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Published by Cercle Historique de Fléron, 2023-10-15 11:49:18

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BULLETIN DE LA SOCIETE ROYALE : LE CERCLE HISTORIQUE DE FLERON TABLE DES MATIERES. PUBLICATION TRIMESTRIELLE décembre 2018 I- La cense aux bawettes p. 1 II- Familles p. 19 III- Partages p. 31 IV- Mambournies p. 38 V- Léonard Grandry, un maître platineur liégeois en Lorraine p. 40 VI- Activités économiques de 1398 à 1796 p. 49 Adresse des auteurs : Françoise Roy [email protected] Jean Mornard rue Cour Lemaire Melen Pierre Guérin +


1 La « Cense aux Bawettes » à Melen . Aussi appelée dans le passé « les biens de Labouxhe ». La cense aux bawettes, constitue à coup sùr l'un des fleurons du patrimoine historique et monumental de Melen. Ses édifices, gardés dans l'ensemble en très bon état par la Famille Grailet-Troclet, qui en est propriétaire, se caractérisent par les 41 bawettes (minuscules fenêtres) qui percent les murailles extérieures, par la belle entrée charretière surmontée d'un « teutai » avec potale datée de 1707 de style Louis XV, qu'encadrent deux pignons donnant sur la rue principale, l'un de l'habitation avec une pierre portant en relief le millésime 1642, et l'autre de la grange, à droite. Grands toits d'ardoises ; a l'intérieur, une cour de ferme irrégulière, pavée de galets mis sur champ, laisse voir à gauche l'habitation aux grandes fenêtres classiques, suivie de bâtiments ruraux ; à droite, des étables et la grange ; au fond de la cour, seule ouverture, un passage assez étroit donnant accès au potager et aux vergers. L'intérieur montre, entre autres, 2 belles cheminées et des voussettes au plafond de la cuisine. A noter encore, à droite dans la cour, l'entrée et l'escalier d'une vaste et fraiche cave, s'étendant sous un étable, et la grande porte de la grange qui laisse lire, gravés au revers de cette porte les mots suivants : Franck Collard Moyse et Baldasar Rot qui est venu de la Suiys - anno 1653 - IHS. Ce Balthazar venu de Suisse fut-il domestique à la ferme? Ce qui ajoute encore au charme de cette cour, ce sont les nombreux arbustes dont les fleurs égayent les murs tout le long de la bonne saison, et que soigne avec amour Madame Jeanne GrailetTroclet, venue d’Heure-le-Romain par son mariage avec Lambert Grailet.


2 Remarquons enfin que cette belle cour fut naguère le cadre où le Théâtre National de Belgique joua avec bonheur une pièce de Molière. Le passé de ce beau domaine est intimement lié au 18ème siècle à la vie du Couvent des Carmélites près la porte St-Léonard à Liége, dissous à la révolution. C'est précisément à cette époque, c'est à dire au mois d'août 1793 que le père Archange Lejeune, confesseur des Carmélites de la porte St-Léonard près Liége, fait vendre, au nom de son Couvent, aux enchères par devant la Cour de Justice de Melen, au lieu d'audience accoutumé, à 10 h du matin, la maison, cense grange, écuries, brassinne (brasserie) que les Carmélites possèdent dans la juridiction de Melen, au Pays de Liége, au lieu-dit de Labouxhe, avec les prairies, prés et terres en dépendants, dont voici la description détaillée : 1°) l'assise des édifices et prairie entre ses haies aboutissantes de trois côtés aux chemins (deux de ces chemins sont toujours là à présent, le 3 ème qui donnait accès à la ferme Dery, disparue, a aussi disparu) et du 4ème coté aux enfants de la veuve Wathieu Fassotte (prairie de la ferme Dery), contenante y compris le jardin potager 23 verges grandes et 16 petites, conformément à la mesure faite en octobre 1769 par P. Simonon, géomètre arpenteur. 2°) une prairie et terre, à présent réduite en prairie, devant la dite cense, (en face du portail), joindant vers Orient aux hoirs (héritiers) Godar et Chaineux, vers Midi à une parcelle de la cure de Soumagne, vers le Couchant et vers le Nord aux chemins, contenantes ensemble 2 bonniers 16 verges grandes 4 petites, comprise la terre de 12 verges grandes 5 petites, dont le chemin (qui allait de la ferme au champ de courses) y est aussi compris pour une verge grande et 5 petites. 3°) la terre au gros fossé, joindant-vers orient à un chemin qui tend en José, vers Couchant aux hoirs Mr. de Donceel (= Maladrie), pour 16 verges grandes et 13 petites et la moitié du chemin y est comprise. 4°) la terre joindant, vers levant, au chemin de Wergifosse à Herve, vers midi aux hoirs Toussaint Moÿse, vers couchant au chemin de Wergifosse à Melen, et d'autre aux représentants de feu Mr Waltéry, prêtre - contenante avec les chemins 8 verges grandes et 19 petites. 5°) la terre dans la campagne de la Maladrie, joindant vers Orient au chemin tendant à la Haute Melen, vers Midi aux représentants Mathieu Moÿse, d'autres costés aux représentants Donceel, contenant 14 verges grandes . 6°) la terre à la croix de pierre, joindant vers Orient aux représentants de feu Pierre Godard, vers Midi aux représentants Barthelemy Chefneux, vers Couchant aux enfants Henry Hesbignon, d'autre côté au chemin de Liége à Herve, contenant 8 verges grandes et une 1/2 petite, y compris une partie du chemin. 7°) la terre aux neuf bouniers, joindant vers Orient aux représentants Pierre Godard et Jean Chaineux, vers Midi aux représentants Wathieu Micheroux, vers Couchant aux hoirs de feu Mathieu Lewalle, d'autre coté du chemin - 14 verges grandes 11 petites. 8°) la terre à la grande spinette joindant vers Orient et Occident aux représentants Jean Fechier, vers Midi et Nord au chemin - 3 verges grandes 19 petites. 9°) la terre aux deux tilloux joindant vers Orient au chemin, vers Midi aux représentants Jean Lesoinne - 10 verges grandes 1 1/2 petite. 10°) une terre assez près de 1a précédente joindant vers Orient à Pierre Lempereur bourgmestre de Melen représentant les enfants de Mr le chevalier et bourgmestre (de Liége) de Borre, d'autres côtés aux représentants Lesoinne - 11 verges grandes et 13 petites. 11°) une terre assez proche, joindant vers Orient au chemin des deux tilloux – 6 verges grandes et 9 petites. 12°) la terre à l'argent, joindant vers Orient Jean Leclercq, vers Midi à Nicolas Fechier, et aux hoirs Gilles Charlier - 14 verges grandes et 15 1/2 petites. 13°) la terre aux neuf bonniers, joindant vers Orient aux représentants Servais Moÿse, d'autre côté à la veuve Nicolas Lewalle et au chemin - 9 verges grandes et 15 petites. 14°) la terre au gros cerisier joindant vers Orient aux hoirs Gilles Lecharlier, vers Midi aux représentants Thomas Polis, vers Occident aux représentants Jean Chaineux, d'autre côté au chemin de Micheroux à Herve - 14 verges grandes et 9 petites, soit au total 10 bonniers 13 verges grandes et 6 petites soit 9 ha 14. Les Dames venderesses en sont puissantes à titre de saisie opérée contre la veuve Servais Crahay et son fils Nicolas, mais aussi à titre de l’acte de déguerpissement et abandon en fait par Jean


3 François Moÿse et consors, comme appertpar acte qu’ils ont passé envers les Carmélites devant le notaire Sébastien Rassenfosse le 23 mai 1792, réalisé aux Cours de Jupille et de Melen. Le futur obtenteur devra laisser Jean Grailet, locataire actuel de la cense achever son bail ou s'accorder avec lui. Les charges (que les Carmélites acquitteront encore cette année) sont : - au chapitre de la collégiale St Denis en Liége : 3 muids 7 setiers d'épeautre. - au Comte de Hinnisdael, 2 muids d'épeautre. - à Mme Gérardin, 3 muids 4 setiers et 3 quartes d'épeautre, soit en tout 9 muids 3 setiers 3 quartes d'épeautre de rente, qui sur le pied de 200 florins brabant par muid, feront une somme de 1893 florins 15 sous brabant de Liége. Quand aux crus (restes) du rendage, ils seront payables sur le pied de 4 % au Couvent des Carmélites, par le repreneur qui devra rédimer au Couvent, pour garantie, le quart de ces crus. Les conditions énumérées sont nombreuses, comme d'habitude.


4 La vente se fait au lieu scabinal en présence du Révérend Archange, le représentant des Carmélites et des curieux (sic) y assemblés. L'acquéreur est Jean Grégoire Lesoinne, commissaire et prélocuteur de Liége. A remarquer que les Lesoinne ont été, à la Révolution, et de loin, les principaux acquéreurs des biens ecclésiastiques d'Ancien Régime : biens de Labouxhe, biens de l'abbie à HauteMelen, etc. Sources : (Carmélites St Léonard 331) - (cour de Justice de Melen, reg.2l ) - ( et cour de Justice de Jupille, le 5 juillet 1792).


5 Mais remontons maintenant au plus lointain passé des biens de Labouxhe, autrement dit au lignage de Melen. Dès 1265, on cite dans les chartes de l'abbaye du Val-Benoît, le chevalier Jean de Melen, fils du chevalier Fassin Rondeal de Melen, tous deux propriétaires fonciers à Melene ; Catherine, fille de Jean de Melen, est entrée comme religieuse en 1281 au Val-Benoît. Un mariage unit le lignage de Melen avec celui de Hallembaye et Haccourt, en la personne d'une fille de Rigault delle Vigne de Hallembaye, écuyer mort au 13ème siècle union qui donne naissance à Olivier (1er) de Melen, témoin d'un acte de relief à Liége en 1320, et protagoniste de la paix d'Awans en 1334. Devenu Chevalier, il vivait encore en 1345, mais vieilli et infirme, il se fait représenter à un acte par ses fils Olivier (II) et Jean. Les chevaliers de Melen adoptent le blason des Hallembaye, de sable au sautoir d'argent, avec le cri : Hozémont ! Olivier (II) de Melen, écuyer, épousa Isabeau de Fexhe, dont trois filles et un fils, Olivier (III) de Melen, cité notamment en 1415 et qui épousa Ailid le Clockier, fille du chevalier Jean le Clockier, échevin de Liége. Les Olivier de Melen possédèrent, entre autre, l'ensemble des censes de Melen (la Cour sur l'Eau) et de Labouxhe, sans que l'on cite le nom Labouxhe.


6 En 1439, Olivier III tient en bail, du Prince-Evèque la vaste métairie dite « la Cour de Micheroux » (au Hasard), et il fut encore gouverneur du Marquisat de Franchimont, ceci en plus des biens de Melen. Un acte du 27 octobre 1477 (donc après la catastrophe de Liége en 1468), montre que les héritiers d'Olivier de Melen possèdent toujours la cense de Labouxhe, et ils ont comme voisins vers Herve Jacquemin de Melen, vers couchant la veuve Gille Lhoist qui a relevé la Cour de Melen (Cour sur l'Eau). Peu après Jean le Soyne, tenancier cité le 22 mai 1479 dans un acte passé aux échevins de Liége où il acquiert la cense de Johan Bauduin de Bois, seigneur de Soheit en Condroz qui épouse en 1446 Ia veuve de Olivier (III) de Melen : désormais les biens de la Cour de Melen et de la Cour de Labouxhe, appartiennent aux Lesoinne ; Jean Lesoinne, époux d'Isabeau de Vivier, était échevin de la Cour de Justice de Melen. Par son testament de l'An 1517, il laisse les biens à son fils aîné Jean (II) le Soinne, aussi échevin de Melen, le 30 octobre 1566, Jehan le Soynne le jeune de Melen met en gage sa cour, tenure, maison, etc. à Melen, joindant de tous costés aux voies et aisemences, suite à un emprunt de 27 dallers. Cette Cour, non nommée, doit être celle de Labouxhe, puisque celle de Melen (Cour sur l'Eau) est à l'époque tenue par son frère Thomas le Soynne qui en 1567 la relève du couvent du Val-Benoît, à qui il paie une rente de 10 muids 4 setiers d’épeautre. En 1574, dans une série de reliefs à l’égard du nouveau Prince-Evêque Gérard de Groesbeeck, Thomas relève sa Cour de Melen, et Jean le Soynne le jeune sa Cour de Labouxhe qui joint de tous costés aux voies et aisemences. (Cour de Justice de Melen, reg. 1)


7 - En 1577- On parle dans cet acte d’une rente affectée sur la (Cour-sous-l’eau), maison, prés, terres, haies ( = taillis), buissons( sans doute les talus de l’actuel Parc Hauzeur) qui furent jadis à Olivier de Melen, depuis à Jean Lesoyne l’ainé, puis à son fils Thomas Lesoyne. Les trois autres fils Lesoyne, soit Jean, Job, Abel, relèvent les biens de leur père, dont il avait été dévesti par saisie. A cette occasion, la cour de Justice de Melen visite le 18 juillet 1577 les bâtiments de la cense de Labouxhe : maison, cour, chambres, étables de chevaux et de vaches, un nouvel étable,etcA lieu une répartition des édifices entre les trois frères. Par la suite, Job s’établit dans les bâtiments à l’est (Nicolas Demaret, ferme) et Abel à la ferme à l’ouest (Baguette). * Le 23 novembre 1580 : Johan Le Soyne le jeune et Job son frère doivent payer chacun 2 muids d’épeautre de rente hors de 4 affectées sur les terres alle banse que leur grand-père Jehan Le Soyne avait vendues le 27 novembre 1525 à Henri Moreau de Melen. Jean Le Soyne exploite la cense de Labouxhe, et Job celle plus à l'est (Demaret). * le 17 mars 1583 - La tenure de Jean le Soyne est ici nettement située et correspond à la ferme Lewalle - Rennotte, puisqu'elle joint vers la Haute-Melen alle aisemence (biens communaux du fond de Reux), vers Herve à Job son frère (ferme Dery-Demaret), vers Liége au royal chemin (route de Labouxhe - Jupille), et vers l'église alle voie qui tend du tilhou (tilleul) la dameselle alle Haute - Melen (soit la vieille Xhavée). Sans doute tient-il à la fois le cense de Labouxhe et la ferme Lewalle ? Alors que la Cour de Melen (Cour sur l'Eau) demeure l'apanage de plusieurs Thomas Lesoinne successifs et que la cense à l'Est (Demaret) est tenue par les Job Lesoinne, la Cour de Labouxhe est exploitée par les Jean Lesoinne, mais le nom de Labouxhe tarde à entrer dans l’usage. - En 1585 - Marguerite veuve de Thomas Lesoyne relève la Cour sur l’eau, joindant vers le moustier (= l’église) aux biens d’Ardoncour, des autres côtés aux chemins et aisemences (= large voie, le vieille Xhavée, et le chemin longeant le ruisseau de Melen au fond de Reux, soit dans l’actuel Parc) tandis que Jean, Job et Abel, ses beaux-frères, en font autant avec leurs cours. Chacun des 3 frères et leur belle sœur payant sa part d’une rente de 15 muids d’épeautre due sur l’ensemble de leurs biens à la mense épiscopale (= impôts fonciers). A noter qu’ils paient aussi chacun leur part d’une droiture au duc de Brabant comme avoué (protecteur) du village (c’est alors Philippe II, roi d’Espagne, et souverain des Pays-Bas (la Belgique d’alors) en tant que successeurs des ducs de Brabant. ), relique du temps lointain où ce duc de Brabant était chargé de l’avouerie ou la protection civile de Melen pour le compte du chapitre de la collégiale St-Denis en Liège, seigneur de Melen avant 1356. - En 1593 : Jean Lesoyne, tenancier de Labouxhe, cède à deux de ses filles, issues de sa première épouse Maroie, soit à Gilette, non mariée, et à Jehenne, l’épouse d’Arnould Wathy, une partie de ses biens ( correspondant à la ferme Rennotte-Kéris), moyennant diverses livraisons et travaux, et la permission d’aller à la fontaine avec ses bêtes à lui, et encore leur soutien financier dans un long procès avec un échevin nommé Gérard (à noter que suivant une carte d’environ 1805, le cense aux bawettes est toujours indiquée comme appartenant à un Gérard). En 1608, décès de Jean Lesoyne, qui était déjà échevin de Melen en 1579. Jeanne, sa seconde épouse, à présent veuve, continue d’habiter et exploiter le cense de Labouxhe. Ainsi encore en 1593, Jean le Soynne de Melen l'échevin (encore un !) devenu trop âgé, laisse la ferme à ses filles et à son gendre Arnould Wathieu, qui l'entretiendront de nourriture et autres nécessités. La Cour citée n'est pas dite de Labouxhe, elle peut aussi bien être la ferme Lewalle - Rennotte. (Cour Justice de Melen, reg. 2). - En 1617, le 14 février, Job le soyne, qui est aussi échevin, et son épouse Oudelette partagent leurs biens entre leurs enfants, mais ils en gardent la moitié ; savoir de la maison, cour, étables, grange, cuisine, cave, fournil, poulailler- et c’est dans l’énumération des parcelles qu’on cite pour la 1ere fois


