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Published by , 2016-09-16 07:44:42

CHANTIER MICHOT

CHANTIER MICHOT

CHANTIER MICHOT
L’histoire de la fleure du lys

1

Chapitre No1

Depuis 1988, la ville de Thuin, comme bien d’autres d’ailleurs, participe aux journées
du Patrimoine. En 2001, la Sambre et la batellerie ont été à l’honneur. Nous avions recrée le
halage à la bricole et la traction chevaline avec des participants en tenue d ‘époque.

C’est l’occasion de rappeler que notre patrimoine fluvial, héritage commun d’une
collectivité de bateliers, n’est pas négligeable. La haute Sambre Belge (39 km) et Thuin en
particulier peut s’enorgueillir d’un riche passé où la batellerie a joué un rôle prépondérant
dans son développement.
De 72 avant JC jusqu’au IVe siècle environ, les Romains possédaient une flotte appelée
Classis Sambrica. A cette époque, un trafic commercial existait entre Maubeuge et Thuin.

Au XIVe siècle, la corporation de batelier est créée et devient de plus en plus
prospère. Tout citoyen qui n’a pas d’emploi vient à la batelerie. La demande pour acheminer
les produits de la terre fournis par les abbayes de Lobbes et d’Aulne ainsi que les matériaux
pour construire les villages naissants, va grandissant. Le batelage se développe. Avec la
participation des meuniers, qui ont aussi besoin de l’eau pour actionner les roues à aube afin
de moudre le grain, les bateliers érigent des barrages. Au moyen de troncs d’arbres liés entre
eux et placés transversalement, ils arrivent à retenir les eaux. Lorsque le niveau est suffisant,
ils ouvrent le barrage à l’aide de chevaux et laissent filer les « Sambresses »au gré du courant.
Le trafic montant se sert des chevaux pour franchir la « passe ». Cinq barrages sont ainsi
établis entre la frontière française et Thuin. Ils sont communément appelés « des trous ».
C’est sous l’occupation Hollandaise que la Sambre est canalisée. Les travaux débutent en
1824 pour se terminer en 1829. C’est Guillaume d’Orange, en personne, qui vient inaugurer la
fin des travaux. Conduit par des bateliers Thudiniens, il visitera l’usine métallurgique de
Hourpes, la première à fabriquer du fer dans la région.

Un nouvel essor est donné à la batellerie régionale ; Une voie royale a été créée afin
d’exporter le charbon, véritable richesse de notre terroir. En 1835, le canal de jonction entre la
Sambre et l’Oise est achevé. Ce sont les frères Blampain, bateliers Thudiniens qui ouvrirent la
route. En 1853 , plus d’un demi-million de tonnes de charbon avait transité par la haute
Sambre à destination de Paris.

Afin de construire et entretenir cette flotte de péniches, les chantiers navals se sont
développés. On en comptera 15 sur la haute Sambre. Le plus fameux d’entre eux fut le
chantier Michot. Situé à Thuin, on y construisit de 1850 à 1963, 114 péniches en bois et 188
bateaux en fer et automoteurs (le chantier Michot repris ensuite par la famille Ducoffre a été
en activité jusque 2003).

C’est toute l’histoire de notre communauté que les journées du patrimoine nous
invitent à partager. L’occasion de vous rappeler que le musée de la batellerie à Thuin recèle
encore bien d’autres trésors à découvrir ou redécouvrir.

Rudice Dagnelie

2

4 réponses

Oleffe-Bauwens Nicole dit :
13 juin 2013 à 23 h 34 min
Bonjour,
Pourriez-vous me dire quels sont les noms des frères Michots qui ont commencé le chantier
naval? Je cherche à retracer la famille de mon arrière-grand-mère, Erusla Michot qui provient
de cette famille du chantier naval. Elle est née aux environs de 1866 et est décédée en 1908.

