Conférence générale 25 c
Vingt-cinquième session, Paris 1989
25 C/50
12 septembre 1989
Original anglais
Point 10.5 de l’ordre du jour provisoire
MONNAIE DE PAIEMENT DES CONTRIBUTIONS DES ETATS MEMBRES
I
I
RESUME
t
Le présent document expose certaines considérations destinées à
guider la Conférence générale dans le choix de la monnaie ou
des monnaies dans lesquelles seront fixées et payées les
contributions au budget de l’Organisation ainsi que les avances
au Fonds de roulement pour l’exercice 1990-1991. La partie 1 du
document traite du système mixte de fixation des contributions,
lesquelles peuvent être versées en partie en dollars des
Etats-Unis et en partie en francs français. C’est à sa
vingt-quatrième session que la Conférence générale a décidé
d’introduire ce système afin de réduire les effets défavorables
des fluctuations monétaires sur le budget ordinaire, eu égard
au titre VIII du budget. La partie II du document traite du
versement des contributions dans des monnaies autres que le
dollar des Etats-Unis et le franc français.
Décision requise : paragraphe 21.
19 SEP.1989
25 C/50
Introduction
1. L’article 5.6 du Règlement financier dispose :
“Les contributions au budget et les avances au Fonds de roulement sont
calculées en dollars des Etats-Unis d’Amérique et payées dans la ou les
monnaies fixées par la Conférence générale.”
2. Avant de choisir la ou les monnaies dans lesquelles seront fixées et versées
les contributions pour l’exercice financier 1990-1991, la Conférence générale
souhaitera peut-être examiner le rapport ci-après relatif au fonctionnement du
système mixte de fixation des contributions adopté pour 1988-1989 en vue
d’atténuer les effets negatifs des fluctuations monétaires sur le budget ordinaire
de l’Organisation.
PARTIE 1
Système mixte de fixation des contributions
Historiaue
3. Au cours de la seconde année de l’exercice financier 1986-1987, le Directeur
général a informé le Conseil exécutif à sa 126e session qu’un déficit de l’ordre
de 40 millions de dollars était à prévoir au titre VIII du budget, par suite des
fluctuations monétaires défavorables survenues au cours de cet exercice. Par
ailleurs, l’attention du Conseil exécutif était appelée sur diverses mesures
susceptibles d’être adoptées pour réduire les effets défavorables des fluctuations
monétaires au cours des exercices financiers ultérieurs. Dans la décision 4.1
adoptée à sa 126e session, le Conseil exécutif a demandé au Directeur général
d’effectuer une étude sur la question.
4. Dans l’étude demandée, qui a été soumise au Conseil dans le document
127 EX/36, quatre méthodes différentes, susceptibles d’apporter une solution au
problème, étaient examinées :
(a> création d’un compte de réserve permettant de se prémunir contre les
futurs déficits imputables aux fluctuations monétaires ;
(b) changement de la monnaie dans laquelle étaient fixées les
des
contributions, qui serait le franc français et non plus le dollar
Etats-Unis ;
cc> introduction d’un système mixte de fixation des contributions, qui
et en
pourraient être versées en partie en dollars des Etats-Unis prévues
partie en francs français, en fonction des dépenses budgétaires
dans chaque monnaie ;
Cd) achat à terme des francs français dont aurait besoin l’organisation
pour l’exercice biennal, à un taux de change garanti, qui servirait
ensuite au calcul du titre VIII du budget.
Le Conseil exécutif a décidé (décision 127 EX/8.9) de recommander à la Conférence
générale de retenir, pour l’exercice financier 1988-1989, soit le système mixte de
fixation des contributions, soit le système d’achat à terme, étant entendu qu’il
n’en résulterait aucune dépense supplémentaire pour les Etats membres et qu’il ne
serait pas non plus établi de réserves nouvelles.