8 Labouxhe sous la graphie déformée de labuisse : « le journal de terre deseur labuisse que la voie allante de melen aux deux tilloux (c'est-à-dire vers Fecher) passe à travers ». [] - En 1625- La veuve Jean Lesoyne décédée en 1625, ses enfants et gendres font vendre aux enchères la Cour, maison, cuisine, cave, étable de bêtes et autres belles commodités, de Labouxhe, joindant vers Meuse, Fècher et Haute-Melen aux chemins, vers Herve à Job Lesoyne l’aîné, oncle des vendeurs, avec deux prairies en face de la cour. Le gendre Léonard de Bilstain, époux de Marie Lesoyne, l’emporte avec la somme de 57 dallers ¼ par bonnier (1 bonnier = 87 ares17) soit au total 131 dallers 45 aidants de rente. L’autre gendre, Jean Maheau, qui avait misé, achète une cour à la Basse-Melen à Loys Staskin.- A noter que c’est seulement en 1625que l’on voit apparaître pour la première fois, dans les registres de la Courde Justice de Melen, le toponyme Labouche, si on excepte la forme assez déformée, ou mal transcrite de Labuisse. Il faut attendre cependant un acte du 17 mars 1626 pour voir citer avec précision les Biens de Labouxhe : Jean Abel le Soinne de Melen, au nom de Gérard Hubert, bourgeois d'Outrebourg (Otterburg) en Allemagne , en tant que mari de Martine, fille de feu Jean le Soinne jadis échevin de Melen, cède à Jean Servais Doursy, du ban de Herve, une rente de 9 dallers que doit Wathy Arnould Wathy de Melen, suite à la vente aux enchères faite par ledit Gérard Hubert et ses consors, enfants et gendres dudit feu Jean le Soinne et Jeanne de Nivelle, d’une maison, jardin, assise, appendices, séants à Melen qu'on dit de La Bouche : joindant vers Fecher au grand chemin de Liége à Herve (N.B. par Queue-du -Bois, Bellaire et Jupille), vers Meuse (Ouest ) et vers Haute-Melen (Nord) encore aux voies et chemins, vers Herve à Job le Soyne (ferme Nicolas Demaret). (Cour de Justice, reg. 6). L'acte de procuration de Gérard Hubert sur la personne de Jean Lesoinne est passé le 19 février 1626 en Allemagne, pardevant les échevins de la ville d'Otterburg, signale la difficulté de trouver une personne pour remplir cette charge, vu la distance et « les gens de guerre », aussi a t'il choisi son cousin Jean Abel le Soinne de Melen. Les enfants et gendres de feu Jean le Soinne et de Jehenne de Nivelle, accompagnés des tuteurs désignés pour les enfants mineurs d'âge (Job, Guillaume, Maroie et Marguerite qui ont pour tuteurs leur oncle paternel Job Le Soinne l'ainé et leur oncle maternel Jean de Nivelle) font vendre aux enchères le 31 décembre 1625, par devant la Cour de Justice de Melen, « une court, maison, jardin, où Jehenne veuve Jean le Soinne l'ainé avait coutume de demeurer, dans laquelle maison il y a cuisine, chambre par terre, une dépence, une cave, estable de bestes, et autres belles commodités, joindant vers Meuse, Fechier, et Haute Melen, aux voies et chemins, vers Herve à Job le Soynne l'ainé ; item, deux waides joindantes l'une à l'autre, séparées par une haie, joindant vers Fechier à Arnotte Lewalle et Jean Michiel, vers Melen au grand chemin de Herve à Liége (route de Labouxhe - Jupille) . Le curé de Melen Mathias Hariga, a annoncé cette vente à 3 dimanches successifs, pour le mercredi 31 décembre 1626 (style liégeois, = 1625, l'année commençait alors le Jour de Noel). Un des gendres offre 38 dallers de rente, mais c'est bien trop peu, finalement Léonard de Bilstain l'emporte pour 57 dallers 1/4 de rente par bonnier, soit en tout 131 dallers et 45 aidans de rente. (NB : les terres ne faisaient pas partie de la vente). Le 12 juillet 1627 - une fille des feux époux Jean Le Soyne - Jeanne de Nivelle, Marguerite, réside alors à la Haye en Hollande, en l'Hotel du Baron de Wesenberg, seigneur de Rienhuisen, etc, président du Grand Conseil de Hollande , Zélande et Frise (que fait-elle1à ? on ne le dit pas), charge son frère Guillaume le Soyne alors âgé de 25 ans et non marié, de recevoir pour elle le montant de la rédemption d'une rente qui lui revient en part, rente de 18 dallers au denier 18, affectée sur la cense de Labouxhe, et que rédime Wathieu fils de feu Arnould Wathy (ou Gathoie), que l'on a déjà rencontré plus haut. Ce Wathieu (Wathy) est fils de Jehenne le Soyne, l'une des filles de feu l'échevin Jean le Soyne et de Jehenne de Nivelle. Son beau-frère, Léonard de Bilstain, époux de Marie Lesoinne, qui avait obtenu aux enchères la cense de Labouxhe, lui cède ces biens moins de trois mois plus tard.


9 Et c'est ce Wathieu Arnould Wathieu qui ouvre une brasserie à la cense de Labouxhe, comme on le voit le 19 février 1631, quand il met en gage sa maison, jardin, etc, condist de Labouxhe à Melen, joindant de 3 côtés aux chemins, et vers Herve à Job le Soyne, car il a emprunté 150 dallers à son cousin, Paulus Jean Wathieu de Melen, teinturier et bourgeois de Verviers. Et dans cet acte du 19 février 1631, on a écrit enfin la forme Labouxhe ! . (Cour de Justice de Melen, reg. 6) Le 2l janvier 1632 - le même Wathieu, brasseur, engage à nouveau sa brassine,maison, étable, grange etc, condist de Labouxhe, et qui cette fois joint vers Herve à Pirard Job, premier des descendants de Job Lesoyne (sans doute décédé alors) à garder le prénom Job pour leur nom de famille. Job Lesoyne fut aussi échevin de Melen. Le brasseur a encore emprunté une plus grosse somme, à Marie épouse Wathieu de Melen, encore une parente, à qui il payera une rente de 12 dallers. Est-ce lui qui aurait entrepris des travaux de restauration ou reconstruction même, qui sera datée de l’an 1642 sur la belle pierre du pignon de l'habitation ? C'est bien possible. D'ailleurs Wathieu continue à emprunter, en 1635, et 1636. A cette époque, la Cense de Labouxhe joint vers Herve à Gielet de Belleflamme et à sa femme Marguerite Closset, veuve en 1ère noces de Pirard Job (Lesoyne ), mort en 1633 d'une blessure à la jambe, ou un peu plus tard. (Cour de Justice Melen, reg. 7). * le 22 novembre 1639 - Wathieu, le brasseur, met encore en gage sa Cour de Labouxhe envers la veuve du greffier Jean Abel Lesoyne, qui lui a vendu une terre en la campagne derrière la Maladrie à Melen, vente aux enchères annoncée à l'église de Melen par le chapelain Hubert Prick. Il faut remarquer qu'on fait souvent des ventes aux enchères dans la Cour ou dans une pièce de la cense de Labouxhe, sans doute parce que la bière fabriquée là par Wathieu, est toujours prête à rafraîchir vendeurs, acheteurs et curieux. (Cour de Justice reg. 7).


10 * le 13 janvier 1644 - Wathieu fils d'Arnould Wathieu (Wathy, en wallon) est toujours brasseur à Labouxhe, et le 6 mars 1643, il a encore mis en gage sa cour, maison, jardin qu'on dit de Labouxhe à Melen joindant vers la Maladrie à Gielet de Belleflamme, et des 3 autres côtés aux chemins, cette fois en faveur de Henry Cloesset, à qui il doit payer une rente de l6 florins brabant pour somme empruntée (pour payer la fin des travaux de reconstruction ?), et en 1647, c'est envers les enfants de feu Thomas Franck, pour une rente de 16 dallers. (Cour de Justice de Melen 8). En 1661 : Wathy Arnould fait relief de sa cour de Labouxhe, brassinne, etc. envers le doyen de la collégiale St-Denis de Liège, en reconnaissant une rente dûe. * le 20 avril1663, Wathieu le brasseur veut prendre sa retraite, et ne trouvant pas de successeur dans la famille ou ses proches, vend la cour, maison, brassinne, grange, étable, jardin etc. qu'on dit de Labouxhe à Melen ; item une waide par dessus, joindant vers la maison au chemin, ensemble qu'il avait acquis le 3l décembre 1626 (style de Liége = 1625) des enfants de feu Jean Lesoyne l'ainé, pour une contenance de plus de 9 joumaux . Mais il y joint un journal assez près, acheté aux hoirs de Jean Job et de Jean Prick ; en plus, 4 verges grandes achetées aux mêmes hoirs Jean Job joindant au chemin de Liége à Herve ; et une terre au gros fossé, de 28 1/2 verges grandes ; et 24 verges grandes en la campagne aux 9 bouniers ; et 19 verges grandes sises entre deux tièges, joindant vers Liége à Thomas Lesoyne (de la Cour sur l'eau) ; et 5 verges grandes en bourgheavaulx ; et 1 journal par dessus Labouxhe ; et 6 1/2 verges grandes joindant vers Liége la veuve Jean Job ; et 9 verges grandes en lieu dit la terre alle banse, joindant vers Wergifosse aux hoirs Everard Prick ; et 5 verges grandes au gros fossé ; et enfin 1 journal dessus la Maladrie - et ce à Lambert Bouxhon.


11 Le domaine doit en treffons des rentes aux frères mineurs de Liége, à l'église de Melen, au couvent du Val Benoît, à la collégiale St-Pierre en Liége, à Arnotte Lewalle, aux hoirs Collard Debattice, etc et pour en finir 370 dallers de rente au vendeur. Dix jours plus tard, Wathieu, qui décidément veut se reposer, cède encore au même Lambert Bouxhon tous ses biens patrimoniaux qui lui sont échus par la mort de ses père et mère, entre Sonkeux et José : un pré elle heid, une terre aux champs de José , 1/2 bonnier en la campagne de Sonckeux, une terre en la campagne de la Maladrie d'autres à la voie de Liége, en la campagne de la croix , en Bourgheavaulx , et une autre qui joint aux biens de Labouxhe. (Cour de Justice de Melen, reg. 11). Ce Lambert Bouxhon est insatiable, car en 1668, il ajoute à tout cela une ferme en la Reux, achetée à la veuve Servais Abel (le soyne) , et qui semble se situer dans la partie haute de l'actuel parc Hauzeur, avec accès à la fontaine qui donne naissance au ruisseau de Melen. Une partie des bâtiments de cette ancienne petite ferme existe toujours dans le parc Hauzeur, elle servait au jardinier Nicolas Demaret à remiser ses outils et divers matériaux, comme pots de grès pour les plantes. * le 22 février 1684 (Cour de Justice de Melen reg, 13) Lambert Bouxhon laisse l'exploitation de la Cour de Labouxhe à ses enfants , et se retire dans sa petite ferrne du haut de Reux, s'étant en plus réservé une terre en la campagne à la Croix de Pierre. * le 4 novembre 1693 (Cour de Justice de Melen , reg.25 = saisies) - la veuve du collecteur des tailles de Melen, Abraham lesoyne , agit en justice contre Lambert Bouxhon (mais c'est sans doute Lambert Bouxhon fils, qui avec son frère Jean, exploite la cense de Labouxhe) parce qu'il est débiteur de 659 tailles, de 19 patars chacune, imposées à diverses reprises ; mais ce Lambert Bouxhon refuse de payer tant que l'on ne lui à pas décompté les logements, qu'il a subis, c'est à dire des soldats des guerres de Louis XIV , avec les rations fournies et les ravages endurés. La veuve Lesoinne réplique que son feu mari avait tenu compte des logements et chariages effectués par Bouxhon, et que s'il prétend davantage, qu'il aille faire voir ses comptes aux Bourgmestres de Melen. D'autres habitants de Melen, comme Jean Franquet et consors enfants et gendres Moreau, sont aussi en procès avec les Bourgmestres de Melen pour le même motif : ils ont subis pertes et dommages dans leurs biens et édifices à raison des logements des troupes brandebourgeoises (Allemagne) qui ont séjourné à Melen en 1693 ; ils demandent un payement équitable. En décembre 1694 ; ce n'est pas encore réglé. * le 15 avril 1695, rien ne s'arrange, à présent c'est le curé de la paroisse Ste Catherine en Liége qui réclame à Lambert Bouxhon et consors le payement de 14 muids 6 setiers d'épeautre de rente, et il fait saisir une ferme à la Reux, dont les bâtiments sont d'ailleurs ruineux et de peu de valeur. * le 26 juin 1697 (Cour de Justice de Melen , 26) Lambert Bouxhon père est toujours en vie, et avec ses fils, il est molesté pour non payement de rentes, notamment à l'instance (liés avec les Carmes) du Çouvent des Bons enfants, en Liége ; en juillet 1697, la cense de Labouxhe est saisie par les Crahay, Moyse et Moreau. En 1697, la situation de Lambert Bouxhon a encore empiré ; la cense de Labouxhe et plusieurs parcelles qui en dépendent ont été saisies au profit de Simon Crahay, Jean Moyse, Henry Moreau et consors. Le 21 juillet 1697, le curé Jean de Lonneux fait connaître cette saisie et annonce à ceux qui ont droit à purgement de saisie qu'ils ont à le faire dans l'année.


12 Deux foyers de la Cense aux Bawettes, dans la cuisine (en haut) et dans la pièce de séjour (en bas)


13 De son côté, Bauduin Falla, gendre dudit Bouxhon, fait publier qu'il répudie l'hérédité de son beau-père, pour ne pas avoir à payer ses dettes, bien sùr. * le 29 novembre 1702 (Cour de Justice de Melen, 27) Lambert Bouxhon et ses deux enfants subissent une saisie pour non payement d'une rente de 16 dallers, et le 19 septembre 1705, Lambert Bouxhon père est décédé, et on saisit les meubles qu'il a laissés, sur l'action de Bauduin Falla de la Haute Melen. Le curé de Melen, Jean de Loneux annonce la vente aux enchères des hardes (habits), du cheval hongre de poil rouge bai (adjugé pour 17 florins brabant à Jean Moreau), du clichet (tombereau) adjugé à Gilles Servais pour 8 florins, 10 patars, de la sellette, colly (collier) et dossy (sellette) adjugés à Henry de Micheroux pour 2 florins ; de 2 crock de bière et divers harnais, outils, crémaillière, et habits ou souliers, pour un montant total de 51 florins 7 patars. Parmi les acheteurs, Daniel Josquin, qui s'est vu adjuger des waulx de fer (bottes de baguettes, serait-il cloutier ?) pour 3 florins 10 patars. * le 3 décembre 1704, les actuels possesseurs de la Cour, brassine, maison, etc. de Labouxhe, c'est à dire les hoirs de feu Mathieu Moÿse, Simon Crahay, et les Moreau, tous représentants feu Servais Moÿse et sa femme Juette qui était veuve de Wathieu Arnould Wathy, qui ont obtenu la saisie, permettent aux hoirs de feu Franck Rossay de rédimer la rente que ce dernier avait créée en faveur de Wathieu, et le 18 novembre 1706, ils se partagent la cense de Labouxhe, savoir la cour, maison, brassine, grange, et bâtiments, plus 15 bonniers 19 verges grandes 18 petites de prairies et terres, qu'il ont fait saisir à Lambert Bouxhon pour faute de payement de 150 dallers de rente.


14 Colombage des murs de la cuisine Trois parts : la cour, maison et édifices de Labouxhe, avec quelques parcelles, reviennentt à Servais Crahay, marchand bourgeois de Liége, fils de Simon Crahay et d'Idelette Moÿse (il joint vers Herve à Nicolas Lesoyne). Les deux autres parts, soit le reste des parcelles de prairies et de champs, sont partagées entre les hoirs Mathieu Moyse et les Moreau. * le 14 novembre 1717 - Entretemps Servais Crahay est décédé, sa veuve vend quelques parcelles de leur part. Lors du partage de 1706, la 3ème part était attombée à Henry Moreau et consors (surtout des terres), et cette part aussi doit une rente, de 1 muid d'épeautre, aux Carmélites de la porte St Léonard emprès de Liége. Les Carmélites, qui n'ont pas reçu le payement de leurs rentes, font saisir la cense de Labouxhe.


