Halo-Fi
la prochaine
grande
révolution
de l’Internet
Halo-Fi
la prochaine grande
révolution de l’Internet
Soyez aux premières loges pour en profiter
Comme prévu, la course à l’espace s’accélère.
Malgré un contexte bien particulier, l’industrie spatiale nous a tout de même mis des étoiles
plein les yeux en 2020. Et 2021 s’annonce autrement plus enthousiasmante... Le secteur du
Halo-Fi, l’Internet spatial, est en plein boom. C’est le moment ou jamais de s’y intéresser !
Dossier réalisé en février 2021 à partir d’une compilation d’articles
issus de NewTech Insider USA et d’Opportunités Technos.
N’est-ce pas un peu fou, en 2021 – alors que la technologie progresse à une vitesse stupéfiante…
• … que votre connexion Internet s’interrompe de temps à autre sans aucune raison valable ?
• … que brancher deux appareils différents sur votre connexion suffise à la faire sauter ?
• … que le service télévision de votre box s’arrête de manière intempestive ?
• ... que vous ne puissiez pas regarder la télévision ET surfer sur le net en même temps ?
N’est-il pas fou que vous soyez forcé de perdre des heures au téléphone à appuyer sur une touche,
puis sur une autre, en vous battant avec des répondeurs à reconnaissance vocale qui – si vous
voulez un avis – devraient, depuis le temps, avoir appris à comprendre quand on leur dit M***E ?
N’est-ce pas plus fou encore que vous soyez obligé d’annuler une sortie ou de poser un CP pour
rester chez vous entre 8h et 12h – pour ne pas dire toute la journée – à attendre un réparateur qui
finit par ne jamais venir ?
Si votre réponse est un OUI franc et massif, rassurez-vous, tout cela sera bientôt de l’histoire
ancienne.
Comme le résume très bien Bloomberg, nous sommes en passe d’entrer de plain-pied dans l’ère de
« l’Internet directement livré par les cieux ». Ainsi, nos rêves de pouvoir mener des activités loin des
contraintes liées aux accès internet conventionnels se rapprochent de la réalité. Et c’est une bonne
chose.
C’est une bonne chose pour nous, Occidentaux, qui rêvons de temps à autres de couper le cordon
de notre ligne filaire et d’accéder à un Internet haut débit qui nous permettrait, par exemple,
de séjourner dans des endroits magnifiques mais reculés tout en jonglant avec nos obligations
professionnelles.
Quel confort cela serait ! Quelle mobilité cela nous offrirait !
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Pour d’autres, cela est plus important encore. En effet, des milliards de personnes, tous continents
confondus, n’ont toujours pas accès à Internet – qu’il soit haut débit ou non.
Imaginez l’avancée que représenterait un Internet accessible sur l’ensemble de la planète. Nous
pourrions tous bénéficier des opportunités économiques, sociales et éducatives qu’offre Internet…
Cet Internet-là, accessible où que nous soyons dans le monde, est en chemin. Dans ce dossier, nous
allons vous présenter cette prochaine grande (r)évolution de l’Internet qu’est le Halo-Fi, l’Internet
de l’espace...
L’acte de naissance du Halo-Fi
Il y a seulement cinq ans, géants du numérique comme startups voulaient être LE fournisseur
d’accès qui connecterait la planète entière.
Après les hésitations de Google et Facebook, qui ont expérimenté différentes technologies plus
originales les unes que les autres – comme les ballons et les drones –, il semblerait que les flottes
de satellites soient finalement la voie la plus crédible pour connecter la planète.
Une fois tous ces satellites déployés, ils formeront un « halo » autour du globe, un Wi-Fi venu de
l’espace que nous nommons Halo-Fi.
OneWeb, le pionnier immortel
Tout commence fin février 2019 avec le décollage d’un lanceur Soyouz opéré par Ariane Espace
depuis le pas de tir de Kourou en Guyane…
Six unités du projet de constellation de satellites OneWeb étaient nichées au dernier étage de ce
lanceur Soyouz, protégées par sa coiffe aérodynamique. Il s’agit des six premiers éléments de ce
qui aurait dû être la plus vaste campagne de lancement de satellites de l’Histoire.