Merci d’avance,

Nicole Oleffe-Bauwens

Marie Humblet dit :
25 juin 2013 à 10 h 27 min
Bonjour,
Je vous invite à contacter l’auteur de cet article : Dagnelie Rudice, Thuin, 6530,Rue Du
Rivage 42
071590278. Il aura peut-être la réponse à votre question;
Cordialement

Marie Humblet

Oleffe-Bauwens Nicole dit :
4 août 2013 à 1 h 51 min
Un tout grand merci pour cette information. Je vais donc prendre contact avec Monsieur
Dagnelie Rudice.
Bien à vous,

Nicole Oleffe

Marc Tilmant dit :
10 novembre 2013 à 16 h 08 min
fondateurs du chantier naval michot
Oscar (décédé pendant la deuxième guère mondiale) et Marc Michot (décédé en 1954), fils de
Herman Michot, époux d’Isoline Gantois.. Successeurs: les fils de Marc : Louis et André, tous
deux décédés.

Marc Tilmant, premier petit-fils de Marc.

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Chapitre No2

Thuin, belle petite ville de Belgique, endormie sur la Sambre en Hainaut.
Plus précisément sur la Haute Sambre, en amont de Charleroi. Endormie
aujourd’hui et si vivante il n’y a guère. Thuin, capitale de la batellerie. Une
petite ville de 5 000 habitants en 1900. En 1936, 1 104 chefs de famille y étaient
encore inscrits comme bateliers. Plus de 600 bateaux avaient Thuin comme port
d’attache. Aujourd’hui, la ville est sur l’une des rares voies d’eau en Belgique
à être restée au gabarit de 40 m et de ce fait désertée par la navigation
commerciale.

C’est dans la 1remoitié du XIXe siècle que le destin de cette ville a
basculé. Napoléon avait perdu à Waterloo en 1815. J’ai visité beaucoup de musées
dédiés à la marine, à la batellerie, aux rivières. Mais celui de Thuin, en Belgique,
est un des plus beaux et des plus complets. La France avait cédé l’administration
du futur royaume de Belgique aux Néerlandais. Et Guillaume Frédéric
d’Orange-Nassau, en monarque éclairé, avait anticipé tout l’importance
stratégique de la Sambre. En effet, Paris manquait de houille, les mines du
Valenciennois ne suffisaient plus à son approvisionnement. Et Charleroi regorgeait
de la précieuse matière. Le tout était de la transporter à moindre frais
dans la capitale française. La solution s’imposait d’elle-même : canaliser la
Sambre pour lui faire rejoindre l’Oise. Les travaux furent réalisés. Restait à
entreprendre la jonction entre la Sambre et l’Oise par un nouveau canal,
celui de la Sambre à l’Oise. La liaison avec l’Oise fut opérationnelle à la fin des
années 1830.

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La péniche Thudo, écomusée

Il était donc juste que le musée de la Batellerie trouve ses quartiers à Thuin. Logique
aussi qu’une belle péniche construite dans la ville même abrite ce musée. Péniche amarrée au
quai de Sambre, au coeur de la ville basse, dans le vieux quartier des mariniers. Le musée fut
inauguré en 2002 et est administré par des bénévoles, souvent anciens mariniers. L’âme de
cette belle histoire est Rudice Dagnelie, 88 ans, ancien batelier, 5e génération de patrons
bateliers. Sans lui et son obstination, jamais le projet n’aurait abouti. Et aussi la ténacité de
soeur Emmanuelle, dernière directrice de l’école St-Jacques des Bateliers à Namur. Tellement
de bateliers y avaient effectué leur scolarité que beaucoup lui cédèrent volontiers la majorité
des objets qui garnit maintenant la cale de la péniche Thudo. Péniche construite au chantier
Michot de Thuin et qui porte encore fièrement à la poupe la marque de fabrique de celui-ci :
la fleur de lys.

Le musée

J’ai eu la chance de faire la visite en compagnie de Rudice. Les heures passées avec
lui donneraient matière à tout un livre. J’ai rarement eu un professeur si passionnant. Tout sur
l'histoire de la Sambre et de ses bateliers. Tout sur la construction navale en bois et en acier.
Tout sur les modes de traction, la motorisation, les communications. Tout sur les écoles de
bateliers, les guerres, les conflits. Le musée possède une impressionnante collection de photos
sur les familles de bateliers et sur leurs enfants en pension à l’école St-Jacques des Bateliers.
Émouvant de voir tous ces cahiers calligraphiés avec une attention
soutenue. Impressionnant aussi de voir que des enfants d’un milieu guère favorisé
avaient une telle connaissance du français. Et aussi des photos rarement vues sur les 2 conflits
mondiaux du XXe siècle. La plupart des “gens d’à terre” ignorent tout sur l’usage des
péniches pendant les conflits : ainsi l’histoire des 38 m que l’Allemagne et Hitler voulaient
transformer en barges de débarquement, simplement en coupant la proue pour la remplacer
par une rampe d’accès relevable, dans le but d’envahir l’Angleterre en 1940. Les essais
tournèrent immédiatement au ridicule. À peine à quelques dizaines de mètres du rivage, toutes