15 * le 23 février 1722 - la cense de Labouxhe cependant appartient encore toujours à la veuve Servais Crahay et à son fils Nicolas, marchand en Hors-Château à Liége, qui ont payé leurs arriérés de rente aux Carmelites. La cense est exploitée localement par Lambert Moreau. Cette veuve Crahay, avec ses consors les hoirs Jean Moÿse, les représentants Gilles Xhaflaire et les représentants Henry Moreau, vend à Joseph Dewez, une partie d'une ferme à la Haute-Melen (Jacques Herkenne, au chemin Hesbignon) sur laquelle les mêmes Carmélites ont aussi des rentes. (acte enregistré le 17 février 1734) * En 1729 le l8 mars, (Cour de Justice de Melen, reg 29) les Carmélites de St Léonard obtiennent à nouveau, contre la veuve Servais Crahay et son fils, la saisie de la Cour de la Bouxhe, ainsi que d'une autre cense à Wergifosse, en la juridiction de Soumagne. A cette occasion, on redonne à nouveau la composition totale des biens de Labouxhe, qui demeureront possession des Carmélites jusqu'au temps de la Révolution française et de la fin de l'ancien régime. Au 18ème siècle, le chemin qui borde à l'Ouest la cense de Labouxhe s'appelle le chemin Godar (Pierre Godar doit tenir la ferme Lewalle, au tournant de large voie, qui s'appelle le chemin du tilleul la damoiselle, à cause du vieux tilleul qui a longtemps vécu au bord du chemin, à l'entrée de la vieille Xhavée qui descendait à Reux. Les terres de Labouxhe sont toujours sises à la croix de pierre, aux neuf bonniers, à la campagne de la Maladrie, etc, et elles sont voisines des terres de la cense de Wergifosse. Le tenancier de Labouxhe en 1729 est un Fassotte. * Lors des guerre de Louis XV, notamment en 1747, la cense de Labouxhe comme bien d'autres de Melen, Soumagne, José, etc., subit de lourds dommages consécutifs aux logements des troupes, réquisitions, pillages, ravages dans les champs ; les paysans n'arrivent plus à payer les tailles et rentes qui grèvent leur propriété, et ils subissent des saisies. * Le 5 octobre 1770 (Cour de Justice de Melen, reg. 20) les Falla, habitant a Sonkeu, avaient gardé certains droits sur la cense de Labouxhe ; ils 1es cèdent à l'avocat Delpaire. Par ailleurs le censier des Carmélites à Labouxhe est Cornélis Wergifosse. * Le 6 juin 1785 (Cour de Justice de Melen , reg. 22 et 31) Nicolas Moyse, le receveur des droits de douane liégeois au bureau de Labouxhe (à la limite de Melen à la grand route vers Herve) a racheté la cense de Labouxhe aux Carmélites, et il demande aux échevins de Melen de faire un état des lieux, avec deux experts, le maître-maçon Olivier Fagar, et le maître-charpentier André Dubois : on défile sous le portail, dans les chambres, le saiweu (où il y a un bac de pierre), la grande chambre où manquent 4 fenêtres, le plancher dessus la maison, la brassine, le brahy au-dessus, la muraille vers le chemin à remaçonner, le grenier où manquent aussi des fenêtres comme au haut volé ; le matériel de la brassine est défectueux, sauf la chaudière ; la chaine du puits est aussi défectueuse et le pavé du fourneau ne vaut plus rien. On visite ensuite l'étable des vaches, ceux des cochons et des chevaux, dont les plafonds sont à remplacer, ainsi que les toits dont les werres et les lattes sont pourries. (en octobre 1769, le géomètre-arpenteur P. Simonon a mesuré tous les biens de la cense, pour les Carmélites (fonds n° 331)) La grande porte d'entrée est à réparer comme son toit d'ardoises, et il faut recrépir tout l'intérieur des bâtiments, d'un bout à l'autre. Si la grange est en règle, la cave sous la grange et son archer (èrtchi) défectueux. Le « maka » manque à la grande porte d'entrée, ce qui laisse supposer qu'elle était généralement fermée.


16 Le prix de vente à Nicolas Moyse s'élève à 414 florins brabant de rente par an, plus les charges (voir en page 3 de cette notice le détail des charges principales). Rappelons ici que le muid vaut 245 litres 69 de grains. * En 1792 le locataire est Jean Grailet. * Le 26 août 1793 (Cour de Justice de- Melen, reg. 2l) Cet acte nous apprend que Nicolas Moyse a abandonné depuis plus d'un an la cense de Labouxhe, puisqu'il a passé cet acte d'abandon devant le notaire Sébastien Rassenfosse le 23 mai 1792. Aussi, les Carmélites, non payées de leur rente sont rentrées en possession de leur bien qui entretemps a même été occupé sans droit par les Crahay, qui avaient gardé des prétentions. Les Carmélites obtiennent par action de Justice le déguerpissement des Crahay. Ce 26 août 1793 à la suite des évènements révolutionnaires, invasion française, etc., elles vendent à nouveau leur cense de Labouxhe avec la permission du Père supérieur provincial, à Jean Grégoire Lesoinne comme on l'a vu au début de cette notice. La cense compte alors l1 bonniers 7 verges grandes et 13 petites 1/4 (le bonnier vaut 87 ares 17, la verge grande 4 ares 35. Le prix de vente fut de 300 florins brabants de rente, plus les charges. A cette vente de 1793, les charges sont : 1- une rente de 3 muids 7 setiers d’épeautre à payer à la collégiale St Denis de Liège ; 2- une rente de 2 muids d’épeautre au Comte de Hinnisdael, propriétaire du château du Bois de Micheroux. 3- une rente de 3 muids 4 setiers 3 quartes à Madame Gérardin, soit en tout 9 muids 3 quartes, à 200 florins brabant le muid, soit en tout 1893 florins bbt 15 sols. L’acheteur ne paie qu’une rente de 300 florins aux Carmélites. (1 muid = 245 litres 69. Un bonnier = 87 ares 17, et une verge grande= 4 ares 35). A noter que la ferme à l'Est (Demaret) est aussi propriété des Lesoinne. Selon la tradition, les Carmélites furent longtemps propriétaires de la Cour de Labouxhe ; on peut imaginer que ce fut pour elles une maison de campagne, où elles venaient l'été respirer le bon air de la campagne et reprendre des couleurs, si on peut dire. Elles durent s'abstenir d'y venir lors des passages et logements des troupes de Louis XV allant combattre du côté de Maestricht (siège). La cense continua d'être en plus une brasserie et le lieu de ventes publiques. La belle entrée principale avec son « teutai » datée de 1707 indique l'adjonction de nouveaux bâtiments et une restauration générale.


17 Au 19 ème siècle. Sous le régime français, les Lesoinne continuent à posséder la Cour de Labouxhe, exploitée par leur locataire. * En 1833 (cadastre primitif), la cense et ses terres sont la propriété de Dominique Pâque, de Liége, époux d'une Lesoinne, tandis que vers 1860 (cadastre Popp), c'est Pierre Joseph Lempereur, mais qui continue d'habiter sa ferme à Sonkeu. Ce Pierre Lempereur - Rousseau a acheté la cense où d'ailleurs il est né. Pierre Joseph Lempereur, né à Melen le 19 octobre l82l, est l'époux de Ferdinande Rousseau, née en 1818. Leur fille Marie Thérèse Joséphine Lempereur épouse Lambert Denis Grailet, né à Evegnée le 5 juin 1851. Pierre Joseph Lempereur, fils de Pierre François Lempereur, décède le 3 fevrier 1863, au n° 83, section de Labouxhe. Sa fille et son gendre Lambert Grailet continuent l'exploitation de la Cense de Labouxhe. * Au recensement de 1847, les locataires sont la veuve Rennotte-Bouxtay et ses deux filles, dont l'une épouse en 1848 Nicolas Lewalle. Le propriétaire est alors Pierre Joseph Lempereur-Rousseau, il habite au 104 à Sonkeu. * Au recensement de 1857, les locataires sont Nicolas Lewalle-Rennotte et leurs 3 enfants (n° de la maison : 125). * Au recensement de 1881 (n° 105 au chemin de Wandre à Herve), on trouve Ferdinande Rousseau, née à Battice en 1818, veuve de Pierre Lempereur, cultivatrice, avec sa fille Ferdinande Lempereur, née à Melen en 1854, son autre fille Rosalie Joséphine, née à Melen en 1860, et son petitfils François Joseph Grailet, né à Melen le 19 août 1886, donc le fils de Lambert Denis Grailet et de Marie Thérèse Joséphine Lempereur et en plus un domestique hollandais, Chrétien Meertens, né en 1843, sorti de Melen en avril 1882. Evènement tragique : Thérèse Joséphine Lempereur, épouse de Lambert Denis Grailet habitait avec son rnari à Parfondvaux (Saive) ; elle attendait déjà la naissance de son enfant François quand elle apprend la disparition de son mari, porté à la boisson, sans doute noyé en Meuse. Alors elle vient accoucher à la cense aux bawettes, chez sa mère, puis retourne à Parfondvaux auprès de ses autres enfants. Cet enfant François passa quelques années aux Bawettes, puis retourna à Saive, quand il fut en âge d'école. Il est revenu à Melen en 1908 travailler à la ferme des Bawettes, où il se maria en 1921 et où il resta jusqu'à sa mort. * Au registre de population de 1892 (au n° 141, chemin de Jupille à Labouxhe) on rencontre à la cense Jean Limpens, né à Nuth (Hollande) le 14 novembre 1852 cultivateur avec son épouse Rosalie Joséphine Lempereur, née à Melen le 19 août 1860 ; il s'étaient mariés en 1888 - on trouve encore la mère de Rosalie, Ferdinande Rousseau, qui decèdera en 1895 ; la sœur de Rosalie, Ferdinande Lempereur, née à Melen en 1854 cultivatrice ; le neveu de Rosalie, Pierre Denis Grailet, né à Melen en 1875 ; un autre neveu, rayé en 1897, rentré de Saive le 28 décembre 1900. Il s'agit évidemment du petit François Grailet né en 1886. Enfin des ouvriers agricoles successifs : Maytjens, Waltmans , Moonen, tous hollandais apparemment.


18 Remarquons que Pierre Denis Grailet ci-dessus ira par la suite s'établir comme fermier à quelques l00 m de la cense aux bawettes, en revenant vers le carrefour de la grotte, c'est à dire à la maison du maréchal-ferrant Servais Cortenraed, encore un hollandais, né à Eysden en 1848. Pierre Grailet construira une étable de vaches, là au débouché du vieux chemin de Wandre disparu, près de la croix du carrefour ; cette maison du maréchal-ferrant servit aussi de cabaret pendant des années, à la suite de la construction de la route de Jupille, car on y avait établi un droit de « barrière » sur le passage des chevaux et charrettes, ces revenus servant à payer la construction de la nouvelle, première route bien empierrée dans Melen. * Au registre de population de 1948, on relève qu'à Melen, il n'y a pas moins de 174 mineurs actifs et 87 mineurs pensionnés, pour 129 cultivateurs et 152 ouvriers de fabriques. Dans ce registre, à la cense aux Bawettes (n°69 rue de la Résistance) on trouve François Joseph Grailet, né à Melen le 19 août 1886, fils de Lambert Denis Grailet et de Thérèse Lempereur ; marié à Melen le 30 mars 1921 avec Joséphine Julienne Colson, née à Melen en 1886, fille de Servais Joseph Colson et de Marie Closon : leurs deux fils sont : - Lambert François Joseph Grailet , né à Melen le 29 janvier l922, cultivateur, qui épousa à Heurele-Romain le 17 mai 1951 Jeanne Marie Troclet, décédée à Hermalle le 12 juillet 2018. - Servais François Joseph Grailet, né à Melen le 25 fevrier 1924, marié en 1954 avec Berthe Moray ; cultivateur, puis mécanicien depuis 1953 à la laiterie de Herve ; sorti de Melen en 1954, après son mariage, pour Retinne, village natal de son épouse, à la grand-route Arsène Falla Leur fils Servais Grailet a été instituteur à Retinne jusque l’âge de la pension, et depuis, il se dévoue plus que jamais pour le patrimoine de la région, il organise des ballades pour la découverte des sites pittoresques et d’ailleurs il est aussi guide officiel de la ville de Liège, et notamment il commente les expositions qui ont lieu au musée rénové de la Boverie à Liège (Vie Wallonne). Les enfants de Lambert Grailet, nés à la cense aux Bawettes, sont : Francis, Marianne, Henri et Josiane, dont deux enfants se marient en cette fin d’année 2007.


19 Pour terminer l’historique de cette belle et attachante « Cense aux bawettes » comment ne pas évoquer la construction, dans les années 1960, de l’autoroute qui relie Liège et la Belgique à l’Allemagne, autoroute qui frôle de près la vieille cense (seule une étroite rue entre deux), et qui lui a, aussitôt et à jamais, enlevé paix, calme et tranquillité ! Recherches historiques : Jean Mornard Melen, novembre 2007 Familles. IA- Pierre Joseph Abry, tailleur, né le 14 mars 1801, veuf de Claire Françoise Pirau, fils de Marie Catherine Abry, épouse le 31 juillet 1839 à Liège Marie Catherine Delize, dit Lespagne, née à Liège le 6 septembre 1814, domiciliée rue devant les carmes, fille de Jean Lambert Delize, dit Lespagne, décédé à Liège le 9 janvier 1838 et de Marie Hyacinthe Bertrand, décédée à Liège le 13 février 1833, en présence de Félix Delize, dit Lespagne, frère de l’épouse (1). x x x IA- Jean Adam épouse Marie Agnès Henne le 5 avril 1711 à l’église de Herve (1). x x x IA- Jean Cathaghen épouse vers 1620 Marie Harzé. Ils ont 4 filles baptisées dans la paroisse Saint-Hubert à Liège : 1- Jeanne. P : Henri Remy ; M : Marie, de Fléron. 2- Marie. P : Gérard Bosman ; M : Marie Coune. 3- Marie Catherine. P : Libert Harzé ; M : Catherine Mibaize. 4-Marie Anne. P : Pierre Remy ; M : Anne Marie (1). x x x IA- Adam, de Doyard épouse Marguerite Longle, fille de Martin Longle, de Mélen. Ils ont 5 enfants 1- Martin. Il suit IIA. 2-Adam. Il suit IIB. 3- Jean. Il suit IIC. 4- une fille épouse Abel Lesoinne. 5- Marguerite, de Doyard, épouse le 4 mai 1608 dans l’église de Herve Cloes Renard, fils de Mathi Renard, de chêne de Loup (1). IIA- Martin, de Doyard (IA-1), épouse le 18 novembre 1607 à Herve Catherine, de Bellefontaine, fille de Johan, de Bellefontaine, et de Catherine Bruet, fille d’Olivier Bruet. Ils ont 8 enfants, dont 6 au moins sont baptisés à Herve : 1- Adam. Il suit IIIA. 2- Jean. Il suit IIIB. 3- Martin le 10 juin 1619. 4- Catherine, de Doyard, le 2 décembre 1620. Elle épouse Mathieu Delvaux, fils de Servais Delvaux, et d’Idoule Jacob, fille de Nicolas Jacob. 5 Martin, le 21 février 1624. Il suit IIIC. 6- Olivier, le 7 mars 1627. 7- Marguerite, le 17 septembre 1630.


20 8- Olivier, le 4 août 1634. Il est échevin de la Cour de justice du ban de Herve et décède le 9 avril 1720 dans la paroisse de Herve. Catherine, épouse de Martin Bellefontaine décède le 8 août 1636 dans la paroisse de Herve. Martin Bellefontaine décède le 5 octobre 1636 dans la paroisse de Herve (1). IIB- Adam, de Doyard, le jeune, épouse une fille de Wuillaume Servais, de Saremont, et de Marguerite Bouillienne, fille d’Ernould Bouillienne. Ils ont un fils et 2 filles : 1- Marguerite, de Doyard. Elle épouse le 1er janvier 1645 Pirot Jean Mathi et décède veuve, le 30 novembre 1702, dans la paroisse de Herve. 2- Ernould. Il suit IIIA. 3- Anne, de Doyard. Elle épouse vers 1660 Lambert Hakin et décède honnête veuve, munie du sacrement d’extrême-onction, ayant fait ses dévotions peu de temps auparavant, dans la paroisse de Bolland (1). IIC- Jean Adam, de Doyard, a 7 enfants : 1- Renard. Il suit IIIB. 2- Christian. .Il suit IIIC. 3- Adam. Il suit IIID. 4- Michel. 5- Marie, de Doyard, épouse Olivier Henri, de Waucomont, le 4-11-1646, dans l’église de Herve. 6- Marguerite, de Doyard, épouse vers 1643 Franck Thomas, de Xhenemont, fils de Thomas Franck, de Petitbois, et de Marie, de Halleux. 7- Servais. Il suit IIIE (1). IIIA- Adam Bellefontaine (IIA-1) épouse Jeanne Lewalle, fille d’Arnotte Lewalle, de Mélen, et de Catherine Renotte. Ils ont 4 enfants, dont au moins 3 sont baptisés dans la paroisse de Herve : 1- Martin. Il suit IVA. 2- Catherine Bellefontaine le 10 février 1642. Elle épouse vers 1671 Jean Gérard, baptisé dans la paroisse de Herve le 9 février 1645, fils de Thiry Gérard, et d’Oudelette, de Chaineux. Catherine Bellefontaine, veuve de Jean Thiry, de Waucomont, décède 20 octobre 1735 dans la paroisse de Herve. 3- Arnould Bellefontaine le 29 août 1644. Il épouse Catherine, de Battice. 4- Marguerite Bellefontaine le14 août 1647. Elle épouse Thiry Jean Laurent, de Gurné. Jeanne Lewalle décède le 10 février 1686 dans la paroisse de Herve Adam, de Bellefontaine, décède le 19 mars1693 dans la paroisse de Herve IIIB- Renard, de Doyard, dit le ‘Hoytoy’, en 1648, (IIC-1) épouse vers 1647 Catherine Mathieu, fille de Jean Mathieu. Ils ont un fils baptisé dans la paroisse de Bolland : 1- Jean le 23 août 1648. P : Arnold Christiane, bailly de Bolland ; M : Catherine, fille de Renard Gauthier. IIIB- Renard, de Doyard, (IIC-1) épouse vers 1655 Anne, de Wadeleux, fille de Mathi Sandre, de Wadeleux, et de Jeanne Frambach, de Loneux. Ils demeurent à Loneux et ont une fille baptisée dans la paroisse de Bolland : 1- Marie le 22 août 1656. P : Piron Craheau ; M : Mademoiselle Toulmonde, bailleresse de Bolland (1).


