RAPPORT ANNUEL 2022 Lorsque deux forces sont jointes, leur effi cacité est double ”Isaac Newton “
Le mot du Président Ludovic JAUGEY Président, Association Krysalia – pour une formation mutuelle L’année 2022 a été une année particulière pour le domaine du handicap à Genève. Le souhait de l’État de renforcer les contrôles sur la qualité de l’accompagnement socio-éducatif démontre la pertinence de notre approche de développer l’expertise de nos collaborateurs. Et nos eff orts pour proposer des formations diversifi ées et animées par les meilleurs experts sont désormais reconnus par les services de l’Etat et par des acteurs importants de la formation à Genève. C’est pourquoi nous sommes fi ers d’avoir un nouveau partenaire : la Fondation pour la Formation Professionnelle et Continue et nous les remercions pour leur soutien. Notre approche de formation est également portée par notre équipe de Personnes ressource qui accompagne les personnes formées sur le terrain pour mettre en application le contenu de ces formations. Je tiens à les féliciter pour leur engagement. Enfi n nous nous projetons vers l’avenir et nous nous apprêtons à lancer un projet pour développer le e-learning. Nul doute que ces nouvelles formes de formation permettront de compléter et de s’adapter au plus près des besoins des collaborateurs. Ceci afi n que les personnes accompagnées développent leur plein potentiel.
1 RAPPORT ANNUEL 2022 L’année 2022 est à la fois synonyme d’évolution et de stabilité pour Krysalia. A commencer par l’évolution de l’off re de formations en termes de volume, passant de 17 à 22 formations, mais aussi en termes de diversité de celle-ci avec de nouvelles thématiques abordées et de compétences développées. Ensuite, l’évolution de l’équipe de coordination de Krysalia avec l’arrivée de Karine Imbert qui a suivi les traces de Carole Salzard pour relever ensemble les nombreux défi s relatifs à l’enrichissement de notre off re de formations. La diversifi cation de nos sources de fi nancements constitue également un grand pas en avant grâce à notre partenariat avec la Fondation pour la Formation Professionnelle et Continue, débuté en 2022 et se poursuivant en 2023. Ce soutien très précieux nous permet d’inscrire nos activités dans un contexte de stabilité et de mesurer le chemin parcouru à travers l’étude menée par l’Université de Genève dont les résultats seront communiqués courant 2023. Les données objectivables mesurées par cette étude sont complétées par le retour systématique des participants au terme de l’accompagnement proposé par les Personnes ressource, toujours très engagées dans le soutien des participants au transfert des apprentissages dans la pratique. Ce retour est fourni au travers d’un questionnaire qui s’intéresse aux impacts générés par notre dispositif sur les changements observés dans la pratique, et in fi ne, sur l’évolution de la qualité de vie des personnes en situation de handicap accompagnées au sein des fondations membres de Krysalia. Nous sommes ravis de partager avec vous les moments forts de l’année 2022, illustrés de témoignages recueillis par Carole Salzard. Nous avons eu à cœur de donner la parole aux participants et aux personnes en situation de handicap, tous deux bénéfi ciaires directes ou indirectes de nos formations que nous tenons à remercier ici pour avoir accepté de contribuer à travers leur récit à la réalisation de ce bilan annuel. Mot de la responsable de formation Reka CROUX Responsable de formation, Krysalia
La parole est aux professionnels et aux personnes/collaborateurs en situation de handicap 2 RAPPORT ANNUEL 2022 Cette année, l’Association Krysalia souhaite donner la parole aux principaux concernés par nos formations et l’impact de celles-ci sur la pratique des participants et la qualité de vie des bénéfi ciaires accompagnés au sein des fondations. Qu’ils soient résidents, collaborateurs, collaborateurs en emploi adapté ou villageois, Carole Salzard a recueilli leur témoignage que nous avons grand plaisir de partager avec vous dans ce nouveau rapport d’activité.
Témoignages Fondation Aigues-Vertes 3 RAPPORT ANNUEL 2022 Nadège ANDRÉ Educatrice PVI (Pôle Vie Indépendante), Aigues-Vertes Comment l’accompagnement proposé par une PR de Krysalia vous a-t-il aidée dans la mise en place d’outils ou stratégie d’apprentissage pour les bénéfi ciaires que vous accompagnez ? Sophie, la villageoise que j’accompagne, était très angoissée, tendue et très anxieuse le soir. Plusieurs choses avaient déjà été mises en place à l’époque. Elle avait des pictos avec les diff érentes activités qu’elle pouvait faire le soir pour apaiser les tensions, comme aller marcher, discuter avec les veilleuses ou prendre une réserve. Sophie a également changé de psychiatre à ce moment-là, et tout a été repris depuis le début, de sa médication à son programme d’accompagnement. Dans ce contexte, j’ai suivi la formation Krysalia (TC-2, «Psychopathologie» ) et commencé le suivi avec la Personne ressource. Nous avons pu refaire ensemble tout l’historique de Sophie en termes médicaux, mais nous avons pu aussi mettre en évidence les liens entre les événements vécus et les tensions de Sophie. Sophie est très intéressée par les événements qui se passent dans le monde et selon ce qu’elle voit, cela l’atteint beaucoup et ça génère des angoisses dont elle a du mal à se détacher.