5. La Conférence générale, ayant examiné les différentes formules proposées par
le Conseil exécutif, a décidé (résolution 24 C/35.3) d’adopter le système mixte de
fixation des contributions pour les années 1988 et 1989. Par la suite, le Groupe
25 C/50 - page 2
de travail du Comité spécial chargé de procédé à un examen d’ensemble du Règlement
financier et des techniques budgétaires de l’Organisation a étudié la question du
traitement des fluctuations monétaires en 1988-1989 et 1990-1991. Dans son rapport
publié sous la cote 130 EX/SP/4, le Groupe de travail a reconnu qu’en ce qui
concernait l’exercice biennal 1990-1991, il était prématuré à ce stade de formuler
des conclusions et qu’il fallait attendre le rapport du Corps commun d’inspectior,
(CCI) intitulé “Méthodes de budgétisation utilisées par les organismes des Nations
Unies : quelques comparaisons”, ainsi que les résultats de l’étude complémentaire
du Secrétariat sur les solutions à long terme aux problèmes posés par les
fluctuations monétaires pour le budget de l’Organisation.
Etude du Secrétariat sur les solutions à lonp terme aux problèmes
posés par les fluctuations monétaires
6. Au moment de l’établissement du présent document, le rapport du CC1 intitulé
“Méthodes de budgétisation utilisées par les organismes des Nations Unies :
quelques comparaisons” n’était pas encore achevé. Sur la base des avant-projets
qui ont été distribués pour observations, il est à prévoir que le rapport du CC1
ne recommandera pas de solution unique au problème des fluctuations monétaires. Il
est probable que le CCI analysera les avantages et les inconvénients des divers
systèmes mis en place par les organismes des Nations Unies et recommandera que :
(a> les organisations dont plus de 85 % des dépenses s’effectuent en
monnaie locale à leur siège établissent désormais leur budget dans
cette monnaie locale ;
(b) toutes les autres organisations examinent la possibilité d’introduire
un système mixte de fixation des contributions dans leurs deux
principales monnaies de dépenses ou, s’il y a lieu, d’acheter à terme
des devises en fonction de leurs besoins prévus.
La solution envisagée a l’alinéa (a) ne convient pas à l’Unesco, dont les dépenses
en francs français représentent traditionnellement 55 à 60 % du montant total des
dépenses.
7. Dans l’analyse du système d’achat à terme présentée dans le document
127 EX/36, il était indiqué que les contrats d’achat à terme de francs français
faisaient apparaître des primes ou des déports en fonction des différentiels de
taux d’intérêt existant entre les placements en dollars des Etats-Unis et les
placements en francs français. L’expérience de ces dernières années montre que ces
différentiels de taux d’intérêt entre les deux monnaies connaissent de grandes
fluctuations. Entre le début de 1987 et la session de la Conférence générale de
cette même année, les taux d’intérêt ont été plus élevés pour le franc français
que pour le dollar des Etats-Unis, ce qui était la condition nécessaire pour que
des contrats d’achat à terme puissent être conclus sans dépense supplémentaire
pour les Etats membres. Toutefois, les conditions du marché ont changé vers la
période de la vingt-quatrième session de la Conférence générale, les taux
d’intérêt sur le dollar ayant augmenté de façon telle qu’il n’était plus possible
de passer des contrats d’achat a terme de francs français sans coût supplémentaire
pour les Etats membres. Cela a été une des principales raisons pour lesquelles la
Conférence générale a décidé d’adopter à sa vingt-quatrième session le système
mixte de fixation des contributions pour 1988-1989.
8. En 1989, les taux d’intérêt sur les placements en dollars des Etats-Unis se
sont maintenus à un niveau supérieur à celui des taux d’intérêt sur les placements
en francs français. Vu les dépenses supplémentaires qu’entraînerait pour les Etats
membres, dans les conditions actuelles, l’achat à terme de francs français et vu
l’incertitude qui pèse sur l’évolution future des différentiels de taux d’intérêt,
le système d’achat à terme ne semble pas offrir à 1’Unesco une solution appropriée
pour 1990-1991. Si à l’avenir le différentiel de taux d’intérêt devenait favorable
25 C/50 - page 3
et avait des chances de demeurer tel, la situation pourrait être réexaminée. Etant
donné que les marchés internationaux des devises restent régis par le système des
taux de change flottants et que, de ce fait, l’évolution du taux de change entre
le franc français et le dollar des Etats-Unis demeure incertaine, il semble
souhaitable d’appliquer à nouveau un système mixte de fixation des contributions
pour 1990-1991, en y apportant éventuellement les modifications administratives
qui seraient jugées nécessaires en fonction des enseignements tirés de la gestion
du système pendant l’exercice financier en cours.
