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Published by jeancharlesfrancisque, 2017-12-01 19:15:38

Le Novateur#296.pub

Le Novateur#296.pub

Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 01 décembre 2017

Le BIMENSUEL RÉGIONAL

LE NOVATEUR

L E N O VAT E U R Les reste-avec,

 interdit toute réproduction de
ses articles sans autorisation;

 ne retournera pas aucun des
textes envoyés à sa rédaction
même en cas de non-
publication;

 ne publiera pas les textes sans
identification et adresse;

 réserve le droit d’apporter cer-
tains racourcissements aux
textes sans toutefois changer
leur contenu.

SOMMAIRE

J-R Cadet :Les reste-avec ou

l’esclavage à Haiti 04 ne sont-ils pas
des enfants-esclaves,
Le cactus, un aliment d’ave-
en Hayti,
nir, selon l’ONU 11

L’Université Cambridge ad-
met que l’Egypte ancienne 19

Esclavage en Libye, 27 terre de liberté ?

Sponsorisé par

Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL2

LE NOVATEUR

Fondé le 4 mai 2001 par
Francisque Jean-Charles

Propriétaire :
THE CURE/CEHRUE & Konbit Nord-Ouest

Dépôt Légal : ISBN 03-09-609
PDG : Francisque “Riko” Jean-Charles

Secrétaire Exécutif : Serge Attulien
Administrateur : Arnel Auguste

Relation Publique : Daniel Loriston
Trésorière : Judith C. Jean-Charles
Rédaction : Max G. Desrameaux/Fresnel Jean

Publicité : Allan Phillipe
Rubrique Sport : Gabbard E. Saintil
Rubrique Culture : Dieunou Maurice

Photographie : Wilgens Devilas
Graphiste: Ebens Pierre

Technicien-Imprimeur : Raymond Rodrigue
Messager : Clebert Joseph

Distribution : Toy Shop & DAL Papéterie
59, rue Sténio Vincent, Port-de-Paix, Hayti
E-mail : [email protected]

Téléphone : (509) 3848/5890

KONBIT NORD-OUEST
POUR UNE NOUVELLE

HAYTI (KNONH)

Parti Politique Régional & Moderne

Faites-vous membre pour le désenclavement
et le dévéloppement du Nord-Ouest.

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Édité et imprimé par

Le Novateur

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Tous les deux vendredi, Le NOVATEUR et le NORD-OUEST en bonne INTELLIGENCE...

Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL3

“Celui qui aime la correction, aime la science. Celui qui hait la réprimande est stupide”.

ÉDITORIAL

Les reste-avec, ne sont-ils pas des enfants-esclaves en Hayti, terre de liberté ?
Réagissant à la vente aux enchères des africains en Libye par des musulmans islamiques, le président de la
première République noire du nouveau monde, SEM Jovenel Moise a sciemment déclaré que : « Nos origines afri-
caines et notre passé de Libérateurs de peule opprimés nous exhortent à condamner et à agir contre le retour aux
chaines qui se fait en Libye. Hayti dénonce de toutes ses forces le racisme et le retour aux pratiques esclava-
gistes ».
Le bimensuel Le Novateur et le parti régional Konbit Nord-Ouest ont profité de ce foutoir mondial pour
demander au 58e chef d’État de cette terre de liberté de se pencher sur une autre pratique esclavagiste moderne
plus de près de nous et chez nous, à savoir, le phénomène des enfants en domesticité encore appelés
« restavèk » (reste-avec) lesquels, selon la transcription créole Haytienne, « sont une des catégories d'enfants
pauvres d'Haïti placés en domesticité dans une famille autre que leur famille biologique dans l'espoir d'échapper à
la misère et de pouvoir fréquenter l'école ». (Wikipédia, 2017) Ne sont-ils pas des enfants-esclaves en Hayti, terre
de liberté ?
Qui sont-ils ces enfants esclaves en Haïti ? Selon les données de l'Institut Haytien de Statistiques et
d’Informatique (IHSI), on dénombre plus de « 400 000, soit au moins 1 enfant sur 10 en Haïti, des enfants dits en
domesticité ou reste-avec et qui seraient victimes de diverses formes de violences et d'abus de la part des membres
de leurs famille de placement ». L’ethnologue Norluck Dorange s’indigne du fait que certains de ses amis ont mis
à égalité « esclavage » et « restavek ». Ce concept vient du Bénin, ajoute-il, là où le plus grand nombre de nègres
Haytiens sont originaires et on l’appelle « vidèmengon » qui ne produit aucune richesse pour qui que ce soit alors
que l’esclave, contrairement, est un outil de richesse. Ainsi, M Dorange rejette d’un revers de main la position de
tous ses pairs (Haytiens) qui veulent attribuer le reste-avec ou l’enfant en domesticité en Hayti comme une forme
d’esclavage. Il a cependant reconnu avec véhémence que « le système « restavèk » a beaucoup de dérives et
d’abus mais n’a jamais été conçu pour l’exploitation mais plutôt comme principe de solidarité entre les pauvres.
Le système esclavagiste, contrairement, a été déclaré comme crime contre l’humanité par l’ONU. S’il y a eu de
crimes, a-t-il conclu, qui sont les coupables ? »
Stephen William Phelps, contrairement à M Dorange, pense que le reste-avec est un outil de production
de services et argue que : « Certainement le reste-avec est une forme d’esclavage domestique rétrograde qui frappe
de plein fouet beaucoup d’enfants en Hayti ! C’est un crime odieux qu’on devra combattre et on ne doit pas ma-
quiller cette réalité même si une minorité « zwit, zwit » sont rescapés de cet enfer ! Les enfants travaillent pénible-
ment comme des bêtes de somme en produisant des services et beaucoup d’autres biens matériels » sans être ré-
munérés…« Une terre de liberté déclarée en 1804, poursuit-il, dans ses réflexions pertinentes et justifiées, ne pour-
ra plus tolérer ce mode d’esclavage domestique sur des enfants de Dessalines, de Christophe, de Louverture et de
Cappoix qu’on appelle le système « restavèk ». Les descendants des esclaves marrons ne sauraient être esclaves
chez eux où on les force à jeter les vases d’urine tous les matins, dormir à même le sol ou sur un morceau de car-
ton dans la cuisine et puis servir d’esclave sexuel pour les citadins (la classe prolétaire aussi bien que la classe
moyenne) ».
Monsieur le 58e chef d’État de la République, vous êtes félicités et admirés pour votre rapidité à dénoncer
les actes barbares et inhumains perpétrés contre nos frères en Libye, on vous exhorte aussi au journal régional Le
Novateur et au parti politique Konbit Nord-Ouest à vous armer du même courage et de la même détermination
pour dire non et plus jamais au phénomène de domesticité ou « restavèk » qui est une forme d’esclavage moderne
pour ne pas oser dire la traite des personnes.
En fait, du point de vue juridique, l’expression « traite des personnes » désigne en partie, selon l’article 3
du protocole additionnel à la Convention de l’ONU en 2000 et ratifié par Hayti par le décret du 26 novembre
2003, « l’hébergement ou l’accueil de personnes, l’abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité aux fins
d’exploitation…L’exploitation comprend, au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres
formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’escla-
vage, la servitude…» Grosso modo, nos enfants en domesticité ou « restavèk » ne sont-ils pas des enfants es-
claves ? Si oui, monsieur le président, c’est pour quand une loi pour éradiquer cette pratique monstrueusement
exécrable contre nos enfants. Le Novateur

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Les Reste-avec ou l’esclavage à Haïti

par Saïd Aït-Hatrit à une ancienne maîtresse. Comme 300 000 enfants

L’esclavage reste à abolir sur l’île, selon Jean- Haïtiens, il est devenu ce qu’on appelle un

