49 4 - Jean Noel Witan [ Icy repose honest ] IEUNE HOM ME IEAN NOEL WITAN DE NEVECHESTEAV OCCIS A MOITROUX LE 24 DE MAY 1656 PRIE DIEV POVR SON AME Dimensions : 105,5 x 57 x 24 x 14,5 cm Les deux premiËres lignes de cette Èpitaphe sont empruntÈes au livre de Jean Levaux, Croix anciennes des Èglises et cimetiËres du pays de Herve (1975), p. 22. C’est donc depuis la publication de ce livre que la croix a ÈtÈ endommagÈe. Notes sur la famille WITJAN Cette famille au nom nÈerlandophone (Witjan, Witt(e)Jan) apparaÓt ‡ la fin du XVIe siËcle ‡ Neufchâteau. Elle a fait l’objet d’une présentation dans notre Ètude des croix du cimetiËre de Mortroux.1 Nous en reprenons les ÈlÈments principaux et y ajoutons des informations nouvellement dÈcouvertes. I Blanc Johan de Neufch‚teau, nÈ vers 1490 (estimation) est le pËre de : 1. Hubert qui passe une transaction avec son beau frere Noel le 27 avril 1556,2 et est le père d’un Cornet citÈ le 14 juin 1567.3 2. Jean dit Witte Jan 3. Wilheame 4. BÈatrix, qui Èpouse Paulus Dinsmalx 5. Marguerite, qui Èpouse Jehan de Bottem. 6. Catherine, qui Èpouse Noiel. En 1547 sont citÈs les enfants de feu Blanc Jean de Neufch‚teau : Hubert, Witte Jan, Paulus Dinsmalx Èpoux de BÈatrix, Jehan de Bottem Èpoux de Marguerite et Noiel Èpoux de Katherine.4 II Witte Jan, nÈ vers 1520 (estimation), Johan fils de blan Johan est citÈ le 27 avril 1556,5 et avec son frËre Wilheame le 13 novembre 1556.6 Il est trËs vraisemblablement le pËre de NoÎl, qui suit en III. 1 JosÈ Bolland, RÈgis de la Haye, ´ …pitaphes des croix funÈraires du cimetiËre de Mortroux et notes sur les familles des dÈfunt ª ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2019/4, p. 7-8. 2 AEL, CJ Neufch‚teau 6, f. 8. 3 AEL, CJ Neufch‚teau 5. 4 AEL, CJ Neufch‚teau 4bis, f.-97. 5 AEL, CJ Neufch‚teau 6, f. 8. 6 AEL, CJ Neufch‚teau 6, f. 15v.
50 III NoÎl Witjan, nÈ vers 1550 (estimation), est citÈ ‡ Neufch‚teau en 1598, quand le 11 avril Pasqueau de Labbie, mayeur de Mortroux, lui vend un bien,1 et encore en 1619.2 Il a au moins cinq enfants : 1. Marie, Èpouse de Martin Jaspar, frËre de Jean Jaspar originaire de Xhoris et dËs 1615 curÈ de Mortroux o˘ Martin dÈcËde le 31 octobre 1658 et sa veuve le 22 dÈcembre 1684.3 2. Jean NoÎl, qui suit en II. 3. Bastin, dÈcÈdÈ avant 1635 est le pËre de : a. Marie b. Philippe qui est dit demeurant ‡ Verviers. Le 5 novembre 1635 Philippe fils de feu Bastin Witjan en son nom et celui de sa soeur Marie oblige sa personne et ses biens envers Jean Noel, son oncle paternel et mambour.4 Le 5 novembre 1637 transaction entre Martin Jaspar et Philippe fils de feu Bastin Witjan, son neveu.5 4. Catherine, qui est ‡ deux reprises marraine ‡ Bombaye en 1615 et y Èpouse le 7 fÈvrier 1616 Henry Lolier, fils du meunier de Fafchamps. 5. Heluy, qui est marraine ‡ Bombaye en 1614 et qui Èpouse Mathieu Jacquet. Le 28 novembre 1635 Mathieu Jacques mari de Heluy son Èpouse vend un bien ‡ Martin Jaspar son beau-frËre.6 IV Jean NoÎl Witjan est collecteur ‡ Neufch‚teau et Èpouse Jeanne fille de BartholomÈ Renairkin qui lui donne au moins quatre enfants : 1. Jeanne, qui Èpouse Jean de Nivelle. 2. Heluy, qui le 12 avril 1652 reprÈsente par succession sa tante maternelle N. Renarkin, morte en la ville de Maseyck.7 3. BartholomÈ, nÈ ‡ Neufch‚teau et baptisÈ ‡ Bombaye le 9 fÈvrier 1615 (ss : Jean Pontpierre et Catherine fille de NoÎl Witte Jan). Il Èpouse Jacoba Anduin et sera docteur en droit. Le 14 janvier 1664 comparait honeste femme Jehenne vefve de feu Jean Noel Witjan vivant collecteur de Neufchasteau, y prÈsents et consentants le Sr BartholomÈ son fils docteur es droits et Jean de Nivelle son gendre.8 Le 17 janvier 1695 comparait Jacoba Auduin relicte de feu le Sr docteur Witthiam avec son fils Gosuin Witthian, et les damoiselles Anne FranÁoise et Marie Anne Witthian filles du feu Sr docteur Witthian. Le 22 janvier 1695 est citée leur sœur Catherine avec leur beau frere Albert Wˇerstraes.9 Le 26 fÈvrier 1715 Jacoba Auduin veuve du docteur Withjan donne un stuitte local sur une maison, jardin… à Léonard Renart… ce qu’atteste Augustin Withjan pasteur de Simpelveld.10 Nous ignorons si cet ecclÈsiastique du mÍme patronyme qui dÈcËdera dans sa paroisse de Simpelveld le 4 janvier 1719 est ou non apparentÈ. 4. Jean NoÎl, nÈ ‡ Aubin et baptisÈ ‡ Bombaye le 26 dÈcembre 1617 (ss : Toussaint de Fierre de Bombaye et Marie fille de NoÎl Witt Jan), qui Èpousa ‡ Mortroux le 23 septembre 1651 Marguerite, y baptisÈe le 22 octobre 1629, fille de Toussaint Ernon et de Marie Crahay.11 Il fut occis ‡ Mortroux le 24 mai 1656 et enseveli ‡ Neufch‚teau, selon l’épitaphe qui précède. Le 2 mars 1657 sont faites les œuvres de rédemption de Marguerite Ernon à la reportation de Jacques Piette, Èchevin de Neufch‚teau, sur une piËce de terre ‡ Bombaye lui provenant de l’occision de Jean Noel Witjan, son feu mari.12 1 AEL, CJ Mortroux 4, f. 55. 2 AEL, CJ Neufch‚teau 18, f. 132. 3 Voir JosÈ Bolland, RÈgis de la Haye, ´ …pitaphes des croix funÈraires du cimetiËre de Mortroux et notes sur les familles des dÈfunt ª ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2019/4,.p.3. 4 AEL, CJ Neufch‚teau 22, f. 221v. 5 AEL, CJ Mortroux 8, f. 102v. 6 AEL, CJ Neufch‚teau 23, f. 223v. 7 AEL, CJ Neufch‚teau 26, f. 57. 8 AEL, CJ Neufch‚teau 28 et 29. 9 AEL, CJ Neufch‚teau 31, p 27v.-30v. 10 AEL, CJ Neufch‚teau 4. 11 AEL, Cure de Mortroux 10 f. 101. 12 AEL, CJ Mortroux 10, f. 5v.
51 Veuve, Marguerite se remaria ‡ Mortroux le 23 fÈvrier 1658,1 avec Mathieu Cloes, futur mayeur de Neufch‚teau et Èchevin de Mortroux, ‡ qui elle donnera sept enfants. Mathieu dÈcËde ‡ Mortroux le 15 avril 1710 suivi de Marguerite le 27 octobre 1712. De leur fils Toussaint descend la famille Cloes dit Ernon. 5 - Jean Baptiste Denys & Anne Rentgens IHS ICY REPOSE LE CORPS DE JEAN BAPTISTE DENŸS DECEDE LE 16 AOVST 1785 ET DANNE REICHENNE SON EPOVSE DECEDEE LE 24 FEVRIER 1753 R I P Dimensions: 147 x 65 x 24,5 x 17,5 cm Notes sur la famille DENYS I Jean Baptiste, Èpouse Elisabeth Pirens. On leur connait deux fils baptisÈs ‡ Warsage : 1. Jean, le 10 novembre 1693 fils de Jean Baptista et Elisabeth Pyrens (ss ; Jean Antoine Rouselle et Anne Pyrens), qui suit en II. 2. Henri, le 1er mai 1696 (posthume) (ss : Thomas Martin et Catherine Rumaer), dÈcÈdÈ jeune ‡ Warsage le 7 septembre 1724. Le parrain a ÈpousÈ en 1695 ‡ Fouron-le-Comte Anne Pirens. Jean Baptiste dÈcËde ‡ Warsage le 26 fÈvrier 1696 et sa veuve Elisabeth Pirens le 28 janvier 1718. II Jean Baptiste Denys, censier ‡ WichamprÈ, Èpouse Anne Rentgens ‡ Fouron-Saint-Martin le 18 janvier 1722 (tt : Anne Marie Kleen et Marie van Everbroeck), dont naissent neuf enfants : 1. Jean Baptiste, baptisÈ ‡ Fouron-Saint-Martin le 13 novembre 1722, fils de Jean Denys de Hey (ss : Henri Denis et Marie Rentiens), qui suit en III. 2. Jacques, baptisÈ ‡ Warsage le 3 avril 1724 (ss : Michel Clignen et Anne Domk ? Domh Donili). 3. Henri, baptisÈ ‡ Warsage le 12 fÈvrier 1726 (ss : Martin Martin et Catherine Reintgens au nom d’Elisabeth Reintgens). 4. ClÈment, baptisÈ ‡ Warsage le 4 mai 1727 (ss : ClÈment Reintgens et Anne Pirens), qui Èpouse ‡ Warsage le 10 mai 1771 (attestation ‡ Neufch‚teau le 9) HÈlËne Schoet (tt : Henri Denys et Marie Gilissen), et qui dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 25-9-1781. 3. Nicolas Renchen, baptisÈ ‡ Neufch‚teau le 6 fÈvrier 1729 (ss : Nicolas Carabin et Catherine Renchen). 6. Elisabeth, baptisÈe ‡ Neufch‚teau le 3 juillet 1730 (ss : LÈonard Maclot et Barbe Rinchenne). 7. Etienne, baptisÈ ‡ Neufch‚teau le 28 novembre 1731 (ss : Etienne Quolin et Barbe de Pontpier). 8. Catherine, baptisÈe ‡ Neufch‚teau le 14 avril 1733 (ss : Pascal Adrian et Marie Renchen). 9. Barbe, baptisÈe ‡ Neufch‚teau le 6 septembre 1735 (ss : Martin Brixho et Marie Catherine Renchenne) et y dÈcÈdÈe le 24 juin 1760. 1 AEL, Cure de Mortroux 10, f. 103v.
52 Le 7 mai 1720, œuvres de retrait lignagier par Jean Baptiste Denis ‡ la reportation de Michel Chaumont, ambedeux habitants de Warsage.1 Anne Reichen dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 24 fÈvrier 1753 : Anno 1753 die 24 februarii obiit anna Reichen uxor joannis Baptista denys villici in WichamprÈ subitanea morte inhumata in coemiterio, et Jean Denys le 16 ao˚t 1785 : Le 16 d’aoust 1785 est decede dans cette paroisse d’une attaque de paralysie à 8 heures du matin Jean Denis censier de WichamprÈ agÈ de 92 ans ou environ muni des sacremens scavoir de penitence et d’extreme-onction notre paroissien dont le corps at ÈtÈ inhumÈ le 17 ‡ onzes heures du matin dans le cimetierre de ce lieu ita est L Mawhin curÈ. III Jean Baptiste Denys Èpouse le 7 avril 1755 ‡ Neufch‚teau Marie FranÁoise Barchon, fille de Philippe Barchon et Marie Adriane baptisÈe ‡ Warsage le 14 juin 1731 (tt : Henri Denis et Marie Anne Barchon). De ce couple naissent huit enfants, trois baptisÈs ‡ Warsage puis cinq ‡ Neufch‚teau : 1. Jean Baptiste, le 12 juin 1755 (ss : Henri Denis et Marie Anne Barchon). OrdonnÈ prÍtre, il est vicaire et marguillier de Warsage de 1779 ‡ son dÈcËs y survenu le 18 dÈcembre 1791 aprËs douze annÈes au service de la paroisse. 2. Marie Anne, le 27 septembre 1757 (ss : ClÈment Denis et Marie Anne Barchon), qui Èpouse Michel Heussen de Noorbeek ‡ Neufch‚teau le 19 novembre 1787 (tt : Jean Gelens de Warsage et Elisabeth Denis de Neufch‚teau). 3. Anne Elisabeth, le 9 fÈvrier 1761 (ss : Philippe Barchon et Anne Elisabeth Denis), morte jeune. 4. Barbe, le 13 janvier 1763 (ss : ClÈment Denys au nom de Jean Denys et Marie Chotte). 5. Jacques, le 22 fÈvrier 1764 (ss : Jean Guillaume Thoma et Charlotte Detalle) et dÈcÈdÈ ‡ Warsage le 16 septembre 1781 à l’âge d’environ 18 ans. 6. Anne Elisabeth, le 19 ao˚t 1767 (ss : Philippe Maclot et Marguerite Detalle). 7. HÈlËne, le 30 dÈcembre 1771 (ss : Nicolas Moor et HÈlËne Schotte), qui Èpouse Jean Vanwerts veuf de Jeaniton de la Croix ‡ Neufch‚teau le 10 janvier 1796 (tt : SÈbastien Vanwerts et Elisabeth Denis). Elle y dÈcËde le 6 ao˚t 1808. 8. Philippe, le 24 ao˚t 1773 (ss : LÈonard de Cortils et Marie Schotte), qui Èpouse Marie ThÈrËse Cuvelier fille de Jacques Henri Cuvelier et Barbe Lamaille ‡ Neufch‚teau le 20 novembre 1798. Il y dÈcËde le 28 janvier 1812 et sa veuve le 20 janvier 1846. Jean Baptiste dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 24 janvier 1788 et sa veuve le 24 novembre 1813. Notes sur la famille REINTGENS Cette famille a fait l’objet d’une étude antérieure parue dans nos pages, qui est ici trËs largement complÈtÈe.2 1 AEL, CJ Warsage 36, p.90v. 2 J. Bolland, ´ Famille Reintgens de Saint-Jean-Sart ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2007/1, p. 37.
53 I Reinert Reintgens est notamment pËre de Jean, qui suit en II. II Jean Reintgens de Saint-Jean-Sart Èpouse Tryne (Catherine), fille de Pasqueau des Hesselles, moulnier d’Asse, et de Maroie fille de Denis Cormeau de Wadeleux.1 Ils ont au moins les cinq enfants suivants : 1. Reinert, dÈcÈdÈ ‡ Aubel le 30 juin 1666. 2. Pascal, qui suit en III. 3. Judith qui Èpouse ‡ Aubel le 24 novembre 1646 Henri fils de Servais Piet. 4. Jean, qui se marie avec Gertrude Deumens ‡ Aubel, le mÍme jour que sa soeur Judith. 5. Denis, dÈcÈdÈ ‡ Saint-Jean-Sart le 17 dÈcembre 1677 aprËs son Èpouse Catherine morte le 5 juillet 1675. 6. Jacques, fils de Rentien in die birnen et Trine son Èpouse, baptisÈ ‡ Aubel le 7 fÈvrier 1629 (ss : Crin Peters in die birnen et Anna in die Gulpen) Un Jean Reingens échevin d’Aubel décède à Saint-Jean-Sart le 20 mai 1658 et Catherine Èpouse de Jean Reingens y dÈcËde le 12 fÈvrier 1679. Le 25 mars 1679, comparurent personnellement Pasquaˇ Rentgen, Jean del Vaux, Steven Cranshoff, Jean Herverlin, Jean Renert si que faisant pour les hÈritiers de feu Renert Rentgent, rÈvÈrend Petrus Berch pasteur du Saint-Jean-Sart, faisant pour les hÈritiers de Denis Rentgen, tous reprÈsentants Jean Rentgen, si que feu marit ‡ ´ Trˇne ª Pasqueau de Heselles, item Colla David pour soi et sa soeur Oudelette, Servais Cloes(s) et Jean Grand Jean representant feu David Colla mari jadis ‡ ´ Catherine ª de Hesseles suite à l’évincement des biens qui furent à feu Denis Pasqueau d’Asse situé au ban de Charneux que sour la cour et juridiction d’Asse et Julemont par le baron de Clervaux pour faute de payement de 5 muids de rente.2 III Pascal (Pauquay) Reintgens Èpouse en premiËres noces, vers 1645, Marie Pirens dont naissent au moins sept enfants : 1. Catherine, qui Èpouse ‡ Saint-Jean-Sart le 12 ao˚t 1668 Jean Levaux le jeune. Il y dÈcËde prématurément le 11 octobre 1669 peu avant que son épouse n’y mette au monde une fille née posthume et baptisÈe Marie le 28 mars 1670 (ss : Pierre Levaux et Marie Pauquay Rentgens) future Èpouse de Jean NoÎl Foslet. Catherine dÈcËde trois semaines aprËs son accouchement, le 21 avril. 2. Marguerite, qui Èpouse ‡ Saint-Jean-Sart le 2 mars 1677 WÈry fils de Gilles Vaes (Servais). Il y dÈcËde le 12 dÈcembre 1723 et sa veuve le 4 octobre 1728 3. Marie, qui Èpouse ‡ Saint-Jean-Sart le 13 fÈvrier 1679 Mathi fils de Henri Levaux y dÈcÈdÈ le 27 mai 1717. Une Marie Pasquasy Reingens y dÈcËde le 22 mai 1682. 4. Barbe Lucie, baptisÈe ‡ Aubel le 12 juin 1652 (ss : Jacob Bonne et Barbe Lucie fille Reul d’Astenet par procuration), probablement morte dans l’enfance. 5. Jean, qui est dit de GorhÈ (Goirhez), Èpouse ‡ Saint-Jean-Sart le 27 aout 1690 Marguerite, y nÈe le 15 septembre 1658, fille d’Arnold del Brassine et de Marguerite fille de Jaspar Henri de Pepinster dit aussi Pepin, qui lui donne quatre enfants baptisÈs ‡ Saint-Jean-Sart. Jean y dÈcËde le 19 juin 1727, et sa veuve le 24 fÈvrier 1745. 6. Anne, baptisÈe ‡ Saint-Jean-Sart le 1 novembre 1658 (ss : Denis Reingens et Madeleine), qui Èpouse Steven Jean Henry. Une Anne Renkens dÈcËde ‡ Saint-Jean-Sart le 15 fÈvrier 1716. 7. Isabelle Catherine, baptisÈe dans la mÍme paroisse le 25 novembre 1660 (ss Rener Reingens et Isabelle Catherine Èpouse Reul), probablement dÈcÈdÈe jeune. Marie Pirens dÈcËde ‡ Saint-Jean-Sart le 19 novembre 1661. 1 Pour les descendants de Mortcoul / Cormeau, voir : P. GuÈrin, ´ Notes sur des familles ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2003/3, p. 34-39. – Pour la famille De Hesselle : RÈgis de la Haye, ´ De Waalse wortels van de Nederlandse en Duitse families De Hesselle en Goor ª, in: Limburgs Tijdschrift voor Genealogie 41 (2013), p. 1-19. 2 AEL, Notaire Fraikin Guillaume.
54 Le 2 septembre 1688 comparut Pasqueau Rintjens veuf de feue Marie Pirens demeurant ‡ Saint-JeanSart pays de Dalhem, lequel emprunte 300 Ècus, je dis 1200 florins brabant monnaie de Maestricht ‡ Mre Pierre Pissers, bourgeois et chirurgien de Maestricht et Theodora Rutgers, sa compagne.1 Le 14 fÈvrier 1712 Jean Pauquay Renchens faisant pour lui et consorts en vertu de la constitution pour ses consorts ayant obtenu des biens feu Jean Pirens.2 Après un an de veuvage, Pascal s’unit à Herve le 28 novembre 1662 à Marie, fille de Jacques Sandre del Hougne et d’Isabeau fille de Collar Servais de Bouxhmont. De cette seconde Èpouse naissent dix autres enfants qui, à l’exception du premier, sont baptisés à Saint-Jean-Sart : 8. Jacques, nÈ en 1663 ou 64, qui suit en IV. 9. Elisabeth, le 16 novembre 1665 (ss : Jean Corn… et Wilhelma fille de Jacques Sandre), qui Èpouse Peter Lennerts ‡ Saint-Jean-Sart le 24 septembre 1701 (tt : Michel Lennerts et la fille de Wery Vaes). 10 Pascal (I), le 17 fÈvrier 1667 (ss : Reingens et Marguerite fille Jean Pirens), mort en bas ‚ge. 11. Barbe, le 3 juin 1668 (ss : Thomas eingens et Catherine Borginon) qui Èpouse Willem Kerf (Kairis) ‡ Saint-Jean-Sart le 19 avril 1695 (tt : Matthy Jonckers et Elisabeth Reingens). Il y dÈcËde en octobre 1702 et elle le 26 mars 1719 12. Pascal (II), le 6 ao˚t 1669 (ss : Guillaume Henri de Herve et Anne fille Jacques Sandre de Herve), mort jeune. 13. Catherine, le 23 décembre 1670 (ss : Jean Hen… et Megtilde Èpouse de Gaspar Sandre de Herve), dÈcÈdÈe ‡ Saint-Jean-Sart le 24 janvier 1694. 14. Judith (I), le 28 janvier 1672 (ss : Jackmin Lina Pirot et Elisabeth Èpouse Jean Levaux), morte au berceau 15. Judith (II), le 7 juin 1673 (ss : Jean fils Stephane Cranshof et Catherine fille Jean… junior), morte probablement jeune. 16. Pascal (III), le 17 ao˚t 1675 (ss : Pierre Berg pasteur du lieu et Jeanne Èpouse de maÓtre Gaspar Moreau), entré dans l’ordre des Capucins. 17. Reinert, le 21 mai 1677 (ss ; Jacques Matthi de Bebronne et Marie fille…Crintz), qui épouse à Saint-Jean-Sart le 3 novembre 1697 Marie fille de Jaspar Lion bourgmestre du ban d’Aubel et Anne Cortraet (tt : Pascal Reingens et Anne Lion). On notera que si cinq des sept enfants du premier lit atteignirent l’âge adulte, seuls cinq des dix du second ÈchappËrent ‡ la sÈvËre mortalitÈ infantile du temps. Pascal dÈcËde ‡ Saint-Jean-Sart le 31 mars 1701. Le 14 avril 1698 comparaissent Pauqueau Rentgens, avec ses enfants et gendres Jan, Jacq et Renert Rentgens, Mathi Levaux, Werˇ Vaes, Steven Jean Henrˇ, Willem Kerff, Elisabeth Rentgens et Marie fille de Jan Levaulx, qui transportent une rente de 10 dallers sur les biens d’Elsen, sur la généralité de leurs biens, au profit dudit Steven Jehan Henry le jeune, prÈsent et acceptant, exception faite de la part rÈservÈe ‡ Pasquaˇ Rentgens le jeune, pour entrer dans l’ordre des Capucins.3 Le 13 dÈcembre 1701, par-devant le notaire P.A. Pironnet, comparaissent Jan Rentgens avec Mathy Levaulx, Wery Vaes, Steven Jan Henry, Peter Lenders, Willem Kerff et Jean NoÎ, tous fils, gendres et hÈritiers de feu Pauchen Rentgens, d’une part ; et Peter Hagelsteen, censier de Elsen d’autre part. Les premiers cËdent au second leurs maison, granges et toutes les dÈpendances leur appartenant ‡ SaintJean-Sart ‡ Saint-Jean-Sart, entout 16 bonniers, 1 journal et 6 verges grandes, ainsi qu’une quantité de cens et de rentes.4 Le 24 fÈvrier 1712 a lieu, pardevant Jean Gierckens, notaire à Aubel, la ratification d’un acte du 23 avril 1708, faite dans la maison de Jean Rentgens, habitant à Goirhez sous le banc d’Aubel, et d’un acte du 14 fÈvrier courant dressÈ pardevant le notaire Fr. Bragar. Le 23 avril 1708, comparaissaient pardevant les échevins d’Aubel Jean, Jacq et Barbara Rentgens, avec eux Weri Servais (Vaes), Steven Henry, Peter 1 RHCL, GAM, notaire Guil. Bodson, rÈsidant ‡ Maestricht. 2 AEL notaire Jean Gierckens Jean, 25/02/1712. 3 AEL CJ Aubel 114, f.16r. 4 AEL, CJ Aubel 114, f.103v, 22 dÈcembre 1701.
