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Published by Cercle Historique de Fléron, 2020-01-09 11:25:53

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25 - Jacob Noël de Plenay

ICY EST ATTENDANT
LA RESVRRECTION DES

MORTS LE CORPS
D HOBLE JACB NOEL DE

PLENAY EN SON
VIVANT ESCHEVIN DE
MORTROVX DECEDE LE

20 DECEMBRE 1728
RIP

Notes sur la famille NOËL

Voir à la croix n° 16

26 - Louys Voes & Catherine Josselet

IHS
PRIEZ DIEU POUR LES AME[ ..]
D’HONNESTES PERSONNES LOUYS
VOES DECEDE LE 24 D’ MAY 1672
ET CATHERINE IOSSELET SON
EPEVSE DECEDEE LE 10 D’OCTOBRE

1676

Cette croix a été jetée derrière le Monument aux morts des deux guerres, face à l’entrée de l’église.

Notes sur la famille VOES

Le nom Voes est un patronyme dérivé de la prononciation dialectale du nom de Servais (Servatius),
donnant les variantes comme ‘Vos’, ‘Voes’, ‘Vaes’, et des noms de famille comme ‘Vaessen’, ‘Vossen’,
‘Vahsen’, ‘Faassen’, etc. Même chose pour le prénom Henri (Hendricus), qui forme dans le langage
courant des variantes comme ‘Hen’, ‘Heyn’ ou ‘Henne’, d’où son dérivés les noms de famille
néerlandophones Heineken, Heinrichs, Hennen, Hendriks, Heynis, Hins, etc.1

L’occurrence du prénom Servais (Vaes) ne saurait surprendre à Berneau, puisque ce village était l’un
des onze « Bancs de Saint Servais », dont le prévôt et le chapitre de Saint-Servais de Maastricht
possédaient la seigneurie. L’histoire de ces onze « Bancs de Saint Servais » se perd dans l’histoire. Déjà
au XVe siècle, le chapitre de Saint Servais lui-même avouait ignorer l’origine de ce statut féodal.2 Saint-
Servais est aussi le vocable de l’église de Berneau.

1 Jos Crott, Jo Hoen, Familienamen in Limburg. Onze naam : hoe komen wij eraan en wat betekent hij ? (Geleen 1995), p. 24 et 59.
2 Rolf Hackeng, Het middeleeuws grondbezit van het Sint-Servaaskapittel te Maastricht in de regio Maas-Rijn (Maastricht 2006), p. 81-90.

100

I
Servais le Gros de Berneau (Serval de Bernawe), décédé avant le 30 octobre 1564,1 épouse Jennon,
fille d’Ernot de Nelhin et de Kathon, dont il apparaît parmi les gendres.

Le 20 janvier 1533 comparut Katheline vefve de feu Ernot de Nelhain, laquelle reporta ses humiers
et usufructuarie au profit de ses huit enfants, nommément Henry, Lambert, Francheu et Johan de Labie
comme mari à Maroie son épouse, Grandjohan comme mari à Barbe son épouse, Mathy [de Nelhain]
comme mari à Kathon son épouse, Servaix [de Bernawe] comme mari à Jennon son épouse, et Piet [le
Vivereux] comme mari à Isabeaux son épouse.2 Le 30 octobre 1564 Henne et Jan relèvent tous les biens
qui leur sont succédés par la mort et trépas de feu Servaix de Bernawe, leur feu père.3

Servais et Jennon eurent au moins quatre enfants :
1. une fille, qui épouse Gilis Lenskens, bourgeois de Bernawe (Berneau).4
2. une fille, qui épouse Pieter Snackers de Foron (Fouron). Le 2 mars 1559, Peter Snackert de Foron

est dit filhastre Servaix de Bernawe.5
3. Henne (Henri), qui suit en II
4. Jan (Jean), bovier d’Odémont, qui épousa Catherine fille d’Herkea delle Follerie. Le 17 avril 1562

Jan fils Servaix fait des transactions avec Lambert fil Herkea son beaufrère, sur des biens de feu
Lambert le bresseur et son épouse.6 Idem le 16 décembre 1565 entre Lambert fil de feu Herkea au
profit de Jan fils de feu Servaix son beaufrère.7

