilm est tourné à Larache, sa ville natale chérie où il vit, travaille et tourne le plus gros de ses films. Pas forcément en la racontant, mais en lui rendant hommage. «Six mois et un jour», le «un jour» est celui de l’espoir. A. H. Exposition Concours Cinéma L’immense comédienne a de nouveau frappé. A la tête d’un palmarès époustouflant, celle qui a traversé les décennies avec une rare élégance a été couronnée dimanche dernier du Prix de la meilleure actrice à la 11ème édition du festival international du film arabe de Malmö en Suède. Cette consécration, elle la doit à son rôle dans le troisième long métrage de Mohamed Mouftakir «Le printemps des pommiers», un récit où Naïma Elmcher qui campe une grand-mère au grand cœur, tiraillée entre la maladie de son mari et les brimades que subit son petit-fils. A l’annonce du Prix, le réalisateur du film s’est adressé à elle à travers un message empli d’émotion : «Quand fleurissent les pommiers… Merci madame. Vous êtes notre pomme printanière qui rayonne encore et toujours dans ce long automne sombre et lugubre que nous espérons bientôt s’éclipser». Il y a deux ans, au même festival, une autre Marocaine est repartie avec le Prix de la meilleure actrice : Fatima Atif pour sa prestation dans «La Guérisseuse» de Mohamed Zineddaine. Artiste charismatique, Naïma a marqué jusque-là les esprits à chacune de ses apparitions, au théâtre, à la télévision, au cinéma. Un talent qui a inspiré plus d’une comédienne. La Fondation TGCC (Travaux généraux ce construction de Casablanca) organise un concours s’adressant aux jeunes artistes plasticiens. La compétition est ouverte aux Marocains mais aussi aux résidents au Maroc, âgés de 20 à 35 ans. Ils ont jusqu’au 6 juin 2021 pour déposer leurs dossiers de candidature. «Hier-Aujourd’hui- Demain» est le thème sur lequel les concurrents doivent se pencher. Le lauréat parmi les dix présélectionnés pour le Prix Mustaqbal recevra une dotation de 35.000 DH et bénéficiera d’un accompagnement d’une année. Deux mots peuvent résumer le parcours de l’artiste : explora- tions et rencontres. Au pluriel, puisque Mo Baala est nombreux dans son expression, dans son approche, dans son discours. Est-il un artiste contemporain ? On craint que non, parce qu’il ratisse tellement large qu’on cherche encore à le mettre dans une case. Il est fort de ses multiples expériences, comme tout autodidacte qui met son âme et ses tripes dans un univers qui n’est le sien que par effraction. Ses ballades-errances, sa curio- sité pour différentes formes d’art, ses questionnements philoso- phiques, ses choix infinis d’outils de travail, font de lui l’insai- sissable plasticien-sculpteur-vidéaste-installateur. La théâtralité de ses touches enveloppe des ambiances enchantées malgré les énigmes qui les traversent. Ceux qui cherchent la complexité se sentent chez eux, les autres sont les victimes d’une lecture au plus près de l’œuvre. L’éloignement ouvre généralement les portes de la proximité. Mo se joue de cela et poursuit son che- min, emprunté il y a plus de six années. Conte familial Avec «Absence et présence, fragments entre la main et le cer- veau» (jusqu’au 31 mai à la galerie Delacroix de l’Institut français de Tanger), Baala évoque ses non-relations avec ses parents. Un conte bruyamment familial formulé par celui qui ne connaît ses géniteurs que par ouï-dire. Il grandit loin d’eux et les découvre à travers des histoires que des proches lui rapportent. Ce qui lui brouille le cerveau jusqu’à ce que sa main lui vienne à la rescousse pour que la transmission se traduise en œuvres d’art. Sina MAJJAH Absence et présence de Mo Baala Naïma Elmcherqui consacrée à Malmö Mustaqbal, le Prix Par Anis HAJJAM Ambiance à la foi menaçante Assignés à domicile de vingt à six heures, nous ne renon- çons tout de même pas à nos habitudes diurnes. Puisque c’est culturel, nous conti- nuons à crier nos attaches aux pratiques les plus insensées, et pourquoi pas en période de crise aussi. Le ramadan (spi- rituel ?) est ainsi consommé par nos mœurs, vieilles telle la mémoire courte du ventre : souks et marchés pris d’assaut, la boule délogeant la queue dans les pâtisseries… Avec une continuelle gueule d’abois et des faciès violemment violacés, l’ambiance est à la foi menaçante. Oui, lorsque nous jeûnons avec «conviction», les muscles qui suggèrent le sourire perdent de leur su- perbe. Nous le montrons avec insistance et gare au premier farceur qui se pointe. Quand une rixe éclate, le spectacle est chapardé par des badauds jouant consciencieusement aux pyromanes. C’est uni- quement cela qui nous reste pour cette année encore, la bonne humeur ronflante se vit indoor, en même temps que le couvre-feu. En amont, sur les grandes artères, à l’approche du coupe-faim aux allures de festin, déboulent des pilotes d’essai prêts à en découdre avec l’heure qui tourne. Au diable, les feux de signalisa- tions ! A ce moment précis, ce sont les boyaux qui prennent le contrôle de tout l’orga- nisme. C’est ainsi, avant de se rassasier et de s’affaler devant son poste de télévision. C’est ainsi, pendant vingt-neuf ou trente jours. C’est ainsi. Osons enfin une pensée attristée à l’endroit des amateurs occasionnels des Tarawihs, invités à pratiquer leur rituel chez eux, loin de leurs semblables, pratiquants acharnés jusqu’au lendemain de aïd al fitr. L’Humeur L’excellent Amine Ennaji dans «Six mois et un jour» d’Abdeslam Kelai. Un conte bruyamment familial. Prolifique, Nisrin Erradi est sur plusieurs fronts. Pendant le Ramadan, elle officie principalement dans le deuxième volet de la série «Al Madi La Yamout» de Hicham Joubari diffusé sur Al Oula et la sitcom «Kissariat Oufella» réalisée par Rachid El Ouali pour 2M. Dans le pipe, trois projets de films. Avec Omar Moul Douira, Nabil Ayouch où elle devrait chanter et Yasmine Benkirane dans le rôle d’une prisonnière qui s’évade. Côté théâtre, même si elle a cessé d’en faire, «ça me stresse, ça me rend malade», elle planche actuellement sur une pièce d’un «metteur en scène ami». Pourquoi ce retour inattendu à la scène ? Il s’agit du personnage de Rabiaâ El Aâdaouiya. Retour aux planches L’actrice vit à tout va. directement de la subvention des tranches de consommations « so- ciales » pour les citoyens à faible revenu », nuance le rapport qui précise qu’il sera opportun, dans le secteur agricole, de mettre en place « des mécanismes d’incitations à l’économie d’eau à travers des quo- tas d’irrigation proportionnels à la superficie agricole des exploita- tions ». L’ANGE pour approuver les tarifs Le troisième axe de ce chantier consiste, selon le NMD, à mettre en place une Agence Nationale de Gestion de l’Eau (ANGE) qui de- vra remplacer la Commission In- terministériellede l’Eau pour faire converger les politiques publiques et sectorielles avec une déclinaison régionale par bassin hydraulique. « L’ANGE pourra être chargée de traiter la question de l’eau selon une approche intégrée, de l’amont à l’aval. Elle définira l’allocation des ressources en eau conformément aux orientations du Conseil Supé- rieur de l’Eau et du Climat. Elle éta- blira et approuvera lestarifs desser- vices des différentes infrastructures de mobilisation, de production et de transport de l’eau. L’agence en- couragera également l’adoption et l’utilisation effective de normes et critères de mobilisation, de pré- lèvement et d’utilisation de l’eau brute ou traitée qui soient propices à la préservation de la ressource à long terme, notamment pour les secteurs fortement consommateurs d’eau comme l’agriculture et le tou- risme dans certaines régions », pré- cise la CNMD. Au vu du contexte de raréfac- tion et de pénurie des res- sources hydriques au Maroc, l’eau coûterait-elle moins cher qu’elle ne devrait ? Le Nouveau Mo- dèle de Développement (NMD) répond oui à cette question, précisant que la précaire sécuri- té hydrique du pays « reflète la forte vulnérabilité du Maroc au changement climatique face à des usages de l’eau qui n’intègrent pas sa rareté ». La tarification de l’eau potable, industrielle ou d’irriga- tion ne traduit pas le coût réel de la ressource et ne favorise pas le recours aux ressources alterna- tives, estime le rapport de la Com- mission pour le Nouveau Modèle de Développement (CNMD). Dé- cision