9. Ainsi qu’il est admis dans la résolution portant ouverture de crédits pour
1988-1989, le système mixte de fixation des contributions ne permet pas de se
protéger entièrement contre les effets défavorables des fluctuations de change ;
cette imperfection peut être due aux causes suivantes :
Ci> le profil des dépenses en francs français est différent de celui des
rentrées de contributions mises en recouvrement dans cette monnaie
pour l’exercice biennal ;
(ii) le pourcentage effectif des dépenses en francs français est différent
du pourcentage estimatif utilisé pour le calcul des contributions des
Etats membres ;
(iii) le taux de change du dollars des Etats-Unis par rapport au franc
suisse est inférieur ou supérieur au taux de 1,50 franc suisse pour un
dollar.
La résolution portant ouverture de crédits pour 1988-1989 stipulait que le
solde qui apparaîtrait au titre VIII du budget pour cet exercice financier serait
ajouté au montant estimatif des recettes diverses pour 1992-1993 ou retranché de
ce montant selon le cas. De cette façon, le solde du titre VIII pour 1988-1989
pourrait être apparié avec celui du compte “Intérêts sur les placements et
ajustements de change (montant net)” pour le même exercice, où sont comptabilisés
les pertes ou les gains réalisés sur les avoirs en francs français. En théorie,
l’appariement des deux comptes devrait produire un solde résiduel relativement
faible qui pourrait être absorbé dans le montant estimatif des recettes diverses
pour 1992-1993. Toutefois, d’autres facteurs interviennent dans cette opération de
compensation, et en particulier les deux facteurs suivants :
(a> des différences de change se produisent lorsque les montants dus au
titre des contributions ne sont pas versés simultanément et
intégralement, à la fois en dollars des Etats-Unis et en francs
français ; en pareil cas, il faut acheter les devises appropriées au
taux en vigueur sur le marché le jour de la transaction, cependant que
les montants versés par les Etats membres leur sont crédités au taux
de change opérationnel mensuel ;
(b) des pertes de change continuent d’être enregistrées sur les monnaies
autres que le franc français.
10. Pendant 1 ‘actuel exercice biennal, le taux de change du dollar des
Etats-Unis par rapport au franc français est passé de 5,39 francs français le
ler janvier 1988 à 6,76 francs français le ler juin 1989. Néanmoins, les pertes de
change sur les avoirs en francs français comptabilisés au poste “Intérêts sur les
placements et ajustements de change (montant net)” des recettes diverses pour
1988-1989 devraient en théorie être compensées par un excédent d’intérêt par
rapport aux prévisions et par le solde créditeur qui devrait apparaître au titre
VIII du budget, de sorte que lorsque sera établi le montant estimatif des recettes
diverses pour 1992-1993 et que seront réunis tous ces éléments, il ne devrait pas
y avoir de déficit global à absorber. Il se peut toutefois que ce résultat ne
puisse être atteint pour l’exercice financier en cours, en raison des divers
facteurs mentionnés au paragraphe précédent.
