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XVI- Une famille Baudon de Petit-Rechain dans le Limbourg hollandais.
Michel Baudon, fils de Michel Baudon et de Noëtte Colla, fut baptisé à Petit-Rechain le 20 février
1701. Il fut militaire avec le grade de sergent. Il épousa à Petit-Rechain le 30 mai 1735 Pontiane
Fraipont, baptisée à Petit-Rechain le 6 janvier 1714, fille de Jacques Fraipont et d’Elisabeth Goiris.
Ils eurent au moins 6 enfants baptisés à Petit-Rechain:
1- Henri le 23 décembre 1736; 2- Jacques François le 15 juillet 1738;
3- Catherine Elisabeth le 27 mars 1742; 4- Jacques Joseph le 3 octobre 1744;
5- Elisabeth Françoise le 10 mars 1746; 6- Henri Jacques le 25 octobre 1750.
Pontiane Fraipont décéda à Petit-Rechain le 2 septembre 1754. Michel Baudon accompagné des 2
enfants Catherine Elisabeth et Henri Jacques partit de Petit-Rechain pour Broekhausen dès 1754.
Il épousa le 6 mai 1756 à Eygelshoven Gertrude Elisabeth May, originaire de Charneux, veuve de
Michel Chesneux qu’elle avait épousé à Charneux le 15 novembre 1730. Elle décéda à Eygelshoven le
11 juillet 1760. A nouveau veuf, Michel Baudon épousa le 24 avril 1763 à Eygelshoven Elisabeth
Pennartz qui décéda à Eygelhoven le 24 décembre 1773. Michel Baudon décéda à Rimburg, près de
Eygelshoven, le 14 février 1783.
J Henkens.
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XVII- Echos de processions.
Expressions séculaires de la religion populaire, les processions ont laissé dans les archives des traces
nombreuses et diverses.
A Grivegnée, la date de la procession dite du grand tour fut remise en 1753 par le curé de Saint-
Remacle au Pont au premier dimanche qui suivait la fête mariale de la Visitation célébrée le 2 juillet.
Cette solution semble avoir recueilli l’agrément des paroissiens et pourtant, 2 ans plus tard, elle fut
remise en cause au point que la réunion des tenants de l’église de Grivegnée, des bourgmestre et
adjoints de leur communauté et d’autres personnes concernées qui se tint le dimanche 1 juin 1755 à ce
sujet se clôtura sans que cette date pour cette année puisse être confirmée et fixée. Cette indécision
provoqua une réaction immédiate. Le huissier Antoine Michel se rendit dans chaque maison pour
annoncer la convocation d’une assemblée de communauté pour en délibérer. Elle eut lieu le dimanche 8
juin 1755 sur le cimetière de Grivegnée à la sortie de la messe paroissiale. C’est à l’unanimité qu’après
‘mûre réflexion’ les participants déclarèrent officiellement que ‘leur sentiment et intention’ était que
l’on respecte la décision prise il y a 2 ans et ils donnèrent mandat au tenant Gilles Demeuse et aux
adjoints Hubert Dechamps, Jacques Culot et Toussaint Gillon de prier leur curé de fixer cette
procession au dimanche qui suivait le 2 juillet et en cas de refus d’adresser une supplique aux autorités
supérieures pour en obtenir la permission. Ce mandat fut authentiqué en présence comme témoins de
Jean François Bessin originaire de Xhoris et d’Etienne Abinet de Fraipont (1).
Les paroissiens de Charneux avaient coutume de se rendre en procession à Notre-Dame de
Montaigu. Le souci du curé était que tout se passe en ordre. Vers 1710, il chargea le prêtre Henri
Dumont d’y veiller. Mais ce ne fut pas une sinécure car il fallut rappeler à la mère de Henri de Rys ‘de
rester dans le rang avec les autres sans courir çà et là’. Mal lui en prit , lorsqu’il voulut contraindre cette
femme à rentrer dans le rang, car son fils Henri de Rys surgit et ‘eut la témérité de le frapper avec
fureur’. C’est ce que rappela Henri Dumont alité et malade le 27 juin 1715 dans sa demeure de
Warimont en présence des témoins Henri Moreau et Marie Fortemps, à la requête de Jean Baptiste
Crawhez (2).
Références: aux archives de l’Etat à Liège: Fonds des notaires: (1) V. Labeye; (2) C.D. Fortemps.
P. Guérin.
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