21 IIIC- Jean Adam, fils de Jean Adam, de Doyard, (IIC-2) épouse dans l’église de Herve le 15 novembre 1642 Anne Sauvage, baptisée dans la paroisse de Herve, fille de Jean Jacques, de Gurné, et de Martinon Ernolet, fille d’Henri Jean Ernolet. Ils ont 8 enfants, dont 7 au moins sont baptisés dans la paroisse de Bolland : 1- Noël. Il décède dans la paroisse de Bolland le 17 juin 1681, muni des sacrements. 2- Jean le 19 juin 1646 : P : Arnould Christian ; M : Marguerite, fille de Jean Adam. 3- Martine Adam le 3 juin 1646. P : Renard Jean Adam ; M : Mademoiselle Toulmonde. Elle épouse le 21 octobre 1674 dans l’église de Herve Henri Barthélemy, de Fays, baptisé dans la paroisse de Herve le 29 mai 1650, fils de Barthélemy Henry Barthélemy, de Fays, et de Marie Delvaux, fille de Piron Martin Delvaux. 4- Marie le 18 février 1648. P : Massin Servais ; M : Anne, de Fauwe. 5- Jacques le 30 avril 1649. P : Ernould, fils d’Adam de Doyard ; M : Marie Jacquemin. Il décède dans la paroisse de Bolland le 16 octobre 1675. 6- Christian le 11 février 1652. P : Martin Adam le jeune ; M : Catherine, fille de Claude, de Stockis. 7- Anne Adam le 10 février 1655. P : Willem Halen ; M : Jehenne Malaise, de la Brassine. Elle épouse le 21 février 1679 à l’église de Bolland Jean Frins le jeune, baptisé à Bolland le 10 décembre 1643, fils de Jean Frins et d’Anne Hosseau. 8- Marie le 16 novembre 1665. P : Jean Lambert Fortemps ; M : Marie, fille d’André Lacotte. Adam, fils de Christian Jean Adam, décède dans la paroisse de Bolland le 7 juin 1681, muni des sacrements. Anne Sauvage, veuve de Christian Jean Adam, décède dans la paroisse de Bolland le 21 janvier 1695, munie des sacrements (1). IIID- Adam, de Doyard, (IIC-3) épouse en 1639 Catherine Jean Gauthier (1). IIIE- Servais Jean Adam, de Doyard, (IIC-7) épouse Marie Thomas, baptisée à Herve le 1er avril 1622, fille de Jacquemin Thomas le Rousseau et de Marie, de Saremont. Ils ont 5 enfants dont 3 au moins sont baptisés à Bolland : 1- Gilles. Il suit IV. 2- Servais cité le 4 juin 1664. 3- Marie le 27 août 1648. P : Renard Jean Renard ; M : Anne, épouse de Massin, de Gurné. 4- Jean Baptiste le 24 juin 1651. P : Monsieur Arnold Christiane, bailly de la seigneurie de Bolland ; M :: Marie, fille de Jacques de Soinÿ. 5- Christophe le 24 janvier 1657. P : Monsieur Arnold Christiane, bailly de la seigneurie de Bolland ; M : Anne, épouse de Renard Jean Adam, de Loneux. Il suit IV. Il épouse Catherine Gathy. Servais Jean Adam épouse dans la paroisse de Bolland le 8 février 1674 et sa veuve Marie Jacquemin le 14 février 1687, munie des sacrements (1). IIIB- Jean Martin, de Doyard (IIA-2) épouse Anne Polis, fille de Polis Thomas Polis le Gas et d’une fille de Jean Ernolet. Ils ont 8 enfants baptisés dans la paroisse de Herve : 1-Marguerite le 8 novembre 1640. 2-Martine le 23 janvier 1642. 3- Anne, de Doyard, le 16 novembre 1644, dans la paroisse de Herstal. Elle épouse le 17 novembre 1667 à l’église de Herstal Mathieu Bologne, paroissien de Herstal, en présence des 2 témoins requis : Jehan Maille et Nicolas Marveaux.


22 Anne Polis décède dans la paroisse de Herstal le 1er janvier 1676. Mathieu Bologne le 16 février 1714. 4- Catherine, de Doyard, le 15 novembre 1646. Elle épouse le 15 février 1684 à Herve Winand Mathy, baptisé à Herve le 18 avril 1641, fils de Jean Mathy le jeune, de Battice, et de Catherine, de Sironval. 5- Martin le 29 août 1649. Il suit IVB. 6- Marie le 23 juillet 1652. 7- Jeanne le 27 novembre 1654. 8- Elisabeth, de Doyard, baptisée le 20 août 1659, épouse le 27 septembre 1687 dans l’église de Herve, Jean Deliège, baptisé dans la paroisse de Charneux le 25 février 1650, fils d’Henri Jean Pasqueau Deliège et de Catherine Cusin, fille de Jean Cornet Cusin. Elisabeth, de Doyard, de Bellefontaine, épouse de Jean Deliège, décède dans la paroisse de Herve le 29 janvier 1740. Jean Martin, de Bellefontaine, décède dans la paroisse de Herve le 18 janvier 1666. Sa veuve Anne Polis décède dans la paroisse de Herve le 9 mars 1693 (1). IIIC- Martin, de Doyard, baptisé le 21 février 1624 (IIA-5) épouse Marguerite, de Hodiamont, fille de Jean Pasqueau le jeune et de Pentecôte, de Lutaster. Ils ont une fille baptisée dans la paroisse de Thimister :: Marguerite, de Doyard, le 14 avril 1655. P : Adam Martin ; M : Damide, épouse de Wuillaume, des Colombs. Elle épouse vers 1679 Mathy Olivier, de Stockis, fils d’Olivier Jean Olivier et d’Ailid Jacques, fille de Mathi Jacques. Devenue veuve, elle épouse le 26 avril 1683 dans l’église de Thimister Mathieu Bebronne, soldat, fils de Mathieu Bebronne et de Marie Cerfontaine. Mathieu Bebronne est assassiné le 22 mars 1685, alors qu’il se rendait à Herve, et est enterré à Herve Devenue veuve, elle épouse Jean Thiernagant le 1er février 1691 dans l’église de Herve. Marguerite, de Hodiamont, décède l6 octobre 1669 et est ensevelie le même jour. Ses obsèques sont célébrées le 18 novembre 1669 dans l’église de Thimister (1). IIIC- Martin, de Doyard, (IIA-5), veuf, épouse le 7 février 1658 dans l’église de Thimister Marie Cloes, fille de Guillaume Cloes, de Fexhe-Slins, et d’Idelette Lewalle : Ils ont 4 enfants baptisés dans la paroisse de Thimister : 1- Martin le 11 décembre 1658. P : Olivier Martin ; M : Catherine, épouse de Jehan Pasquea. Il suit IV. Il épouse Agnès Sauveur. 2- Guillaume le 22 octobre 1662. P : Martin Adam ; M : Catherine, fille de Jean Henri Moreau. 3- Guillaume le 7 mars 1665. P : Nicolas Jacquinet ; M : Anne, fille de Thiry Ernotte. 4- Catherine, de Doyard, le 8 avril 1669. P : Frambach, fils de Thiry Ernotte ; M :Ely, épouse de Gingaye. Elle épouse Joseph Jean Joseph le 14 octobre 1720 dans l’église de Herve (1). IVB- Martin, de Doyard, baptisé le 19 août 1649, épouse le 17 février 1686 dans l’église de Herve Marie, de Saremont, baptisée le 18 janvier 1656 dans la paroisse de Charneux, fille d’Arnold Antoine, de Saremont, et de Jeanne Henrard, fille d’Henri Léonard Henrard. Ils ont 6 enfants baptisés dans la paroisse de Herve : 1- Anne Marie, de Doyard, le 20 février 1687. Elle épouse François Rahier le 30 janvier 1717 dans l’église de Herve et décède le 2 mai 1748 dans la paroisse de Bolland. 2- Jeanne le 11 décembre 1688.


23 3- Jeanne Catherine, de Doyard, le 10 mars 1680. Elle épouse Henri Michel Fonsny le 2 février 1719 à l’église de Herve. 4- Elisabeth le 23 septembre 1692. 5- Jean le 15 septembre 1693. Il suit V. 6- Marie Jeanne le 13 avril 1696. Marie, de Saremont, décède le 9 juillet 1698 dans la paroisse de Herve et Martin, de Doyard, de Bellefontaine, le 29 mai 1730 (1). IA- Adam, fils de Jean Adam, de Doyard, épouse Catherine Gauthier, fille de Jean Gauthier. Ils ont 3 filles baptisées dans la paroisse de Bolland : 1- Marie le 21 janvier 1646. P : Michel Jean Adam ; M : la demoiselle Marie Toulmonde. 2- Catherine le 13 avril 1648. P : Thomas le Liégeois ; M : Marie Jacquemin. 3- Marguerite le 8 février 1651. P : Martin, de Bellefontaine ; M :.Oudelette Pirot. . Adam, fils de Jean Adam, de Doyard, décède dans la paroisse de Bolland le 4 décembre 1675 (1). x x x Le 18 octobre 1681, le notaire A. Hagelstein authentifie 2 déclarations : Jean Monseur, du ban de Charneux, âgé de 56 ans déclare que Jaspar, de Spa, a épousé en 1652 ou 1653 la fille de Frédéric, de la Haye. Barbe Woos (?), veuve de Wuillaume Gillis, de Mauhin, âgée de 60 ans, déclare que lorsque le marquis de Faubert vint prendre son rafraîchissement dans le pays de Limbourg, il y a environ 27 ou 28 ans, l’épouse de Jaspar, de Spa, avait un enfant et qu’ils s’étaient réfugiés avec elle dans la seigneurie de Neufchâteau (1). x x x Le 27 mars 1886, Michel Gérard Dewez, né à Huy le 18 juillet 1860, domicilié à Liège, à la rue Sainte-Marguerite, fils d’Antoine Joseph Luc Dewez, décédé le 18 octobre 1880, et de Marie Suzanne Bernard, domiciliée à Huy, épouse Anne Marie Charlotte Dossin, née à Liège le 15 octobre 1864, domiciliée à la rue Pierreuse, fille de Laurent Joseph Dossin, âgé de 56 ans, boulanger, et de Marie Elisabeth Walthéry décédée, en présence d’Eugène Walthéry, âgé de 55 ans, boulanger à Verviers, de Guillaume Dossin, cordonnier, âgé de 44 ans, oncle de l’épouse, Victor Bernard, industriel, oncle de l’épouse , domicilié à Huy et de Jules Dewez, médecin vétérinaire, domicilié à Walhain Saint-Paul, âgé de 38 ans, frère de l’époux (1). Le 27 mars 1886, Victor Lucien Dewez, docteur en médecine, chirurgien, fils d’Antoine Joseph Luc Dewez, décédé le 18 octobre 1880, et de Marie Suzanne Bernard, âgée de 59 ans, négociante à Huy, épouse Laurence Marie Amélie Dossin, née à Liège le 10 août 1862, domiciliée à la rue Pierreuse, fille de Laurent Joseph Dossin, âgé de 56 ans, boulanger, et de Marie Elisabeth Walthéry décédée (1). x x x Le 22 septembre 1761, André Dor épouse Jeanne Verdin dans l’église de Cerexhe-Heuseux (1). (Fl mars 1982 p.11) x x x IA- Lucas, de Harzé, épouse Marie Leroy. Ils ont 3 enfants, dont 2 sont baptisés dans la paroisse de Bolland :


24 1- Marie. 2- Jacques le 16 septembre 1636. 3- Zacharie le 28 octobre 1641. Lucas, de Harzé, décède à Bolland le 4 septembre 1676 et sa veuve Marie Leroy le 28 février 1680 (1). IA- Grégoire Harzé épouse Catherine David, fille de Renson David. (Fl septembre 1985 p.182 IIB-7 et décembre 2002 p.22 I-4) Ils ont 10 enfants baptisés dans la paroisse de Fléron : Le 21 février 1669, Grégoire fils de Grégoire Harzé est témoin du mariage dans l’église de Fléron de Françoise, fille de Fassin Jean Bertholet, de Saive, et de Paul Grailet (Fl 1990 p 98 et Fl 2003-2 p 40) Le 16 août 1671, Grégoire fils de Grégoire Harzé est parrain d'un enfant d’Henri Cokaiko baptisé dans la paroisse de Fléron (Fl 1989-4 p 96) 1- Grégoire le 2 juillet 1649. P : Pierre Harzé ; M : Catherine fille de Lambert Renson David. 2- David le 29 août 1652. P : Renson David ; M : Marie ( ?) Lambert Renson ; 3- Marie le 3 février 1654. P : Jean Lambert Renson ; M : Anne Renson ; 4- Servais le 24 août 1656. P : François fils de Melchior Delsemme ; M : Catherine Renson David ; 5- Servais le 23 novembre 1657. P : Olivier Labye ; M : Anne fille Bertholet ; il fut baptisé par la sagefemme veuve de Franck Monseur (Fl mars 2006 p.66) . 6- Elisabeth le 30 janvier 1662. P : Paulus Dor mayeur de Retinne ; M : Jeanne Houge, épouse de Jean Lambert David. 7- David le 14 février 1664. P : Jean fils de Bertholet Jean Bertholet ; M : une fille de Lambert David ; 8- Catherine le 29 mars 1665. P : François Delsemme ; M : Gertrude, fille de Lambert David. . Elle épouse André Sauvage et est veuve quand elle décède à Fléron le 4 décembre 1724. Le 12 mars 1681 Catherine fille de feu Grégoire Harzé est marraine à Fléron d'un enfant de Jacques Cokaiko (Fl 1989-4 p 96). Le 25 novembre 1684 à Embourg, Catherine Harzé est témoin au mariage de Vincent Lamoureux et Marie, de Cornemont (Fl 2002-2 p 95) Le 22 novembre 1687, à Fléron, Catherine fille de feu Grégoire Harzé, est marraine d'un enfant de David fils de Renson David (Fl 2002-4 p 25). Le 31 août 1693, Catherine Harzé épouse de André Sauvage est marraine à Fléron d'un enfant de Piron Collard Servais Renson (Fl 2003-2 p 9). 9- Anne le 15 septembre 1667. P : Denis Pakay Gros Denis ; M : Marie, fille de Paulus Dor, de Retinne ; elle épouse le 10 février 1687 dans l’église de Mélen Michel Lesoinne, baptisé le 10 février 1687 fils de Thomas Lesoinne et de Pâquette Jean Michel, de Chefneux (Alfred Lamarche, Les alliances van der Heyden a Hauzeur Lesoinne, Le Parchemin, 1980, p.41). Le 20 septembre 1689, Anne Harzé, épouse de Michel Lesoinne, est marraine d'un enfant de Piron Collard Servais Renson baptisé dans la paroisse de Fléron (Fl 2003-2 p 9). 10- Pierre le 11 mars 1670. P : Jean Morea ; M : Marie fille de feu Hendrick Terff. Il suit IIA. ‘Honorable’ Grégoire Harzé décède à Fléron le 6 avril 1673 et sa veuve le 27 décembre 1699 (1). IA- Pierre Harzé (IA-10) épouse le 9 février 1695 dans la chapelle de Retinne Elisabeth Lesoinne, fille de Thomas Lesoinne, paroissienne de Mélen, en présence de 5 témoins dont 2 requis : Pierre Falloise, Jean Guillaume Ronpère, Pierre Petit, Marie Lesoinne, Pâquette, de Fecher, et de Balthazar Dor, avec la permission du curé. Ils ont 3 enfants baptisés dans la paroisse de Fléron : 1- Marie Catherine le 6 août 1696. P : André, de Bois ; M : Marguerite Lesoinne. Elle décède ‘innocente’ dans la paroisse de Fléron le 19 décembre 1724 ; 2- Elisabeth le 28 juin 1699. P : Jean Lesoinne ; M : Marie fille de feu Jean Morea. Elle épouse Jean Troisfontaines.