Robert Cadet. Les Haïtiens ont brisé les chaînes de « Restavec ». Un esclave, explique Jean-Robert,

l’esclavage depuis plus de deux siècles, mais 300 qui a raconté sa vie dans un livre intitulé Res-

000 enfants continuent, sur la petite île, d’être as- tavec : enfant esclave à Haïti. Un enfant abandon-

servis au profit de familles né par sa famille démunie à une autre, plus aisée,

plus aisées que les leurs. avec l’espoir de le voir manger à sa faim et étu-

Jean Robert Cadet a lui- dier. Tout en sachant qu’il travaillera dur pour sa-

même servi de « Restavec tisfaire ses maîtres. Après s’être installés aux Etats

» depuis l’âge de quatre -Unis, à New-York, les maîtres de Jean-Robert

ans et, fait rare, est parve- Cadet on amené leur Restavec avec eux, en espé-

nu à s’en sortir. Aujour- rant pouvoir continuer à l’exploiter. Sans penser

d’hui, il se bat pour que qu’ils allaient devoir le laisser étudier. C’est ainsi

cette forme d’esclavage, que Jean-Robert a pu boucler un cursus universi-

ignorée par les autorités taire, échapper à ses maîtres et prendre contrôle de

locales et la communauté sa vie. Il revient avec Afrik sur cette pratique héri-

internationale, soit, 200 tée de l’esclavage, sur l’attitude passive des

ans après, (de nouveau) Haïtiens et sur les solutions qu’il a exposées de-

abolie. vant les Nations Unies.

Haïti a fêté, cette année, le bicentenaire de son in- Afrik : Quelles sont les origines de cette pra-

dépendance. Mais bien que la première République tique des « Restavec » ?

noire du monde ait « brisé la chaîne de l’esclavage, Jean-Robert Cadet : Je pense que cela nous vient

les Haïtiens ont reproduit le [même] système » en de la période de l’esclavage. Les esclaves travail-

changeant simplement de maître, estime Jean- laient dans les champs et leurs enfants travaillaient

Robert Cadet. L’homme parle en connaissance de chez leurs maîtres. Après l’indépendance, les

cause puisqu’il a servi durant toute son enfance de Haïtiens ont perpétué ce système. Avec la mixité

domestique. Depuis l’âge de quatre ans, précisé- Noirs-Blancs, sont apparus les mulâtres. Et ce sont

ment, lorsque sa mère, noire, est décédée et que son d’abord ces mulâtres qui ont été libérés par les

père, blanc, qui refusait de le reconnaître, l’a confié Suite en page 05

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Les Reste-avec ou l’esclavage à Haïti

les Français. Eux mêmes, de peau moins foncée pas en Haïti. Si un enfant va dans une famille, c’est

que les Noirs, ont à leur tour pris des esclaves. parce qu’il y a une sorte d’inégalité entre la famille

Après l’abolition de l’esclavage, les gens ont conti- d’accueil et sa famille originelle.

nué à prendre des enfants comme domestiques. Ils Afrik : Existe-t-il des écoles publiques ?

voulaient vivre la même vie que leurs maîtres. Jus- Jean-Robert Cadet : A peu près 90 à 95% des

qu’à aujourd’hui. écoles à Haïti sont privées. Les familles pauvres

Afrik : Cette pratique a-t-elle un motif écono- n’ont donc pas les moyens d’envoyer leurs enfants

mique ? à l’école. Même dans les quelques écoles pu-

Jean-Robert Cadet : Ce n’est pas une question bliques, il faut acheter de nombreuses fournitures,

économique. Car il y a des pays aussi pauvres tels les uniformes, les livres...

qu’Haïti qui n’ont pas ce système. Comme à Cuba, Afrik : Après douze ans, les enfants peuvent

où l’école est obligatoire et où tous les enfants y donc être engagés dans la domesticité ?

vont effectivement. Jean-Robert Cadet : Oui, mais à certaines condi-

Afrik : Comment se déroule le passage de la fa- tions. Cette loi fait parti d’une Convention des

mille biologique à cette famille d’accueil ? Existe droits de l’enfant élaborée par le Bureau internatio-

-t-il une procédure juridique ? nal du travail et n’est pas spécifique à Haïti. Elle

Jean-Robert Cadet : Les parents biologiques de- dit que les maîtres de ces enfants de plus de douze

mandent à la famille d’accueil à ce que l’enfant ans doivent les envoyer à l’école et leur donner un

aille à l’école, à ce qu’il soit bien nourri. Des pro- peu de temps pour se reposer, leur assurer des

messes sont faîtes, mais ne sont pas tenues. La loi à soins médicaux... Même dans la Constitution

Haïti interdit bien aux enfants de moins de douze haïtienne, l’école est obligatoire, mais le gouverne-

ans d’être engagés dans la domesticité, mais elle ment s’en moque.

n’est pas appliquée. Les enfants très pauvres qui Afrik : Vous expliquez dans votre livre que vous

vivent dans la campagne n’ont même pas d’acte n’avez pas eu d’enfance ? N’avez-vous aucun

civil. Et si on demande à la patronne l’âge de cette souvenir de jeux avec d’autres enfants...

petite fille (en montrant la photo d’une fillette d’en- Jean-Robert Cadet : Les Restavec doivent rester

viron sept ans qui passe la serpillière), elle dira à portée de parole de leurs maîtres. Ils n’ont pas de

qu’elle en a douze. temps pour jouer. C’est encore beaucoup plus dur

Afrik : N’y a-t-il aucun document à signer ? pour les filles, car elles sont le plus souvent vio-

Jean-Robert Cadet : Il n’y a pas de contrats. Les lées, non seulement par le père de famille, mais

gens ne savent pas lire. Il y a cette promesse orale aussi par ses garçons. Et si la fille tombe enceinte,

de la famille un peu plus aisée, à la famille très elle est le plus souvent mise à la porte. Dans le cas

pauvre, que son enfant ira à l’école. C’est tout. où elle ne le serait pas, ses enfants feront une nou-

Tout ce que j’ai pu apprendre de l’Etat est qu’il n’a velle génération de Restavec. La famille d’accueil

pas les moyens de combattre ce système d’escla- fait également en sorte d’éliminer tout lien person-

vage. Ni de rendre les écoles plus accessibles. nel avec les Restavec. Pour cela, on les appelle

Afrik : Les familles savent pourtant, aujour- « Titfille » ou « Tigarçon ». Ils n’ont pas droit à la

d’hui, que les promesses ne seront pas tenues... parole, ne peuvent pas s’exprimer, dire « j’ai

Jean-Robert Cadet : C’est comme une loterie. Les faim » ou « je suis malade ».

familles savent que l’enfant va souffrir. Mais elles Afrik : Et si ils souffrent énormément...

ont toujours un petit espoir de gagner. Jean-Robert Cadet : (étonné de la question) ... Ca

Afrik : L’Etat n’aurait donc pas les moyens de ne se fait pas. L’enfant est battu. Quelque fois

sauvegarder une trace écrite de ces adop- même, si les enfants sont battus et viennent à en

tions... ? mourir, on jette leur corps dans la poubelle et c’est

Jean-Robert Cadet : Non... Mais vous venez tout. Il n’y aura pas d’investigations.

d’utiliser le mot d’« adoption ». Hors cela n’existe Suite en page 08

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“Quand l’ignorance est au pouvoir, la connaissance est un délit!”