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coulèrent. Le projet fut immédiatement arrêté et l’Angleterre jamais envahie. Le soir tombait,
il fallait se quitter, Rudice était fort fatigué. Dans la timonerie, je lui ai demandé si tenir le
macaronne lui manquait pas. J’ai vu ses yeux s’embuer et il me dit dans un souffle : « Tous
les jours ».

Chapitre No3

ESDRAS

Dans le livre PEAU de BOIS, PEAU d'ACIER de Régine Espreux, beaucoup de chapitres
sont consacrés à l'histoire du marinier de l'ESDRAS. je me permets de montrer une photo du
livre, l'ESDRAS est bien à M.Nimal, et ressemble bien, ce qui confirme que c'est bien celui
du sujet :
D'ans l'histoire le pere a fait construire ce bateau à un petit chantier de Thuin (page 130) Bien
construit à Thuin, par la "Coopérative de Thuin", et c'est l'unique construit

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ANTIGOON

Les photos de la moitié de l' ANTIGOON à l'usine ENERGIE (petite correction) et sa sortie des
ateliers. Sonermi est bien inscrit sur la bordaille et le 39m a bien les fleurs de lys. Les
différents parties seront assemblées au chantier de Thuin

Voici le convoi avec la moitié avant d'un 39m. arrivant au chantier

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ANTIGOON ,avalant sur la Sambre à Charleroi , pont Baudouin avant sa rénovation

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Re: ANTIGOON

par No1 » Dim 10 Fé v 2013 16:45

Compléments d'informations de Pierre-Yves Michot
" L'usine Energie se trouvait sur l'emplacement actuel du marché matinal de Charleroi.
C'est une ancienne filialle de Cockerill. (Mont-Sur-Marchienne). Energie était une
chaudronnerie qui fabriquait aussi des trains.
SONERMI: Société Navale ER pour Energie Michot (association entre Energie et MICHOT
Mélian)
Ensuite mon grand père à appellé sa société "chantier naval de Pont -De-Loup".
Pierre
Encore un document de Pierre-Yves Michot qui montre la difficulté de ce type de transport
dans les ruelles des villages wallons., même avec un demi 39m.

LIEN UTILE : http://www.vagus-vagrant.fr/forum/viewforum.php?f=1156

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Chapitre No4

Thuin Torpillé par l'arrêt prolongé de la navigation commerciale

Le chantier naval risque de sombrer Hourpes, menacé par les boues

ITTELET,GUY

Vendredi 10 janvier 2003

Thuin

GUY ITTELET

Dernier survivant du secteur de la construction navale dans la vallée de la haute
Sambre, le chantier de Thuin est confronté depuis le début 2000 à un important recul de sa
clientèle. En cause : l'arrêt prolongé de quasi toute navigation commerciale sur la rivière. La
perspective d'une cessation d'activité avant la fin de l'année est évoquée par le propriétaire.
Qui sauvera ce patrimoine ? Entre les guerres 14-18 et 40-45, cinq chantiers navals étaient en
activité à Thuin et Hourpes, dont le chantier Michot, implanté dans la courbe de la Sambre à
la sortie de la cité batelière. Fondé par la famille Michot en 1880, ce chantier a construit 144
péniches en bois jusqu'aux années 30. Ensuite, il s'est spécialisé dans la construction et la
réparation de péniches en acier. Environ 180 bateaux furent ainsi assemblés jusqu'au début
des années 70. Ensuite, le propriétaire de l'époque se tourna vers les activités de réparation. Il
entama aussi une prometteuse démarche de reconversion vers la construction de bateaux de
plaisance. En quelques années, 25 voiliers de haute mer, un remorqueur pour la Marine
nationale française, deux bateaux-hôtels pour la navigation sur le Nil, une barge de service

pour les Voies navigables et une vedette catamaran P83 pour le service sur la Sambre allaient
sortir du chantier qui tournait avec une dizaine d'ouvriers contre une centaine dans les années
50 et 60.

