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Les moulins à eau du bassin de la Briance à La Croisille et Surdoux

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Published by Christian Palvadeau, 2023-08-04 10:16:15

Les moulins du bassin de la Briance à La Croisille et Surdoux

Les moulins à eau du bassin de la Briance à La Croisille et Surdoux

La Croisille-sur-Briance Le Moulin Brûlé Ce nom pourrait venir de son incendie pendant les Guerres de Religions à la fin du 16ème siècle. En 1741 c’était un moulin à seigle à une paire de meules, doublé d’un moulin à huile et d’une maillerie. Il était alimenté par les eaux de la Briance issues de la Forge de Champvert Il était tenu par Estienne de MATHIEUX meunier qui logeait dans une petite maison couverte de paille. Il possédait une mule et un âne pour assurer la survie du moulin En 1836, le moulin appartient à Nicolas FRANCILLON. ensuite il est vendu à de nombreuses reprises, en 1866 à Léonard IMBERT , puis à Gabriel JUMEAU En 1884 Pierre DEMAISON le vend à la Société MACREM par acte de maître REGAUDIE notaire à La Croisille En 1919 J.B BOURDEAU industriel à Pierre-Buffière l’achète avec l’étang et l’emplacement de l’ancienne forge, fait construire une minoterie à deux étages équipée de cylindres et de machines perfectionnées mues par la force électrique de la centrale voisine. En 1933 les frères PENICAUD François-Alexandre et Marcel en deviennent propriétaires Le moulin connut de grandes difficultés : contingentement, concurrence des grands moulins. Le Moulin Brûlé a cessé de tourner en 1967 Mr BOURDEAU qui possédait déjà une usine électrique sur la Briance à Pierre-Buffière, décide d’en construire une au moulin Brûlé pour mouvoir la minoterie et éclairer le bourg de La Croisille. L’ autorisation de construire fut signée par le préfet le 15 juillet 1926. Les Crouzillauds ont bénéficié de l’éclairage de la centrale jusqu’en 1934. 2009, le Moulin Brûlé en cours de restauration Cartes anciennes Annie PENICAUD / Annie GANE Texte d’après Albert SAGE


La Croisille-sur-Briance Le Moulin de FOURNAUD Il est situé sous l’étang de Fournaud alimenté par les eaux du ruisseau dit « de Fournaud », un affluent de La Briance. Il faisait partie, à l’origine des terres de la seigneurie de Champvert. Il appartient en 1741 au comte de BEUVRON qui deviendra duc d’HARCOURT Ce moulin était équipé d’une paire de meules à seigle et d’une presse à huile Moulin de Fournaud d’après le cadastre de 1837 En 1780 Champvert, ses terres et son moulin sont vendus au Sieur Bernard LAMOUREUX de CHAUMONT, de Lubersac En 1785 il échoit à sa fille Anne qui épouse le baron Jean de FOUCAUD ; En 1803 l’ancien chanoine Joseph de FOUCAUD de Chartres gère le moulin et les terres. En l’an VIII (1800) Pierre FAYE a repris la conduite du moulin. Au 19ème siècle Joseph Jules Marquis de FOUCAUD-MALEMBERT devient propriétaire de Champvert et du moulin de Fournaud. En 1806 le moulin, équipé de deux meules est sous loué à Morel SAGE meunier au moulin de La Cour de Saint Germain. En 1821 le Marquis de FOUCAUD épouse Marie-Louise BOUVIER de la MOTTE de CEPOY, il meurt en mars 1821, sa fille Cecil de FOUCAUD épouse en 1838 son oncle, le comte Georges Edouard BOUVIER de CEPOY, qui devient de fait le maître du moulin. Vers 1900 le moulin appartient à Josselin BOUVIER de CEPOY En 1932 le moulin est acheté par Maurice REGAUDIE de Meilhards C’est un moulin traditionnel à toit de chaume, à deux meules de pierre, mues par « roudets » sur « couades », turbines horizontales Les rouages en bois, d’entretien fastidieux sont remplacés par des rouages en fer. Ce moulin fabrique de la farine de seigle, de froment ou de blé noir. Il y a aussi un moulin à huile de noix Il a fonctionné, avec difficulté pendant la guerre 39-45, malgré la pénurie et la réglementation sévère du gouvernement de Vichy On pouvait y trouver de la farine blanche et on y faisait une huile réputée En 1962 Lucien REGAUDIE, passionné de meunerie succède à son père, transforme le moulin en minoterie moderne, fabrique de la farine panifiable. En l’an 2000 Mr REGAUDIE, arrivé à la retraie, cesse son activité, mais veille à l’entretien et à la maintenance de son moulin Texte d’après Albert SAGE