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Les Reste-avec ou l’esclavage à Haïti

Afrik : Les séquelles psychologiques pour un Res- bien traité ?
tavec sont terribles
Jean-Robert Cadet : C’est très rare. Dans cer-
Jean-Robert Cadet : L’enfant Restavec grandit sans tains cas, les enfants vont à l’école, mais par le
enfance. Il est traumatisé. En Haïti, on dit des enfants biais d’une ONG. Pas mal de foyers reçoivent
traumatisés qu’ils sont « zombifiés ». L’enfant ne des enfants. Ils sont censés aller à l’école entre
peut pas vous regarder dans les yeux, il baisse la tête, 16 et 18 heures. Mais après avoir amené les en-
ne peut pas s’exprimer.
fants du maître à l’école, balayé, passé la serpil-

Afrik : Qu’arrive-t-il lorsque l’enfant atteint sa lière... ils sont complètement épuisés. Et pour ce

majorité ? que j’ai vu, dans ces écoles, les enfants dorment

Jean-Robert Cadet : Environ 80% des Restavec en classe.
sont des filles. On les préfère car elles sont plus do- Afrik : Même dans les cas où les choses ne se
ciles et ne s’enfuient pas. Alors que les garçons, es- passent pas trop mal, ce n’est pas le fait des
sentiellement à cause de la maltraitance, prennent maîtres mais plutôt des ONG...
souvent la fuite. C’est pourquoi il y a énormément Jean-Robert Cadet : Oui. Car les maîtres doi-
d’enfants des rues à Haïti. Ils forment des gangs... et vent donner leur permission pour que leur do-
on les retrouve dans les bandes de « chimères ». Ces mestique puisse aller à l’école. Et quelquefois,
enfants armés et utilisés par le Président Aristide. Ce l’enfant y va, mais 2 à 3 fois par semaines.
sont en effet souvent des anciens Restavec, qui n’ont C’était mon cas lorsque j’étais petit. Si mes
plus de famille et se retrouvent au sein d’un gang. tâches ménagères n’étaient pas terminées, je ne

Afrik : Vous évoquez un chiffre incroyable de 300 pouvais pas y aller. Un ami de la famille a même

000 enfants ainsi réduits à l’esclavage... Pour voulu m’emprunter pour travailler chez lui. De

quelle population ? toutes les manières, l’enfant qui en amène un

Jean-Robert Cadet : Il y a 8 millions d’habitants à autre à l’école, le matin, puis qui y va à son tour
Haïti, pour une population infantile d’environ 10%. l’après-midi, n’est pas intégré à la société.
30% des enfants sont donc des esclaves privés d’édu- Afrik : Comment le problème des Restavec
cation, d’amour, de dignité et de tout ce que le pays a est-il perçu par les Haïtiens ?
à offrir. Ils ne font pas partie de la société. Moi Jean-Robert Cadet : J’ai fait pas mal de dis-
même, je ne connaissais pas l’hymne national de mon cours dans les communautés haïtiennes, à New-
pays, lorsque j’étais petit, car on ne me l’avait jamais York, à Miami... et les gens m’ont dit que j’avais
appris.
exposé le linge sale du pays. Ils étaient choqués

Afrik : Peut-il arriver que l’enfant soit finalement Suite en page 07

Tous les deux vendredi, Le NOVATEUR et le NORD-OUEST en bonne INTELLIGENCE...

Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL7

RUBRIQUE : Haïti-Société

Les Reste-avec ou l’esclavage à Haïti

et avaient honte que cela ai pu se savoir. Ils savent Afrik : Vous expliquiez que la seule réponse
que ce n’est pas normal, mais au fond, ils ne veulent des autorités consiste à mettre leur manque de
pas se le dire. Les Haïtiens, à mon avis, pensent que moyens en avant. Vous vouliez justement sen-
ce système fait du bien aux enfants, que c’est pour sibiliser la communauté internationale à la né-
leur bien qu’on le fait. Pour eux, ce n’est pas de l’es- cessité d’agir, à l’occasion du Bicentenaire de

l’indépendance d’Haïti…
Jean-Robert Cadet : Lorsque j’ai été reçu à
l’Onu, j’ai demandé à ce que les cérémonies
soient boycottées. Car bien que Haïti ait brisé la
chaîne de l’esclavage, les Haïtiens ont reproduit
le système. Ils ont repris le même chemin. Il y a
juste eu un changement de maître. Haïti dépend
des aides financières du Canada, des Etats-Unis,
de la France et du Japon. Je pense que c’est le
bon moment de leur demander de faire pression
sur le gouvernement et de conditionner toutes les
aides financières au développement de l’éduca-
tion et à l’élimination de l’esclavage des enfants.
Car la communauté internationale est déjà sur
place, avec une base de l’Onu, des soldats fran-
çais, américains, canadiens... C’est l’occasion
d’agir, dans ce pays où le taux d’analphabétisme
atteint les 80%. Ces pays demandent une Haïti
démocratisée ... mais la démocratie et l’esclavage
ne sont pas compatibles.
Afrik : Le monde entier peut faire pression,
mais comment faire si les Haïtiens ne sont pas
eux-mêmes convaincus que ce système doit ces-
ser...
Jean-Robert Cadet : Les Haïtiens ont cette habi-
tude de réduire à la domesticité les gens qu’ils
clavage. Mais si vous voyez le terme d’esclavage estiment inférieurs à eux. Il y a une hiérarchie
dans le dictionnaire, c’est une personne qui n’est pas selon la couleur de la peau, du plus clair au plus
payée pour le travail qu’elle effectue, qui n’a aucun foncé. C’est le travail du gouvernement d’appli-
droit, qui ne peut pas refuser un ordre de son quer la loi et de faire en sorte que tous les enfants
maître... Après la sortie de mon livre, j’en ai envoyé aillent à l’école. J’ai fait un reportage sur les Res-
un exemplaire au Président Aristide. Lui même m’a tavec qui a été diffusé à la télévision. Après sa
renvoyé son livre, où, dans le dernier chapitre, il diffusion, le gouvernement a demandé à changer
explique qu’il espère un jour que les Restavec man- le terme de « Restavec » en « adopté informel » !
geront à table avec leurs maîtres ! Cela signifie que Ils voulaient changer le nom, mais pas le statut de
ce système d’esclavage est si enraciné dans la cul- l’enfant. C’est pour cela que la communauté in-
ture de ce pays, et que même le président de la Ré- ternationale doit jouer son rôle et faire pression
publique ne le voit pas prendre fin un jour. Les sur le prochain gouvernement haïtien.
Haïtiens grandissent avec. Les enfants des maîtres Restavec : enfant esclave à Haïti, de Jean-Robert
que les Restavec amènent à l’école le reproduiront. Cadet, aux éditions du Seuil

Tous les deux vendredi, Le NOVATEUR et le NORD-OUEST en bonne INTELLIGENCE...

Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL8

RUBRIQUE : Haïti-Société

Le phénomène « Restavek » :
IMPACT SOCIO CULTUREL EN HAÏTI ?

Comment le combattre ?

