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Published by webmestre.sn2d, 2026-03-18 13:03:03

Revue syndicale du SN2D-UNSA Education n°3

SN2D-MAG-N_3

N°3Oct. 2025 la Revue des DDFPTLe SN2D-UNSA s’arme juridiquementPremières actions et défis à venir...


OCTOBRE 2025 • • [email protected] NATIONALDES DIRECTEURSDELEGUES AUX FORMATIONSPROFESSIONNELLESET TECHNOLOGIQUES87 BIS AV. G. GROSNAT94853 IVRY SUR SEINE CedexMÈL : [email protected] de la Publication :MAGALI FILLYRédacteur en chef :RACHEL MARICQCommission Trésorerie : ERIC MAGLIONECHRISTELLE BAUDUINFLORENCE BELLECCommission Vie Syndicale : PATRICK TETAUDCommission Métier :ANTONIO JORGECommission International :BERNARD LOICHOTRelecture : SN2DConception/Réalisation : Ekole.frCrédits photographiques :SN2DPublicité, maquetteet impression :Ekole.frLes articles, hormis les textes d’orientation votés par les instances syndicales, sont de libres contributions au débat syndical qui ne sont pas nécessairement les positions arrêtées par le SN2D.Toute reproduction, représentation, traduction ou adaptation, qu’elle soit partielle ou intégrale, quel qu’en soit le procédé, le support ou le média, est strictement interdite sans autorisation écrite du SN2D, sauf dans les cas prévus par l’article L.122-5 du Code de la propriété intellectuelle Réalisation :  - Agence de communication de l’éducation - ekole.fr N°3Oct. 2025Edito 5Premier bilan d’actionpour le SN2D-UNSA 6Le SN2D- UNSA s’arme juridiquement 11Bilan du mouvement de la rentrée scolaire 2025 14Comptes annuels du SN2D-UNSA 20Erasmus+ 22Parcours différencié «Y» 24• Témoignages 27Mise en œuvre du bureau des entreprises dans les lycées professionnels 32Plateforme syndicale revendicative 44


défendreses adhérents.Après une année de mandat, l’équipe du SN2D-UNSA évalue ces premières actions et les défis à venir pour toujours mieux


OCTOBRE 2025 • • 5Chers collègues,Force est de constater que cette rentrée a un goût amer de déjà-vu. Nous nous retrouvons face à une instabilité politiquesimilaire à celle vécue l’an dernier : un gouvernement en construction, des arbitrages en suspens, un manque de vision claire et durable, et des annonces d’austérité budgétaire qui menacent de pénaliser directement nos métiers et les établissements scolaires.De même, la méthode ne change pas. Nous subissons des communications parcellaires, souvent relayées par les médias avant même une réelle concertation, ajoutant une pression inutile et une surcharge des tâches qui pèse lourdement sur notre quotidien de DDFPT et d’AT DDFPT.Si les annonces de rentrée confirment la poursuite de la réforme du lycée professionnel, elles promettent aussi des adaptations qui ressemblent parfois à des reculs. Face à cette morosité et face à ces contraintes, nous devons puiser dans notre plus grande force : notre collectif !DDFPT, AT DDFPT, nous sommes au quotidien, sur le terrain, les pilotes essentiels pour faire de la voie professionnelle un chemin d’excellence. N’en doutons pas ! Le réseau que nous formons est une force inébranlable. C’est en partageant nos réussites, en nous soutenant mutuellement face aux difficultés et en mutualisant nos expériences que nous construisons une défense solide de notre fonction.Le SN2D est à vos côtés pour vous apporter l’expertise réglementaire et le soutien nécessaire face aux arbitrages locaux. Ensemble, nous continuerons à faire entendre notre voix et à peser dans les débats nationaux. Nous ne cessons notre engagement pour que notre fonction, notre expertise soient enfin reconnues à leurs justes valeurs, aussi par une reconnaissance salariale pérenne.Comptez sur le SN2D pour porter sans relâche vos réalités du quotidien et vos exigences, et pour protéger la spécificité et l’importance de votre mission. Votre détermination est notre moteur.Prenez soin de vous, et passons ensemble, nourris de l’énergie de notre réseau, une année scolaire constructive et riche de réussites !Magali Filly Secrétaire Générale du SN2D-UNSAEditoFace au déjà-vu, la force du collectif.


6 • • OCTOBRE 2025 1 anaprès...Bilan d’Action pourle SN2D-UNSAUn premier


OCTOBRE 2025 • • 7Naviguer en eaux troubles et construire l’avenirIl y a un peu plus d’un an, à l’aube de l’année scolaire 2024-2025, la nouvelle équipe du SN2D prenait ses fonctions. L’objectif était clair : dynamiser le syndicat et renforcer ses actions au service de notre profession, autour de trois axes : « revendiquer, accompagner, développer »L’heure est venue de dresser un bilan de cette première année d’action ; année marquée par une instabilité sans précédent et des défis majeurs, mais aussi par la résilience et la détermination des équipes du SN2D.L’instabilité politiquea été la toile de fondde l’année scolaire2024 – 2025.La valse des gouvernements a eu un impact direct sur la gouvernance de l’Éducation nationale, qui a souvent peiné à se montrer à la hauteur de ses missions.En seulement quelques mois, nous avons assisté au ballet incessant de hauts fonctionnaires : 3 ministres de l’Éducation nationale, 3 gouvernements, 2 ministres délégués à la formation professionnelle, 4 directeurs de cabinet et 2 hauts commissaires à l’enseignement professionnel.Pire encore, une paralysie inédite a plané sur nos institutions : nous sommes restés huit mois sans interlocuteur identifié au ministère. Cette situation ubuesque a freiné tout dialogue constructif, à un moment crucial où les réformes nationales continuaient de se déployer sans réelle concertation. Les politiques éducatives, déconnectées du terrain, n’ont pas tenu compte de notre expertise. La réforme de la voie professionnelle, la désaffection des élèves pour les voies technologiques et le fonctionnement des GRETA-CFA ou des CFA ont été autant de sujets de préoccupation que vous nous avez fait remonter, et qui ont souligné l’urgence d’une action syndicale plus forte.Notre force : l’unité et le travail de terrainFace à ces turbulences, l’unité est notre meilleure arme. Notre appartenance à la fédération UNSA Éducation s’est avérée être un levier précieux. Nous avons participé activement à des groupes de travail fédéraux sur des sujets transversaux, nous avons cosigné des communiqués de presse communs pour alerter l’opinion, et nous avons bénéficié d’un accès POINTd’étape


8 • • OCTOBRE 2025 Axe I : Revendiquer et Défendre, ne jamais baisser les brasLes huit premiers mois de notre année scolaire ont été particulièrement frustrants en raison de l’absence quasi totale d’interlocuteurs. Chaque nouvel arrivant au ministère nous a contraint à repartir de zéro, à réexpliquer notre métier, à redémontrer notre expertise. Un processus chronophage et énergivore. Pourtant, nous n’avons jamais baissé les bras. Nous avons multiplié les démarches pour faire entendre notre voix.Nous avons sollicité des entretiens avec l’Inspection Générale. Ces échanges, constructifs, marqués par la simplicité et la transparence, nous ont permis de comprendre, en autre, les enjeux et les processus des mutations des DDFPT.Lors de notre audition dans le cadre de la mission de l’inspection générale de la mesure 9 de la réforme, qui installe les bureaux des entreprises (BDE) dans les lycées professionnels, nous n’avons cessé de rappeler, marteler quelles sont nos missions. Cela a abouti à une recommandation des inspecteurs généraux de s’intéresser de très près à notre fonction indispensable.Nous continuons, avec l’appui de la fédération, de demander un comité de suivi de la réforme du lycée professionnel.privilégié aux audiences ministérielles. Notre expertise a été reconnue et sollicitée par la fédération à chaque fois qu’un sujet concernant les formations technologiques et professionnelles était à l’ordre du jour. C’est ainsi que nous avons rencontré l’ancien ministre délégué à la formation et l’enseignement professionnels, Alexandre Portier, en novembre 2024, la conseillère technique du ministère voie professionnelle, Maryse Monfort, le 12 mars 2025, la ministre de l’Éducation nationale Elisabeth Borne le 27 mai 2025, le haut-commissaire à l’enseignement et à la formation professionnels Éric Garnier le 20 juin 2025 et le 21 juillet 2025.Bilan 1 an : l’Action du SN2D-UNSA Notre programme : Revendiquer et DéfendreAccompagneret Développer.


