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Published by Christophe Millet, 2020-09-22 04:57:31

1.4.1 Chapitre 1 (partie 1) Cours (1)

1.4.1 Chapitre 1 (partie 1) Cours (1)

1.4.1 – Chapitre 1 : la production de biens et services (1re partie)

BTS ESF – 1re année
Module 1 : Conseil et expertise technologiques

Economie et consommation

◼ 1.4.1 – Chapitre 1 : la production de biens et services (1re partie)
Cours

Sommaire 1.4.1

1 – La production
1.1 – Définition
1.2 – Les facteurs de production

2 – La production non marchande et la production marchande
2.1 – La production non marchande
2.2 – La production marchande

3 – La mesure de la production
3.1 – La valeur ajoutée
3.2 – Le produit intérieur brut (PIB)

4 – La croissance et ses finalités
4.1 – De la croissance à l’amélioration du niveau de vie
4.1.1 – Les mesures de la croissance
4.1.2 – Les effets de la croissance
4.2 – Le développement économique
4.2.1 – La notion de développement économique
4.2.2 – Les indicateurs du développement économique
4.2.3 – Les liens entre croissance et développement économique

5 – Le classement des acteurs qui produisent
5.1 – La notion de secteur économique
5.2 – Secteurs et branches

Annexe

De la croissance à l’amélioration du niveau de vie – Le développement économique

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1.4.1 – Chapitre 1 : la production de biens et services (1re partie)
1.4.1 – Chapitre 1 : la production de biens et services (1re partie)

1 – La production Production

1 .1 – Définition Facteurs de
production
La production est l’activité humaine aboutissant à la création de biens matériels et de - Terre
services immatériels en vue de satisfaire des besoins individuels ou collectifs. - Capital
- Travail
1.2 – Les facteurs de production

Les moyens matériels et humains qu’utilise une structure pour produire sont appelés
facteurs de production. Il en existe trois catégories :

– la terre (le sol) et les ressources naturelles (matières premières)
– le capital (technique) : les machines
– le travail : l’activité de l’homme qui permet la transformation des matières premières.

Cette transformation permet d’obtenir un bien.

2 – La production non marchande et la production marchande Production non
marchande
2.1 – la production non marchande
Production
La production non marchande correspond à la production de services fournis marchande
gratuitement ou quasi gratuitement par des administrations publiques (l’Etat), des
administrations privées (comme les associations sans but lucratif, les syndicats ou
encore des fondations à caractère humanitaire) ou par des ménages lorsqu’ils
emploient du personnel domestique (femme de ménage, garde d’enfants…).
Cette production ne peut être vendue sur le marché.

Remarque : les services rendus par les administrations publiques ne peuvent être
évalués au prix du marché ; ils n’ont ainsi pas de prix de référence. Mais on peut
quand même les estimer grâce à un coût de production : salaire des fonctionnaires,
achats des équipements…

2.2 – La production marchande

La production est dite marchande lorsqu’une entreprise la vendra à un prix au moins
égal à son coût de revient. C’est la production la plus couramment rencontrée.
Elle comprend tous les produits et les services destinés à être vendus sur le marché.

La production marchande regroupe donc l’ensemble des biens et services produits par
les entreprises et échangés sur le marché contre une rémunération (un paiement) ;
cette rémunération permet aux entreprises de dégager des profits.

3 – La mesure de la production Valeur ajoutée

3.1 – La valeur ajoutée

Il est nécessaire de mesurer la production car cette mesure est le seul moyen connu
pour mesurer la performance d’une économie.

Pour effectuer cette mesure de la production, l’économie a recours à l’évaluation de la
valeur ajoutée.

La valeur ajoutée mesure la richesse créée par les acteurs qui produisent.

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1.4.1 – Chapitre 1 : la production de biens et services (1re partie)

La valeur ajoutée d’un bien est la différence entre la valeur de la production (ce qu’elle Consommations
rapporte) et les consommations dites intermédiaires (prix des éléments qui la intermédiaires
composent).

Valeur ajoutée (VA) = valeur de la production - consommations intermédiaires (CI).