L’idée ? Construire une constellation de « micro-routeurs » de haute technologie placés en orbite
terrestre basse (OTB, ou LEO en anglais pour pour Low Earth Orbit) pour couvrir, directement depuis
l’espace, chaque centimètre carré de la planète d’un Internet haut débit fluide et sans interruption
aucune.
Pour ce faire, la taille des satellites de OneWeb – et de tous les autres qui les ont rejoints depuis – a
volontairement été réduite, contrairement à celle des satellites placés en orbite géostationnaire, à
quelque 35 000 kilomètres de notre Terre.
Ils sont petits et donc moins coûteux à produire, notamment grâce aux efforts déployés par OneWeb
et ses partenaires pour créer les premiers sites de fabrication en série de satellites. Ces sites, situés
en Floride et en France, sont capables de produire plusieurs petits satellites par jour. L’objectif est
d’en produire une quinzaine par semaine.
L’usine de Floride a été inaugurée en juin 2019, mais l’ensemble du concept a été conçu et développé
à Toulouse.
Mais, voilà, le COVID-19 est passé par là, entretemps...
Il faut savoir que le lancement de satellites de communication est extraordinairement coûteux. À
eux seuls, ces coûts peuvent représenter des centaines de millions de dollars – chiffres qui peuvent
être égalés par le coût de construction des satellites d’ailleurs.
Les opérateurs de satellites ont levé énormément de capitaux pour lancer de nouveaux satellites
dans l’espace. Malheureusement, l’épidémie de COVID-19 a affecté presque toutes nos activités. Et
pas seulement sur Terre. Dans l’espace également. Pas d’exception donc pour OneWeb.
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L’effondrement économique et financier de février/mars 2020 a compliqué la levée de ces milliards
de dollars supplémentaires dont l’entreprise avait besoin pour atteindre son objectif. Elle était sur
le point de conclure un accord, mais la crise du coronavirus s’est abattue sur la planète.
OneWeb a dû réduire ses effectifs et se déclarer en faillite.
Mais, les faillites ne durent qu’un temps dans un secteur aussi stratégique que le secteur spatial…
OneWeb est mort, vive OneWeb !
Début juillet 2020, le gouvernement britannique et le conglomérat indien Bharti Global ont
annoncé le rachat de cette pépite spatiale américaine pour 1 Md$.
Il faut dire que, même en faillite, OneWeb avait une grande valeur, notamment certains de ses actifs
comme cette usine de satellites de grande capacité, construite avec Airbus, dont nous venons de
parler plus haut. Mais ce n’est pas tout… À cela s’ajoute une vingtaine de stations au sol, de précieux
droits d’utilisation sur les fréquences permettant de connecter les satellites aux utilisateurs et une
certaine quantité de satellites en service dans l’espace – lancés notamment via la fusée Ariane.
Alors, oui, l’activité de OneWeb a encore de beaux jours devant elle… Et, pour le comprendre, il faut
revenir aux origines du Halo-Fi…
La solution des satellites : une vieille idée…
Le point de départ est un constat simple mais ô combien problématique : certaines régions, pour
diverses raisons, n’ont toujours pas accès à l’Internet câblé. Un problème qui touche toute la planète,
des régions les plus industrialisées à celles les plus reculées.
Économiquement, il est irréaliste d’envisager connecter par câble des lieux isolés – plus encore si
la population y est faible. De fait, près de la moitié de la population de la planète n’a pas accès à
Internet. C’est un problème de taille, de masse même.
Heureusement, lorsqu’il y a un besoin et un marché, la technologie trouve souvent un moyen de les
satisfaire... C’est là qu’entre en scène la voie satellitaire.
L’idée d’utiliser les satellites n’est pas nouvelle. Elle a plus d’un demi-siècle, mais elle n’a jamais
été assez perfectionnée pour connecter le monde à l’Internet à grande vitesse.