SURDOUX Le Moulin de L’AGE C’est le premier moulin sur La Briance, situé au plus près de sa source La Briance prend sa source au village de Malassagne dans la commune de Surdoux et rejoint La Vienne à L’Aiguille commune de Bosmie- L’Aiguille Sous l’ancien régime, il y avait à Surdoux un prieuré de filles de l’ordre des Bénédictines, dépendant de l’abbaye de la Règle à Limoges, dont l’abbesse nommait les curés affectés à l’église. Il est vraisemblable que le moulin de L’Age dépendait de cette abbesse qui en percevait les rentes. En 1741 Antoine BARDEAU, gendre JUILLE y était meunier. A la Révolution les habitants de Surdoux réclamèrent l’inclusion du moulin de L’Age dans son territoire. Il ne pouvait y avoir de communes sans moulin. En l’an III (1795) les DESCLAUD en sont propriétaires, les JUILLE y sont toujours meuniersfermiers. En 1801 et 1803 Annet JUILLE est toujours fermier En 1810 François BARBEAU l’a remplacé. En 1813 JULIOT ( JUILLE ) frère, achète le moulin à François BARBEAU qui continue d’y travailler. En 1817 un autre JULIOT, le cadet, dit « Martial » et son gendre Léonard VIROLLE exploite le moulin. En 1833 le moulin de L’Age appartient à Jean TAXAIN. D’après le plan le moulin est composé de deux corps de bâtiments distants de 150 mètres L’un placé sous étang, l’autre sous une petite écluse en aval On peut supposer que les deux moulins avaient des usages différents, l’un servant à moudre du blé ou du seigle pour la panification, l’autre des céréales secondaires pour l’alimentation animale. Les moulins ont cessé de fonctionner en 1901. Les meules écroulées du moulin bas La Briance Chaussée éventrée de l’ étang ( Photo Albert SAGE ) après le moulin ( Photo Albert SAGE ) Texte d’après Albert SAGE


La Croisille-sur-Briance Moulin de Las Gorceix Construit dans un étranglement de la vallée, et sur une « écluse » de la rive gauche de La Briance, il est cité dans le registre d’état civil par la naissance, le 14 germinal de l’an III (1795), de François MARBOUTY fils de Léonard, meunier à Las Gorceix. En 1812 Guillaume MARBOUTY est dit « meunier exploitant » En 1837 le moulin appartient à Léonard MARBOUTY En 1841 il passe aux mains de Jean LONGIS En 1906 par succession Léonard LONGIS en est propriétaire. Il passe ensuite à sa fille épouse PEJOUT, qui le transmet à sa fille épouse SOUMAGNAS qui l’a vendu vers 1960 a Mr SAMY Ce devait être un petit moulin à une seule meule. Du temps des LONGIS un moulin à huile fut installé. Mme PEJOU le fait équiper de rouages métalliques. Dans les années 1950 l’écluse est supprimée, et remplacée par un étang qui occupe tout le fond de la vallée, puis le vieux moulin fut modernisé, ses meules de pierres échangées contre un équipement en fonte et acier. Le moulin était encore en activité en 1962, mais dut cesser de moudre peu après. Aujourd’hui, il a été transformé en gîte rural très apprécié en raison de la beauté de son cadre champêtre. Texte d’après Albert SAGE