sensible et potentiellement impopulaire, l’augmentation des tarifs de l’eau a pourtant dès 2014 été vivement recommandée par le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). Le Conseil pointait déjà à l’époque « l’absence d’un modèle écono- mique clair et fiable du secteur de l’eau, d’une comptabilité na- tionale de l’eau et d’un référentiel standard du coût de l’eau par ré- gion et par type d’usage ». Renforcer la transparence Capitalisant sur les recommanda- tions et diagnostique du CESE, le NMD considère nécessaire de ré- former l’organisation du secteur et de renforcer la transparence sur les coûts de la ressource à chaque étape de sa mobilisation. L’objectifest d’assurer une plus grande transparence du coût de la ressource, depuis sa collecte jusqu’à sa distribution. Cette ré- forme préconisée devrait idéale- ment passer par un« découplage financier Eau – Energie, dans le cadred’une réforme profonde de l’ONEE, qui consiste à rendre in- dépendantes financièrement les deux branches « Eau» et « Elec- tricité », de sorte à défaire la pé- réquation tarifaire tacite entre le secteur de l’eau et le secteur de l’énergie, et à rendre leur mo- dèle financier plus transparent ». Le rapport de la CNMD estime par ailleurs l’intégration du coût des infrastructures de mobilisa- tion dans le coût de la ressource, comme une autre nécessité pour rompre avec la situation actuelle marquée par la gratuité des ser- vices des barrages et d’irrigation, qui « aboutit à une sous-estima- tion du coût de la ressource, ainsi qu’à des distorsions dans la sélec- tion des investissements les plus optimaux ». Augmentation progressive des prix Afin de mettre en place une ta- rification qui reflète la valeur réelle de la ressource et incite à la rationalisation des usages et à la gestion de sa rareté, le NMD re- commande une révision de la ta- rification de l’eau « pour dégager les ressources pérennes néces- saires à l’investissement de mobi- lisation de nouvelles ressources et de protection des ressources exis- tantes, de lutte contre les pertes (fuites, évaporation) ou de ra- tionalisation de l’usage de l’eau ». Cette révision passera selon la même source par une « augmentation progressive des tarifs de l’eau à l’ensemble des usagers, particuliers et agriculteurs, pour assurer la rémunération des ser- vices de mobilisation ». L’Etat devra cependant « se charger Expert hydrique et co-auteur d’un rapport paru en avril 2021 sur l’utilisation de l’eau dans le domaine agricole au Maroc, en Algérie et en Tunisie, Redouane Choukr-Allah répond à nos questions. - Quel est votre avis sur les recom- mandations du NMD à propos de la tarification de l’eau ? - J’adhère aux recommandations. Il s’agit d’un chantier nécessaire dont la mise en œuvre devra cependant se faire progressivement afin de permettre aux usagers et aux agri- culteurs de se préparer, d’anticiper et de s’adapter. Cette progressivité est importante parce qu’il y a derrière un enjeu qui est celui de l’impact po- tentiel sur la compétitivité de l’agri- culture nationale. - Justement, comment l’agriculture marocaine risque-t-elle d’être impac- tée par ce chantier ? - Cela dépend des cultures et des ré- gions. J’insiste sur le fait qu’il faille prendre en considération l’aspect social et le type de culture. Pour un agriculteur qui fait des framboises, l’augmentation du tarif de l’eau n’est pas un problème puisqu’il s’agit d’une culture à grande valeur ajoutée. Si on prend l’exemple de la tomate, le coût de l’eau ne dépasse même pas les 3% du coût global de production. Là aussi, une augmentation n’est pas handicapante d’autant plus qu’elle poussera les agriculteurs à adopter des techniques d’appoint qui per- mettent d’augmenter le rendement et qui, donc, valorisent mieux l’eau. - Comment faire pour aider les agri- culteurs à bien s’adapter à la réforme tarifaire de l’eau ? - Je pense qu’il faudra faire une étude économique qui permettra de trouver la juste mesure afin de ne pas pénaliser l’agriculteur tout en le poussant à mieux valoriser l’eau grâce à l’augmentation du rende- ment et l’introduction de nouvelles technologies. Je pense que les agri- culteurs marocains sont capables de relever ce défi, surtout si des plate- formes de pilotes voient le jour afin de montrer l’exemple à suivre. La re- valorisation tarifaire de l’eau pourra de cette manière redonner sa juste valeur à l’eau, qui est aujourd’hui une denrée rare à protéger, tout en agissant comme un vecteur de transformation vers une agriculture mieux adaptée. Mardi 22 Juin 2021 Mardi 22 Juin 2021 L’alerte du CESE Les barrages sous pression Il s’agit d’un chantier nécessaire dont la mise en œuvre devra cependant se faire progressivement afin de permettre aux usagers et aux agriculteurs de se préparer, d’anticiper et de s’adapter». Redouane Choukr-Allah 3% Privilégier la sécurité alimentaire aux exportations non-essentielles Le NMD estime qu’il sera important d’ancrer progressi- vement chez les agriculteurs un eapproche d’adaptation dans les pratiques agricoles, et de recons- idérer les pratiques d’irrigation en encourageant la réutilisation des eaux usées épurées dans l’agriculture, en particulier pour des cultures non-alimentaires. Le rapport recommande de limiter l’extension des surfaces irriguées afin de la consacrer essentiellement aux cultures assurant la sécurité alimentaire nationale, plutôt qu’aux cultures exportatrices non essentielles dont le coût indirect pour l’Etat et la collectivité est très élevé. « A terme, une tarification de l’eau pour usage agricole reflétant la valeur réelle de la ressource, en particulier pour les exploitations à caractère commercial, ainsi qu’une politique effective de quotas par exploitation faciliterait de tels arbitrages économiques, en lien avec la demande locale. Enfin, l’essor de la numérisation permettrait au secteur agricole de passer à une agriculture de préci- sion, répondant aux impératifs de productivité, de compétitivité et d’adaptation. Le NMD considère que « le chan- tier de revalorisation tarifaire des ressources hydriques devra impé- rativement être complété par un investissement important dans la mobilisation des ressources non-conventionnelles et dans la préservation des ressources sou- terraines ». Le point de départ, selon le NMD, consiste à veiller à rationaliser l’usage des eaux sou- terraines à travers des modes d’ex- ploitation qui tiennent compte de la capacité de régénération des nappes phréatiques. « En outre, il sera opportun de recourir massi- vement au dessalement de l’eau de mer en vue d’assurer un complé- ment sûr d’approvisionnement en eau des villes côtières, de libérer des ressources en eau supplémen- taires pour les périmètres irrigués et de réduire significativement les pertes d’eau. La maîtrise du coût de l’énergie et le recours à une ta- rification appropriée qui valorise au mieux la ressource pourront rendre ce créneau attractif pour les investissements privés et les partenariats public-privé », estime la Commission qui recommande de systématiser le traitement et la réutilisation des eaux usées et eaux pluviales afin de répondre aux besoins des périmètres irri- gués et de soulager la pression sur les barrages. « Cela nécessite la mise en place d’un cadre régle- mentaire permettant l’intégration effective des eaux traitées dans la planification de l’eau, et la défini- tion des responsabilités dans la prise en charge du traitement et des frais de suivi de la qualité des eaux usées traitées, ainsi que les normes de réutilisation sécurisée et saine des eaux usées », conclut le rapport. 