Les premières fusées suffisamment développées pour alimenter l’idée de placer des objets en
orbite furent mises au point un peu après la Seconde Guerre mondiale. À la même époque, l’auteur
de science-fiction Arthur C. Clarke développa une théorie intéressante : trois satellites, placés
à la bonne orbite, pourraient servir de relais radio et couvrir ainsi la Terre entière. À la bonne
altitude, ils pourraient rester stationnaires par rapport à la surface terrestre, tout en maintenant
un contact « visuel » les uns avec les autres. À eux trois, ils permettraient alors à la planète entière
de communiquer par radio. Cette théorie fut testée au début des années 1960 avec les premiers
satellites de communications tels que Telstar.
Aujourd’hui, il y a beaucoup de satellites sur ces orbites, vers 35 000 kilomètres d’altitude. Ils sont
gros, et font à peu près la taille d’un bus scolaire. 35 000 kilomètres, c’est une longue distance
qui ne permet pas de communiquer de manière instantanée. Eh oui, peu importe la qualité de la
technologie en place, nous dépendons toujours de la vitesse de la lumière. Ainsi, il faut environ
une demi-seconde à un signal radio pour atteindre un satellite géostationnaire et revenir sur Terre.
C’est trop lent... et bien trop cher.
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… remise au goût du jour par la technologie
Mais la technologie a changé en quelques années...
La miniaturisation des circuits a rendu possible la construction de satellites de communication
plus petits que jamais. Ils sont aussi moins coûteux à produire. Grâce au progrès technologique, le
coût de construction d’un satellite a baissé – tout comme le coût des lancements d’ailleurs.
De même, la qualité des antennes – dans l’espace et au sol – s’est nettement améliorée, ce qui
a renforcé la crédibilité de l’idée de satellites en orbite terrestre basse. Ainsi, plus proches de la
Terre, ces « micro-routeurs » peuvent offrir des connexions nettement plus rapides car ils sont
30 fois plus proches de nous.
La présence de satellites plus proches du sol comporte d’immenses avantages. Les émetteurs-
récepteurs devraient atteindre des vitesses de téléchargement situées entre 50 Mo et 100 Mo par
seconde. Les vitesses de mise en ligne devraient être la moitié de cela... soit le double de la vitesse
moyenne aux États-Unis actuellement.
Et tout cela devrait aussi être nettement moins onéreux. La mise en orbite de transmetteurs
aériens auxquels tout le monde pourra se connecter est nettement moins chère que l’installation
de centaines de millions de kilomètres de câbles en fibre optique.
C’est extrêmement prometteur. Cette nouvelle génération de satellites, capable de faire concurrence
aux réseaux terrestres les plus efficients, va tout simplement révolutionner la manière dont des
milliards de personnes se connectent à Internet.
Halo-Fi acte 2 :
les contours de cette nouvelle course aux étoiles se dessinent
Si OneWeb a été l’un des premiers à ouvrir la voie de l’Internet par satellite, aujourd’hui bon
nombre d’entreprises cherchent à lancer leurs propres constellations en orbite basse.
L’heure est au déploiement des projets. La nouvelle course aux étoiles est lancée. Qui sera le premier
à offrir cet Internet ultra-rapide tant convoité à l’ensemble de la population mondiale ?
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Starlink, la favorite
D’abord, il y a Starlink. Placé sous la
houlette de SpaceX, c’est le projet le plus
médiatique et le plus avancé en la matière.
Starlink c’est OneWeb avec les ambitions et
les moyens d’Elon Musk… Démesurés donc.
À l’origine, l’idée de notre truculent
entrepreneur, habitué à tous les excès, était
de mettre en orbite basse quelque 12 000
satellites… Actuellement, on en recense
1 025 au-dessus de nos têtes. C’est à ce jour,
la plus grosse flotte.