Mal nourris, mal traités, mal logés. Leurs mains enfan- ARCHAÏQUE
tines sont déjà usées. Les paumes élimées et meurtries, à Il n’y a jamais eu d’évolution dans notre façon de pen-
ser et d’agir. Nous avons encore les mêmes vieux ou-
force de nettoyer, asti- vrages qu’ont eus nos grands-parents. Je ne dis pas que
quer, éplucher. Difficile ce ne sont pas de grands ouvrages mais je veux dire
pourtant de percevoir que nous n’évoluons pas avec le temps
l’ampleur de la souf-
france derrière ces re- Elle est LUXUEUSE pourquoi ?
gards baissés et ces Jusqu’à aujourd’hui encore, l’éducation haïtienne n’est
épaules voutées. Le récit pas dédiée à tout le monde, chose qui ne devrait pas se
de leurs courtes vies est produire car celle-ci doit être à la portée de tous non
raconté à mi-voix pas à un groupe restreint.
comme si leurs histoires Les écoles sont très mal bâties.
étaient trop lourdes à Les lieux où elles sont construites ne sont pas souvent
porter. De tous les maux des endroits pour ces genres d’activités. Comment peut
dont souffre Haïti, la -on comprendre qu’une école soit bâtie au cœur d’un
situation des enfants marché ! L’espace doit être bien aéré, il faut avoir un
domestiques est sans environnement sain pour quo n’ait un esprit sain sinon
doute l’une des moins on aura aucun envie de continuer car son esprit sera
enviables. On les ap- borné. Les moyens de transport : « ou kwè bagay m te
pelle Restavek, du rayi wè se elèv ak tout inifòm kap bat wout a pye lè
créole « rester avec ». maten oubyen pandye dèyè yon kamyonèt, defwa yap
Venus des campagnes bat wout anba solèy cho menm si yo pa gen espwa yon
haïtiennes, ils travaillent kichòy lakay, yo pa ka jwenn machinn e gen de lè yo
comme domestique au pa ka jwenn menm 5 goud ale a…Je sais que que tout
sein de familles d’accueil, dans des conditions proches de ne peut pas changer en un clin d’œil mais il faut com-
l’esclavage. mencer à penser autrement.
Par LUDNIE JEAN-LOUIS Les différentes formes de solutions pouvant apporter
Le mot restavek est comme une déformation du thème un changement à cette situation :
"reste avec". Ce phénomène est très fréquent dans les Il faut commencer à mettre sur pied des campagnes de
pays les plus pauvres de la planète mais pour le cas sensibilisation Dans les provinieses en premiers lieu
d’Haïti c’est quelque chose qui s’empire de jours en jour car en majeur partie les enfants restavek sont des en-
car la première génération de ces enfants dit restavek n’a fants venus dela province.
mis au monde que des ’pitit sò yèt’. La plupart du temps Il faut qu’est la forme de l’éducation subisse un chan-
les parents haïtiens interprètent très mal la phrase biblique gement très profond.
qui dit : peuplez, multipliez la terre et assujettissez. Ils ont Il faut avoir un syndicat pour deux qui sont déjà dans
tendance à mettre en pratique que les deux premiers cette situation afin qu’on les sensibilise pour qu’ils ne
verbes en ignorant le 3ème qui, d’après moi est le plus commettent pas les mêmes erreurs de leurs parents.
important, ils disent souvent que pitit se riches et ce qui En résumé pour qu’il y ait un changement il faut
ne fait qu’augmenter le taux des enfants démunis. d’abord essayer de respecter les droits primaires de
Cette situation pour être combattue, on doit d’abord se l’enfant: droit à l’éducation, à la santé, à la nourriture,
rendre à la base du problème qui n’est autre que celle de au loisir….car un parent qui accepte que son enfant
l’EDUCATION HAÏTIENNE. Celle-ci est archaïque et soit un enfant domestique c’est juste pour qu’il jouisse
encore luxueuse. au moins de ces droits-la !

Tous les deux vendredi, Le NOVATEUR et le NORD-OUEST en bonne INTELLIGENCE...

Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL9

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Francisque Jean-Charles

RUBRIQUE : Santé

La santé mentale classée deuxième
problème de santé publique en Haïti

« La santé mentale est un problème majeur en Haïti, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui

et il faut le dire plusieurs fois. Quelles sont les ré- établit que la santé mentale est le deuxième pro-

ponses vis-à-vis de ce défi ? Elles sont quasiment blème de santé publique en Haïti, d’autre part,

inexistantes », a d’entrée de jeu expliqué celui qui l’OMS identifie les problèmes de santé mentale

vient en Haïti pour renforcer le système sanitaire comme le premier problème mondial de santé pu-

haïtien. blique.

Les plus optimistes des statistiques repèrent 15 psy- Si la santé n’a jamais fait l’objet de préoccupa-

chiatres pour une population estimée à plus de 10 tions des gouvernements, aujourd’hui, il faudrait

millions d’habitants. Et il n’y a que deux institu- qu'elle le soit. La mise en place d’un réseau de

tions qui prennent en charge les dégénérés mentaux. prise en charge de santé mentale ne peut plus at-

« La situation est critique. Les enjeux sont multiples tendre. L’Etat à lui seul ne peut faire face à un

et les ressources sont limitées », a tancé le Dr Hans enjeu d’une telle envergure. Il sera nécessaire de

Lamarre estimant que la situation est inquiétante. travailler avec les organisations internationales»,

Elle l’est beaucoup plus parce que, d’une part, nous exhorte le médecin.

n’avons pas assez d’informations sur l’état des Ce système qui visera au traitement des problèmes

choses et d’autre part, nous n’avons pas de struc- de santé mentale en Haïti, met en garde le psy-

tures qui nous permettent d’agir correctement. Mais chiatre, ne doit pas dépendre seulement des psy-

une chose est sûre, l’environnement du pays favo- chiatres. Selon le psychiatre, le modèle qui pré-

rise le développement des maladies mentales. vaut en Haïti est celui de la psychiatrie commu-

Le psychiatre de formation précise que la situation nautaire. Celui-ci table très peu sur les infrastruc-

d’Haïti est particulière. La population haïtienne est tures, mais mise beaucoup sur les ressources hu-

confrontée à la fois à un stress chronique, prenant maines. Il faudra investir dans la formation des

corps dans la faible accessibilité aux besoins de professionnels médecins et non-médecins, à savoir

base des individus, qui est de nature économique, les psychologues, les travailleurs sociaux, les in-

politique et sociale et à des stress plus aigus provo- firmiers et les psycho-éducateurs.

qués par les catastrophes naturelles. L’Etat doit investir pour plusieurs raisons parce

Le directeur du département de santé mentale à la que les maladies psychiatriques sont de vraies ma-

Faculté de médecine de l’Université d’Etat d’Haïti ladies. Elles entrainent souffrance, détresse, dou-

(UEH) est clair sur ce point. La santé mentale est un leur... Elles affectent l’individu de manière va-

problème qui impacte la société haïtienne. Il cite riable mais certaine. Suite en page 14

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Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL10

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Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL11

RUBRIQUE : Sciences

Le cactus, un aliment d'avenir
selon l'ONU

L'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et également cultivée en Afrique du Nord et en

l'agriculture (FAO) a publié jeudi un plaidoyer pour Ethiopie.

le cactus, et plus précisément le figuier de barbarie, En plus de fournir une source de nourriture, le

une plante d'avenir précieuse pour l'alimentation et figuier de barbarie stocke de l'eau dans ses

le fourrage. branches, ce qui en fait, selon la FAO, "un puits

"Alors que la plupart des cactus ne sont pas comes- botanique capable de fournir jusqu'à 180 tonnes

tibles, les espèces Opuntia ont beaucoup à offrir, d'eau par hectare, soit assez pour abreuver cinq

surtout si elles sont trai-

tées comme une culture

et non comme une mau-

vaise herbe", a expliqué

la FAO dans un commu-

niqué à l'issue de re-

cherches menées par de

nombreux experts.

L'accent est mis en parti-

culier sur les sous-

espèces Opuntia ficus-

indica (figuier de barba-

rie), dont l'endurance

peut être salvatrice.

Ainsi, lors de la séche-

resse qui a frappé le sud

de Madagascar en 2015,

"le cactus s'est révélé être

une source essentielle de

nourriture, de fourrage et

d'eau pour les popula-

tions locales et leurs ani-

maux". vaches adultes" en cas de sécheresse.