55 Lennerts et Jean Noel Foselet, tant pour eux que pour Mathy Leval et Rennert Rentgens, tous enfants et reprÈsentants de feu Pauquay Rentgens, qui sont molestÈs ‡ cause des biens de feu Jan Pirens par le seigneur commandeur de Fouron-Saint-Pierre, et qui constituent ledit Jan Rentgens, et lui prÍtent une comme de 90 pattacons qu’il restituera à chacun pour la neuvième part (« een negende deel ª).1 Il s’agit effectivement des neuf enfants ou reprÈsentants de Pauquay Rentgens, aprËs leur frËre Pascal, entrÈ dans les ordres en 1698. Signatures sous l’acte du 24 février 1712 pardevant le notaire Gierckens à Aubel. De haut en bas: - Jean Rentgens et Reinert Rentgens - Wery Vaes ne sait pas Ècrire - Gierken Mathy et Antoine Lyon (tÈmoins) - Steven Jean Henry ne sait pas écrire (époux d’Anne Rentgens) - Jean Noel Fosselet (Èpoux de Marie, la fille de Catherine Rentgens) - Barbe Rentgens, weduwe Willem Kerff, ne sait pas Ècrire - Peter Lennerts ne sait pas Ècrire (Ècrit en nÈerlandais!) - Marie Kerff (fille de Barbe Rentgens) IV Jacques Reintgens de Sart Èpouse ‡ Saint-Jean-Sart le 27 ao˚t 1690 Anne Geelens de Koningsheyde où le couple va s’installer. Elle est fille de Clijnen (Clément) Gelens et Marie Syne, baptisée à FouronSaint-Martin le 6 fÈvrier 1671. Ils auront dix enfants baptisÈs ‡ Fouron-Saint-Martin sauf les 5e , 6e et 7e ‡ Warsage : 1. Marie, le 23 ao˚t 1691 (ss : Wericus Vaes et Maria Philip), qui Èpouse LÈonard Maclot ‡ Neufch‚teau le 9 avril 1725 (tt : Jacques Renard, GÈrard Lebens et Elisabeth Reinschens). Elle dÈcËde ‡ Fouron-Saint-Martin le 7 mars 1741 et LÈonard le 17 mars 1742. 2. Pascal, le 26 novembre 1693 (ss : Pascal Reintgens et Agathe Vaessen). Un Pascal Reinjens dÈcËde ‡ Fouron-Saint-Martin le 30 mai 1757. 3. Anne, le 15 janvier 1696 (ss : Guillaume Brico et Elisabeth Reingens), qui Èpouse ‡ Fouron-SaintMartin le 18 janvier 1722 Jean Baptiste Denis. Anne Reichen dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 24 fÈvrier 1753 et Jean Denys le 16 ao˚t 1785. 1 AEL, notaire Jean Gierckens, 25 fÈvrier 1712.
56 4. ClÈment, le 19 mars 1698 (ss : Henri Gelens et Marguerite Rentiens). Il reÁoit le 27 septembre 1724 du curÈ de Fouron-Saint-Martin l’autorisation d’épouser Ida Mullenars. 5. Catherine, le 10 avril 1701 (ss : Mathieu Levieux et Anne Delvaux), morte jeune. 6. Jacques, le 7 fÈvrier 1703 (ss : Jean de Leval et Marie Antoinette Hackin), mort jeune. 7. Elisabeth, le 26 novembre 1705 (ss : Jean Steven et Anne Cora), qui Èpouse ‡ Fouron-Saint-Martin le 1er dÈcembre 1736 l’honnête adolescent (quoiqu’âgé de 25 ans accomplis !) Simon fils de Pierre Jacob Querin de Jalhay (tt : ClÈment Gelen et Pierre Querin) et y dÈcËde le 28 janvier 1780. 8. Catherine, le 21 mars 1708 (ss : AndrÈ Coninx et CornÈlie Rammakers), décédée d’apoplexie à Fouron-Saint-Martin le 4 mai 1763 dite fille (cÈlibataire) ‚gÈe de 57 ans. 9. Barbe, le 19 ao˚t 1710 (ss : Martin Brico et Barbe Rentiens), qui Èpouse ‡ Fouron-Saint-Martin le 12 novembre 1743 Guillaume Moer (tt : Pierre Moer et Catherine Reintgens). 10. Jacques, le 23 mars 1713 (ss : Jean Wintens au nom de Gilles Rentiens et AgnËs Aussems). ¿ Fouron-Saint-Martin dÈcËdent Jacques Rheingens le 5 janvier 1730 et sa veuve le 5 dÈcembre 1738. Les huit enfants survivants sont citÈs le 17 mars 1739 : relief LÈonard Maclot Èpoux ‡ Marie Rentgens tant pour lui que pour Pasquay, Clijnen (ClÈment) et Jacques Rentgens, Jean Batiste Denis Èpoux ‡ Anne Rintgens, Simon Pierre Jacob mari ‡ Elisabeth Rentgens, Catherine et Barbe Rentgens ses beaux-frËres et belles-sœurs, héritiers de feu Jacque Rentgen et d’Anne Gelen conjoints.1 6 - Servais Paysant & Anne Renairkin PRIEZ DIEU POR LES AMES D HONNETES PERSONNES SEVA OLEFF PAIONS DECEDES LE […] ET ANNE GRUNE ERCIN SON ESPOUSE LE 17 MAIE 1677 Il faut lire : Servais Oleff Paysant et Anne Renairkin Dimensions: 116 x 58 x 22 x 18 cm Notes sur la famille PAYSANT Cette famille a pu être identifiée à Neufchâteau quoiqu’elle y soit très discrète. 1 AEL, CJ Neufch‚teau 99, f. 68v.
57 I Un Servais de Mortroux, nÈ vers 1550 (estimation) est le pËre de : 1. Oleff Servais, qui suit en II. 2. Marie, qui Èpouse Jehanchet d’Abneau. 3. Jehenne Sabion, qui Èpouse Arnoux Wilheame, est mère d’une Marie et dÈcËde avant 1637. Le 19 septembre 1637 Oleff Servaix et Jehanket son beau-frËre mari de Maroie Serva son Èpouse de par la succession collatérale de tous biens, cens et rentes à eux succédés par l’obit mort et trépas de feu Jehenne Sabion leur sœur.1 Le 1er novembre 1637 Oleff Servaix et Jehanchet d’Abneau son beau-frËre, comme successeurs de feue Jehenne leur sœur et belle-sœur jadis épouse de Arnoux Wilheame, reportent une pièce de waide contenante dix verges grandes et onze petites au nom et profit de LÈonard fils Andry le Mignon.2 Le 1er dÈcembre 1637 Jehanchet confesse devoir annuellement ‡ Oleff Servas son beau-frËre 2 dallers de rente pour et en vertu de la reddition que ledit Oleff a fait audit Jehanchet de sa part et portion de maisonnages leur succédés par feue Jehenne leur sœur et belle-sœur, épouse en son vivant ‡ Ernoux Guilheame.3 II Oleff (Adolphe) Servais de Mortroux dit Paˇsant, nÈ vers 1590 (estimation), Èpouse Jeanne fille de Louis Paisant dont il prend le nom et dont lui naissent au moins sept enfants : 1. Servais, qui suit en III. 2. Louis, baptisÈ ‡ Bombaye le 4 fÈvrier 1616 (ss : Gilles Cloot brasseur de cervoise (coctor cerevisiae) ‡ Neufch‚teau et Elisabeth Linotte Èpouse de Christian le Chapplier). 3. N., qui Èpouse Mathieu le Mignon. Le 17 mars 1653 Oleff Paysant et son gendre Mathy le Mignon.4 4. Magdeleine, qui Èpouse Denis Piron Sohelet. 5 5. N., qui Èpouse Piron Randaxhe. Le 11 octobre 1666 Piron Randaxhe gendre feu Oleff Paysant ‡ la reportation d’Isabeau fille dudit feu Oleff sa belle-sœur.6 6. Marie, qui dÈcËde probablement ‡ Bombaye le 9 mai 1684. 7. Isabeau. En 1679, ces deux derniËres filles sont dites cÈlibataires.7 III Servais Paysant, naÓt vers 1614 puisque dit ‚gÈ de 80 ans ou environ en 1694.8 Il Èpouse Anne fille de Guillaume Renairkin dont il est dit le gendre en 1650.9 On ne connaît pas d’enfant de ce couple. Servais est encore parrain en 1682 et dÈcËde ‚gÈ (senex) ‡ Neufch‚teau le 31 octobre 1699. Notes sur la famille RENAIRKIN Cette famille est Ègalement peu prÈsente ‡ la cour de Neufch‚teau. Deux Guillaume Renairkin cohabitent ‡ Bombaye, village voisin de Neufch‚teau, au dÈbut du XVIIe siËcle, ‡ savoir Guillaume BarthÈlemy Renairkin Èpoux de Jeanne de Trembleur et Guillaume Renairkin Èpoux de Marguerite des Chaisnes. Nous pensons qu’Anne épouse de Servais Paysant est fille du second. 1 AEL, CJ Mortroux 8, f. 117. 2 AEL, CJ Mortroux 8, f. 107. 3 AEL, CJ Mortroux 8, f. 108. 4 AEL, CJ Neufch‚teau 26, f. 88v. 5 AEL, CJ Neufch‚teau 26, f. 133. 6 AEL, CJ Neufch‚teau 28, f. 91v. 7 AEL, CJ Neufch‚teau 29, f. 156. 8 AEL, CJ Neufch‚teau 30, f. 194. 9 AEL, CJ Neufch‚teau 26, f. 22.
58 Guillaume Renairkin Èpouse Marguerite fille de Gielet des Chesnes dont naissent : 1. Gilles, baptisÈ ‡ Bombaye le 4 mars 1615 et probablement dÈcÈdÈ jeune car seuls les deux gendres participent à l’héritage. 2. Anne qui Èpouse Servais Paysant. 3. Pirette qui Èpouse ‡ Charneux le 9 septembre 1646 Mathy Soxhelet (tt : Michel Stine le jeune, Martin Jean Soxhlet, Jean Cornet Nicolle et d’autres), fils de Jean Sohelet le jeune.1 De ce couple sont nÈs : a. Jeanne, qui Èpouse FranÁois le Serurier. Elle dÈcËde veuve ‡ Neufch‚teau le 20 mars 1714. b. Guillaume bourgmestre de Mawhin, qui Èpouse ‡ Mortroux le 21 fÈvrier 1683 Anne fille de Piet Jacques de la Rue. Il dÈcËde ‡ Mortroux le 21 ou 22 juillet 1732 et sa veuve le 2 octobre 1745.2 c. Marguerite, qui Èpouse Jean Lorquet. d. Anne, qui dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 24 janvier 1699, probablement cÈlibataire e. Magdeleine, qui Èpouse Mathieu Snackers Elle dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 19 ao˚t 1715 f. Une fille, qui Èpouse Nicolas Loest. 3 g. Jean, qui Èpouse Marie Thomas. Leur fille Elisabeth est dite niËce de Jean Lorquet et Èpouse de Pierre Lhomme. Pirette Renairkin dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 1er octobre 1673. Le 21 mars 1679 comparaÓt Mathi Sohelet avec FranÁois Leserurier son gendre, item Guillaume, Marguerite et Anne, ses enfants, partie faisant tant pour eux que pour leur autres frère et sœurs.4 La première épouse de Guillaume Renairkin est déjà décédée en 1630 et il s’unit en secondes noces à Mayekenne Hornich. Elle est quelquefois assistÈe de son gendre Giel Chasette, vraisemblablement marié à une fille issue d’une union antérieure. Guillaume Renairkin dÈcËde entre le 4 et le 25 ao˚t 1651. Le 8 juillet 1630, œuvres faites par Jean, Oleff, Elisabeth, Anne, Guilheame Renairkin si qu’ayant été mari ‡ Margaritte, Noel de Mortier comme mambour des enfants orphelins dÈlaissÈs par feu Piron Noel et Sabion son Èpouse (dont Noel, Piron, Godefroid et Marie) tous fils, filles et gendres de feu Gielet des Chesnes.5 Le 16 novembre 1634, œuvres par Jean Gielet des Chesnes à la reportation de Oleff, Elisabeth, Wilheame Renairkin, Jacques fils de feu Gerard Jacques (épouse Anne) frères, sœur et beau-frËre et Noel de Mortier le jeune si que mambour des enfants engendrÈs par Piron Noel son frère en Sabion sœur et belle-sœur aux parties cidessus.6 Le 20 novembre 1634 Jean Gielet fit hucher avant Oleff des Chesnes, Guillaume Renairkin, Pierre Henry Renard, Jacques GÈrard et Noel de Mortier mambour, tous ses frËres et beaux-frËres.7 Le 25 ao˚t 1651 Mathieu Sohelet et Servais Paysant, gendres de feu Willeame Renarkin, exhibent ‡ la cour de Neufch‚teau pour approbation et enregistrement le testament que ce dernier a fait rÈdiger pardevant le vénérable Jacques Jacquemin, curé d’Aubin le 4 ao˚t dernier en faveur desdits deux gendres et de sa seconde Èpouse Mayekenne Hortich.8 Le 25 mai 1686, par-devant le notaire T: Hustin, Servais Paisant surcéant de Neufchateau d’une, et Jean Lorquet mari ‡ Marguerite Sohlet la niËce dudit premier comparant, donne tout son meuble tant bestiau 1 Baron de Broich, ´ Soxhlet ª, in : Bulletin de la SociÈtÈ Royale des Archives VerviÈtoises, tome XXVIII (2006), p. 27. 2 Pour la famille De la Rue, voir : JosÈ Bolland, RÈgis de la Haye, ´ …pitaphes des croix funÈraires du cimetiËre de Mortroux et notes sur les familles des dÈfunt ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2019/4, p. 30-39. 3 AEL, CJ Neufch‚teau.30, f. 126. 4 AEL, CJ Neufch‚teau 29, f. 156. 5 AEL, CJ Neufch‚teau 23, f ; 46v 6 AEL, CJ Neufch‚teau 23, f. 180. 7 AEL, CJ Neufch‚teau 23, f. 184. 8 AEL, CJ Neufch‚teau 26, f. 50.
59 qu’autre à condition que ledit Jean Lorquet sera obligé après la mort du premier comparant de donner une vache ‡ Magdaeleine Sohlet sa belle-sœur.1 Le 10 mars 1692 Guillaume Sohelet, beau-frËre de Jean Lorquet, reporte ‡ Jean une cinquiËme part et portion des maisonnages et autres b‚timents, prÈs, terres et tout autres biens, cens et rente qui appartiennent ou peuvent appartenir audit Guillaume par succession de feu Mathy Sohelet et Piret Renairkin ses respectifs pËre et mËre.2 Le 4 juillet 1692 Jean Lorquet surcÈant de Neufchateau et Guillaume Sohelet son beau-frËre surcÈant de Mauhin pour la succession de Servais Paysant leur oncle maternel.3 7 - Colin le Kocq I H S ICY REPOSE HONEST COLIN LE KOCQ QVI TREPASA LE 24 FEBVRIR 1655 PRIEZ DIEV POVR SON AME Dimensions: 52 x 44 cm Nous avons eu du mal à identifier ce Collin Lecocq enterré à Neufchâteau où il n’apparaît jamais à la cour scabinale. La famille Lecocq est en fait originaire de Bombaye o˘ elle est Ègalement assez discrËte. Notes sur la famille LE COCQ I BarthÈlemy Lecocq de Bombaye né vers 1570 (estimation) a d’une première union au moins un fils Jean BarthÈlemy, qui suit en II. Il Èpouse en secondes noces ‡ Dalhem le 1er octobre 1622 (tt : GÈrard del Noz junior et Jeha GÈrar) Marguerite, fille de GÈrard del Noo, dont la sœur Catherine y épouse l’année suivante Willem Vandenbroeck. BartholomÈ Lecocq est dit dÈcÈdÈ en 1643 et Marguerite sa veuve dÈcËde ‡ Dalhem le 8 octobre 1650. Le 4 mai 1625 BartholomÈ Lecocq rachËte ‡ GÈrard del No une part des biens de feu GÈrard del No leur feu pËre et beau-pËre. 4 Le 21 avril 1643, Marguerite GÈrard [del Noo] veuve de BietmÈ Lecocq habitant ‡ Dalhem vend une parcelle de terre ‡ Polis Alexis delle Saux.5 Le 12 janvier 1651 Guillaume Vandenbroeck bourgeois de Dalhem acquiert de BartholomÈ Lecocq et de ses frËres et beau-frËre divers biens fonciers leur provenant de la succession de feu BartholomÈ Lecocq leur grand-pËre, acquis durant son mariage cÈlÈbrÈ avec feue Margarite del Noo tante maternelle dudit acquereur.6 II Jean BarthÈlemy Lecocq Èpouse ‡ Bombaye le 18 novembre 1618 Jehenne, fille de Collin Ruwet et 1 AEL, CJ Neufch‚teau 30, f. 109v, le 14/01/1692. 2 AEL, CJ Neufch‚teau 30, f. 117. 3 AEL, CJ Neufch‚teau 30, f. 132. 4 AEL, CJ Dalhem 4, f. 159v. 5 AEL, CJ Feneur 5, f. 92. 6 AEL, CJ Bombaye 8, f. 207.
60 probablement de sa seconde Èpouse Marie Thiry (tt : Jean Carnuten le marguillier, Jean Riwet, Massin Jean Masset, BartholomÈ Le Cocq et autres).1 Le second tÈmoin est un fils et le troisiËme un gendre de Collin Ruwet de Bombaye. De ce couple nous connaissons trois enfants : 1. BarthÈlemy, baptisÈ ‡ Bombaye le 25 fÈvrier 1620, dit fils de Jean BarthÈlemy de Try (s : Arnold Lynott habitant ‡ Dalhem), qui suit en III. 2. Collin, nÈ vers 1625, qui est le parrain d’un neveu en 1642 et le père d’une enfant illégitime, née d’Oudelette fille de Laurent Simon, baptisÈe Marie ‡ Bombaye le 24 mars 1651 (ss : Laurent Wyayme et le mariscal delle Tombe). Il décède à Neufchâteau le 24 février 1655 selon l’épitaphe de sa croix funéraire. 3. Anne, fille de Jean Lecocqz de Trich, baptisÈe ‡ Bombaye le 28 janvier 1628 (ss : Martin d’Amblève chapelain (sacellanus) du lieu et Marie Trine de Bombaye). Le 16 novembre 1621, parchons, reconnaissences par les enfants engendrÈs de feu Collin Ruet en son temps censier a Bombaye, dÈnommÈment Jan Ruet faisant partie tant pour lui que pour Elysabeth sa sœur, Dreson tant pour lui que pour Anne sa sœur, Collar le Monsea si que mari à Catherine sa femme, Jean [BarthÈlemy Lecocq] si que mari a Jehenne sa femme et Collin Ruet, tous enfants et gendres dudit feu Collin.2 . Le 22 juin 1622, Jehan le Cocqz fils ‡ Bartholome le Cocqz ‡ la reportation de Collard le Monsa de Mons, son beaufrËre.3 III BarthÈlemy Lecocq de Trich Èpouse Marie, fille de Gillet Mathy Mordant de Mortroux et Barbette Longle, dont naissent au moins cinq enfants baptisÈs ‡ Bombaye sauf l’aîné à Mortroux, paroisse de l’épouse : 1. Jean, le 24 novembre 1639 (ss : Noel Mordant et Marie Mauhin). 2. Mathieu le 4 dÈcembre 1642 (ss : Nicolas frater (frËre du pËre = Collin) et Marguerite de Mortroux), qui est uni le 4 fÈvrier 1679 ‡ Marie fille de Jean de la Saulx par le curÈ de Bombaye.4 3. BarthÈlemy, le 19 novembre 1645 (ss : Nicolas fils de Jean Rywet et Jeanne Guilhaume de Trich), dÈcÈdÈ enfant. 4. Marie le 4 avril 1651 (ss : Collin Dresson et Gertrude fille Maroy GÈrard des Trys), marraine ‡ Bombaye en 1677. Dite jeune fille de Bombaye, elle est à Dalhem, selon le rite de l’église réformée, avec Jean DieudonnÈ jeune homme natif de Saint-Remy et habitant Hermalle, fiancÈe le 19 juin 1688 et mariÈe le 2 juillet suivant en présence de l’enfant nommé Noël engendré d’eux avant le mariage. 5. BarthÈlemy, le 29 octobre 1653 (ss : Henri Lorquet et Nicole fille d’Adam). Dit jeune homme de Bombaye, il est à Dalhem, selon le rite de l’église réformée, avec Catherine Jacob de Fouron fiancÈ le 18 mai 1686 et mariÈ le 2 juin suivant. BarthÈlemy dÈcËde ‡ Bombaye le 10 avril 1688. 1 JosÈ Bolland, RÈgis de la Haye, ´ …pitaphes des croix funÈraires du cimetiËre de Mortroux et notes sur les familles des dÈfunt ª ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2019/4. 2 AEL, CJ Bombaye 7, f. 24. 3 AEL, CJ Bombaye 7, p. 32v. 4 AEL, registres paroissiaux de Dalhem.