25 3- Grégoire le 21 septembre 1702 ; P ; Collas, de Fecher ; M : Catherine Morea. Il décède, célibataire, le 21 avril 1762. Pierre Harzé décède dans la paroisse de Fléron le 8 février 1725 et sa veuve Elisabeth Lesoinne le 7 février 1733. Le 8 mars 1694, Pierre Harzé est parrain à Fléron d'un enfant de Piron Nicolas Renson. (Fl 2003-2 p 8) Le 8 février 1695, Pierre Harzé est témoin au mariage célébré dans l’église de Fléron de Marie Wauthy, fille de Thomas Wauthy, et d’Hubert le forgeron, fils de Jean le forgeron (1). (Fl 19mars 1090p 48) x x x IA- André Lathomi épouse Anne-Marie Beaurieu, fille de Jaspar Daniel Beaurieu et de Jeanne Henri le jardinier. Ils ont une fille baptisée dans la paroisse de Bolland : 1- Ailid le 15 octobre 1706. P : Balthazar Lathomi ; M : Gertrude Lathomi (1). x x x IA- Françoise Lemoine a un fils illégitime baptisé dans la paroisse de Fléron : 1- Jacques Joseph le 24 août 1793. P : Charles Lemoine ; M : Jeanne Truillet (2). x x x IA- Pierre Naissant, manœuvre à Romsée, fils de Jean François Naissant, décédé à Xhendelesse en 1807 et de Marie Jeanne Pire, décédée à Soumagne en 1797, se marie en août 1822 à l’église de Magnée (3) x x x IA- Henri Lardinois, fils de Gérard Léonard Lardinois, reçoit le 29 janvier 1688 de son curé de Herve un certificat d’aptitude pour épouser le 1er février 1688 à Andrimont Elisabeth Fraipont, fille de Barthélemy Fraipont et d’Anne Delclisor. Ils ont 6enfants baptisés à Herve : 1- Gérard le 29 octobre 1688. Il suit IIA. 2- Barthélemy le 2 juillet 1691. Il suit IIB/ 3- Marie Lardinois le 11 janvier 1695. Elle épouse le 8 novembre 1716 à Herve Louis Monseur, baptisé à Herve le 14 mai 1689, fils de Denis Jean Hubert Monseur et de Marie Louis, fille de Pirot Louis. Ils ont 9 enfants baptisés à Chaineux. 4- Anne Marie Lardinois le 7 octobre 1698. Elle épouse le 28 octobre 1727 à Herve Jacques Chaineux, baptisé à Herve le 10 décembre 1678, fils de Jacquemin Jacques, de Chaineux, et de Marie Laurent, fille de Gérard Laurent. Ils ont 4 enfants baptisés à Herve. 5- Henri le 20 octobre 1700. Il suit IIC. 6- André le 24 septembre 1702. Il suit IID. IIA- Gérard Lardinois baptisé le 29 octobre 1688 (IA-1) épouse le 19 octobre 1716 à Herve, Marguerite Waucomont munie d’un certificat d’aptitude signé le 16 octobre 1716 par son curé de Petit-Rechain, fille de Pirot Jean Mathieu le jeune et de Marie Poulet, fille de Renson Poulet. Ils ont 8 enfants baptisés à Herve : 1-.Henri le 3 septembre 1717. 2- Marie Marguerite le 29 novembre 1718. 3-Elisabeth Joseph le 27 août 1720. 4- Anne Joseph le 18 novembre 1722. 5- Elisabeth Joseph le 21 juillet 1724. 6- Pierre François le 7 décembre 1726


26 7- Marguerite Joseph le 1er novembre 1729. 8- Marguerite Henriette Françoise le 14 octobre 1734. Marguerite Waucomont, veuve du marchand de vins Gérard Lardinois, décède à un âge fort avancé le 26 septembre 1775, à Keumont, dans la paroisse de Bolland. IIB- Barthélemy Lardinois baptisé le 2 juillet 1691 (IA-2) épouse le 5 février 1718 à Herve Elisabeth Rogister, baptisée à Herve le 13 mars 1698, fille de Jean Servais Rogister et de Jeanne Isabelle Simar. Ils ont 11 enfants baptisés à Herve 1- Elisabeth Joseph le28 novembre 1718. 2- Isabelle Marguerite le 15 février 1720. 3- Henri Charles Joseph le 19 mars 1722. 4- Jean Joseph le 19 janvier 1724. 5- 5- Barthélemy Joseph le 24 mai 1726. 6- Elisabeth Joseph Lardinois le 3 novembre 1727, épouse le 19 mars 1759 dans la chapelle de la Bienheureuse Marie Vierge à Noblehaye Jean Waucomont, baptisé à Bolland le 23 janvier 1727, fils d’Adam Waucomont et de Catherine Dumont, en présence du révérend J. Waucomont qui bénit le mariage et des 2 témoins requis : Anne Marie Lardinois et le révérend Henri Coutelier, prêtre, après avoir obtenu la dispense de l’empêchement car on était en temps de carême, où l’on ne peut se marier sans permission. Ils ont 9 enfants baptisés à Herve. 6- Marie Catherine le 29 janvier 1730 7- 8- Anne Marie le 22 mars 1732. 8- Marie Marguerite le 2 mai 1734. 9- 10- Barthélemy Joseph le 1er janvier 1739 11- Marguerite Dieudonnée le 30 juillet 1741. Barthélemy Lardinois décède le 10 juillet 1751. Sa veuve Elisabeth Joseph Rogister décède pieusement le 1er décembre 1768, à Bellefontaine, chez son gendre Jean Waucomont, laissant en vie 7 enfants. IIC- Henri Lardinois, baptisé le baptisé 20 octobre 1700 (IA-5) épouse le 5 juillet 1730 à Herve Anne Marie Dewez, baptisée à Herve le 1er octobre 1707, fille de Jean Pierre Dewez et d’Elisabeth Delvoie. Ils ont 7 enfants baptisés à Herve 1- Elisabeth Joseph le 1er juillet 1731. 2- Elisabeth Joseph le 27 novembre 1734. 3- Mathieu François le 10 janvier 1741. 4- Barthélemy François le 22 novembre 1742. 5- Pierre François le 25 juin 1745. 6- Pierre Joseph Barthélemy le 24 août 1746. 7- Anne Marie Dieudonnée le 23 février 1750. Anne Marie Dewez, épouse d’Henri Lardinois, décède à Herve le 17 février 1784. IID- André Lardinois, baptisé le 24 septembre 1702 (IA-6) épouse le 24 février 1732 à Herve Catherine Delhez, baptisée à Herve le 4 février 1701, fille de Martin Jacques Delhez et de Jacques le jeune Gérard China. Ils ont 5 enfants baptisés le 1er à Herve et les 4 autres à Chaineux : 1- Henri Joseph le 22 janvier 1733. 2- Martin Bartholomé le 15 octobre 1735. P. Bartholomé Lardinois ; M : Jeanne Melette. 3- Henri Joseph le 7 avril 1738. P. Louis Monseur pour Mathieu Ernotte ; M : Catherine Penay.


27 4- Elisabeth Joseph le 23 octobre 1740. P. Mathieu Poumay ; M : Anne Lardinois. 5- Jeanne Catherine le 10 juin 1743. P. Henri Lardinois ; M : Marie Pirot x x x IA- Jacques Lardinois, dit aussi le Pailly épouse Jeanne Xherboteu, fille de Servais Xherboteu. Ils ont 10 enfants dont 8 au moins sont baptisés à Herve : 1- François Guillaume le 3 décembre 1647. Il suit IIA. 2- Catherine Lardinois le 5 novembre 1651 épouse Colas Fabri. Ils ont 2 filles baptisées à Herve : a- Marie Jeanne le 4 mars 16813- Marguerite le 3 décembre1647. Catherine Lardinois, veuve épouse Barthélemy Defays Ils ont 3 enfants baptisés à Herve : b- Jeanne Marie Defays le 22 février 1673 épouse en 1691 Jean Henri Michel le boucher. c- Jacques le 18 février 1675. d- Jean Barthélemy le13 mai 1677. 4- Jacques le 5 novembre 1653. 5- Jeanne le 27 avril 1653. 6- Servais le.26 mars 1654. 7- Jacques le 23 juillet 1655. 8- Jacques le 9 octobre 1658. 9- Marie Jeanne le 31 décembre 1660. 10- Barbe Lardinois le 17 octobre 1662. Elle épouse le 18 juin 1702 Nicolas Barchon, fils de Guillaume Barchon et d’Anne Heselle, fille de Denis Pasqueau Heselle. IIA- François Lardinois, fils de Jacques Lardinois, dit aussi Pailly, et de Jeanne Xherboteu, fille de Servais Xherboteu, (IA-1) épouse le 28 mai 1679 à Herve Catherine Paquot baptisée à Herve le 7 mars 1651, fille de Colin Paquot le jeune et de Catherine Bauduin. IIA- François Lardinois, fils de Jacques Lardinois, dit parfois Pailly, et de Jeanne Xherboteu, fille de Servais Xherboteu, veuf, épouse le 21 janvier 1689 à Herve Marie Godard baptisée à Herve le 4 mai 1670, fille de Jean Georges Godard et de Marguerite Poulet, fille de Renson Poulet. Ils ont 5 enfants baptisés à Herve : 1- Jeanne Marguerite le 14 juillet 1690. 2- Jean Jacques Alexandre le 31 janvier 1692. il suit IIIA. 3- Marguerite le 30 décembre 1693. 4- Guillaume François le 9 mars 1696. 5- Marie Françoise Lardinois, le 4 juillet 1698. Elle épouse Antoine Frambach. IIIA- Jean Jacques Alexandre Lardinois baptisé le 31 janvier 1692 (IIA-2) épouse le 7 janvier 1714 à Herve Marguerite Jodogne. Ils ont 10 enfants baptisés à Herve : 1-François Guillaume le 19 décembre 1714. 2-Marie Françoise le 7 décembre 1716. 3- Jean Jacques le 18 décembre 1718. 4- Marie Marguerite le 12 janvier 1721. 5- Catherine Françoise le 17 mars 1722. 6- Jacques François le 5 juillet 1723. 7- Guillaume le 18 janvier 1726. 8- Jean Servais le 2 août 1728. 10- Anne Catherine le 124 février 1731 11- 10- Nicolas Joseph le 13 mars 1735. x


28 IIB- Barbe Lardinois baptisée le 17 octobre 1662 (IA-10) épouse le 18 août 1687 à Herve Nicolas Hauregard, baptisé à Herve le 12 décembre 1666, fils de Collas Michel, de Hauregard, et de Marie Paquot, fille de Colin Paquot. Ils ont 7 enfants dont 6 au moins sont baptisés à Herve : 1- Marie Françoise Hauregard. Elle épouse Herman Leclou le jeune. Ils ont 4 enfants baptisés à Charneux du 15 décembre 1714 au 17 juin 1721. 2- Nicolas Corneille le 4 juillet 1668, moine à l’abbaye-du Val-Dieu (p.100). 3- Jeanne Marie Hauregard le 18 janvier 1690. Elle épouse Lambert Longville. Ils ont un fils : Nicolas, baptisé à Charneux le 28 janvier 1718. Jeanne Marie Hauregard, épouse de Lambert Longville décède à Julémont le 21 octobre 1740. 4- Marie Jeanne le 30 juillet 1692. 5- Mathias François le 23 février 1695. 6- Jean François le 9 septembre 1698. Il suit IIIB. 7- Barbe Catherine Hauregard le 8 juillet 1701. Elle épouse le 15 juillet 1729 à Charneux Jean Pirotte, en présence des 2 témoins requis : Gaspard Pirotte et Marie Elisabeth Thomsin. Ils ont 6 enfants baptisés à Charneux. IIIB- Jean François Hauregard, baptisé le 9 septembre 1698 (IIB-6) épouse Catherine Thomsin, baptisée à Charneux le 20 décembre 1700, fille de Jean Thomsin et de Catherine Fortemps. Ils ont 7 enfants baptisés à Charneux : 1- Nicolas François le 21 janvier 1728. P : Mathieu Thomsin ; M : Barbe Catherine Hauregard. 2- Jean François le 10 octobre 1729. P : Jean Pirotte ; M : Marie Catherine Lhoest. 3- Barbe le 5 octobre 1733. P : Nicolas Deshayes ; M : Jeanne Marie Hauregard. 4- Jean Mathieu le 30 avril 1736. P : Gilles Gilet; M : Catherine Thomsin. 5- Marie Catherine le 20 mars 1739. P : Polis Dresse le jeune ; M : Thérèse Sironval. 6- Mathieu Joseph le 13 juin 1742. P : Mathieu Overbach ; M : Marie Thérèse Lecomte. 7- Marie Anne le 2 mars 1746. P :Jean François Deshayes ; M : Catherine Françoise Thomsin. x IA- Henri Joseph Lardinois baptisé le 31 janvier 1692 (IIA-2) épouse le 7 janvier 1714 à Herve Marie Joseph Bragard. Ils ont 5 enfants baptisés à Charneux : 1- Catherine Joseph le 13 octobre 1763. P : Jean Joseph Hansez ; M : Marguerite Demolin. 2- 2- Nicolas Guillaume le 6 février 1765. P : Jean François Bragard ; M : Elisabeth Joseph Lardinois. 2- André Joseph le 14 juin 1768. P : Jean François Bragard ; M : Jeanne Catherine Lardinois. 3- Marie Marguerite le 17 décembre 1769. P : Gilles Joseph Dewez ; M : Marguerite Demolin. 4- Catherine Joseph le 10 janvier 1773. P : Mathieu Joseph Bragard ; M : Elisabeth Joseph Lardinoi IA- Jaspar Henri, de Chauveheid, dit Lardinois, épouse le 11 juillet 1618 à Herve Eve Servais, fille de Pirot le gros Servais et d’une fille d’Henri Sibar. Ils ont 7 enfants dont 6 au moins sont baptisés à Herve :


29 1- Jaspar. Il suit IIA. 2- Marie jumelle le 3 juillet 1621. 3- Eve jumelle le 3 juillet 1621. 4- Marie Lardinois le 9 juillet 1622.Elle épouse Jean Xherboteux, fils de Thomas Xherboteux. Ils ont 2 fils baptisés à Herve. 5- Pirot le 31 mai 1624. 6- Catherine Lardinois le 20 décembre 1626. Elle épouse le 12 mars 1650 à Herve Jean Levêque, baptisé à Herve le 3 août 1629, fils de Mathonet Collas Levêque et de Marie, de Lien. Ils ont 7 enfants baptisés à Herve. 7- Anne le 28 février 1629. Eve Servais, veuve de Jean Guillaume Lambert Lardinois, décède à Herve le 17 août 1673. IIA- Jaspar Henri, de Chauveheid, dit Lardinois, (IA-1) épouse le 7 janvier 1741 à Herve Marie Toussaint. Ils ont un garçon baptisé à Herve : 1-Jean le 18 décembre 1718. x IA- Jean Jacques Lardinois épouse le 6 novembre 1745 à Theux Catherine Faber. Catherine Faber, épouse de Jean Jacques Lardinois, décède à Theux le 22 septembre 1747. x x x IA- Servais Rogister (Fl juin 2055 p.77 IID-2) épouse le 14 janvier 1656 à Herve Jeanne, de Hacq, fille de Jean Olivier, de Hacq et de Jeanne Pirot, fille de Gérard Pirot. Ils ont 8 enfants baptisés à Herve : 1- Mathias le 12 octobre 1656. Il décède à Herve le 18 novembre 1725. 2- Jeanne le 3 décembre1658. Elle décède à Herve le 10 septembre 1718. 3- Jean le 4 novembre 1660. 4- Catherine Rogister le 1er août 1662. Elle épouse à Herve le 25 octobre 1700 Guillaume Listray. Ils ont 3 enfants baptisés à Herve. Catherine Rogister, veuve de Guillaume Listray, décède à Herve le 15 février 1741. 5- Marie le 3 mars1665. 6- Gertrude le 22 mai 1667. Elle décède à Herve le 23 avril 1735. 7- Jean Servais le 20 novembre 1669.il suit IIA. 8- Elisabeth le 28 mai 1672. Jeanne, de Hacq, décède à Herve le 25 janvier 1692 et son mari Servais, de Rogister, 4 jours plus tard, le 29 janvier 1692. IA- Jean Servais Rogister, baptisé le 20 novembre 1669 (IA-2) épouse le 23 mai 1696 à Herve Jeanne Isabelle Simar (Fl septembre 2004 p.31). Ils ont 8 enfants baptisés à Herve : 1- Servais le 13 février 1697. 2- Elisabeth Rogister le 13 mars 1698 épouse le Barthélemy Lardinois (IIB). 3- Jeanne Isabelle Rogister le 17 juillet 1700 épouse le 14 janvier 1726 à Herve Mathieu Antoine Lecomte. Ils ont 4 enfants baptisés à Herve. Mathieu Antoine Lecomte décède à Herve le 1er mai 1733. Jeanne Isabelle Rogister épouse vers 1736 Simon Xhoneux. 4- Anne Catherine Rogister le 20 décembre 1702 épouse le.23 novembre 1722 à Herve Toussaint Léonard Coutelier, baptisé à Herve le 1er novembre 1694, fils d’Henri Gilles le Coutelier et de Catherine Piraux, fille de Jaspar Piraux.