02 FAIT DU JOUR 03 Fait du jour Repères Ressources hydriques 3 questions à Redouane Choukr-Allah, expert en gestion hydrique Arbitrage L’info...Graphie Proposition 1 Réformer l’organi- sation du secteur de l’eau et ren- forcer la transpa- rence sur les coûts à chaque étape de sa mobilisation. Instaurer une tari- fication qui reflète la valeur réelle de la ressource et incite à la rationa- lisation des usages. Mettre en place une Agence Nationale de Gestion de l’Eau (ANGE). Mobiliser le poten- tiel des ressources non-convention- nelles et oeuvrer activement en fa- veur de la préserva- tion des ressources souterraines. Proposition 2 Proposition 3 Proposition 4 Choix stratégique du NMD : préserver les ressources rares en eau pour nous, nos enfants et les générations futures Faute d’une tarification permet- tant de couvrir les coûts réels des services et infrastructures qu’ils assurent, les établissements pu- blics chargés de la mobilisation, de la distribution et de l’entretien des réseaux sont contraints de recourir au budget général pour obtenir des financements et des subventions d’équilibre. La poli- tique de financement public des infrastructures de mobilisation n’a pas été étendue aux autres sources (dessalement, recyclage eaux usées,…). Ceci se traduit naturellement par un recours privilégié aux barrages comme source essentielle de la mobili- sation. Dans une alerte publiée en sep- tembre 2019, le CESE recom- mandait une réforme profonde et transparente de la tarification nationale et locale de l’eau et des services de l’assainissement liquide et de l’épuration des eaux usées. Le Conseil estimait urgent de mettre en place un référentiel national de la comptabilité de l’eau qui reflète les coûts réels de l’eau par bassin hydraulique ver- sant, permettant d’assurer une solidarité régionale et sociale via un meilleur ciblage des subven- tions publiques au secteur et en optimisant les capacités d’autofi- nancement des régions. Revalorisation tarifaire de l’eau, une arme à double tranchant Le Nouveau Modèle de Développement recommande une réforme de l’organisation du secteur de l’eau qui aboutirait à une nouvelle tarification en adéquation avec la valeur réelle de la ressource. « Les agriculteurs marocains sont capables de relever le défi » L’apport du dessalement et du recyclage des eaux usées Ressources non-conventionnelles du coût global de production des tomates sont dédiés à l’eau. Ce pourcentage illustre la part plutôt faible qu’occupe le coût de l’eau dans cette culture parmi les plus exportées du pays. Recueillis par O. A. Oussama ABAOUSS www.lopinion.ma Partageons l’Information (13610)
IMMOBILIER Jeudi 16 Mars 2023 16 BELLA VISTA PROMOTION DIRECTE VENTE DIRECTE (sans commission) 5, AVENUE ANNAKHIL HAY RYAD GSM: 06 61 23 80 23 / 06 6115 3131 Email: Abdellouhab.bengel[email protected] 1. PLATEAU AKREUCH 1 ha titré 9 lots de villas de 600 ; 650 ; 700 m2, suivant note de renseignement récente accès goudronné, bien situé (belle vue sur la ville de Rabat), T.B placé à 500 m de la mosquée OTAIBA, derrière le palais Sheikh Zaid, Souissi Rabat. 06 61 23 80 23 ou 06 61 15 31 31. 2. ELMENZEH EDEN sur l’Avenue Mohammed VI Km 19, beau projet autorisé pour 15 villas plus équipements : * 09 villas de 1700 m2 environ. * 06 villas de 550 m2 environ. * Et 1 équipement commercial. 3. EL MENZEH (Km 20 Avenu Med Med VI), 8 km après le Golf Royal Projet de 42 villas de 500 à 900 m2 chacune. Stade final d’autorisation (50% A vendre ou en Co – développement) avec un promoteur ayant de bonnes références récente 06 61 23 80 23 ou 06 61 15 31 31. 4. 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Jeudi 16 Mars 2023 17Annonces ANNONCES ADMINISTRATIVES CENTRE HOSPITALIOUNIVERSITAIRE IBN SINA AVIS D’APPEL D’OFFRES OUVERT N° 49/2023 Le 12/04/2023 à 12 heures, il sera procédé dans la salle de réunion de la Direction du Centre Hospitalio-universitaire Ibn Sina, sis, Rue Mfedel Charkaoui, AL IRFANE, Rabat -Institut, à l’ouverture des plis relatif à l’appel d’offres ouvert sur offres de prix pour : Exécution des prestations de soutien au niveau des divers établissements hospitaliers relevant du CHUIS, en deux lots séparés, à savoir : HER et HAY. Le dossier d'appel d'offres peut être téléchargé à partir du portail des marchés publics : www.marchespublics.gov.ma Le cautionnement provisoire est fixé à la somme de : Vingt milles dirhams (20.000,00 Dhs) pour le lot n°1. Dix milles dirhams (10.000,00 Dhs) pour le lot n° 2. L'estimation globale des coûts des prestations établie par le CHIS est fixée à la somme de : Trois millions huit cent vingt mille huitcent DHs TTC (3.820.800,00 DHS TTC) Le dépôt des plis et des offres des concurrents doit être conforme aux dispositions de l’Arrêté de la ministre de l’économie et des finances n°1982-21 du 9 joumada I 1443 (14 décembre 2021) relatif à la dématérialisation des procédures de passation des marchés publics et des garanties pécuniaires. Le contenu ainsi que la présentation des dossiers des concurrents doivent être conformes aux dispositions des articles 27, 28 et 131 du Règlement du 13/05/2015 relatif aux marchés du Centre Hospitalo-Universitaire Ibn Sina Le dépôt et le retrait des plis et des offres des concurrents s’effectuent par voie électronique sur le site HYPERLINK "http://www.marchespublics.gov.ma" www.marchespublics.gov.ma Les pièces justificatives à fournir sont celles prévues par l'article 9 du règlement de Consultation. (13586) CENTRE HOSPITALIOUNIVERSITAIRE IBN SINA AVIS D’APPEL D’OFFRES OUVERT N° 19/2023 Le 12/04/2023 à 10 heures, il sera procédé dans la salle de réunion de la Direction du Centre Hospitalio-universitaire Ibn Sina, sis, Rue Mfedel Charkaoui, AL IRFANE, Rabat -Institut, à l’ouverture des plis relatif à l’appel d’offres ouvert sur offres de prix pour : Exécution des prestations de soutien au niveau des divers établissements hospitaliers relevant du CHUIS, en deux lots séparés, à savoir : HMS et HMSRO. Le dossier d’appel d’offres peut être téléchargé à partir du portail des marchés publics : www.marchespublics.gov.ma Le cautionnement provisoire est fixé à la somme de : Vingt milles dirhams (20.000,00 Dhs) pour chaque lot. L’estimation globale des coûts des prestations établie par le CHIS est fixée à la somme de : Quatre million six cent vingt mille DHs TTC (4.620.000,00 DHS TTC) Le dépôt des plis et des offres des concurrents doit être conforme aux dispositions de l’Arrêté de la ministre de l’économie et des finances n°1982-21 du 9 joumada I 1443 (14 décembre 2021) relatif à la dématérialisation des procédures de passation des marchés publics et des garanties pécuniaires. Le contenu ainsi que la présentation des dossiers des concurrents doivent être conformes aux dispositions des articles 27, 28 et 131 du Règlement du 13/05/2015 relatif aux marchés du Centre Hospitalo-Universitaire Ibn Sina Le dépôt et le retrait des plis et des offres des concurrents s’effectuent par voie électronique sur le site HYPERLINK «http://www.marchespublics.gov.ma» www.marchespublics.gov.ma Les pièces justificatives à fournir sont celles prévues par l’article 9 du règlement de Consultation. (13587) ROYAUME DU MAROC MINISTÈRE DE LA JUSTICE AVIS D’APPEL D’OFFRES OUVERT N°01/DMSI/2023 (Séance publique) Le 10/04/2023 à 10 h 30 min, il sera procédé dans la salle de réunion de la Division de la programmation et des marchés, Direction de l’Equipement et de la Gestion du Patrimoine, du Ministère de la Justice Place Mamounia Rabat, à l’ouverture des plis relatifs à l’appel d’offres sur offres de prix qui a pour objet : LA REALISATION D’UN AUDIT GLOBAL DE SECURITE ET D’INFRASTRUCTURE DU SYSTEME D’INFORMATION DU MINISTERE DE LA JUSTICE EN LOT UNIQUE. Le dossier d’appel d’offres peut être retiré auprès des bureaux de la Division de la programmation et des marchés, de la Direction de l’Equipement et de la Gestion du Patrimoine, au Ministère de la Justice sis Place Mamounia Rabat, il peut également être téléchargé à partir du portail des marchés publics HYPERLINK «http://www.marchespublics.gov.ma» www.marchespublics.gov. ma . Le cautionnement provisoire est fixé à la somme de : quarante mille dirhams (40.000,00 dirhams) L’estimation des couts établie par le maître d’ouvrage est fixée à la somme de : Un million cinq cent mille dirhams TTC (1.500.000,00 dirhams T.T.C) Le contenu, la présentation ainsi que le dépôt des dossiers des concurrents doivent être conformes aux dispositions des articles 27, 28, 29, 31, et 148 du décret n°2-12-349 relatif aux marchés publics tel qu’il a été modifié et complété. Les concurrents peuvent : Soit envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception à la division précité; Soit déposer contre récépissé leurs plis (13585/1) ROYAUME DU MAROC MINISTERE DE L’INTERIEUR REGION MARRAKECH - SAFI PROVINCE DE SAFI CERCLE DE HRARA CAIDAT SOUK AYIR COMMUNE TERRITORIALE D’AYIR AVIS D'APPEL D'OFFRES OUVERT AVIS D'APPEL D'OFFRES OUVERT N°: N°: 02 02 / / 