En 1981, l'affaire fut rachetée par Alex Ducoffre, un ancien batelier de Fontaine-
Valmont. La relance des activités de réparation, satisfaisante jusqu'à la fin des années 90,
allait permettre de remonter à 25 emplois, explique le patron. Beaucoup de bateaux qui
livraient du sable à Boussois, près de Maubeuge, ou d'autres marchandises plus loin dans le
nord de la France, repassaient chez nous pour effectuer des réparations. Conséquence de
l'envasement de la rivière du côté français et des arrêts de circulation lors des multiples crues,
la navigation a commencé à baisser fortement à partir de la fin des années 90. Et notre
clientèle a diminué. L'arrêt des livraisons de sable à Boussois depuis l'an 2000 a encore
aggravé la situation. Cela représente une perte de 40 %. Actuellement, il ne passe plus

qu'environ un bateau commercial par mois.
Lié au problème du stockage des boues, l'absence de dragage rend quasi impossible la

navigation des péniches chargées à certains endroits. L'envasement est causé avant tout par
l'afflux de terres argileuses en provenance des zones agricoles lors des périodes de fortes
pluies, assure encore Alex Ducoffre. Elles se déposent en aval des écluses et dans les courbes
de la rivière. Le traitement de l'envasement devrait prendre environ six mois lorsque la
décision sera enfin prise par la Région. Si rien ne change dans le premier semestre 2003, je
n'aurai d'autre solution que de mettre fin aux activités pour ne pas risquer d'être entraîné vers
une faillite, commente le patron thudinien. La crue de la fin décembre a encore accentué nos
difficultés. Depuis cette semaine, les six ouvriers ont été mis en chômage technique.·
Hourpes, menacé par les boues.

Réclamé avec insistance depuis des années, le dragage de la haute Sambre est
demeuré jusqu'à présent à l'état de projet. A l'origine du blocage, le problème du stockage
avant valorisation des boues récoltées. La création d'un centre de regroupement utilisant la
technique de la déshydratation par lagunage sur le site d'un ancien dépôt au hameau

d'Hourpes est la solution finalement retenue par le gouvernement wallon.
L'avis de la commune sur la demande du permis d'urbanisme introduite par le ministère de
l'Equipement et des Transports (MET) doit être sollicité en ce début d'année. Le débat est

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fiévreux. Hourpes défend son éden préservé. Dans les milieux bateliers, on s'impatiente. Et le
comité de quartier d'Hourpes réclame un débat au conseil communal sur le site. L'état actuel
de la rivière limite la charge des péniches à 240 tonnes, explique Rudice Dagnelie, ancien
batelier et membre du conseil d'orientation de l'Office de promotion des voies navigables
(OPVN). Cette situation entrave le transport et rend impraticable le projet de reprise de
l'approvisionnement en sable de l'usine de Boussois (Glaverbel) par bateaux plutôt que par
camions. Le transport annuel de 250.000 tonnes de sable représente un trafic d'environ 850
bateaux. C'est d'autant plus regrettable que le dragage a été exécuté côté français en 2001.
L'absence de bateaux sur la Sambre va contribuer à réduire le personnel des voies navigables,
en particulier aux écluses. On enregistre aussi une aggravation du phénomène des
inondations. En l'absence de dragage, le fond de la rivière ne cesse de monter. Le curage de la
Biesmelle a eu pour effet d'aggraver les problèmes du quartier en bord de Sambre.
L'expert fluvial insiste aussi sur la nécessité de mettre fin à l'inertie de toute urgence en
veillant à concilier enjeux économiques et environnementaux. Il en va de l'avenir d'un paquet
d'emplois dans le secteur batelier (trois bateaux ont encore été vendus récemment à Thuin), au
chantier naval ou au sein du personnel des écluses.·
G.I.