Témoignages Fondation Aigues-Vertes ( suite ) 4 RAPPORT ANNUEL 2022 Avec la PR, nous avons réfl échi à d’autres choses que nous pouvions mettre en place car Sophie à ce moment-là sautait beaucoup pour décharger les tensions dans le corps. Cela provoquait pas mal de problèmes avec les autres villageois en lien aux bruits que les sauts engendraient la nuit. Quelle mise en place avez-vous fait dans votre cadre de travail ? Avec la PR nous avons discuté et réfl échi aux activités qui pouvaient faire diminuer les tensions de Sophie. Elle a besoin d’être dans le mouvement de façon assez importante, car elle a beaucoup de tension au niveau des jambes. C’est pourquoi, elle sautait très fort dans sa chambre, du coup, nous avons pensé qu’un trampoline placé sur des tapis pouvait avoir du sens pour l’aider à décharger un peu la tension le soir dans son lieu de vie. Le trampoline faisait moins de bruit et cela améliorait également la qualité de l’ambiance de la maison. Nous avons mis également en place des objets lestés, qui permettaient à Sophie de se sentir un peu plus contenue dans sa décharge d’émotions. Qu’avez-vous appris pendant ou grâce à cet accompagnement sur vous, sur les bénéfi ciaires, sur les outils et l’environnement ? Ce que j’ai particulièrement bien apprécié est l’intervention de la PR qui m’a amené plein de questionnements. Ils m’ont permis justement d’avoir des idées pour mettre en place des solutions sur mesure pour Sophie. J’ai également vu l’importance du travail en équipe. Il y a le suivi Krysalia, la mise en place d’un accompagnement, mais tout cela doit être suivi par l’équipe. Dans le cas de Sophie, ce sont surtout les veilleuses de nuit qui étaient concernées par les activités trampoline, objets, etc. Et c’est très positif de voir que nous sommes dans une réfl exion pluridisciplinaire et d’équipe et que l’objectif est suivi par tout le monde. Tout s’est combiné pour Sophie, le changement de psychiatre, une médication moins lourde, des activités adaptées, les soutiens à travers les discussions, débriefi ngs. C’est l’ensemble de tout cela qui a permis à Sophie de diminuer ses tensions et cela fonctionne encore maintenant.
5 RAPPORT ANNUEL 2022 Sophie Villageoise maison Pâquerette, Aigues-Vertes Nadège vous a proposé un outil de travail, pouvez-vous m’expliquer de quoi il s’agit ? ou qu’est-ce que vous faites exactement avec ? C’est une couverture avec du plomb à l’intérieur et ça fait beaucoup de bien, c’est très lourd. Je l’utilisais dans la salle Snoezelen, le soir quand je suis un peu nerveuse, que j’ai des idées noires. Je vais dans la salle avec la couverture et il y a aussi une colonne à bulle. J’avais aussi un trampoline pour la nuit. Êtes-vous satisfait/content de cet outil ? Le trampoline m’a fait du bien, quand j’avais trop de tension dans la nuit, j’utilisais le trampoline. Cela m’a calmée et beaucoup aidée. J’utilise encore la couverture mais pas le trampoline, il est cassé. Qu’est-que cela change par rapport à avant ? Avant j’avais des médicaments qui me faisaient beaucoup dormir. L’avantage était que j’étais calme mais très endormie et j’arrivais moins à me lever pour aller au travail et pour me concentrer. Et j’ai le droit à avoir des activités de loisirs et pas me reposer tout le temps. Maintenant ça va mieux, les médicaments me cassent moins et j’ai trouvé aussi des jeux à bulles et des petites balles pour me détendre en plus de la couverture.
6 RAPPORT ANNUEL 2022 Emmanuelle ROCH Éducatrice Foyer de la Gradelle, Clair Bois Comment l’accompagnement proposé par une PR de Krysalia vous a-t-il aidée dans la mise en place d’outils ou stratégie d’apprentissage pour les bénéfi ciaires que vous accompagnez ? J’ai suivi 3 formations Krysalia avec pour chacune un suivi PR. Lors de nos rendez-vous, nous avons dans un premier temps réfl échi sur la mise en place d’un objectif en lien avec la formation et dans un deuxième temps fait l’évaluation de ce qui a été mis en place. Le suivi avec la PR me permet de vérifi er et valider que j’ai bien compris les contenus de la formation. En imaginant une situation avec un résident, je peux penser parfois être hors-sujet et les échanges avec la PR me permettent de valider que j’ai bien compris le contenu, les enjeux et le sens du cours. C’est très appréciable et important d’avoir ce suivi-là, justement pour avoir plus confi ance et pouvoir par la suite proposer en colloque d’équipe ce qui va être mis en place grâce à la formation. La PR est un soutien important dans la transmission de mes connaissances apprises auprès de mes collègues. Elle va me donner des idées de partage avec l’équipe et comment la rassurer face à une nouvelle prise en charge. D’ailleurs, on va mettre en place prochainement à chaque colloque, un temps dédié où je peux amener un aspect, un contenu des formations suivies afi n de maintenir en équipe ce chemin de réfl exion. Personnellement, cela me permet de maintenir de beaux projets et de rester dans cette dynamique du maintien des connaissances, dans le but, à terme, de pouvoir les intégrer le plus possible afi n que cela devienne quelque chose de naturel et de mécanique. Quelle mise en place avez-vous fait dans votre cadre de travail ? J’ai deux exemples un peu diff érents. Le premier fait suite aux formations de base, plus théoriques, comme le TC1 ( Trouble du spectre de l’autisme ). Mes objectifs dans ces cas-là sont de sensibiliser et créer une adhésion de l’équipe aux nouvelles connaissances en lien avec le handicap. Comme par exemple, la diversité de la Témoignages Fondation Clair Bois