25 C/50 - page 4
11. Il importe de souligner que malgré l’introduction d’un système mixte de
fixation des contributions, le budget de l’Organisation n’est pas un budget à deux
monnaies. Le budget continue d’être établi et libellé exclusivement en dollars des
Etats-Unis. En théorie, pour se prémunir complètement contre les fluctuations
monétaires dans le cadre d’un système où les contributions sont fixées dans deux
monnaies, il conviendrait d’établir un budget corrélatif à deux monnaies, en
excluant tout système souple d’échanges entre les deux budgets et sans que les
contributeurs aient le choix de la monnaie de paiement. Ce système intégré
d’établissement du budget et de fixation des contributions dans deux monnaies
exigerait logiquement une séparation totale, par monnaie, des comptes budgétaires,
des comptes généraux et des comptes bancaires au sein du budget ordinaire. En
outre, le Fonds général, qui englobe actuellement le budget ordinaire, le Fonds de
roulement et certains fonds extrabudgétaires, devrait être scindé en fonds
séparés. Il faudrait alors pratiquer une gestion rigide de la trésorerie, avec
pour conséquence une moins grande souplesse dans l’utilisation des liquidités
disponibles. Il en résulterait également de graves difficultés sur le plan
administratif et financier, si l’on considère par exemple que les logiciels
existants seraient totalement inadaptés pour le type de gestion budgétaire et
financière qui serait requis. Il est douteux que la Conférence générale souhaite
introduire des modifications aussi fondamentales dans la politique budgétaire et
les procédures financières, ou allouer des crédits supplémentaires à des fins
administratives, en vue de mieux protéger 1 ‘Organisation des fluctuations
monétaires défavorables. Cela étant, ainsi qu’il était indiqué dans le document
127 EX/36 soumis au Conseil exécutif, il restera toujours possible que le
fonctionnement du système mixte génère des soldes résiduels de plusieurs millions
de dollars, étant donné les techniques budgétaires et la méthode de fixation des
contributions actuellement utilisées. Après avoir examiné la recommandation du
Conseil exécutif sur cette question (décision 127 EX/8.9), la Conférence générale
a accepté implicitement que ces soldes résiduels soient ajoutés aux recettes
diverses des exercices financiers ultérieurs, ou retranchés de ces recettes le cas
échéant.
12. Il conviendrait d’envisager l’élimination de l’élément francs suisses du
titre VIII du budget, sinon pour 1990-1991, en tout cas pour les exercices
financiers ultérieurs ; comme il est évident que le système mixte de fixation des
contributions ne permet pas de se prémunir contre les fluctuations du franc suisse
par rapport au dollar, le maintien de cet élément au titre VIII du budget devient
quelque peu anachronique.
Considérations relatives à l’administration du système
mixte de fixation des contributions pour 1990-1991
13. Si la Conférence générale décidait de reconduire le système mixte de fixation
des contributions pour l’exercice biennal 1990-1991, les facteurs suivants
devraient être pris en considération :
Ci> afin de déterminer de façon correcte le montant des contributions à
fixer et à recouvrer en francs français pour l’exercice 1990-1991, le
pourcentage estimatif des dépenses en francs français devrait être
fondé sur le montant cumulatif des dépenses effectuées en francs
français pendant l’exercice biennal en cours ; à l’heure actuelle, il
apparaît que le pourcentage devrait être porté de 55 % à 58 % au moins,
mais il n’y a pas lieu de fixer de pourcentage définitif avant la
session de la Conférence générale ;
(ii) les contributions fixées en francs français qui demeureraient impayées
à la fin de l’exercice biennal devraient être converties en dollars des
Etats-Unis lors du calcul des contributions pour l’exercice suivant, ce
pour des raisons réglementaires et techniques dont les plus importantes
25 C/50 - page 5
sont les suivantes : il est nécessaire de disposer d’une base en
dollars pour calculer les excédents budgétaires à distribuer
conformément aux articles 4.3 et 4.4 du Règlement financier et pour
administrer le système d’incitation au paiement rapide des
contributions ; de même, il est souhaitable de disposer d’une base en
dollars pour calculer les arriérés de contributions aux fins de
l’attribution du droit de vote (article 1V.C de l’Acte constitutif). Le
risque résultant des fluctuations monétaires pendant la période de
liquidation des engagements, c’est-à-dire les douze mois qui suivent la
clôture de l’exercice financier, est limité ; au demeurant, il est
possible de se prémunir contre ce risque en achetant à l’avance les
francs français nécessaires pour un montant total qui ne devrait pas
atteindre l’équivalent de quelques millions de dollars ;
(iii) il conviendrait d’éliminer l’élément francs suisses du titre VIII du
budget ordinaire, sinon pour 1990-1991, en tout cas pour les exercices
financiers ultérieurs.
14. La Conférence générale souhaitera peut-être continuer à offrir aux Etats
membres la possibilité de verser, pendant l’exercice financier, la totalité des
contributions dont ils sont redevables soit en dollars des Etats-Unis, soit en
francs français. Toutefois, a moins que les contributions mises en recouvrement
dans les deux monnaies ne soient reçues simultanément dans leur intégralité, les
sommes versées seraient imputées sur les contributions dues au prorata des
montants fixés dans les deux monnaies, par application du taux de change
opérationnel des Nations Unies entre le dollar des Etats-Unis et le franc français
en vigueur à la date d’enregistrement du versement au crédit d’un compte bancaire
de l’Organisation.