Thuin La rénovation du beffroicontraint les élus à déménager Les conseillers
communaux, équipage d'un soir de la péniche Notger

PASCAL LORENT

Même dans un haut lieu de la batellerie, l'information a de quoi étonner. Et pourtant,
ce lundi, les conseillers communaux de Thuin ont tenu leurs débats mensuels à bord d'une
péniche. Aucun des élus ne s'est toutefois plaint du mal de la Haute Sambre puisque
l'embarcation, le Notger, est restée amarrée à quai.

Cela n'a rien de poétique, précise le député-bourgmestre Paul Furlan. En fait, nous
organisons des conseils communaux tournants dans les anciennes communes de la ville. Mais
à Thuin, depuis le début des travaux de rénovation du beffroi, nous avons dû déplacer la
bibliothèque communale qui se trouve à présent dans la salle de la Rénovation.

D'où l'idée de délaisser provisoirement la ville haute pour embarquer à bord de cette
péniche d'un gabarit de 300 tonnes (le modèle Spits) fabriquée à Thuin dans le courant des
années 1930, au sein du chantier naval Michot, dernier actif à ce jour sur les rives de la Haute
Sambre. L'embarcation est d'ailleurs signée d'une fleur de lys dessinée sur la proue, symbole
de la construction navale de Thuin. Cette péniche a été acquise par l'administration
communale voici une bonne vingtaine d'années, relate Roger Foulon, historien local. Elle sert
de salle de réunion aux bateliers qui ont beaucoup contribué à sa restauration, et de salle
d'exposition au centre culturel. Le bateau a d'ailleurs renoncé à franchir les écluses
sambriennes depuis belle lurette : il a troqué son moteur d'eau douce pour un socle de béton,
synonyme de mise à quai définitive.

Pied-à-terre de plusieurs artistes régionaux, les soutes de la péniche Notger d'ailleurs
actuellement une exposition de photographies, avant de céder la barre à une concentration
d'oeuvres d'une cinquantaine d'artistes thudiniens, dans le courant du mois d'août.

D'ici là, les conseillers communaux auront quitté le navire pour reprendre leur périple
à travers les salles de l'entité. Cela donnait un certain charme au conseil communal, reconnaît
Paul Furlan qui n'envisage toutefois pas d'y faire siéger les élus en permanence. Au contraire
puisque, dès les rentrées, les mandataires communaux feront escale à Gozée, avant Thuillies,
Leers-et-Fosteau et Ragnies.·

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Chapitre No5

Un petit tour à Thuin sur la Sambre . Le chantier naval des Frères Michot plus tard repris par
M Ducofre m'a toujours attiré. Donc cette visite s'imposait.

Vue générale de Thuin avec le chantier (flèche rouge) rive droite.

La caractéristique de ce chantier est les 2 fleurs de lys en fonte et rivetées sur l'étrave

sous les farges.
Ce panneau d'informations stipule que le chantier construit des péniches depuis 1880 et
s'occupe de la maintenance des bateaux marchands et de plaisances. Ce qui me fait dire que ce

panneau a pris de l'âge car je crois que le chantier est fermé depuis 2003.
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On y voit 2 vieilles photos. L'une est la mise à l'eau d'un 39m. Grâce au forum Vagrus
Vagrant http://www.vagus-vagrant.fr/forum/index.php, j'en connais la technique "Le bateau
était posé sur des poutrelles graissées et inclinées à l'aide de vérins; le bateau poussé glisse

avec vitesse dans l'eau d'où cette vague

Quelques vues depuis la rive gauche de la Sambre.
Séparé par le petit affluent Biesmelle, il y avait un autre chantier dit la Coopérative de l'Union

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batelière, envahi par la végétation
Je pense que l'on peut encore apercevoir la porte de la cale sèche du chantier Michot(en bas et

à gauche de la photo
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Cale qui a été complètement comblée de ....
15

Toujours depuis la rive gauche
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Maintenant devant l'entrée

Le grand hangaret à l'intérieur un bateau sur un camion que quelqu'un retapait et qui m'a
donné la permission de rentrer
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Avec le temps tout fous le camp . Ce voilier aussi attend des jours meilleurs. Mais...
19

Des ateliers en perdition
Par un petit trou dans la tôle

Et la renouée du Japon, plante invasive des berges, cache l'endroit de la mise à l'eau des
bateaux