Valeur ajoutée (VA) = chiffre d’affaires – CI

Exemple :
Un constructeur automobile qui vend une voiture 15 000 € a acheté pour 12 000 €
de matières premières (acier, aluminium), d’équipements divers (freins, pneus et
matériels) et de liquides (huile, eau distillée…), etc. Ce sont des consommations
intermédiaires que l’on doit soustraire pour calculer l’apport productif net du
constructeur automobile, soit : 15 000 € - 12 000 € = 3 000 €.

Cette valeur ajoutée permet à l’entreprise de payer les salaires, les impôts, les taxes,
les cotisations sociales, les dividendes des actionnaires, les intérêts des emprunts aux
banques et parfois il en reste une partie que l’entreprise peut épargner plus tard.

Cet indicateur va aussi permettre de calculer la richesse d’un pays à travers deux
agrégats économiques que sont le PIB et le PNB.

3.2 – Le produit intérieur brut (PIB) Produit intérieur
brut (PIB)
Dans la pratique, le PIB est calculé « au prix du marché ». Le PIB mesure la production
à partir de la somme des valeurs ajoutées des entreprises françaises ou étrangères
résidentes sur le territoire français augmentée du montant de la TVA et des droits de
douane et diminuée des subventions aux importations.

Il est constitué d’une partie marchande et d’une partie non marchande.
PIB = PIB marchand + PIB non marchand

Pour la production non marchande, celle-ci est évaluée à son seul coût de production Croissance
(essentiellement coût des rémunérations) puisqu’elle ne peut pas être évaluée au économique
moyen de son prix sur le marché.
Produit national
14 brut (PNB)

4 – La croissance et ses finalités

4.1 – De la croissance à l’amélioration du niveau de vie

4.1.1 – Les mesures de la croissance

A. Définition de la croissance

On définit la croissance économique comme l’augmentation soutenue, pendant une
longue période, d’un indicateur représentatif du volume de la production d’un pays, de
la richesse qu’il crée.

Fréquemment, on retient le produit intérieur brut (PIB) comme mètre étalon de ce
niveau d’activité, mais il est possible d’en retenir d’autres, par exemple, le produit
national brut (PNB).

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1.4.1 – Chapitre 1 : la production de biens et services (1re partie)

Le PNB mesure la production des agents économiques nationaux, qu’ils soient Tertiarisation de
résidents ou non l’économie
Revenu moyen
B. La contribution des agents et des secteurs à la croissance
Niveau de vie
La consommation des ménages est une composante essentielle de la croissance
économique française puisqu’elle représente approximativement 60 % de son total
(loin devant l’investissement des entreprises ou les dépenses de l’État). Cette
consommation est par ailleurs de plus en plus tournée vers les services : on parle de
tertiarisation de l’économie française.

4.1.2 – Les effets de la croissance

A. Les effets de la croissance sur les revenus

Puisque le PIB mesure la richesse que dégage une nation donnée, le PIB par habitant
mesure le revenu moyen d’un agent de cette même nation.

Toutefois, une hausse de la croissance économique n’entraîne pas forcément une
hausse du revenu moyen par habitant. Pour que ce soit le cas, il faut que la hausse du
PIB soit supérieure à la hausse éventuelle de la population, c’est-à-dire que la hausse
de la croissance ne soit pas la seule résultante d’une utilisation d’une plus grande
quantité de main-d’œuvre mais d’une utilisation plus intensive, plus productive de cette
dernière.

B. Les effets de la croissance sur le niveau de vie

Par ailleurs, la croissance économique, notion quantitative, ne doit pas être confondue
avec le niveau de vie, notion plus qualitative. Le niveau de vie prend en compte
l’accès à certains biens ou à certains services (soins, Internet…).

De manière générale une hausse de la croissance doit permettre d’augmenter le
revenu moyen des habitants d’une nation donnée et les autoriser à accroître leur
consommation ainsi que leur niveau de vie.
Ces finalités de la croissance sont d’ailleurs assez évidentes au niveau mondial :
généralement, les pays ayant les meilleurs PIB par habitant sont aussi ceux qui ont les
meilleurs niveaux de vie.

4.2 – Le développement économique Développement
économique
4.2.1 – La notion de développement économique
IDH- IPH
La notion de développement est très différente de celle de croissance. PIB par habitant

Le développement économique désigne un processus de long terme, en partie
quantitatif mais surtout qualitatif, de transformation des structures économiques,
démographiques, sociales ou encore culturelles d’une nation donnée.