OCTOBRE 2025 • • 9Axe II : Accompagner, des outils pour vous au quotidienPendant cette longue période de silence ministériel, nous avons activement travaillé sur l’axe de l’accompagnement. Nous avons développé une série de ressources essentielles pour vous soutenir dans vos missions quotidiennes.• Des capsules vidéo ont été conçues pour illustrer les conseils syndicaux académiques.• Les membres du bureau national ont programmé un « Tour de France ». Aller à votre rencontre en académie pour comprendre au mieux les enjeux du terrain, les remonter au niveau national et toujours mieux vous représenter. Nous nous sommes rendus dans neuf académies et avons accompagné le lancement de trois nouvelles sections. Cette démarche sera intensifiée pour l’année 2025-2026• L’accompagnement des mouvements reste une priorité, notamment à travers l’amélioration continue de la carte des mutations, carte interactive qui retrace en amont des mutations, les mouvements de postes possibles. Une version 2 est en préparation pour les mutations 2025.• Des webinaires à thèmes sont dore et déjà programmés pour permettre une réponse individualisée à nos adhérents• Le « Coin des SA», fruit d’une collaboration avec les Secrétaires Académiques, est un recueil d’outils conçu pour dynamiser les sections académiques, identifier les interlocuteurs pouvant toujours mieux répondre aux questions de nos adhérentsEnfin, nous avons décidé de nous emparer de vos remontées de terrain les plus problématiques : avec l’appui d’un cabinet d’avocat spécialisé, nous avons créé la Cellule juridique du SN2D pour obtenir des réponses pouvant au mieux vous défendre.Axe III : Développer, pour plus de visibilité et de reconnaissance• Nous avons œuvré à la visibilité de notre fonction et à la reconnaissance de notre expertise.• Nous nous sommes dotés d’outils plus efficaces en en créant un nouveau site internet et en renouvelant notre communication.• Avec l’ajout de trois sections académiques supplémentaires, nous pouvons annoncer avec fierté que nous comptons aujourd’hui le plus grand nombre d’adhérents depuis 1996 !• Un projet intersyndical avec le SE-UNSA est en cours de préparation : nous organiserons un webinaire national pour présenter notre métier aux enseignants et accompagner les candidatures aux fonctions de DDFPT.Je suis sincèrement fière de ce que les équipes du SN2D ont accompli en une année, grâce à l’énergie, la confiance et l’investissement de chacun. Nous nous sommes organisés, nous nous sommes outillés. Nous ne sommes qu’au début de notre action. L’objectif est maintenant d’accélérer sur tous ces axes pour continuer à défendre les intérêts des DDFPT et la qualité des formations technologiques et professionnelles.Ensemble, nous pouvons être plus efficaces dans notre action syndicale et proposer des innovations, tout en restant fidèles à notre ligne de travail : la vérification des sources, la réflexion collective et une action syndicale toujours construite et réfléchie. L’année 2025-2026 s’annonce pleine de défis, mais nous sommes prêts à les relever.


10 • • OCTOBRE 2025 Magali Filly Secrétaire Générale du SN2D-UNSALe cap pour 2025-2026Fort de cette dynamique, le SN2D a présenté son plan d’action pour cette nouvelle année scolaire.L’axe « Accompagner» sera renforcé pour soutenir au mieux les adhérents dans leurs missions. L’équipe du SN2D prévoit d’intensifier le « Tour de France» du bureau national pour rencontrer les sections académiques et en créer de nouvelles. Des outils pratiques, seront développés, et « la boite à outils du DDFPT » sera crée sur le site internet.Le syndicat continuera d’améliorer ses outils d’aide aux mutations et proposera des webinaires de formation. Enfin, l’axe « Revendiquer» restera la priorité absolue. Après une année marquée par un dialogue difficile avec le ministère, le SN2D continuera de réclamer un comité de suivi de la réforme du lycée professionnel, une demande essentielle pour évaluer l’impact des mesures sur le terrain. Les sujets cruciaux tels que la rémunération et le déroulement de carrière des DDF restent au centre ne de nos préoccupationsVous pouvez compter sur toute notre équipe qui aborde cette année 2025-2026 sous le signe de l’accélération, avec une ambition claire : renforcer sa capacité d’action et faire entendre la voix des DDF, afin que leur expertise et leur rôle essentiel dans les voies technologiques et professionnelles soient enfin reconnus à leur juste valeur.Dès à présentL’année qui s’ouvre sera celle de l’accélération. Nous allons capitaliser sur les fondations solides que nous avons construites. Notre objectif est de consolider nos acquis et d’intensifier nos actions de terrain et de représentation. Nous continuerons à porter la voix des DDFPT dans les ministères, à développer des outils d’accompagnement toujours plus performants, et à œuvrer pour la reconnaissance pleine et entière de notre fonction. Les défis sont nombreux, mais notre détermination est intacte. Ensemble, nous ferons face aux enjeux à venir.Bilan 1 an : l’Action du SN2D-UNSA


OCTOBRE 2025 • • 11Fin des improvisations : Le SN2D s’arme juridiquement pour faire respecter droits et prérogatives des DDFPT.Depuis plusieurs années, nous constatons une remise en cause croissante de nos droits en tant que Directeurs Délégués aux Formations Professionnelles et Technologiques (DDFPT). Que ce soit de la part de certains GRETA, CFA, ou même de cellules juridiques académiques, nos prérogatives et nos conditions d’exercice sont trop souvent contestées, voire ignorées. Face à cette situation et aux demandes toujours plus nombreuses de nos adhérents, relayées par les secrétaires académiques, il est apparu urgent et nécessaire de doter le SN2D d’outils adaptés aux enjeux.Le droit est un métier complexe, et nous ne pouvons plus nous contenter de Le SN2DUNSAs’arme juridiquement


12 • • OCTOBRE 2025 réactions ponctuelles ou improvisées. Avec 2 000 DDFPT au sein d’un ministère de 1,2 million de fonctionnaires, il est indispensable de nous organiser pour peser collectivement et obtenir des réponses claires, fondées juridiquement.C’est pourquoi, lors du conseil syndical de Nantes des 5 et 6 juin 2025, le SN2D a acté la création d’une cellule juridique, en partenariat avec un cabinet d’avocats spécialisé dans le droit public de l’éducation nationale. Ce dispositif, financé en grande partie par l’augmentation des cotisations pour cette rentrée 2025 (3 500 € pour 20 heures d’intervention), marque un tournant majeur.Comment fonctionne cette cellule ?L’objectif est triple : agir collectivement pour défendre notre métier, accompagner individuellement les adhérents du SN2D dans leurs démarches, et Former les secrétaires académiques.1. Les actions collectives : une force syndicale intensifiée• Trois interlocuteurs désignés par le bureau national (BN) sont les seuls points de contact avec le cabinet d’avocats.• Les sujets sont identifiés à partir des remontées de nos enquêtes nationales et des retours de nos secrétaires académiques.• Une préanalyse est réalisée pour évaluer la pertinence et l’impact potentiel du sujet pour notre profession.• La décision de solliciter le cabinet est prise en réunion du BN, après discussion et validation collective.• Les réponses et avancées sont ensuite diffusées à l’ensemble des adhérents via les secrétaires académiques et par l’espace adhérent du site internet du SN2D.2. L’accompagnement individuel : un soutien sur mesure• Si un adhérent souhaite engager une action juridique, il en assume la responsabilité et les coûts.• Le SN2D facilite la mise en relation avec le cabinet d’avocats et négocie un tarif préférentiel.• Le cabinet évalue la recevabilité, la pertinence juridique et les chances de succès de la demande, puis conseille l’adhérent.3. Formation et information : renforcer nos connaissancesLe cabinet interviendra lors des conseils syndicaux nationaux et congrès pour présenter ses travaux et répondre aux questions.


OCTOBRE 2025 • • 13Premières consultations juridiquesDès sa mise en place en juin, la cellule juridique a saisi le cabinet d’avocats partenaire sur des enjeux majeurs pour notre fonction :1. Les rémunérations complémentaires pour les DDFPT en formation continue et en apprentissage relèvent-elles d’un régime d’heures supplémentaires ou indemnitaire ?2. Dans les deux cas, la demande de cumul d’activité s’applique-t-elle ?3. Une académie, un GRETA ou un CFA peut-il imposer unilatéralement un plafonnement ?4. Si ces rémunérations relèvent des heures supplémentaires, le plafond légal (44h-48h/semaine) s’applique-t-il ?5. En cas de régime indemnitaire, un plafonnement peut-il être imposé ?Les premières réponses, que nous avons reçues, sont riches d’enseignements. Elles seront présentées et discutées lors du conseil syndical du 25 septembre à Paris.Et maintenant ?Cette cellule juridique est un outil au service de tous les adhérents du SN2D. Si ces questions vous concernent, ou si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à contacter votre secrétaire académique.Ensemble, nous pouvons faire respecter nos droits et renforcer notre profession.Patrick TETAUDSecrétaire national « Vie syndicale »S’armer juridiquement


14 • • OCTOBRE 2025 Bilandu mouvement DDFPT pour la rentréescolaire 20251 anaprès...


OCTOBRE 2025 • • 15Le SN2D, Syndicat National des Directeurs Délégués aux Formations Professionnelles et Technologiques publie le bilan du mouvement des postes spécifiques DDFPT pour la rentrée scolaire 2025. Ce bilan met en lumière les dynamiques de mobilité, les postes pourvus et non pourvus, ainsi que la répartition des étiquettes de postes. Voici les points clés à retenir.Une analysecomplèteMUTATIONSdes DDFPT


16 • • OCTOBRE 2025 L2020 (ST Indus) L2070 (ST Labo) L2080 (Gestion - Tertiaire) L2085 (Hôtellerie - Tourisme) 95 121150Répartition poste DDFPT2025 sur SIAMCette répartition montre une forte proportion de postes déclarés non disponibles, ce qui reflète une stabilité importante dans les affectations actuelles. Néanmoins en plus des postes affichés sur SIAM, nos adhérents ont pu bénéficier d’information sur 129 postes vacants ou susceptibles de l’être. Cette information permet ainsi la construction éclairée de son projet de mutation.Le mouvement s’articule sur les étiquettes de postes des support DDFPT, pour rappel : • L2020 (ST Indus) • L2070 (ST Labo) • L2080 (Gestion - Tertiaire) • L2085 (Hôtellerie - Tourisme) NON DISPONIBLES : (Poste occupé par un titulaire qui déclare ne pas avoir de projet de mutation) : 549 postes (64,89 %) SUSCEPTIBLES : (Poste occupé par un titulaire qui déclare avoir un projet de mutation : plus-value pour nos adhérents) 102 postes (12,06 %) VACANTS : (Poste occupé par un non-titulaire et non affiché sur SIAM : plus-value pour nos adhérents) 27 postes (3,19 %) SIAM : (Poste officiellement vacant) : 168 postes (19,86 %) 549 16827102Mouvement DDFPT R25Répartition des postes identifiés Le mouvement DDFPT 2025 comptabilise un total de 846 postes identifiés par les secrétaires académiques sur les 1970 supports soit environ 43 %. Depuis cette année, une carte interactive recensant les informations sur les postes identifiés est disponible sur le site internet : https://sn2d.org/postes-vacants/Les postes sont répartis comme suit :Bilan : analyse du mouvement