2023 2023 Le mardi 11 Avril 2023 à 12 H 00, il sera procédé à la salle des réunions, au siège de la commune territoriale Ayir à l'ouverture des plis relatifs à l’appel d'offres sur offres de prix pour : TRAVAUX D’ALIMENTATION DE LA PLAGE KERRAM EDDAIF EN ELECTRICITE A LA COMMUNE TERRITORIALE AYIR PROVINCE DE SAFI Le dossier d’appel d’offres peut être retiré au service des marchés au siège de la commune territoriale d’Ayir, il peut également être téléchargé à partir du portail des marché publics : www.marchéspublics.gov.ma -Le cautionnement provisoire est fixé à la somme de : 20 000,00 Dhs (Vingt Mille Dhs) -L’estimation des coûts des prestations établie par le maître d’ouvrage est fixée tout taxe comprise à la somme de : Huit Cent Soixante et Onze Mille Sept cent Vingt Huit Dirhams soixante Centimes / (871 728,60 Dhs)/ Le contenu, la présentation ainsi que le dépôt des dossiers des concurrents doivent être conformes aux dispositions des articles 27, 29, 31 et 148 du décret N° 2-12-349 du 8 Joumada I 1434 (20/03/2013) relatif aux marchés publics. Les concurrents peuvent : * soit envoyer leur dossier par voie électronique au portail des marches publics. * soit les envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception, au Président de la CT Ayir ; * soit déposer contre récépissé leurs plis dans le service des Marchés au siège de la CT Ayir; * soit les remettre au président de la commission d’appel d’offre au début de la séance et avant l'ouverture des plis. Les pièces justificatives à fournir sont celles prévues par l’article N°9 du règlement de consultation Pour les entreprises installées au Maroc Les concurrents devront fournir une copie certifiée conforme à l’original du certificat de qualification et de classification : Secteur Classe Qualification Exige J ELECTRICITE 4 J6 Pour les entreprises non installés au Maroc Les entreprises non installés au Maroc doivent fournir le dossier technique tel que prévu par le règlement de consultation. (13605/2) المملكة المغربية وزارة الداخلية عمالة أكادير إداوتنان جماعة أمسكروض 137/2023 إعالن عن تنظيم امتحان الكفاءة المهنية برسم سنة 2023 لولوج درجة مساعد تقني من الدرجة األولى يـنـهـي رئــيــس الـجـمـاعـة الـتـرابـيـة ألمسكروض إلى علم كافة الموظفين المنتسبين لألسالك اإلداريـة لجماعة أمسكروض والذين يشغلون منصب مساعد تقني من الدرجة الثالثة والذين استوفوا ست سنوات على األقـل من الخدمة الفعلية بهذه الصفة، أن الجماعة ستنظم امتحانات للكفاءات المهنية برسم سنة 2023 لولوج درجة مساعد تقني من الدرجة األولـى يوم 11 مـارس 2023 ابتداء من الساعة 10 صباحا بمقر اإلدارة الجماعية، فعلى الراغبين في اجتياز االمتحان والذين تتوفر فيهم الشروط السالفة الذكر التقدم بطلبات ترشيحهم إلى مصلحة كتابة الضبط بالجماعة في أجل أقصاه 08 مارس 2023 ،وقد حدد عدد المناصب المتبارى بشأنها في منصب واحد. 13603 auprès du bureau de la Division de la programmation et des marchés du Ministère de la Justice, Direction de l’Equipement et de la Gestion du Patrimoine, Place Mamounia Rabat. Soit les remettre au président de la commission d’appel d’offres au début de la séance et avant l’ouverture des plis. Soit les transmettre par voie électronique au maître d’ouvrage à l’adresse suivante : HYPERLINK «http:// www.marchespublics.gov.ma» www. marchespublics.gov.ma. Les pièces justificatives à fournir sont celles prévues par l’article 8 du Règlement de consultation. (13612) DIRECTION RÉGIONALE D’ITISSALAT AL MAGHRIB À OUJDA AVIS DE CONSULTATION OUVERTE N° PR603589 - PR603671 - PR603695/COU.DROU La Direction Régionale d’Itissalat Al Maghrib à Oujda recevra jusqu’au 06 avril 2023 à quinze (15) heures dernier délai, au bureau d’ordre de la Division Administrative et Financière, sis Oujda, rue Bani Marine, les offres de prix concernant : TRAVAUX D’ELECTRIFICATION DES SITES MAROC TELECOM RELEVANT DE LA DIRECTION REGIONALE OUJDA En cinq lots séparés. Les conditions de soumission ainsi que les modalités de participation sont consignées dans le cahier des charges. Les cahiers des charges sous format électronique sont à demander gratuitement auprès du service achat et logistique de la Division Administrative et Financière/Direction Régionale Oujda. E-MAIL /[email protected], [email protected], [email protected]; d. [email protected] (13588)
Jeudi 16 Mars 2023 18 ANNONCES ANNONCES LEGALES ANNONCES ADMINISTRATIVES Cabinet Marchica Conseil Adresse : 44, Rue Tokyo, 1er Etage, Appartement n° 1 62000, Nador – Maroc. IF : 40245268 - TP : 56126265 - RC 10055 – Nador Mobil: +212(0)6 66 66 84 85 / Fixe : +212(0)5 36 33 30 40 Email : HYPERLINK "mailto:marchica.conseil@gmail. com" marchica.conseil@gmail. com …CESSION DES PARTS SOCIALES CHANGMENT DE LA GERANCE Les associés de la société à responsabilité limitée dénommée « LIGATEX», au capital social de 100.000,00 dirhams, divisé en 1.000 parts sociales de 100,00 dirhams chacun, se sont réunis au siège de la société sis à : Lot. AL Omrane, N°: 2395, Sélouane, Nador (M), en assemblée générale extraordinaire sur convocation de la gérance. AGE, selon P.V du : 27/02/2023, a décidé : I/- Approbation de la cession des parts sociales : M Mme. Ghizlan AZIRAR, propriétaire de 400 parts sociales, cède et transporte à titre onéreux ces 400 parts sociales à Mme. Ikram HOBANI. Mme. Ouafa AZIRAR, propriétaire de 100 parts sociales, cède et transporte à titre onéreux ces 100 parts sociales à Mme. Ikram HOBANI. Mme. Hanane ZARIOHI, propriétaire de 400 parts sociales, cède et transporte à titre onéreux ces 400 parts sociales à Mme. Ouafia BOUCHOUARI. (13585/2) ROYAUME DU MAROC MINISTERE DE L’INTERIEUR REGION MARRAKECH - SAFI PROVINCE DE SAFI CERCLE DE HRARA CAIDAT SOUK AYIR COMMUNE TERRITORIALE D’AYIR AVIS D'APPEL D'OFFRES AVIS D'APPEL D'OFFRES OUVERT OUVERT N° N° : : 01 01 / / 2023 2023 Le mardi 11 Avril 2023 à 10 H 001 il sera procédé à la salle des réunions, au siège de la commune territoriale Ayir à l'ouverture des plis relatifs à l’appel d'offres sur offres de prix pour : Amenagement de la plage Korram Eddaif à la CT Ayir (5éme tranche) province de safi Le dossier d’appel d’offres peut être retiré au service des marchés au siège de la commune territoriale d’Ayir, il peut également être téléchargé à partir du portail des marché publics : www.marchéspublics.gov.ma -Le cautionnement provisoire est fixé à la somme de : Quatre Vingt Dix Mille Dirhams (90 000,00 Dhs). -L’estimation des coûts des prestations établie par le maître d’ouvrage est fixée à la somme de: Trois Million Neuf Cent Dix Huit Mille Neuf Cent Soixante Dirhams /. ( 3 918 960.00 Dhs) Le contenu, la présentation ainsi que le dépôt des dossiers des concurrents doivent être conformes aux dispositions des articles 27, 29, 31 et148 du décret N° 2-12-349 du 8 Joumada I 1434 (20/03/2013) relatif aux marchés publics. Les concurrents doivent : * envoyer leur dossier par voie électronique au portail des marches publics. Les pièces justificatives à fournir sont celles prévues par l'article 9 du règlement de consultation. Les concurrents installés au Maroc devront fournir une copie certifiée conforme à l’original des certificats de qualification et de classification suivants : Secteur Classe Qualifications Exigées B : Travaux routiers et voiries urbaines 4 B1 : Travaux de terrassement routier courant B5 : Assise non traite et Enduit superficiel D : Construction d’ouvrage d’art 4 D1 : Ouvrage d’art courant en Béton arme Les entreprises non installés au Maroc doivent fournir le dossier technique tel que prévu par le règlement de consultation. Le président (13605/1) Mme. Chakib AL KHAYARI, propriétaire de 100 parts sociales, cède et transporte à titre onéreux ces 100 parts sociales à Mme. Ouafia BOUCHOUARI. II /- Changement de la gérance : la démission de Mme. Ghizlan AZIRAR en tant que gérante unique et la désignation de Mme. Ikram HOBANI, en tant que gérante unique de la société pour une durée indéterminée. III /- Modification des articles 6, 7 et 43 des statuts. IV /- Publications, pouvoirs et formalités. Le dépôt légal a été effectué au tribunal de Nador, le : 08/03/2023, sous le N° : 5499. Pour extrait et mention (13607) Maître EL ABBASSI Ahmed Notaire Avenue Moulay Abderrahmane Immeuble B, Bureau N° 5 Kénitra Téléphone: 05 37 37 42 13 Tél/Fax: 05 37 37 42 15 CONSTITUTION 1) Aux termes d’un acte notarié reçu par maître Ahmed EL ABBASSI, le 14 février 2023, il