Le 22 novembre 1522, Serval de Bernauwe renonce à l’usufruit de ses biens au profit de Ghilis Lenchens
de Bernawe, son filhastre. Étaient présents Pieter, filhastre audit Serval, et Heyne et Jan, les deux fils
dudit Serval qui approuvent l’acte.8 Le même jour, ledit Serval renonce à l’usufruit au profit de ses
quatre enfants. Le 12 septembre 1570, Henne fils Servaix le Gro, manant a Bernawe, fait des transactions
avec Jan son frere.9 Le 9 juillet 1574, sont cités Henne et Jan, fils de feu Servais le Gro Jans, en son
plein siège de mariage avec Katheline son épouse.10

II
Henne Servais (Vaes, Voes), souvent cité avec son frere Jan, demeurait à Mauhin.
Il est plus que probablement le père de :
1. Voes, qui suit en III.
2. Gilles, décédé à Mortroux le 17 juin 1663 : « obiit Aegidius filius Hein Woes ».

III
Voes Henne de Mauhin. Il doit s’agir de Vaes Heyn de Mauhin (Vaes Servaes, Vaes Heyn Servaix11),
né vers 1580 (estimation), marié avec une fille de (Jean) Louys de Mauhin, mayeur de Mortier, et de
Catherine del Waide, dont les six enfants et gendres sont tous cités dans un acte du 17 mars 161112 (Voir
Notes sur la famille Mauhin, croix n° 18). Il habite à Mauhin, car le 1er mars 1613, Warnier, fils de
Pasqueau de L’Abbie, mayeur de son vivant, achète à Vaes Heÿn de Mauhin une rente.13 Le 10 mars
1602 a lieu un échange entre Jean Monte de Mortroux et Vaes Heyn Servaix demeurant à Mawehin.14
Ils eurent :
1. Louis, qui suit en IV A.
2. Barbe, qui épousa à Mortroux le 23 novembre 1632 Guillaume Gilles Somja dit le Mutin. Elle

décéda veuve à Mortroux le 10 avril 1683 (voir Notes sur la famille SOMJA, croix n° 3).
3. Catherine, qui fut marraine à Mortroux en 1631 et y épousa le 26 novembre 1643 Jean Henry.15

1 AEL, CJ Mortroux 3, f. 123.
2 AEL, CJ Mortroux 1, f 69v.
3 AEL, CJ Mortroux 3, f. 123.
4 AEL, CJ Mortroux 2, f. 22.
5 AEL, CJ Mortroux 2, f. 107.
6 AEL, CJ Mortroux 3, f. 33.
7 AEL, CJ Mortroux 3, f. 228.
8 AEL, CJ Mortroux 2, f. 22.
9 AEL, CJ Mortroux 3, f. 399.
10 AEL, CJ Mortroux 3, f. 562.
11 AEL, CJ Mortroux 4, f. 150v.
12 AEL, CJ Ban de Herve 43, f. 163r.
13 AEL, CJ Mortroux 5, f. 86.
14 AEL, CJ Mortroux 4, f. 110.
15 AEL, Cure de Mortroux 10 f. 99.

101

4. Marie qui épousa Oleff (Adolphe) Josselet de Mortroux. Il y décéda subitement en rase campagne
(in campo subitanee) le 22 septembre 1653, et sa veuve le jour de l’Ascension (10 mai) 1668.

5. Servais, qui suit en IV B. Le 6 mai 1645, œuvres de Loys Voes à la reportation de Servais son
frère.1

Voes de Mauhin et Catharin sa femme sont en 1648 et 1649 membres de la confraternité de la Vierge
Marie en la paroisse de Mortroux.2

Voes décède à Mortroux le 18 juillet 1658 : « obijt voes hean », et sa veuve le 14 février 1663 « obijt
catharina vidua vos hein »

IV A

Louys Voes (Woes, Woos, Vos), né vers 1620 (estimation), fils de Voes Henry de Mauhin. Louys
Woes décéda à Mortroux le 24 mai 1672. Il avait épousé Catherine Josselet, fille de Louys Josselet

et de Marie, fille de Henry de Pontpier, mayeur de Neufchâteau, et de Marguerite. Elle est la sœur
d’Oleff, mari de sa sœur Marie. Elle décéda à Mortroux le 10 octobre 1676 : « est decedee Catherinne
femme Lowys Woos ».