C’est assez pour commencer à tester le Lancements de satellites par an Source: UCS Satellite Database.
service. Et Starlink est en phase de tests
depuis quelques mois déjà. SpaceX a
envoyé des terminaux utilisateurs à un
groupe de clients triés sur le volet, dans le
nord des États-Unis et au Canada – avec la
petite constellation aujourd’hui en orbite,
l’entreprise peut facilement offrir une
couverture complète dans les régions du
nord.
En ce moment, 10 000 utilisateurs – dans le monde – testent la version bêta de cet Internet de
l’espace version Elon Musk.
Les premiers résultats se sont avérés prometteurs. Les clients des fournisseurs d’accès à l’Internet
par satellite « traditionnel », ceux qui devaient composer avec des vitesses de téléchargement de
moins de 1 Mo/s, avec une très forte latence, ont ainsi pu éprouver des vitesses radicalement
plus élevées. Les derniers tests ont permis d’obtenir une vitesse de téléchargement de 100 Mo/s
en réception et de 40 Mo/s en émission – soit l’équivalent des bons services internet filaires
disponibles aujourd’hui.
Avec Starlink, SpaceX a l’intention de proposer des vitesses de Starlink est un projet
l’ordre du gigaoctet dans les années qui viennent. Nous pourrons
donc regarder Netflix ou des vidéos en streaming direct, où que passionnant qui avance à une
nous soyons.
vitesse incroyable. En tant
La zone couverte par Starlink va aussi continuer à s’étendre
rapidement. Pour rappel, la constellation devrait compter quelque qu’investisseur, on n’a qu’une
12 000 satellites. Et l’entreprise a déjà obtenu les autorisations
nécessaires auprès de la FCC (Commission fédérale des envie, c’est d’y investir. Le seul
communications).
problème, c’est que ni SpaceX,
Lorsque la constellation sera entièrement fonctionnelle le système
Starlink fournira une couverture quasi-mondiale. Et nous y sommes ni Starlink ne sont cotées en
presque… SpaceX vient tout juste d’ouvrir les précommandes.
Il vous en coûtera 99 $ par mois – sans compter l’équipement Bourse… Les investisseurs
bien sûr. Et quand je dis « vous », je parle bien de la France : des
rumeurs font état d’un lancement prochain dans notre pays... particuliers ne peuvent donc
pas y investir directement.
Mais, ne vous inquiétez pas,
nous verrons dans la dernière
partie de ce dossier comment
investir concrètement dans le
Halo-Fi…
5
Apple, la secrète
Starlink est en pole position. Son service est l’un des plus avancés du secteur. C’est aussi l’un des
plus médiatiques. Pourtant, à terme, l’entreprise pourrait bien se faire doubler par une grosse
pointure bien connue de la tech : Apple…
Ce ne sont pour l’heure que des rumeurs mais elles disent la chose suivante : la firme de Cupertino
devrait bientôt pénétrer l’Internet par satellite, sous une forme ou une autre.
Ce projet d’Apple-Fi est tout à fait crédible. Après tout l’entreprise dispose des outils et des
financements nécessaires pour se lancer dans un projet comme celui-là.
Deux faits vont dans ce sens… Le premier, c’est qu’Apple compte déjà dans ses effectifs un certain
nombre d’experts en technologies aérospatiales et satellitaires.
Le second, c’est que la marque à la pomme s’est discrètement positionnée l’an dernier sur ce qu’on
appelle le Citizens Broadband Radio Service (CBRS). Le CBRS fonctionne sur une bande 150 MHz
du spectre situé entre 3,55 GHz et 3,7 GHz. On dit que le CBRS est plus rapide que le Wi-Fi, que c’est
une fréquence autorisant des vitesses de bande passante entre 100 Mbps et 1 Gbps. C’est rapide !
Et la bande 3,5 GHz allouée au CBRS est déjà fréquemment utilisée pour les communications
satellites Terre/espace !
Autre rumeur venant alimenter ce projet d’Apple-Fi : la société aurait été en pourparlers avec
Boeing dans le cadre d’un partenariat sur un projet de transmission haut débit par satellite visant
à créer un réseau Internet parallèle venant de l’espace.