61 8 - Godefroid Renard & PÈtronelle Lorquet ICY REPOSENT HONETE GODEFROID RENARD DECEDE LE 26 9BRE 1783 ET PETRONELLE LORQUET SON ESPOUSE DECEDEE LE 13 MARS 1720 R I P Dimensions: 100 x 60 x 24 x 22 cm Notes sur la famille RENARD Plusieurs lignÈes du nom de Renard, peut-Ítre apparentÈes, semblent coexister ‡ Neufch‚teau aux XVIIe et XVIIIe siËcles. I Piet Renard a d’une première épouse : 1. Henri, qui suit en II. 2. Frambach, qui Èpouse Anne Oulry. Elle dÈcËde de dysenterie ‡ Neufch‚teau le 18 septembre 1702 et Frambach le 5 novembre 1708 trËs ‚gÈ et aprËs une longue maladie. 5. Catherine, qui Èpouse Frambach de Gulpen. Veuf, Piet est uni ‡ une nommÈe Elisabeth et il est est dÈcÈdÈ dËs 1655.1 Le 3 octobre 1656 Henri fils de Piet Renard et Frambach de Gulpen son beau-frËre (NC 27-10v) Le 16 mars 1657 Henry fils feu Piet Renard achËte ‡ son beau-frËre Frambach de Gulpen, mari de Catarinne fille dudit feu Piet Renard, onze journaux de terre et waidage provenant du partage des biens de ce deenier… Elisabeth veuve de feu Piet Renard.2 Le 5 avril 1658 la veuve de Piet Renard est dite mar‚tre de Henri et Frambach Renard.3 II Henri Piet Renard (Henry fils Pierre Renaut des Waides), nÈ vers 1620 et dÈcÈdÈ dËs 1670. Selon la gÈnÈalogie de la famille De la Croix Ètablie en 1788 par FrÈdÈric ThÈodore Joseph Hubert de la Croix,4 gÈnÈalogie qui paraÓt fiable, il Ètait Èchevin de Neufch‚teau, et il Èpousa Riet HÈlËne de la Croix, fille de Gérard de la Croix, échevin de Neufchâteau, et d’Odile Lehaen.5 Il est en tout cas le pËre de : 1. Henri, qui suit en III. 2. Marie qui Èpouse GÈrard Pierson et dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 1er novembre 1719. Le 10 mars 1670 comparaissent Frambach Piet Renard et Ghierken Pirson gendre de la veuve de feu Henry Piet Renard 6 Le couple a au moins trois enfants : a. Anne, qui Èpouse LÈonard Renard (IV B), son cousin germain. 1 AEL, CJ Neufch‚teau 26, f. 162. 2 AEL, CJ Neufch‚teau 27, f. 32. 3 AEL, CJ Neufch‚eau 27, f. 51v. 4 RHCL, collectie handschriften (18.A), inv.nr. 343. 5 Sur la famille Lacroix, voir notre Ètude : ´ …pitaphes des crois funÈraires du cimetiËre de Saint-AndrÈ et notes sur les familles des dÈfunts ª, in : bulletin Cercle Historique de FlÈron 2021/3, p. 71-75. 6 AEL, CJ Neufch‚teau 28, f. 163
62 b. Catherine, baptisÈe ‡ Neufch‚teau le 1er juin 1680 (ss : Jacques Gregoir et Jacoba Pirson), qui Èpouse Jean Lekeu (voir croix 2). c. FranÁois Gilles baptisÈ ‡ Neufch‚teau le 14 juin 1687 (ss : FranÁois Pontpier et Marie Lekeu). Le 4 dÈcembre 1653 Frambach de la Croix surcÈant du Neufch‚teau ‡ la reportation de Henry fils Pierre Renaut des Waides son beau-frËre.1 Ce Frambach Ètait le fils de GÈrard de la Croix, le fondateur de la femille De la Croix. III Henri Piet Renard, nÈ vers 1650 est citÈ, ‡ partir de 1676, parmi les surcÈants de Neufch‚teau, avec sa mËre, la veuve de Henri Piet Renard. Il est dit Èchevin de cette cour dËs 1698 (RP Neufch‚teau).2 Il Èpouse Marguerite, fille de LÈonard Salmaigne 3 et d’AgnËs fille de Dries Servais et de Marie Renairkin. Ils ont huit enfants dont sept baptisÈs ‡ Neufch‚teau : 1. LÈonard, le 21 janvier 1681 (ss : Baulduin Withian et Marie Charlotte la Croix), qui suit en IV A. 2. Henri, qui suit en IV B. 3. Godefroid, le 22 septembre 1689 (ss : Godefroid Ruwet curÈ de Neufch‚teau et FranÁoise Withien), qui suit en IV C. 4. Ignace FranÁois, le 28 dÈcembre 1692 (ss : Toussaint Ernon, mayeur de Mortroux et demoiselle Laurence Marie de Gulpen WodÈmont, dame du lieu). Il Èpouse ‡ Neufch‚teau le 27 novembre 1730 (ss : Joseph Renard et Catherine Snaker) Anne Snackers, baptisÈe ‡ Neufch‚teau le 25 fÈvrier 1694, fille d’Urbain Snackers et Jacoba Pirson, avec dispense pour 2e et 3e degrÈs de consanguinitÈ. Anne y dÈcËde le 15 avril 1747 suivie d’Ignace le 2 novembre 1749. Ils laissent un fils unique : a. Jean Joseph baptisÈ ‡ Neufch‚teau le 22 octobre 1733 (ss : Joseph Renard et Catherine Pirson). Le 17 janvier 1750, Jean Joseph fils mineur de feu Ignace Renard reÁoit comme mambours et curateurs ses oncles Gilles Snackers, bourgmestre de Neufch‚teau, et Jean Pirson.4 Il dÈcËde cÈlibataire ‡ Neufch‚teau le 12 mars 1780. 5. Jean Joseph, le 27 juin 1695 (ss : Walther de Baptices et Anne Marie Salmagne), mayeur de Neufchâteau jusqu’à son décËs dans ce lieu le 27 octobre 1745. Le seigneur de Hoen-Neufch‚teau lui nomme comme successeur Jean Guillaume Rascop qui prend ses fonctions le 17 janvier 1746.5 6. Marie AgnËs, le 17 septembre 1698 (ss : AndrÈ Renairkin et Marie Ruwet), qui Èpouse ‡ LiËge le 2 fÈvrier 1730 Guillaume Cuvelier de Warsage (tt : frËre Angelin de Vervier capucin, Joseph Renardi et GeneviËve Renardi), (mariage inscrit aux registres paroissiaux de Neufch‚teau et de Warsage). Guillaume meurt ‡ Neufch‚teau le 27 novembre 1772 et sa veuve le 8 janvier 1780. 7. Anne (prÈnom incertain), le 6 juillet 1701 (ss : Jean Lekeu et Anne Pirson). 8. EugËne Florent, le 4 septembre 1703 (ss : FranÁois ThÈodore EugËne comte de Hoen et demoiselle Marie Catherine de la Haye) qui est uni ‡ Anne FranÁoise Lonneux de la paroisse d’Aubel au couvent de Bolland le 28 novembre 1730 par le R. P. Engel Kneppen (tt : N Renardi et N Renardi) (mariage inscrit aux registres paroissiaux d’Aubel et de Neufchâteau). Elle est fille de Jean et Geniton de Loneux, baptisÈe ‡ Aubel le 6 juillet 1704. Ils dÈcËdent tous deux ‡ Gemmenich, elle le 16 janvier 1775 et lui le 6 janvier 1777. Henri Renard Èchevin dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 2 avril 1731 et sa veuve Marguerite Salmaigne le 26 octobre 1745, nonagÈnaire et plus, Ècrit le curÈ. IV A (fils de III) LÈonard Renard Èpouse ‡ Neufch‚teau le 7 mai 1708 Anne Pierson, fille de GÈrard Pierson et Marie Renard, sa cousine germaine puisqu’avec dispense pour 2e degrÈ de consanguinitÈ (tt : Godefroid Renard, FranÁois Rousselle, Marie Pierson et Jeanne Delsupexhe). Six jours plus tard, elle met au monde une fille : 1. Marguerite, baptisÈe ‡ Neufch‚teau le 13 mai 1708 (ss : Pierre Lekeu et Genevieve Renard). 1 AEL, CJ Bombaye 9, f. 89v. 2 AEL, registres patroissiaux Neufch‚teau. 3 AEL, CJ Neufch‚teau 31, f. 26. 4 AEL, CJ Neufch‚teau 2, n.p. 5 AEL, CJ Neufch‚teau 35, f. 242v.
63 Mais cette jeune mËre y meurt le 8 juin, vraisemblablement des suites de son accouchement. LÈonard se remarie ‡ Mortroux le 15 fÈvrier 1711 avec Marie fille de Jean Closet Lowis (ou Mauhin) et de Barbe Somja (tt : Nicolas Lowis et Catherine Louis et autres) qui lui donne au moins : 2. Marie Marguerite, baptisÈe ‡ Mortroux le 8 dÈcembre 1711 (ss : Henri Renard et Barbe Lowis, Èpouse de Nicolas Dupont). 3. Jean Louis, baptisÈ ‡ Neufch‚teau le 7 mai 1713 (ss : Guillaume Louys et GeneviËve Renard). 4. Barbe, baptisÈe ‡ Neufch‚teau le 22 juin 1716 (ss : Henri Renard Èchevin de Neufch‚teau et Barbe Somja). 5. Marie Anne, baptisÈe ‡ Neufch‚teau le 28 dÈcembre 1717 (ss : NoÎl Renart et Anne Louys). 6. AgnËs, baptisÈe ‡ Neufch‚teau 5 novembre 1720 (ss : Ignace Renart et Jeanne Louys) et y dÈcÈdÈe le 8 mars 1742. Marie Mauhin dÈcËde ‡ Mortroux le 16 septembre 1747 et LÈonard y meurt le 9 avril 1754. IV B (fils de III) Henri Renard Èpouse ‡ Neufch‚teau le 14 janvier 1714 avec dispense pour 3e degrÈ de consanguinitÈ Marie Catherine Depont y baptisÈe le 8 juin 1684 fille de Jean de Pont et Marguerite Ruwet (tt : FranÁois Roussel, Jean Swen, Godefroid Renard et Barbe Lorquet). Le couple a cinq enfants baptisÈs ‡ Neufch‚teau : 1. Jacques Henri, le 6 janvier 1715 (ss : rÈvÈrend maÓtre Jacques Henri Ruwet, chanoine de St Pierre à Liège, représenté par Jean Dupont son mandataire et Marguerite Salmaigne). Il sera l’héritier dudit rÈvÈrend chanoine Jacques Henri Ruwet, son parrain dont il avait reÁu les prÈnoms. Il dÈcËde jeune aprËs une longue maladie le 25 septembre 1737 ‡ Neufch‚teau.1 2. AgnËs, le 9 janvier 1717 (ss : Henri Renard senior et Petronille Lorquet pour AgnËs Ruwet). 3. Marguerite, le 9 dÈcembre 1720 (ss : Ignace Renart et Florence Salmaigne). 4. GeneviËve, le 21 janvier 1723 (ss : Jean Depont et Marguerite Salmaigne). 5. Henri, le 27 novembre 1724 (ss : Henri Salmaigne et Marie AgnËs Renard). Marie Catherine Dupont Èpouse de Henri Renard dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 27 novembre 1732. Le 27 décembre 1728 acte d’obligation de Henry Renard si que père et mambour de Jacques Henry Renardy, hÈritier de feu le rÈvÈrend seigneur chanoine Ruwet, ‡ la reportation de FranÁois le serrurier.2 IV C (fils de III) Godefroid Renart Èpouse ‡ Neufch‚teau le 5 mars 1715 PÈtronille Lorquet, fille de Jean Lorquet et de Marguerite fille de Mathieu Jean Soxhelet et Pietresse Renairkin (tt : Ignace Renard et Marie Salmaigne). Le couple a ‡ Neufch‚teau : 1. Marguerite le 1er mars 1716 (ss : Me FranÁois Mavet prÍtre chapelain du ch‚teau (sacerdos capellanus in Castro) et GeneviËve Renart). 2. Henri le 22 juin 1717 (ss : NoÎl Renart et Marie Jacoba Salmaigne), qui suit en V. 3. Barbe le 6 mars1719 (ss : Servais Lorquet et Gertrude Lorquet). PÈtronille Lorquet Èpouse de Godefroid Renart dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 15 mars 1720. Godefroid Èpouse en secondes noces ‡ Neufch‚teau le 12 ao˚t 1733 Catherine Snakers, cousine germaine de sa première épouse, puisqu’avec dispense pour 2e degré d’affinité (voir tableau I p. suivante). Elle a en effet ÈtÈ baptisÈe ‡ Neufch‚teau le 1er janvier 1701, fille de Mathieu Snackers et de Magdeleine Sohlet sœur de la mère de Pétronille Lorquet. De cette seconde union naissent trois autres enfants également baptisÈs ‡ Neufch‚teau : 4. Marie AgnËs, le 5 septembre 1737 (ss : Jean Joseph Renard et AgnËs Snacker), dÈcÈdÈe cÈlibataire ‡ Neufch‚teau le 14 mai 1810. 5. EugËne Florent (I), le 2 fÈvrier 1740 (ss : Ignace Renard et Barbe Renard), mort au berceau. 1 Pour la branche de Neufch‚teau de la famille Ruwet, voir dans ce mÍme bulleting, p. 23 2 AEL, CJ Neufch‚teau 34.
64 6. EugËne Florent (II), le 17 novembre 1741 (ss : Jean Suen au nom d’Eugène Florent Renardy et Jeanne Snackers), qui Èpouse ‡ Neufch‚teau le 22 avril 1779 Marie ThÈrËse Hackir, y baptisÈe le 27 octobre 1751, fille de Ferdinand Hackir de Charneux et Catherine Snackers, avec dispense pour 3 e degrÈ de consanguinitÈ (voir tableau II ci-dessous) (tt : Jean Henrard ancien bourgmestre de Neufch‚teau et Anne Marie MarÈchal de St-Martin en LiËge). Elle dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 29 septembre 1794 et lui le 8 dÈcembre 1816 dit membre du conseil municipal de Neufch‚teau. Catherine Snackers, seconde Èpouse de Godefroid Renard dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 14 ao˚t 1763 et Godefroid y meurt le 27 novembre 1783 ‚gÈ de 95 ans. V (fils de IV C) Henri Renard Èpouse ‡ Neufch‚teau le 23 avril 1750 Marie Catherine, fille de GÈrard Salmaigne et Marie Walpott avec dispense pour 4e degrÈ de consanguinitÈ (voir tableau III p. suivante) (tt : Hubert Barchon et Marie Verlainne). Ils sont domiciliÈs ‡ Avenau (Affnay), juridiction de Neufch‚teau et paroisse de Warsage. Le couple eut cinq enfants dont quatre baptisÈs ‡ Neufch‚teau : 1. Marie PÈtronille, le 13 dÈcembre 1751 (ss : Godefroid Renard et Marie Walpotte).
65 2. Marie ThÈrËse, le 13 octobre 1753 (ss : Jacques Clersay et Marie Walpotte au nom de Marie ThÈrËse Salmagne), qui Èpouse Georges Viatour ‡ Neufch‚teau le 28 novembre 1778 et y dÈcËde veuve le 9 novembre 1824. 3. Catherine FranÁoise, le 6 mai 1756 (ss : Jean Henri Cuvelier et Marie Louise Salmaigne), qui Èpouse Pierre Joseph Kerf ‡ Neufch‚teau le 8 janvier 1793 et y dÈcËde le 29 avril 1823. 4. GÈrard, nÈ vers 1756-57 et dÈcÈdÈ ‡ Warsage le 27 ao˚t 1781, ‚gÈ de 14 ‡ 15 ans. 5. Godefroid, le 29 mai 1760 (ss : LÈonard Snackers et Marie Louise Salmaigne pour Marie Joseph Debatice), qui Èpouse Maria Elisabeth Roulion dont naissent des enfants baptisÈs ‡ Noorbeek et Mheer. Marie Elisabeth dÈcËde ‡ Mheer le 7 mai 1818 et Godefroid ‡ Teuven le 13 ao˚t 1835. Henri Renardi dit Renard dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 15 dÈcembre 1762 et sa veuve le 29 avril 1784, aprËs avoir souffert une longue et pÈnible incommoditÈ. Notes sur la famille LORQUET Les Lorquet foisonnent ‡ Bombaye, mais ceux de Neufch‚teau ne semblent pas leur Ítre apparentÈs. Jean le Charlier dit Lorquet, nÈ vers 1660 et Èchevin de Neufch‚teau Èpouse Marguerite Sohlet (Sohelet, Soxhelet), fille de Mathy Soxhelet et Pietresse Renairkin. Ils ont cinq enfants baptisÈs ‡ Neufch‚teau : 1. NoÎl, fils de Jean le Charlier dit Lorquet et Marguerite Sohlet, le 25 décembre 1682 (d’où son prÈnom (ss : Walther Sophet et Marie Renairkin). 2. Servais, le 17 fÈvrier 1684 (ss : Laurent N. et AgnËs le Maire) et y dÈcÈdÈ le 13 septembre 1743. Il est ÈmancipÈ par son père le 27 octobre 1698, à l’âge de 14 ans,1 et dÈcËde juvenis (jeune homme, cÈlibataire) ‡ Neufch‚teau le 13 septembre 1743. 1 AEL, CJ Neufch‚teau 31, f. 167.
66 3. Barbe, le 14 octobre 1686 (ss : Hubert le Keu et Anne Trissart). Elle Èpouse Mathieu Lejeune ‡ Mortroux le 23 mai 1714 (tt : Nicolas Vandenbergh et Jeanne Mathieux) et dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 28 dÈcembre 1722. Mathieu y Èpouse ensuite en secondes noces le 26 septembre 1729 Jeanne Gillet. Il y dÈcËde le 22 fÈvrier 1737 et Jeanne le 24 septembre 1747. 4. Marie, le 21 ao˚t 1689 (ss : François Lorinck et Marie …) et décédée célibataire à Neufchâteau le 26 novembre 1712. 5. PÈtronelle le 14 novembre 1692 (ss : Walther Debastis et Marguerite Lekeu). Elle est confirmÈe ‡ Neufchateau aux Quatre Temps de la PentecÙte 1706 et y Èpouse le 5 mars 1715 Godefroid Renard. Elle y dÈcËde le 15 mars 1720. Jean Lorquet dÈcËde ‡ Neufch‚teau le 15 octobre 1711 et sa veuve le 26 fÈvrier 1716 aprËs une longue maladie. Le 25 mai 1686 Servais Paisant surcÈant de Neufchateau et Jean Lorquet mari ‡ Margueritte Sohelet, la niËce du premier comparant.1 Le 30 septembre 1729 œuvre de rédemption Godefroid Renard à la reportation de Servais Lorquet son beau-frËre assistÈ de Guillaume Schoet son oncle.2 9 - pied d’une croix cassée Dimensions: 64 x 31 x 14,5 x 13 cm 1 AEL, CJ Neufch‚teau 30, f. 110. 2 AEL, CJ Neufch‚teau 35, ‡ la date.
67 10 - fragment d’une croix ICY HONTE NIEVP DI …ZEI …A IC … Dimensions: 89 x 25 x 16 cm C. DANS LE MUR DU JARDIN DE LA CURE Pierre commemorant le curÈ J. J. Dujardin I H S SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM AMEN IN OMNI TRIBULATIO NE ET ANGUSTIA A JUVENTUTE MEA JJ DU JARDIN PASTOR IN NOVO CASTRO 1736 (traduction) Que soit bÈni le nom du Seigneur. Amen. Dans tout le trouble et l’angoisse depuis ma jeunesse. JJ Dujardin, curÈ ‡ Neufch‚teau, 1736 On retrouve de nombreux De ou Dujardin dans les villages voisins de Wandre et de Jupille, mais nous n’avons pu établir de lien familial entre ceux-ci et le curÈ J.J. Dujardin. Nous sommes arrivÈs ‡ la conclusion que ce dernier est en fait originaire de Durbuy au Luxembourg d’où les autorités diocésaines de Liège l’ont envoyé à Neufchâteau pour y occuper la cure après le décès inopiné de François de Marée le 21 octobre 1734.
68 Notes sur la famille DUJARDIN I Jean Dujardin, nÈ vers 1630 (estimation) Èpouse Jeanne Fournau dont, baptisÈs ‡ Durbuy : 1. Marie, le 21 juillet 1666 (ss : Jan LembrÈe et Marie Constant). 2. Jeanne, le 21 juillet 1666 (ss : Louis Lefoix et Elisabeth du Jardin), jumelle de Marie. 3. Jean Pierre, le 10 juin 1668 fils de Jan du Jardin et Jeanne Fournau (ss : Pierre de Nizet et Marguerite la Thour), qui suit en II. II Jean Pierre Dujardin, Èchevin de la cour de Durbuy, Èpouse Marie Isabelle fille de Jean de Fermine et de Marguerite Bodson dont naissent six enfants baptisÈs ‡ Durbuy : 1. Marie Joseph, le 22 fÈvrier 1699 (ss : Auguste Dujardin et Jeanne David au nom de Joseph Dujardin et Marie Marguerite Dujardin). 2. Jean Pierre, le 21 février 1701 (ss : D. Duchesne de Palenge et Damoiselle Breda). L’enfant est né la veille, Ècrit le curÈ. Il suit en III A. 3. Jean Joseph, le 7 juin 1703 (ss : Jean Stassin curÈ et Antoinette Fermine), qui suit en III B. 4. Joseph, le 26 mars 1706 (ss : Joseph Deblier et Elisabeth Martini). 5. Charles Joseph, le 28 juillet 1708 (ss : Charles Germain et Isabelle Loncin). 6. Marie Catherine, le 13 janvier 1711 (ss : Auguste Dujardin au nom de Mathieu Charpentier et Marie Catherine Charpentier), dÈcÈdÈe cÈlibataire le 9 dÈcembre 1745 ‡ Durbuy. Le 2 avril 1737 dÈcËde ‡ Durbuy Isabelle Dujardin nÈe Fermine. MaÓtre Jean Pierre Dujardin Èchevin de l’« alma curia » de Durbuy y décède le 17 avril 1751. III A Jean Pierre Dujardin est Ègalement Èchevin de Durbuy. Il Èpouse en premiËres noces Marie Anne CÈcile Detraux baptisÈe ‡ Izier le 9 novembre 1702, fille de Louys de Traux et Anne Marie Pricque de LembrÈe. Elle dÈcËde prÈmaturÈment ‡ Izier le 13 novembre 1727. Après neuf ans de veuvage, Jean Pierre fait la connaissance d’une paroissienne de bonne famille de Neufch‚teau, paroisse dont son frËre est curÈ, ‡ savoir Marie Lutgarde Ernon baptisÈe ‡ Warsage le 9 juin 1710, fille de Toussaint Ernon Èchevin du lieu, mayeur de Mortroux et greffier de plusieurs communes avoisinnantes et de Marguerite Burdo. Il l’épouse le 28 novembre 1736 à Liège (StChristophe) (tt : Joseph Dujardin curÈ [frËre du mariÈ] et Claude Charles Jacques Demy). Cet acte de mariage est également porté dans les registres paroissiaux de Neufchâteau et d’Izier. De ce couple naissent, tous baptisÈs ‡ Izier : 1. N. Le 17 septembre 1736 : ´ obiit infans joannis petri dujardin et mariae lutgardiae Ernon in ozo decimum tertium diem agens ª. Il s’agirait donc d’un enfant illégitime du couple décédé à Ozo (village d’Izier) le 17 septembre 1736 à l’âge de 13 jours. 2. Marie Joseph, le 29 ao˚t 1737 (ss : Toussaint Joseph Ernon et Marie Catherine Joseph du Jardin), morte dans l’enfance. 3. Marguerite Joseph, le 25 novembre 1738 (ss : Joseph Dujardin et AngÈlique Haleux), qui Èpouse ‡ Durbuy le 17 septembre 1764 Pierre Guillaume Nouveau. 4. Isabelle Joseph, le 4 ao˚t 1740 (ss : Nicolas Petithan de Barvaux et Elisabeth LambrÈe de Heid) et dÈcÈdÈe ‡ Durbuy le 7 janvier 1786. 5. Pierre Louis, le 8 ao˚t 1742 (ss : Jean Louis Xhignesse et Marie Catherine Joseph du Jardin), qui Èpouse ‡ Durbuy le 3 novembre 1792 Marie Jeanne Colom. 6. Charles FranÁois Joseph, le 15 dÈcembre 1745 (ss : Charles FranÁois Du Mazy de Vielle ville et Gérardine Biron de Filoz). Il est prêtre et chanoine de l’église collégiale de la Bienheureuse Vierge Marie de Sclayn au diocËse de Namur et dÈcËde ‡ Durbuy le 2 janvier 1777. 7. Antoine Everard, le 4 juin 1747 (ss : Noble et GÈnÈreux sieur Englebert Erard de Rorove seigneur villarii Ste-Gertrude et noble et vertueuse dame Marie Marguerite Baronne de Mayzier d’Izier), dÈcÈdÈ ‡ Durbuy le 21 juin 1805 (2 messidor an XIII).