OCTOBRE 2025 • • 17 Pourvu Non pourvu Mutation 1ère affectation195 1106785Bilan Mouvement DDF 2025Répartition MouvementDDF 2025Postes pourvus et non pourvus Sur les 262 postes concernés par le mouvement, 195 ont été pourvus, soit un taux de couverture de 74,4 %, tandis que 67 postes restent non pourvus (25,6 %). Parmi les postes pourvus :• Mutation : 85 postes (43,6 %) • 1ère affectation : 110 postes (56,4 %). Cet indicateur montre que le renouvellement des DDFPT est important chaque année.Les postes non pourvus se répartissent principalement entre les catégories suivantes :• SIAM : 29 postes (43,28 %)• Non disponibles : 27 postes (40,30 %)• Susceptibles : 10 postes (14,93 %) • Vacants : 1 poste (1,49 %)Répartition par étiquettes de postes Les étiquettes de postes jouent un rôle clé dans la répartition des affectations. Cependant il peut aussi y avoir une inadéquation territoriale entre les demandes et les postes disponibles :• L2020 (ST Indus) : 596 postes identifiés, dont 41 non pourvus (61,19 % des postes non pourvus) • L2070 (ST Labo) : 44 postes identifiés, dont 5 non pourvus (7,46 %) • L2080 (Gestion - Tertiaire) : 204 postes identifiés, dont 14 non pourvus (20,90 %) • L2085 (Hôtellerie - Tourisme) : 68 postes identifiés, dont 7 non pourvus (10,45 %)


18 • • OCTOBRE 2025 Focus sur les postes pourvus Parmi les 195 postes pourvus, la répartition est la suivante :• Non disponibles : 40 postes (20,51 %) • Susceptibles : 17 postes (8,72 %) • Vacants : 2 postes (1,03 %) • SIAM : 136 postes (69,74 %) Au total, le recensement des postes Vacants ou Susceptibles de l’être a contribué à une part non négligeable du mouvement total (env. 10%). Merci aux secrétaires académique pour ce travail minutieux.Le bilan du mouvement DDFPT pour la rentrée scolaire 2025 met en évidence des tendances importantes dans la gestion des postes au sein des formations professionnelles et technologiques. Si le taux de postes pourvus est globalement satisfaisant, les postes non pourvus, notamment dans les secteurs industriels (L2020), nécessitent une attention particulière. Ces données offrent une base solide pour orienter nos actions syndicales et institutionnelles en vue d’améliorer la couverture des besoins et d’assurer une meilleure adéquation entre les postes et les profils.Le SN2D-UNSA continuera à suivre de près ces évolutions pour défendre les intérêts des DDFPT et garantir une gestion optimale des ressources humaines dans les établissements.Antonio JORGE,Secrétaire National MétierL2020 (ST Indus) L2070 (ST Labo) L2080 (Gestion - Tertiaire) L2085 (Hôtellerie - Tourisme)417145Postes non pourvuspar étiquette poste DDFPT R25Les postes L2020 concentrent la majorité des postes non pourvus, ce qui souligne un besoin accru dans les secteurs industriels. Bilan : analyse du mouvement


OCTOBRE 2025 • • 19Sur inscriptionConstruire sondossier de mutation


20 • • OCTOBRE 2025 Comptes annuels du SN2D-UNSA1 anaprès...


OCTOBRE 2025 • • 21Préambule Le SN2D assure la gestion de ses finances en autonomie et reverse une « adhésion » à l’UNSAéducation » dont le montant est proportionnel au nombre d’adhérents à jour de leurs cotisations. Cette gestion est assurée de façon bénévole par un trésorier national et par deux trésoriers nationaux adjoints (TNA), tous les trois élus par les membres du bureau national et les secrétaires académiques lors du congrès syndical national. Un premier TNA est plus particulièrement attaché aux recettes liées aux cotisations des adhérents et un deuxième a la charge de toute la gestion financière de l’ouverture à l’international qui comprend les activités des projets de mobilité du programme Erasmus+. Les comptes sont soumis à un audit effectué par un commissaire aux comptes du cabinet OPERA AUDIT dont le siège est à Paris. Ce dernier a rendu son rapport et présenté aux membres du conseil syndical national réuni à Paris le 25 septembre 2025 et concerne l’Exercice clos le 31 août 2024. Rapport du commissaire aux comptes sur les comptes annuels du SN2D-UNSAÉducation (extraits du rapport) Opinion En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Conseil Syndical, nous avons effectué l’audit des comptes annuels du SN2DUNSA relatif à l’exercice clos le 31 août 2024, tels qu’ils sont joints au présent rapport. Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de l’organisation syndicale à la fin de cet exercice.Vérifications spécifiques Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par la loi.Nous n’avons pas d’observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans les documents adressés aux membres du conseil national sur la situation financière et les comptes annuels.Faits marquantsde l’exercice Les mobilités ERASMUS ont repris le cours normal de fonctionnement. Les demandes des participants correspondaient aux moyens attribués par l’agence ce qui a permis un fonctionnement qui correspondait à la prévision du comité de pilotage.Conclusions Le conseil syndical national a pris connaissance du Rapport du commissaire aux comptes et a approuvé les comptes présentés par le trésorier national du SN2D-UNSA, faisant état d’un solde positif de +4 024,62€ affecté sur les réserves. Ces votes sont mentionnés dans le compte-rendu du CSN du 25 septembre 2025.Les Trésoriers du SN2D-UNSA ont fait un travail rigoureux dans les règles comptables transparentes et connues de tous. Ils remercient les membres du conseil syndical national du SN2D pour leur confiance et leur soutien.Éric MAGLIONE, Trésorier NationalFlorence BELLEC,Secrétaire Nationale AdhésionsChristelle BAUDUIN, Trésorière Nationale Adjointe Ouverture à l’international


22 • • OCTOBRE 2025 Erasmus+, pour plus d’éduation pour tous


OCTOBRE 2025 • • 23Erasmus+Enrichit les vies, ouvre les esprits.4 destinations pour 2025 - 2026 LE SN2D a reçu la subvention pour le projet 2025-1-FR01-KA121-VET-000338429 avec une augmentation de 17% par rapport à 2024. Cette année la subvention, en complément des fonds dédiées ERASMUS du SN2D, permettra de faire partir 60 DDF sur les 155 qui ont postulé pour participer à un stage d’observation sur une des 4 mobilités proposées :Du 16 au 22 novembre 2025 en Finlande (Carélie du nord)La mobilité à Joensuu permettra de découvrir le système éducatif finlandais à travers les différents départements du seul centre de formation professionnelle de la Carélie du Nord, réparti en plusieurs centres. L’importance d’adapter le niveau de formation de la population aux besoins économiques d’une région devenue isolée du fait du contexte politique international, et soumise à un climat hivernal rude, sera au cœur de ce voyage d’étude. Les échanges en langue anglaise uniquement feront découvrir les choix d’organisation sans cesse remis en cause. Ceux-ci ne sont pas sans conséquences sur le management et la qualité de ce consortium municipal qui intègre l’inclusion de tous les apprenants, qui veille à l’intégration des évolutions numériques et qui s’adapte aux changements de son environnement.Du 30 novembre au 6 décembre 2025 en Grèce (Région Attique)Depuis l’année dernière , le SN2D a renforcé son partenariat avec la directrice de la troisième circonscription d’Athènes qui gère environ 400 établissements scolaires.Cette mobilité va permettre de travailler principalement sur deux axes du projet du SN2D qui sont l’inclusion avec l’accueil de public ayant moins d’opportunité, le déploiement de l’apprentissage, la formation pour adulte et le deuxième axe sur le développement durable intégré directement dans les pratiques pédagogiques.Du 15 au 21 mars 2026 en Allemagne(Bavière)Le stage d’observation du SN2D en Allemagne offrira l’occasion d’explorer le système éducatif allemand, qui privilégie la formation professionnelle en alternance. La Bavière, en tant que région industrielle, se distingue par sa forte concentration d’entreprises et son secteur automobile dominant. Cette mobilité permettra de découvrir le monde professionnel local. Un accent particulier sera mis sur deux des quatre priorités d’Erasmus+ : « environnement et lutte contre le changement climatique » et « transformation numérique ». Par ailleurs, l’histoire de la région et le devoir de mémoire seront également abordés. Les échanges en anglais et en français favoriseront l’ouverture européenne et le partage de bonnes pratiques. Cette expérience enrichira les réflexions au sein des établissements et encouragera le réseautage.Du 22 au 28 mars 2026 au Portugal(Madère) Dans la continuité du projet initié en 2022, sur la découverte du système éducatif portugais, le SN2D se propose, avec le concours de ses partenaires locaux et le soutien de l’Institut Français au Portugal, de découvrir les problématiques relatives à la formation professionnelle et technologique dans le contexte d’une région autonome : « l’île de Madère » Cette mobilité permettra d’observer : Comment l’accès à ses formations et l’accompagnement sont possibles pour les personnes ayant moins d’opportunités, liées à un trouble de l’apprenant (Inclusion scolaire) ou à l’éloignement (Enjeux développement durable)Dans un contexte où les personnels enseignants néo-titulaires sont affectés par défaut, quels sont les défis pédagogiques qui se présentent aux établissements et comment les surmontent ils ?Bernard LOICHOTSecrétaire National en charge de l’ouverture internationaleErasmus +