a été établi les statuts d’une société à responsabilité limitée d’associé unique, avec les caractéristiques suivantes : DENOMINATION: «WTCBAZAR» S.A.R.L A.U OBJET : L’objet peut s’exercer tant au Maroc qu’à l’étranger, tant pour son compte que pour le compte des tiers; commerce de détail de textiles en magasin spécialisé ainsi que toute activité d’achat et de vente, d’importation et d’exportation. • Intermédiaires du commerce de gros. • Commerce de gros de textiles. • Fabrication de textiles et travaux divers. • Confection de Vêtements • Vente équipement matériel de textile. • Marketing et négoce national et international. • Négoce, représentation, distribution, fabrication, l’exploitation, consignation, l’acquisition, la location, marchandises et articles • La commercialisation et la distribution de ces marchandises, et toute activité connexe. Et plus généralement toutes opérations commerciales, industrielles, financières, mobilières et immobilières se rattachant directement ou indirectement à l’objet ci-dessus, ou susceptibles de favoriser sa réalisation et son développement. SIEGE SOCIAL : Kénitra, Angle Rues 21 et 23, Kénitra Center, premier étage, magasin (Boutique) portant le N° 218. DUREE : La durée de la société est de 99 ans CAPITAL SOCIAL : Cent mille dirhams (100.000,00 dhs) divisé en mille (1.000) parts sociales de cent dirhams (100,00 dhs) chacune attribuées, à savoir : M. Garip Ibrahim, détient : Mille (1000) parts sociales GERANCE : La société est engagée par la signature du gérant M. Garip Ibrahim pour une durée illimitée. ANNEE SOCIALE : Du 1er janvier au 31 décembre RESERVE LEGALE : 5% des bénéfices IMMATRICULATION : Immatriculé au Registre de Commerce du greffe du Tribunal de Première Instance de Kénitra le 6 mars 2023 sous le N° 68475. (13604) PERMANENT BEAUTY PARA SARL AU Constitution d’une société Aux termes d’un acte sous seing privé en date du 16/02/2023, il a été établi les statuts d’une société à responsabilité limitée à associée unique dont les caractéristiques sont les suivantes : - Dénomination sociale : PERMANENT BEAUTY PARA - Forme juridique: Société à responsabilité limitée à associée unique - Objet social : L’import, export, la commercialisation, la distribution, la production de tous les produits de parapharmacie, paramédicales, de soins et de cosmétique. Le maquillage semi permanent. La formation dans le domaine de l’esthétique et de soins de visage. La participation par tout moyen à toutes sociétés créées ou à créer, pouvant se rattacher à l’objet social. - Siège social: 70, rue Melouiya, appt n° 1, Agdal, Rabat - Capital social : Est fixé à la somme de cinquante mille dirhams (50 000,00 dhs). - Gérance: La société est gérée par EL IHIANE FATIMA-ZAHRA, pour une durée indéterminée. - Exercice Social: Il commence du 01 janvier et se termine le 31 décembre de la même année. Le dépôt légal a été effectué du greffe du Tribunal de Commerce de Rabat, le 13/03/2023 sous le N° 134021. (13584)
20 SPORT Jeudi 16 Mars 2023 Les pugilistes marocaines déterminées à porter haut les couleurs nationales Les boxeuses marocaines participant aux Championnats du monde de boxe féminine, qui se tiennent à New Delhi du 15 au 26 mars, sont déterminées à porter haut les couleurs nationales lors de cet évènement planétaire, a indiqué, mercredi, le Directeur technique national (DTN) à la Fédération Royale marocaine de boxe (FRMB), Othmane Fadli. La sélection marocaine, qui comprend les meilleurs éléments nationaux dont la vice-championne du monde, Khadija El Mardi (+81 kg), est fin prête pour affronter les grands noms de la discipline et signer une «très bonne prestation», a souligné M. Fadli. En prévision de ce grand événement, la sélection marocaine a entamé un stage de préparation international à New Delhi (03-12 mars), avec la participation de boxeuses représentant notamment les grandes écoles de la discipline notamment le Kazakhstan, l’Ouzbékistan ou encore l’Inde, a -t-il fait savoir, relevant que ce stage a permis aux pugilistes marocaines de se mesurer à leurs homologues étrangères. Et d’ajouter que les boxeuses marocaines ont mis le cap sur New Delhi peu après leur prestation distinguée lors de la 6è édition du Trophée International Mohammed VI de Boxe, tenue en février dernier à Marrakech. Les couleurs nationales sont défendues lors de ces Mondiaux par quatre pugilistes, en l’occurrence Khadija El Mardi (+ 81 kg), Yasmine Moutaqui (- 48 kg), Widad Bertal (-54 kg) et Rabab Cheddar (-50 kg). Les Championnats du monde de boxe féminine, qui se déroulent dans 12 catégories de poids, connaissent la participation d’environ 300 boxeuses représentant 70 pays dont le Maroc. L’édition 2022 s’est déroulée à Istanbul (Turquie) qui a accueilli 310 boxeuses de 73 pays. Mondiaux de boxe féminine *Brillante victoire des footballeurs du CODM dimanche au stade d’honneur contre une bonne formation du Rachad Bernoussi 4 à 2. Le retour de Gonazo après une blessure de plus de deux mois lui a permis d’inscrire deux beaux buts en plus de celui de Amine Hammoudi et un 4ème but par un joueur de Bernoussi contre son camp. *Cette belle victoire a permis aux Codémistes de revenir à deux points du second Tiznit tenu en échec à Sidi Kacem par l’USK (0- 0). L’écart reste le même certes sur le KACM leader et victorieux à l’extérieur devant le Youssoufia (1-0). Mais attention le championnat est encore à sa 20ème journée et le chemin est encore long. *Contre le Rachad Bernoussi, l’entraineur Ahmed Zouhair a presenté la formation suivante : Qamoum Ismail Chahid-Walid- gonazo-Bernando- Hammoudi- Med Amine- Bellaroussi Benameur Ayoub Mustapha Guebba- BahloulAnass- Khallouk Jawad- Dieng Baye et Machkour Mohammed. *Encore une fois, le grand public meknassi est venu en nombre pour encourager les siens. Ils étaient plus de 15.000 socios. Leur présence était pour beaucoup dans le résultat du match et aussi l’arbitrage de Zerzay Mohamed bien secondé par des assistants Nakhcha Mohamed et Ferhane Badr. *Pour le prochain match, le CODM devra se déplacer à Mansouria qui a été étrillé dimanche (5-0), mais le CODM a une revanche à prendre sur les Mansouris qui l’ont battu à Meknès. Ahmed Zouhair est donc averti de ce qui l’attend à Mansouria. Il doit tout faire pour vaincre et poursuivre le contact avec les deux têtes (KACM et Tiznit). *La crise du CODM se poursuit financièrement. Si l’on excepte Mohamed Kendouci aucune autre personnalité de la cité ne s’est manifestée pour venir en aide au club CODM et c’est dommage, les joueurs attendent avec impatience leurs primes, salaires et mensualités. On espère que les Meknassis capables d’apporter le plus au CODM, le fasse le vite possible avant qu’il ne soit trop tard. *C’est dommage pour le Fath de Ouisslane qui s’est fait écraser à Rabat face à l’équipe de l’Union Yaâcoub Mansour (4-0). C’est un score que personne n’attendait dans la cité de Ouisslane, mais tout est possible en football. *Toulal lui a été battu chez le Wafaa Sidi Moumen 3 buts à 1 et a, de ce fait, compromis ses chances de maintien en seconde division Amateurs. On se demande ce qui se passe dans cette cité de Toulal où personne ne se manifeste pour sauver ce club de la descente. *L’émission bimensuelle de la Radio Médina FM « Hatta La Nannsa » a invité Mme Fatima Ezzahra Bahaji, championne d’Afrique du kick boxing plusieurs fois championne du Maroc de taekwondo, muay-thaï, full-contact, light contact, semi contact et savate frunz. Mme Fatime Ezzahra a expliqué comme il se doit ces disciplines aux auditeurs. *Une autre équipe est aussi rentrée dans la liste des menacés, il s’agit du C.A Khénifra qui est tombé chez lui 2 buts à 1 contre Oued Zem. Les Zayanis doivent bouger pour venir en aide à leur équipe, qui avait toujours fait le bonheur de cette ville. A bon entendeur salut !. A. CHRAIBI *Les basketteuses du CODM se sont fait battre par les FAR à Meknès 50-58. Les Meknassies étaient handicapées par l’absence de plusieurs titulaires, et aussi la crise financière que vit le club car personne à Meknès ne vient en aide à cette discipline qui fait le bonheur de plusieurs jeunes meknassis et c’est dommage. *Les garçons, quant à eux, ils étaient obligés de se redéplacer à Mdiq pour jouer le match qui était annulé par les arbitres pour manque