La Croisille-sur-Briance Le Moulin de PARINET Bâti sous une écluse, ouverte sur la rive droite de La Briance, au pied du village de Bagengette. Il était appelé » moulin de Bagengette » en 1741. Il appartenait au Sieur Etienne de MAZAUDOIS, seigneur de Gueraine et de Bagengette qui avait confié son moulin à un fermier, Gabriel CHABANNES, dit « CHABANNIER » Ce meunier possédait en 1741 un mauvais cheval et un âne pour assurer les livraisons de farine . En 1770 les PLAZAT y était meunier. En 1803 le moulin était la propriété de Jean MAZAUDOIS. En 1804 le moulin de PARINET était acheté par Jean DUBOIS-LAROUSSIE dit « JACQY » un marchand originaire de Mauloup. Lui succéda Léonard PREVOST originaire de Sussac. En 1837 le moulin était aux mains de son fils Pierre PREVOST. En 1871 le moulin était géré par Gabriel DUTHEIL qui le vend en 1883 à Jean BARTHOUT originaire de Nedde. Le moulin de PARINET fut modernisé au début du siècle dernier et transformé en minoterie par le fils cadet des BARTHOUT, afin de faire face à la concurrence. Il le mena jusqu’aux années 1930, puis le céda à son fils qui eut la tâche délicate de « moudre » pendant les année noires 39-45 Le moulin cessa de tourner vers 1960. Texte d’après Albert SAGE


La Croisille-sur-Briance Le Moulin du Pont Un étang alimenté par un faisceau de ruisselets, faisait tourner un petit moulin, couvert de paille, à une meule, conduit par ROUBY le meunier qui payait un droit pour l’usage de l’eau au comte de BEUVRON, qui deviendra plus tard, le duc d’HARCOURT, seigneur de La Porcherie et de La Grênerie. En 1750, PAPOUNNEAU lui a succédé, il possédait un cheval et un âne pour le service du moulin. En 1758, Jean BARBAUX lui succède. Après la Révolution l’étang est mis à sec et les eaux recueillies dans une écluse. En l’an III (1795) a travaillé au moulin Germain FAYE puis Louis VAREILHAS. En 1836 François BRIANSSOULLET possède le moulin, probablement à turbine, actionnant une meule, puis, par héritages successifs ( ou ventes ). en 1902 à Jean de MAZAUDOIS qui l’affermait à Jean VERDIER meunier, ensuite à Joseph VERDIER, enfin le meunier de Las Gorceix en hérita Le moulin a travaillé tant bien que mal pendant les années 39-45, renforcé en puissance par l’adjonction d’un moteur à pétrole ; il disposait d’un blutoir incliné pour tamiser la farine. Il a cessé de moudre vers 1950. Photo Annie GANE Texte d’après Albert SAGE


La Croisille-sur-Briance Le Moulin de NOUAILHAS C’était le plus proche du bourg de La Croisille, un petit moulin couvert de paille, à une meule, placé sous un étang de trois hectares de superficie, alimenté par le ruisseau de « Perche l’Oiseau », un affluent de La Briance. D’après le cadastre de 1837, l’étang alimentait deux moulins placés en série (l’un sous l’autre) le plus grand équipé de deux paires de meules et le plus petit à une paire de meules. Le moulin de Nouailhas cessa de tourner vers 1852 Le Moulin d’AMBOIRAS C ‘était en 1741, d’après l’état des fonds de la paroisse de La Croisille un petit moulin à seigle, à une meule, couvert de tuile, bâti sous un étang alimenté par les eaux du ruisseau d’Amboiras, affluent de La Briance. Le moulin cessa de moudre vers 1838 ? Abandonné il deviendra masure en 1862. Le Moulin de MAULOUP Recensé dans l’Etat des fonds de la paroisse de La Croisille en 1741, c’était un petit moulin à une meule, couvert de paille, établi sous la chaussée d’un étang de 37 ares grossi par les eaux d’un affluent du ruisseau de Fourneau. Il cessera de fonctionner en 1899. Le Moulin des Roches « Las Rochas » En 1741, selon l’Etat des fonds de la paroisse de La Croisille, ce moulin était construit sous un étang…. C’était un moulin à une meule, couvert de paille disposant « d’aizines » ( cour ) et d’un jardin potager. Aujourd’hui le moulin a disparu, il en reste la chaussée de l’étang qui est à sec, réduit à l’état de marécage Texte d’après Albert SAGE


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