Pour appuyer son propos, l'agence de l'ONU a pu- Et les avantages ne s'arrêtent pas là: le cactus

blié un livre d'information sur le figuier de barbarie, améliore la qualité des sols, favorise les planta-

accompagné d'astuces "sur la meilleure manière tions d'orge et pourrait même, selon des re-

d'exploiter les qualités culinaires de la plante", déjà cherches préliminaires, aider à limiter les émis-

cuisinée au Mexique mais aussi en Sicile. sions de gaz à effet de serre en réduisant la métha-

Face aux sécheresses, à la hausse des températures nogénèse des ruminants lorsqu'il est intégré à leur

et à la dégradation des sols, la culture des figuiers de alimentation.

barbarie gagne peu à peu du terrain. La plante a quand même quelques limites. Elle ne

Au Mexique, où il est né, sa consommation atteint supporte pas le gel, qui peut provoquer des dégâts

6,4 kg par an et par habitant. Mais le Brésil compte irréversibles, et n'aime pas non plus les trop fortes

aussi plus de 500.000 hectares de plantations de cac- chaleurs: à partir de 30 degrés, sa croissance

tus, principalement pour le fourrage, et la plante est commence à ralentir.

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Exempalire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL12

« La même école, avec la même devise pour DIEU
et pour l’humanité »

École Étienne Saintil, une école de référence

LE SERMENT
DE VERTIÈRES

« Je jure devant Dieu et devant la na- Ventes de
tion. d'en être le gardien intraitable et fa-
rouche. Qu'il flotte désormais dans l'azur produits réfrigérés
pour rappeler à tous les Haytiens les Poule - Viande de porc -
prouesses de nos sublimes martyrs. de la
Crête à Pierrot, de la Butte Charrier et de Homard
Vertières qui se sont immortalisés, sous les Montadelle - Poisson
boulets et la mitraille, pour nous créer une Appelez Althery Etienne au
patrie, ou le nègre haïtien, se sent réelle-
ment souverain et libre. » 3719-2300

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Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL13

RUBRIQUE : Insertion demandée

« Ce petit garçon »

Il y avait une fois un petit garçon Qui portait IV

fièrement son pantalon Il ne pouvait certes pas suivre ses cours Car son

ventre lui jouait de mauvais tours

Et il faisait donc semblant de tout écouter Pour

ne pas se faire brutalement rabrouer

V

Il ne pensait qu'au repas plus ou moins chaud

Qui lui était offert le midi en guise de cadeau

Ainsi qu'à tous les autres gentils petits garçons

Qui venaient quémander le pain de l'instruction

VI

Sommes-nous donc en train de rêver En faisant

semblant de vouloir éduquer

Des millions de jeunes qui sont affamés Car

leurs parents ne peuvent pas travailler

Lorsqu'avec beaucoup de protocole Il se ren- VII

dait à sa très lointaine école Nous devrons certes créer des emplois En inno-

II vant à partir de nouvelles lois

Il devait parcourir des kilomètres Avant de Les structures économiques du pays Qui est

pouvoir dire à son maître perçu comme un État failli

Le bonjour en s'efforçant de sourire Sans VIII

avoir l'air de tellement souffrir Puisque la jeunesse est l'avenir la nation La né-

III gliger c'est condamner cette nation

Hélas et puisqu'il n'avait pas déjeuné Il n'était Qui a vu fuir des millions de ses enfants À dé-

certainement pas très disposé gringoler lentement mais sûrement

À assimiler de nouvelles connaissances Qui -----------

lui vaudraient une belle compétence SHM av.

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son cabinet fonctionne chaque jour de 8h am 4h pm et offre les services suivants : Affaires Civiles, Pé-

nales, Commerciales, Criminelles, Adoption, Divorce, Accident, Créance, etc...

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RUBRIQUE : Haiti-Santé

La santé mentale classée deuxième
problème de santé publique en Haïti

Hans Lamarre rappelle que la Par ailleurs, le Dr Hans La-
psychiatrie, cette branche de la marre estime que la santé
médecine, n’exige pas de n’a jamais fait l’objet d’un
grands moyens. Les outils sont
là. Il s’agit d’une volonté poli- enjeu politique en Haïti. Elle
tique. Il revient aux autorités de ne figure pas non plus parmi
prendre conscience et de regar- les priorités de l’Etat. « La
der en face les enjeux que pose budgétisation de la santé
la santé mentale et de mettre en dans un pays montre claire-
place les structures. ment la place qu’occupe ce
Le Dr Hans Lamarre plaide en secteur dans l’ordre des
faveur de la réhabilitation de priorités des gouverne-
l’institut Mars and Kline, l’un ments», a-t-il dit.
des centres neurologiques pre- Si seulement 4, 3% du bud-
nant en charge les maladies get national est alloué à la
mentales. Pour qu’il puisse santé en Haïti, 85 % est dé-
remplir sa double mission, prise dié aux salaires. Ce qui
en charge et formation des rési- laisse très peu de fonds pour
l’achat des médicaments,
dents, il croit que le centre hos-
pitalier doit intégrer la structure l’entretien des infrastruc-
de l’Hôpital de l'université d’État d’Haïti (HUEH). tures ou la création de nou-

veaux services.

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Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL15

Esclavage en Libye, le casse-tête du
rapatriement des migrants

Abidjan (AFP) - "Rapatrier tous les migrants de "Le gouvernement libyen nous a dit qu'il y a 42

Libye": l'objectif fixé au sommet Europe-Afrique camps. Certainement, il y en a plus que cela", a

est des plus complexes dans un pays en proie à précisé M. Faki, qu ne se fait pas d'illusion.

l'anarchie, face à des réseaux organisés de trafi- Selon les dernières statistiques de l'Organisation

quants d'être humains et internationale pour les migrations (OIM), 15.000

alors que les migrants sont migrants croupissent dans des centres de rétention

difficiles à recenser. officieusement contrôlés par le gouvernement

Quelque 3.800 personnes d'union nationale libyen (GNA). La plupart de ces

vont être rapatriées d? centres sont en effet contrôlés par des milices

urgence dans les prochains loyales au GNA.

jours, a annoncé Moussa Des milliers de migrants sont emprisonnés dans

Faki Mahamat, le prési- des centres en dehors de tout contrôle, que ce soit

dent de la Commission de des autorités libyennes ou des organisations inter-

l'Union africaine (UA), nationales.

soulignant qu'il s'agissait Certains de ces lieux de détention "illégaux" sont

là des seuls migrants se trouvant dans un camp près tenus par des milices qui enlèvent les migrants

de Tripoli, la zone la plus facile d'accès, alors que dans les villes et les torturent avant de téléphoner

la Libye est ravagée par des guerres intestines, et aux familles sommées de payer des rançons. Ce

infestée de groupes armés aux buts politiques, reli- trafic est devenu un commerce lucratif pour plu-

gieux ou simplement crapuleux. sieurs milices qui ont mis en place un réseau bien

Ces 3.800 sont un grain de sable par rapport à l'im- organisé avec des ramifications dans des pays afri-

mensité de la tache dans le désert libyen. cains pour le transfert des fonds. C'est aussi dans

Moussa Faki estime le nombre des migrants va ces centres qu'on "vend" les migrants.