24 • • OCTOBRE 2025 Parcours différencié«Y»


OCTOBRE 2025 • • 25Bien qu’il soit difficile de disposer d’indicateurs fiables mesurant la pertinence du parcours Y, il est néanmoins possible d’en examiner plusieurs aspects concrets et d’en dresser le bilan après une première année d’application. Pour rappel, ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la réforme du lycée professionnel initiée par le Président E. Macron, et s’ajoute aux heures de parcours destinées à préparer les élèves à leur avenir post-bac, que ce soit vers l’emploi ou la poursuite d’études supérieures.Nota : le parcours différencié n’a pas vocation à achever le programme de BAC PRO, mais vise à développer chez les élèves une meilleure maîtrise des attendus du BTS, notamment l’autonomie, l’analyse, la synthèse et la capacité d’expression.Description du parcours différencié : En terminale BAC PRO, ce dispositif module la fin d'année autour de deux parcours au choix :• un parcours axé sur l'insertion professionnelle (PFMP),• un parcours consacré à la préparation à la poursuite d'études supérieures (notamment BTS).Ce dispositif était organisé sur une période de six semaines en fin d'année scolaire. Après une première série d'épreuves générales (les 12 et 13 mai) et, pour certains diplômes, d’épreuves professionnelles, les élèves et apprentis retournaient dans les établissements pour passer une épreuve de PSE de deux heures et un oral de projet d'une durée de quinze minutes. Dans la pratique, cette organisation s'est traduite par une réduction du parcours à cinq semaines dans la grande majorité des cas.Il ne faut pas oublier, que le parcours Y a contraint les enseignants à adapter leurs progressions pédagogiques en raison d'une terminale raccourcie. Dans certaines filières, les élèves ont parfois eu le sentiment d'une succession continue d'évaluations, du fait que tous les CCF devaient être réalisés avant début mai, voire à la mi-avril pour la zone A. Pour ces filières, il est urgent de revoir le déroulé des épreuves et/ou leurs contenus. Premiers constats à l’issue de la première année de mise en place du parcours Y :La mise en œuvre de ce parcours a révélé d'importantes disparités entre académies et établissements. Selon l'enquête menée par le SNPDEN en juin dernier, les équipes pédagogiques ont largement déploré l'insuffisance d'accompagnement des corps d'inspection, ellesmêmes dépourvues d'informations complémentaires lors de leurs interventions en lycée. L'unique ressource institutionnelle proposée par le ministère consistait en une page sur EDUSCOL, rassemblant des exemples de calendriers de PFMP aménagés ainsi que des modèles de fiches pédagogiques élaborées par des établissements sollicités.Dans ce contexte, l'implication des personnels de direction a été déterminante pour assurer la coordination des équipes pédagogiques et l'information des familles. Toutefois, une incertitude subsiste quant à la bonne compréhension par les familles des modalités et enjeux du dispositif. Les informations transmises mettaient en avant le caractère rémunéré et non certificatif de la PFMP, son suivi variable, sa réversibilité, ainsi que sa compatibilité avec une candidature sur Parcours Sup. Ces éléments ont contribué à orienter les décisions des élèves, notamment parmi ceux rencontrant des difficultés dans l'enseignement général, pour qui la PFMP pouvait représenter une alternative perçue comme plus accessible ou financièrement avantageuse.Initialement, la réalisation de la PFMP au sein de la filière d'origine constituait une contrainte visant à garantir la cohérence du parcours. Parcours YParcours différencié (y)


26 • • OCTOBRE 2025 La levée tardive de cette obligation a toutefois engendré certaines dérives, permettant le recours à des stages dans des secteurs éloignés de la spécialité de formation, dont la légitimité peut interroger au regard des objectifs initiaux du parcours différencié. Une clarification préalable des critères d'éligibilité aurait probablement permis d'éviter ces situations et de mieux encadrer le dispositif.Une mise en place complexe : La préparation du dispositif a rapidement révélé sa complexité, particulièrement en ce qui concerne le parcours « poursuites d'études ». Il a été indispensable d'anticiper l'organisation de la fin d'année scolaire par des réunions d'équipes et une mise à plat des référentiels, permettant de mettre en avant les attentes propres au BTS, telles que l'autonomie, l'analyse, la synthèse et la qualité d'expression. Les établissements ayant privilégié cette concertation ont pu proposer des activités plus adaptées et innovantes.Les modalités de mise en place ont varié : certains lycées n’ont pas modifié leurs emplois du temps, d’autres les ont ajustés (alternant cours magistraux et ateliers), sans qu'une solution optimale se dégage. Malgré ces initiatives, l'absentéisme des élèves, parfois très élevé (égal à 100%), est resté préoccupant. L'absence d'une évaluation nationale n'a pas permis d'analyser des points clés tels que le calendrier entre les épreuves et le démarrage du dispositif, la gestion des examens répartis sur plusieurs périodes, le suivi compliqué des élèves en stage, la pertinence des parcours d'insertion professionnelle après 20 semaines de PFMP pouvant mener à des stages hors filières de formation, financés par l'État, ou encore la responsabilité des établissements lorsque des élèves optaient pour des secteurs inconnus des équipes pédagogiques.D'autres problématiques sont à noter : le travail demandé aux enseignants sur les compétences psychosociales sans formation spécifique, des convocations d'enseignants pour les épreuves ponctuelles des établissements privés générant des emplois du temps aléatoires, un parcours préparatoire au BTS, sans enseignants du supérieur faute de moyens, ou encore la proposition d'heures d'autonomie peu adaptée au profil des élèves de la voie professionnelle…En conclusion, le dispositif Y n'a pas permis d'atteindre les objectifs fixés. Si le parcours « poursuites d'études » a parfois facilité la transition vers le BTS, le volet « insertion professionnelle » n'a pas rencontré d'adhésion significative auprès des équipes pédagogiques ou des élèves. Nous sommes toujours en attente des textes officiels relatifs au parcours Y pour la rentrée 2025-2026. D'après les informations fragmentaires disponibles à ce jour, ce parcours serait réduit à quatre semaines, avec un report de deux semaines des examens écrits, y compris la PSE, tandis que l'oral de projet serait maintenu la dernière semaine.Ces ajustements marginaux soulèvent des interrogations quant à la prise en compte réelle des retours du terrain. Si les établissements disposent désormais d'une année d'expérience, il est probable que les constats seront sans doute les mêmes en fin d’année.Les DDFPT, personnels de direction et enseignants ont fait preuve d’adaptabilité et d’innovation pour élaborer un parcours « poursuite d’études » attractif, consacrant de nombreux efforts pour un bilan finalement très décevant. Les injonctions tardives et les réformes mal conçues du ministère épuisent les bonnes volontés.Les élèves de voie professionnelle méritent mieux. Depuis la mise en place du BAC PRO en 3 ans, le ministère n’a eu de cesse de raccourcir les durées de formation de nos élèves, provoquant une baisse du niveau général et de l’employabilité des jeunes. Aujourd’hui, on nous nous demande de combler des lacunes en nous imposant des réformes dont on n’a jamais pris le temps de mesurer l’efficacité. Il est grand temps que cela cesse.En conclusion : Le SN2D-Unsa exige qu'un bilan approfondi du parcours différencié soit réalisé avant toute reconduction, afin d'éviter de reproduire des actions aboutissant aux mêmes résultats et échecs. Il est indispensable que le ministère écoute et prenne en considération les avis des personnels de terrain que sont les DDFPT, pour mieux accompagner et mieux faire réussir les élèves de la voie professionnelle.Rachel MARICQSecrétaire Général Adjoint


OCTOBRE 2025 • • 27Entre volonté de réforme et réalitéde terrain La mise en place du « Parcours en Y» a été accueillie avec scepticisme par les équipes enseignantes qui n’ont pas adhéré sur le principe. La réticence n’était pas le module de remise à niveau, mais la perte de six semaines de cours sur un calendrier déjà serré.Les défis logistiques ont inclus la réorganisation complexe des emplois du temps et surtout la sensibilisation des familles. Le personnel administratif a vu sa charge augmenter avec le suivi des conventions et des allocations supplémentaires. Après la réforme du Bac Pro, les enseignants se sont dits inquiets de cette nouvelle réduction du temps de formation.Concernant les élèves, Sébastien constate que le parcours n’a pas été compris et que les choix de parcours n’étaient pas guidés par leurs vœux d’orientation. Le fort taux d’absentéisme en est l’élément le plus révélateur.Malgré le travail préparatoire qui a amorcé un travail collectif entre équipe de LP et de STS et la volonté de réussite, l’absentéisme et le manque d’intérêt des élèves a découragé les équipes pédagogiques. Les dernières semaines auront été pénibles pour tous avec des élèves isolés (1 ou 2 par classe) et sans repères.En cette rentrée scolaire post parcours différencié, je constate que les quelques élèves qui ont intégré un BTS dans l’établissement via le parcours poursuite d’études ne semblent pas mieux préparés que ceux qui ne l’ont pas suivi.Sébastien, DDFPT académie d’Aix-MarseilleLE PARCOURS DIFFÉRENCIÉ TÉMOIGNAGESParcours différencié (y)