Au moins six enfants sont issus de ce mariage (la suite n’est pas obligatoirement chronologique) :
1. Marie, baptisée à Mortroux le 25 août 1630 (ss : Jean fils de Jean Louis et Barbe fille de Woos Henne

de Mauhin) et y décédée à Mortroux le 14 septembre 1676 : « est morte Marie fille Lowÿs Woos ».
2. Servais, baptisé à Mortroux le 20 novembre 1634 (ss : Guillaume Gilis (Somja) et Anne fille du

mayeur d’Aubin-Neufchâteau) et y décédé à Mortroux le 27 septembre 1676 : « est decedé Servais
fils Lowÿs Woos ».
3. Louis, décédé à Mortroux le 23 juillet 1648.3
4. Jean, né vers 1639 et ordonné prêtre vers 1668. Le curé Jean Voos, originaire de Mortroux, a été
curé de Saint-André pendant une année. Le curé Léonard Marcel Fortemps avait été nommé par
provision apostolique, suit à la résignation du titulaire, son oncle, Léonard Fortemps, décédé le 29
novembre 1658, fils de Lambert Fortemps de Lhoneux, échevin de Julémont, cependant que Voos
avait été désigné par la collatrice, l’abbesse de Borcette (Burtscheid). Il y eut un procès à Maastricht
devant le tribunal du roi de France, Louis XIV, où le curé Fortemps obtint gain de cause.4 Il devient
curé de Bombaye en 1687, car c’est en cette année qu’il achète un registre pour noter les baptêmes,
les mariages et les décès, comme il le note dans le registre paroissial.

Le 2 septembre 1711, le révérend Joannes Voes, curé de Bombaye, par acte passé chez le notaire
Hustin à Berneau, cède aux enfants de Henry Voes, son frère, habitant de Mortroux, au nombre de
quatre, par Andres Ruwet, leur cousin germain, de Bombaye, quelques pièces de terre.5

Le révérend Joannes Voes s’éteint à Bombaye le 12 mars 1712, « hydropisi consommatus »,
dans sa 74e année, après près de 45 ans de sacerdoce, et environ 25 années de pastorat. C’est François
Winand qui lui succède comme curé de Bombaye.
5. Catherine, née à Mortroux, elle épousa à Dalhem (registre réformé) le 14 février 1665 Colin de
Lepon, né à Feneur, “vef” (veuf) de Marie de Vervier. Le couple se maria selon le rite catholique à
Mortroux le lendemain. Nicolaus de Lepont y est dit originaire de ‘Fuere’ [lisez: Feneur], et
Catherine est dite fille de Ludovicus Voes.6 Colin était veuf de Marie de Vervier, décédée à Saint-
Remy le 18 janvier 1661. Catherine y décéda de dysenterie le 18 octobre 1668.
6. Henri, baptisé à Mortroux le 5 février 1645 (ss : André Grand Jean et Marie Mauhin), qui suit en
III.

Louys Voes et Catarin sa femme sont en 1645 membres de la confraternité de la Vierge Marie à
Mortroux.7

1 AEL, CJ Mortroux 9, f. 28v.
2 AEL, Cure de Mortroux 10, f. illisible.
3 AEL, Cure de Mortroux 10 f. 112.
4 Joseph Schnackers, La paroisse de Saint-André au pays de Dalhem (Dison 1956), p. 65-66. – Ceyssens, « Les doyens ruraux dans l’ancien
diocèse de Liège », in : BSAHL, t. 9 (1895), p. 188-189.
5 AEL, CJ Mortroux 14, f. 84.
6 AEL, Cure de Mortroux 10, f. 106.
7 AEL, Cure de Mortroux 10, f. illisible.

102

IV B
Servais Woes (Vos, Woest, Voos, Voes dit Heyne), né vers 1625 (estimation). Il épouse à Mortroux le
20 janvier 16401 Ailid Jean Arnou Minor, fille de Jean Mynen (Jean Arnou Minor, Jean Mineur) et de
Catherine Ernot de Saremont.

Sont issus de ce mariage deux enfants baptisés à Mortroux suivis de dix autres à Charneux :
1. Servais, le 6 janvier 1642 (ss : Guilhaume Denÿs et Catharina Mincq), qui épouse vers 1672 Marie

Le Loup de José.
2. Jean, le 14 mai 1643 (ss : Servais Woes et Oda Uldrici).
3. Louis, le 24 octobre 1644 (ss : Jean Hurry de Chemisse; Marie, fille de Jean Arnould.
4. Arnould (I), le 27 décembre 1645 (ss : Mathy le Maitre; Margaritte, femme de Wanier Lambert).
5. Orban, le 26 mars 1647 (ss : Laurent Gouders; Bietline Jean Arnould de Cerfontaine).
6. Arnould (II), le 29 décembre 1648 (ss : Henry le Roy; Marie, fille de Jean Arnould).
7. Catherine, le 1er septembre 1650 (ss : Servais, fils de Jean del Houigne; Jehenne, femme de Leonard