Boeing, de son côté, a bien déposé des projets auprès de la FCC, Apple a de nombreux projets
concernant un réseau de 1 400 à 3 000 satellites, une énorme
constellation susceptible de fournir un jour l’équivalent d’un Wi-Fi techs dans ses cartons.
venant de l’espace.
Lunettes de réalité augmentée,
Boeing pourrait-elle un jour bâtir une constellation de satellites
pour servir la vaste clientèle d’Apple ? Certainement. Le fait voiture intelligente, Apple-Fi…
qu’Apple fasse équipe avec un fournisseur n’aurait par ailleurs
rien d’inédit. Pendant des années, à la suite du lancement du lequel de ces projets est le plus
premier iPhone, le seul réseau que vous pouviez utiliser aux États-
Unis était celui d’AT&T… avancé, le plus imminent ? Au
Pour finir, posons-nous cette question : et si Apple intégrait déjà rythme actuel des dépenses
discrètement des fonctionnalités permettant d’obtenir une bande
passante venant de l’espace dans ses téléphones ? de R&D d’Apple, cela pourrait
Comme toujours, les dirigeants d’Apple refusent de faire tout bien être les trois à la fois.
commentaire sur les projets imminents de l’entreprise. La culture
du secret fait partie de l’ADN d’Apple. Et cela joue parfaitement en Encore faut-il que l’entreprise
sa faveur. Cela lui permet également de préserver le secret sur ses
idées tout en suscitant un buzz et des spéculations sur la nature daigne sortir du bois un jour...
de sa prochaine grande innovation. En attendant, il y a d’autres
moyens d’investir concrètement
dans le Halo-Fi, et c’est ce que
nous verrons dans la dernière
partie de ce dossier…
Kuiper Systems, le challenger
Terminons notre panorama des projets Halo-Fi par l’outsider du secteur : Kuiper Systems.
Vous ne serez pas étonné d’apprendre que cette startup veut offrir un Internet à haut débit aux
zones peu couvertes de la planète, en positionnant sa flotte en orbite basse. Pour ce faire, elle a
déposé auprès de la FCC une demande d’autorisation pour la mise en orbite de 3 236 satellites.
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Jusqu’ici, ce projet ressemble à un copier-coller de ceux de OneWeb et SpaceX.
Votre intérêt s’éveillera davantage en apprenant que Kuiper Systems est dirigée par Rajeev Badyal,
un ancien cadre de chez SpaceX. Rajeev avait été remercié fin 2018 par Elon Musk qui s’impatientait
de la lenteur des progrès de Starlink.
L’arrivée de ce nouveau-venu a donc un petit parfum de revanche et, L’espace semble bien être
connaissant l’état d’esprit des entrepreneurs de la Silicon Valley, il
y a fort à parier que Kuiper Systems ait directement Starlink dans le nouveau terrain de jeu
le collimateur...
qu’ont choisi les milliardaires
Trahisons, revanches personnelles et valse des milliards de
dollars : vous pensez que l’arrivée de Kuiper Systems va rebattre californiens pour mener leur
les cartes ? Vous n’êtes pas au bout de vos surprises… La startup
est possédée à 100 % par… Amazon ! bataille d’égo. Espérons que cet
Voilà pourquoi ce projet est digne d’intérêt pour nous, investisseurs énième affrontement ne fasse
particuliers. Et ce d’autant que ce service devrait bénéficier, en
plus des poches profondes de son actionnaire majoritaire, de toute pas de notre orbite basse une
l’infrastructure disponible d’Amazon Web Services, etc.
décharge de satellites inutiles,
Pour l’heure nous ne savons pas grand-chose sur ce projet. Des
investissements ont été faits, des autorisations demandées et et que l’humanité profite de ces
obtenues mais rien n’a encore vraisemblablement filtré au sujet
du calendrier. querelles pour obtenir un accès
Internet rapide et mondial.