69 8. Marie Joseph, le 5 septembre 1750 (ss : Dnus Joseph Dujardin de Durbuy et Marguerite Joseph sœur de la baptisée), décédée enfant le 21 avril 1753 à Durbuy. MaÓtre Jean Pierre Dujardin, Èchevin de la ville de Durbuy et haut gruyer (forestier) de la terre de Durbuy y dÈcËde le 5 mai 1752 et sa veuve le 9 janvier 1779. III B Jean Joseph Dujardin quitte son Luxembourg natal en 1734 pour devenir curé d’AubinNeufch‚teau. Le 19 fÈvrier 1735 fut effectuÈe une visite par le mayeur et les Èchevins de de la cour et justice de Neufch‚teau de la maison pastorale de Neufch‚teau (= cure) occupÈe par le nouveau pasteur le rÈvÈrend seigneur J.J. du Jardin. Elle fut trouvÈe globalement en bon Ètat.1 Une seconde visite fut rÈalisÈe le 23 juin 1735 avec les mÍmes conclusions.2 Deux ans aprËs sa prise de fonction, le curÈ Dejardin fait graver une dalle votive scellÈe actuellement dans le mur de la cure, o˘ il fait part de ses inquiÈtudes face ‡ sa charge. Son pastorat ne fut de plus guËre long au vu de son dÈcËs prÈmaturÈ. On dÈcouvre avec Ètonnement deux actes de dÈcËs de ce pasteur dans des paroisses et ‡ des dates diffÈrentes : – ‡ Neufch‚teau : (traduction) Le 15 octobre 1744 est dÈcÈdÈ le RÈvÈrend Me Jean Joseph Dujardin, curÈ du lieu, muni des sacrements de l’église. – et ‡ Durbuy : (traduction) Le 24 septembre 1746 s’est endormi dans le seigneur Me Joseph Dejardin de Durbuy révérend curé d’Aubin et Neufchateau au duchÈ de Limbourg, il est venu malade ‡ Durbuy afin de mÍler dans le cimetiËre ses cendres ‡ celles de ses mËre et sœur décédées. L’acte de décès à Durbuy en 1746, o˘ il est dit que le curÈ Dejardin malade y est venu mourir, prÈcise que sa mËre et sa soeur Ètaient prÈalablement dÈcÈdÈes. Or sa soeur Marie Catherine meurt en 1745. Cette date de décès est donc cohérente, ce qui n’est nullement le cas de celle de 1744 notée dans l’acte de Neufch‚teau. Ce dernier a vraisemblablement ÈtÈ rÈdigÈ postÈrieurement et sans grand respect du lieu et du temps. Le révérend Léonard Mawhin, successeur du curé Dejardin, prend d’ailleurs ses fonctions en juin 1747, ce qui renforce notre conviction du dÈcËs de J. J. Dejardin en 1746. 1 AEL, CJ Neufch‚teau 35, f. 19. 2 AEL, CJ Neufch‚teau 35, f. 26v.
70 Interpol anno 1680 RÈgis DE LA HAYE L’Organisation internationale de police criminelle (OIPC), communÈment abrÈgÈe en Interpol, est une organisation internationale crÈÈe le 7 septembre 1923 dans le but de promouvoir la coopÈration policiËre internationale. Elle dÈlivre, entre autres, des documents d’alerte qui permettent d’assurer la traque de criminels recherchÈs dans le monde. Ces documents qui contiennent des ÈlÈments d’identification et des ÈlÈments juridiques sur les individus recherchÈs sont diffusÈs ‡ travers 194 pays membres. Ils permettent aux polices nationales d’identifier, de localiser et d’arrêter des individus recherchÈs, et de les extrader. Interpol a beau n’avoir été créée qu’en 1923, mais ce que fait Interpol depuis cette date, Ètait dÈj‡ pratiquÈ dans notre rÈgion en 1680. Pour preuve, cet appel publiÈ ‡ JulÈmont le 22 novembre 1680 par Jean Wathy, par ordre du mayeur …rasme Burdo.1 Le criminel recherchÈ Ètait FranÁois Grandel, soldat de la garnison des …tats GÈnÈraux des Provinces Unies ‡ Stevensweert. La demande d’arrestation et d’extradition était adressée depuis Neau (Eupen) par Francesco Hernandes ‡ M. Hannot, drossard du Quartier Wallon du duchÈ de Limbourg. On aurait bien voulu savoir si le soldat a finalement ÈtÈ arrÍtÈ et extradÈ, mais nos archives ne le disent pas. Monsieur, Il convient pour le service du Roy de faire la diligence pour prendre prisonnier un soldat de la compagnie du gouverneur de Stevengweert nommÈ Francois Grandel lequel est un grand voleur sans dire les autres fautes qui ne sont pas moindres et vous pourrez envoier la copie de cette lettre ‡ tous les villages de votre district a telle fin que fassent toutte la diligence possible de prendre ledit soldat prisonnier et de moy lamener icy a Neau Je suis Embas estoit Monsieur votre affectionnÈ serviteur et signÈ Fran.co Hernandes date Neau le 5e de 9bre 1680 le superscription a Monsieur Hannot drossard du Walon quartier En marge : Jay publie le present placar par ordre de Erasme Burdo mayeur de JulÈmont le 22 9bre 1680 Jean Wathy 1 AEL, CJ JulÈmont 35-II chemise histoire 1650-1699.
71 GÈnÈalogie des Delepont de Feneur JosÈ BOLLAND et RÈgis DE LA HAYE En voyant le nom ´ de Lepont ª, on pourrait penser ‡ une variante du nom de famille ´ Dupont ª. Mais la variante ´ Dupont ª ne figure nulle part dans les documents qui parlent de la famille ´ de Lepont ª. Au contraire. Les variantes ´ de Lezpont ª, ´ de Leipont ª of ´ Laidpont ª font plutÙt penser ‡ une accentuation de la première syllabe, comme on le voit encore à l’orthographe actuelle : ´ DelÈpont ª. Il s’agit en tout cas d’un nom de provenance, venant de Laipont (Lepont), un moulin à Feneur sur le Ruisseau de Bolland, le “mollin de Lepont”. Ce moulin est dÈj‡ citÈ en 1510. En 1721 il est achetÈ par le baron de Gulpen de WodÈmont, et en 1776 il appartient ‡ Thomas Andrien. Carte de Feneur, dans l’album d’Urbain Dodémont (AEL, Individus. Dodémont, n° 2, p. 105).
72 Situation cadastrale du moulin Laipont (AEL, Plan Popp Feneur). Le bâtiment du moulin de Laipont existe toujours, aujourd’hui comme maison d’habitation. ¿ cÙtÈ de la maison et le long du bassin on voit encore le bief du moulin, et derriËre la maison on voit encore la roue...!
73 I Collin Delepont a d’une épouse nommée Catherine au moins un fils Henri, qui suit en II. Le 5 novembre 1550 Katharine femme de feu Colin de le Pont renonce ‡ tous ses biens en faveur de Henry son fils.1 II Henri Delepont nÈ vers 1525 (estimation) est le pËre de Collin qui suit en III. Le 13 janvier 1610, Pietre Lotest ‡ la reportation de Henry de Lepont en son vivant manant ‡ Feneur, 2 stiers d’épeautre sur les biens de feu Oulry Pietre de Trembleur que possËde Catharine veuve le Chanteu de Trembleur ; Collin fils dudit Henry dÈclare Ítre content dudit Pietre.2 III Collin Delepont, nÈ vers 1565 (estimation) est dÈcÈdÈ peu avant le 2 mai 1635. D’une épouse inconnue lui sont nÈs au moins : 1. Henry, qui suit en IV A. 2. Collin, qui suit en IV B. 3. Anne, baptisÈe ‡ Saint-Remy le 22 juin 1616 (ss : Jean fils de GÈrard Halkin et Marie fille de Baltus), qui Èpouse ‡ Dalhem le 8 juillet 1635 Baltus de PrÈ, fils de Jean de PrÈ (tt : Martin fils de Baltus de Prez, LÈonard de la Porte et Magdaleine fille de Baltus de Prez). Le 3 octobre 1628 Collin de Lepont manant ‡ Feneur vend une piËce de terre labourable gisante au lieudit alle vieille voye ‡ Collas de Bebronne bourgeois de Dalhem.3 Le 29 dÈcembre 1633, Collin de Lepont, ‘si que marit a son espeuze’, rembourse une rente auprËs de Michiel de Herstal, habitant ‡ Hermalle. Est mentionnÈ ensuite Henri, fils dudit feu Collin de Lepont, également de la part de son frère et de sa sœur.4 Le 2 mai 1635, Frambach Mathieu achËte ‡ Henry, fils de feu Collin de Lepont, Ègalement de la part de Collin et Anne, son frère et sa sœur, une rente annuelle de 15 dalers.5 Le 30 janvier 1636, Wynand Loyson Èchange trois journaux de terre avec Henri, fils de feu Collin de Lepont.6 Arnotte Lollier, ‘moulnier moderne de mollin de Lepont’ ‡ Feneur, est citÈ le 12 mai 1637 comme voisin de ‘Baltus gendre Collin de Lepont’. 7 Le 24 avril 1640 il est dit ‘Arnotte Lolier, moulnier au Lepont’. 8 Le 24 avril 1640 Henry de Lepon Èchange des biens avec son beau-frËre Baltus de PrÈ, fils de Jean de PrÈ. Henry reÁoit une cour et une batisse sises ‡ Lepon, ainsi que quelques piËces de terre ; Baltus reÁoit une maison avec une grange, et des terres sises ‡ La Saux.9 Le 4 mars 1643 Paulus Piet de Maroux manant ‡ SougnÈ Èchange avec Henry et Collin de Lepont frËres et Baltus de Preit, leur beau-frËre, reprÈsentants feu Collin de Lepont, qui lui reportent 11 verges grandes devant Maroux joindant ‡ Denis le Brahier, ‡ la veuve Lambert Schrick, ‡ Jean Mathiet et ‡ la veuve Olivier Piron (de Troisfontaines), contre le droit aux veines de houilles en la campagne dessus Paradis commenÁant au chemin de Saint-Vy et finissant au lieu-dit le Rixhea dessous Maroux.10 IV A (fils de III) Henri de Lepont, nÈ vers 1600 (estimation), fils de Collin Delepont. Il est Èchevin de Feneur, nommÈ par le chapitre cathÈdral de LiËge le 17 janvier 1641, et assermentÈ le 26 fÈvier 1641. Il Èpouse Anne Ruwet dite Dellesaulx (delle Saulx), fille de Pierre Dreson Ruwet delle Saulx. De ce couple seraient nÈs au moins neuf enfants dont cinq baptisÈs ‡ Saint-Remy : 1 AEL, CJ Feneur 3, f. 146. 2 AEL, CJ Trembleur 15, f. 208v. 3 AEL, CJ Dalhem 4, f. 178. 4 AEL, CJ Feneur 5, f. 10v. 5 AEL, CJ Feneur 5, f. 9v. 6 AEL, CJ Feneur 5, f. 23v. 7 AEL, CJ Feneur 5, f. 31. 8 AEL, CJ Feneur 5, f. 55. 9 AEL, CJ Feneur 5, f. 52. 10 AEL, CJ Trembleur 20, f. 217.
74 1. probablement DieudonnÈ, fils Henry fils Collin de Lepont, le 27 avril 1627 (ss : Dam[oiseau?] Jehan et Jehenne, fille de Jean Bastin). 2. Collin, qui suit en V A. 3. Lysbeth, fille de Henry de Lepont, qui est marraine le 15 juin 1651 de Jean fils de Collin de Lepont et qui Èpouse Jean Jacquemin de Monsay. Il dÈcËde ‡ Fouron-Saint-Martin le 12 avril 1702 et sa veuve le 20 octobre 1705. 4. Marie, fille de Henry de Lepon, dite déjà veuve lorsqu’elle est marraine en 1671 de Jean, fils de Collin de Lepont et Catherine de Bois. Elle avait en effet ÈpousÈ Jean Bise le jeune, prÈmaturÈment dÈcÈdÈ ‡ Saint-Remy le 1er mars 1669. Elle lui survit longtemps et dÈcËde ‡ Saint-Remy le 22 octobre 1716. 5. Anne, baptisÈe le 30 septembre 1640 (ss : Nicolas de Lepon et Anne de Corty). Elle est ‡ Dalhem le 30 octobre 1668 la marraine d’Anne fille de Collin de Lepon et Catherine de Bois. 6. Jeanne AngËle, le 29 septembre 1644 (ss : Pier del Saulx et Marie Gilet). Peut-Ítre ainsi prÈnommÈe parce que baptisÈe le jour de la fÍte des Saints Archanges. Probablement dÈcÈdÈe cÈlibataire en 1687 : le 17 janvier 1687, testament de Jenne de Lepont, jeune fille gisante au lit malade qui cËde ‡ sa soeur Marie de Lepont veuve de Jean Bise un journal de prairie extant a Feneur… joindant a Dres de Lepont son frËre. 1 7. Catherine, le 18 dÈcembre 1646 (ss : Baltus de PrÈ et Marie Vervier). 8. Henri, le 17 fÈvrier 1648 (ss : Henry de Thylou et Anne fille de Jean de Prez), dÈcÈdÈ cÈlibataire ‡ Saint-Remy le 29 novembre 1691. 9. Dres fils d’Henri de Lepon, qui porte un prénom hérité de sa famille maternelle où foisonnent les Dres(on), dans ce cas il s’agit de celui de son arriËre-grand-pËre. Il est parrain le 7 novembre 1672 et suit en V B. Henri dÈcËde ‡ Saint-Remy le 11 septembre 1681, aprËs son Èpouse dÈcÈdÈe le 24 juillet 1669 sous le nom d’Anne fille a Dreson Roy. N.B. Ce Henri de Lepont ne doit pas Ítre confondu avec un homonyme contemporain Èpoux de Marie fille de Warnier Loyson le vieux, qui appartient ‡ la famille De Lepont de Dalhem. IV B (fils de III) Collin de Lepont (Collin de Lepon le jeune), fils de Colin de Lepont, né vers 1610 (estimation), épouse à Saint-Remy le 16 juillet 1646 Marie Vervier de Mortier où elle a été baptisée le 10 janvier 1627, fille de Jean de Vervier, échevin de Mortier, et de Catherine (tt : Laurent Petri et Matthieu Meurice).2 De ce mariage naissent au moins cinq enfants baptisés à Saint-Remy : 1. Collin, le 13 juillet 1648 (ss : Lina Quarmeau et Anne Èpouse ‡ Henry de Lepont), qui reÁoit le prÈnom de son grand-pËre paternel. Il suit en V C. 2. Jean, le 15 juin 1651 (ss : LÈonard fils de Keyeu et Lysbeth fille de Henry de Lepont), qui reÁoit le prÈnom de son grand-pËre maternel. Il suit en V D. 3. Warnier, le 5 fÈvrier 1654 (ss : Noel de Lepont et Martine fille ‡ Martin Vervier), qui suit en V E. 4. Bastin, en novembre 1657 (ss : GÈrard Gille et N. le Ducq de VisÈ), qui dÈcËde ‡ Saint-Remy le 12 mars 1677. 5. Catherine, le 14 janvier 1660 (ss : Jean N et Anne Henry N), qui est ‡ Dalhem, selon le rite de l’église réformée, fiancée le 18 janvier 1698 et mariée le 2 février avec Mathieu del Supexhe de Trembleur, et selon le rite catholique, lui est unie ‡ Bombaye le 16 janvier 1698 (tt : Jean le Rutte et Jeanne Hanaix). Elle lui donne un fils Nicolas baptisÈ ‡ Bombaye le 7 dÈcembre 1701 (ss : Nicolas de Lepont et Anne Ruwet del Saulx). Mathieu dÈcËde ‡ Bombaye le 7 janvier 1728 d’une très grave maladie avec paralysie ou apoplexie, âgé d’environ 65 ans. Catherine décède veuve à Saint-Remy (Housse) le 12 dÈcembre 1742. Marie Vervier dÈcËde ‡ Saint-Remy le 18 janvier 1661. 1 AEL, notaire H. Gilman, ‡ la date du document. 2 Sur cette branche de la famille Vervier, voir : Joseph Simonis (†) et José Bolland, « Les anciennes croix du cimetiËre de Mortier : Èpitaphes suivies de notes sur la famille des dÈfunts ª, in : CHF 2015/3-4, p. 137.
75 Le 14 fÈvrier 1645, Rigaud Salmon Èchange des biens avec Collin de Lepon le jeune.1 Le 15 septembre 1645 Jean Lourtille Èchange avec Collin fils de feu Collin de Lepont ‡ qui il reporte un demi journal de terre en lieu-dit la Haultesse, joindant ‡ Alexandre de Wadeleux Èchevin de Trembleur, contre un demi journal dessus Chenestre en lieu-dit Hauster joindant ‡ Winand Warnier.2 Le 3 mars 1650 est rÈalisÈ le testament du 2 avril 1649, rÈdigÈ par Theodat Fanchon chapelain de Mortier sous forme de donation entre vifs, de Catherine, épouse d’honorable Jan de Vervier, échevin de Mortier, devant Leonard Carmay, Laurent Piet et Collin de Lepont ses gendres.3 Le 9 novembre 1653, Jehancket achète à Jean de Vervier, échevin de Mortier, pour l’usufruit, et Leonard Quarmeau, et Laurent Piet ses gendres, partie faisant pour Colin de le Pont leur beau-frËre, pour la propriÈtÈ, une prairie.4 En 1663 Collin de Lepont possËde ‡ Feneur 15 grandes et 21 petites verges.5 Collin de le Pont “tient un cheval tant pour labourer ses terres que d’aultres de ses voisins”. 6 Veuf de Marie de Vervier, Colin de Lepont, dit natif de Feneur, est fiancÈ ‡ Dalhem selon le rite de l’église réformée le 14 février 1665 avec Catherine Voos, jeune fille native de Mortroux, fille de Louis Voos et Catherine Josselet. Le lendemain, ‡ Mortroux selon le rite catholique, Nicolas de Lepont de Fneu (Feneur) Èpouse Catherine fille de Louis Voes.7 De ce second mariage naÓt une fille aussi baptisÈe ‡ Saint-Remy : 6. Elisabeth, le 22 mai 1666 (ss : Jean Voez et Elisabeth Carmeau). Le 8 mai 1674, Frederick Leonard achËte ‡ Colin, fils de Collin de Lepont, ainsi que pour ses frËres et sœur absents, une pièce de terre.8 Catherine Voos dÈcËde de dysenterie ‡ Saint-Remy le 18 octobre 1668 et Collin le 6 mai 1695 de mort assez inopinÈe. V A (fils de IV A) Collin de Lepont (le jeune, junior), nÈ vers 1640, fils d’Henri de Lepont. À Dalhem, jeune homme natif de Feneur, Collin de Lepont est fiancé selon le rite de l’église réformée le 21 janvier 1668 avec Catherine fille de Jean du Bois, dite jeune fille native de la franchise de Dalhem, puis il y est mariÈ avec elle selon le rite catholique le 27 janvier 1668 (tt : FranÁois Tossaint, Jehan de Bois et Helluy sa fille). De ce mariage naissent quatre enfants baptisÈs ‡ Dalhem : 1. Anne, le 30 octobre 1668 (ss : Jean de Bois et Anne Henry de Lepon) qui est, ‡ Dalhem selon le rite de l’église réformée, avec LÈonard Jolet (Jeholet), veuf de Lucie Jonquet, fiancÈe le 20 octobre 1701 et mariÈe le 7 novembre 1701. LÈonard dÈcËde ‡ Mortroux le 9 janvier 1728 et sa veuve le 18 avril 1741. Le 22 juillet 1716, Leonard Jeholet, habitant de Mortroux, mariÈ avec Anne de Lepont, sa seconde épouse, emprunte à de Jacob Noel, échevin, une somme d’argent.9 2. Jean, le 19 janvier 1671 (ss : Jean, fils d’André de Boys; Marie, veuve de Johan Bins dite Marie de Lepon). 3. Henri, le 7 novembre 1672 (ss : Dres fils de Henri de Lepon et Marie fille de Jean de la Saulx), probablement dÈcÈdÈ entre 1701 et 1714. 4. Collin, le 27 fÈvrier 1675 (ss : Jean fils de Jean de la Saulx bourgmestre et Anne Baltus), qui suit en VI. Collin le jeune dÈcËde prÈmaturÈment ‡ Dalhem le 9 septembre 1675 ´ d’une blessure dans le pied ª. 1 AEL, CJ Feneur 5, f. 109. 2 AEL, CJ Trembleur 21, f. 150. 3 AEL, CJ Trembleur 23, f. 150. 4 AEL, CJ Mortroux 9, f. 120. 5 RAL, LvO 144, IV. 6 RAL, LvO 144, IV. 7 AEL, Cure de Mortroux 10, f. 106. – Sur la famille Voes-Josselet, voir : JosÈ Bolland, RÈgis de la Haye, ´ …pitaphes des croix funÈraires du cimetiËre de Mortroux et notes sur les familles des dÈfunts ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2019/4 ; p. 99-103. 8 AEL, CJ Feneur 6, f. 101. 9 AEL, CJ Mortroux 15, 51v.