28 • • OCTOBRE 2025 Et si on sollicitait les acteurs de terrain avant de finaliser ? Cette réforme a exigé un investissement conséquent pour un bilan que je juge, à ce jour, mitigé et décevant.L’établissement a pourtant mis les bouchées doubles pour anticiper, que ce soit en suivant toutes les Visio nationale, en participant à des regroupements académiques avec les IEN et chefs d’établissements. Le choix a été fait de structurer les heures du parcours en Y autour d’ateliers et d’interventions de professionnels.Cependant, cette volonté s’est heurtée à la réalité du calendrier scolaire et la multitude de convocations des enseignants pour les épreuves pratiques et corrections des examens.Refaire les emplois du temps des classes de terminale en gérant en permanence les ajustements de présence et absences des équipes pédagogiques a été extrêmement chronophage.L’établissement, accueillant des filières pré et post-bac, a pu tirer profit de sa structure. En proposant des séances enseignées par des binômes mixtes profs du professionnel (pré-bac) et enseignants de STS la « démystification » des concepts de l’enseignement supérieur a largement été facilitée.Mais, malgré l’objectif de mieux préparer les jeunes à l’entrée en STS, je reste prudente quant au réel impact de ce parcours, compte tenu du faible nombre de participants. Plus préoccupant encore, j’ai constaté une décroissance de la motivation tout au long des 6 semaines.Quant à la branche insertion professionnelle, le suivi des élèves en stage, un élément clé de la préparation, s’est avéré « très aléatoire » en raison des nombreuses sollicitations des enseignants sur cette période.Au terme de cette première année, je reste déçue des résultats par rapport à l’investissement global, en préparation, en organisation et malgré l’implication d’une grande partie des équipes d’enseignants.Peut-être faudrait-il solliciter davantage les acteurs de terrain au sein des EPLE avant de finaliser une réforme ? Il en va de l’efficacité de cette dernière, assurément.Murielle,DDFPT académiede NiceUn révélateur des failles et des besoins d’ajustement C’est la logistique des CCF, avancés beaucoup plus tôt dans l’année, qui a créé le plus de frictions. Ce nouveau calendrier de la classe de terminale bac pro, est entré en conflit avec d’autres activités habituellement organisées en avril-mai et est venu bousculer les échéances établies depuis des années. Planifier le passage des épreuves en CCF a demandé, cette année, un gros travail d’organisation, alors que cela n’avait jamais été et ne devrait pas être le cas.Dès le début du parcours différencié, j’ai pu constater des conséquences immédiates :Le lycée s’est rapidement vidé de ses élèves et les professeurs se sont rapidement démobilisés, ne comprenant pas la nécessité de leur présence dans un lycée vide.Ma charge de travail a augmenté, pour gérer semaine par semaine, les modifications des emplois du temps du parcours poursuite d’études en étroite collaboration avec le proviseur adjoint, réussir l’organisation des examens avec ces nouvelles contraintes et même pour l’accompagnement des PFMP de fin d’année des autres classes, car les professeurs n’étaient plus impliqués dans les recherches de lieu de stages ni le suivi des conventionsContrairement aux attentes, je constate peu d’impact de ce parcours différentié sur le choix d’orientation des élèves. La branche insertion professionnelle a été plébiscitée, car la motivation première des élèves a été la rémunération des PFMP, même pour ceux qui avaient émis un vœu


OCTOBRE 2025 • • 29Parcours en Y en Bac Pro : une équation impossible à résoudre ?Au sein de mon établissement, nous avons travaillé à la mise en place du parcours différentié dès le mois de septembre 2024. Sur la base d’un diagnostic posé par les équipes de STS nous les équipes de Bac Pro ont construit ce parcours et imaginé des modules d’accompagnement pour les 6 semaines de préparation aux études supérieures. Sont venus s’ajouter des temps d’information aux familles et aux élèves pour les aider à mieux affiner leur projet et constituer les groupes pour chaque parcours.La mise en place de ce parcours a rencontré bien des défis :- Travailler très tôt avec des informations encore partielles, organiser sans savoir précisément les effectifs élèves, ni même les ressources humaines disponibles.- Malgré les engagements des services du rectorat à fournir très tôt les listes des enseignants mobilisés sur les examens, un très grand nombre de convocations sont arrivées tardivement et ont désorganisé les modules mis en place.- Accompagner les enseignants dans un très gros travail de conception d’activités nouvelles parfois éloignées de leur disciplines (compétences psychosociales) sans disposer de temps ni de moyens, sans modèle ni exemples, sans accompagnement et dans une certaine urgence.A l’approche des 6 semaines le nombre d’élèves désireux de faire une PFMP a augmenté chez les bons élèves (ceux qui auraient dû rester parce que admis en BTS). Les élèves déjà peu investis n’ont pas saisi l’occasion d’une PFMP les préparant à l’insertion. L’absentéisme est allé grandissant y compris chez les futurs étudiants de BTS. Des abandons de parcours ont été réclamés par les familles pour aller en PFMP et parfois vers des jobs d’été. Ce parcours « poursuite d’études » a certainement aidé des jeunes pour leur entrée dans le supérieur. Certains ont aussi pu profiter de cette période pour valider leur futur contrat d’apprentissage, parfois un emploi. Toutefois on est très loin de pouvoir en tirer un bilan véritablement positif compte tenu du coût de la mesure et de l’impact de cette dernière sur le temps de formation de tous les jeunes avec les examens en mai. Le travail réalisé avec les équipes pour mieux appréhender les difficultés des élèves se dirigeant vers le supérieur a été très positif. Il a souvent débouché sur le constat que cela doit se faire tout au long du parcours des 3 ans du bac pro. Cela a permis également de se pencher différemment et sur d’autres contenus moins disciplinaires afin d’appréhender les difficultés des élèves dans leur globalité. L’annonce du passage à 4 semaines pour cette année est perçue comme un recul car si accompagner les élèves en 6 semaines, vers leur entrée dans le supérieur était un chalenge, le faire en 4 semaines est désormais une mission presque impossible qui va imposer de revoir fortement à la baisse les objectifs initialement fixés. L’expérience a montré, s’il le fallait que l’on ne puisse pas déployer une reforme avec comme seules ressources des FAQ et des vadémécums. L’accompagnement académique bien que tardif a permis aux enseignants de mieux appréhender certaines difficultés, et de partager des idées et des organisations et de repartir mieux outillés. Cela prend du temps, des moyens, mais c’est indispensable.Les écueils de juin dernier se sont diffusés aux élèves de classe de première et vont rendre très difficile la communication vers les familles. Comment convaincre les élèves de rester au lycée pour ce parcours sans pouvoir leur de poursuite d’études. Les élèves se sont dirigés vers les lieux de PFMP habituels sans chercher des lieux plus qualitatifs.Le point positif est que la réforme a mis en lumière les difficultés rencontrées par les élèves sortants de BAC pro pour s’adapter aux poursuites d’étude et le faible taux d’employabilité dans certaines filières.Il reste maintenant à trouver des moyens pour que le choix de parcours des élèves rentre bien dans une optique d’orientation, ne soit pas guidé par l’attrait d’une rémunération et que, pourquoi pas, l’assiduité des élèves conditionne l’obtention du diplôme.Lydie,DDFPT académie de LyonParcours différencié (y)


30 • • OCTOBRE 2025 assurer que les enseignants seront présents car convoqués pour les examens ?L’allocation de stage et la rémunération des jobs d’été aura plus que jamais un poids très important dans le choix du parcours. Il est même possible que cela se ressente sur l’épreuve de projet désormais isolée fin juin.Dans les conditions actuelles le parcours en Y est une équation impossible à résoudre pour les équipes de directions, les DDFPT et les enseignants. Les difficultés des élèves sont bien identifiées, certaines solutions, certains outils ont été conçus. Il faut désormais se poser la question de leur mise en œuvre tout au long du cursus des 3 ans du Bac Pro, sur des périodes aménagées en début de BTS. Peutêtre enfin faut-il aussi repenser totalement la mise en œuvre des examens et surtout ceux des établissements privés non habilités afin de libérer du temps aux enseignants pour véritablement accompagner leurs élèves jusqu’au bout de l’année vers leur vie d’après le Bac Pro..Laurent, DDFPT académie de ToulouseL’allocation de stage fait le succès, le module d’études reste à affinerLa mise en place du parcours a exigé un « investissement en temps important» de la part des équipes, le principal obstacle étant de trouver le temps de réaliser ce travail colossal en plus des tâches quotidiennes. Nous avons fait le choix d’une approche structurée : information des familles, recensement précoce des vœux des élèves (dès le 1er semestre), puis construction des emplois du temps spécifiques et travail sur le contenu pédagogique des modules.Le défi logistique le plus ardu fut la création des EDT pour le module Poursuite d’études. Il a fallu regrouper des élèves de filières différentes avec des projets variés, tout en anticipant les absences des enseignants convoqués aux examens.Si la DDFPT, son assistant, la direction et les professeurs principaux ont consenti un effort logistique « important», l’impact sur l’équipe enseignante fut disparate. Certains enseignants ont été très sollicités (ceux qui avaient en charge des classes de terminale) alors que d’autres ont été ‘épargnés’.La réduction de l’année scolaire a généré du stress, obligeant les professeurs à réaliser les CCF (Contrôles en Cours de Formation) « très tôt». De plus, comme la majorité des élèves ont opté pour le parcours insertion professionnelle, tous les enseignants n’ont pas dispensé de cours pendant cette période, créant un sentiment « d’inégalité» pour ceux positionnés sur le module Poursuite d’études.Sur le plan pédagogique, l’adhésion a varié : certaines disciplines, bien préparées, étaient « force de proposition,» mais d’autres ont montré un « manque de motivation» ou un manque d’outils. L’absence d’échanges avec des enseignants de BTS, peu disponibles en fin d’année, a rendu l’intérêt pédagogique des séances variable pour les futurs étudiants.L’impact sur l’orientation des élèves est contrasté. Le choix du parcours Insertion professionnelle a été « souvent motivé par la possibilité d’avoir une allocation de PFMP supplémentaire de 600€.»Pourtant, cette troisième PFMP s’est révélée être un « vrai plus» pour l’insertion professionnelle et l’apprentissage. Elle a permis aux élèves de démarcher des entreprises et de valider des contrats d’apprentissage pour la rentrée suivante. Grâce à la dernière PFMP, certains ont opté pour une poursuite d’étude en apprentissage plutôt qu’en initial. Elle a également renforcé l’autonomie des jeunes dans la gestion des démarches administratives.À l’inverse, pour les élèves visant la formation scolaire, la plus-value du parcours Poursuite d’études reste beaucoup plus difficile à évaluer.Cependant, le point noir majeur est le contenu pédagogique du parcours Poursuite d’études, qui doit être « amélioré par, notamment, l’intervention d’enseignants de BTS ou d’anciens élèves pour témoigner des exigences du supérieur, un travail en amont avec les corps d’inspection pour mieux impliquer les enseignants et la mise en place d’un réel suivi des élèves qui choisissent la PFMP.Laurence, DDFPT académiede Bordeaux