de service d’ordre. Le match s’est joué mardi 14 mars 2023 à 16h00 à Mdiq. Les protégés de Lahssaini Mustapha, leader de leur poule, ont donné le maximum d’eux-mêmes pour vaincre 70 à 55. Ce succès les maintiens en tête, mais malheureusement les moyens continuent à leur faire défaut. Ils se sont déplacés le jour-même pour jouer une rencontre capitale. *Les volleyeurs du CODM étaient au repos en attendant le Play Off avec les FAR, CODM, Tihad Sportif et IRT. La date de cette compétition n’a pas encore été désignée. Mais on peut dire sans risque de se tromper que ce sont les 4 meilleures équipes du 1er stade de la compétition. Les échos du basket et du volley meknassis Courrier du Nord-Est Repères Omnisports Rendez-vous hebdomadaire des indiscrétions et des dernières nouvelles du sport dans la région de Fès-Meknès Enfin, le MAS a renoué avec la victoire en venant à bout d’une bonne équipe du DHJ 3 buts à 1. Ce succès a été obtenu au nouveau stade de Fès devant un public nombreux qui est sorti très satisfait de la façon de jouer des hommes de M. Jamaï et du score acquis. Bravo et bonne continuation. Le WAF, quant à lui, il a succombé à Salé 1 à 0, chose qui a compromis ses chances pour la suite du championnat. Attention, les dirigeants et la ville doivent se mobiliser pour éviter la chute de ce prestigieux club. Football : le MAS se réveille, le WAF inquiète ! Mme Fatima Ezzahra Bahaji avec ses trophées. Ph. Laglag
Depuis le week-end, les regards des amateurs de la petite balle jaune sont tournés vers les courts du COC qui accueillent les péripéties de la 35ème édition du «Med-Avenir» qui fait partie de la famille du World Tennis Tour Juniors J300. Après le week-end des qualifs, on est passé, depuis lundi, aux choses sérieuses avec le démarrage des tableaux majeurs du tournoi où le premier tour a connu l’hécatombe des nationaux à l’exception de nos trois meilleurs espoirs en l’occurrence Aya El Aouni, Malak El Allami et Reda Bennani qui devaient jouer, hier, les huitièmes de finale en simple. Directement à la trappe ! Et pourtant, nos jeunes étaient, bien, en force avant de passer, directement, à la trappe. Ainsi côté filles, elles étaient douze à prendre le départ pour qu’à l’arrivée, seules la n°2 du tableau, Aya El Aouni, et la n°4, Malak El Allami, ont pu intégrer le second tour. Les Lara Faraj, Ghita Sebbar, Camélia Hadab, Manal Ennaciri, Lilya Raiss, Tasnime Ahamout, Nour El Ouazzani, Sofia Hadab, Zineb El Mouttaki et Kenza El Akili n’ont fait qu’un petit tour et puis bye, bye. Aya a sorti, au premier tour, la Turque Duru Soké (6/3, 6/4) pour jouer, hier en huitièmes, la Belge Marilyn Van Brempt qui était derrière l’élimination de Kenza El Akili sur le score de 6/4, 7/6[2]. Pour sa part Malak a dominé la Russe Ekaterina Perelygina en deux petits sets (6/1, 6/4) pour croiser, hier pour le compte du second tour, la Turque Irem Kurt difficile vainqueur de son côté de la Polonaise des qualifs Olivia Cela par 6/4, 4/6, 6/2. Pour les autres résultats de ce premier tour, toutes les autres têtes de série étaient, hier, en course. Réda, seul contre tous ! Chez les garçons, ils étaient huit dans les Starting-blocks du premier tour pour que seul Réda Bennani, tête d’affiche n°4, sort indemne après l’abandon de son adversaire, le Franco-Marocain, Andrea M’Chich, contraint de quitter le court à 6/1,3/0. Reda qui avait à croiser le fer, hier, avec le Suédois Sébastian Eriksson vainqueur par 1/6, 6/4, 6/2 de l’Italien Gabriele Vulpitta. Pour leur part, Othman Bezzaz, Amine Jamji, Ibrahim Benyahya, Karim Bennani, Ali Zizi, Yazid Lahjomri et Driss Sedrati n’ont pu dépasser le seuil du premier tour. Avant la dernière ligne droite ! Donc, après les seizièmes, qui ont meublé les journées du lundi et mardi, on a joué, hier, les huitièmes, en simple, et les quarts, en double, pour passer, aujourd’hui, au sprint final avant la dernière ligne droite; celle de la consécration finale. Ce jeudi où les rescapés des deux tableaux des simples vont attaquer les quarts de finale alors que ceux des tableaux des doubles vont se retrouver dans les deux derniers carrés. Au World Tennis Tour Juniors du COC… Aujourd’hui, on prend le quart ! M. BELAOULA La 35ème édition du World Tennis Tour Juniors du COC a atteint sa vitesse de croisière pour attaquer, aujourd’hui, les quarts de finale. Jeudi 16 Mars 2023 21Sport L’enchaînement a, logiquement, été brutal pour Benoît Paire. 24 heures tout juste après avoir remporté le trophée sur le Challenger de Puerto Vallarta, au Mexique (voir par ailleurs), le Tricolore s’est sèchement incliné lundi au premier tour du très relevé Challenger de Phoenix, face au Suisse et 135e mondial, Leandro Riedi : 4/6, 1/4, en 1h10 de jeu. On retrouvera Benoît dans une semaine en Floride à l’occasion des qualifications du Masters 1000 de Miami (du 22 mars au 4 avril) pour lesquelles il a reçu une invitation de la part des organisateurs. Une légende du double va succéder à Mardy Fish sur le banc de l’équipe américaine de Coupe Davis. Bob Bryan est le nouveau capitaine de Coupe Davis des États-Unis., a annoncé lundi l’association nationale de tennis (USTA). Avec son frère Mike, Bob Bryan a remporté 16 titres du Grand Chelem en double. Les jumeaux ont joué en Coupe Davis de 2003 à 2020, aidant les États-Unis à remporter leur dernier trophée en 2007 pour porter le record à 32 titres. 17 février 2020, un jeune joueur de 16 ans remportait son tout premier match sur le circuit ATP. Trois ans plus tard, le voilà déjà à 100 succès ATP en 132 matchs disputés. Carlos Alcaraz continue d’entrer dans l’Histoire du tennis. En battant Tallon Griekspoor lundi soir au troisième tour d’Indian Wells, le protégé de Juan Carlos Ferrero a atteint la barre des 100 à 19 ans. Seul un joueur a fait mieux que lui en remportant sa 100e après 131 matchs : John McEnroe. Bryan capitaine ! La 100ème pour Alcaraz L’œil de la raquette Le sort s’était montré coquin avec Ons Jabeur. De retour sur le circuit après sa blessure à un genou, la Tunisienne retrouvait Marketa Vondrousova, celle qui l’avait battue pour son dernier match (à l’Open d’Australie), dès le troisième tour à Indian Wells. Mais les choses ne se sont pas vraiment bien passées pour la double finaliste de Grand Chelem, battue en deux sets (7/6 [5], 6/4). Une élimination prématurée pas vraiment surprenante pour la n°4 mondiale puisqu’elle avait expliqué après son premier match ne pas avoir encore retrouvé toutes ses capacités. « Mon genou est à 80 %, je dirais. Au moins, la douleur n’est pas là. Je me renforce et je retrouve mes mouvements, mais c’est sûr que je n’ai pas encore récupéré à 100 %», expliquait-elle. Jabeur, même diminuée, a pourtant tenu à s’aligner lors de cette tournée américaine composée de deux Masters 1000. Sans doute de manière prématurée mais elle assume son choix. «Vous voulez la vérité ? Vous savez, c’est une décision difficile à prendre de revenir en compétition, et c’est moi qui ai insisté pour revenir à Indian Wells et à Miami. C’était probablement trop tôt pour revenir, mais j’en ai fait un défi pour moi». Qu’elle tentera, de nouveau, de relever en Floride. Ons Jabeur : «Je n’ai pas récupéré à 100%» Tennis La rechute de Benoît Éliminée à Indian Wells… Retour raté pour la Tunisienne. Aya El Aouni, tête de série n°2. Réda Bennani, seul contre tous. Malak El Allami en n°4 du tournoi. Quatre années, quatre longues années que ça ne lui était pas arrivé. Benoît Paire a enfin regoûté à la victoire. C’était dimanche, au tournoi challenger de Puerto Vallarta, au Mexique, avant de s’engager au Play In Challenger de Lille qui débute le 27 mars. Tête de série n° 5 et 209e joueur mondial au moment de débuter le tournoi, l’Avignonnais s’est imposé en trois sets, 3-6, 6-0, 6-2, lors de la finale contre le Japonais Yuta Shimizu, 167e à l’ATP. Alors que le gratin du tennis mondial se trouve au Masters 1000 d’Indian Wells, le tricolore n’a croisé aucune tête d’affiche à Puerto Vallarta, sur la côte Pacifique. Mais le vainqueur du Grand Prix Hassan II de 2019 a, tout de même, dû écarter cinq adversaires au total, dont quatre en trois sets, avant de décrocher ce 7e titre en challenger. Après une bonne traversée du désert… Benoît Paire s’éclate au Mexique ! Enfin, une victoire pour Benoît Paire.