30 Ils ont 7 enfants baptisés à Herve dont c- Jean Antoine qui épouse en 1750 Ida Joseph Lejeune et décède en 1762. Anne Catherine Rogister décède à Herve le 13 mai 1738 et son mari, le marchand Toussaint Coutelier, le 21 décembre 1761. 5- Marie Pétronille Rogister le 28 février 1705 épouse le.10 avril 1725 Jean François Beauprez, baptisé à Herve le 22 août 1702, fils de Laurent Jean Gérard Mathieu et de Reine Coutelier. Ils ont 6 enfants baptisés à Herve. Jean François Beauprez décède à Herve le 9 novembre 1737. Marie Pétronille Rogister, veuve, épouse le.20 mai 1738 à Herve Noël Coutelier, baptisé à Herve le 25 décembre 1705, fils de Léonard Gillet Coutelier et de Marie Reul. Ils ont 5 enfants baptisés à Herve. Marie Pétronille Coutelier, veuve de Noël Coutelier, décède à Herve le 9 janvier 1768. 6- Hubert le 20 avril 1707. 7- Robert Joseph le 30 octobre 1708. 8- Jean Joseph le 17 octobre1710. Il suit IIIA. Jean Servais Rogister décède à Herve le 22 janvier 1712. IIIA- Jean Joseph Rogister, baptisé le 17 octobre1710. (IIA-8) épouse le 6 février 1733 à Herve, Ida Lemaire baptisée le 24 juillet 1709, fille de Guillaume Lemaire et d’Ida, de Colomb. . Ils ont 7 enfants baptisés à Herve : 1- Jeanne Isabelle le 24 février 1734. 2- Guillaume Joseph le 12 décembre 1734. 3- Jean Joseph le 14 septembre 1736. Il suit IVA.4- Toussaint Joseph le 9 juin 1738. 5- Ida Joseph le 29 juillet 1739.6- Toussaint Joseph le14 avril 1742. 7- Ida le 2 mai 1743. IVA- Jean Joseph Rogister, baptisé le 14 septembre 1736 (IIIA-3) épouse le 24 août 1760 à Liège, dans la paroisse de Sainte Madeleine, Elisabeth Crousman en présence du révérend Gilles Massin, mandaté pour bénir le mariage et des 2 témoins requis : Jacques Wilmet et Jacques Ernotte, fils de Léonard Ernotte. Tous deux sont paroissiens de Sainte-Madeleine. Ils ont 5 enfants baptisés à la chapelle de Notre-Dame-aux-Fonts, à Liège : 1- Jacques Joseph le 16 janvier 1761. P : Jacques Wilmet ; M : Elisabeth Crousman. 2- Jean baptiste Laurent le 19 juin 1762. P : Jean Baptiste Beckers ; M : Anne Catherine Henrard au nom de Gertrude Vivario. 3- Pierre Guillaume le 19 février 1765. P : Pierre Guillaume Franck ; M : Anne Claire Crousman. 4- Marie Jeanne le 19 février1779. P : Jean Pierre Gerlick ; M : Marie Marguerite Collard. 5- Nicolas Louis le 10 décembre 1776. P : Nicolas Joseph Parent ; M : Jacqueline Louise Paillard. Elisabeth Crousman décède le 14 mars 1777 dans la paroisse de Sainte-Madeleine à Liège. Jean Joseph Rogister veuf, épouse Anne Gertrude Baghus le 12 avril 1779 à Liège, dans l’église des capucins, en présence des 2 témoins requis : Nicolas Joseph Parent et Anne Gertrude Baghus. Tous deux sont paroissiens de Sainte-Madeleine. Ils ont un fils : 6- André Rogister. Il épouse Marie Joseph Begge Ligot à Verviers. Ils ont 5 enfants : Jean Joseph Rogister décède à Liège le 11 avril 1804. x x x Référence : (1) aimablement publié sur Internet par Monsieur André Coméliau. Archives de l’Etat à Liège : Paroisse de Fléron (2): n° 16 ; Paroisse de Magnée : (3). P. Guérin.


31 Partages. Le 16 mars 1720, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens situés à Romsée, de Remy Aimond, entre son fils, son petit-fils, sa fille et son gendre : 1- Henri Aimond, père et mambour de Remy Aimond, né de son 1er mariage avec Jehenne Guillaume. 2- Béatrice Aimond, épouse de Gille Leviteux (1). Le 13 février 1696, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens situés à Elheur, d’Henri Andriane, fis d’André Jacques Andriane, en 3 lots, entre ses 2 fils et sa fille : 1- Jean Andriane. 2- André Andriane. 3- Anne Andriane, assistée de ses 2 oncles et mambours : Stas Beaufort et Jean Aimond (1). Le 15 avril 1633, après le décès de Bauduin Badon, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de Jupille mettent sous la garde de leur loi le partage de ses biens entre sa fille et son gendre : 1- Catherine Badon. 2- Denis Fassotte (13). Le 15 avril 1637, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de l’avouerie de Fléron mettent sous la garde de leur loi l’activité économique entre Catherine Badon, fille de feu Bauduin Badon, de Magnée, et son beau-frère Lambert Fassotte, fils de Denis Fassotte (8). Le 24 novembre 1737, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de biens de Colas Barchon, en 3 lots, entre ses 2 fils, sa fille et son gendre : 1- Denis Barchon.2- Nicolas Barchon. 3- Lambert Micha, époux de Jehenne Barchon (1). Le 15 octobre 1681, après le décès de Jacques Bauduinet, époux de Catherine Gilman, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens en 5 lots entre ses 5 enfants et son gendre : 1-Bauduin Bauduinet. 2- Gilles Bauduinet. 3- Jacques Bauduinet. 4- Noël, de Wégimont, époux de Catherine Bauduinet. 5- Linette Bauduinet, représentée par ses 2 mambours : Jacques Bauduinet et Jean Bauduinet (1). Le 21septembre 1699, après le décès de Jacques Bauduinet le jeune, époux de Catherine, de Wégimont, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens en 4 lots entre : 1- son fils Gilles Bauduinet, demeurant à Soxhluse. 2- son gendre, Noël, de Wégimont, époux de Catherine Bauduinet. 3-Catherine de Wégimont, veuve, pour elle et pour sa fille Catherine Bauduinet. 4- sa fille Linette Bauduinet, représentée par ses 2 mambours : Noël, de Wégimont, et Jean Bauduinet (1). Le 4 mars 1706, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens d’honorable Jean Bauduinet et d’Isabeau Gilmar, en 4 lots, entre leurs 2 fils, leurs 2 filles et leurs 2 gendres : 1- Bauduin Bauduinet. 2- Jacques Bauduinet.


32 3- Bauduin Debouny, époux d’Anne Bauduinet. 4- Jean Aimond, époux de Catherine Bauduinet (1). Le 11avril 1707, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens de Bertho Bertholet l’aîné, en 5 lots, entre ses 2 fils, ses 2 filles, sa bru et ses enfants : 1- Gilles Bertholet. 2- Bauduin Bertholet. 3- Marie Bertholet. 4- les enfants mineurs d’Elisabeth Sacré, veuve de Bertho Bertholet le jeune, représentés par leurs 2 mambours : Bauduin Souheur l’aîné et Henri Sacré, fils de Jean Sacré. 5- Catherine Bertholet, épouse de Jacques Mormans, représentée par Bauduin Bertholet (1). Le 27 août 1633, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de l’avouerie de Fléron mettent sous la garde de leur loi l’activité économique entre Thomas Bontemps, dit Pirard, meunier de Fraipont, époux de Catherine Badon, fille de Bauduin Badon, dit de la haut’, demeurant à Magnée (9). Le 20 mars 1703, après le décès de Gabriel le Cambresier, époux de Martinon Magnée, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens situés sur le faweux, en 4 lots, entre ses 2 fils et ses 2 gendres : 1- Remy le Cambresier. 2- Noël le Cambresier. 3- Gilles Debouny, époux de Catherine le Cambresier. 4-Jacques Nivard, époux d’Anne le Cambresier, ses 2 filles assistées par leur grand-père Remy le Cambresier. Le 25 mars 1698, après le décès de Pierre, de Chèvremont, époux d’Héluy Fassotte, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens, en 2 lots, entre ses 2 enfants et son gendre : 1- Jean, de Chèvremont. 2- Henri Sacré, fils de feu Jean Sacré, époux d’Elisabeth, de Chèvremont (1). Le 5 mars 1689, après le décès d’Henri Crabus, fils de Gilles Crabus, époux d’Agnès, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens 6 en lots entre leurs 6 enfants : 1- Jean Crabus. 2- Gilles Crabus. 3- Béatrice Crabus. 4- Nicolas Crabus, âgé de 32 ans. 5- Anne-Marie Crabus, âgée de 24 ans. 6-Agnès Crabus, représentée par ses 2 mambours : Henri Kaye, d’Elheur, et Bertho Bertholet. Le 3 mars 1717, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens de l’honorable Jean Crabus et de Catherine Fléron, en 3 lots, entre ses 2 fils et son gendre 1- Nicolas Foulon. 2-Denis. Crabus 3- Gérard Crabus, représentés par leurs 2 mambours : Nicolas Foulon et Noël le Cambresier (1). Le 10 mars 1717, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens de Jean Crabus et de Catherine Fléron, en 2 lots, entre leurs 2 filles : 1- Anne Crabus. 2- Catherine Crabus (1). Crahay-Soiron


33 Le 28 janvier 1712, après le décès de l’honorable Nicolas Crahay l’aîné, capitaine de Romsée et d’Anne Soiron, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens situés à Romsée, en 6 lots, entre ses 3 fils, ses 3 filles, ses 2gendres et ses petits-enfants : 1- Nicolas Crahay. 2- Mathieu Crahay. 3- Pierre Crahay. 4- Bertho Noël, époux de Jeanne Crahay. 5- Denis Léonard, époux de Marguerite Crahay. 6 Catherine Crahay, veuve de Bauduin Souheur, et ses enfants mineurs représentés par leur mambour Mathieu Souheur (1). Le 11 avril 1701, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens de Thomas Debouny, fils de Gilles Debouny, en 5 lots, entre ses 3 fils et ses 2 gendres : 1- Gilles Debouny. 2- Thomas Debouny.3- Colas Debouny. 4- Bietmé Micha. 5- Jean le Balowe (en français hanneton) (1). Le 2 juillet 1627, après le décès de Gielet Debouny, époux de Jehanne, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de l’avouerie de Fléron mettent sous la garde de leur loi le partage de ses biens, suivant son testament authentiqué le 19 mai 1629 par le chapelain de Chênée Thomas Fabry, en 6 lots, entre ses 2 fils ; ses 4 filles et ses 3 gendres : 1- Lambert Debouny.2- Gielet Debouny, époux de Jehenne. 3- Jehenne Debouny. 4- Léonard le Chanteroy, époux de Maroie Debouny/ 5- Alard Ysata, époux d’une fille Debouny 6- Idelette Debouny, impotente de ses membres, âgée de 34 ans (2). Le 3 décembre 1636, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de l’avouerie de Fléron mettent sous la garde de leur loi le renon par Jehenne, veuve de Gielet Debouny, à l’usufruit des biens de son mari décédé, en faveur de leur fille Linette Debouny, âgée de 40 ans, et de leur gendre Thiry Saburdin, fils d’Hubert Thiry, dit Saburdin (3). Le 24 avril 1713, après le décès de Lambert Debouny, fils de Gilles Debouny, et de Marguerite Lequaré, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens en 3 lots, entre ses 3 fils et sa petite- fille : 1- Gilles Debouny. 2- Jacques Debouny. 3- Lambert Debouny et sa fille Jehenne Debouny, Jehenne représentée par son mambour Henri Lequaré (1). Le 4 février 1681, après le décès de Roland Decroupet, époux de Béatrice Kaye, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens entre ses enfants et son gendre. 1- leurs enfants mineurs représentés par leurs 2 mambours : Henri Kaye et Roland Decroupet. 2- Jean Parent, époux d’Isabeau Decroupet (1). Le 15 novembre 1717, après le décès de Gérard Deville, époux de Marie le Parmentier, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens situés à Romsée, en 6 lots, entre leurs 5 fils, leur fille et leur gendre : 1- Guillaume Deville. 2- Noël Deville. 3- Philippe Deville. 4- Gérard Deville. 5- Bauduin Deville. 6- Simon Pirard, époux d’Anne Deville (1). Le 17 décembre 1635, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de l’avouerie de Fléron mettent sous la garde de leur loi la vente à l’enchère publique par Jehenne, veuve de Lambert Fassotte, fils de Denis Fassotte et l’adjudication à sa sœur Catherine Badon (6).


34 Le 8 janvier 1635, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de l’avouerie de Fléron mettent sous la garde de leur loi l’activité économique entre Johan Fassotte, de Magnée, et Mathieu Gilmar, tous deux gendres de feu Bauduin Badon, de Magnée (7). Le 21 avril 1634, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de l’avouerie de Fléron mettent sous la garde de leur loi l’activité économique entre Denis Fassotte, de Magnée et Jean le berger, époux de Jehenne, veuve de Lambert Fassotte, fils de Denis Fassotte, pour les enfants orphelins de son 1er mariage (4). Le 15 janvier 1693, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens de Franck Fléron, en 4 lots, entre son fils sa fille et ses 2 gendres : 1- Michel Fléron. 2-Catherine Fléron. 3-Bertholet, de Saive. 4- Jacques Bauduinet (1). Le 9 mars 1715, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de biens de Martin Fléron, en 2 lots, entre son fils, sa fille et son gendre : 1- Martin Fléron, fils d’Henri Martin Fléron, résidant à Beyne. 2- Gilles Debouny, époux de Marie Fléron, résidant à Chaumont (1). Le 26 mars 1695, après le décès de Bauduin Gaete, époux de Catherine, de Saive, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens situés à Magnée, en 3 lots, entre leurs 3 fils : 1-Denis Gaete.2-Renson Gaete. 3-Bauduin Gaete, assistés de leurs oncles et mambours : Denis Gaete et Jean, de Saive, fils de Jacquemin, de Saive (1). Le 18 juin 1633, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de l’avouerie de Fléron mettent sous la garde de leur loi l’activité économique de Mathieu Gilmar le jeune, de Magnée, gendre de feu Bauduin Badon, de Magnée (10). Le 30 juin 1686, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage, en 4 lots, des biens de leur mère et de leur grand-mère, par les 3 enfants et le gendre Jean Guérin, fils d’André Guérin, de Romsée : 1- Jean Guérin 2- Noël Guérin. 3- Marguerite Guérin, ces 2 derniers représentés par leurs 2 mambours : Jean Guérin, fils de Jean Guérin et Herman le Parmentier. 4- Franck Leclercq, fils de Mathieu Leclercq (1). Le 1er avril 1682, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens situés à Elheur, d’Henri Jaminon et de Jeanne le minon, fille de Piron le minon en 5 lots entre leurs 5 enfants et leurs 2 gendres : 1- Henri Jaminon. 2- Marguerite Jaminon. 3- Marie Jaminon. 4- Louis Poron, fils d’Hubert Piron, époux d’une fille Jaminon. 5- Servais, époux de Jeanne Jaminon (1). Le 4 février 1681, après le décès d’Henri Kaye, époux de Béatrice Bauduinet, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens en 7 lots entre son fils et ses 6 gendres : 1- Henri Kaye. 2-Henri Crabus, fils de Gilles Crabus, 3- Jean Desasy, fils de Colas Desasy. 4 -Jean Sacré. 5- Jean Debouny. 6- Jacques Préalle. 7- Remy Aimond (1).


35 Le 1er juin 1639, après le décès de Bauduin Badon, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de Jupille mettent sous la garde de leur loi la participation de son gendre Jean Léonard, époux de Jehenne Badon au partage d’une maison située à Chantraine (16). Le 27 novembre 1714, après le décès de Jean Léonard, époux de Gelette Leclercq, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens en 2 lots, entre son fils et sa fille : 1- Jean Léonard. 2- Pâquette Léonard (1). Le 5 juillet 1695,1 le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens situés à Romsée, de Bauduin Lequaré, en 2 lots, entre son fils et son gendre : 1- Gilles Lequaré. 2- Gilles Debouny, fils de Lambert Debouny, époux de Reine Lequaré (1). Le 3 mars 1686, après le décès de Bauduin Lequaré, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens, en 5 lots entre son frère, son neveu et ses 3 gendres : A- 1- André Lequaré de Chaumont, son frère, d’une part. B- le fils et les 3 gendres de son frère Thomas Lequaré.: 2- Henri Lequaré.3- Etienne Bertho. 4- Henri Debouny. 5- Toussaint Renchon (1). Le 31 décembre 1696, après le décès de Franck Lequaré, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens situés à Chaumont, en 4 lots, entre son fils et ses 3 gendres 1- Gabriel Lequaré. 2- Lequaré (= Barthélemy) Pire. 3- Joseph Debouny. 4- Jean Stienne, fils de Jean Stienne (1). Le 16 février 1707, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de biens situés à Romsée en 2 parts entre :-Henri Lequaré, fils de Thomas Lequaré/ 2- Oudon Lequaré, veuve d’Henri Debouny, représentée par son mambour : Gilles Debouny (1). Le 5 juillet 1695, après le décès de Béatrice Bauduin, épouse de Bauduin Lequaré, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens, en 3 lots, entre leurs 2 fils et leur fille : 1- Gilles Lequaré. 2- Bauduin Lequaré. 3- Catherine Lequaré, représentés par leurs 2 mambours : Bauduin Lequaré et Gilles Debouny, fils de Lambert Debouny (1). Le 19 janvier 1712, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens de Noël Lequaré en 4 lots, entre son fils, ses 3 filles et ses 3 gendres : 1- Bauduin Lequaré. 2- Jean le Viveroux, époux de Marie Lequaré. 3- Mathieu Leclercq, époux de Catherine Lequaré. 4- Guillaume Martin, époux de Jehenne Lequaré. Ce Noël Lequaré est l’oncle de Jehenne Micha, épouse de Noël Guérin (1). Le 3 avril 1685, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens de Jehenne, veuve de Thomas Lequaré, de Romsée, en 5 lots, entre leurs 2 fils et leurs 3 gendres : 1- Jean Lequaré. 2- Henri Lequaré. 3- Stienne Bertho. 4- Henri Debouny. 5- Toussaint Renchon, fils de Servais Renchon (1).