76 C’est probablement sa veuve Catherine Dubois qui décède à Dalhem le 8 décembre 1746 dite chargée d’années en célibat (annosa in caelibatu). Elle serait alors morte quasi centenaire, aprËs 71 ans de veuvage. Catherine Dubois, veuve de Collin de Lepont, est citÈe le 19 avril 1688 dans un acte du notaire H. Gilman, avec sa fille Anne, 20 ans, et son fils Jean, 18 ans.1 Le 6 juillet 1701 Frans Randaxhe collecteur de Feneur achËte des biens ‡ Catherine du Bois veuve de Collin de Lepont pour ses usufruits et ‡ ses enfants Jean, Collin, Anne et Henry leur frËre absent.2 Le 31 mars 1714, Catharine du Bois, veuve de Collin de Lepont, cède l’usufruit de ses biens ‡ ses enfants Jean de Lepont, Collin de Lepont, Leonard Jolet, époux d’Anne Lepont, qui vendent immÈdiatement une piËce de terre ‡ Pierre Janssen.3 Le 22 juillet 1716, Leonard Jeholet, habitant de Mortroux, époux d’Anne de Lepont, sa seconde épouse, emprunte à Jacob Noel, échevin, une somme d’argent.4 V B (fils de IV A) Dres de le Pont, fils d’Henri de Lepont, épouse Catherine fille de Lambert Halleux (Catherine Lambert Joseph) et de Marguerite Olivy,5 qui lui donne, baptisÈs ‡ Mortier : 1. Anne, le 19 dÈcembre 1680 (ss : Pierre Pirotte et AgnËs Jean Bise) qui Èpouse Olivier Wauthelet (Wathelet) de Charneux le 23 fÈvrier 1716 ‡ Mortier (tt : Denis Watelet et Marguerite Delepont) o˘ Anne dÈcËde veuve le 1er octobre 1747. Le 28 dÈcembre 1750, AndrÈ et Denis Wathelet; Marie Joseph Wathelet, Bartholomé Saive, époux d’Anne Catherine Wathelet, enfants d’Olivier Wathelet et Anne Delepon, partagent les biens de leurs parents.6 2. Lambert, le 24 dÈcembre 1682 (ss : Henry de Lepont et Catherine de Boys). 3. Henri, le 27 juin 1685 (ss : Nicolas Thonne et Anne Ruwet). Il dÈcËde cÈlibataire ‡ Mortier le 1er novembre 1767. 4. Marguerite, le 4 mars 1688 (ss : Servays Thone et Catherine Jean S ervays). Elle Èpouse ‡ Mortier le 24 novembre 1721 (tt : FranÁois Delvoie et Marie Cloes (?)) Jean NoÎl Delvoye qui y dÈcËde prÈmaturÈment le 8 avril 1723. DËs le 26 ao˚t de la mÍme annÈe, elle est remariÈe ‡ Mortier avec FranÁois Tonglet de Neufch‚teau. 5. AndrÈ (Dres), le 13 octobre 1690 (ss : DieudonnÈ Molinghen et Marie Henry Servays), dÈcÈdÈ ‡ Mortier le 8 octobre 1705. 6. Catherine, le 3 juin 1693 (ss : Nicolas Jacquemin et Gertrude Lambert Joseph Halleux), enfant posthume. Dres dÈcËde ‡ Mortier le 10 mars 1693, trois mois avant la naissance de son dernier enfant, et sa veuve Catherine se remarie ‡ Bolland le 12 fÈvrier 1713 avec Anthoine Haynaux, veuf de Jeanne Lejeune. Catherine dÈcËde ‡ Mortier le 10 octobre 1734. Le 1er fÈvrier 1708 sont citÈs Catherine veuve de Dres de Lepont, et Anne et Marguerite ses filles et Henri son fils.7 Le 9 octobre 1719, Henry et Margaritte de Lepont vendent ‡ Mathieu Halckin une rente qui Ètait payÈe par Catharine Lambert Joseph, mËre desdits … et Catharine de Lepont … convolée en secondes noces avec Antoine Haynau, comme usufruitiers.8 Le 12 ao˚t 1722, Henry de le Pont, fils du premier mariage de Catharine Halleux, qui est maintenant l’épouse d’Anthoine Haynaux, paie une somme d’argent, conformÈment au partage du 29 octobre 1721.9 Le 7 février 1735, Henry de le Pont; Anne de le Pont, veuve d’Olivier Wauthelet, avec eux Sr. André 1 AEL, notaire H. Gilman, à la date de l’acte. 2 AEL, CJ Feneur 8, f. 6. 3 AEL, CJ Trembleur, f. 37v. 4 AEL, CJ Mortroux 15, 51v. 5 Sur cette famille Halleux, voir : J. Simonis, ´ Une famille Halleux ‡ Mortier, et ses origines ª, in : Cercle Historique de FlÈron 1992/3, p. 64-75, in casu p. 74-75. 6 AEL, not. Thomas Servais, 28 dÈcembre 1750. 7 AEL, CJ Feneur 8, f. 59v. 8 AEL, CJ Trembleur 40, f. 77v. 9 AEL, notaire Thomas Servais, 12 ao˚t 1722.
77 du Mollin, Èchevin de Mortier; FranÁois Tonglet, Èpoux de Margueritte de le Pont, enfants et gendres de Dres de le Pont et de Catherine Halleux, procËdent au partage des biens de leurs parents. Aucun des trois enfants ne sait signer l’acte.1 V C (fils de IV B) Collin (Nicolas) de Lepont, baptisÈ ‡ Saint-Remy le 13 juillet 1648, fils de Collin de Lepont, Èpouse Jeanne Ruwet, fille de GÈrard Ruwet de Chenestre2 et de Catharine Randaxhe, baptisÈe ‡ Saint-AndrÈ le 10 avril 1656. De cette union naissent, baptisÈs ‡ Saint-Remy : 1. Marie, le 4 janvier 1679 (ss : Dreson Ruwet et Françoise fille d’Anthoine Jacqz). Elle reçoit le prÈnom de sa grand-mËre paternelle. Il est toujours cÈlibataire en 1718 et en 1731.3 Le 27 janvier 1718, Catherine Randaxhe veuve de GÈrard Ruwet du hameau de Chenestre au ban de Trembleur fait une donation ‡ sa petite-fille Marie fille de Collin de Lepont.4 2. GÈrard, le 24 novembre 1682 (ss : Henri fils de Henri de Lepont et Gertrude fille de Jacquemin de Boys), qui est vraisemblablement mort avant 1718. Il porte le prÈnom de son grand-pËre maternel. 3. Catherine, le 24 octobre 1685 (ss : Henry Bonhomme et Jenne Randache), qui reÁoit le prÈnom de sa grand-mËre maternelle. Elle Èpouse Martin Klein (Cleynen) ‡ Fouron-Saint-Martin le 20 octobre 1710. Il y dÈcËde le 8 mars 1741 et Catherine le 9 janvier 1754. 4. Colin, le 22 fÈvrier 1689 (ss : Denis Noujean et Marie Aleny), qui Èpouse ‡ LiËge (Saint-NicolasOutremeuse) le 18 mai 1723 Jeanne Noel (tt : Jean de Lepont et Catherine Noel). TombÈe dans une fosse aux houilles, Jeanne Noel dÈcËde ‡ Saint Remy le 1er dÈcembre 1731. Collin veuf de Jeniton Denoel y dÈcËde le 23 janvier 1766. 5. Anne, le 10 dÈcembre 1692, fille de Nicolas de Lezpont et Jeanne (dite ici) Randaxhe (ss : FranÁois de l’Abbye et Marie Kéeux). Elle est fiancÈe avec Nicolas Piron à Dalhem selon le rite de l’église reformÈ le 14 dÈcembre 1716 et mariÈe ‡ Saint-Remy selon le rite catholique le mÍme jour (ss: Nicolas de Lepont et Catherine Piron). Les deux Èglises ne sont distantes que de 3 km. Il dÈcËde ‡ Saint-Remy le 8 octobre 1747 et elle le 2 octobre 1763. 6. Jean, le 12 avril 1697 (ss : Guillaume Keeu et Marie de Lezpont). Jeanne Ruet Èpouse de Colin de Lepont dÈcËde ‡ Saint-Remy le 20 mai 1714. Le 28 mars 1718 a lieu le partage des biens, sis sous Feneur et Trembleur, de feu Colent de le Pont (de lez Pont), sous ses cinq enfants : Colent de le Pont; Jean de le Pont; Marie de le Pont; Martin Esclimin (Sclimin, lui-mÍme signe : ‘Merten Cleÿnen’), époux de Catherine de le Pont; Nicolas Piron, époux d’Anne de le Pont. Sous l’acte les signatures des enfants.5 V D (fils de IV B) Jean Collin Delepont, baptisÈ ‡ Saint-Remy le 15 juin 1651, fils de Collin de Lepont. Il est fiancÈ ‡ Dalhem selon le rite de l’église réformée le 6 février 1672 avec Marguerite delle Supexhe baptisÈe ‡ Saint-Remy le 20 fÈvrier 1650, fille de Jean Matthiet le jeune delle Supexhe dit de Levaux et de Marie del Gotalle, dont naÓt une fille baptisÈe ‡ Saint-Remy : 1. Marie, le 10 novembre 1672 (ss : Warnier fils de Collin de Lepont et Marie fille de Henry de Lepont). Une Marguerite fille de Jean Collin de Lepont paroissienne de Saint-Remy y Èpouse le 23 juin 1695 Guillaume fils de Servais Keeux de Mortier (tt : Jean de Lepont et Catherine Noel) et est mËre l’année suivante sous le nom de Marie Marguerite ; il s’agit très vraisemblablement de la même personne connue sous le prÈnom de sa mËre dÈcÈdÈe ‡ sa naissance. Marguerite delle Supexhe dÈcËde en effet ‡ Saint-Remy le 10 novembre 1772 en donnant le jour ‡ sa fille “au même instant quelle at été délivrée elle at decede de ce monde”. Jean Collin se remarie avec FranÁoise Thonne ou Jacques, fille d’Anthoine Jacques et de Madeleine, 1 AEL, notaire Thomas Servais, 7 fÈvrier 1735. 2 AEL, CJ Feneur 8, f. 37. 3 AEL, CJ Feneur 9, f. 182. 4 AEL, CJ Feneur 8, f. 162. 5 AEL, notaire Thomas Servais, 28 mars 1718. Sous l’acte n° 11, de 1719, figure encore la signature de Jean de le Pont.
78 dont naissent neuf enfants baptisÈs ‡ Saint-Remy : 2. Madeleine, le 30 juillet 1679 (ss: Léonard Quarmeau et Marie fille d’Anthoine Jacques), qui est erronÈment appelÈe Catherine lors de ses fianÁailles le 30 ao˚t 1704 et son mariage dÈbut septembre à Dalhem selon le rite de l’église réformée avec Simon Oury de Bombaye ‡ qui elle donne sous le prÈnom de Madeleine cinq enfants, baptisÈs ‡ Bombaye, o˘ elle dÈcËde le 17 janvier 1728 et Simon le 13 avril 1735. 3. Jean (I), le 17 dÈcembre 1680 (ss : Pierre Randaxhe et Marguerite Jacque). 4. Marie (I), le 17 janvier 1682 (ss : Jacques Thone et Anne fille de Jean Matthiet de Levaux). 5. Marie (II), le 20 mars 1684 (ss : Collin Jean Matthieu et Jehenne fille de Piet Frens). 6. Jean (II), le 27 dÈcembre 1689 (ss : Pierre Randaxhe et Marguerite Jacques). 7. Nicolas, le 26 janvier 1691 (ss : Colas Hacquin et Gertrude Thone). 8. Antoine, le 31 mars 1695 (ss : Nicolas Jacques et Marie de Lezpont), qui Èpouse Barbe fille de Jean Thonnion de Mortier, y baptisÈe le 3 ao˚t 1695, ‡ Saint-Remy le 16 ao˚t 1717 avec dispense pour 3 e degrÈ de consanguinitÈ (tt : Nicolas de Lepont et Jeanne Tonnion) aprËs que le curÈ de Mortier ait donné l’attestation nécessaire le 10. Ils sont ensuite le 24 août fiancés à Dalhem selon le rite de l’église réformée. Barbe décède à Saint-Remy le 6 mai 1759 et Antoine dÈcËde veuf ‡ Mortier le 31 mars 1771. 9. Marie DieudonnÈe, le 2 ao˚t 1698 (ss : Mathieu Dellesupexhe et Marie de la Haye). 10. Marie (III), le 18 ao˚t 1701 (ss : LÈonard de Labbeye et Marguerite Thonne) qui Èpouse son lointain cousin Collin de Lepont (voir VII). FranÁoise dÈcËde ‡ Saint-Remy le 5 fÈvrier 1730 et Jean Collin le 16 novembre de la mÍme annÈe. V E (fils de IV B) Warnier de Lepont, baptisÈ ‡ Saint-Remy le 5 fÈvrier 1654, fils de Collin de Lepont et Marie Vervier, Èpouse ‡ Hermalle-sous-Argenteau le 29 mai 1676 Catherine Servais, baptisÈe ‡ Saint-Remy le 19 janvier 1654, fille de Denis Henri Servais et Jeanne de Loneux,. De cette union naissent dix enfants baptisÈs ‡ Saint-Remy : 1. Marie, le 1er mai 1677 (ss : Collin de Lepon le jeune et DieudonnÈe fille la Grisse). ¿ Dalhem selon le rite de l’église réformée, avec Michel Delhayse (de l’Heus, Michy delle Hez) de Housse, elle est fiancÈe le 20 janvier 1702 et y mariÈe le 5 fÈvrier. Selon le rite catholique, ils sont unis ‡ Saint-Remy le 21 janvier 1702 (tt : Pierre de Moulin et Jeanne Servais de la paroisse Saint Jean Baptiste de LiËge). Elle dÈcËde ‡ Saint-Remy le 20 ao˚t 1750 et lui le 17 avril 1773. 2. Jeanne, le 27 avril 1679 (ss : Louis fils de Henry Servais et Catherine fille de Collin de Lepont). Elle Èpouse ‡ Saint-Remy le 29 novembre 1704 Thomas Henry de Cheratte (tt : Jacques Bouque, Jean Geury, Jeanne Vatelet et Elisabeth de Lepont). Elle dÈcËde ‡ Cheratte le 23 septembre 1747 et Thomas le 6 janvier 1762. 3. Michel, le 29 septembre 1681 (ss : Henry de Lepont et Nicole Laurent Vervier). Ainsi prÈnommÈ car baptisé le jour de la fête de l’archange Michel. Il est probablement mort jeune, car il ne figure plus dans les actes. 4. Elisabeth, le 16 juin 1683 (ss : Jean fils de Denis Henri Servais et Marie Lathour de LiËge). Elle est avec Jean Leruitte (Lerhitte) fiancée selon le rite de l’église réformée à Dalhem le 15 octobre 1707 et mariÈe selon le rite catholique ‡ Saint-Remy le 22 suivant (t : Nicolas de Lepont). Il y dÈcËde le 2 novembre 1757 et sa veuve le 19 fÈvrier 1760. 5. Collin, le 7 juin 1685 (ss : Piron Noel et Jenne Randach), demeurant ‡ Hermalle en 1737 et dÈcÈdÈ cÈlibataire au MonastËre de Robertmont ‡ LiËge en 1763. Le 31 mai 1737 est rÈalisÈ un acte de transport de fond par Denis de Lepont, jeune homme de Feneur, en faveur de Collin de Lepont demeurant ‡ Hermalle son frËre.1 Le 11 juillet 1748, les biens de Nicolas Delepon sont partagÈs entre ses quatre ‘neveux’, conformément à l’acte du 29 décembre 1745 dressé par le notaire Daniel Guyot, réalisé à Feneur le 30 dÈcembre 1745, ‡ savoir Jean le Ruth, de la part de son fils Warnier; Michel Delhaisse, fils de Michel Delhaisse et Marie de le Pon; Warnier Henry, fils de Thomas Henry et Jenne de le Pon; et Pierre DenoÎl, fils de Pierre DenoÎl et Catharine de le Pon.2 1 AEL, CJ Feneur 10, f. 40. 2 AEL, notaire Thomas Servais, 11 juillet 1748.
79 Le 23 mai 1763 a lieu le relief de la succession de feu l’honorable Collin de Lepont : Catherine de Lepont de Feneur, encore en célibat, se disant âgée de 66 ans et sœur unique encore vivante de feu l’honorable Nicolas de Lepont, décédé au Monastère de Robertmont lez Liège (ses cinq autres sœurs sont déjà décédées), après avoir relevé l’héritage lui dévolu par la mort de son dit feu frËre, constitue le Sr Laurent de la Saulx et son Èpouse Catherine Delhaise sa niËce comme ses hÈritiers universels.1 6. Marie Catherine, le 26 mars 1688 (ss : Wattlet et Marie Isabelle Vervier), sans union en 1728 et dÈcÈdÈe cÈlibataire ‡ Saint-Remy le 31 janvier 1751 (ou le 22 septembre 1769). 7. Catherine Marie, le 3 juillet 1690 (ss : Henry de la Sechehaye; Catherine de Bois). Elle est mariÈe selon le rite catholique dans la chapelle d’Argenteau dite de Wihou (R.P. de Saint-Remy) le 5 mai 1716 avec Pierre (Piron, Piernay) Noel (tt : Léonard l’Abbee, Catherine de Lepont et Marie Randach). Ils sont ensuite fiancés selon le rite de l’église réformée à Dalhem le 8 mai 1716. Elle dÈcËde ‡ Saint-Remy le 27 septembre 1726. Pierre s’y remarie le 29 mai 1727 avec Jeanne Tonnion. Le 27 octobre 1745, Nicolas de Lepont vend à sa sœur Catherine de Lepont une parcelle de terre situÈe en la petite campagne de Feneur du ressort du ban de Trembleur, au prix de 51 Ècus que Laurent de Lasaulx (Èpoux de Catherine fille de Michel Delhaise et Marie de Lepont) a prÍtÈ ‡ sa tante.2 À noter que ces deux sœurs (6 et 7) sont le plus souvent citées sous le même prénom de Catherine, aussi n’est-il pas exclu que leurs baptÍmes doivent Ítre inversÈs. 8. AgnËs, le 9 ao˚t 1692 (ss : Denis Servais et Marie Marguerite de Lezpont), probablement morte jeune, car elle ne figure plus dans les actes. 9. Denis, le 5 avril 1694 (ss : Matthieu delle Supexhe et Anne Bonhomme), jeune homme (cÈlibataire) de Feneur en 1737.3 10. Jean, le 6 ao˚t 1696 (ss : Matthieu de Baptisse et Catherine Servais), probablement mort jeune, car il ne figure plus dans les actes. Deux mois aprËs cette dixiËme naissance, Catherine Servais dÈcËde ‡ Saint-Remy le 5 octobre 1696 et Warnier y dÈcËde veuf le 7 octobre 1726. Le 13 fÈvrier 1682, Warnier de Lepont achËte quelques biens ‡ Dres de Lepont, son ‘cousin’. 4 Ledit Dres, fils de Henri de Lepont, était le parrain d’Henri de le Pon, fils de Collin de le Pont et de Catherine de Bois. Le 11 dÈcembre 1721, Warnier de Lepont renonce aux usufruits d’une pièce de terre en faveur de ses enfants, ‡ savoir Collin, Denis et Catherine et ses gendres Michy delle Hez, Thomas Henry, Jean le Rute et Piron Noel, qui ensuite vendent ce bien ‡ Mathieu de Batisse.5 Le 18 avril 1724, Thomas Henry (il signe : ‘Thouma Henry’); Jean le Ruite; Piernay Noël; Denis de le Pont (il signe de son nom); Catharine de le Pont; Michelle delle Haisse, cËdent ‡ Colent de le Pont les droits sur une grange.6 Le 13 janvier 1728 a lieu le partage des biens de feu Warnier de le Pont et feue Catharinne Servais, entre les sept enfants et gendres, ‡ savoir Colin de le Pont; Thomas Henry; Denis de le Pont; Jean le Ruitte; Catherine de le Pont; Michel delle Haisse; Piron Noelle, Èpoux de Catharine de le Pont, acte signÈ de signatures et de petites croix.7 VI (fils de V A) Collin de Lepont, baptisÈ ‡ Dalhem le 27 fÈvrier 1675, fils de Collin de Lepont et Catherine Dubois. Il Èpouse Anne le Jeune dont naissent trois enfants, baptisÈs ‡ Dalhem, sauf l’aîné : 1. Nicolas (I), baptisÈ ‡ Hermalle-sous-Argenteau le 12 mars 1701 (ss : Arnold de Sancheuse et Anne de Lepont), dÈcÈdÈ en bas ‚ge. 2. Anne, le 26 fÈvrier 1703 (ss : Dirik Servaty pour Erasme Humblet et Catherine épouse d’Ulric Froidmont). 3. Nicolas (II), le 18 novembre 1705 (ss : Jean fils de Jean Randaxhe et Barbe fille de Jean GÈrard du 1 AEL, CJ Feneur 11, f. 279v. 2 AEL, CJ Feneur 11, f. 1. 3 AEL, CJ Feneur 10, f. 40. 4 AEL, CJ Feneur 6, f. 196v. 5 AEL, CJ Feneur 8, f. 142. 6 AEL, notaire Thomas Servais, 18 avril 1724. 7 AEL, notaire Thomas Servais, 13 janvier 1728.