"entre 400.000 et 700.000": une fourchette allant Mais il faut d'abord commencer par rapatrier ceux

du simple au double qui en dit long sur le flou qui qui sont dans les camps facile d'accès, souligne-t-

entoure la mission que se sont donnés les dirigeants on à l'UA.

africains et européens à Abidjan. Suite en page 27

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Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL16

Concours d’admission pour Septembre 2017

(voir pièces jointes)

L’Institut des sciences, des technologies et des études avancées d’Haïti (ISTEAH) in-
vite les interesses à pàrticiper des màintenànt àux concours d’àdmission à ses pro-
gràmmes conduisànt àu diplome d’etudes superieures speciàlisees (DESS), à là màîtrise
(M.B.A., M.Sc., M.Sc.A.) ou au doctorat (Ph.D.) dans l’une des disciplines indiquees au ta-
bleàu ci-bàs. Jusqu’àu 30 juin 2017, le bureau des admissions recevra les dossiers de can-
didàture. Suite à l’ànàlyse des dossiers, les càndidàts retenus seront invites à un test ge-
neràl d’àdmission. Dans chacun de ces programmes, les places sont limitées.
Pour des informàtions sur le processus d’àdmission, consulter là rubrique
« Admission » du site de l’ISTEAH : ttp://www.isteàh.edu.ht/
Là liste et là description des progràmmes offerts sont àccessibles à pàrtir de l’àdresse sui-
vànte :
http://www.isteàh.edu.ht/index.php/àdmission-inscription

Pour des informàtions sur les pièces requises, consulter le lien :
http://www.isteàh.edu.ht/index.php/àdmission/pieces-requises

Les demandes d’admission se font en ligne, à l’adresse suivante :

http://www.isteàh.edu.ht/index.php/àdmission/demànde-en-ligne
Pour toute information additionnelle, veuillez appeler au : 36 36 36 07 ou 47 69 04 04.

Liste des programmes offerts

I. Administration des affaires—DESS et M.B.A.
Administration des PME et des coopératives, Gestion des services bancaires et financiers,
Comptabilité et fiscalité d’entreprise, Comptabilité et fiscalité d’entreprise, Gestion des res-
sources humaines.

II. Formation professionnelle et technique—DESS et M.Sc.A.

III. Gestion de projets—DESS et M.Sc.A.
Ingénierie civile, Architecture et aménagement, Affaires et ingénierie sociale, Technologies,
Gouvernance électronique

IV. Ingénierie—DESS, M.Sc.A. et Ph.D
Génie informatique et des technologies de l’information, Génie des mines, Génie des res-
sources hydriques, Génie des systèmes énergétiques, Génie des transports et des infrastructures

V. Management des collectivités territoriales—DSSS et M.Sc.

VI. Sciences de l’éducation—DSSS et M.Sc. et Ph.D
Biologie et sciences de la vie, Chimie, Gestion des systèmes éducatifs, Formation à distance et
e-learning, Mathématiques, Physique, Sciences de la terre et de l’atmosphère

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Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL17

RUBRIQUE SPORTIVE

Haïti - FLASH : Vers un match de Gala
Haïti-Brésil en Janvier 2018 !

La Fédération Haïtienne de Football (FHF) nous in- tion haïtienne pouvant rivaliser avec n'importe
forme que le match de football Haïti-Brésil dont on a quelle équipe brésilienne à une date non FIFA,
tant parlé il y a quelques semaines, pourrait finalement ce qui n’est pas simple les joueurs d’Europe et
d’Angleterre (surtout la FA) ne seront pas libé-
rés, n’ayant quasiment pas de trêve.
Par contre, ceux qui sont dans les pays où l’hi-
ver impose une trêve (Arménie, Suède etc...),
ceux évoluant en Amérique du Nord (Canada,

USA...) et ceux en République Dominicaine et
en Haïti (bientôt en vacances) ne devraient pas
poser de problème. La FHF rappelle qu’il fau-
dra les solliciter tôt ou prévoir un solide stage
avant cet éventuel match de Gala...

52, rue Capois, Port-de-Paix
Téléphone: 3801-3810

Propriétaire: Batista Lazarre

avoir lieu au début de l’année prochaine à Maceio
(capitale de l'État de l'Alagoas sur la côte atlantique)
au Brésil.
Ce serait un match de Gala qui marquerait la fin de
l'assistance militaire directe du Brésil à Haïti autour du
thème « rencontre de la solidarité et de la Paix ».
Si les détails ne sont pas encore totalement connus,
une brève correspondance du Gouvernement Brésilien
à l’Ambassade d’Haïti au Brésil indique que les bases
et la date éventuelle sont arrêtées. En principe, des pro-
positions officielles fermes devraient être prochaine-
ment acheminées à la fois au Gouvernement d'Haïti et
à la FHF...
Pour ne pas être pris de court la Fédération a commen-
cé à réfléchir sur ce qui pourrait être une solide sélec-

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Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL18

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pour les autres, avec pour devise : Tolérance, compréhension,
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Exemplaire gratuit VOLUME XVI NUMÉRO 296 LE BIMENSUEL RÉGIONAL19

RUBRIQUE : AfroHaytianité

L'université de Cambridge admet que
l'Egypte ancienne était "Africain et Noir."

En 2006, le musée de l'art et des antiquités de l'uni- cette preuve et d'autres témoignent de l'idée que

versité de Cambridge, Fitzwilliam, a fait une chose c'était une culture africaine en plus d'être géogra-

louable quand, après un projet de rénovation de £ phiquement en Afrique. Pour ces raisons, l'Egypte

1,5 million, et ont lancé leurs nouvelles galeries est perçue par des personnes d'ascendance afri-

égyptiennes. L'idée était de montrer la religion caine dans le cadre de leur patrimoine culturel et

égyptienne ancienne, la magie, l'écriture, le rituel et de leur histoire. L'Égypte était un pays africain, et

diffuser les collections de manière contemporaine leurs artistes représentaient les égyptiens comme

et dynamique. des africains, avec une peau noire et des cheveux

Mais ce n'était pas tout. Dans une rare

condamnation du révisionnisme histo-

rique de l'Egypte ancienne, le musée de

Fitzwilliam a admis que non seulement

l'égyptologie est biaisée, mais aussi que

cette impartialité montre que la compré-

hension européenne de la première civili-

sation humaine est gravement erronée.

Comme ils le disent, «les gens voient

principalement l'Égypte ancienne grâce

avec un regard européen. C'est parce que

la majorité des livres sur l'égyptologie

sont écrits par des chercheurs d'origine

européenne ou nord-américaine.

Au lieu de cela, le musée Fitzwilliam a

décidé d'adopter une approche centrée

sur l'Afrique de l'Egypte ancienne.

En quoi consiste une approche centrée sur l'égypto- crépus.

logie en Afrique? Tout d'abord, il reconnaît que Aucun doute sur l'héritage des anciens égyptiens,

l'Égypte ancienne «fait partie de la culture afri- déclare le musée: «Si on regarde la couleur de peau

caine» et que le mot «Égypte» est ce que les Grecs et les traits du visage sur les représentations des

utilisaient pour nommer l'Egypte antique, les égyp- égyptiens, beaucoup sont ce que nous considérons

tiens eux-même l'appelaient «Kemet», ce qui signi- aujourd'hui comme des Africains noirs.» Cepen-

fie littéralement «terre noire». Par conséquent, en dant, même si "Nous laissons la couleur de côté

nommant la galerie du musée «Virtual Kemet», les pour un moment de côté, nous pouvons également

conservateurs ont l'intention de rappeler aux gens voir les traits du visage sur les statues égyptiennes,

que l'Égypte ancienne est une «civilisation afri- il ne fait aucun doute que nous avons affaire à des

caine et que, si la culture a eu des contacts avec des africains. Les visages sont larges avec des pom-

personnes d'autres civilisations, elle était essentiel- mettes hautes et les mâchoires sont généralement

lement africaine dans sa culture et aussi son empla- fortes. Les nez sont aussi larges et les lèvres sont

cement géographique ". généralement pleines et charnues.