7 RAPPORT ANNUEL 2022 typologie des handicaps que Clair Bois accueille, que chaque personne est diff érente, avec des fonctionnements et des besoins diff érents. Le but est de pouvoir mener l’équipe dans cette réfl exion et de sortir de la réponse médicale standard face aux comportements problématiques. J’ai mis en évidence le besoin d’avoir un canevas du fonctionnement de base pour chaque personne et de l’accepter, car il peut être diff érent du nôtre. Et aussi, de réfl échir à ce qu’on peut mettre en place quand ce fonctionnement de base change. Le deuxième exemple fait suite à la formation MA-4 ( Approche neuropsychologique des situations de handicap ). La formation ne me parlait pas beaucoup, car on était dans la rééducation, les troubles de la mémoire, etc. Mais en parlant avec la PR de la situation de Céline, elle m’a rassurée sur la cohérence de cette situation avec la formation suivie. Pour ce suivi, je suis partie du Projet Personnalisé de Céline et de son accompagnement déjà en place. Céline travaillait sur sa motricité et son projet avait été ajusté au niveau du but : elle ne marchait plus juste pour marcher mais désirait travailler sa motricité en descendant les escaliers. En plus de la motricité, descendre les escaliers seule permettait à Céline d’être plus autonome et indépendante pour se rendre au travail. J’ai travaillé l’autonomie de Céline dans ses
8 RAPPORT ANNUEL 2022 déplacements grâce au chaînage arrière, que m’a expliqué la PR. J’ai accompagné Céline sur le parcours en entier, puis sans la dernière étape, etc. Le déplacement de la chambre à Céline jusqu’à son lieu de travail, qui est la crèche, a été segmenté en plusieurs parties avec des indices visuels à chaque étape. Toute la mise en place de projet a été coconstruit avec Céline, ce qui est très inspirant, car Céline était prête à essayer et me disait si cela ne marchait pas : «ce n’est pas grave, on essaye encore». Une attitude que j’ai pu également transmettre à l’équipe. Qu’avez-vous appris pendant ou grâce à cet accompagnement sur vous, sur les bénéfi ciaires, sur les outils et l’environnement ? Pour moi, en tant qu’éducatrice, j’ai appris des éléments théoriques de posture réfl exive et de partage avec l’équipe des éléments praticopratiques car les formations sont fortement en lien avec le terrain, c’est une grande richesse personnelle et professionnelle. Pour les collaborateurs, Clair Bois forme en priorité les éducateurs, ce qui n’est pas toujours facile pour avoir le même langage avec tous les collègues qui n’ont pas le même cursus de formation de base. Dans notre travail, il est important d’avoir un autre regard sur les personnes que nous accompagnons, mettre d’autres lunettes, d’autres fi ltres d’observation pour être au plus près de leur besoin. C’est pourquoi je partage les connaissances apprises en formation à l’équipe. Pour les résidents, c’est super car cela m’aide à en apprendre encore davantage, d’ouvrir mon regard et d’analyser les comportements, c’est une porte d’entrée sur des réfl exions de prise en charge diff érente. Céline Résidente Foyer de la Gradelle, Clair Bois Emmanuelle vous a proposé un outil de travail, pouvez-vous m’expliquer de quoi il s’agit ? ou qu’est-ce que vous faites exactement avec ? La situation est que j’ai un gros problème avec l’ascenseur car je suis restée bloquée la veille de mon anniversaire et maintenant cela me fait peur de le prendre, j’ai pris conscience que j’avais des crises d’angoisse. Mais avant cela, j’étais contente de le prendre toute seule car ça voulait dire «autonomie». Donc c’est ambiguë et je ne savais pas si je devais demander à quelqu’un de m’accompagner ou prendre le risque d’aller seule dans l’ascenseur. Du coup, je me suis dit «pourquoi ne pas prendre les escaliers» et pour commencer avec un accompagnement. Je travaille à la crèche, et le but c’était d’être autonome pour y aller, alors j’ai demandé aussi d’avoir un badge et je travaille également sur la motricité, mon équilibre. Par contre, tant que je vais bien, je peux le faire, mais les jours où j’ai des crises d’angoisse, des alertes de crise d’épilepsie, je ne pourrais pas et c’est non négociable pour ne pas me mettre en danger. Témoignages Fondation Clair Bois (suite)
9 RAPPORT ANNUEL 2022 Il y a des étapes du parcours pour me rendre à la crèche avec des repères visuels. Mais je connais bien le chemin, c’est logique pour moi ces étapes. J’ai un tableau avec des gommettes pour les étapes réussies. Êtes-vous satisfait/content de cet outil ? Oui car cela me permet d’avoir le choix, j’ai toujours le choix. Quand on n’a pas le choix, c’est là qu’on veut vouloir faire des choses. Emmanuelle m’a donné beaucoup d’opportunité et de confi ance dans mes projets personnalisés qui ont été réglés rapidement, cela a été effi cace. Quand je vais au travail avec Emmanuelle, j’ai de la fi erté de l’avoir fait. J’ai demandé à Emmanuelle si on pouvait faire aussi un tableau avec une récompense pour la nourriture que je consomme, sinon je ne vais jamais y arriver, et je vais arriver au mal-être et ce n’est pas le but, ce n’est pas cool ni pour eux ni pour moi. Cela pourrait faire partie d’un futur projet. Qu’est-ce que cela change par rapport à avant ? Pour travailler la motricité, je devais faire de la marche et moi je déteste marcher pour marcher ! Mais c’est diff érent quand j’ai un but, pour faire quelque chose que j’aime, qui m’intéresse. Avec Emmanuelle, j’ai dit que je ne voulais pas juste marcher. Elle m’a dit j’ai quelque chose à te proposer et moi j’étais preneuse. J’aimerais qu’on arrête de me dire que je ne peux pas faire quelque chose, alors qu’avec de l’entrainement je pourrais. J’en ai marre de faire des choses que je n’aime pas et pour ceux que j’aime, qu’on me dise: «non tu n’y arriveras pas à cause de ton handicap». Ce n’est pas parce qu’on est handicapé qu’on ne peut pas faire du sport. Il faut juste que je m’entraîne avec quelqu’un qui m’accompagne.