En attendant, il y a d’autres
moyensd’investirconcrètement
dans le Halo-Fi, et c’est ce que
nous verrons dans la dernière
partie de ce dossier…
Pourtant, de l’aveu même de Jeff Bezos, maintenant qu’il a quitté la
direction opérationnelle d’Amazon, il va se consacrer à ses projets
spatiaux…
Et l’Europe dans tout ça ?
Si outre-Atlantique le secteur du Halo-Fi est en pleine effervescence, l’Europe n’est pas en reste :
la Commission européenne a décidé de se saisir sérieusement du sujet. Pour ce faire, Bruxelles va
débloquer pas moins de 6 Mds€.
L’objectif ? Faire naître un champion européen du Halo-Fi et préserver ainsi notre souveraineté.
Avec cette enveloppe, Bruxelles entend bien contrer les ambitions hégémoniques de SpaceX,
OneWeb et autres Amazon…
Cette somme sera bien naturellement dirigée vers les champions technologiques du Vieux
Continent. Et, de ce point de vue, l’Internet par satellite européen ne date pas d’hier. Dès 2018,
Eutelsat Communications, Orange et Thales ont lancé leur programme : Konnect VHTS.
Avec deux satellites entrés en service au mois de novembre 2020, le service Konnect offre un
débit de 40 Gbps en Europe – de quoi servir plus de 100 000 clients. Le programme, déjà financé
à hauteur de 500 M€ par Eutelsat, avait pour ambition d’offrir 500 Gbps et de connecter un demi-
million d’Européens.
L’ambition « Halo-Fi » de la Commission européenne n’est donc pas totalement novatrice. Elle
a malgré tout le mérite d’apporter un coup de pouce financier bienvenu à l’Internet satellitaire
d’Eutelsat. En pratique, dans le consortium qui regroupe Airbus, Arianespace, Eutelsat, Hispasat,
OHB, Orange, SES, Telespazio et Thales Alenia Space, les entreprises françaises sont idéalement
positionnées.
Elles recevront dans l’immédiat plus de 7 M€ pour faire une simple étude de faisabilité, et
intègreront le programme GovSatCom (Governmental Satellite Communications) qui vise à fournir
des capacités de communication sécurisées aux missions et opérations critiques de sécurité et de
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sûreté. Dès l’année prochaine, l’envergure définitive du projet et la répartition des rôles entre
Commission européenne, États et industriels devrait être déterminée.
Les grandes manœuvres, dont l’attribution des précieuses fréquences de communication, devraient
alors commencer. Les montants en jeu passeront des millions aux milliards d’euros, pour le plus
grand bonheur des actionnaires des entreprises participantes…
Halo-Fi acte 3 : comment en profiter ?
Comme vous avez pu le constater tout au long de ce dossier, loin d’être une simple lubie de
millionnaires en manque de sensations fortes, le Halo-Fi est une tendance lourde et inéluctable. Et
ce d’autant que, partout dans le monde, les besoins en connexion explosent…
Le secteur se structure, les déploiements s’accélèrent et le marché s’organise. Sur le front boursier,
les choses commencent à s’animer aussi. Cela devient concret et c’est le moment idéal, pour
l’investisseur particulier, de s’intéresser de plus près au sujet.
L’espace, c’est maintenant ou jamais !
ARK Invest est une rock star dans son domaine. La société investit sur de grandes tendances
technologiques. Son palmarès est incroyable et repose sur des recherches très, très approfondies.
En 2020, elle a revendiqué cinq des dix ETF les plus performants du marché. C’est un palmarès
suffisamment incroyable pour être signalé !
ARK Invest est un investisseur thématique. Par exemple, elle a été l’une des premières à
repérer l’énorme tendance en faveur des véhicules électriques, et l’un des plus grands partisans
institutionnels de Tesla – pari qui s’est révélé jusqu’ici extrêmement juste.
Aussi, quand elle jette son dévolu sur un nouveau secteur, on peut s’attendre à le voir rapidement
grimper en flèche… Sa nouvelle cible ? L’espace… Tout récemment, le fonds d’investissement a
annoncé qu’il lançait un nouvel ETF : ARK Space Exploration (ARKX).