15. Sans qu’il faille exclure la nécessité éventuelle d’opérer des ajustements à
l’avenir, les avances au Fonds de roulement pourraient continuer d’être calculées
et versées en dollars des Etats-Unis pour l’exercice financier 1990-1991.
PARTIE II
Paiement des contributions dans des monnaies autres oue
le dollar des Etats-Unis et le francs français
16. Le Directeur général recommande le maintien du principe établi selon lequel
la faculté de
les Etats membres doivent, dans toute la mesure du possible, avoir
s’acquitter de leurs contributions dans la monnaie de leur choix.
17. Pendant l’exercice financier en cours, un certain nombre d’Etats membres ont
profité de la possibilité qui leur était donnée de verser une partie ou la
totalité de leurs contributions dans des monnaies autres que le dollar des
Etats-Unis d’Amérique et le franc français. Cependant, il est essentiel que le
montant accepté par l’organisation, à la demande de 1’Etat membre intéressé, dans
une monnaie nationale déterminée soit arrêté par le Directeur général et limité
aux besoins d’utilisation de cette monnaie aux fins de l’exécution du programme.
18. Le Directeur général fera tout son possible pour donner une suite favorable
aux demandes qui seraient présentées à cet égard. Il faut cependant tenir compte
du fait que l’acceptation de monnaies très diverses complique la tâche du
Secrétariat et disperse les avoirs bancaires de l’Organisation, ce qui rend la
gestion de la trésorerie plus difficile du fait de l’immobilisation de fonds dans
certaines monnaies non convertibles.
25 C/50 - page 6
19. Il convient de noter par ailleurs que l’acceptation d’une monnaie nationale
en paiement de la totalité ou d’une partie de la contribution d’un Etat membre
peut réduire totalement ou partiellement la possibilité d’accepter cette monnaie
nationale en paiement de bons Unesco ainsi qu’il est proposé dans la deuxième
partie du document 25 C/53. Il appartient donc à 1’Etat membre de déterminer
auquel de ces deux usages il souhaite accorder la priorité lorsqu’il présente sa
demande d’utilisation de sa monnaie nationale, en ayant à l’esprit les
dispositions du Règlement financier aux termes desquelles les contributions dues
doivent être payées dans le mois qui suit la réception des lettres annuelles de
mise en recouvrement.
20. L’expérience montre que lorsqu’un Etat membre paie sa contribution, il peut
en résulter, du fait de l’application du taux de change en vigueur à la date du
versement, qu’un petit reliquat soit dû par cet Etat membre ou au contraire qu’un
léger excédent reste à son crédit. Il est suggéré, pour des raisons de
simplification administrative et comptable, qu’il ne soit pas tenu compte de ces
différences lorsqu’elles ne dépassent pas 50 dollars et portent sur le dernier
versement effectué au titre des contributions dues pour l’exercice biennal
- qu’elles soient au bénéfice des Etats membres ou à celui de l’Organisation. Le
projet de résolution proposé ci-après contient une disposition à cet effet.
21. A la lumière des considérations qui précèdent, la Conférence générale
souhaitera peut-être
adopter une résolution libellée comme suit :
“La Conférence générale,
Avant examiné le rapport du Directeur général sur la monnaie de paiement des
contributions
aux problèmes des Etats membres ainsi que l’étude des solutions à long terme
ledit rapport
posés par les fluctuations monétaires qui est contenue dans
(document 25 C/50),
Consciente de la nécessité de mieux protéger l’Organisation contre les effets
défavorables des fluctuations monétaires au cours de l’exercice 1990-1991,
1. Décide, en ce qui concerne les contributions relatives aux années 1990
5.6 du Règlement
et 1991, que nonobstant les dispositions de l’article
financier :
(a) les contributions au budget seront fixées, sur la base du barème
des quotes-parts approuvé de la manière suivante :
Ci> en francs français pour 58 %/l du total des titres 1 à VII
du budget, calculés au taux de 6,45 francs français pour un
dollar des Etats-Unis ;
(ii) en dollars des Etats-Unis pour le reste du montant des
contributions dues par les Etats membres, déduction faite du
montant total fixé en francs français, traduit en dollars au
taux de /2 francs français pour un dollar ;
1. Pourcentage provisoire. Le pourcentage effectif sera fixé durant la session
de la Conférence générale.