Publié par Lemoine Pierre à 17:29

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10 commentaires:

Paul/astou a dit…

Certes,le fleuron du chantier naval michot de Thuin est bien out depuis pas mal
de temps,mais nos parents ont été "contents" de trouver repreneur dans les années
90 par mr Ducofre alex et son épouse,qui ont eut pas mal de fil à retordre avec
une équipe d'anciens ouvriers,qui n'ont jamais trop bien accepté le régime de
travail imposé par mr Ducofre A.qui batelier n'a vu un peu dommage,le caractère
pécunier avant la qualité du travail,et le savoir faire en maintenance avec des
hommes qualifiés,sous payés!Il faut dire que vos images illustrent bien cet écrit
fondé,qui nous laisse à toute la famille;11 enfants Michot de la rancoeur,mais
tout à une fin un jour.A ce jour des balises pour échantillonnage du sol
(pollutions)? ont été disposées de part et d'autres,les batiments sont squatés par
des vandales,et les grenouilles dans l'ex cale sèche,font des tapages nocturnes
pour les riverains!!Ce qui a conduit mr. Ducofre de fermer,est qu'il a perdu un à
un son personnel,devoir le remplacer par des interiméraires(non qualifiés),sans
compter que faute de passages de péniches avec les travaux effectués sur la
sambre en France,le non dragage de celle çi depuis trop de temps(voir le P.S.
DARDEN);le chantier Vankercove de Pont de Loup qui mieux situé,ou ont
glissés pas mal d'ouvriers du chantier de Thuin,il ne restait guerre issue à notre
nouveau patron en herbe,que de fermer une fois pour toutes!Je lui accorde,car vu
que je suis un des seuls à avoir travaillé pour mon pére de la famille une raison de
stoper les frais,bien que depuis sa fermeture,la R.W lui est tombé dessus,et il se
trouve avec à nouveau pas mal de soucis pour raser définitivement ce qui a été et
restera dans nos têtes,un passé ou enfants,on montés dans les péniches lors de la
mise à l'eau,sans compter qu' on nageait dans la cale séche (nos pieds étaient
noirs de "gaze" lisez goudrons)dans la cales des péniches,on y nageait,on roulait
en moto dans le chantier aprés 17 h. car sinon gare,bijoux(pére André) de son
bureau sortait en furie,dérangé par le bruit quand il ne s'enfermait pas le
Dimanche pour être tranquille avec les bateliers ;dans son bureau.Quand je revois
ses photos (plaque de verre) ou notre arrière grand père,habillé de sa redingote et
chapeau boule,dirigeait de main de fer ce chantier,premières péniches en bois,s'il
savait le bien heureux!!!!!!!

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Lemoine Pierre a dit…

Je vous remercie de votre passage sur mon modeste blog pour votre enrichissant
et très intéressant commentaire. J'espère ne pas avoir trop "trahi" le sentiment
d'abandon du chantier qui aurait pu devenir un musée de la batellerie selon moi.
Si vous voulez avoir les photos en meilleure résolution, envoyez -moi votre
adresse e-mail. Vous pouvez trouver la mienne à droite de la page de garde dans
"afficher mon profil".
3 août 2010 09:09

LANGELEZ a dit…

Je suis la petite fille d'un batelier Maxime LANGELEZ dont le dernier bateau a
été motorisé au chantier Michot à Thuin en 1956. Ce bateau s'appelait dans un
1er temps JAN COEN, ensuite L'HIVER. Je suis à la recherche de cette péniche
qui n'existe peut être plus et mes recherches sur internet m'ont amenée jusqu'à
vous. Merci pour ces photos et vos commentaires.
10 septembre 2010 12:24

Lemoine Pierre a dit…

Bonjour Madame Langelez,
J'ai parlé de l'ex JAN COEN et connu par mon ami batelier Freddy C. sous la
devise L'HIVER. Il avait été racheté par le batelier Guy Lenglin qui actuellement
navigue avec un pousseur ( INTREPIDE) provenant d'un 39m coupé le JULES.
La partie avant, la cale se trouve à Sclayn. Il y a plus de 22ans Freddy et Guy ont
conduit le spits de votre grand-père de Charleroi à Haccourt . Puis Guy l'a
conduit jusqu'à Bocholt dans le Limburg pour y être, hélas, déchiré.
L'HIVER avait un moteur Humboldt-Deutz de 70cv. Vous pouver m'envoyer un
e-mail en cliquant sur "afficher mon profil" puis dans contact E-mail
17 septembre 2010 17:53