10 RAPPORT ANNUEL 2022 Sonia GUERRA Éducatrice, Les Vergers 2, Fondation Ensemble Comment l’accompagnement proposé par une PR de Krysalia vous a-t-il aidée dans la mise en place d’outils ou stratégie d’apprentissage pour les bénéfi ciaires que vous accompagnez ? L’accompagnement par la Personne ressource m’a beaucoup aidée dans la réfl exion. Par exemple, pour l’outil mis en place, je partais sur la création d’une liste de course pour Sophie. Une liste écrite car Sophie n’aime pas trop les pictos, cela la stigmatise un peu alors qu’elle sait lire et écrire, elle préférait les procédures écrites. J’étais bloquée sur le fait que Sophie n’aime pas les pictos, mais la PR m’a permis de sortir un peu de cette idée. Le principe était de ne pas mettre des pictos mais d’utiliser des photos et de proposer l’outil comme facilitateur. Sophie a été très prenante, car la compréhension était meilleure et plus rapide quand il y avait les photos plutôt que la liste de courses écrite. Avec l’accompagnement régulier de la PR et les retours de mes collègues, j’ai pu adapter l’outil au fur et à mesure chaque semaine. Quelle mise en place avez-vous fait dans votre cadre de travail ? Suite à la formation TC-2 (Psychopathologie), je voulais travailler sur l’angoisse et le stress de Sophie lors des courses hebdomadaires. Les samedis, nous faisons les courses à la Migros et il y Témoignages Fondation Ensemble
11 RAPPORT ANNUEL 2022 a beaucoup de monde. Sophie nous accompagnait mais restait derrière nous, elle avait des signes d’énervement. Je suis partie sur la création d’une liste de course afi n de la rassurer dans le magasin. Nous avons observé que Sophie oubliait son environnement et restait sur l’outil et les tâches à faire quand elle avait la liste en main. A la base, c’était un tout petit classeur, construit que pour elle dans le but de faire les courses pour sa recette du mercredi, la tarte au thon. Elle arrivait au magasin avec sa liste, prenait un petit chariot, faisait ses courses et revenait vers nous. Maintenant, le classeur des courses s’est agrandi, grâce aussi aux collègues qui ont tous investi cet outil et qui ont créé de plus en plus de picto/ photo. Le classeur des courses est utilisé par tous les bénéfi ciaires actuellement. Chaque bénéfi ciaire a sa photo sur sa liste des courses. Dans le classeur, chaque page contient les photos des produits de la Migros qu’on utilise fréquemment. Les produits sont classés par catégorie, par exemple viande, légumes etc. Le bénéfi ciaire prend dans le classeur le picto/photo correspondant à ses courses et le scratche sur sa liste de course personnelle avec la quantité demandée, par exemple il scratche 2-tomates, 3-poivrons etc. Qu’avez-vous appris pendant ou grâce à cet accompagnement sur vous, sur les bénéfi ciaires, sur les outils et l’environnement ? J’ai appris qu’à partir d’un petit outil, on pouvait accompagner Sophie à diminuer son stress. Elle allait faire les courses toutes les semaines et c’était diffi cile, elle ne voulait pas venir, l’outil lui a permis d’être centrée sur elle, de moins tenir compte de l’environnement et d’être plus valorisée surtout. Pour moi, j’ai appris à me détacher de ma vision, de mon idée et ainsi de ne plus rester bloquée dans une situation. Avoir un regard externe fait du bien. Avoir des échanges, discussions avec la PR m’a permis de prendre des décisions qui ont permis d’aboutir le projet. Le travail avec mes collègues qui ont vraiment investi le projet et me faisaient des retours toutes les semaines a permis de faire plusieurs adaptations de l’outil. Tous les bénéfi ciaires se sont aussi investis dans cet outil et l’utilisent, chacun ajoute les pictos en fonction du besoin, c’est devenu un outil pour tous. Pendant 3 jours de formation, on a beaucoup de théorie, et on allie cette théorie au terrain lors de l’accompagnement des PR, à ce moment-là, on se rend compte de tout ce qu’on a appris !