2. Taux de change utilisé pour le calcul du titre VIII (Ajustements monétaires)
du budget pour 1990-1991.
25 (350 - page 7
(b) les contributions seront payées dans les deux monnaies dans
lesquelles elles sont fixées * néanmoins, le paiement du montant
fixé dans l’une des deux monnaies pourra être fait, au choix de
1 ‘Etat membre, dans l’autre monnaie ; à moins que les montants mis
en recouvrement ne soient reçus simultanément et intégralement dans
les monnaies dans lesquelles ils sont fixés, les sommes versées
seront imputées sur les contributions dues au prorata des montants
fixés dans les deux monnaies, par application du taux de change
opérationnel des Nations Unies entre le dollar des Etats-Unis et le
franc français en vigueur à la date d’enregistrement du versement
au crédit d’un compte bancaire de l’Organisation ;
(c) les contributions fixées en francs français pour l’exercice
financier qui resteront impayées au moment de la fixation des
contributions pour l’exercice financier suivant seront considérées
comme dues et payables en dollars des Etats-Unis à partir de ce
moment et, à cette fin, seront converties en dollars des Etats-Unis
sur la base de celui des trois taux de change suivants du franc
français qui sera le plus favorable à l’Organisation :
(il le taux de change du franc français utilisé pour calculer le
titre VIII du budget pour l’exercice biennal ;
(ii) le taux de change moyen du franc français par rapport au
dollar durant l’exercice biennal ;
(iii) le taux de change du franc français du mois de décembre de la
deuxième année de l’exercice biennal ;
Cd) les contributions reçues à l’avance pour des exercices financiers
ultérieurs seront détenues au nom du contributeur en dollars des
Etats-Unis et seront imputées sur les contributions dues pour
l’exercice financier suivant, par application du taux de change
opérationnel en vigueur à la date d’envoi des lettres de mise en
recouvrement pour la première année de l’exercice financier
suivant ; lorsque des contributions seront reçues à l’avance en
francs français, les montants correspondants seront convertis en
dollars des Etats-Unis au taux de change opérationnel en vigueur à
la date où le paiement est reçu ;
Considérant néarmoins que les Etats membres peuvent juger souhaitable de
s’acquitter d’une partie de leurs contributions dans la monnaie de leur choix,
2. Décide que :
(a> le Directeur général est autorisé à accepter, sur demande, le
paiement dans la monnaie nationale d’un Etat membre s’il estime
qu’il y a lieu de prévoir de substantielles dépenses dans cette
monnaie pendant les mois restant à courir de l’année civile ;
(b) lorsqu’il acceptera le paiement dans une monnaie nationale, le
Directeur général déterminera, après avoir consulté 1’Etat membre
intéressé, la part de sa contribution dont le paiement pourra être
accepté dans la monnaie nationale considérée, compte tenu des
sommes éventuellement acceptées en paiement des bons Unesco ;
cc> afin que l’organisation puisse effectivement utiliser les devises
nationales qui lui auront été versées au titre des contributions,
le Directeur général est autorisé à fixer pour ces versements un
délai à l’expiration duquel les contributions devront être payées
dans l’une des monnaies mentionnées au paragraphe 1 ci-dessus ;
25 (750 - page 8
(d) l’acceptation de devises autres que le dollar des Etats-Unis
aux conditions
d’Amérique ou le franc français est soumise
ci-après :
Ci> les devises ainsi acceptées doivent pouvoir être utilisées,
sans autre négociation et dans le cadre de la réglementation
des changes du pays intéressé, pour couvrir toutes les
dépenses de 1’Unesco dans ce pays ;
(ii) le taux de change à appliquer sera le taux le plus favorable
que 1’Unesco pourrait obtenir pour la conversion en dollars
des Etats-Unis de la monnaie considérée à la date où un
compte bancaire de l’Organisation sera crédité du montant de
la contribution ; une fois traduits en dollars des
Etats-Unis, les versements ainsi effectués seront imputés sur
les contributions dues par 1’Etat membre, au prorata des
montants fixés en dollars des Etats-Unis et en francs
français, selon les modalités indiquées au paragraphe 1
ci-dessus ;
(iii) si, à un moment quelconque au cours des douze mois suivant le
versement d’une contribution dans une monnaie autre que le
dollar des Etats-Unis ou le franc français, cette monnaie
vient à se déprécier ou à être dévaluée par rapport au dollar
des Etats-Unis, 1’Etat membre en cause pourra être invité,
sur notification, à faire un versement complémentaire destiné
à couvrir la perte de change sur le solde non dépensé de la
contribution ;
3. Décide en outre que les différences dues aux variations des taux de
change qui resteront inférieures à 50 dollars et se rapporteront au
dernier versement effectué au titre des contributions dues pour
l’exercice biennal en cause seront passées par profits et pertes sur
changes. ”