OCTOBRE 2025 • • 31Une bonne idée mais un fiasco d’applicationCette première année de mise en place du Parcours en Y en Terminale professionnelle, censé mieux orienter les élèves, s’est soldée par une déception cuisante. Si la mise en place administrative a été gérée « correctement,» le résultat final n’est « pas à la hauteur de nos ambitions.»Le principal écueil fut la compréhension et l’investissement attendu de la part des élèves, malgré les efforts déployés (aménagement des emplois du temps, groupes de travail thématiques, interventions extérieures), la réforme a échoué à atteindre ses objectifs : aucun impact, les objectifs ne sont pas atteints. Le parcours n’a pas servi du tout à infléchir les choix d’orientation, et les élèves ne semblent pas du tout mieux préparés à leur avenir professionnel ou étudiant.Cet échec a engendré une remise en question du dispositif par l’ensemble du personnel, après un gros investissement logistique et humain. Le retour très décevant a laissé des séquelles.Le bilan est sans appel : l’idée peut se défendre, mais la mise en œuvre est mal expliquée, pas organisée, pas claire. Pour améliorer ce dispositif, jugé pourtant essentiel, il faudrait une explication claire aux familles et aux partenaires, ainsi qu’une plus grande autonomie des établissements pour adapter le parcours à leur contexte local. Le sentiment global est un mécontentement, appelant à repenser complètement le dispositif, et à réfléchir bien plus en amont.Fabrice, DDFPT académie de NiceParcours différencié (y)


32 • • OCTOBRE 2025 Mise en œuvre du bureau des entreprises dans les lycées professionnelsRAPPORT DE L’IGÉSR N° 24-25 028B – AVRIL 2025 La création des Bureaux des Entreprises (BDE) dans les lycées professionnels, annoncée comme levier majeur de la réforme de la voie professionnelle, se heurte à une réalité complexe. Entre disparités académiques, précarité des responsables et manque de cadrage national, le dispositif peine à tenir ses promesses. Pour l’évaluer, l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) a mobilisé une équipe aux profils variés, reflétant les multiples dimensions du sujet : pédagogique, administrative, technique et économique.TÉLÉCHARGER LE RAPPORTLES AUTRICES ET AUTEURS DU RAPPORTMathieu Labbouz,Inspecteur général (Économie-Gestion) Pilote du rapportExpert des filières professionnelles et de la relation école-entreprise.Jean-Marc Desprez,Inspecteur général (Sciences et Techniques Industrielles)Doyen du groupe STISpécialiste de l’enseignement technique et de l’innovation pédagogique.Nourhoda Himich,Inspectrice générale (Lettres modernes), Pédagogie et évaluation disciplinaireAncienne enseignante en CPGE.Pascal Misery,Secrétaire général (Académie Aix-Marseille/PACA)Coordination académique, Expert en gestion des ressources et des réformes éducatives.Anne-Marie Romulus,Inspectrice générale (Sciences de la Vie et de la Terre)Santé et bien-être des élèves, Référente en éducation affective et sexuelle.Frédéric Wacheux Inspecteur général (Sciences de gestion) Formation professionnelle et insertion, Ancien directeur du CEREQ.


OCTOBRE 2025 • • 33Contexte de l’étudeLa mesure 9 de la réforme de la voie professionnelle annonce la création du bureau des entreprises dans chaque lycée professionnel ou polyvalent à la rentrée 2023.Le rapport s’attache à tirer un constat de cette mise en place, à la fois sur le recrutement des responsables, le pilotage du bureau des entreprises et les freins actuels rencontrés autour de ce dispositif.Les autrices et auteurs du rapport distinguent très clairement le bureau des entreprises (BDE), service dédié à la relation école-entreprise dans un établissement, et le responsable du bureau des entreprises (RBDE), personne recrutée pour renforcer le pôle école-entreprise existant.Le document précise également le contexte historique de la relation école-entreprise, et pointe notamment les quatre groupes de travail ministériels de 2022-2023, auxquels le SN2D a participé. Il cite notamment la proposition du GT4 : « installer un bureau des stages dans tous les établissements, placés sous la responsabilité du DDFPT et disposant de personnels dédiés à la gestion administrative et au suivi pédagogique des stages ». Cette demande récurrente chez les chefs d’établissements et les DDFPT, permettrait aux DDFPT de « dégager du temps au bénéfices de leurs missions d’animation, d’organisation des enseignements, de développement et d’exploitation des partenariats, et de conseil auprès des chefs d’établissements ».A partir de cette proposition, l’inspection générale propose de « renforcer les ressources humaines auprès des équipes de direction pour développer la relation éducation-économie ». Ce renforcement se ferait par la mise en place d’un « adjoint au DDFPT pour renforcer la coordination des équipes et le lien avec les entreprises ».Ces propositions et préconisations ont conduit le ministère à instaurer les bureaux des entreprises et à déclencher les recrutements de leurs responsables.Le rapport propose, après une enquête auprès de différents établissements dans diverses académies, 14 recommandations pour améliorer et pérenniser ce dispositif, qui semble dans la grande majorité des cas donner satisfaction au sein des sections d’enseignement professionnel.Si le côté personne-dépendant de l’efficacité de l’action du BDE est mis en avant, le rapport ne pointe pas les situations qui nous ont été remontés sur des RBDE hautement dysfonctionnels et/ou ne rendant pas du tout compte de leur action et n’apportant que peu de (voir aucune) plus-value dans leur établissement.Une mise en place précipitée, sans cadrage national, ayant entraîné une forte disparité entre académiesSi le rapport montre une mise en place volontariste dans l’ensemble des académies des bureaux des entreprises. Il pointe aussi le manque de moyens dédiés sur le BOP 141 (enseignants publics du second degré) et la nécessité de mobiliser les fonds académiques de mobilisations (FAM) portés par les GIP-FCIP en académies.l’annonce de la création des BDE en mai 2023 pour une mise en place en septembre 2023 ainsi que l’absence de cadrage national ont entraîné des stratégies de recrutement et de rémunération très différentes entre les académies. Certaines académies ont même décidé de ponctionner les moyens d’assistants techniques au DDFPT pour les redéployer en tant que RBDE.Bureau des Entreprises


34 • • OCTOBRE 2025 Une majorité d’académies ont pris en compte la présence d’AT-DDFPT dans les établissements pour réduire la quotité du RBDE et le déployer sur plusieurs établissements, voire de n’attribuer des moyens supplémentaires que dans les lycées sans AT-DDFPT.Dans ce cas, l’apparition d’un RBDE par établissement, loin de renforcer l’équipe dédiée à la relation école-entreprise, a plutôt déstabilisé l’organisation déjà mise en place.La disparité se voit également dans les méthodes de recrutement, qui ont pu ou non associer des DDFPT.LA PARTICIPATION DES DDFPT AUX COMMISSIONS [DE RECRUTEMENT…] A PERMIS DE LES POSITIONNER D’EMBLÉE EN FAISANT TOMBER LEURS CRAINTES EXPRIMÉES D’UN BDE HORS DE LEUR PÉRIMÈTRE.70 %60 %50 %40 %30 %20 %10 %0 %80 %70 %60 %50 %40 %30 %20 %10 %0 %CLERMONT-FERRAND LA RÉUNION LIMOGES LYON MONTPELLIER NANCY-METZ NANTES NICE NORMANDIE ORLÉANS-TOURS REIMS STRASBOURG VERSAILLES GRENOBLE LILLE AIX-MARSEILLE POITIERS PARIS CRÉTEIL MARTINIQUE CORSE AMIENS RENNES DIJON BESANÇON BORDEAUX GUADELOUPE TOULOUSEPar le chef d’établissementPar un cadre académique Par une commission académique Sur dossier Par le DDFPT Poste proposé, sans recrutement Autre Un recrutement fait essentiellement par les chefs d’établissementModalités de recrutementDes commissions de recrutement académique dans quelques académies seulement (Toulouse, Bordeaux, Besançon, Guadeloupe)Part des RBDE recrutés par une commission académique66 %18 % 13 %4 % 4 % 2 % 1 %