12 RAPPORT ANNUEL 2022 Témoignages Fondation Ensemble ( suite ) Sophie Locataire aux Vergers 2 Sonia vous a proposé un outil de travail, pouvezvous m’expliquer de quoi il s’agit ? ou qu’est-ce que vous faites exactement avec ? Ça sert à faire les courses avec les pictos. L’éducateur met les pictos sur la liste de course pour faire la tarte au fromage que je cuisine les mercredis. A la Migros, je regarde ma petite liste
13 RAPPORT ANNUEL 2022 et je vais chercher les produits. Quand j’ai pris l’aliment, je mets le picto derrière ma liste. Je fais les courses le mardi et le samedi avec un éducateur et parfois un autre locataire. Parfois, je fais les courses toute seule aussi pendant la semaine pour dépanner. Êtes-vous satisfait/content de cet outil ? Ça m’aide, les images m’aident. Qu’est-que cela change par rapport à avant ? Avant, c’était plus diffi cile, j’étais un peu stressée. C’est stressant quand il y a du monde, mais ça va mieux maintenant, j’ai moins peur. Ça m’aide de savoir ce que je dois acheter. C’est une activité que j’aime bien faire. Maintenant j’ai des outils pictos pour le planning du pain, je vais chercher le pain le mardi et jeudi. J’ai aussi pour faire ma recette de tarte au fromage et j’ai pour mon planning de tous les jours. Je fais une étape et je mets un smiley dessus. A la fi n, quand j’ai tout fi ni, je peux écouter de la musique. J’ai aussi un aide-mémoire pour préparer les habits. Il y a aussi les photos des éducateurs qui sont là la journée et la nuit. Ça m’aide bien dans mon quotidien.
14 RAPPORT ANNUEL 2022 David VARONE MSP, Atelier Synergies, Fondation Foyer-Handicap Comment l’accompagnement proposé par une PR de Krysalia vous a-t-il aidé dans la mise en place d’outils ou stratégie d’apprentissage pour les bénéfi ciaires que vous accompagnez ? J’ai participé à la formation MA-4 (Approche neuropsychologique des situations de handicaps) dans laquelle nous avons dû présenter un cas particulier en lien avec la théorie. J’ai évoqué le cas de Christophe par rapport à son problème de concentration pendant le travail. Puis, en discutant avec la Personne ressource lors des suivis de formation, nous avons pu réfl échir à plusieurs stratégies pour accompagner Christophe dans sa problématique. J’ai pu échanger avec des personnes qui ne sont pas dans la même activité ou qui ont d’autres formations professionnelles. Je trouve que c’est enrichissant d’avoir des regards diff érents et des idées que nous n’aurions pas forcément imaginées. C’est toujours mieux de pouvoir échanger avec quelqu’un. Tout seul, nous avons des idées, mais nous sommes focalisés dans notre activité et nous n’avons pas forcément le recul nécessaire. Ces discussions ont permis de réfl échir à cet outil de balle anti-stress. Nous l’avons testée une première fois et nous avons vu qu’il y avait un petit eff et sur la dispersion de Christophe. Quelle mise en place avez-vous faite dans votre cadre de travail ? D’abord, j’en ai parlé à Christophe. Il était d’accord d’essayer quelque chose qui pourrait l’aider à se focaliser sur son activité professionnelle. Le principe est que Christophe puisse tenir cette balle anti-stress dans sa main et qu’à chaque fois qu’il dévie du sujet, nous lui demandons de serrer la balle. Ça l’aide à le ramener dans le moment présent et à se dire : « là, je suis en train de dévier ». Petit à petit, à force de répéter cette consigne, c’est devenu une sorte de routine. Rapidement, il a pris l’habitude de prendre cette balle avec lui. C’était une idée intéressante, mais il fallait aussi que Christophe soit partie prenante de ce projet. S’il avait dit tout de suite : « non, ce n’est pas pertinent, je ne me vois pas avec ça », nous aurions essayé de trouver autre chose. Mais comme ça a fonctionné tout de suite, nous avons continué. Qu’avez-vous appris pendant ou grâce à cet accompagnement sur vous, sur les bénéfi ciaires, sur les outils et l’environnement ? J’ai l’impression que c’était un rafraîchissement des connaissances acquises lors de ma formation initiale en psychologie, mais c’est bien de pouvoir revoir toutes ces notions et aussi d’apprendre de nouvelles méthodes. Témoignages Fondation Foyer-Handicap
15 RAPPORT ANNUEL 2022 Avoir des échanges avec d’autres personnes de diff érentes institutions, de connaître d’autres problématiques, c’est très intéressant et ça permet d’avoir des regards diff érents. C’est une bonne initiative d’avoir créé cette mutuelle de formations. Cela permet l’accès à des formations données par des professionnels dans des domaines pointus. Avec la formation, nous avons eu la partie théorique et, avec le suivi, nous avons pu appliquer et voir ce qui fonctionne ou pas sur le terrain. Christophe MICHON Reporter pour Synergies, Fondation Foyer-Handicap David vous a proposé un outil de travail, pouvezvous m’expliquer de quoi il s’agit et qu’est-ce que vous faites exactement avec ? David m’a proposé une balle anti-stress pour être moins dispersé et plus effi cace au travail. J’ai été preneur assez rapidement, car j’étais assez conscient de ma dispersion et c’est vrai que je n’arrivais pas à la gérer. Nous travaillons en commun avec plusieurs collaborateurs et si je ne sais plus ce que nous devons faire, cela peut être plus dérangeant que constructif pour mes collègues. Et cela, c’est dommage parce que ce n’est pas le but. J’ai pas mal de choses à partager, mais il faut savoir les canaliser. Quand je suis dispersé, je parle beaucoup, car je suis très curieux, alors les MSP me donnent la balle et je me reconcentre. Êtes-vous satisfait/content de cet outil ? C’est un moyen qui permet de me défouler. Je presse la balle et c’est effi cace et très utile. J’étais preneur de l’essayer. On ne m’a pas forcé et ça, ça aide. Je suis quelqu’un de très routinier et très ritualisé, j’aime bien quand tout est à sa place. Je pense que la routine de la balle permet de me rassurer. Qu’est-ce que cela change par rapport à avant ? Cela a bien canalisé ma dispersion. Avant, je parlais tout le temps, je n’arrivais pas à me concentrer et rester focalisé sur le sujet et c’était perturbant pour le déroulement de l’activité du secteur.