4.2.2 – Les indicateurs du développement économique

Le développement possède plusieurs dimensions et nécessite à ce titre plusieurs
indicateurs pour le mesurer. Les plus usuels sont le PIB par habitant, l’indicateur de
développement humain (IDH) et l’indicateur de pauvreté humaine (IPH).

Le PIB par habitant permet de mesurer la richesse produite par la nation et par
individu, mais présente l’inconvénient d’être uniquement quantitatif et ne permet pas de
mettre en relief les problèmes d’inégalités ou de répartition de la richesse créée. Il
permet toutefois d’évaluer en partie le potentiel de développement de la nation.

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1.4.1 – Chapitre 1 : la production de biens et services (1re partie)

L’indicateur de développement humain synthétise quant à lui trois indices Indicateur de
spécifiques : un indice de niveau de vie, un indice de longévité (l’espérance de vie à la développement
naissance) et un indice de savoir (incluant le taux d’alphabétisation des adultes et le humain
nombre moyen d’années d’études).
Indicateur de
Cet indice doit permettre d’évaluer les progrès accomplis et ceux restant à accomplir pauvreté
par les nations, de déterminer les domaines d’action prioritaires.

Enfin, l’indicateur de pauvreté humaine mesure les privations ou exclusions
fondamentales que peut supporter une partie de la population, pour les pays en
développement (IPH-1) et, avec des seuils différents, pour les pays développés
(IPH-2).
Il tient compte de quatre critères auxquels il accorde le même poids : la probabilité de
décéder avant 60 ans (40 ans pour l’IPH-1), l’illettrisme (d’analphabétisme pour l’IPH-
1), le pourcentage de personnes en deçà du seuil de pauvreté, et le pourcentage de
chômeurs de longue durée (uniquement pour l’IPH-2).

4.2.3 – Les liens entre croissance et développement économique

Croissance et développement sont des notions interdépendantes. La croissance
économique ne peut durablement s’installer que si elle s’appuie sur un développement
robuste.
Système éducatif performant, compétence de la main-d’œuvre ou infrastructures
adéquates sont autant d’éléments nécessaires à la création de valeur, à l’augmentation
du PIB.

En retour, le développement va pouvoir se nourrir de cette richesse créée pour
améliorer de nouveau le niveau de vie et les conditions dans lesquelles vivent les
agents. Le développement est une fin dont la croissance économique est le moyen.

(Voir annexe)

5 – Le classement des acteurs qui produisent Secteur
économique
Le regroupement des entreprises permettent de mettre en évidence l’origine des - primaire
performances de l’économie. - secondaire

5.1 – La notion de secteur économique - tertiaire

Une première répartition des entreprises par secteur a mis en évidence trois secteurs - quaternaire
économiques (typologie de Colin Clark) :

– secteur primaire : c’est l’utilisation de la nature ; ce secteur regroupe des
entreprises agricoles, de pêche, forestières et d’extraction notamment minière ;

– secteur secondaire : regroupe l’ensemble des entreprises industrielles. Ce sont des
entreprises qui assurent la transformation des produits des entreprises du secteur
primaire.

– secteur tertiaire : regroupe l’ensemble des entreprises de services.

Aujourd’hui on peut s’interroger sur l’hétérogénéité extrême du secteur tertiaire qui peut
représenter comme en France plus de 70 % de la richesse créée et plusieurs
économistes proposent de le scinder en deux : d’un secteur tertiaire « traditionnel »
(banques, transports, assurances, commerces de proximité) se détacherait un secteur
quaternaire, regroupant les entreprises relevant au sens large de l’information
automatique (l’informatique) et de la (télé) communication.

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1.4.1 – Chapitre 1 : la production de biens et services (1re partie)

5.2 – Secteurs et branches Secteur
Branche
Les secteurs économiques ne doivent pas être confondus avec les secteurs et
branches identifiant l’activité principale ou spécialisée des entreprises.

Le secteur regroupe l’ensemble des entreprises exerçant la même activité principale.
Mais cette classification pose un problème pour les entreprises polyvalentes.

D’où le classement plus fin et plus cohérent avec la branche qui regroupe les unités de
production fournissant le même produit. Une entreprise relève d’autant de branches
qu’elle exerce d’activités.

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es (1re partie)

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