OCTOBRE 2025 • • 35La disparité inter-académique, et même intra-académique se voit également sur les salaires proposés et les profils de recrutements. Une académie a même défini une rémunération sur les grilles de catégories B pour les emplois portés par le rectorat. De plus, il existe des écarts salariaux entre les postes portés par les rectorats, et ceux portés par les GIP FCIP.LES GRILLES DE RÉMUNÉRATION DES PERSONNELS RECRUTÉS SONT DIFFÉRENTES ET PAS TOUJOURS HARMONISÉES AVEC LE RECTORAT OU AU SEIN D’UNE MÊME RÉGION ACADÉMIQUE.Le rapport pointe également la courte durée des contrats, généralement un an, qui ne permet pas de se projeter et de monter un plan d’action pluriannuel. « Les académies et les agents recrutés s’accordent pour considérer que cette fonction reste à ce stade trop précaire, à la fois sur le niveau de rémunération atteint au regard des attendus de la fonction, sur la question de la modalité de gestion qui repose sur un financement trop aléatoire, avec une difficulté majeure d’anticipation à moyen terme. »Le rapport met aussi en avant les difficultés des RBDE affectés surplusieurs établissements : temps de déplacements, champs de formations différents, un temps passé sur les missions non proportionnel au nombre d’élèves dans l’établissement, alors qu’une corrélation existe entre petits établissements et partage du RBDE.Par ailleurs, « les services académiques, comme les chefs d’établissement d’ailleurs, se sont plutôt intéressés jusqu’à présent à l’obligation de moyens plutôt qu’à l’obligation de résultats ». Une démarche d’évaluation du dispositif est donc nécessaire pour en mesurer les réels impacts et en augmenter l’efficacité. L’Inspection Générale déplore notamment que « l’objet BDE [reste] pour l’instant une coquille relativement indépendante et peu articulée aux autres mesures ».Les préconisations s’orientent vers la production d’un référentiel métier RBDE et sur la réécriture de la circulaire portant sur les missions des DDFPT pour mieux reconnaître notre rôle de coordination des actions du bureau des entreprises.Bureau des Entreprises45 %40 %35 %30 %25 %20 %15 %10 %5 %0 %Moins de 200 élèvesDe 200 à 500 élèvesDe 500 à 1000 élèvesPlus de 1000 élèvesDes postes partagés plus nombreux sur les établissements plus petits Lycée avec un RBDE à temps plein Lycée avec un RBDE partagé3 %14 %32 %43 %34 %28 %32 %15 %


36 • • OCTOBRE 2025 Une personnification des bureaux des entreprises, incarnés par leur seul responsableDans les faits, la structure du BDE reste souvent identifiée au travers de son responsable, et peu de personnes font la différence entre BDE et RBDE. Cette personnification entraîne des disparités d’investissement des différentes missions selon l’appétence et les compétences du RBDE. Ces différences sont flagrantes en fonction du profil de recrutement (hors éducation nationale ou recrutement interne).AXE 1 : DÉVELOPPEMENT DES PARTENARIATS AVEC LES ACTEURS ÉCONOMIQUES DU TERRITOIREAXE 2 : FAIRE VIVRE LA RELATION ÉCOLE-ENTREPRISE DANS LE PARCOURS DES APPRENANTSAXE 3 : ORGANISATION DES TEMPS DE FORMATION EN MILIEU PROFESSIONNELCependant cette personnification permet une bonne identification du RBDE par les entreprises. Le RBDE est cité par elles comme un « point d’entrée », un « interlocuteur dédié » ou encore un « pont » entre le monde éducatif et le monde professionnel.Cette identification forte viendrait, selon l’inspection générale, d’une désignation « plus parlante que certains sigles comme celui du DDFPT ». Les actions de communication ministérielle en faveur des RBDE (médiatisation, annuaire officiel…) sont également mises en avant comme raison de la meilleure identification du RBDE que du DDFPT. Les acteurs professionnels trouvent dans le RBDE « une ressource dédiée, facile d’accès en un lieu identifié, très disponible pour tout échange ou sollicitation ».45 %40 %35 %30 %25 %20 %15 %10 %5 %0 %Temps consacré aux différentes missions (en % temps total)AXE 1 AXE 2 AXE 3 RBDE issus de l’EN RBDE non issus de l’EN 30 % 28 %42 %35 %30 %36 %


OCTOBRE 2025 • • 37Le manque de reconnaissance institutionnel et de valorisation des missions limitent l’intégration de ces fonctions dans un plan de carrièreLe rapport dresse un constat sans fard de la situation actuelle du statut de Responsable du Bureau des Entreprises.La disparité de statut et de salaire est déjà un problème en soi, que ce soit entre les académies, ou dans une même académie selon que le contrat est porté par le rectorat ou par le GIP-FCIP, sans oublier les collègues fonctionnaires (souvent enseignants) qui ont glissé sur ces fonctions.Pour les RBDE contractuels, le rapport insiste sur la précarité des emplois qui sont pour la grande majorité basés sur des CDD d’un an (une académie a choisi un fonctionnement trisannuel). Cette précarité est renforcée par l’instabilité gouvernementale et le contexte économique qui ne garantissent aucunement que le dispositif soit pérennisé.Il en résulte une difficulté de projection dans les missions, et un frein à la mise en place de plans d’actions pluriannuels qui pourraient s’avérer à terme plus efficaces.Par ailleurs, les missions exercées par les RBDE n’apportent « pas de valorisation institutionnelle dans le parcours d’un enseignant, ni dans celui des contractuels ». En outre, après une durée de détachement variable selon les académies, les enseignants exerçant les fonctions de RBDE perdent leur support d’affectation. De plus, aucune anticipation de la sortie du dispositif n’a été mise en place.L’inspection générale propose donc de mettre en place un « référentiel-type, visant à valoriser les missions hors la classe à temps plein d’un enseignant (reconnaissance indemnitaire, portfolio de compétences, modalités d’évaluation, prise en compte pour les promotions, sortie du dispositif à anticiper… ). »Si un tel travail s’engage, il faudra s’interroger sur la pertinence d’y inclure les carrières de DDFPT, jugées peu valorisées par celles et ceux qui les exercent, et pour le moment évaluées selon la grille de compétence des directrices et directeurs de CIO. Le rapport pointe d’ailleurs le besoin « de revoir la circulaire portant sur les missions de DDFPT » (recommandation n°9), pour y affirmer le rôle de coordination du bureau des entreprises, afin de limiter les difficultés de positionnement par rapport au RBDE. Pour les autrices et auteurs, LES ACRONYMES DE L’ÉDUCATION NATIONALE SONT AINSI FRÉQUEMMENT CITÉS COMME UN OBSTACLE À LA COMPRÉHENSION DE L’ÉCOLE PAR LE MONDE PROFESSIONNEL.Si les RBDE semblent maintenant identifiés et intégrés dans leurs établissements, le cadrage de leur action par une lettre de mission, et par une feuille de route du BDE, semble nécessaire pour que les activités du bureau des entreprises « puissent également contribuer à soutenir et renforcer les autres mesures de la réforme des lycées. »Une dépersonnalisation du bureau des entreprises permettrait d’ « élargir son rôle et ses actions au-delà de la seule mobilisation de son RBDE ».Bureau des Entreprises


38 • • OCTOBRE 2025 cela permettrait de dépersonnaliser le BDE et en faire un service incluant le RBDE dans le service DDFPT et créant un pôle au service de la relation école-entreprise et aux relations avec les autres entités institutionnelles (DDETS , France Travail, missions locales, Carif-Oref…).Enfin, le rapport déplore que le manque de cadre ait poussé certains RBDE à « organiser localement, et sans cadre, des réunions entre les RBDE, décider de certaines initiatives d’actions, sans toujours en aviser leur chef d’établissement ». Certains RBDE se sont même rassemblés en association loi 1901. « L’apparition de telles initiatives est préjudiciable à un déploiement équilibrer des BDE, dans le respect des orientations nationales et académiques, et peut même positionner de telles entités comme une interlocution non représentative des BDE ». Le renforcement du cadrage national et académique est donc indispensable pour harmoniser les pratiques et éviter les dérives locales.ConclusionLe déploiement très rapide des BDE et les recrutements hâtifs de RBDE ont conduit à une grande disparité de statuts et de rémunération entre les académies. De plus, le manque de cadrage a fait de la fonction RBDE et de son articulation avec le service du DDFPT des éléments très variables d’un établissement à l’autre, selon les personnalités et les expériences respectives des différents acteurs.La mission soulève également un déséquilibre dans les missions réalisées par les RDBE, majoritairement centrés sur le soutien aux PFMP au détriment de l’articulation de la relation école-entreprise et des parcours des apprenants, notamment en ce qui concerne l’insertion professionnelle.Patrice ABRAN, Secrétaire National « Vie fédérale »


OCTOBRE 2025 • • 39Retrouvez vos interlocuteurs privilégiés dans chaque académie !Comme plusieurs centainesde DDF, vous avez décidé d’adhérer au SN2D, le seul syndicat qui défende exclusivement le statut des DDFPT. Bonne idée !C’est l’assurance de trouver à vos côtés des responsables qui vous ressemblent et qui agissent avant tout pour vous.SUR LE SITE :ADHÉRER EN LIGNEPAR BULLETIN PAPIER adressé à votre secrétaire académique. N’oubliez pas de joindre votre preuve de paiement (virement bancaire) ou de mettre votre nom et académie au dos du chèque.Contact : votre SA ou [email protected] BELLEC,Secrétaire Nationale AdhésionsCOTISATION (DU 1ER SEPT 2025 AU 31 AOÛT 2026)(66% DÉDUCTIBLE DES IMPÔTS) • PAR CB EN 1 SEULE FOIS• PAR RENOUVELLEMENT AUTOMATIQUE(VIREMENT SEPA)- EN 1, 2 OU 3 FOIS AVANT LE 31 DÉCEMBRE - EN 1 SEULE FOIS À PARTIR DE JANVIER 2026Lorsque vous renouveler votre adhésion, la fiche d’adhésion sur le site est préremplie (après connexion)• DDF OU ATDDF : 180€• RETRAITÉ : 90€!