Sans rival, mais pas sans détracteurs: propulsé en 2016 à la tête d’une Fifa décimée par les scandales, l’Italo-Suisse Gianni Infantino semble assuré de décrocher ce jeudi à Kigali un nouveau mandat de quatre ans, pour lequel il fourmille déjà de projets. Réunis dans la capitale rwandaise pour le 73e Congrès de l’instance mondiale du foot, les délégués des 211 fédérations membres n’auront qu’un choix limité: reconduire par acclamation le dirigeant de 52 ans, seul en lice comme lors de sa précédente élection en 2019, ou marquer une désapprobation symbolique. L’ancien homme de confiance de Michel Platini à l’UEFA (2009-2016), élu inattendu à la présidence de la Fifa après une affaire de paiement douteux qui a balayé à la fois le triple Ballon d’Or français et l’ancien patron de l’instance Sepp Blatter, semble donc assuré de rester au sommet du foot mondial au moins jusqu’en 2027. Et si les statuts de l’organisation de Zurich prévoient désormais trois mandats de quatre ans au maximum, Infantino a déjà préparé le terrain pour rester jusqu’en 2031, déclarant mi-décembre qu’il était «toujours dans son premier mandat», puisque son bail 2016-2019 était incomplet. Tous les feux paraissent au vert pour le juriste au crâne lisse, qui alterne volontiers entre les six langues qu’il maîtrise et ne recule devant aucune formule choc, lui qui clamait avant le Mondial-2022 au Qatar se «sentir arabe, africain, gay, handicapé, comme un travailleur migrant», parce qu’il a été «discriminé» en tant qu’enfant italien et «roux» dans le Valais suisse. Côté gouvernance du football, son dernier mandat a été marqué par une vaste réforme des transferts -création d’une licence d’agent, plafonnement de leurs commissions-, par l’institution d’un congé maternité pour toutes les joueuses professionnelles ainsi que par des règles de procédure disciplinaire plus protectrices pour les victimes de violences sexuelles. Il peut aussi afficher un bilan financier solide, avec une hausse de 18% des revenus et de 45% des réserves sur le cycle 2019-22 par rapport au précédent, qui permet à la Fifa d’augmenter encore ses subventions aux confédérations et fédérations, soit la clé de son système redistributif comme de son système électoral. Car pour rendre le football «réellement mondial», alors que les clubs européens concentrent talents et richesses, que l’organisation distribue les mêmes montants à Trinité-et-Tobago, SaintKitts-et-Nevis, aux Bermudes et à la Papouasie-Nouvelle-Guinée qu’au Brésil, chacune de ces fédérations disposant également d’une voix au Congrès. Pour peu que le président contente les 35 associations d’Amérique centrale, dont nombre d’îles des Caraïbes, ou les 54 fédérations africaines, il peut ainsi se permettre de froisser les puissantes nations européennes: en envisageant une Coupe du monde biennale avant d’y renoncer, l’an dernier, ou en interdisant à une poignée de sélections d’arborer un brassard inclusif «One Love» lors du Mondial qatari, pour proclamer leur attachement aux droits LGBT. La fédération norvégienne promet d’apporter jeudi la seule note discordante du Congrès, en ayant fait inscrire à l’ordre du jour une discussion sur la «réparation en cas de violation des droits humains» liée aux compétitions de la Fifa, alors que l’organisation refuse depuis des mois d’indemniser les familles des ouvriers morts ou blessés sur les chantiers du tournoi qatari. Mais les Européens n’ont pu s’entendre pour proposer une candidature commune et le projet phare du prochain mandat d’Infantino, soit le passage de la Coupe du monde masculine de 32 à 48 équipes à partir de l’édition 2026 partagée entre Etats-Unis, Canada et Mexique, est d’ores et déjà entériné. Plus délicat, la Fifa a décidé le 16 décembre d’élargir son Mondial des clubs d’un format annuel à sept équipes à une compétition quadrianuelle à 32 équipes à partir de l’été 2025. Un projet que son patron tente de faire aboutir depuis des années pour allécher les diffuseurs et concurrencer la lucrative Ligue des champions de l’UEFA. Mais cette initiative pourrait bien réveiller les fractures du football: le jour même, le Forum mondial des ligues, regroupant une quarantaine de championnats, dénonçait les «décisions unilatérales» de la Fifa alors que le calendrier est «déjà surchargé», menaçant la santé des joueurs, l’équilibre entre clubs et l’économie des compétitions nationales. Seul en lice, Infantino assuré d’être réélu à la tête de la FIFA 22 SPORT La FIFA opte pour une phase de poules avec 12 groupes de quatre équipes La phase de poules du Mondial-2026 de football, le premier à 48 équipes, se disputera en douze groupes de quatre sélections, a annoncé mardi le Conseil de la Fifa, renonçant aux poules de trois initialement envisagées. Cette décision, qui «limite le risque de collusion et garantit à toutes les équipes de jouer au moins trois matches», fera bondir le nombre de rencontres du tournoi le plus populaire au monde de 64 à 104, dès l’édition partagée entre Etats-Unis, Mexique et Canada. Les deux premiers de chaque groupe ainsi que «les huit meilleurs troisièmes» accèderont aux seizièmes de finale, détaille la Fifa dans un communiqué, allongeant donc d’une étape la phase à élimination directe: les futurs champions et vice-champions du monde disputeront huit rencontres, contre sept aujourd’hui. Entériné en 2017, le passage de la Coupe du monde masculine de football de 32 à 48 équipes à partir de 2026 oblige à revoir le format, qui prévoyait depuis 1998 une phase de poules avec huit groupes de quatre équipes, les deux premiers décrochant leur ticket pour les huitièmes de finale. Comment préserver le spectacle sans faire exploser la taille globale du tournoi, au-delà de ses 64 matches actuels ? La Fifa avait initialement envisagé 16 groupes de trois équipes, les deux premiers de chaque groupe se qualifiant pour les seizièmes de finale, ce qui donnait 80 rencontres au total. Mais cette formule, inhabituelle dans le football où les poules de quatre sont la règle à l’Euro ou en Ligue des champions, posait une difficulté: les risques d’arrangement entre équipes avant le troisième match, qui avaient conduit la Fifa à envisager la tenue de prolongations voire d’une séance de tirs au but dès la fin du temps réglementaire pour éviter les matches nuls. Football Mondial-2026 Jeudi 16 Mars 2023