80 Bois), qui suit en VII. 4. Jean, le 30 janvier 1711 (ss : LÈonard fils de HÈribert Kevers et Anne Marie fille de Jean de Prez). Il est fiancé dans l’église rÈformÈe de Dalhem le 17 mars 1736 avec Jeanne Keeux (Quejeu) et ils y sont mariÈs dans le temps ordinaire. Collin Delepont dÈcËde ‡ Dalhem le 26 janvier 1734 et Anne Lejeune le 16 mai 1739. VII (fils de VI) Nicolas (Collin) de Lepont de Dalhem, fils de Collin de Lepont et Anne Le Jeune. Il est fiancÈ ‡ Dalhem avec sa lointaine cousine, Marie de Lepont de Saint-Remy, fille de Jean Collin de Lepont et FranÁoise Thone (V D), selon le rite de l’église reformée le 14 janvier 1731, avant d’être mariÈ un mois plus tard, le 15 février, en l’église catholique de Saint-Remy. R.P. de Saint-Remy : Le 15 février 1731 j’ai uni en mariage après deux proclamations et avec dispense requise et accordée par l’illustre Sr vicaire général de Liège pour la 3 e proclamation, les 3e et 4e degrÈs mixtes de consanguinitÈ et le temps clos, Nicolas Delepont paroissien de Dalhem et Marie Delepont notre paroissienne en prÈsence de Laurent Delassaut et Henri Randaxhe et beaucoup d’autres. Nicolas est en effet en lignée agnatique l’arrière-arriËre-petit-fils de Collin de Lepont nÈ vers 1570 (II), tandis que Marie est son arriËre-petite-fille (voir tableau ci-dessous). Le 5 fÈvrier se situait en 1731 dans la pÈriode prohibÈe du CarÍme. Ils eurent deux enfants, baptisÈs ‡ Saint-Remy : 1. Anne FranÁoise, le 17 ao˚t 1731 (ss : NoÎl du Bois et Anne FranÁoise Oury), recevant le prÈnom de la marraine et aussi ceux des deux grands-mËres. 2. Jean Nicolas, le 29 avril 1733 (ss : Philippe Jacques Oury et FranÁoise de Lezpont), recevant les prÈnoms des deux grands-pËres et probablement mort enfant. Marie décède à Dalhem le 6 juillet 1734. Veuf, Collin est fiancé dans l’église réformée de Dalhem, le 26 juillet 1738 avec Marie Catherine Roufosse, y baptisÈe le 23 dÈcembre 1714, fille de GÈrard Roufosse et Judith Richar. Elle lui donne quatre autres enfants baptisÈs ‡ Dalhem : 3. Judith, le 18 avril 1742 (ss : FranÁois Privot et RÈgine Roufosse). 4. Jean Nicolas, le 11 fÈvrier 1749 (ss : Guillaume Renersse et Isabelle Dubois), mort enfant. 5. Jean Nicolas, le 15 avril 1754 (ss : Laurent Garsou et Marie Jeanne Delsaux), qui Èpouse ‡ SaintRemy le 23 avril 1781 Gertrude Deville, y baptisÈe le 16 mars 1758, fille de Jean Deville et Emerence Mathot (tt : Jean Pierre Deville et Marie Henriette Delepont), avec autorisation dÈlivrÈe deux jours plus tÙt par le curÈ de Dalhem. 6. Marie Henriette Joseph, le 7 avril 1756 (ss : Mathieu Reners pour Toussaint Reners et Marie Henriette Bouhouille). Elle donne le jour ‡ un enfant illÈgitime baptisÈ Joseph le 7 mars 1784 ‡ Saint-Remy (ss : Jean Nicolas Delepont et Jeanne Catherine Jansin).
81 Nicolas de Lepont Èpoux de Catherine Roufosse meurt ‡ Trembleur le 21 mars 1759 dans une houillËre prËs de Maroux en descendant pour y travailler et est enterrÈ le lendemain ‡ Mortier.1 Sa veuve dÈcËde ‡ Dalhem le 6 juillet 1784. 1 AEL, registres paroissiaux de Dalhem et Mortier.
82 Xhervel de Richelette JosÈ BOLLAND et RÈgis DE LA HAYE Cet article fait suite ‡ notre Ètude de la famille Lortie. C’est en effet grâce à son mariage avec Isabeau Xhervel que Jean Jaspar, originaire de Mortroux, s’est installé à Richelette. C’est là qu’il a pris le nom L’Ortie.1 La famille Xhervel est une trËs ancienne famille. Cinq gÈnÈrations de cette famille ont dÈj‡ ÈtÈ dÈcrites dans ce bulletin par J. Simonis.2 Nous complÈtons son travail avec nos propres recherches. Nous ne prÈtendons pas, dans cette Ètude, prÈsenter une gÈnÈalogie complËte de cette famille, qui a une histoire plus riche que celle prÈsentÈe dans ces pages, o˘ nous nous limitons aux branches de Richelette. I Oury Randaxhe de Richelette, Èchevin de Trembleur, mentionnÈ en 1497.3 Il a eu entre autres un fils Wilheame, qui suit en II. II Wilheame dit Xhervey de Trembleur, ´ Willem dit Xhervey filz Oury de Richellet ª, appelÈ aussi “Willaeme dit Xhervey de Trembleur”. 4 Il dÈcËde avant le 13 octobre 1539. Il habite ‡ Trembleur: “Willem dit Chervey filz Oury de Richelette demorant au Trembleur”,5 o˘, en 1508, il est citÈ comme Èchevin.6 Le 19 juin 1521 il est citÈ comme “mayeur de Mortier”. 7 ´ Willem dit Xhervey filz Oury de Richellet ª est mentionnÈ en 1495, quand il achËte ´ le cort ourion ª, appelÈ aussi ´ le petit court ª sous Trembleur.8 Il Èpouse Isabeau, qui apparaÓt comme veuve le 13 octobre 1539, quand les enfants de feu Guilheame Xhervea, ‡ savoir Johan, Thomas, Thiry, Jacque, Lambert de Herve, Thomas de Verviers, vendent leur part ‡ Oulry Xhervea, “leur frere”. 9 Wilheame dit Xhervey eut au moins neuf enfants : 1. Oulry (Wery) Xhervea, qui suit en III A. 2. Renier. En 1520 ´ Willem Xherveau de Trembleur ª est citÈ avec un fils Renier: “... au nom de son fil Renier”. 10 3. Johan. Sire Johan Xherve, probablement homme d’église. 4. Thomas, qui suit en III B. 5. Thiry, qui sera plus tard mayeur de Herve, qui suit en III C. 6. Jacques. 7. une fille Ennes (AgnËs), qui Èpouse Lambert Olivier de Herve, “mercier” ‡ Maastricht. Le 1er ao˚t 1541 ´ Lambert de Haerff, mercier, mannant a Maestricht ª achËte une rente ‡ Ouly Xhervea de Trembleur, ´ son soroige ª. 11 En 1542 ´ Lambert de Tricht dit de Haerff ª achËte encore une rente ‡ son beau-frËre Wry (Wery, Wyry).12 Lambert Olivir, mercier, bourgeois de Maastricht, achËte en préemption une rente de 2 muids d’épeautre sur la court de la veuve d’Ourilx Xhervel, de son vivant 1 Sur la famille Lortie, voir: RÈgis de la Haye, ´ Comment Jaspar est devenu L’Ortie”, in: Cercle Historique de FlÈron 2020/3, p. 92-102 2 J. Simonis, ´ Procession ancienne ‡ Mortier. Notes gÈnÈalogiques sur la famille des participants ª, in : Cercle Historique de FlÈron 1992/1, p. 25-26. 3 AEL, CJ Trembleur 2, f. 69v. 4 AEL, CJ Trembleur 1, passim. 5 AEL, CJ Trembleur 2, f. 69. 6 AEL, CJ Trembleur 1, f. 54v. 7 AEL, CJ Trembleur 3, f. 8. 8 AEL, CJ Trembleur 2, f. 58. 9 AEL, CJ Trembleur 4, f. 147. 10 AEL, CJ Trembleur 3, f. 5. 11 AEL, CJ Trembleur 4, f. 190. 12 AEL, CJ Trembleur 4, f. 212.
83 mayeur de Trembleur.1 En 1545 il Èchange des biens avec son beau-frËre Johan Xhervel.2 Ensuite, ´ Lambert Olivier de Herft, demeurant a Treit ª, traite avec Jaecq Xhervel, son beau-frËre.3 Et le 21 janvier 1545 il rachËte ‡ son beau-frËre Johan Xhervel une rente sur la court de Jehenne, veuve de feu Orilx Xhervel.4 Le 2 septembre 1545 il s’appelle ´ Lambiert de Herve ª quand il achËte une rente ‡ ´ Thiri Xhervel, maieur de Herve ª. 5 Lambert est dÈcÈdÈ avant le 18 mai 1564, car ce jour Lowy de Boix achète en préemption une rente d’un muid d’épeautre d’Ennes (Agnès), veuve de Lambert Olivier ‡ Wick prËs de Maastricht.6 8. une fille Catherine, qui épouse Thomas de Housse dit de Verviers, fils de Jean le Maire delle Brassine, drapier à Verviers7 et de Marguerite Cormeau. Thomas décéda avant le 19 octobre 1580. Ce couple eut au moins neuf enfants dont une fille Ailid, qui épouse vers 1580 Guillaume Burdo.8 9. une fille Jehenne, qui Èpouse en secondes noces Gerard Tuteler, de LiËge, gardant un fils Lambert du premier lit. III A Oury Xhervea. Mayeur de Trembleur et vouÈ de Mortier, mentionnÈ le 9 mars 1541 quand il vend une rente ‡ Thoma de Vervier,9 et en 1542.10 Il Èpouse Jehenne Vaerkens, qui est mentionnÈe comme veuve le 2 avril 1544.11 Elle est encore en vie en 1568, car le 19 juin de cette annÈe Jehenne relicte de feu Oulrix de Chervelx fait un accord avec Tiri Xhervelx de Richelette, dans le cadre d’un procès que Jehenne avait entamé contre ledit Thiri Xhervelx, son beau-frère, à propos d’une rente.12 On connaÓt deux filles issues de ce mariage: 1. Jehenne qui Èpouse Toussaint Jean Toussaint de Trembleur, vouÈ de Mortier. 2. Isabeau, “fille dudit Ury Xhervel”, citÈe en 1541 comme Ètant mariÈe avec Johan Jaspar dict Lourtille. 13 C’est par ce couple que le prénom Oury fait son entrée dans la famille L’Ortye. III B Thomas Xhervel de Richelette. Il est mentionnÈ du 13 octobre 1539,14 au 23 avril 1586.15 …chevin de Mortier, dÈj‡ le plus ancien le 20 novembre 1586.16 Il dÈcËde avant le 8 novembre 1587,17 lorsqu’on cite sa veuve Anne, qui devait Ítre une seconde épouse, car il avait d’abord épousé Meyken fille de Johan Wynandt de Bombaye. 18 Il a eu au moins sept enfants : 1. Sabeau, qui Èpouse en premiËres noces Mathy de GobcÈ dont elle garde un fils Mathy. Le 11 octobre 1582 elle est citÈe comme veuve de Denis Linard, son second mari. La fille Jehenne de ce couple Èpousa Dirick de la Haye, mesureur ‡ Blegny et Èchevin de JulÈmont et Mortier.19 2. Maroye, qui Èpouse Jean Thomson, lequel reprÈsente feu Thomas Xhervel en 1599. 1 AEL, CJ Trembleur 4, f. 291v. 2 AEL, CJ Trembleur 4, f. 320. 3 AEL, CJ Trembleur 5, f. 171. 4 AEL, CJ Trembleur 4, f. 254. 5 AEL, CJ Trembleur 4, f. 267v. 6 AEL, CJ Trembleur 7, f. 186v. 7 Voir sur la famille Verviers : Jean le Pas, ´ La famille de Stembert et celles qui en sont issues ª, in: Bulletin des Archives VerviÈtoises 11 (1976). – Joseph Simonis (†), José Bolland, « Les anciennes croix du cimetiËre de Mortier : Èpitaphes suivies de notes sur la famille des dÈfunts ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2015/3, p. 134-141. 8 Joseph Simonis (†), José Bolland, « Les anciennes croix du cimetiËre de Mortier : Èpitaphes suivies de notes sur la famille des dÈfunts ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2015/3-4, p. 107. 9 AEL, CJ Trembleur 4, f. 181v. 10 AEL, CJ Trembleur 4, f. 205. 11 AEL, CJ Trembleur 4, f. 235v. 12 AEL, CJ Mortier 2, f. 108v sqq. 13 AEL, CJ Trembleur 4, f. 212. 14 AEL, CJ Trembleur 4, f. 147. 15 AEL, CJ Mortier 3, f. 154. 16 AEL, CJ Mortier 2, f. 39. 17 AEL, CJ Mortier 3, f. 250. 18 AEL, CJ Trembleur 4, f. 295v. 19 Sur ce Dirick de la Haye : RÈgis de la Haye, Jo Hoen, Herten in het Woud. Genealogie van de familie de la Haye. Deel II. Les Neiges (Geleen - Beek 1997), p. 71-72.
84 3. Anne, qui Èpouse Jean de Vervier, 1 fils de Thomas dit de Housse. Il Ètait Èchevin de Trembleur.2 Le 31 octobre 1618, damoiseau Jean Walgraph de Cortys, Èchevin de Trembleur, achËte ‡ Jean de Vervier, également échevin de Trembleur, 2 dalers sur le cortil de Hamal à Trembleur et d’autres biens dudit Vervier, provenant d’Anne Xhervel son épouse.3 4. Catherine, qui Èpouse Thiry Martin de Fafchamps, demeurant ‡ Blegny et dÈcÈdÈ en 1604. Leur petite-fille Jehenne Thomas Thiry sera l’épouse d’Oury Courteilles. 5. Marguerite, qui Èpouse avant 1585 Collard Hackin, fils de Collard Hackin le jeune et de Catherine fille de Jean Winand de la Haye.4 Elle Ètait hÈritiËre de son frËre Guillaume en 1625. 6. Jehenne, qui Èpouse Martin de Struveau. Le 25 avril 1607 Guilhaume Xhervel de Richelette rËgle avec Jehenne Xhervel, veuve de Martin de Struveau, bourgeois de LiËge, les droits sur 2 muids d’épeautre, sur les biens de Thomas de Xhervel.5 Le 20 mars 1619, Jehenne fille de feu Thomas Xhervel de Richelette, fait don à Martin fils de Collard (Hackin) de Gobcé, son filleul, d’une terre venant de ses pËre et mËre, pour services rendus.6 En 1625 un diffÈrend surgit entre Hubert de la Haye, habitant ‡ Blegny, et Jehenne Chervel de Richelette, concernant l’héritage de Guillaume Chervel, son frËre, et oncle de la veuve de Dirick de la Haye.7 Ce conflit a ÈtÈ rÈglÈ deux ans plus tard, car le 30 juin 1627 Hubert achËte ‡ Jehenne Xhervelle de Richelette, “sa tante maternelle”, une parcelle de 6 verges grandes.8 Le 26 mars 1631, Thomas Thiry et consorts relËvent les biens leur Èchus par le dÈcËs de Jehenne Chervel, leur droite tante maternelle.9 7. Guillaume, qui suit en IV. Le 13 janvier 1616 sont citÈs comme enfants et hÈritiers de feu Thomas Xhervel de Richelette : Guilleaume Xhervel ; Jehenne Xhervel ; Jean de Vervier, échevin de Trembleur, époux d’Anne Xhervel ; Collard Hackin, Èpoux de Marguaritte Xhervel ; Jean Thomson, ayant ÈtÈ mariÈ avec feue Meye Xhervel ; Dirick de la Haye, Èpoux de Jehenne, fille de feue Isabeau Xhervel ; et Thomas, fils de feu Thiry Martin, fils de Catharine Xhervel, sa mËre.10 III C Thiry Xhervel fut mayeur de Herve et dÈcÈda avant 1575. Il avait ÈpousÈ Appollonia, fille de Thiry de Straborch et de Catherine Walgraff, qui lui a donnÈ sept enfants : 1. Derick dit de Cortils, décédé avant 1581 lorsqu’est citée sa veuve Catherine. 2. Richaul (Richard). Père d’au moins six enfants : Thiry, Jean, Martin, Catherine, Marie et Appolonia. Le 4 avril 1618, il est question d’un demi-journal de terre au lieu-dit au Buisson des Bergiers, ayant appartenu jadis ‡ Rixhal Xhervel.11 Le 22 avril 1609, Richal Xhervel, fils de feu Thiry Xhervel, fait une donation pour mariage au profit de Piron Tiscken, son gendre, fils de Tisken de Blegneis, qui reporte ‡ Jean Lambert delle Weaide un journal de terre en Brouck.12 Le 1er avril 1620 Thiry Richald échange avec Henry Pery ou Perier (dans l’intitulé de l’acte), à qui il reporte 4 stiers d’épeautre Thiry devait (? ou qu’on lui devait !) contre la 5e part de 6½ dalers que Henry Pery avait sur les maisonnages qui furent ‡ feu Richal Xhervel, que possËdent Caterine et Marie ses filles et d’autres rentes.13 Le 23 fÈvrier 1622, Mathy Gobel delle Supexhe achËte ‡ Jean Richald Xhervel, 6 verges grandes de terre 1 AEL, CJ Trembleur 16, f. 15 sqq. 2 Joseph Simonis (†), José Bolland, « Les anciennes croix du cimetiËre de Mortier : Èpitaphes suivies de notes sur la famille des dÈfunts ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2015/3-4, p. 134. 3 AEL, CJ Trembleur 18, f. 258. 4 Pour la famille Hackin, voir : Joseph Simonis (†), José Bolland, « Les anciennes croix du cimetiËre de Mortier : Èpitaphes suivies de notes sur la famille des dÈfunts ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2015/3-4, p. 8-19. 5 AEL, CJ Trembleur 15, f. 23v. 6 AEL, CJ Trembleur 19, f. 2v. 7 AEL, CJ Mortier 9, f. 60. 8 AEL, CJ Mortier 10, f. 27. 9 AEL, CJ Mortier 10, f. 266v. 10 AEL, CJ Trembleur 17, f. 304v. 11 AEL, CJ Trembleur 18, f. 186. 12 AEL, CJ Trembleur 19, f. 78v. 13 AEL, CJ Trembleur 19, f. 87.
85 prËs de la maison de feu Richald Chervel jadis ‡ Catherine Richal, la mÍme part, pour 19 dalers.1 Le 9 fÈvrier 1622 Thiry fils de feu Richal Chervel achète à Catherine sa sœur, 4 stiers d’épeautre sur les biens de Henry Perir son beau-frËre pour se dÈcharger.2 Et le 4 mai 1622, Thiry Richald fils de feu Richald Xhervel pour lui et pour Martin, Jehan et Catherine ses frères et sœur (re)connaît qu’au jour du mariage d’Appolonia leur sœur avec Henry delle Perier, leur pËre avait donnÈ pour dot certaines rentes que Henry doit remettre en partage, et que Henry leur a donnÈ une somme pour les dÈdommager.3 3. Simon. 4. Margaritte, qui Èpouse Noel de Mons dit de Cortils, dont descend la famille NoÎl de Cortils de Mortier.4 5. Anne, qui Èpouse Lambert de Parfondvaux (Saive). Le 12 avril 1581, Lambert de Parfondvaulx reporte tous les droits qu’il avait a la Thour du Cortil, à raison d’Anne son épouse, fille feu Thiry Xhervel de Richelette, au profit de Noel de Mons prËs de Viseit, mari a son Èpouse, fille aussi audit Thiry Xhervel.5 Le 11 octobre 1581, assignation par Richald fils de feu Thiry Xhervel au profit de Lambert de Parfondvaul son beau-frère sur la Thour, assise et jardin que l’on dit de Cortis… et un semblable daler hÈritable que ledit Richald devait ‡ Catharine femme qui fut ‡ feu Derick de Cortis son frËre.6 6. Marie, qui Èpouse Tisken de Blegny. 7. Catherine, qui Èpouse un Ernot. En 1575 Apolonia Strabach est citÈe comme veuve avec les enfants suivants : Derick, Richaul (Richard), Simon, Margaritte (Èpouse de Noel de Mons dit de Cortils), Anne (Èpouse de Lambert de Parfontvaul), Marie (Èpouse de Tisken de Blegny).7 Extrait du plan cadastral primitif de la commune de Mortier, 1830-1833. 1 AEL, CJ Trembleur 19, f. 224. 2 AEL, CJ Trembleur 19, f. 227v. 3 AEL CJ Trembleur 19, f. 250. 4 Joseph Simonis (†), José Bolland, « Les anciennes croix du cimetiËre de Mortier : Èpitaphes suivies de notes sur la famille des dÈfunts ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2015/3, p. 28-30. 5 AEL, CJ Mortier 3, f. 11. 6 AEL, CJ Mortier 3, f. 19. 7 AEL, CJ Trembleur 10, f. 116v.
86 IV (fils de III B) Guilhaume Xhervel de Richelette. Il est Èchevin de Mortier au moins depuis 1596.1 En 1617 il est Ègalement collecteur.2 Il mourut avant le 3 juin 1620.3 Il semble avoir ÈpousÈ une cousine, fille de Franck Schutz (gendre de Lambert Olivier de Herve), car le 5 dÈcembre 1612, il comparaÓt avec les enfants dudit Franck.4 Quoi qu’il en soit, il n’eut pas d’enfants légitimes, mais deux fils naturels, Piron et Guillaume, qui suit en V. Le 16 septembre 1618, Guilliame Chervel de Richelette, Èchevin de Mortier, gisant au lit malade, teste en faveur de Piron et Guilliame ses fils naturels, les instituant ses hÈritiers mobiliaires et immobiliaires de tous ses biens.5 V Guillaume Xhervel. Il Èpouse une fille de Thiry Olivier duquel, le 17 avril 1630, il Ètait mentionnÈ comme gendre.6 Comme son pËre et son grand-pËre et aprËs lui un fils, il fut Èchevin de Mortier. Il eut au moins huit enfants, dont sept baptisÈs ‡ Mortier : 1. Jehenne, le 30 juin 1624 (ss : Charles fils feu Arian de Mortier (= Molinghen) et Barbe fille Louis Pasqueau de Richelette). Elle dÈcËde vraisemblablement ‡ Mortier le 13 avril 1704. 2. Marie, le 1er avril 1628 (ss : Warnier Molinghen et Catherine fille Oury de Trembleur). 3. Guillaume, le 14 mars 1630 (ss : Olivier Thiry et Marie Èpouse Hierosme), qui suit en VI. 4. Piron, le 4 fÈvrier 1635 (ss : FranÁois Franckin et Clamence femme de LÈonard le Dent). 5. Anne, qui serait nÈe vers 1637-1638, et est citÈe comme marraine en 1665. Elle Èpouse aprËs 1665 GÈrard Pacqueau, dont elle est veuve en 1680. Le 9 octobre 1680 œuvre de rÈdemption de Jehenne Xhervel de Richelette à la reportation de Anne Xhervel sa sœur relicte de feu Gérard Pacqueau.7 6. Thomas, le 7 mai 1642 (ss : Thiry fils Thomas Thiry et Barbe Èpouse Jean Noel de Cortils). Il est confirmÈ le 7 juin 1659. 7. Jean, le 28 juillet 1645 (ss : Piron de Rechen et Catherine Èpouse Bastin Noel de Cortils). Il est confirmÈ le 20 septembre 1664. 8. Olivier, le 28 novembre 1649 (ss : Sr. Piron Xherveau, lieutenant, et Jehenne fille Jean Jacquet). VI Guillaume Xhervel, d’abord dit ‘le jeune’, épousa ClÈmence, baptisÈe ‡ Mortier le 10 avril 1641, fille d’AndrÈ Thomas, meunier de Richelette et Èchevin de Mortier et de Marie Diveux. Il mourut ‡ Mortier le 30 juillet 1699, tandis que ClÈmence Demoulin (autre nom des Thomas) y dÈcÈda le 12 octobre 1711. Ils avaient eu apparemment dix enfants, dont neuf furent baptisÈs ‡ Mortier : 1. probablement Marguerite, mentionnée comme marraine en 1690. C’est peut-Ítre elle qui dÈcËde cÈlibataire ‡ Mortier le 11 octobre 1746. 2. Martine (I), le 8 fÈvrier 1665 (ss : Thomas fils AndrÈ Thomas et Anne fille Guillaume Xhervel le vieux) et dÈcÈdÈe ‡ Mortier le 30 dÈcembre 1669. 3. Martin-AndrÈ, le 10 novembre 1666 (ss : Jean fils Oury Lourtille et Marie fille AndrÈ Thomas), qui suit en VII A. 4. AndrÈ-Melchior, le 6 janvier 1669 (ss : AndrÈ fils AndrÈ Thomas Èchevin et Jehenne fille Wiem Xherveau. Il dÈcËde le 23 avril 1701 aprËs avoir ÈpousÈ Catherine Lina, dont Ètait nÈ Guillaume, baptisÈ le 13 juillet 1699 (ss : Martin Xhervel et FranÁoise Lina). 5. Marie (I), le 3 dÈcembre 1670 (ss : Gerard Pasqueau de Clermont et Marguerite Thomas) et morte en bas ‚ge. 6. Guillaume, le 30 dÈcembre 1671 (ss : Jean Noel le Noir et Catherine AndrÈ Thomas), qui Èpouse ‡ Mortier le 19 fÈvrier 1703 (tt : Thomas Herve et Anne Jurin) Marguerite Fraikin. Comme son frËre AndrÈ, il dÈcËde prÈmaturÈment ‡ Mortier le 12 fÈvrier 1704, aprËs avoir donnÈ ‡ son Èpouse un fils Guillaume, baptisÈ le 5 janvier 1704 (Thomas Xhervel et Marie Anne Fraikin). Marguerite dÈcËde veuve ‡ Mortier le 23 septembre 1747. 1 AEL, CJ Mortier 4 page de garde. 2 AEL, CJ Mortier 7, f. 224. 3 AEL, CJ Mortier 8, f. 43v. 4 AEL, CJ Mortier 2, f. 4 marge. 5 AEL, CJ Mortier 7, f. 263v. 6 AEL, CJ Mortier 10, f. 171v. 7 AEL, CJ Mortier 18, f. 454.