Les instruments du type d’ARKX
pourraient être le catalyseur d’une
envolée à la hausse des valeurs
spatiales au cours des mois à venir. En
effet, les ETF populaires peuvent attirer
les capitaux comme des aimants, ce qui
fait grimper la valeur des titres sous-
jacents.
Voilà pourquoi, également, quelques
valeurs liées à l’espace ont déjà bondi
à la suite de cette nouvelle… Regardez
la hausse verticale de Virgin Galactic
(NYSE : SPCE) au moment où ARK
Invest a annoncé la création de ce
nouvel ETF spatial fin janvier…
D’autres ont également suivi ce
mouvement. Et d’autres encore
devraient le rejoindre…
Il existe également des rumeurs selon
lesquelles la relation privilégiée entre
Elon Musk et ARK Invest, qui a adopté
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une opinion haussière sur le long terme à l’égard de Tesla, pourrait être une façon de se positionner,
plus tard, sur SpaceX, société non cotée.
Historiquement, la société suit 30 à 50 participations dans le cadre de sa stratégie « Exploration
Spatiale » existante, ce qui veut dire que le fonds se lancera probablement avec des participations
dans un nombre significatif de sociétés.
Étant donné le palmarès d’ARK Invest, ARKX est un symbole boursier que vous devez surveiller
comme un indicateur de tendance…
Et de nouveaux noms débarquant sur les marchés boursiers en 2021 – via des introductions en
Bourse réalisées avec des SPAC, de nouvelles opportunités sont à prévoir dans le secteur spatial en
général et le Halo-Fi en particulier…
Un SPAC « Halo-Fi » en Bourse
Parlons par exemple de AST & Science. Cette société nourrit d’ambitieux projets pour envoyer
l’Internet directement de l’espace vers vos appareils portables. Elle affirme notamment avoir
développé un moyen d’envoyer des connexions 2G/3G/4G/LTE/5G et NBIot vers des téléphones
portables standard et des appareils IoT (Internet des objets). Et elle pense être opérationnelle d’ici
ces toutes prochaines années.
Comme les autres entreprises du secteur, AST & Science a l’intention d’utiliser des satellites
en orbite basse pour offrir un Internet haut débit dans des zones du monde actuellement mal
desservies.
Elle estime qu’à l’heure actuelle que 4 milliards de personnes ne sont pas connectées à l’Internet
mobile, et AST & Science a l’intention de régler ce problème.
AST & Science envisage d’entrer en Bourse via une fusion avec New Providence Acquisition
Corp. (NASDAQ : NPA). La fusion devrait avoir lieu dès cette année.
Mais voici une mise en garde… Tout cela semble trop beau pour être vrai, surtout dans la mesure
où la technologie en question est un secret jalousement gardé par AST & Science. N’oublions pas
que, par le passé, nous avons vu que beaucoup d’entreprises spécialisées dans les satellites –
notamment OneWeb – faisaient faillite à cause du coût des mises en orbite des satellites.
USA
Pour investir en toute confiance, ayez un expert à vos côtés
Mais alors qu’elle est la meilleure façon d’investir sur le secteur ?
Clairement, si vous n’y connaissez rien, nous n’allons pas vous mentir, le
mieux est de faire confiance à un expert, un spécialiste du sujet.
Aux Publications Agora, le nôtre s’appelle Ray Blanco et il a développé la
stratégie parfaite pour capitaliser sur le Halo-Fi avant ET après qu’un grand
nom comme Apple n’annonce un partenariat, ou que Starlink (ou SpaceX)
n’entre en Bourse.
9
C’est une stratégie simple qui pourrait vous permettre d’engranger des plus-values significatives.
Elle est simple mais repose sur un solide travail d’analyse et de recherches. Ray Blanco est un
passionné de nouvelles technologies et trouver les investissements technologiques les plus lucratifs
au monde est l’une de ses activités favorites. Il en a donc fait son métier.
Un stock-picking de qualité battra toujours les paniers d’actions comme l’ETF ARKX.
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