Conférence générale
Vingt-cinquième session, Paris 1989
25 C/50 Add.
20 octobre 1989
Original anglais
Point 10.5 de l’ordre du iour
MONNAIE DE PAIEMENT DES CONTRIBUTIONS DES ETATS MEMBRES
A propos de la partie 1 du document, relative aux mesures visant à
atténuer les effets négatifs des fluctuations monétaires sur
l’organisation en 1990-1991, le Directeur général souhaite faire
rapport sur l’intérêt qu’il pourrait y avoir à revenir à un
système de fixation des contributions en dollars pour le prochain
exercice biennal. Une protection adéquate pourrait être assurée
par l’adoption d’un système d’achat à terme des francs français
dont l’organisation a besoin, système qui permettrait de réaliser
un gain substantiel par rapport au taux de change du marché.
1. A sa 127e session (automne 1987), le Conseil exécutif a examiné une étude du
Directeur général sur les diverses mesures qui pourraient être prises afin de
réduire les effets défavorables pour l’Organisation des fluctuations monétaires au
cours des exercices financiers ultérieurs. Après avoir examiné ce rapport, le
Conseil exécutif a décidé (décision 127 EX/8.9) de recommander à la Conférence
générale de retenir pour l’exercice financier 1988-1989 soit un système mixte de
fixation des contributions, soit un système d’achat à terme de devises, étant
entendu qu’il n’en résulterait aucune dépense supplémentaire pour les Etats
membres et qu’il ne serait pas non plus établi de réserves nouvelles.
2. Entre la 127e session du Conseil et les réunions de la Commission
administrative de la vingt-quatrième session de la Conférence générale, le marché
des achats à terme de francs français contre des dollars s’est considérablement
détérioré. En conséquence, il est devenu impossible de passer des contrats d’achat
à terme de francs français au taux du budget approuvé, soit 6,04 francs français
pour un dollar, sans dépense supplémentaire substantielle pour les Etats membres.
La Conférence générale a décidé d’adopter (résolution 24 W35.3) le système mixte
de fixation des contributions en deux monnaies (dollars des Etats-Unis et francs
français) pour 1988-1989.
3. Par la suite, le Groupe de travail du Comité spécial du Conseil exécutif pour ,
un examen d’ensemble du Règlement financier et des techniques budgétaires de
20 OCT,1989
25 C/50 Add. page 2
l’Organisation a étudié le traitement des fluctuations monétaires en 1988-1989 et
1990-1991. Dans son rapport, paru sous la cote 130 EX/SP/4, le Groupe de travail a
reconnu que pour l’exercice biennal 1990-1991, il était prématuré à ce stade de
formuler des conclusions, et qu’il fallait attendre le rapport du Corps commun
d’inspection intitulé “L’établissement du budget dans les organisations du système
des Nations Unies - Quelques comparaisons”, ainsi que les résultats de l’étude
complémentaire du Secrétariat sur les solutions à long terme aux problèmes posés
par les fluctuations monétaires pour le budget de l’Organisation.