87 7. Martine (II), le 26 dÈcembre 1673 (ss : Henry fils Henry Winand et Marie Toussaint). Elle Èpouse ‡ Mortier le 15 novembre 1712 Anglebert Gilles veuf d’Anne Fraiquin (tt : Pascal Mordant et Anne Catherine Mordant). Elle dÈcËde ‡ Mortier le 16 janvier 1715. 8. Marie (II), le 8 mai 1675 (ss : Thomas Wynands et Anne fille AndrÈ Thomas). Morte le 19 avril 1694. 9. Thomas, le 12 janvier 1679 (ss : Piron fils Henry Winand et Clamence fille AndrÈ Thomas). 10. Jean Guillaume, le 29 novembre 1682 (ss : Martin Thomas et DieudonnÈe fille d’André Thomas), qui suit en VII B. VII A Martin Xhervel Èpouse ‡ Mortier le 3 fÈvrier 1701 (tt : Guillaume Chervel, Thiry Lerute et Martine Chervel) Marie fille d’Anglebert Gilles et d’Anne Fraiquin, y baptisÈe le 19 juillet 1676. Elle dÈcËde ‡ Mortier le 11 juillet 1723 et Martin y meurt le 4 septembre 1745 et est enterrÈ au cimetËre de Blegny. De leur union Ètaient nÈs quatre enfants baptisÈs ‡ Mortier : 1. FranÁois, le 5 septembre 1702 (ss : Jean Desmet et Jeniton Lerute). 2. ClÈmence, le 22 juin 1705 (ss : Jean Chervelle et Catherine Pyrnay). 3. Anne Marie, le 23 juillet 1708 (ss : André d’Aasse et Anne Catherine Mordant). 4. Jeanne, le 24 juin 1712 (ss : Nicolas Bauduinet et Jeniton BartholomÈ). VII B Jean Guillaume Xhervel Èpouse ‡ Fouron-le-Comte le 26 novembre 1712 (tt : Thomas Mordant et Anne Cuypers) Marie Cuypers alias Cuvelier qui dÈcËde ‡ Mortier le 12 juillet 1746 et dont Ètaient nÈs quatrre enfants baptisÈs ‡ Mortier : 1. ClÈmence, le 2 mai 1714 (ss : Thomas Hervel et Anne Kupers). 2. ThÈodore, le 20 avril 1716 (ss : Paul Cupers et Gertrude Demoulin). 3. Jean Guillaume, le 6 dÈcembre 1719 (ss : Toussaint Demoulin et Anne Catherine Mordant). 4. Marie, le 20 mai 1729 (ss : Martin Joseph Hackir et Gertrude Cupers).
88 RÈgis DE LA HAYE La gÈnÈalogie comme science auxiliaire de l’historiographie Un plaidoyer pour une historiographie interdisciplinaire ´ Sous leur apparente sÈcheresse, les gÈnÈalogies cachent une richesse souvent surprenante. Elles Èclairent les sujets les plus divers : politique, religion, sociÈtÈ ou culture, actions individuelles ou courants collectifs, donnÈes contingentes ou fondamentales, faits, structures, croyances, mentalitÈs ª. L. GÈnicot, Les GÈnÈalogies (Turnhout 1975 = Typologie des Sources du Moyen Age occidental, fasc. 15). Il n’est un secret pour personne que dans un passé pas si lointain, dans les cercles d’historiens, archivistes, chercheurs et autre universitaires, on considÈrait les gÈnÈalogistes comme de braves gens qui peuplaient les salles de lecture de nos services d’archives, des amateurs gentiment occupÈs avec leurs ancÍtres. La gÈnÈalogie Ètait considÈrÈe comme une occupation, un passetemps, mais sans apporter quelque chose au métier de l’historien. Ainsi, M. Bussels, conservateur des Archives de Hasselt, pouvait encore Ècrire en 1966 sur les lecteurs de la salle de lecture: ´ Si vous venez comme gÈnÈalogistes, pour seulement faire des recherches gÈnÈalogiques, vous n’êtes par les bienvenus. On vous indiquera la sortie, car vous nous faites perdre beaucoup de notre prÈcieux temps ‡ nos archivistes. Mais si vous faites des recherches historiques, si vous recherchez l’histoire des familles, vous êtes les bienvenus, et on vous donnera toute l’aide qu’il vous faut ª.1 Pour la généalogie, c’était non. Pour l’histoire des familles, c’était oui. Notre ancien collègue n’a pas prÈcisÈ quelle Ètait la diffÈrence entre les deux. C’était l’époque où dans un service d’archives d’une ville du Brabant aux Pays-Bas les généalogistes étaient accueillis par l’archiviste avec la question: « Est-ce que tu connais le latin ? ª Au généalogiste qui faisait timidement ‘non’ de la tête, l’archiviste disait : « Qu’est ce que tu viens faire alors ? ª Et en 1987, quand je présentai à mes responsables aux Archives de l’État à Maastricht, la premiËre Èdition de mon Manuel de recherches gÈnÈalogiques dans le Limbourg,2 je reÁus la rÈaction quelque peu laconique : ´ Bon, ça va. C’est parce que tu fais encore autre chose ici ª... La première édition de ce manuel n’a donc pas été publiée par les Archives de l’État – cela ne se faisait pas – mais par les Amis des Archives de l’État et la Section gÈnÈalogique de la SociÈtÈ historique du Limbourg, LGOG.... Mais mÍme notre sociÈtÈ, Limburgs Geschied- en Oudheidkundig Genootschap (SociÈtÈ historique et archéologue du Limbourg, LGOG), doit faire son mea culpa. En 1989, dans l’annuaire de notre sociÈtÈ, les Publications, j’ai du décrire comment, dans les années 1950 et 1960, les rÈdacteurs de la revue gÈnÈalogique De Limburgse Leeuw ont essayÈ, mÍme en insistant beaucoup, mÍme en faisant intervenir les relations familiales, de faire Èditer leur revue gÈnÈalogique par la 1 M. Bussels, ´ Het Rijksarchief te Hasselt en de familiekunde ª, in : Vlaamse Stam 2 (1966), p. 195. 2 Ce manuel en est ‡ sa troisiËme Èdition : RÈgis de la Haye, Limburgse Voorouders. Handleiding voor genealogisch onderzoek in Limburg (Maastricht 2005).
89 société historique de la province, LGOG. En vain. Et ce n’est qu’en 1973 que le Limburgs Tijdschrift voor Genealogie, bulletin de la Section GÈnÈalogique du LGOG, put commencer.1 La salle de lecture des Archives de l’État ‡ Maastricht en 1981 (photo F.J.M. Bastings). Les historiens professionnels et les gÈnÈalogistes ont au moins un point commun : ils travaillent dans les mêmes salles de lecture des mêmes services d’archives avec les mêmes sources. Seul le sujet de recherche est diffÈrent. Encore que ? Les mÍmes salles de lecture ? Il fut un temps, dans les annÈes 1980, o˘ les Archives de l’État à Maastricht avaient deux salles de lecture, une pour les généalogistes et une autre pour les soi-disant scientifiques. Un rÈgime d’apartheid censé créer une atmosphère de silence et de sÈrÈnitÈ pour les scientifiques. AprËs quelques annÈes, cette situation prit fin, non pas parce que la direction des archives avait eu un moment de luciditÈ, mais tout simplement en raison du manque de place dans les b‚timents. Ah, si les salles de lecture pouvaient parler… Le visiteur le plus amusant d’une salle de lecture est bien sûr le novice, qui a entendu dire qu’il fallait aller « aux archives ª pour faire son arbre généalogique, mais qui n’a pas la moindre idée de ce qu’est un service d’archives, ce qu’on peut y trouver, sans bien sûr s’y connaître en archivistique et en heuristique. Ce visiteur se présente en disant : ´ Monsieur, je viens chercher mon blason ª, ou : ´ Monsieur, j’ai entendu dire que je peux avoir mon arbre gÈnÈalogique ici ª. Ce sont ces visiteurs, dont les rÈactions les plus hilarantes ont été consignées dans un cahier tenu par les surveillants de la salle de lecture des Archives de l’État ‡ Maastricht. Comme ce lecteur ‡ qui on demande : ´ Quel genre de recherches vous faites ? GÈnÈalogie ?", et qui rÈpond, tout ÈtonnÈ : ´ On peut faire autre chose ici ? ª2 1 Voir mon Ètude: ´ Duizend jaar beoefening van de genealogie in Limburg ª, in: PSHAL 125 (1989), p. 211-245. 2 RHCL, Notitieschrift studiezaal Rijksarchief in Limburg, 25 septembre 1991.
90 Depuis les années 1960 et 1970, l’attitude des archivistes et des services d’archives vis-‡-vis des gÈnÈalogistes, qui forment aprËs tout le plus grand nombre de lecteurs, a bien changÈ. Aujourd’hui, les services d’archives développent de plus en plus de facilités pour les généalogistes, en réalisant des inventaires, des index et des scans. De plus, depuis l’avènement d’Internet, de plus en plus de fonds d’archives, de collections et de bibliothèques sont entièrement numérisées et accessibles sur le rÈseau mondial. Le gÈnÈalogiste peut dÈsormais effectuer une grande partie de ses recherches chez lui sur son ordinateur, avant de se rendre aux archives pour des recherches plus poussÈes.1 La salle de lecture des Archives de l’État à Maastricht, prise d’assaut lors du « Famillement ª de septembre 2012 … Le stand de la sociÈtÈ historique de la province de Limbourg (LGOG) lors du ´ Famillement ª de septembre 2012, dans les salles de lecture des Archives de l’État à Maastricht. La gÈnÈalogie comme science Tout le monde sait maintenant que l’ancienne condescendance envers les généalogistes ne rend absolument pas justice au travail des chercheurs sÈrieux. Bien s˚r, il y a encore de mauvais gÈnÈalogistes qui travaillent de maniËre non systÈmatique, qui se contentent de copier sur Internet ou sur le travail des autres. Mais il y a aussi des scientifiques et des historiens qui travaillent ainsi, qui ne font que copier le travail des autres. Ou ceux qui passent une thËse de doctorat en plagiant le travail des autres, et qui deviennent quand mÍme ministres. Personnellement, j’ai toujours considéré la généalogie comme une branche ‡ part entiËre de la recherche historique. J’explique le succès de la généalogie d’abord parce qu’elle est proche des gens. La généalogie concerne les gens d’aujourd’hui, leur identité. La généalogie concerne cette vieille question : qui suis-je et d’où viens-je ? Comment je me situe dans le monde qui m’entoure, comment je me situe dans le temps, qui Ètaient ces parents, grands-parents, ancêtres qui m’ont donnÈ la vie ? Cette question peut parfois devenir obsÈdante, voir le succËs de certaines Èmissions de tÈlÈvision, et les articles dans la presse sur des personnes qui recherchent dÈsespÈrÈment leur vrai père et n’ont de cesse avant de l’avoir trouvé. Que de telles émissions de télévision et articles 1 Voir mon Ètude: ´ Genealogie in tijden van lockdown ª, in: LTG 49 (2021), p. 32-33
91 de journaux ont beaucoup de succès auprès d’un très large public en dit assez sur leur importance et sur l’universalité du sentiment humain. Qu’est-ce qui dÈtermine mon identitÈ ? Qui suis-je ? Et ce nom que je porte ? Le nom a parfois une longue histoire, et il a au moins une signification. Le nom de famille est pour chacun de nous le plus ancien patrimoine. Mon nom écrit l’histoire, me relie à des générations d’ancêtres, sur plusieurs siècles, et parfois aussi à d’autres pays, à d’autres régions, à d’autres cultures. Et puisque nos ancÍtres vivaient dans des villages, dans des communautÈs, dans une sociÈtÈ, le gÈnÈalogiste deviendra vite un spÈcialiste en histoire locale et rÈgionale. La vitalitÈ des associations d’histoire locale dans nos provinces en dit assez à cet égard. Il est clair que la gÈnÈalogie peut jouer un rÙle dans notre vie en sociÈtÈ. Mais est-ce aussi une science ? Science auxiliaire La gÈnÈalogie est considÈrÈe parfois comme une science historique auxiliaire. Cette expression contient d’une part une appréciation, à savoir le mot « science », mais aussi un jugement de valeur, ‡ savoir le mot ´ auxiliaire », c’est-‡-dire « qui apporte de l’aide ». La généalogie, considérée comme une science auxiliaire, n’aurait donc pas le statut de science ‡ part entiËre. Car quand il y a « aide », il y a un supérieur à qui l’on apporte de l’aide, et l’aidant est donc en position de service. Ou se pourrait-il que l’historiographie et la généalogie soient au même niveau ? Mais peut-on parler vraiment de sciences auxiliaires ? Quels sont les critËres pour considÈrer une recherche historique comme science et une autre recherche historique comme science auxiliaire ? L’héraldique est-elle une science auxiliaire de la gÈnÈalogie ? Ou bien la gÈnÈalogie est-elle une science auxiliaire de l’héraldique? Qui le dira ? Sous l’Ancien Régime, un héraut d’armes était un important haut fonctionnaire dans les cours des monarques, dont la t‚che Ètait de vÈrifier le contenu scientifique des armoiries et des gÈnÈalogies des familles nobles. L’héraldique est une science, avec ses règles, son vocabulaire et sa mÈthodologie. La gÈnÈalogie est pareillement une science, avec ses rËgles, son vocabulaire et sa mÈthodologie. Laquelle des deux est la science auxiliaire pour l’autre ? La famille De Warrimont, du Limbourg néerlandais, s’est longtemps demandé comment il se faisait qu’elle avait les mêmes armoiries que la famille wallonne Fortemps de Loneux, jusqu’à ce que des recherches généalogiques révélaient qu’il s’agit en fait d’une seule et mÍme famille.1 Dans ce cas, quelle Ètait la science auxiliaire, l’héraldique ou la généalogie ? Entre la recherche historique et la gÈnÈalogie, seul le sujet de recherche est diffÈrent. La gÈnÈalogie est une recherche historique sur l’histoire d’une famille tandis que l’historien fait des recherches sur d’autres sujets. La généalogie est une forme de recherche historique scientifique, qui suit les règles de toute recherche historique, en ce qui concerne l’objectivité du chercheur, la maniËre dont il utilise les sources, ses rÈfÈrences aux sources, la relation avec le contexte historique. Le travail d’un généalogiste sera évalué selon les mêmes critères qui s’appliquent au travail de recherche d’un professeur, d’un historien professionnel ou d’un doctorant. Et ces critères, nous les connaissons bien. Tout d’abord, la règle d’or appelée ´ ad fontes ª, retour aux sources. L’auteur a-t-il effectuÈ des recherches dans les archives ? A-t-il les connaissances nÈcessaires pour lire et interprÈter correctement les actes, avec les caractÈristiques de la langue, de la terminologie ? A-t-il consultÈ les bonnes sources ? Et les a-t-il tous vus ? N’a-t-il omis aucune source ? A-t-il, tout d’abord, vérifié s’il existait une bibliographie sur le sujet ? Arrive-t-il ‡ placer son Ètude dans le contexte historique de son sujet de recherche ? 1 Fred & Jean Pierre de Warrimont, De Warrimont. Kroniek en genealogie van een familie uit het Land van Herve en ZuidLimburg (Geulle 2013). Armoiries de la famille Fortemps de Loneux = de Warrimont.
92 Ses rÈfÈrences aux sources sont-elles correctes, vÈrifiables (donc pas de mention de sites, mÍme avec la date de consultation, car bientôt tous ces sites n’existeront plus) ? RÈussira-t-il ‡ Ècrire une contribution lisible ? Autrement dit : pour quel lectorat Ècrit-il ? Une vie de saints du Moyen ¬ge a ÈtÈ Ècrite pour des moines dans un monastËre, et aborde des questions que ces moines considéraient importantes, mais l’auteur d’une biographie en l’an 2023 devra tenir compte d’un tout autre lectorat que celui d’un moine de l’an Mil. Bref, le généalogiste applique les mêmes critères que l’historien, l’historien universitaire ou l’auteur de contributions à nos bulletins et nos annuaires. Seul le sujet de sa recherche est diffÈrent. Quand je regarde ma bibliothèque, je vois qu’on peut écrire l’histoire d’un homme politique, d’une ville, d’une abbaye, d’une guerre, d’une province, d’une association, d’une personne, d’un délire collectif, d’une famille, d’un diocèse, et je pourrais continuer encore et encore. Lequel de ces livres est scientifique, lequel de ces livres relève d’une science auxiliaire ? Je ne saurais pas le dire. Toutes ces études sont de l’historiographie, j’espère à un niveau scientifique, la différence se trouve dans le sujet de la recherche. InterdisciplinaritÈ Je plaide donc pour la suppression du suffixe « auxiliaire » dans l’expression « science auxiliaire », et je propose de considérer la recherche généalogique comme l’une des nombreuses formes de recherche historique. Tous ces sujets de recherche se complËtent, dialoguent et, ensemble, apportent de nouvelles connaissances. Or, nous avons un bel adjectif pour dÈfinir cette faÁon scientifique de travailler et de mener des recherches ‡ partir de plusieurs disciplines, le mot ´ interdisciplinaire ª. La recherche interdisciplinaire est dÈj‡ depuis longtemps celle des sciences dites exactes. Regardez les hôpitaux universitaires : un hématologue connaît tout quand il s’agit du sang, mais il est incompÈtent en dermatologie. Pourtant, les deux sont mÈdecins, mais ils travaillent en interdisciplinarité et se complètent. Et le patient passe d’un spécialiste à l’autre, du chirurgien à l’hématologue, du dermatologue à l’oncologue, puis à l’ophtalmologiste, pour finir chez le dentiste. Finalement, toutes les spÈcialitÈs mÈdicales sont des sciences auxiliaires les unes des autres. L’oncologie n’est peut être qu’une science auxiliaire pour la pneumologie. Ou l’inverse. La gÈnÈalogie, si elle est bien pratiquÈe, peut ainsi entrer dans une osmose mutuellement enrichissante avec les autres sciences historiques. Lorsqu’un généalogiste décrit l’histoire de sa famille, il décrit la vie de ses ancêtres dans le contexte historique de l’époque. Il doit pour cela s’appuyer sur des publications rédigées par des historiens, spécialistes d’histoire rÈgionale ou ´ nationale ». Pour ce généalogiste, l’histoire « nationale » est une science auxiliaire. L’histoire gÈnÈrale lui apporte les connaissances historiques nÈcessaires, lui donne un aperÁu des grands mouvements, lui permet de mieux comprendre et situer historiquement les alÈas de sa famille. En revanche, l’historien, pour ses études de portée plus générale, peut profiter du travail du généalogiste, car c’est précisément le généalogiste qui peut, comme le dit M. Génicot dans la citation que j’ai mise en exergue ‡ cet article, ´ Èclairer les sujets les plus divers », dont l’histoire locale et régionale, et l’histoire des familles. Après tout, l’histoire régionale est avant tout l’histoire des personnes et des familles qui vivent dans un lieu ou une région, et c’est la généalogie qui raconte l’histoire de ces familles. Il est clair que la généalogie a sa place dans l’éventail des sciences. Nous n’avons qu’à regarder autour de nous. DÈmographie La généalogie peut, par exemple, apporter d’importantes contributions à la sociologie historique et à l’anthropologie historique. À titre d’exemples, on peut citer les études faites sur les Verts-
93 boucs (‘Bokkerijders’) et la « prédisposition criminelle » de certaines familles. Bien avant que nos historiens du droit et nos historiens régionaux aient reconnu que l’histoire des Bokkerijders était une erreur juridique, voire un dÈlire collectif, les gÈnÈalogistes, eux, avaient dÈj‡ vu que ces Vertsboucs Ètaient des garÁons issus de familles situÈes au plus bas de la sociÈtÈ, exerÁant des mÈtiers que personne ne voulait exercer, habitant des hameaux ‡ la pÈriphÈrie, des bidonvilles o˘ les gens de familles décentes n’osaient pas aller, en d’autres termes, les suspects tout indiquÈs. Ajoutez ‡ cela la torture appliquÈe systÈmatiquement, et les ´ bandes criminelles ª Ètaient vite composÈes. Tout aussi évidente est l’aide que la généalogie peut apporter à la recherche historicodÈmographique. Pour une bonne enquÍte dÈmographique, il est nÈcessaire de disposer de recensements et de chiffres fiables.1 Vous avez dit fiables ? Le dÈmographe fait ses calculs sur l’évolution de la population sur la base de recensements qui lui paraissent fiables,2 mais c’est le gÈnÈalogiste, doublé parfois d’un historien régional, qui pourra lui dire lesquels de ces recensements sont fiables, car complets, ou incomplets quand des quartiers et des hameaux entiers manquent. La qualitÈ des recensements du dÈpartement de la Meuse-InfÈrieure de 1796, par exemple, est très variable. Certains sont impeccables, comme celui de Klimmen, où l’on peut pratiquement suivre à la trace le secrétaire dans sa marche à travers la commune, d’autres sont bourrÈs de fautes ou sautent parfois un hameau entier, comme c’est le cas à Posterholt.3 Ce n’est que depuis 1850 que les recensements aux Pays-Bas sont à peu près complets. Jusqu’à cette date, le registre national de la population ne prévoyait que l’inscription obligatoire des personnes rÈsidant lÈgalement dans la commune. Les personnes qui sÈjournaient temporairement n’étaient pas enregistrées, dont les soldats, les malades dans les hôpitaux ou les asiles d’aliénés, les prisonniers et les domestiques. Mais même après 1850, il y a des « lacunes ª dans les registres de la population en raison de ´ dÈclarations manquÈes ª.4 Les recensements ne sont donc pas toujours aussi fiables. Migration La démographie historique travaille avec des chiffres, des nombres d’habitants. Mais comment le dÈmographe peut-il chiffrer les migrations, les populations qui bougent ? L‡, il aura vraiment besoin du généalogiste, qui peut lui dire s’il y a des changements dans l’origine des habitants des villages et les villes. Il y a des rÈgions qui ont beaucoup de familles sÈdentaires, les mÍmes familles qui n’ont jamais bougé au cours des siècles. Il y a des villages où la population change beaucoup, comme j’ai pu le démontrer récemment pour Berneau.5 Il y a mÍme des endroits o˘ la population est en grande partie composÈe de migrants, comme les rÈgions industrielles et miniËres. En 1995, les Archives municipales de Heerlen avaient lancÈ un concours pour dÈcouvrir le ´ vÈritable Heerlenaar », c’est-‡-dire une personne nÈe ‡ Heerlen, dont les ancÍtres sur trois gÈnÈrations, donc huit quartiers (parents, grands-parents et arriËre-grands-parents) Ètaient tous nÈs ‡ Heerlen. On n’avait finalement trouvé qu’une seule personne qui correspondait aux critères et qui pouvait revendiquer le titre.6 Le gÈnÈalogiste est donc par excellence celui qui peut cartographier les migrations, puisque c’est prÈcisÈment lui, et non le dÈmographe, qui suit les familles au-del‡ des frontiËres. Quand on Ètudie 1 J.F.R. Philips, ´ GenealogieÎn als bron voor historisch-demografisch onderzoek ª, in: Huldeblijk. Bundel opstellen aangeboden aan de genealoog Jan J.M. Verzijl, bij gelegenheid van zijn zeventigste verjaardag (Roermond 1967), p. 175-194. 2 Theo Engelen, ´ De ontwikkeling van de bevolking 1600 - 1800 ª, in: Limburg. Een geschiedenis 1500-1800 (Maastricht, LGOG, 2015), p. 349-359. 3 Ted Jongerius, ´ Posterholt in 1796 nader bekeken. Een poging om de niet volledige Franse bevolkingslijst te reconstrueren ª, in: Roerstreek 45 (2013), p. 143-151. 4 R.F. Vulsma, Burgerlijke Stand en bevolkingsregister (Den Haag, Centraal Bureau voor Genealogie, 2002), p. 107-117. – Pour Maastricht, voir mon Ètude : Handleiding voor onderzoek naar huisnummeringen en volkstellingen in Maastricht (Maastricht 2023). 5 JosÈ Bolland et RÈgis de la Haye, ´ …pitaphes des croix funÈraires du cimetiËre de Berneau et notes sur les familles des dÈfunts ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2022/2, p. 1-80. 6 Roelof Braad, ´ Vijftien jaar publiekshistorie bij de Heerlense Archiefdienst ª, in : Archievenblad 111 (2007) nr. 6, p. 29, et dans : Varia Historia (Heerlen 2018), p. 16.