Mauwehin).
8. Marie, le 17 avril 1652 (ss : Piron, fils de Jean Piron Pirotte; Catharine, fille de Henry Guileaume

Henrard).
9. Henry, 10 mai 1654 (ss : Jean Jacque Cornel; Marie fille de Baltus Herman).
10-11. (jumelles) Ailid et Catharine, le 18 janvier 1657 (ss : pour Ailid: Hierken Ru.. et la femme de

Jean Olivy Sohlet; pour Catharine : le fils de Jean Steven et Anne Olivi Sohlet). Catherine épouse
vers 1678 Jean Jacob (de Huckelbach). Issus de cette union, six enfants sont baptisés à Charneux :

a. Servais, le 19 février 1679 (ss : Lambert Vandenier et Margaritte femme Warnier).
b. Anne, le 22 août 1680 (ss : Bertolet de la Haye et Jenne Henrard).
c. Ailid, le 21 mai 1683 (ss : Henri Gille des Amory et Pirette femme Lowis Woos).
d. Catherine, le 7 mai 1687 (ss : Henri Geron la Croix et Jehenne Wileme Frederich
e. Jacques, le 7 avril 1690 (ss : Jean Laurens et Jenne Jan Cornet le jeune).
f. Jean, le 6 février 1693 (ss : Warnier Jean Bertholet Dedie et Martine Hendrick de la Haye).
12. Louis, le 25 octobre 1657 (ss : Collar Henri Leonard et Isabeau, fille de Thiry Thomasin). Il épousa
à Herve le 22 décembre 1680 Pirette Collin Paquot.

V
Henry Voes (Woes). Il épouse à Mortroux le 23 novembre 1682 Martine Barchon de Berneau. Il
décède à Mortroux le 3 juin 1726, suivi de sa veuve le 24 septembre 1727.

Sont nés de ce mariage, cinq enfants baptisés à Mortroux :
1. Catherine, le 2 septembre 1683 (ss : Jacques de Moulin pour mre. Jean Woes et Anne Barchon), qui

épouse à Visé le 30 janvier 1707 Jean (Jean Tilman) Bonhomme, bourgeois de Visé (attestation à
Mortroux le 25 janvier). Jean décède à Visé le 20 janvier 1716 et Catherine le 4 octobre 1758.
2. Martine, le 11 novembre 1684 (ss : Mathieu Barchon, mayeur de Berneau et Elisabeth Simar, veuve
de Frederic Goders), qui épouse à Saint-André début 1713 Jean Loyson (attestation donnée par le
curé de Mortroux le 22 janvier 1713)
3. Jean Louys (I), le 17 février 1688 (ss : Ferdinand Barchon et Barbe Lowis).
4. Mathieu, le 9 février 1689 (ss : Nicolaus Joupha…, de Visé et Gilles Somya, de Mauhin), qui épouse
dans l’église de Barchon (RP de Cerexhe) le 23 mai 1733 Anne Noël de Cerexhe, veuve d’Etienne
Goffin (tt : Jean Baptiste Bonhomme et Christian Maioski)
5. Jean Louys (II), le 22 août 1693 (ss : Henri de Pontpier et Catharine Lamben de Lambrimon), qui
épouse à Mortroux le 17 novembre 1727 Barbe Hacboister de Bolland (tt : Noël Arnol et Barbe
Ledent)

Le 28 avril 1714, Anne Gaspard, veuve de Jacque Demollin, en son vivant échevin de Mortroux, achète
des biens à Catharine Voes, épouse de Jean Bonhomme, bourgeois de Visé, Jean L’Oison, époux de
Martine Voes, Matthieu Voes, et Jean Louys Voes, tous enfants et gendres de Henry Voes, habitant de
Mortroux, et de Martine Barchon. Parmi ces biens figure une pièce de terre qu’ils avaient reçu de feu
Jean Voes, curé de Bombaye.2 Le 27 novembre 1723 Pierre de Larue acquiert des biens à la reportation