4. Le rapport du Corps commun d’inspection est maintenant disponible. La recom-
mandation 8 qui y figure se lit comme suit :
“Pour minimiser les pertes dues aux fluctuations monétaires, les orga-
nisations concernées devraient envisager :
(4 soit d’établir leur budget dans la monnaie du pays où se trouve leur
siège, si plus de 85 % de leurs dépenses sont réglées dans cette
monnaie ;
(b) soit d’adopter une méthode de calcul des contributions en deux monnaies,
basée sur les deux principales monnaies utilisées pour le règlement des
dépenses ordinaires ou de recourir, le cas échéant, à l’achat à terme
des devises dont elles auront besoin.”
Etant donné qu’environ 60’ % de ses dépenses budgétaires sont restées en
francs français, 1’Unesco fait partie des organisations visées à l’alinéa (b) de
la recommandation du CCI. Il convient de noter que la FAO et l’OIT, qui entrent
dans la même catégorie, se sont prononcées contre le système mixte de fixation des
contributions. Elles ont opté pour le système d’achat à terme qui est beaucoup
plus facilement compris par les Etats membres et, du point de vue administratif,
beaucoup plus simple à gérer.
5. Lorsque le document 25 C/50 a été élaboré, en juillet 1989, le marché des
achats à terme de devises (fondé sur les différentiels de taux d’intérêt) pour les
achats de françs français contre des dollars était défavorable. Par la suite, le
différentiel de taux d’intérêt entre les deux monnaies a considérablement évolué,
au point que les taux à long terme pour les dépôts bancaires en francs français
sont aujourd’hui supérieurs de plus de 1 % aux mêmes taux pour les dollars. Des
cours ont été demandés à trois banques de renom pour les achats à terme de devises
couvrant la période de janvier 1990 à décembre 1991. Ces cours montrent qu’une
prime d’environ 7 centimes par dollar aurait pu être obtenue le 12 octobre 1989 si
le taux de change du marché ce jour-là avait été le même que le taux budgétaire de
6,40 francs français pour un dollar. Autrement dit, l’Organisation aurait pu
passer des contrats d’achat à terme dégageant un profit d’au moins 2,4 millions de
dollars, si l’on fait abstraction des différences entre le taux de change du
marché et le taux de change budgétaire. Si le taux de change du marché était
supérieur à 6,40 FF pour un dollar à la date de conclusion du contrat, le profit
pourrait être encore plus élevé. En revanche, si le taux du marché était inférieur
à 6,33 FF (soit 6,40 FF - 0,07 FF), le contrat d’achat à terme entraînerait des
dépenses supplémentaires pour les Etats membres.
6. Si le taux de change du marché dépasse 6,33 FF vers la date de l’adoption par
la Conférence générale de la résolution portant ouverture de crédits, le système
d’achat à terme peut être intéressant. La procédure envisagée consisterait à
passer vingt-quatre contrats d’environ 9,3 millions de dollars chacun (l’ensemble
des besoins de l’organisation en francs français est provisoirement estimé à
environ 222,s millions de dollars pour 1990-1991). Ces contrats viendraient à
échéance chaque mois du prochain exercice biennal. Chaque tranche mensuelle de ,
9,3 millions de dollars ne devrait être payée qu’à la date d’échéance du contrat
25 C/50 Add. page 3
correspondant. Il serait ainsi possible de faire face à la dépense totale sur la
base de l’évolution normale des ressources de trésorerie prévue pour le prochain
exercice biennal.
7. L’adoption d’un système d’achat à terme serait sans effet sur les techniques
budgétaires actuelles de l’organisation. Il n’y aurait pas d’augmentation du
plafond budgétaire ni de modification du système d’enregistrement des dépenses
budgétaires du titre VIII. Si la Conférence générale voulait envisager l’adoption
de ce système, qui pourrait être préféré au système actuel - le système mixte de
fixation des contributions avec lequel il est en concurrence, il faudrait apporter
quelques modifications aux résolutions dont la Conférence est saisie. A cet effet,
le- Directeur général pourrait proposer des amendements succincts au texte de la
Résolution portant ouverture de crédits et à celui de la résolution proposée dans
le document 25 C/50 sur la monnaie de paiement des contributions.
8. En revanche, si le taux de change du marché tombait au-dessous de 6,33 FF
à
pour un dollar, le système de l’achat à terme ne présenterait plus d’intérêt,
du
moins que la Conférence générale ne décide de réévaluer le budget au taux
marché en vigueur à la date de la conclusion des contrats d’achat à terme.