36 Le 5 juillet 1695 après le décès de Colin Magis et de Jehenne Bauduin, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de leurs biens, en 3 lots, entre leurs 3 fils : 1- Bauduin Magis. 2- Colas Magis. 3- Toussaint Magis, représentés par leurs 2 mambours : Henri, de Faweux, et Amand Spiroux, leur grand-oncle maternel (1). Le 29 mars 1634, après le décès de Bauduin Badon, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de Jupille mettent sous la garde de leur loi le partage de ses biens situés à Magnée entre ses 2 gendres : 1- Jean Mathy, demeurant à la Haute-Fraipont. 2- Mathy Gilmar (12). Le 16 mars 1637, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens situés à Romsée de Jehenne, veuve de Mathi Micha, en 2 lots, entre son fils, sa fille et son gendre : 1- Vincent Micha. 2- Amand Spiroux, époux de Jehenne Micha (1). Le 3 février 1682, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens d’Henri Noël et de Marguerite, des Agaz, en 3 lots entre leur fils et leurs 2 filles : 1- Henri Noël, résidant en Bouny. 2- Jeanne Noël. 3- Marguerite Noël (1). Le 4 mai 1683, après le décès de Bertho Noël, de Romsée, époux de Linette Stienne, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de leurs biens en 7 lots entre leurs 7 enfants, neveux de Thomas Debouny, fils de Gilles Debouny : 1- Etienne Noël. 2- Bertho Noël, âgé de 26 ans. 3- Marie Noël, âgée de 27 ans.4- Héluy Noël, âgée de 28 ans (1). 5- Catherine Noël, âgée de 30 ans. 6- Martine Noël, âgée de 36 ans. 7- Lambert Noël, expatrié, représentée par leur oncle Thiry Stienne. Le 3 mars 1708, après le décès de Bauduin le Parmentier, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens situés à Romsée, en 2 lots, entre son fils, son gendre et ses 6 enfants : 1- Herman le Parmentier. 2- Gérard Deville, veuf de Marie le Parmentier et ses 6 enfants : 1- Guillaume Deville 2- Philippe Deville, pour eux et pour : 3- leur frère Noël Deville, et 3 enfants encore mineurs : :4-Gérard Deville.5- Bauduin Deville et 6-Anne Deville, représentés par leurs 2 mambours :leur père Gérard Deville et Jacques Bauduinet (1). Le 12 mars 1715, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de biens situés à Romsée, d’Herman le Parmentier, en 3 lots, entre son fils et ses 2 gendres : 1- Jean le Parmentier. 2- Jean Guillaume. 3- Simon le Foulon (1). Le 18 juillet 1692, après le décès de Bauduin Sacré, de Magnée, époux de Marguerite, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens, en 6 lots, entre ses 3 enfants et ses 3 gendres : 1- Henri Sacré.2- Jean Sacré, expatrié, représenté par son beau-frère Bertho Bertholet. 3- Bertho Bertholet. 4- Mathy le jeune, fils de Colas Mathy. 5- Stienne Mathy, fils de Jean Mathy. 6- Marguerite Sacré, âgée de 23 ans, assistée par son parrain : Michel Fléron, fils de Piron Fléron (1).


37 Le 26 mars 1693, après le décès de Jean Sacré, fils d’Hubert Sacré, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens, entre : A- Anne, veuve de Jean Sacré. - son fils Henri Sacré et sa fille Anne Sacré pour eux et pour leurs frères et leurs sœurs. B- la fille, les 2 fils et les 3 gendres de Bauduin Sacré, de Magnée : - Marguerite Sacré - Henri Sacré, de Magnée. - Stienne Mathy, fils de Jean Mathy. - Mathy Mathias, fils de Colas Mathias. - Bertho Bertholet pour lui et pour Jean Sacré, expatrié (1). Le 7 juin 1705, après le décès de Jean Sacré, époux d’Anne Kaye, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage de ses biens situés à Magnée, en 7 lots, entre ses 3 fils, ses 4 filles et son gendre : 1- Henri Sacré. 2-.Jean Sacré. 3- Wathieu Sacré. 4- Jean, de Chèvremont, époux d’Anne-Marie Sacré. 5- Elisabeth Sacré. 6- Béatrice Sacré. 7- Agnès Sacré (1). Le 7 janvier 1633, après le décès de Bauduin Badon, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de Jupille mettent sous la garde de leur loi le partage de ses biens entre ses 2 gendres : 1- Jean Vesture. 2- Lambert Fassotte, fils de Denis Fassotte (14). Le 12 janvier 1639, après le décès de Bauduin Badon, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de Jupille mettent sous la garde de leur loi la participation de son gendre Jean Silvester au partage de ses biens (15). Le 12 janvier 1637, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de l’avouerie de Fléron mettent sous la garde de leur loi l’activité économique entre Jean Silvester, gendre de feu Bauduin Badon, de Magnée, et son beau-frère Jean Mathy, de Fraipont (5). Le 3 avril 1658, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage, en 3 lots, de biens de Jean Silvester, demeurant à Elheur, en faveur de son fils, ses 2 filles et son gendre : 1- Jean Silvester, âgé de 18 ans, assisté par Jean Bertholet, dit Henus, Jean Léonard et Mathi Gilmar, oncles paternel et maternel. 2- Antoine, d’Elheur, époux de sa fille Marguerite Silvester, pour lui et pour : 3- sa fille Catherine Silvester, expatriée du pays (1). Le 10 avril 1697, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens de Bauduin Souheur, en 3 lots, entre ses 2 fils et sa fille : 1- Gilles Souheur. 2- Bauduin Souheur. 3- Catherine Souheur, assistée de son oncle et mambour Gilles Debouny (1). Le 20 juillet 1698, le notaire Bauduin Gilman authentifie le partage des biens situés sur Xhluse (en wallon Soxhluse) de Lambert Spiroux, fils d’Amand Spiroux et de Marie Pacquay, en 5 lots, entre leurs 5 fils : 1- Amand Spiroux. 2- Lambert Spiroux. 3- Stienne Spiroux. 4-Toussaint Spiroux. 5- Pacquay Spiroux (1). Le 9 avril 1633, le mayeur et les échevins de la Cour de justice de l’avouerie de Fléron mettent sous la garde de leur loi l’activité économique de Wilhem Dayeneux, époux de Maroie Badon : Jean Silvester, époux de Marie Badon, Lambert Fassotte, fils de Denis Fassotte, époux de Jehenne Badon; Jean Fassotte, époux d’Isabeau Badon ; Jean Mathy, de Fraipont, époux d’Oudelette Badon ; Mathy Gilmar le jeune, époux de


38 Marguerite Badon, filles de feu Bauduin Badon, de Magnée, et leur belle-sœur Catherine Badon (11). Référence. Archives de l’Etat à Liège. I- Cour de justice de l’avouerie de Fléron : (2) 37-40 ; (3) 40-260 ; (4) 41-314 ; (5) 40-273 ; (6) 40-189 ; (7) 40-48 et 49 ; (8) 39-181v ; (9) 39-185 ; (10) 39-167 ; (11) 39-111v ; II- I- Cour de justice de Jupille : (12) 89-338 ; (13) 88-77v ; (14) 88-546v ; (15) 91-66 ; (16) 93-135. III- Fonds des notaires : (1).B. Gilman, farde ‘partages’. x x x P. Guérin. = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = Mambournies. Le 15 mai 1578, les membres de l’Officialité donnent à Marie Guérin, âgée de 12 ans, et à Marguerite Guérin, enfants de Jean Guérin et de Catherine Sgrevens, pour parrain Guillaume Guérin qui accepte et prête le serment requis, et pour parrains l’oncle Gabriel Sgrevens, Pierre Menten, époux de la tante Anne Guérin et Jean Doupeye, parent du côté de la mère, qui acceptent et prêtent le serment requis (1). Le 9 décembre 1579, les membres de l’Officialité donnent à Jean ou (Joseph?) Haeghen, âgé de 16 ans, à Conrard Haeghen, âgé de 14 ans, et à Lambert Haeghen, âgé de 12 ans, enfants, de Joseph Haeghen et de Marie Ghyselies, pour parrains Conrard Haeghen et Servais Haeghen, docteurs en droit, neveux du côté du père, présents, qui acceptent et qui prêtent le serment requis du côté paternel et Philippe Ghérinx, docteur en médecine et Guillaume Ghérinx, parents du côté maternel, présents, qui acceptent et qui prêtent le serment requis du côté maternel (2). Le 9 septembre 1592, les membres de l’Officialité donnent à Maroie, fille aînée et à Marie, fille cadette de Guillaume Jentis et de Jacqueline delle père, pour tuteurs Libert Guérin, mari de Jacqueline delle père, etc (3). Le 22 janvier 1599, les membres de l’Officialité donnent à Idelette Sale, âgée de 13 ans, fille de Jean Sale et de Marie, de Fewodar, (lieu-dit situé près des Tawes à Liège), pour parrain Guillaume Guérin, mari de Damide, tante d’Idelette Sale, qui accepte et prête le serment requis (4). Le 23 septembre 1599, les membres de l’Officialité donnent à Gertrude Menten, âgée de 18 ans, et à Pierre Menten, âgé de 12 ans, enfants de Pierre Menten et d’Anne Ghérinx, pour parrains du côté paternel maître Guillaume Ghérinx et Jérôme Ghérinx, oncles paternels qui acceptent et prêtent le serment habituel, et pour parrains du côté maternel Henri Menten et Herman, de Panine, oncles maternels, qui acceptent et prêtent le serment habituel (5).


39 Le 3 septembre 1690, les membres de l’Officialité donnent à Marie Guérin, fille mineure de feu Walther Guérin et d’Anne Bauduinet pour tuteurs l’oncle Mélotte Bauduinet et Mathieu Ledent, cousin germain, qui acceptent et prêtent le serment habituel, en présence du curé de Flémalle, qui signe (6). De juillet 1640 à 1650, les membres de l’Officialité donnent à Lambert Lamoureux, âgé de 6 ans et à Elisabeth Lamoureux, enfants de Lambert Lamoureux et d’Elisabeth Guérin : pour tuteur, notamment Mathieu Guérin, qui accepte et prête le serment requis et habituel (7). Le 7 août 1651, les membres de l’Officialité donnent aux enfants de Pierre Dirick pour tuteur, notamment Léonard Guérin, qui accepte et prête le serment requis (8). Le 3 octobre 1651, les membres de l’Officialité donnent à Béatrice Paquot, âgée de 23 ans et à Marie Paquot, âgée de 20 ans, filles de Gilles Paquot et de Marie Mocquedor, pour tuteur, notamment leur oncle Servais Guérin, qui accepte et prête le serment requis (9). Le 7 octobre 1654, les membres de l’Officialité donnent à Jeanne Plaie, âgée de 16 ans, à Marie Plaie, âgée de 13 ans, à Pierre Plaie, âgé de 10 ans, à Louise Plaie, âgée de 7 ans et à Damide Plaie, âgée de 5 ans, enfants de Raskin Plaie et de Marie Guérin, plusieurs tuteurs, dont des Guérin, qui acceptent et prêtent le serment requis (10). Le21 juin 1663, les membres de l’Officialité donnent aux enfants mineurs de Léonard Bustin et d’Anne Guérin, pour tuteurs, François Bustin le jeune, oncle paternel, et Pierre Guérin le jeune, oncle maternel, qui acceptent et prêtent le serment requis (11). Le 7 octobre 1654, les membres de l’Officialité donnent aux enfants mineurs d’André Guérin et de feue Héluy le Parmentier pour tuteurs, Jean Guérin, oncle paternel, et Herman le Parmentier, cousin sous-germain, qui acceptent et prêtent le serment requis (12). Le 4 avril 1676, les membres de l’Officialité donnent aux enfants mineurs de Mathieu Ledent et d’Hubertine Guérin pour tuteurs Gilles Crespin et Walther Guérin, qui acceptent et prêtent le serment requis (13). Archives de l’Etat à Liège. Officialité. I- Mambournies : (1) 64-152 ; (2) ;66-62v ; (3) 79-52 ; (4) 84-160v ; (5) 84-210; (6) 211-424; (7) 116-284 ; (8) 117-45 ; (9) 117-54 ; (10) ; 118-75 ; (11) 119-151; (12) 120-308; (13) 120-654. x x x P. Guérin. = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = =


40 Léonard GRANDRY Un maître platineur liégeois en Lorraine Descendants probables de Simar de GRANDRY et d’Héluy Le MARECHAL1 , Léonard GRANDRY (fils de Noël ?) et son épouse Anne PIETTE, de la paroisse de Forêt, mariés avant 1659 2 , partent en Lorraine après 1665, pour les forges de Herserange dans la prévôté de Longwy, à proximité de l’actuel Grand Duché de Luxembourg et de la Belgique, maintenant dans le département de Meurthe et Moselle (54). Herserange dans la vallée de la Moulaine (prévôté de Longwy). Extrait de la carte de Cassini. XVIIIème siècle. Depuis le Moyen Age, et sans doute bien avant, des forges ont existé dans cette région naturellement favorable au développement de la sidérurgie : le minerai de fer, les cours d’eau et les forêts, tout était à pied d’œuvre. Sur le plateau qui longe l’ancienne frontière entre le Barrois et le Luxembourg, on extrayait, dans des gisements de surface, un minerai de fer riche, ne contenant que peu ou pas de phosphore, appelé fer fort, d’excellente qualité 3 . Au fil des siècles, sur le ruisseau de la Moulaine qui passe à Herserange avant de se jeter dans la Chiers, des retenues d’eau furent construites pour stocker l’énergie nécessaire à la marche des usines. Et, toute proche, la forêt domaniale de Sélomont fournissait les arbres indispensables pour la fabrication du charbon de bois qui servait à alimenter les forges. La forge de Herserange, dans la vallée de la Moulaine, est ancienne. Ses origines probables datent du XIVème siècle quand la forge de Launoy - ou Lannoy - implantée près du confluent des


41 ruisseaux de Moulaine et de la Côte Rouge (qui font la limite entre les territoires du village de Saulnes [Sonne] et du village de Herserange, tous deux dans la même paroisse de Herserange, d’où l’ambiguïté dans la désignation de la forge, parfois Saulnes, parfois Herserange), apparaît dans les comptes de la prévôté de Longwy en 1397, sans doute construite à une date antérieure et paie alors une redevance de 600 livres de fer en bandes 4 . En 1516, Jean de Ferraige, prévôt de Longwy, fait construire une platinerie en amont sur la Moulaine pour traiter les fers de cette forge (qui sera ruinée en 1545 faute de minerai suffisant dans les environs) 5 . En 1548, Clément de Rouvroy, seigneur de Herserange, demande à la régence de Lorraine l’autorisation de [re]construire une forge près du village, au confluent de la Moulaine et du ruisseau de la Côte Rouge, ce qui lui est accordé la même année et confirmé en 1553. Il devra payer par chacun an a la recepte dudit Longwy au terme de Noël cent livres de fer… à bandes… [et 12 francs par an] pour… ung prey appelé le Breuil Lannoy onquel il y auroit fait lestang… et aussi de pouvoir prendre la mine… ou ils la voudroient… dans le païs… 6 . L’usine est bâtie entre 1553 et 1557, car on sait qu’à partir de 1557 des livraisons de fer partant de Herserange sont faites à un négociant de Saint-Nicolas de Port, en Lorraine 7 . La forge est détruite en 1592, lors de la huitième guerre de religion. Mais au début du XVIIème siècle, politiquement plus calme, des industriels longoviciens relèvent les bâtiments ruinés à Herserange et en créent des nouveaux : en 1626 le haut fourneau de la Sauvage est bâti sur le ruisseau de la Côte Rouge8 . Avant 1630, le duc de Lorraine lui-même aquiert deux platineries sises au fond de la Molesne et les loue à un fermier pour 200 francs barrois 9 . En 1631, la guerre de Trente Ans commence en Lorraine traversée par toutes les armées, impériales et françaises. A la fin de l’année 1633, les Suédois sont à Longwy. C’est le début de l’effondrement économique. Le receveur de la prévôté écrit dans les comptes des années suivantes : nihil… à cause des guerres et ruines. Les épidémies et l’insécurité permanente ont fait fuir la plupart de la population. En 1646, les Français occupant toujours la région de Longwy, la paroisse de Herserange – qui comprend Sonne, Longlaville, Rodange, Larimont, la Sauvage et Herserange - est vidée de ses habitants. La forge de Herserange est détruite, celle de la Sauvage, ruinée, les platineries de Moulaine délaissées 10 . Les traités de Westphalie (1648), qui marquent officiellement la fin de la guerre de Trente Ans, n’apportent pas la paix en Lorraine et l’occupation par les Français se prolonge. Pourtant, François Thomassin, prévôt d’Arrancy, achète en 1650 les ruines de la forge de Herserange, celles d’Athus (en Belgique) et de la Sauvage, et prend à bail les platineries de la Moulaine qui appartiennent au duc 11 . La paix des Pyrénées, publiée à Longwy le 27 février 1660, libère enfin la prévôté de la présence française. L’indépendance retrouvée permet aux industriels locaux d’intensifier leur effort pour la remise en état de leurs usines. Ils font appel aux sidérurgistes wallons dont les compétences sont connues et recherchées en Lorraine depuis longtemps 12 . C’est dans ce contexte de relance économique que Leonard GRANDRY originaire de Prayon sous Forêt, maître platineur liégeois, s’installe avec sa famille, entre 1665 et 1667, aux platineries de Moulaine dont il est sans doute le responsable car, lorsque dans la nuit du 12 septembre 1667, un incendie détruit la platinerie de Molessne appartenant à Son Altesse, Léonard Grandruy, platineur audit lieu est amené à Longwy à la réquisition du sieur François Thomassin, prevôt d’Arrancy, pour y être incarcéré jusqu’à la fin de l’enquête qui doit conclure à ce que l’incendie est arrivé par la faute dudit Leonard, faute susceptible de le faire condamner au rétablissement de l’usine13 . Apparemment, Léonard Grandry fut déchargé de tous les soupçons qui pesaient sur lui, parce qu’après l’expertise des dégâts dus à cet incendie, le sieur Thomassin a l’obligation de rétablir l’une des platinerie de Moulaine, à ses frais et dépens, suivant le rapport du Sr de Malmaison, de faire toutes fournitures et façons ; les bois nécessaires luy seront marqués et délivrés en la forêt de Sélomont ; il laissera la deuxième platinerie, mais il rendra la première au bout de quinze ans en bon état de marche14 . En 1670, Longwy est investi une nouvelle fois par les troupes de Louis XIV et la prévôté devient définitivement française. Le château et la ville médiévale sont rasés par ordre du roi. Une nouvelle place forte est construite par Vauban près des ruines de l’ancienne ville. L’administration