1 AEL, Cure de Mortroux 10, f. 98v.
2 AEL, CJ Mortroux 14, f. 128.

103

de Henry Voes comme représentant du partage fait avec ses cohéritiers par succession de feu Servais
Voes dit Heyne.1 Le 27 mars 1727 a lieu le partage des biens de Martine Barchon, veuve de feu Henri
Voes, à ses quatre enfants : la première part à Jean Louis, la 2e à Jean Loyson, la 3e à Catherine (veuve),
et la 4e à Mathieu.2

Notes sur la famille JOSSELET

L’appellation de cette famille a connu bien des vicissitudes. Dénommée tout d’abord de Nelhin, lieudit
du village où elle est installée, elle adopte ensuite le curieux nom de Josselet reçu au baptême par un de
ses membres en référence à son grand-père maternel, avant de devenir de Thier et enfin Leroy.

Nous renvoyons le lecteur à une étude antérieurement publiée,3 et ne développerons que la génération
de Catherine Josselet.

I
Bastin de Nelhin, épouse Jehenne fille de Josse Colloise, seigneur de Saive. Ils eurent au moins cinq
enfants, dont Josselet, qui suit en II.

II
Josselet tient son prénom de son grand-père maternel. Il fut longuement sergent de Mortroux. De son
épouse, Maroye fille de Lambert Jacob de Mortroux, il eut au moins trois enfants, dont Louis, qui
suit en III.

III
Louys Josselet, décédé à Mortroux le 20 octobre 1631, épousa Marie fille de Henry de Pontpier,
mayeur de Neufchâteau et de Marguerite. Ils eurent :
1. Bastin fut connu sous trois noms successifs. Il fut tout d’abord dit Bastin Louys Josselet, puis Bastin

de Thier. On le découvre ensuite sous le nom de Bastin le Roy. Cette dénomination n’est sans doute
pas étrangère à son mariage avec une prénommée Reyne, fille de Thomas Frenay de Mortier et
veuve d’Ernotte Sandre de Monceau, dont elle gardait un fils Sandre. Toute leur descendance portera
ce nom de Leroy.

2. Catherine, décédée à Mortroux le 10 octobre 1676. Elle épousa Louys fils de Voes Henne

de Mauhin, qui décéda à Mortroux le 24 mai 1672.
3. Oleff (Adolff) épousa Marie Voes, sœur de Louys, époux de sa sœur Catherine. On leur connaît une

fille Marie qui s’unit à Guillaume delle Gotalle, échevin de Mortroux. Oleff décéda à Mortroux le 22
septembre 1653 et sa veuve le 10 mai 1668 (voir ci-dessus Notes sur la famille Voes).
4. Marie, qui épousa à Mortroux le 11 février 1635 Noël Mordant, fils de Gillet Mordant, échevin du
lieu et de Barbette. Noël y décéda le 26 février 1650 et sa veuve lui survivra jusqu’au 25 janvier
1681. Leur étaient nés à Mortroux au moins quatre fils : Bastin, Mathieu, Jean et Louis.

Deux croix anciennes servant de butoirs à un portail au cimetière de Mortroux (voir croix n° 28).

1 AEL, CJ Mortroux 16, f. 82.
2 AEL, CJ Mortroux 16, f. 272.
3 J. Bolland, « Origine d’une famille Leroy de Mortier et de son patronyme », in : Cercle Historique de Fléron 45 (juin 2005), p. 71-72.

104

27 - Jenne Noël

IHS
PRIE DIEV
POUR LA DELIVRANCDE DE
LAME DONTE JEUNE FILLE
JENNE NOEL DECEDEE LE 3
JUIN 1684

Dessin de la croix disparue de Jenne Noël, dans l’album d’Urbain
Dodémont, vers 1935 (Archives de l’État Liège, Individus. Urbain
Dodémont, nr. 2, p. 264).

Notes sur la famille NOËL

Voir à la croix n° 16

28 - Deux croix anciennes

Des deux côtés du portail en fer qui donne accès au cimetière au sud de l’église, sont fixées en terre
deux croix anciennes, qui y servent de butoirs et auxquelles est fixé un crochet, destiné à bloquer le
portail en fer (du moins quand il fonctionnait encore normalement).

L’une des deux croix porte une épitaphe. En haut figurent des armoiries, composées de trois flèches,
celle du milieu pointant en bas, les deux autres pointant en haut. Sur le bras de la croix est porte un texte,
dans une écriture du XVe-XVIe siècle qui, suite à l’usure de la pierre, n’est pas bien lisible.

CI GIST . COLLET . FI . DE . ???
QI ??? . DE . ???? OU


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