Le musée insiste: "Il existe de nombreux liens entre Cela fait penser à l'absurde représentation de Seth,

la culture égyptienne ancienne et la culture afri- Horus, Bek et Hathor dans le film Gods Of Egypt.

caine moderne, allant des objets tels que les appuie- Source: Afropolitan

tête aux coiffures, comme la serrure latérale, et

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Exemplaire gratuit VOLUME XVI NUMÉRO 28 LE BIMENSUEL RÉGIONAL20

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Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 296 Le BIMENSUEL RÉGIONAL22

« Le faire-semblant »

Simuler, mentir, c’est tromper, rouler, duper et allons relever le défi qui nous attend depuis pus

même nuire, mais en faisant semblant de dire sincè- d’un demi-siècle.

rement la vérité. Les conséquences d’un mensonge Nous attendons tout de la communauté internatio-

peuvent varier d’un fait anodin et cocasse à la mise nale qui avoue être incapable de réaliser des mi-

à mort dépendamment du contexte ou de l’impor- racles. Ses représentants n’ont pas à consentir les

tance des intérêts en jeu. sacrifices qui nous répugnent, ils n’ont pas à ris-

L’humanité en a fait l’expérience depuis la nuit des quer leurs vies à notre place alors que notre nou-

temps, ce qui explique l’emphase et ce, dans toutes velle devise est depuis quelque temps déjà : « Pitô

les cultures, qui est mise à enseigner dès le plus nou lèd nou là ».

jeune âge, à ne point mentir. Tous ensemble, main dans la main, nous le pou-

On ne parviendra peut-être jamais à extirper de nos vons. En effet, le miracle haïtien est encore pos-

mœurs cet irrésistible penchant des uns et des sible, mais ce n’est certes pas l’affaire d’une per-

autres à fignoler de temps à autre et pour une raison sonne ou d’un groupe. La preuve est faite par

ou une autre, la vérité des faits. Qu’à cela ne tienne, quatre, que les exercices de « m’as-tu vu? » n’ont

encore faut-il toujours persister à proscrire cette servi à rien. Il est donc impératif et indispensable

ignoble pratique qui semble inhérente à la nature que nous mettions de côté nos intérêts personnels

humaine et qui s’est toujours située aux antipodes et mesquins, pour difficile que cela puisse paraître

de la vertu. dans le contexte haïtien, afin d’amorcer la remon-

Rien de vraiment valable ne saurait se réaliser en tée lente mais sûre et rejoindre le concert des na-

dehors des prescrits de la morale et l’une des pre- tions dites civilisées.

mières leçons de cette science, c’est d’être, autant Tous ensemble, main dans la main, nous le pou-

que faire se peut, honnête avec soi-même et avec vons. Oui en vérité, quand nous déciderons d’arrê-

les autres. ter de faire semblant :

Pourtant, il arrive aux prédicateurs, aux leaders Semblant d’être compétents et intègres

communautaires ou politiques eux-mêmes de som- Semblant d’aimer la mère-patrie

brer volontairement ou non dans ce malheureux Semblant de nous aimer les uns les autres

travers. Semblant de travailler au sauvetage du pays

L’on comprendra que les autres qui attendent que Semblant de respecter la constitution et les lois

l’exemple viennent d’en haut, soient sceptiques et Semblant de vouloir y instaurer la démocratie

trop souvent réfractaires à leurs enseignements. Semblant d’être fiers de notre haïtianité.

En politique comme ailleurs, la bonne volonté, la Quand individuellement et collectivement, nous en

probité intellectuelle, le sens aigu de l’innovation aurons assez de cette laideur que nous projetons

sont, entre autres, les règles fondamentales de comme image, tant à l’intérieur du pays que dans

toutes démarches susceptibles d’améliorer les con- la diaspora, nous les dignes filles et fils de la pre-

ditions de vie de l’ensemble de la population. mière république nègre, commencerons à mériter

Nos décideurs semblent avoir fait leur deuil de ces notre rédemption salvatrice. Cela ne dépend que de

principes élémentaires et ce, depuis plusieurs dé- nous et personne ne le fera à notre place.

cennies, d’où cette détérioration accélérée et sous

toutes ses formes, de la problématique haïtienne. Me Serge H. Moïse av.

Le poisson pourrit par la tête, dit le vieux proverbe,

et cela se répète constamment au pays, sans appor-

ter le moindre changement dans nos comporte-

ments. Á croire que les beaux discours et analyses

ne sauraient suffire à faire renverser la vapeur. Ce THE CURE
n’est certes pas en nous gargarisant de terminolo-
gies ronflantes et apparemment savantes que nous

Tous les deux vendredi, Le NOVATEUR et le NORD-OUEST en bonne INTELLIGENCE...

Exemplaire gratuit Volume XVI Numéro 28 Le BIMENSUEL RÉGIONAL23

SAINT FRANÇOIS DE SALES HAITI MA PATRIE
JE T’AIMERAI TOUJOURS
Centre de Recherche
HAITI MA PATRIE
CYBER CAFÉ et Cours Privé d’Informatique JE T’AIMERAI TOUJOURS
T’AIMER TOUTE LA VIE
CAR TU ES MON AMOUR
T’AIMER TOUTE LA VIE
CAR TU ES MON AMOUR
CRIONS TOUS ENSEMBLE

VIVE, VIVE HAITI
CRIONS TOUS ENSEMBLE

VIVE HAITI.

PDG Richard F. Moreau Il viendra par la force des
3650-4202 choses qu’une République

du Nord-Ouest naisse,
parce que c’est la terre de
la liberté et de la grandeur.

Nul besoin de vous dire
que le 3e siècle Haytien, le

Nord-Ouest doit être le
maître de son destin

L E N O V A T E U R , un patrimoine régional

Konbit Nord-Ouest cherche des citoyennes, citoyens, des femmes et hommes d’affaire conséquents du Nord-
Ouest et dans la diaspora qui croient dans les choses de l’esprit pour assurer la survie du journal. Une dizaine
de publicité de 2500 gourdes mensuellement contribuerait á vendre l’exemplaire du journal pour un adoquin.

L’objectif principal du bimensuel c’est d’aider á créer un lectorat. En attendant que ce rêve devienne une
réalité, chaque lecteur reçoit un exemplaire gratuit parce que la diaspora nordouésienne finance la publication

du journal cette année. En attendant, le directoire salue ayitiennement le bon samaritain et le pasteur-
humaniste Jean Claude Thervil, les entrepreneurs Clavaroche Rock et Wisly Lorfils pour l’achat d’un espace
publicitaire, les entreprises sociales et commerciales de Daniel Loriston et d’Heyrold Claude Jean et les con-
tributions citoyennes du Cabinet Me Fresnel Jean, de l’ingénieur Max G. Desrameaux et la participation de
la Délégation départementale du Nord-Ouest et des fonctionnaires étatiques tels Renaud Milien, De Rethone
Jose II au journal. On remercie aussi le représentant du PNUD. Le bimensuel espère voir d’autres citoyennes
et citoyens, fonctionnaires étatiques et entrepreneurs suivent les pas des compatriotes susmentionnés. Merci

pour votre patronage, le Nord-Ouest en a grand besoin. Donnons raison à Henri Ford qui eut à dire : « Se
réunir est un début; rester ensemble est un progrès; travailler ensemble est la réussite ». Ne laissons pas ce
patrimoine régional nécessaire et indispensable voguer vers l’incertain ni qu’on puisse l’éreinter á nouveau.

Le Novateur appartient au Nord-Ouest quoique THE CURE/CHERUE soit son propriétaire.