Sport 23 Jeudi 16 Mars 2023 Manchester City a croqué 7-0 les Allemands de Leipzig avec un incroyable quintuplé d’Erling Haaland, mardi, pour se qualifier en quarts de finale de Ligue des champions, un stade également atteint par l’Inter Milan après son nul 0-0 à Porto. Tenu en échec 1-1 à l’aller, les Sky Blues ont dominé de la tête et des épaules le huitième de finale retour à Manchester, portés par un élan collectif indéniable, des coups de sifflet parfois généreux et un coup du chapeau de leur intenable N°9 norvégien dès la première période. Avant la pause, en effet, Haaland a vu triple sur penalty (22e), de la tête (24e) puis en repoussant un ballon flirtant avec la ligne de but (45e+2), éteignant les murmures naissants sur son manque d’implication dans la construction du jeu mancunien. Après le 4-0 signé Ilkay Gündogan (49e), le géant blond de 22 ans a marqué ses quatrième (53e) puis cinquième (57e) buts de la soirée, avant de laisser sa place à l’heure de jeu sous une immense ovation de l’Ethiad Stadium, en transe. Le «Cyborg» arrivé cet été de Dortmund se fait une place dans le livre d’or de la Ligue des champions, la compétition reine des clubs, avec le troisième quintuplé de l’histoire moderne. Avant lui, seuls l’Argentin Lionel Messi avec le FC Barcelone en 2012 et le Brésilien Luiz Adriano en 2014 avec le Shakhtar Donetsk avaient réalisé une telle prouesse. Haaland ne dispute que sa quatrième saison en C1 mais il tutoie déjà les sommets: le voilà désormais crédité de 33 buts en 25 matches dans l’élite européenne, un record de précocité. Il a compilé par ailleurs 39 pions (en 36 matches) avec les Citizens, ce qui constitue déjà un record pour le club du nord de l’Angleterre sur une saison. Les Mancuniens disputeront les quarts de finale pour la sixième année consécutive, grâce à Haaland et, peut-être en partie, à un arbitrage clément. Le pénalty transformé par le Norvégien fait suite à une main allemande détectée par l’assistance vidéo et peu évidente. Surtout, le gardien Ederson a échappé miraculeusement à un carton rouge après une sortie non maîtrisée hors de sa surface (34e). L’autre rencontre de la soirée s’est révélée beaucoup plus indécise entre le FC Porto et l’Inter Milan (0-0). A domicile, les Dragons n’ont pas réussi à effacer la défaite 1-0 subie à l’aller en Italie, malgré trois occasions franches dans le temps additionnel, annihilées par Denzel Dumfries, André Onana et sa barre transversale. Les Nerazzurri sont passés dans un trou de souris mais cela suffit à leur bonheur, eux qui n’avaient plus accédé aux quarts de finale de Ligue des champions depuis 2011. Ils rejoignent dans le top-8 l’AC Milan, le Bayern Munich, Benfica et Chelsea. Les deux derniers billets seront distribués mercredi. Les Espagnols du Real Madrid, vainqueurs 5-2 à Liverpool, et les Italiens de Naples, dominateurs à Francfort (2-0), ont tué une partie du suspense lors du match aller. Haaland géant avec Manchester City, l’Inter élimine Porto Ligue des champions L’AMAD était représentée en force L’Agence Marocaine AntiDopage (AMAD) était présente à la plus grande manifestation internationale antidopage, en l’occurrence le symposium annuel de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) qui s’est déroule les 14 et 15 mars 2023 à Lausanne. L’AMAD était représentée à cette manifestation par une délégation présidée par sa présidente Dr Fatima Abouali, son secrétaire Général Pr Moulay Ahmed Bellimam, Dr Fatima Mellah, cadre du pôle contrôle et enquêtes, ainsi que Rachid El Jaoudi, professeur à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat qui s’est jointe à cette délégation en qualité de chercheur associé de l’AMAD. Ce symposium a connu la participation de 1000 membres du comité international antidopage. Il a constitué pour l’AMAD l’occasion de rencontres, d’échanges avec différents intervenants internationaux en matière de lutte antidopage. Ainsi, différents sujets liés à l’éducation, au contrôle, à la gouvernance, aux enquêtes, à la conformité au code, au développement de coopérations et partenariats étaient évoqués lors de ces riches échanges. En marge de ce symposium, la délégation de l’AMAD a entretenu des réunions avec des partenaires internationaux, entre autres les responsables des laboratoires (Lausanne/Barcelone), les responsables de l’AMA (Unité de conformité/Bureau Régional Africain), sans oublier l’Agence Internationale des Contrôles, avec qui l’AMAD a procédé à la signature d’une convention de partenariat et d’échanges dans les domaines de contrôle, d’investigation et de formation. Symposium annuel de l’Agence Mondiale Antidopage
SM le Roi Mohammed VI a annoncé mardi que le Maroc se joignait à la candidature de l’Espagne et du Portugal pour l’organisation du Mondial-2030 qui marquera le centenaire de la plus populaire des compétitions sportives. «J’annonce devant votre assemblée que le Royaume du Maroc a décidé, avec l’Espagne et le Portugal, de présenter une candidature conjointe pour abriter la Coupe du Monde 2030», a indiqué le Souverain dans un message lu par le ministre des Sports, Chakib Benmoussa, à l’occasion de la remise du Prix de l’excellence 2022 de la Confédération Africaine de Football (CAF) à Kigali. Une rencontre entre la fédération espagnole de football et la fédération portugaise de football avec la Fédération Royale Marocaine s’est tenue hier (mercredi) au Rwanda durant le congrès de la Fifa. C’est la candidature la plus sérieuse, puisque les autres candidats ayant déjà postulé à savoir : l’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay et le Chili, leur dossier ne tient pas bon. Ces pays ne remplissent pas toutes les conditions en raison du respect de la rotation entre les continents. Après la Coupe du monde 2026 qui sera organisée par les Etats, le Mexique et le Canada, il est fort improuvable d’accorder au continent sud-américain l’organisation une deuxième fois successive. L’autre trio qui se porte candidat, lui aussi pour cette édition, se compose de l’Arabie Saoudite, de l’Égypte et de la Grèce. Cette candidature a deux handicaps : le premier est celui de la rotation, parce que l’Asie vient d’abriter le dernier Mondial, à travers le Qatar. Le deuxième, la FIFA ne veut plus renouveler l’expérience de jouer une coupe du monde en dehors de la fin des grands championnats. Par conséquent, jouer une coupe du monde en juillet en Arabie Saoudite n’est pas faisable. Donc, le dossier le plus solide reste celui du trio Maroc-Espagne-Portugal qui rempli toutes les conditions. Ce trio est le plus proche d’être désigné lors du vote en 2024. L’Espagne et le Portugal avaient déjà déclaré en 2021 leur candidature pour le Mondial-2030. Lors du dernier Mondial, en décembre au Qatar, les Lions de l’Atlas ont signé un parcours exceptionnel en se hissant en demi-finale de la compétition, une première historique pour une équipe africaine et du monde arabe. La Coupe du monde de football fêtera en 2030 son centenaire, un siècle après la première édition organisée et remportée par l’Uruguay, qui a officialisé sa candidature conjointe avec l’Argentine, le Paraguay et le Chili pour 2030. Cinq fois candidat malheureux à l’organisation de la compétition (en 1994, 1998, 2006, 2010 et 2026), le Maroc espère devenir le second pays du continent, après l’Afrique du Sud en 2010, à accueillir l’un des événements les plus importants de la planète. En 2018, le Maroc avait déjà annoncé vouloir candidater à l’organisation du Mondial-2030. C’est la 6ème fois que le Maroc se porte candidat… Et si cette fois, c’était la bonne ? La FIFA doit désigner en 2024 le ou les pays hôtes de l’épreuve, qui accueillera 48 équipes, contre 32 au Qatar. Le Mondial-2026, également à 48 sélections, se déroulera aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. Annonce majestueuse de cette candidature tripartite Mondial-2030 Le Maroc se joignait à l’Espagne et au Portugal port L’Opinion S CAF / Prix de l’Excellence 2022 attribué à SM le Roi Couronnement d’une année faste du football marocain Jeudi 16 Mars 2023