42 française remplace l’administration barroise. Il ne semble pas que les usines locales aient souffert de ces changements. François Thomassin et son épouse Marguerite de Biever, sans enfants, cèdent en 1677 les forges de Herserange à leur nièce Marie Suzanne de Weyder à l’occasion de son mariage avec Jean Groulard de Jelhay, descendant d’une famille originaire de Durbuy, dans la province de Luxembourg. En 1698, la forge possède deux feux et une platinerie et utilise la fonte du fourneau d’Athus traitant 400 milliers de fer par an. Le complexe industriel qu’elle forme avec la Sauvage et la platinerie de Moulaine restera dans la même famille pendant encore un siècle15 avant de faire partie d’un important site métallurgique au XXème siècle, actuellement disparu… Essai de reconstitution du site des forges de Herserange à la fin du XVIIème siècle, d’après le Républicain Lorrain 1997. 1- Forge de Herserange ; 2- platinerie de Moulaine ; 3- Forge et fourneau de la Sauvage. Léonard Grandry, son épouse Anne Piette et leurs enfants, originaires de Prayon sous Forêt (province de Liège), deviennent « paroissiens » de Herserange dès leur arrivée. Après 1670, ils seront français comme tous les habitants de la prévôté de Longwy. Leurs 9 enfants feront souche dans la région et leurs descendants seront nombreux. 1-Jacques. B/ ca 1650 ?? X le 23/04/1684 à Longlaville, paroisse de Herserange, Magdeleine († 23/12/1685), fa Christ[ian] WENDEL et Claire SAUERFELT. Une fille : Marguerite b/ 02/12/1685 à Longlaville. x av. le 06/11/1709 le Sr Jean COLMAN de Thionville. XX ap. le 23/12/1685 et av. le 21/02/1688 Marguerite DECHEVE, b/ 24/06/1665 à Longwy, fa André et Catherine BOMBARDIER. Enfants nés à Rodange (paroisse de Herserange) : a- Anne b 21/02/1688. †1715 à Rodange. x le 12/01/1704 à Rodange, Maître Philippe JACQUINET, fs Louis et Marie Mathieu de Baranzy (B). Témoin : JFrançois Granry, son oncle. Enfants nés à Rodange. xx le 28/08/1712 Mtre Jean HUGREL paroissien de Hayange (54). b- Jeanne


43 x le 01/10/1721 à Rodange, Jacques BURKEL j. garçon, fs des défunts Georges, synodal et Catherine La Durelle. Témoin : JFrançois GRANRY, son oncle. Enfants nés à Rodange. c- Louis 1692-1708. d- Jean b 09/04/1696. e- Anne Catherine b 02/10/1698 x le 08/07/1714 à Rodange Jean Pierre HUGREL, laboureur à Rodange. Enfants. xx le 03/01/1730 Dominique FELTEN, laboureur à Rodange. f- Gertrude Louise b 15/04/1701. M : demoiselle Gertrude Louise de Groulard. g- Jacques b 27/06/1703. h- Marguerite b 26/09/1705 x Nicolas DOMMANGE xx le 13/02/1742 François GAUCHE de Villers la Montagne (54). Jacques GRANRY fut maître platineur aux forges de M. de Groulard à La Sauvage et à Herserange, maire perpétuel16 de Rodange où il résidait et syndic de la chapelle du lieu. Il mourut le 29/08/1713 à Rodange à environ 63 ans, inhumé dans la chapelle. Marguerite DECHEVE mourut le 09/09/1722 icelle aagée de 58 ans inhumée dans la chapelle de Rodange. 2- Jean. X avant le 04/03/1684 Christienne BODART fa Jean. Enfants nés à Longlaville (paroisse de Herserange) : a- Jean- b : 04/03/1684. M : Marie Granry. b- Marguerite- b : 16/10/1685. P : Jacques Granry. c- Jeanne- b : 28/04/1687 x le 25/11/1708 à Longlaville Gabriel DOMMANGE fs Louis et Catherine GILLET de la paroisse de Longuyon (54). Tem : Jean Granry, son père ; Noël et Jean François les Granry, ses oncles. Enfants. d- François- b : 29/01/1696. e- Martin- b : 17/05/1698. P : le Sr Martin Wendel - M : Marguerite Granry,j.fa. f- Anne Marie- b : 25/07/1701. M : A.Marie Bodart j.fa demeurant à Dinant (B). g- Nicolas- b : 19/02/1702. h- Christienne- b : 26/02/1706. M : Christienne Pethe. i- Jacques- b : 28/06/1707. P : Jacques Granry. Jean GRANRY fut patron platineur demeurant à Longlaville en 1686. Il mourut après 1721, sans doute à Longlaville. 3- Anne. B : 27/04/1659 à Forêt (B).P : Jean SIMON de Verviers. M : Gelle fa Piron MICHY. Notée paroissienne de Rodange dans le registre paroissial en 1688. 4- Noël. B : 17/11/1660 à Forêt. P : Jeuken fils Jan PIRA. M : Sabea x Simon REMACLE. X avant le 09/04/1684 Christienne Beatrix PETHE. Enfants nés à Longlaville (paroisse de Herserange) : a- Jacques- b : 09/04/1684. P : Jacques Granry. M : Christienne Bodart. b- Marie Anne- b : 17/01/1686 x le 27/11/1719 à Longlaville Dominique PAULUS fs Mathieu et Barbe BAEDEL paroissiens de Richemont (57- Moselle). Enfants. c- François- b : 29/09/1687. M : Marguerite de Cheve x Jacques Granry dmt à la forge de Herserange. x le 12/02/1736 à Longlaville Marie LANGARD fa François et Anne BRAYAN. Enfants. d- Léonard- b : ca 1690. e- Jean François- b : ca 1692 † 1717. f- Christienne- b : 27/02/1696 x le 09/09/1724 à Longlaville François DEHAYE, d’une famille originaire de Bomal (B), veuf de Jeanne Bodart, fs de Jean et Marguerite JACQUINET. Laboureur à Longlaville. Enfants. g- Pierre- b : 17/04/1699. M : Anne, j.fa à Maître Jacques Granry.


44 h- Jean- b : 19/11/1700. P : Jean, fs à Jean Granry frère de Noël. i- Christophe- b: 31/01/1704. M : Marguerite Dechève femme au Sr Jacques Granry demeurant à la forge de Herserange. Il sera prêtre. j- Marguerite- b : 07/01/1707. P : J.Martin Bodart. M : Marguerite Granry, j. fa. x le 26/11/1737 à Longlaville Nicolas WEBER fs de Nicolas et Marie BRUCK. Enfants Noël GRANRY, maître forgeron, fut enterré dans le cimetière de Longlaville le 10/12/1710 ; il avait environ 53 ans à son décès. Sa veuve, Christienne PETHE mourut le 11/06/1735 à Longlaville. 5- Jean François. B : 02/04/1663 à Forêt. P : Révérend père Nicolas COUPPOY. M : Catherine RENETTE. Peut-être Jean, cité plus haut ? 6- Jean François. B : 10/04/1665 à Forêt, filius Leonardi Grandry et Anna Piette conjug. P : R.P. Nicolas COUPPOY, curé. M : Helena GRANDRY. X le 13/01/1688 à Longwy Jeanne BRAYANT fa Humbert. Dans cet acte de mariage, on lit que Jean François Grandry est natif dal estat sur Prejon peis de lieges. Tem : Leonard Grandry père, et Jean Grandry frère. Enfants nés à Longlaville (paroisse de Herserange): a- Martin - b : 22/03/1688. P : Martin Christ Wendel. †1735 à environ 46 ans, célibataire. b- Marguerite- b : ca 1691 – 1718. c- Marie Charlotte- b : 12/10/1700. M : demoiselle Marie Charlotte de Groulard j. fa. x le 17/05/1731 à Longlaville maître Jacques MELARD fs Laurent et Barbe THURIN d’Hayange (57). Enfants. d- Jeanne- b : 10/11/1703. P : Jacques Granry, j. garçon. M : Jeanne Barbe de Groulard, j. fa. † 02/12/1745 à la forge de Herserange. x le 24/04/1735 à Longlaville Jean Pierre DASSIS, facteur de la forge de Herserange, fs Pierre et Jeanne HUSSON. Enfants. e- Jean- b : 24/09/1706. P : Jean Granry, j. garçon. M : Claire Bodart, j. fa de Longlaville. Maître Jean François GRANRY mourut à Longlaville le 13/08/1738 agé d’environ septante huit ans, a este inhumé dans l’église paroissiale. 7- Jeanne. Peut-être née à Forêt avant 1659 ? Peut-être née à Herserange avant le 29/09/1669, date à laquelle débute le registre paroissial. Marraine en 1688 de son neveu Martin, fs Jean François Granry et Jeanne Brayant. 8- Marie. Marraine en 1683 à Herserange et, absente, elle est remplacée par Anne Pierre femme à Leonard Grandry et mère à ladite marraine. X le 02/11/1695 à Longlaville (paroisse de Herserange) Jean Baptiste WAROQUY fs Antoine, maître marteleur à la forge de Villerupt (54) et Elisabeth GOBARD. Tem : Jacques, Jean, Jean François les GRANRY, ses frères. 9- Marguerite. B : 02/03/1672 à La Platinerie (paroisse de Herserange). P : François COLAS, chirurgien à Longwy. M : Mademoiselle Marguerite BIEVER femme à Mons. Thomassin. X avant le 24/06/1698 à Longlaville Jacques COURTOIS, maître forgeron. Enfants nés à Longlaville : a- Jean Grégoire- b : 24/06/1698. P : Grégoire Courtois. M : Marguerite Decheve. b- Marguerite b : 28/02/1701. M : Marguerite Wendel x Jean Bodart. c- Henry- b : 01/08/1703. M : Jeanne Granry, j.fa de Longlaville. d- Marie Charlotte b : 30/08/1705. P : Sr Christophe de Groulard. M : Mme M.Charlotte de Groulard. e- Jean Baptiste b : 23/08/1707. P : J.-Baptiste de Groulard. M : demoiselle Elisabeth de Groulard, j. fa.


45 x le 12/09/1741 à Rodange sa cousine Catherine HUGREL, fa Jean Pierre, vivant -lorsqu’il vivaitlaboureur à Rodange et Catherine GRANRY (1-e), avec dispense du 2ème au 3ème degré de parenté. Forgeron à Herserange. Marguerite GRANRY mourut à Longlaville le 24/04/1740, aagée d’environ 80 ans ( ?!), veuve de Jacques COURTOIS. Aucune trace des décès de Léonard GRANRY et Anne PIETTE dans le registre paroissial de Herserange, ce qui ne signifie pas qu’ils n’y sont pas morts, le document étant parfois lacunaire. L’orthographe du patronyme GRANDRY évolue et devient définitivement GRANRY pour les générations suivantes. De même, le patronyme PIETTE devient PIERRE. Peut-être aussi PETHE ? Documentation : - Archives Départementales de Meurthe & Moselle : ADMM. Archives en ligne :AD 54. Registre Paroissial de Herserange : 5 MI 259 / R1. 02/03/1672 à La Platinerie : Baptême de Marguerite fille de Leonard de GRANDRUE maître platineur, sa femme Anne PIETTE. 1675 à Larrimont est mort Leonard de GRANDRY … [inhumé] dans l’eglise de Harserange. 1683 à Herserange : Marie Grandry est marraine, remplacée par sa mère Anne Pierre.


46 25/11/1708 à Longlaville : mariage de Gabriel Doumange jeune garçon d’environ vingt ans natif d’Iré le Sec (55 – Meuse) résidant à Colmé paroisse de Longuyon… et de Jeanne Granry fille a Maître Jean Granry et Chretienne Bodard… le tout en la presence et assistance de leur parens et amis de parte et d’autre du costé dudit Gabriel Louis Dommange son père…, du costé de laditte Granry Jean Granry son père, Noël et Jean François les Granry, ses oncles qui ont tous signé avec lesdits espoux. Registre paroissial de Longwy : 5 MI 322 / R2. Le treizième Janvier 1688 ont esté conjoins en legitime mariage Jean François Grandru jeune garçon aagé d’environ 20 ans et natif dal estat sur Prejon peis de lieges et Jeanne Brayant jeune fille aagée d’en[viron] 21 ans et native de Longlaville et cé apres avoir vécu familièrement ensemble dont lad. Jeanne a esté engrossie et led. Grandru aiant este pour cela mis en prison… a esté contracté par commission du sieur Jean François Bouilliet leur curé audit Herserange en presence et a l’assistance de leur parens et amis qui ont assisté comme temoins a ce appelles et requis scavoir de la part dudit Jean françois Grandrue de me Leonard Grandru père aud. Jean françois et de Jean Grandrue son frère et de la part de lad. Jeanne, de Humbert Brayant son père et de Nicolas et Louis Brayant ses frères qui ont signé avec lesdits epoux… Mussey, curé de Longwy.


47 Voilà ce que l’on peut dire de cette famille Granry implantée à Herserange. Il reste quelques zones d’ombre que les généalogistes de Fléron peuvent peut-être aider à éclaircir… Le père de Jean François Grandry étant présent en 1688 au mariage de son fils à Longwy, qui est donc ce Leonard de Grandry mort en 1675 à Larimont ? Est-il le père (ou l’oncle ou un parent) de Leonard Grandry x Anne Piette ? D’autre part, nous ne savons rien de l’ascendance d’Anne PIETTE. Etait-elle originaire de Prayon ? Elle pourrait être Anne Henry Piette citée en 1656 comme membre de la Confrérie Notre Dame pour le quartier de Prayon17 . Etait-elle originaire de Herve ? Dans ce cas, elle pourrait être Anne Piette b/ le 21/01/1624, fille de Jean Collard Jean Piette x le 22/01/1614 à Herve Marie Heine18 . Elle serait alors la cousine de Jacob Piette, fils de Nicolas Collard Jean Piette x Anne Fluchar, dont on lit dans le même document19, qu’il habitait en Lorraine le 29/12/1682. Or, on trouve dans le registre paroissial de Herserange de 1671 à 1677 un certain Jacques Piette, maître platineur à la forge de la Sauvage. Cette homonymie est peut-être intéressante…


48 Notes : (1). - CH Fléron, 2003/3/page 53. (2). - CH Fléron, Recherches par couples/époux. (3). - J.- P. FIZAINE, Histoire d’un minerai de fer oublié : le « fer fort », p.133-134, Longwy, les hommes, la guerre, le fer. Sous la direction de Cédric Andriot et alt., Gérard Louis ed. 2013. (4). - J.-C. DELHEZ, L’apparition du haut fourneau en Lorraine du Nord, Le Pays-Haut, 48ème année, 2005, n°1, p.13-24. (5). - Archives Départementales de la Meuse (55), ADM série B 3060. (6). – ADM, B 1927 et B 1928. (7). – J. BREMBATI, La forge et le château d’Herserange, Promenades à travers le Pays-Haut, cahier XXXI, chez l’auteur. (8).- A.TARNUS, Hussigny-Godbrange, Cartulaire des origines à 1946, p.80. Ed. Impact Longwy, 1980. Bibliothèque Nationale, Collection de Lorraine n° 641, Fr 6896 et Fr 6900. (9).- Y. LANHERS, La prévôté de Longwy pendant la guerre de Trente Ans d’après ses comptes, Le Pays-Haut, 29ème année, 1986, n°1-2, p.102. (10).- Y. LANHERS, op. cit., p.109; A. TARNUS, op.cit., p. 85-86. (11).- J. BREMBATI, op. cit., p.160. (12).- J.-M. YANTE, La métallurgie et la verrerie: deux secteurs industriels communs à la Lorraine et aux pays wallons (XIIe- XVIIe siècles), p. 85 et 89, Lorraine, Luxembourg et Pays Wallons, Mille ans d’histoire, sous la direction de F. Roth, Annales de l’Est, n° spécial – 2008. (13).- L. HUBERT, Inventaire Sommaire des Archives de la prévôté de Longwy 1619- 1737,AD Meurthe et Moselle (54), cote INV 57-3 ; AD Moselle (57), B 3875, registre des Causes : 1667-68- 69 et 01/1670. (14).- A. TARNUS, op. cit., p.92 ; ADM, B 1956. (15).- J. BREMBATI, op. cit., p.161 et 163. (16).- Edit du Roy portant création des Maires perpétuels et d’Assesseurs dans les Hostels de Villes et Communautez du Royaume. Donné à Versailles au mois d’Aoust 1692. Par cet édit royal, les fonctions de magistrats élus sont supprimées, et dans la plupart des villes françaises sont créés un office de maire et des offices d’assesseurs en remplacement des syndics choisis par les assemblées d’habitants. La vente des nouveaux offices permet de renflouer les caisses de l’Etat. Jacques GRANRY a acheté sa charge de maire royal, en titre d’office formé & héréditaire avec… mêmes honneurs, droits et émoluments, privilèges, prérogatives, rang et seance, dont les Maires cydevant establis… ont jouy. (17).- CH Fléron, 1986/Juin/ p. 41-42. (18).- CH Fléron, 2006/2/ p. 26-27. (19).- CH Fléron, 2006/2/ p. 27. Recherches : Françoise Roy 2018 Membre du CH.Fléron.


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