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michot david a dit…

merci pour ces photos et ces commentaires.
26 novembre 2011 12:31

Anonyme a dit…
Certains se plaindront qu'un tel patrimoine industriel est à jamais perdu... Faute à
nos édiles et politiques qui n'ont jamais eu la moindre initiative intelligente, la
moindre science d'anticiper le futur, se contentant trop souvent d'user de leurs
mandats pour ne voir que leur propre intérêt??? Qui peut le dire ?
Certes il est dommage que plus de cent ans de construction batelière se terminent
en friche croassante. Mais qui aurait pu -hormis un projet immobilier subsidié
mixant habitations et mise en valeur des "restes"- sauver ce qui pouvait encore
l'être il y a peu.
Erquelinnes, elle,, a eut sa marina... Thuin n'aurait-elle pas pu être encore
nettement plus attractive avec un complément portuaire à son rivage réputé...Et
ce, en un lieu chargé d'histoire, en un quartier voué depuis plus d'un siècle à
l'Oeuvre MICHOT.
Non...le charme de la courbe sambrienne, le confluent bucolique de la
Biesmelle...Le passé laborieux de centaines de Thudiniens... Rien ne semble faire
évoluer les choses. Il est même à parier que les potentiels candidats bâtisseurs
feront place nette. Qui vivra verra...
Jacques MICHOT (fils d'André)
3 mai 2012 18:58

Anonyme a dit…
je suis le premier petit-fils de Marc Michot, fils de sa fille aînée. Dans mon
enfance, le chantier, sa scierie, sa menuiserie, son bassin de réparation ont été une
surface de jeux de prédilection. J'y ai même travaillé quelques semaines à 12 ans.
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J''ai connu les bateaux en bois et les bateaux en fer. Les péniches avec et sans
moteur. J'ai même vécu les mitraillages de 1943 àu 1944 par les aviations alliées
Mais l'activité péniches sur la Sambre, essentiellement du charbon et des pierres
vers la France, du blé vers la Belgique périclita .Le transport par péniches de 300-
350 t était condamné et une reconversion s'imposa à mes oncles Louis et André:
bateau de croisière pour l'Egypte, bateau polaire de Willy de Roost.
Vous trouverez au petit musée de Ronquières quelques plans de ce que le
chantier a réalisé.

2 octobre 2012 07:28

Lemoine Pierre a dit…
Un grand merci pour votre commentaire. Quel époque, quelle épopée.
2 octobre 2012 08:19

Nicole Bauwens a dit…

Merci pour votre blog qui m'intéresse particulièrement car ma maman est la
petite fille d'Erusla Michot (épouse Alexandre Grout), provenant de Thuin et
appartenant à la famille du Chantier Naval Michot. Ma maman a 81 ans et ne sait
rien de sa famille de Thuin. Erusla est morte en 1908 laissant 5 orphelins. J'ai vu
sur votre blog des commentaires écrits par des descendants de cette famille. Ma
question, pourraient-il m'informer sur l'arbre généalogique pour que je puisse
donner plus d'éléments à ma maman? Nous venons de faire une excursion à
Thuin et ma maman a découvert un peu de ses racines.

Merci d'avance, si c'est possible de répondre à ma requête mais si ce n'est pas
possible, merci quand même pour tout ce qu'on peut découvrir à travers votre
blog. Bonne continuation de promenade au long des voies d'eau.

Nicole Bauwens (arrière-arrière petite-fille Michot)
13 juin 2013 22:24

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Lemoine Pierre a dit…
Bonjour madame Bauwens, sur cette page se trouve sous mon profil "affichez
mon profil complet" cliquez dessus.Vous arrivez sur une autre page où sous ma
photo il y a "me contacter" . Cliquez sur "E-mail" envoyez un message et dès lors
je connaitrai votre adresse courriel. Ainsi je pourrais vous envoyer les contacts
avec la famille de votre Maman. A+
14 juin 2013 08:19

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