16 RAPPORT ANNUEL 2022 Manuel FLEGENHEIMER Encadrant socio-professionnel, pôle Menuiserie, Fondation Sgipa Comment l’accompagnement proposé par une PR de Krysalia vous a-t-il aidé dans la mise en place d’outils ou stratégie d’apprentissage pour les bénéfi ciaires que vous accompagnez ? J’ai eu plusieurs réunions avec la PR sur mon lieu de travail suite à la formation TC1 (Trouble du spectre de l’autisme). Lors de la première réunion, nous avons eu des échanges très ouverts au sujet de mon vécu de la formation et il m’a demandé de réfl échir à la mise en place d’objectifs en lien avec la formation, comme un projet individuel ou de groupe. Dans une optique surtout de rendre le bénéfi ciaire plus autonome, de le valoriser. Nous nous sommes vus plusieurs fois, et de mon côté, j’ai réfl échi à trouver la personne avec laquelle j’allais mettre en place un outil ou un travail. Nous avons pu élaborer ensuite diff érents aspects du projet que j’allais mettre en place. Ce projet était de former le bénéfi ciaire à un travail qu’il ne connaissait pas ou dont il n’avait pas forcément les compétences au départ et de pouvoir, après avoir acquis et intégré cette nouvelle activité, transmettre ses connaissances à un pair. Quelle mise en place avez-vous fait dans votre cadre de travail ? A la menuiserie de la Sgipa, nous avons une activité récurrente qui est la fabrication des k-lumet. Ce sont des allume-feux pour allumer la cheminée, le barbecue etc. Ils sont fabriqués à partir de chutes de bois taillées en allumette, et de rouleaux de papier WC recyclés et coupés en petits anneaux pour maintenir le bois ensemble comme une sorte de fagot. Une mèche est alors insérée au milieu et le tout est trempé dans de la cire chaude. Les k-lumet sont conditionnés par 16 dans une boîte et ils sont vendus ensuite à la Coop, les stations-service, etc. La fabrication des k-lumet est une activité importante au sein de l’atelier, puisque nous en fabriquons environ 40’000 par année et c’est un travail intéressant pour les collaborateurs et collaboratrices en emploi adapté car il peut être segmenté en tâches plus simples pour certains. Témoignages Fondation Sgipa
17 RAPPORT ANNUEL 2022 Nous tenons un inventaire du stock de k-lumet à l’atelier. Il était fait à l’origine par les encadrants ponctuellement quand nous avions le temps. Mon projet a été de transmettre cette tâche de gestion de stock aux collaborateurs et collaboratrices en emploi adapté. J’ai confi é cette tâche à Fabian qui devait, 1 fois par semaine, comptabiliser le total des k-lumet dans l’atelier. Cette tâche demande plusieurs compétences : le calcul, savoir additionner de tête ou utiliser une calculette, taper sur un clavier pour saisir des données à l’ordinateur, avoir une bonne vision de l’espace pour repérer les lieux de stockage. Après l’apprentissage et l’intégration du travail, l’objectif pour Fabian était d’apprendre ce travail à un de ses pairs. Pour ce faire, j’ai utilisé le moyen pédagogique : explication, démonstration, imitation. Je montre le travail, je l’explique, et le bénéfi ciaire fait le travail. Après nous faisons une évaluation ensemble et le bénéfi ciaire corrige au besoin. Dans un premier temps je l’ai accompagné de façon très serrée et par la suite je l’ai laissé prendre son autonomie dans l’activité. L’idée fi nale de faire l’inventaire des k-lumet est la valorisation de la personne car le travail confère une responsabilité dans la gestion des stocks et la saisie informatique. Le travail en binôme est très intéressant aussi, comme le processus d’apprentissage dure plusieurs semaines, c’est chouette de les voir travailler ensemble, voir leur collaboration et l’entre-aide. Pour ce travail, Fabian s’aide d’un carnet. Il marque dessus le nombre de contenants par espace de
18 RAPPORT ANNUEL 2022 stockage, ce qui lui permet de ne pas en oublier un. Il a pris l’initiative de nommer les lieux de stockage par le type de conditionnement s’y trouvant, comme des caisses, des cartons ou des boîtes. Il calcule le nombre de k-lumet total, puis le retranscrit sur le fi chier informatique. Qu’avez-vous appris pendant ou grâce à cet accompagnement sur vous, sur les bénéfi ciaires, sur les outils et l’environnement ? Cela fait 13 ans que je fais ce travail, j’ai eu une formation à l’Arpih où j’ai eu beaucoup d’apports théoriques et où j’ai appris le métier, mais j’ai trouvé intéressant et important de faire une sorte de rafraîchissement des connaissances et d’en apprendre de nouvelles notamment sur l’autisme. C’était très bien de pouvoir remettre en place un Projet Personnalisé aussi ciblé et précis. Nous avons tendance à être dans une routine, dans les tâches quotidiennes, alors pouvoir se recentrer sur un bénéfi ciaire, travailler avec lui, mettre en place un projet, voir comment cela se passe, comment améliorer son accompagnement, c’était vraiment très chouette de refaire un projet de A à Z, c’était vraiment utile. Témoignages Fondation Sgipa ( suite ) Fabian Collaborateur en emploi adapté, pôle Menuiserie, Fondation Sgipa Manuel vous a proposé un nouveau travail, pouvez-vous m’expliquer de quoi il s’agit ? ou qu’est-ce que vous faites exactement avec ? J’ai une activité de comptage une fois par semaine, le vendredi je compte le nombre de k-lumet. Je marque dans le cahier le nombre de k-lumet stockés dans tout l’atelier, et après je le note sur l’ordinateur. Manuel m’a d’abord montré où étaient les stocks et maintenant je sais faire.