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Travaux d’Imprimerie

Vente de Photocopieuses et Matériels CANON

Vente de Fournitures de Bureau
2 succursales dans 3 ans (Janvier 2010-Janvier 2013)

PDG : Daniel Loriston
3853-6584

Propriétaire
Albert Loriston

——————-
42, Rue Christophe

Dit Delafabrik
Tel : 3250-1515/3663

4949/3276 9229

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RUBRIQUE : Idées et réflexions

« Il y a encore de l’espoir »

La situation qui se déroule actuellement à travers le Au cours de ces différentes rondes de difficiles

monde devrait porter nos institutions politiques à négociations, il demeure évident que chaque ac-

mieux appréhender les nouvelles donnes de la géo- teur devra faire table rase de ses ambitions per-

politique moderne et ne pas errer davantage dans sonnelles et mesquines, se rappelant qu’il ne fait

une espèce d’autarcie suicidaire. que passer, tandis que la république est appelée à

Devant l’ampleur de renaître petit à petit, à se développer et redevenir,

la crise haïtienne et souveraine, forte et prospère.

le malaise de la com- Que les leaders de l’heure se souviennent à

munauté internatio- chaque instant « qu’une famille divisée est une

nale, qui ne tient pas famille affaiblie, appelée à disparaître »

à perdre définiti- Les victimes du choléra ne peuvent plus attendre,

vement la face, alors les sinistrés sous les tentes ne savent plus à quels

que c’est déjà fait, saints se vouer, sans oublier les milliers d’autres,

nous devons tout déjà atteints mentalement, traumatisés par cette

tenter afin d’éviter condition d’enfer indescriptible.

une solution imposée Faut-il rappeler à tous et à chacun, qu’aucun parti

de l’extérieur qui ne politique, aucun secteur de la vie nationale, ne

sera jamais la meil- saurait à lui seul, se colleter et résoudre les pro-

leure pour l’ensemble de la population. blèmes qui assaillent le pays. Il faudra donc, pour

Graham Greene voyait en nous des comédiens, les décennies à venir coordonner, sans relâche, les

Christophe Wargny n’a pas hésité à écrire : Haïti efforts conjugués de tous les compatriotes tant de

n’existe pas, Dr Jean Price Mars a épilogué sur la l’intérieur que de l’extérieur du terroir.

faillite de nos élites, des commentateurs faisant La communauté internationale n’a eu de cesse de

preuve d’un humour plutôt caustique, nous quali- nous répéter, langue de bois ou pas, qu’elle est en

fient de république de copains-coquins. Nous de- appui au peuple haïtien, mais qu’il appartient à ce

vons en toute honnêteté admettre que nous prêtons dernier de prendre son destin en main.

flanc, trop souvent, à ces acerbes critiques, sans ten- C’est donc maintenant ou jamais, car, plus tard

ter le moindre effort pour démentir ces allégations. risque d’être trop tard.

La population, attendant le leadership qui la mène- La population haïtienne tout entière vous soutient

rait à bon port, se lamente et continue d’espérer. dans vos efforts mesdames et messieurs les lea-

Il est clair pour tout le monde que toute approche ders, votre attachement aux valeurs républicaines,

clanique, partisane, à ce moment crucial de notre votre sentiment d’appartenance à la patrie com-

histoire, ne peut qu’envenimer la crise, détériorant mune ne manqueront pas de vous inspirer et de

davantage les conditions existentielles de nos mil- guider vos pas.

lions de sinistrés et projeter par la même occasion, La lueur est au bout du tunnel!

une lamentable image des élites haïtiennes d’aujour- Ce qui se conçoit sans nous a toujours été réalisé

d’hui. contre nous. Nous en avons pris conscience et

La rencontre des différents acteurs politiques en vue nous le savons maintenant. Notre avenir en tant

de trouver une solution haïtienne à la crise, en créant que peuple ne réside qu’entre nos mains, la fa-

un gouvernement de consensus, initiative qui aurait mille haïtienne doit être, une et indivisible, et

dû être prise au lendemain du séisme du douze (12) parce que nous le savons enfin, il y a donc encore

janvier deux mille dix, s’avère la voie idéale pour la de l’espoir!

résolution de cette situation complexe et multidi- Me Serge H. Moïse av.

mensionnelle.

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Centre Médical Pitit Nòdwès

Our Mission
Le Centre Médical Pitit Nòdwès s'engage à agir en amont sur des pro-

blèmes de santé et des problèmes sociaux et à mettre en œuvre les moyens néces-
saires pour que la population du Nord-Ouest Haïti ait accès à des soins de santé et
à des services sociaux adaptés à ses besoins et dans les meilleurs délais possibles.

Le Centre Médical Pitit Nòdwès s’engage aussi à créer, au sein de son ré-
seau local, des conditions et des environnements favorables pour aider chacun à
prendre sa santé en main afin de disposer des capacités physiques et psycholo-
giques ainsi que les ressources requises pour mener une vie active et agir dans
son milieu.

Le Centre Médical Pitit Nòdwès se donne enfin pour mission de contribuer
très activement à l'avancement des connaissances et à la formation des profes-
sionnels dans le cadre de sa désignation de Centre affilié universitaire.

Vision
Le Cendre Médical Pitit Nòdwès vise à améliorer la qualité de vie des po-

pulations partout où il est implanté, à favoriser l'accessibilité, la continuité, la
qualité, l’assurance santé et des services et à proposer un modèle de conduite par-
mi ses partenaires associés tant dans les réseaux publics que dans les réseaux
communautaires.

Le Centre Médical Pitit Nòdwès vise l'excellence dans ses services, privilé-
gie l'amélioration continuelle de la qualité en accompagnant et en encourageant le
développement professionnel de chaque collaborateur salarié, volontaire et béné-
vole.

Values
Notre principale raison d’être est de répondre aux besoins de la population

du Nord-Ouest. Nous nous approprions et
érigeons en règle de conduite les 5 valeurs
fondamentales suivantes:
•Qualité
•Respect
•Sécurité
•Empathie
•Responsabilité

NOTRE ENGAGEMENT QUALITÉ

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RUBRIQUE Actualité politique

Esclavage en Libye, le casse-tête du
rapatriement des migrants

- 13.600 rapatriés - ambassadeur a dû faire un travail gigantesque

"Vider les camps est une avancée positive (...) je dans des conditions difficiles", expliquait Issiaka

crois que cela aura aussi un impact sur l'esclavage", Konaté, directeur des Ivoiriens de l'étranger, lors

estime William Lacy Swing, le directeur de l'OIM. du rapatriement de 600 Ivoiriens au début du

Il souligne que 13.600 migrants en difficulté ont mois.

déjà été rapatriés cette année. Et encore la Côte d'Ivoire, le Sénégal ou d'autres

Son directeur Europe

Eugenio Ambrosi estime

que le rapatriement des

15.000 migrants internés

dans des camps du GNA

pourrait se faire en "six

semaines à deux mois".

On pourrait faire appel à

des avions affrétés par le

Maroc, a-t-on appris

auprès de l'Union afri-

caine.

M. Ambrosi pose toute-

fois une condition: que

"les pays d'où ils vien-

nent fournissent les do-

cuments nécessaires".

C'est justement un des

casse-tête du dossier.

Une grande partie de

migrants n'ont pas de

papiers, soit parce que

leurs pays ont des admi-

nistrations faibles, soit

parce qu'ils ne veulent

pas rentrer chez eux.

Concrètement, il faut

que les pays concernés

envoient des émissaires

qui identifient leurs ressortissants, leurs fournissent ont-il une attitude volontaire, mais des sources

des papiers avant qu'on puisse les rapatrier. auprès des ONG soulignent sous couvert de l'ano-

"On ne peut que rapatrier les volontaires", rappelle nymat que certains pays ne voient pas forcément

M. Swing. d'un bon oeil le retour des migrants ayant échoué,

Recenser les ressortissants, "c'est un travail de four- ceux-ci n'ayant pas de travail et les conditions

mis. Il faut rencontrer chaque migrant là-bas. Notre pour les accueillir n'étant pas réunies...

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Katiana Ossé
ANAÏTAKESSO

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