94 la diffusion des patronymes francophones dans le Limbourg nÈerlandais, on dÈcouvre les migrations de groupes professionnels tels que les ´ naiveurs ª liÈgeois, les tailleurs de pierre namurois, ardoisiers, commerÁants, censiers wallons de grandes fermes castrales, mineurs de Pologne, artisans d’Auvergne, marchands ambulants (« teuten ª, ´ kinkenvoerders ª), ouvriers saisonniers comme ces bergers qui migrent vers la Hollande ou les Flandres. Et les soldats de passage, venus d’Allemagne, de Hongrie, de Suède, de Suisse, d’Écosse, de Wallonie, dont quelques-uns parfois restent, dans les bras d’une séduisante beauté locale. Et puis la migration des Huguenots qui ont quitté la France en masse après la Révocation de l’Edit de Nantes en 1685, y compris pour Maastricht.1 Sur notre dessin, ‡ gauche en bas (n° 1), le ch‚teau de Cartils avec sa ferme, o˘ de 1640 ‡ 1719 tous les censiers venaient du pays de Herve : De la Haye, De BÈbronne, Villevoye, Loyson et Hackin. ¿ droite en haut (n° 15) la ferme de Rode Cartils, o˘ pendant un siËcle, de 1640 ‡ 1736, les censiers venaient de la famille Ruwet (DÈtail d’une carte du XVIIe siËcle: RHCL, RAL, kaartencollectie, cat.nr. 647). Personnellement, j’ai entrepris récemment des recherches sur les anciennes croix funéraires du cimetière de Berneau. Les recherches généalogiques sur les familles des défunts m’ont donné un bon aperÁu de la démographie du village. C’est un village où beaucoup de familles vont et viennent, ne restent parfois qu’une seule génération, et d’autres familles dont seuls quelques personnes restent au village, mais dont les frères et les sœurs partent, comme c’est le cas pour les familles Gilissen et Wyers, dont les fils aînés restent au village et les autres s’envolent, tous d’ailleurs en direction du nord, vers Wijlre, Gulpen, VisÈ, Elsloo, Bemelen ou Maastricht, ou font fortune ‡ Dordrecht comme marchands naiveurs.2 Parallèlement, de nouveaux habitants s’installent depuis le sud, si bien que l’on parle de plus en plus français, que la frontière linguistique se déplace, et que le village de Berneau, encore entiËrement nÈerlandophone en 1600, est dÈfinitivement 1 Voir mes Ètudes: ´ Franstalige familienamen in Limburg ª, in: Limburgs Tijdschrift voor Genealogie 44 (2016), p. 3-20. 2 Pour la gÈnÈalogie de la famille Gilissen, voir : JosÈ Bolland et RÈgis de la Haye, ´ …pitaphes des croix funÈraires du cimetiËre de Berneau et notes sur les familles des dÈfunts ª, in : Cercle Historique de FlÈron 2022/2, – Pour la gÈnÈalogie de la famille Wijers, voir : A.S.M. (Funs) Patelski, ´ De familie Wijers uit Eijsden, voordien In de Wijer uit Berneau ª, in: Limburgs Tijdschrift voor Genealogie 40 (2012), p. 99-120. – Voir aussi : Funs Patelski, Limburgse verwantschapppen. Bijzondere familierelaties gebaseerd op de kwartierstaat Van der Cruijs-Gilissen (Rotterdam 2012).
95 francophone en 1800. Au cours de mes recherches, l’évolution démographique s’est en quelque sorte dÈroulÈe sous mes yeux. Prosopographie La recherche prosopographique a Ègalement besoin du plus grand nombre possible de donnÈes gÈnÈalogiques. Il y a des métiers qui rapportent plus que d’autres. Les locataires de grandes fermes gagnent gÈnÈralement bien leur vie, mais certains ne rÈussissent pas. Pourquoi, mÍme au sein d’une même famille, l’un réussit-il dans la vie et l’autre échoue-t-il ? La carriËre ultÈrieure d’une personne dépend-elle de sa famille ? Et pourquoi y a-t-il de longues gÈnÈrations de riches tenanciers de grandes fermes, et pourquoi y a-t-il des gÈnÈrations entiËres de notaires ? Quand le fils d’un riche locataire est recommandé par son père ‡ un propriÈtaire qui cherche un censier pour sa ferme, il a plus de chance qu’un parfait inconnu. Pendant près d’un siècle, de 1640 à 1736, tous les censiers de la ferme de Rode Cartils ‡ Wijlre sont issus de la famille Ruwet. Parfois, la question se pose même au sein d’une même famille. Prenez Johan Samson et Bastiaan de la Haye, deux frËres. Descendants de la famille De la Haye, donc colÈriques, comme en tÈmoigne la bagarre entre les deux au cours du rÈveillon du Nouvel An 1669 dans le bistrot de Jan Boisten ‡ Gulpen. Deux frËres, mais ayant des vies complËtement diffÈrentes. Joannes Samson de la Haye a eu une brillante carriËre. Il Ètait vassal de la cour de Carsveld, Èchevin et trÈsorier de Gulpen, et locataire des dÓmes. Il habitait ‡ la cour de Wachtendonck ‡ Pesaken. Sa richesse se lit Ègalement dans les Ètudes et les professions ultÈrieures de ses fils : Joannes Wynand devint notaire, Wilhelmus Reinerus devint pharmacien, tous deux ‡ Maastricht. Bastiaen de la Haye n’a manifestement pas « réussi ». Pour lui, l’ascension sociale n’a pas fonctionné. Il est resté en bas de l’échelle, il est devenu soldat. À un moment donné, il disparaît de Gulpen, et nous ne savons même pas ce qu’il est devenu, où et quand il est mort. Comment se fait-il que Joannes Samson, ait rÈussi dans la sociÈtÈ, et pas son frËre Bastin ? Le gÈnÈalogiste peut rÈpondre. Car qui Ètait le parrain de Joannes Samson, qui lui a donnÈ son nom ? C’était Joannes Sampsonius, le fils du seigneur de Neubourg. Et en tant que parrain, vous payez ‡ votre filleul des études à Louvain, et vous faites en sorte qu’il réussisse dans la vie.1 Sciences mÈdicales Dans le domaine mÈdical, on pense naturellement ‡ toutes ces maladies contagieuses qui ont frappÈ notre rÈgion. Il y en a eu des dizaines, elles ont causÈ beaucoup de misËre, et nous les avons toutes oubliÈes, y compris la grippe asiatique de 1957 et la grippe de Hong Kong de 1968-1969, que beaucoup d’entre nous (dont l’auteur de ces lignes) ont encore vécues. Pour faire des recherches sur les ÈpidÈmies dans le passÈ nous avons une source que les gÈnÈalogistes connaissent bien, les registres de dÈcËs des paroisses. On y trouve parfois des notes ou des rÈcits sur les ÈpidÈmies et les maladies infectieuses, dysenterie ou peste. Mais on y trouve aussi des chiffres, car c’est le nombre de décès sur une période donnée, consigné dans les registres paroissiaux de dÈcËs, qui permet de calculer la surmortalitÈ. Une telle enquÍte chiffrÈe montrera Ègalement que les ÈpidÈmies faisaient rage de prÈfÈrence quand il y avait des mouvements de guerre dans la rÈgion, avec des armÈes et des soldats qui erraient, volaient et pillaient, ou bien logeaient chez les habitants dans des conditions hygiÈniques qui laissaient ‡ dÈsirer. Depuis des siËcles, notre vallÈe de la Meuse a ainsi ÈtÈ ravagÈe par la violence militaire. La gÈnÈalogie apporte encore une contribution ‡ la recherche mÈdicale et gÈnÈtique, quand on essaie de retracer l’origine et les facteurs héréditaires de certaines caractéristiques ou anomalies physiques. Cette branche de la science Ètudie les maladies hÈrÈditaires et les risques que courent certains couples qui ont des enfants atteints d’anomalies ou de maladies. 1 RÈgis de la Haye, Jo Hoen, Herten in het Woud. Genealogie van de familie De la Haye. Deel IIb. Neuvehaye (Geleen - Beek 1999), p. 113-155.
96 Le samedi 15 juin 2013, Dagblad De Limburger a publiÈ un article sur les arythmies cardiaques héréditaires dans la province du Limbourg néerlandais. L’article parlait des découvertes récentes chez les patients souffrant d’un arrêt cardiaque soudain ou d’arythmies. Tous ces patients sont apparentés, descendants d’ancêtres vivant près de la rivière Worm, et vivant aujourd’hui principalement dans la moitiÈ sud-ouest de la province de Limbourg (Vijlen, Mechelen, Gulpen, région de Parkstad). Les recherches généalogiques montrent qu’il existe probablement des centaines de porteurs de cette mutation dite fondatrice. La portabilitÈ ne peut Ítre dÈterminÈe que par des diagnostics ADN. Dans ce cas, la gÈnÈalogie peut bien aider la mÈdecine. Signalons en passant qu’il est évident que la recherche ADN ouvre encore d’autres perspectives intéressantes pour la recherche gÈnÈalogique.1 À l’inverse, le chercheur généalogique peut parfois soumettre une question à la science mÈdicale. Par exemple, le cas unique des jumeaux ‡ Mortroux. Un couple de ce village, Jean-NoÎl Jaspar et Anne Barbe Ruwet, a eu entre 1748 et 1756, donc en seulement huit ans, une fille, Anne Barbe, puis successivement cinq paires de jumeaux et des triplÈs. ¿ ma connaissance, ce fait vaudrait bien une mention dans le Livre Guinness des Records. En tout cas, le cas me semble intÈressant pour ceux qui font des recherches mÈdicales sur les jumeaux. Or, ‡ la question de savoir s’il y a peutÍtre un facteur hÈrÈditaire, le mÈdecin ne pourra rÈpondre, malgrÈ toutes ses connaissances mÈdicales, mais il a besoin du gÈnÈalogiste. Celui-ci peut lui dire que dans ce cas prÈcis, tant la mËre que la fille de la jeune maman de Mortroux, avaient toutes deux des jumeaux, et qu’il y a donc bien un facteur hÈrÈditaire, mais du cÙtÈ fÈminin.2 On a dÈcouvert ‡ LiËge chez quelques personnes une anomalie gÈnÈtique trËs rare, appelÈe hÈmoglobine D Punjab. Or, tous les porteurs descendaient d’un couple du pays de Herve, mariÈ en 1818.3 L’étonnante apparition dans la descendance d'un couple du pays de Herve de cette hémoglobine Punjab, essentiellement rencontrÈe chez certaines populations de l’Inde, résulte le plus probablement d’une mutation spontanée survenue dans le génome d’un des membres de ce couple et dans celui d’un(e) de leurs ascendant(e)s. On ne peut néanmoins exclure, quoiqu’aucun élément historique ne soutienne cette thèse, le rôle d’un homme aux origines indiennes (militaire ou marchand) ayant traversÈ le pays et sÈduit (ou violÈ) une desdites ascendantes. 1672, ´ AnnÈe Catastrophique ª Vous comprenez où je veux en venir, à l’interdisciplinarité de l’historiographie. Aux Pays-Bas, le Mois de l’Histoire de l’année 2022 avait comme thème « les catastrophes », à l’occasion de la commÈmoration des 350 ans de la dite AnnÈe Catastrophique 1672 (´ Rampjaar 1672 ª), appelÈe 1 Bert van Laer, ´ Genetische genealogie op academisch niveau ª, in : Limburgs Tijdschrift voor Genealogie 49 (2021), p. 92-93. 2 Voir mon Ètude : ´ Cinq paires de jumeaux et des triplÈs pour un couple de Mortroux ª, in : Cercle Historique de FlÈron (septembre 2017), p. 1-9. 3 H. Husquinet, Une hÈmoglobine inhabituelle dans le pays de Herve, HÈmoglobine D Punjab, in : Bulletin de l’Institut ArchÈologique LiÈgeois 98 (1986), p. 305-313. Tableau de la transmission d’une anomalie génétique chez les descendants d’un couple marié en 1818 dans le Pays de Herve.
97 ainsi dans la province de Hollande, où l’historiographie est encore et toujours ´ hollandocentrique ª, un Èpisode de la ´ Guerre de Hollande ª, la tentative du roi de France Louis XIV d’en finir avec cette florissante République des Provinces Unies. Voyons donc comment l’histoire de cette année catastrophique 1672 sera écrite, selon le point de vue d’abord par l’historien « hollandais », ensuite par le chroniqueur de l’armée française, puis par l’historien régional limbourgeois (ou mosan), et enfin par le gÈnÈalogiste de la famille Plumeckers de Berneau. L’historien « hollandais » de la République des Sept Provinces, qui connaît à cette époque son Âge d’Or (‘Gouden Eeuw’), racontera comment la tentative de conquÍte du roi de France avec son excellente armÈe a ÈtÈ savamment bloquÈe par la ´ Ligne des Eaux ª (‘Waterlinie’), la mise sous eau des polders par la coupure des digues pour inonder le pays. L’Âge d’Or économique et culturel que vivait ‡ ce moment la jeune rÈpublique pouvait se dÈrouler pacifiquement, et le commerce prospÈrait comme avant. Le chroniqueur de l’armée française écrira une tout autre histoire de la « Guerre de Hollande ª, comme une campagne glorieuse, malheureusement interrompue par quelques polders trop humides pour passer, un petit problème technique, qu’on appelle en jargon militaire un ´ regroupement tactique ª, mais surtout une brillante expÈdition militaire couronnÈe en 1673 par la glorieuse conquÍte de Maastricht et le refoulement en 1676 du siËge de Maastricht par le stathouder Guillaume III. Une ville qui était alors si reconnaissante d’avoir été conquise par la France qu’elle y dressa trois statues de D’Artagnan. L’historien régional limbourgeois (ou mosan), pour sa part, dira que, si la pÈriode qui en Hollande était un Âge d’Or, elle était dans la vallée mosane un « ‚ge de fer ª, une succession de guerres, avec pendant tout ces siËcles, du XVIe au XVIIIe, des mouvements de guerre et des bandes de mercenaires itinérantes, des gangs criminels qui pillaient le pays, alors que notre région n’était impliquÈe que trËs indirectement dans la ´ Guerre de Hollande ª. Pendant ´ l’année catastrophe 1672 ª et les annÈes qui suivirent, notre vallÈe de la Meuse a d˚ faire face ‡ plusieurs catastrophes, les unes après les autres, dont le siège de Maastricht par le prince d’Orange du 6 juillet au 27 août 1676. Avec des histoires poignantes, comme celle des habitants van Heer, qui ont d˚ se rÈfugier en masse dans les carriËres du Heerderberg, emmenant avec eux vaches, moutons et cochons, par peur du pillage. Pour ne rien arranger, une ÈpidÈmie de dysenterie y Èclata. Le gÈnÈalogiste qui travaille sur les registres paroissiaux, remarquera que, comme toujours, ce sont les mouvements de guerre dans notre vallÈe de la Meuse qui provoquent des ÈpidÈmies de peste. Pendant les premiers sept mois de l’année 1676, le curé de Mortier n’a que quelques obsËques par mois. Mais en ao˚t, septembre et octobre, il en a subitement des dizaines. La raison de cette surmortalitÈ est claire. Comme gÈnÈalogiste je raconterai enfin l’histoire d’une famille, comment, dans le village de Berneau, le 21 novembre 1674, Leenert Plumeeckers doit demander ‡ la cour de justice l’autorisation de vendre aux enchËres sa ferme et tous ses biens. Il dÈclare que depuis quatre ans il ne peut plus joindre les deux bouts, d’abord à cause d’un orage de grêle qui a détruit sa rÈcolte et depuis trois ans parce que ses terres ont ÈtÈ pillÈes par des bandes de soldats. Il a donc tant de dettes qu’il Obsèques célébrés en l’église de Mortier en 1676.
98 doit vendre ses biens pour subvenir aux besoins des orphelins de son fils Merten. Pour Leenert Plumeckers ‡ Berneau, toutes ces annÈes, de 1672 ‡ 1678, Ètaient des ´ annÈes catastrophiques ª. Tous ces rÈcits forment une historiographie scientifique, chacune avec sa propre approche, l’une d’histoire « nationale », l’autre d’historiographie régionale, l’une d’historiographie militaire, la dernière d’histoire familiale ou généalogique. Quatre récits, quatre récits très différents, quatre faÁons trËs diffÈrentes pour dÈcrire les mêmes événements, que les gens à l’époque ont vécus de quatre faÁons diffÈrentes, mais aussi quatre faÁons diffÈrentes dont nous, en 2023, les dÈcrivons dans notre historiographie. Ils se complËtent, ils sont tous des aspects des mÍmes ÈvÈnements. Politique locale Enfin, la gÈnÈalogie peut Ítre utile pour comprendre la politique locale dans nos communes. Comme l’a remarqué feu Louis Michiels van Kessenich, ancien bourgmestre de Margraten et prÈsident de la sociÈtÈ historique du Limbourg nÈerlandais (LGOG) : ´ Au cours de ma carriËre, j’ai compris que l’on ne peut pas comprendre la politique locale, quand on ne connaît pas les gÈnÈalogies. On peut souvent prÈdire les votes au conseil municipal quand on connaÓt les liens de famille ª.1 Et en ce qui concerne ce dernier point, il en est ainsi depuis des siËcles, et on le voit, par exemple, ‡ la composition des cours de justice de JulÈmont et de Mortier, o˘, pendant deux siËcles et demi, de 1500 ‡ 1750 les fonctions de mayeur de Mortier, de mayeur de JulÈmont et de greffier de Mortier se transmettaient de père en fils et d’oncle à neveu, dans le clan familial composé par les trois familles apparentÈes Burdo, Bruwier et De la Haye (voir schÈma).2 Et cela nous ramËne ‡ la gÈnÈalogie. Parce que seul un gÈnÈalogiste voit ces connexions. Dans un orchestre, o˘ chaque musicien est devant sa propre partition, o˘ chaque musicien qui joue de son instrument est pleinement musicien, diplômé du conservatoire, ce n’est pourtant qu'ensemble qu’ils peuvent faire éclater en beautÈ une grande symphonie. Dans un hÙpital chaque soignant, chaque mÈdecin, chaque spÈcialiste exerce sa part de la médecine, à partir de sa formation scientifique, mais finalement c’est le travail collectif, dans le cadre de l’hôpital, qui garantit les meilleurs soins aux patients. Ainsi en est-il aussi dans le domaine de l’historiographie. Chaque auteur, le démographe, le médiéviste, l’archiviste, le sociologue, le généalogiste, écrit à partir de sa spécialité, mais ce n’est qu’ensemble qu’on arrive à un tableau complet de l’histoire. 1 Jhr mr Louis Michiels van Kessenich, Limburg door een omgekeerde verrekijker (Maastricht 1987). 2 Des généalogies de ces familles ont été publiées dans: Joseph Simonis (†), José Bolland, « Les anciennes croix du cimetiËre de Mortier : Èpitaphes suivies de notes sur la famille des dÈfunts ª, in : Bulletin Cercle Historique de FlÈron 2015/3-4. – RÈgis de la Haye, Jo Hoen, Herten in het Woud. Genealogie van de familie De la Haye, 10 delen. – Voir aussi mon Ètude: ´ Les habitants des pays d’Outre-Meuse et le paradoxe des frontiËres ª, in: Bruno Dumont (ed.), Le DuchÈ de Limbourg et les pays d’Outre-Meuse. Actes du colloque international tenu ‡ LiËge et ‡ Maastricht les 23 et 24 mai 2016 (Bruxelles 2019), p. 123- 143.