19 RAPPORT ANNUEL 2022 J’ai un petit carnet où j’ai nommé chaque espace de stock : les boîtes Sgipa, les cartons Coop ou Sgipa, les cartons à bananes et les caisses. Je marque à côté combien il y en a. Comme je connais le nombre de k-lumet dans un carton ou une boîte alors je fais le calcul total du nombre de k-lumet de tête et après je vérifi e avec la calculette si c’est juste. Sur l’ordinateur, je note les nombres de k-lumet et le total, et le fi chier est enregistré dans le site « k-lumet ». J’ai commencé à transmettre ce travail à mon collègue depuis la fi n de l’année passée. Je lui ai montré d’abord les endroits où il fallait aller et ce qu’il fallait compter, comment faire le total, et après je lui ai montré sur l’ordinateur. Êtes-vous satisfait/content de ce nouveau travail ? C’est un bon travail, ça entraîne le cerveau avec le calcul de tête, et c’est un peu du sport aussi d’aller chercher les cartons dans l’atelier. J’aime bien faire ce travail. Qu’est-ce que cela change par rapport à avant ? C’est mieux, je vois que je peux faire plein de choses que je ne faisais pas avant, je suis satisfait. Le nouvel apprentissage de comptage était facile, j’apprends très vite à faire. Maintenant, je vais quitter la Sgipa et chercher un autre travail dans plusieurs domaines. Je voudrais faire « aide commerce de détail », c’est travailler dans les supermarchés.
Entretien avec Jeanne UDRY Responsable des opérations, gestionnaire de projets et formatrice d’apprentis à la FFPC La Fondation pour la Formation Professionnelle et Continue, FFPC, est un partenaire précieux auprès de Krysalia depuis le deuxième semestre 2022. Par le biais d’une contribution fi nancière, elle a soutenu la réalisation de plusieurs formations clés et nous a accompagnés dans la recherche de solutions et de moyens dans diff érents domaines liés à la formation. Un entretien réalisé avec Jeanne Udry, gestionnaire de projets et formatrice d’apprentis au sein de la FFPC nous donne l’opportunité de mieux connaître cette fondation et de découvrir la genèse de ce partenariat précieux. Quel est votre rôle et votre fonction au sein de la FFPC ? J’ai rejoint la FFPC en 2016 et j’ai plusieurs casquettes à ce jour au sein de cette fondation. Je suis responsable des opérations, gestionnaire de projets et formatrice d’apprentis. Je m’occupe plus particulièrement des bénéfi ciaires qui font une demande en vue d’obtenir un soutien fi nancier pour la réalisation d’activités de formations ou pour permettre à leurs employés de suivre une formation. Je travaille en équipe principalement avec Yves Chardonnens Cook, directeur de la fondation et deux autres collègues, Verena et Clelia qui viennent de rejoindre la FFPC. Quelles sont les principales missions de la FFPC et quels sont les types de structures soutenues ? Le but principal de la FFPC est de participer fi nancièrement à la formation professionnelle et continue afi n de renforcer l’employabilité des employés genevois. La fondation soutient des actions de formations initiales et continues, mais peut également assurer le fi nancement de la perte de gain pour les entreprises qui en font la demande pour compenser l’absence d’un-e employé-e qui suit une formation dans le but d’obtenir un CFC ou une AFP. Les formations fi nancées peuvent concernées les cours interentreprises, les cours d’appui ou des actions de promotions et d’incitation. Les associations professionnelles qui adressent des demandes de fi nancement auprès de la FFPC sont issues du tissu économique genevois et mettent en place des actions de formation ou d’innovation dans ce domaine, comme Krysalia par exemple. La FFPC soutient fi nancièrement les activités de formation de Krysalia depuis 2022. Nous vous La Fondation pour la Formation Professionnelle et Continue, un soutien précieux 20 RAPPORT ANNUEL 2022
remercions pour ce soutien très précieux. Quels ont été les éléments déterminants dans la décision prise par la FFPC d’accorder une participation fi nancière à nos activités de formation ? Le Conseil de Fondation composé de six membres a été séduit par le concept de formation proposé par Krysalia permettant d’allier formation et accompagnement au transfert des acquis dans la pratique. Le Conseil est sensible à la transparence de votre gestion et se rend bien compte des besoins importants en lien avec le développement des compétences professionnelles dans le domaine du handicap et en particulier du trouble du spectre de l’autisme. La gestion des formations se fait de manière très structurée et organisée. C’est important dans le traitement des demandes adressées à la FFPC. Quels sont les principaux enjeux de la formation professionnelle de demain en général et plus spécifi quement dans le champ du handicap ? Un des principaux enjeux serait de faire le lien entre les apprentissages plutôt théoriques et leur mise en application sur le terrain. Ceci dans tous les domaines y compris le domaine du handicap où les professionnels sont souvent confrontés à la nécessité d’agir dans des situations complexes. Sortir des principes de formation sans continuité dans la pratique serait important. Lier davantage la formation initiale à la formation continue. Mettre à jour également la règlementation relative au champ de la formation professionnelle dans le canton en sorte de rendre optimal le système de formation genevois. Perspectives : Suite à une nouvelle demande de fi nancement soumise par Krysalia à la FFPC, cette dernière a considérablement augmenté pour l’année 2023 le montant de son soutien fi nancier permettant l’organisation des formations et l’activité d’accompagnement des Personnes ressource pour le transfert des acquis de formations dans la pratique. Nous remercions la Fondation pour la Formation Professionnelle et Continue pour sa confi ance et son soutien précieux auprès de notre Association. 21 RAPPORT ANNUEL 2022