CorseMartiniqueLilleAmiensReims Nancy MetzDijon ToursClermont FerrandAix MarseilleRennesNantesPoitiersLimogesBordeauxToulouseGrenobleLyonParisVersaillesMontpellierStrasbourgGuyaneNiceNormandieBesançonCréteilOrléansLa Réunion


OCTOBRE 2025 • • 41Vos interlocuteursen académie liste des secrétaires académiques BORDEAUXBruno SIMONETLP Régional Jean Monnet6 rue Marcel Pagnol - 47510 Foulayronnes05 53 95 19 [email protected] AIX MARSEILLE (2 co Secrétaires académiques)Karim BOUCHAMMALycée Pierre Mendes France71 avenue Y Rabin - 13741 Vitrolles [email protected] CALVIELycée F RevoulRoute de Nyons - 84600 Valréas AMIENSPatrice ABRANLycée Marie Curie47 bd Pierre de Coubertin - 60180 Nogen/Oise06 32 09 44 [email protected] CLERMONT-FERRANDPascal ARNOUXLP Henri Sainte-Claire Deville3 rue René Dessiove - 63500 ISSOIRE04 73 89 18 [email protected] BESANÇONRémy JEANPIERRELP Pierre-Adrien Pâris8 rue Nicolas Mercator - 25030 Besançon03 81 47 60 [email protected] en académie


42 • • OCTOBRE 2025 MONTPELLIERFabien MELANLycée Jean Mermoz34060 Montpellier04 67 20 60 [email protected] LA REUNIONSébastien DUFNERRLP Amiral Lacaze1 av. Stanislas Gimart - 97493 Saint-Denis+262 2 62 39 75 [email protected] MARTINIQUEArlette DISYLP Lumina Sophie10 rue Mon Idéal - 97233 [email protected] LYONDominique SAUZELP Louise Labé65 Bd Yves Farge - 69007 LYON04 78 72 12 [email protected] DIJONLaurent GIRARDLycée Clos Maire4 Rue des Rôles, 21200 Beaune03 80 24 40 [email protected] LILLELudovic POIRRIERLP Louis BlériotRue Gauthier BP 405 - 59407 Cambrai03 27 72 29 [email protected] [email protected] GUYANEFabienne LOUISLPO Melkior et GarréRoute de Montabo BP5017 - Cayenne 9730505 94 28 10 [email protected] GRENOBLEAlexis Guillot PatriqueLPO Galilée124 avenue Général Leclerc - 38 200 Vienne04 74 53 00 [email protected] LIMOGESEmmanuel DESBORDESLPO Jean Favard27 route de Courtille - 23003 GUERET05 55 51 34 [email protected] GUADELOUPENadine DURIMELLPO NORD GRANDE TERRE97117 PORT LOUIS05 90 81 73 [email protected] CRÉTEILYolande MASCATOLGT Gaston Bachelard32 avenue de l’Europe - 77500 Chelles01 64 72 88 [email protected]


OCTOBRE 2025 • • 43 NANCY-METZOlivier TELLIEREREA Hubert Martinrue Robert Schumann - 54150 Val de Briey03 82 46 00 [email protected] POIRIERLGT Jean Perrin20 rue du château de Rézé - 44000 REZE02 40 32 44 00 [email protected] VERSAILLESMohamed HASSANILPO Léonard de Vinci2 bd Hector Berlioz - 78100 ST Germain en Laye06 60 54 23 [email protected] PARISBernard HUELP Gaston Bachelard2 Rue Tagore, 75013 Paris06 62 54 72 [email protected] STRASBOURGAnna MAGLIONELycée Martin Schongauer25 rue Voltaire - 68000 Colmar03 89 20 11 [email protected] NORMANDIEEric BRASSARTLycée des métiers Guillaume le Conquérant3 rue Louis Liard - 14700 FALAISE07 86 29 15 [email protected] RENNESAgnès LLOUBERESLP Louis Amand3 rue jean Moulin - 56500 Locmine02 97 46 72 [email protected] NICESébastien GIRARDLP Léon Chiris51 chemin des Capucins - 06130 Grasse06 23 20 24 [email protected] POITIERSBrigitte CHAROTTELPO Emile Combes9 rue des Cordeliers - 17800 Pons05 46 91 86 [email protected] TOULOUSEVincent LACOUTURELycée Ozenne9 rue Jean Baptiste Merly05 61 11 58 [email protected] [email protected] ORLÉANS-TOURDavid GREPILLOUXLT/LP Martin Nadaud67 rue J. Labourbe - 37700 St Pierre des corps02 47 46 43 [email protected]


44 • • OCTOBRE 2025 Défense des intérêts matériels et moraux des DDFPT.Le DDFPT doit percevoir des rémunérations complémentaires pour des missions qu’il mène hors du cadre strict de la circulaire qui définit sa mission, tant au niveau académique qu’au niveau de son établissement.L’application des articles 3bis et 8 du décret n°68-536 du 23 mai 1968 (1/12 par heure de formation continue et d’apprentissage en enseignement professionnel et technologique) doit être respectée et aussi appliquée dans le cadre de la mixité des publics.L’indemnité de responsabilité doit être exonérée d’impôt et son indexation pour sa revalorisation doit être systématique.Une indemnité pour l’organisation des examens doit être attribuée d’office au DDFPT.Valorisation des DDFPT en renforçant leur positionnement et leur image.La participation du DDFPT aux travaux de l’équipe de direction, définie dans la circulaire n°2016-137 du 11-10-2016, doit être respectée.La lettre de mission du DDFPT doit absolument s’inscrire dans le cadre de cette circulaire et n’indiquer que les missions qui sont attendues du DDFPT dans le contexte de l’établissement. Elle doit faire état des moyens alloués au DDFPT et des critères d’évaluation de chaque mission et pouvoir prévoir les heures d’enseignement que le DDFPT peut assurer. (Inspecteur Pédagogique et chef d’établissement pourront s’apPlateforme syndicale revendicative du SN2D-UNSA 2025/2026


OCTOBRE 2025 • • 45puyer sur les objectifs fixés par la lettre de mission pour évaluer l’action du DDFPT)L’évaluation des DDFPT (PPCR) doit se faire sur la définition des fonctions et missions spécifiques. Une grille d’évaluation particulière doit donc être utilisée.L’expérience accumulée dans le pilotage et le management des équipes dont il a la responsabilité doit être valorisée pour permettre au DDFPT d’accéder prioritairement, par liste d’aptitude, au corps des personnels d’encadrement.Le SN2D-UNSA demande à participer aux commissions de promotions au niveau académique et national.Les missions du DDFPT sont de plus en plus nombreuses et variées :il est donc nécessaire que le DDFPT puisse avoir des ressources d’assistance (ATDDF) et secrétariat pour pouvoir gérer l’ensemble de ses activités et travailler avec un véritable bureau du DDFPT.Représentation des DDFPT dans les instances institutionnelles et associatives.Le positionnement métier du DDFPT doit être pleinement pris en compte dans la réflexion et les déploiements des réformes des lycées et des campus des métiers.Le SN2D-UNSA est attaché au maintien du mouvement national spécifique pour les DDFPT. Le mouvement des titulaires DDFPT en poste doit être traité en premier, puis dans un second tour doivent être organisés les affectations des personnes habilitées à exercer le métier de DDFPT.Le SN2D-UNSA demande à participer aux commissions nécessaires aux mouvements au niveau académique et national. Il demande que les règles soient édictées afin d’éviter tout type de discrimination et que l’ensemble des résultats du mouvement soit accessible aux organisations syndicales dès leur parution.Ouverture des DDFPT à l’international pour les aider à mieux remplir leur missionLe DDFPT doit « participer au développement des échanges internationaux » (mission 4 Relations avec les partenaires extérieurs). En conformité avec le plan d’internationalisation du SN2D-UNSA, le DDFPT doit donc pouvoir prendre part à toutes les formations et stages d’observation en France et à l’international.Le DDFPT doit avoir la possibilité de s’inscrire sur le plan de formation aux actions proposées aux personnels d’encadrement.Promotion des valeurs d’inclusion et de diversité, de tolérance et de participation démocratiqueLes DDFPT sont des acteurs fondamentaux afin de garantir la qualité de l’enseignement et de la formation professionnel et technologique indispensable pour améliorer l’inclusion sociale.


46 • • OCTOBRE [email protected] enjeux,nos solutionsEkole.frIdentité - Site Internet - Brochure & Supports papiersReportage photos et vidéos - Equipement de standCampagne de Taxe d’apprentissageCampagne Digitale et réseaux sociauxLogiciel bureau des entreprises+ 700 établissements nous font confianceRenforcer votre visibilitéAttirer de nouveaux apprenantsscolaireapprentissagesupérieurRecrutementAgence de Communication de l’Éducationekole.fr


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