L’évaluation de la qualité des formations vue par les participants en 2022 Pages 14-15 L’année 2022 en chiffres L’évalua;on de la qualité des forma;ons vue par les par;cipants en 2022 Evaluation de la qualité du dispositif d’accompagnement au transfert des acquis de formation dans la pratique vue par les participants, 2022 La répar;;on des par;cipants par fonda;on dans les forma;ons Très insuffisante 1% Insuffisante 0% Suffisante 3% Bonne 36% Excellente 60% Evaluation de la qualité des formations vue par les participants en 2022 487 participations dans 22 formations 442 réponses sur 487 Très insuffisante Insuffisante Suffisante Bonne Excellente Très insuffisant 0% Insuffisant 1% Suffisant 2% Bon 26% Excellent 71% Evaluation de la qualité du dispositif d'accompagnement au transfert des acquis de formation dans la pratique vue par les participants, 2022 Très insuffisant Insuffisant Suffisant Bon Excellent Pages 14-15 L’année 2022 en chiffres L’évalua;on de la qualité des forma;ons vue par les par;cipants en 2022 Evaluation de la qualité du dispositif d’accompagnement au transfert des acquis de formation dans la pratique vue par les participants, 2022 La répar;;on des par;cipants par fonda;on dans les forma;ons Très insuffisante 1% Insuffisante 0% Suffisante 3% Bonne 36% Excellente 60% Evaluation de la qualité des formations vue par les participants en 2022 487 participations dans 22 formations 442 réponses sur 487 Très insuffisante Insuffisante Suffisante Bonne Excellente Très insuffisant 0% Insuffisant 1% Suffisant 2% Bon 26% Excellent 71% Evaluation de la qualité du dispositif d'accompagnement au transfert des acquis de formation dans la pratique vue par les participants, 2022 Très insuffisant Insuffisant Suffisant Bon Excellent Évaluation de la qualité du dispositif d’accompagnement au transfert des acquis de formation dans la pratique vue par les participants, 2022 L’année 2022 en chiff res 22 RAPPORT ANNUEL 2022
Aigues-Vertes; 121; 25% Clair Bois; 119; 24% Ensemble; 110; 22% Foyer Handicap; 41; 8% Sgipa; 106; 21% Participation aux formations par fondation 2022 Aigues-Vertes Clair Bois Ensemble Foyer Handicap Sgipa La répartition des participants par fondation dans les formations Les principales pistes d’amélioration proposées par les participants Les principaux impacts des formations sur la pratique identifi és par les participants Organisation logistique Animation Contenu Autre Les principales pistes d'amélioration des formations proposées par les participants 91 59 94 22 Salle de formation, repas, parking, etc. Exercices, ateliers, etc. Plus de transférabilité, nouveaux besoins, etc Intégration des cadres, "obligation de transférer", etc. LES PRINCIPALES PISTES D'AMÉLIORATION DES FORMATIONS PROPOSÉES PAR LES PARTICIPANTS 2022 Sentiment d'efficacité personnelle Reflexivité Qualité de vie des bénéficiaires Travail d'équipe 0 10 20 30 40 50 60 Sentiment d'efficacité personnelle Reflexivité Qualité de vie des bénéficiaires Travail d'équipe Les prinicipaux impacts des formations sur la pratique identifiés par les participants Sentiment d'efficacité personnelle Reflexivité Qualité de vie des bénéficiaires Travail d'équipe Organisation logistique Animation Contenu Autre Les principales pistes d'amélioration des formations proposées par les participants 91 59 94 22 Salle de formation, repas, parking, etc. Exercices, ateliers, etc. Plus de transférabilité, nouveaux besoins, etc Intégration des cadres, "obligation de transférer", etc. LES PRINCIPALES PISTES D'AMÉLIORATION DES FORMATIONS PROPOSÉES PAR LES PARTICIPANTS 2022 Sentiment d'efficacité personnelle Reflexivité Qualité de vie des bénéficiaires Travail d'équipe 0 10 20 30 40 50 60 Sentiment d'efficacité personnelle Reflexivité Qualité de vie des bénéficiaires Travail d'équipe Les prinicipaux impacts des formations sur la pratique identifiés par les participants Sentiment d'efficacité personnelle Reflexivité Qualité de vie des bénéficiaires Travail d'équipe 23 RAPPORT ANNUEL 2022
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Géraldine MUGNY Gestionnaire comptable +41 (0)22 839 69 66 • +41 (0)78 845 12 06 [email protected] • www.krysalia.ch Association Krysalia c/o Fondation Sgipa Chemin J.-F. Dupuy 20 • 1231 Conches Réka CROUX-HEIMER Responsable de formation +41 (0)22 552 71 02 • +41 (0)79 543 51 11 [email protected] • www.krysalia.ch Association Krysalia c/o Fondation Sgipa Chemin J.-F. Dupuy 20 • 1231 Conches Karine IMBERT Gestionnaire de formations et Personnes ressource Nicole JIMBE Secrétaire [email protected] • www.krysalia.ch Carole SALZARD Gestionnaire de formations et Personnes ressource